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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 16:43

Le Rapport De L’AIEA Fait Ses Choux Gras De Mensonges D’Un PC Portable

La mission US à Vienne a décrit le secrétaire général de l’AIEA, Yukiya Amano, comme étant Le «DG (Directeur General) de tous les états mais au diapason avec nous».

Selon une dépêche diplomatique publiée par Wikikeaks en Octobre 2009 «Amano a rappelé plusieurs fois à l’ambassadeur qu’il devrait faire des concessions au G-77 (groupe des pays en développement) qui lui demandaient à juste titre d’être équitable et indépendant mais qu’il était solidement dans le camp des US sur toute décision stratégique clé allant des nominations de hauts responsables jusqu’au traitement du prétendu programme d’armement nucléaire iranien.»


Le Rapport De L’AIEA Fait Ses Choux Gras De Mensonges D’Un PC Portable


Dans une atmosphère d’obéissance servile à Washington Mr Amano ne peut que jouer la carte des responsables US regardant par-dessus son épaule et observant scrupuleusement ce qu’il écrivait dans son rapport concernant l’Iran.

La nouvelle accusation conçue par les US contre la République islamique intégrée à un document annexe de 15 pages au rapport publié par l’AIEA c’est que l’Iran a « œuvré pour le développement d’un projet interne d’arme nucléaire incluant des tests de composants. Certaines activités concernant le développement d’un détonateur nucléaire ont continué parés 2003 » et «certaines sont peut être encore en cours ». Cette nouvelle accusation est en fait basée sur le PC portable de mort.

Les accusations contre la République islamique ont commencé aux alentours de 2004 quand un personnage mystérieux a fourni à la CIA un pc portable qu’il avait dérobé à un technicien travaillant soit disant dans une centrale nucléaire en Iran. On dit que ce pc portable connu sous le nom de portable de mort contiendrait des pages et des pages d’information en anglais détaillant la convoitise de l’Iran pour se procurer le savoir faire technique pour produire une charge nucléaire pour le missile Shahab III.

Quand on examine scrupuleusement ces documents on peut constater que l’affirmation perd vite de sa crédibilité. L’expert en non prolifération Jeffrey Lewis de la New York Fondation a dit que la plus grande lacune dans l’affirmation c’est la manière rudimentaire dont ont été construits les documents du pc portable : « ce qui a conduit beaucoup d’entre nous à avoir de sérieux doutes là-dessus c’est comment certaines informations semblaient complètement déconnectée de la réalité. Certaines parties du rapport montraient que les données graphiques avaient été réalisées en Powerpoint ce qui pour moi semblait vouloir dire que le programme n’était pas très sophistiqué » (Inter Press Service 12/09/2006 ; New York Times, 12/04/2007).

Autre erreur qui met à mal l’affirmation c’est que les documents ont été écrits en anglais une langue peu utilisée dans les documents officiels iraniens encore moins dans des documents d’une telle sensibilité.

En 2005, les responsables US ont mis l’AIEA au courant du contenu des documents disant qu’ils décrivaient des simulations informatiques iraniennes et leurs efforts pour concevoir une arme nucléaire. Cependant ils ont refusé de fournir aux responsables de l’AIEA tout document réel. En 2008, il y a eu un conflit à la suite de cela entre le directeur général de l’AIEA de l’époque Mohammed ElBaradei et George.W .Bush.

La résistance de Washington à fournir à l’AIEA et à tout expert dans le domaine des documents consistants a fini par transformer leurs doutes en certitudes à savoir que les hypothétiques documents n’étaient pas des vrais et que le gouvernement US avait construit un château branlant de doutes pour satisfaire ceux qui voulaient du mal à l’Iran.

ElBaradei qui pensait que l’Iran devait avoir une chance équitable de voir au moins certaines de ces documents invisibles a compris que c’était trop demander à Washington.

Selon des responsables américains et étrangers les documents du pc portable fournissaient les détails d’un projet connu sous le nom de Green Salt impliquant le traitement d’uranium, de puissants explosifs et la conception d’un missile à tête nucléaire.

En 2007, l’ancien vice ministre de la défense d’Iran, le Gl Ali Rezza Asgari, a disparu mystérieusement en Turquie. Un article publié dans The Guardian notait cependant qu’un ex officier de la CIA, Vincent Cannistraro avait dit qu’Asgari : «est un agent occidental depuis longtemps et il a été immédiatement questionné par des officiers américains et turcs. Asgari va recevoir une nouvelle identité on ne sait pas actuellement où il se trouve ».(The Guardian 12/8.2007). Selon des sources US Asgari avait fait défection avec des « sacs de documents » sur le programme nucléaire iranien et que les responsables US pourraient utiliser les informations fournies par Asgari pour corroborer l’affirmation que l’Iran avait cessé sa recherche en matière de développement nucléaire.

