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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 18:56

http://marcylicious.files.wordpress.com/2010/11/smic.gif

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Laurent Pinsolle

 

Pour l'Europe bruxelloise

(qui se fait appeler, à tort, "Union européenne"),

le smic français est trop généreux


 

Un rapport de la Commission européenne juge que le Smic - 1367 € bruts - plombe la compétitivité de la France. En revanche, le salaire des commissaires - 24 000 € - ne pose aucun problème. Cherchez l'erreur...


Non, le SMIC n’est pas trop élevé !


C’est la Commission Européenne qui vient d’allumer une nouvelle mèche, démontrant à nouveau son inhumanité et son penchant profondément antisocial : le salaire minimum serait trop élevé en France.


Du niveau du salaire minimum


Le SMIC atteint aujourd’hui 1365 euros brut par mois, et 1073 euros net. Il n’est pas inintéressant de constater que la rémunération d’un commissaire européen atteint environ 24 000 euros brut par mois, soit plus que le président de la République (environ 22 000 euros) ou un ministre français (14 000 euros brut). Assez récemment, il faut noter que le très progressiste Jean-Claude Trichet avait affirmé qu’augmenter les salaires « est la dernière bêtise à faire ».


La Commission Européenne vient de publier un rapport sur la France, sa compétitivité, la situation de son budget et la politique qu’il faudrait mener. Dans un premier temps, elle affirme que : « le salaire minimum français reste l'un des plus élevés de l'Union européenne par rapport au salaire médian ». Puis, elle propose de « veiller à ce que toute adaptation du salaire minimum favorise la création d'emplois, notamment pour les jeunes et les personnes peu qualifiées ».


Qu’en termes élégants la langue de bois technocratique européenne présente la baisse des salaires ! Il n’y a pas besoin d’être devin pour comprendre que « l’adaptation du salaire minimum (qui) favorise la création d’emplois » est en réalité une baisse du SMIC. Mais les technocrates bruxellois n’ont même pas l’honnêteté d’avancer à découvert. C’est exactement ce qu’ils font avec le pacte pour l’euro, comme le montre Attac. Jusqu’où faudrait-il baisser les salaires pour être compétitif ?


Peut-on augmenter le salaire minimum ?


Tout d’abord, le SMIC net n’est pas très élevé en France et la compression du salaire médian ainsi que l’absence de coups de pouce au SMIC depuis 2007 montrent qu’au contraire, il faut monter les salaires. Mais il est bien évident que dans un régime de libre-échange généralisé avec des pays où le SMIC est 10 à 30 fois plus bas, la pression à la baisse des salaires va être très forte, ce que l’on constate avec la stagnation du salaire médian en France depuis 10 ans.


Bref, si nous ne changeons pas les règles du jeu, il est bien évident que la grande régression dont parle Jacques Généreux va s’accentuer, pour plusieurs décennies. Pourtant, il y a toujours des gains de productivité qui devraient permettre de faire progresser les salaires. Mais c’est le cadre d’une libéralisation des mouvements de biens, de capitaux et de personnes dans un monde où le niveau des salaires est très hétérogène qui pousse les salaires des pays développés à la baisse.


Retrouver les conditions du progrès social


Dès lors, la question que les vrais progressistes devraient se poser n’est pas de savoir comment on s’adapte, mais comment on change les règles du jeu de manière à permettre le progrès social et une augmentation des salaires (notamment du SMIC) et du pouvoir d’achat. L’économie telle qu’elle est construite aujourd’hui permet une augmentation sans fin des hauts salaires et des profits des multinationales mais condamne 90% de la population à une lente régression.


La solution est simple : il faut remettre des frontières, des écluses entre les pays en fonction des niveaux de développement, comme le réclame les partisans du protectionnisme, Maurice Allais, Emmanuel Todd, Jean-Luc Gréau, Jacques Sapir…. Il ne s’agit pas de tomber dans l’autarcie mais de ne commercer librement qu’à condition que la compétition soit vraiment loyale. L’objectif d’une société doit être un progrès partagé, ce que les eurocrates ont tendance à oublier dans leur bulle dorée.


Aujourd’hui, la mondialisation que promeut la Commission Européenne avec un dogmatisme inhumain ne fait que provoquer une immense régression sociale en Europe. La solution est une relocalisation de l’économie de manière à permettre à nouveau le progrès social, entre autres.

 

 

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EFpZAlkkApusEbGlWo.shtml

 

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Notes : L'industrie, échec majeur du quinquennat sarkozyste
par Laurence Dequay




Révélée jeudi par la CGT, les spéculations de PSA sur l'avenir de deux de ses sites clé, - Aulnay-sous-Bois (3600 emplois vitaux pour la Seine Saint-Denis) et Sevelnord (2800 emplois) dans le Valenciennois - ont fait l'effet d'une bombe malgré les démentis du constructeur préféré des Français et les allégations de son PDG Philippe Varin jurant, la main sur le cœur, qu'il n'envisageait plus de fermer ses deux usines, au vu du démarrage en fanfare de ses nouveaux modèles.


Les salariés de PSA en sont convaincus : si la France ne se dote pas d'une grande politique industrielle, les injonctions du Premier ministre François Fillon - sommant PSA, sauvé de la faillite en 2009 par une aide financière publique et une coûteuse prime à la casse, d'assumer ses responsabilités à l'endroit de la nation - resteront au stade du vœu pieux.


Déjà depuis 2008, Sevelnord qui fabrique la 807, la C8 et de petits utilitaires comme le Peugeot Expert, a perdu 1700 postes. Le retrait annoncé de Fiat de cette usine, comme l'arrêt de la production de monospaces, pourrait inciter PSA à délocaliser ses lignes, soit à Vigo (Espagne), soit dans un « pays low cost » comme la Turquie.


Implacable, cette tyrannie du moindre coût fera donc paraître bien médiocre l'annonce ce 14 juin par Eric Besson, le ministre de l'Industrie, des investissements réalisés par les constructeurs, conjointement avec l'Etat, dans leur sous-traitance. Pour mémoire au moins 87,5 millions d'euros engagés dans des sociétés de fonderie, de mécanique et de métalloplastique.


De fait, alors que les retombées du grand emprunt ne seront appréciables que dans plusieurs mois, la situation de l'industrie tricolore est dramatique. En 2009, l'industrie a perdu plus de 200 000 postes de travail. Après une éclaircie en début d'année, ce secteur d'activité a vu sur le seul mois d'avril 2011 son emploi intérimaire - des ouvriers au 4/5-, reculer de 1,3%. Tout particulièrement dans l'agro-alimentaire et le transport. Pour le moins inquiétant. En fait, deux crises, de nature différente, semble se conjuguer.


D'une part, dans des territoires déjà durement éprouvés comme le Nord ou la Picardie, il y a encore des dizaines de sous-traitants, de grosses PME familiales qui, après avoir été étranglées financièrement par les pertes de production en 2008-2009, ne parviennent pas à rebondir. Ou sont touchées, comme les fabricants de panneaux solaires (Photowatt à Bourgoin-Jailleux près de Lyon) par des changements de cap brutaux du gouvernement qui a réduit les bonifications de cette filière.


D'autre part, depuis le début 2011, le gros de la tempête passée, les grands groupes internationaux réexaminent à la loupe la compétitivité de leurs technologies et de leurs sites au regard de la nouvelle donne mondiale. Exemple : le raffinage pétrolier, un secteur devenu largement surcapacitaire en France depuis que de nouvelles raffineries à bas coûts ont été inaugurées en Asie et au Moyen-Orient. Ainsi outre le site de Total à Dunkerque et celui de Petroplus à Reichstett en Alsace, c'est désormais la raffinerie reprise il y a moins de deux ans par l'américain Lyondell Basel sur l'étang de Berre (750 emplois directs et indirects) qui vient d'être mise en vente. Et c'est peu dire que les repreneurs, comme à Reichstett, ne vont pas se bousculer au portillon. L'enjeu est pourtant clé pour l'avenir du Port de Marseille. C'est pourquoi dès le 22 juin, le ministre de l'Industrie devrait annoncer un plan national en faveur du raffinage. Trop tard pour éviter le naufrage définitif de Sarkozy?

 

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EFpZAlkkApusEbGlWo.shtml

 

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commentaires

ib 15/06/2011 22:08



facile a dire, monter une boite , une petite, pas avec des millions venant de la bourse et on en parle , vous verrez que 1300 e de des brouettes brut, c est deja pas mal


 


on parle souvent des meme grand groupes aux benefices indescents, mais on oublie un peu trop vite qu une bonne partie du tissu eco vient des TPE/PME ou les patrons ne sont pas si riches que ca !



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