En fait Asgari a été enlevé par des agents du Mossad et de la CIA alors qu’il se trouvait en Turquie et transféré en Israël via la base militaire d’Incirlik en Turquie. Un article du Ynetnews déclarait qu’un prisonnier s’était suicidé alors qu’il se trouvait en isolement dans la prison Ayalon d’Israël (Ynetnews.com 28 December 2010). Cependant, on a su plus tard qu’une source dans le « cercle restreint «au sein du ministère de la défense israélien avait identifié le prisonnier comme étant Asgari et qu’il avait été assassiné.

L’enlèvement par les agents de la CIA et du Mossad du Gl Asgari avait pour but de servir comme preuve irréfutable afin de manipuler l’opinion publique internationale et la convaincre qu’effectivement l’Iran cherche à produire des armes nucléaires.

Washington a recours à tous les moyens de coercition, de contrainte, d’enlèvement et de fabrication pour faire avancer son agenda visant à accuser la République islamique de poursuivre un programme nucléaire militaire clandestin afin d’instaurer la peur dans le monde que l’Iran est sur le point de produire des armes nucléaires et que le monde est au bord de la destruction.

Les temps sont étranges

Comme un prestidigitateur Washington produit des documents invisibles d’un vieux pc portable obtenu d’un personnage imaginaire l’information invisible se métamorphose ensuite en toute une série de menaces sérieuses pour la sécurité mondiale et envenime l’animosité et la peur envers la République islamique tandis qu’Israël le principal acteur qui tire les ficelles de Washington possède un vaste arsenal de plus de 300 têtes nucléaires conduit des tests de tirs de missiles de 10 000KM de portée et peut de même cibler non seulement l’Iran mais la Russie la Chine et bien d’autres pays sans provoquer la colère de par le monde.

Ismail Salami08/11/2011

IS/HGH

Traduction Mireille Delamarre

Ismail Salami est un auteur iranien et analyste politique. Ecrivain prolifique il a publié de nombreux livres et articles sur le Moyen Orient. Ses articles ont été traduits dans plusieurs langues.

Article en anglais


Mercredi 9 Novembre 2011
Mireille Delamarre
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Attaque contre l’Iran : Netanyahu et Barak poussés par Londres



Télé russe: Chris Bambery réalise une brillante analyste politique sur l'éventuelle intervention en Iran
vidéo ci-dessus
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=zWhKhda0SCY

8 novembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – L’empire financier de la City s’effondre, toutes les possibilités de renflouement semblent épuisées et la propagande anti-iranienne prépare l’opinion à la guerre. Depuis les accords de Sykes-Picot et les prouesses de Lawrence d’arabie, l’Empire britannique a conservé la main haute sur l’Asie du Sud-Ouest au point d’en faire aujourd’hui de nouveaux Balkans servant de détonateur à une guerre mondiale.

En pleine mobilisation depuis deux semaines, au côté du Premier ministre Netanyahu, afin de rallier les forces de sécurité israéliennes au projet d’attaque contre l’Iran, le ministre de la défense Ehud Barak s’est soudainement rendu à Londres le 2 novembre. Il y a rencontré son homologue britannique Phillip Hammond et le chef du Conseil de sécurité national Sir Peter Ricketts, l’homme qui présida le Joint Intelligence Committee de Tony Blair lorsque ce dernier préparait la guerre en Irak et les preuves sur les armes de destructions massives de Saddam Hussein. Rappelons que le Conseil de sécurité national britannique vient de fusionner avec son homologue américain pour former le National Security Strategy Board (NSSB), tel que l’avait annoncé Barack Obama lors de sa visite à Buckingham Palace en mai dernier.

Le même jour, le Guardian de Londres et le Scotsman ont annoncé que l’armée britannique étudie le déploiement de navires et de sous-marins de la Royal Navy pour participer à une campagne aérienne et maritime contre l’Iran, en appui du dispositif militaire américain déjà déployé dans la région. Quelques jours avant la visite de Barak, c’est le chef d’état-major de l’armée britannique, le General Sir David Richards, qui s’est rendu en Israël, dans la cadre d’une coopération militaire retrouvée depuis deux ans, pour discuter d’une offensive contre l’Iran.

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Agnès Farkas
 
Direct: 01 76 69 14 64

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