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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 01:56
 
Je rentre de voyage, plusieurs jours sans Internet, avec mes excuses, eva

Pour la liberté des nations, contre l'impérialisme mondialiste.

 

 

7844.jpg

 

Une lutte idéologique primitive capitalisme contre socialisme.

 

Depuis la révolution soviétique de 1917 et plus encore depuis le partage du monde de 1945 entre soviétiques et anglo-saxons, ce monde était réglé par deux systèmes économiques distincts. Ces deux systèmes, le socialisme d'un côté et le capitalisme de l'autre se présentaient différents et contradictoires.

Cette fracture idéologique existait également dans la zone attribuée aux anglo-saxons à la conférence de Yalta, puisque qu'en France ou en Italie des Partis Communistes puissants proposaient d'établir également le socialisme dans leur pays. On appelait alors "mouvement communiste international", l'ensemble des pays socialistes dirigés par un parti communiste et des partis communistes de la zone anglo-saxonne. Ce mouvement communiste n'était pas monolithique mais en gros il y avait un consensus pour que soit établi le socialisme partout dans le monde, système socio-économique jugé supérieur au capitalisme.


Les partisans du socialisme et les partisans du capitalisme étaient dans un conflit et en confrontation perpétuels, chacun s'évertuant à étendre son influence et à soutenir financièrement ses poulains d'une manière ou d'une autre. Le mouvement communiste international considérait également les mouvements de libération nationale qui luttaient contre le colonialisme et l'impérialisme comme des alliés et devaient être aidés, ces mouvements étaient alors soutenus militairement et financièrement par le camp socialiste.

 

L'OTAN créé en 1949 avec le pacte atlantique plaçait l'ensemble des armées des pays de la zone attribuée aux anglo-saxons par la conférence de Yalta, sous commandement US. En réponse L'URSS fit de même avec les armées des pays lui étant attribués à cette conférence avec le Pacte de Varsovie.

 

Il s'établit ainsi un rapport de force à l'échelle mondiale entre ces deux camps fondé sur la puissance militaire, la dissuasion nucléaire, et des guerres de basse intensité voir de haute intensité, comme en Algérie et au Vietnam. Cette confrontation prenait également en compte l'influence politique des partis communistes dans les pays occidentaux.

A côté de ces deux camps idéologiquement et militairement bien marqués et antagonistes, il y avait également des pays indépendants dit "non alignés" qui n'appartenaient à aucun camp, mais le camp socialiste considérait ces pays proches de lui.

 

Les marxistes pensaient alors que la contradiction principale (affrontement principal) n'existait qu'entre socialisme et capitalisme. Les partisans du capitalisme considéraient également que l'ennemi principal était le socialisme et qu'il fallait le combattre afin d'instaurer la liberté d'entreprendre et la «démocratie». Dans les pays capitalistes le monde politique était aussi partagé entre "gauche" et "droite", la gauche étant partisane du socialisme, même si il y avait divergence sur les moyens d'y parvenir, tandis que la droite défendait le capitalisme. Ce schéma politique fut valide très longtemps et a marqué durablement le monde politique occidental.

 

Aujourd'hui ce schéma politique est devenu obsolète car le camp socialiste a disparu avec l'effondrement de l'URSS; tout le monde a abandonné le socialisme léniniste, jusqu'à la Chine qui certes a au pouvoir un parti communiste, mais a abandonné ce type de socialisme pour un capitalisme sans contraintes.

On pouvait penser que l'affrontement politique et idéologique allait cesser avec la victoire incontestée du capitalisme et certains prédisaient avec la fin des affrontements idéologiques, la «fin de l'histoire».

Pourtant avec la fin de l'URSS l'ex camp dit «capitaliste» ou «occidental» n'a pas relâché son dispositif militaire sous commandement étasunien comme on aurait pu s'y attendre. Bien au contraire, l'OTAN a étendu sa domination à bon nombre de pays européens anciennement dans le camp socialiste voir à d'anciennes républiques soviétiques.

Loin de cesser, les guerres locales engagées par l'OTAN et les USA se sont au contraire intensifiées, l'OTAN ayant étendu son action au delà de la zone atlantique nord pour aller maintenant combattre sur le continent eurasiatique et en Afrique.

 

Il est donc juste d'en déduire que l'affrontement planétaire capitalisme versus socialisme, n'était pas la contradiction principale.

 

La contradiction (confrontation) capitalisme socialisme en masquait une autre bien plus importante: laquelle?

 

La victoire sur l'Allemagne nazie consacra deux vainqueurs et seulement deux vainqueurs: l'URSS d'une part et la coalition anglo-saxonne formée par le Royaume Uni et les USA associés en vertu de leurs "special relationschips". Cette coalition de deux impérialismes traditionnels, prit le dessus sur l'impérialisme français et son empire colonial. L'armée française était placée alors sous commandement étasunien par l'OTAN et on ne peut plus considérer un impérialisme actif sans la disposition de sa propre force armée. L'impérialisme français disparut de fait et devint anglo-saxon. Ainsi les guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie furent menées au nom du camp dit «occidental» pour combattre le soit disant «communisme» c'est à dire soustraire l'Indochine et l'Algérie à l'influence soviétique alors que vietnamiens et algériens ne combattaient quant à eux que pour leur indépendance nationale.

 

Chacun des deux camps, au cours de cette guerre froide a soutenu de loin les nationalistes du camp adverse qui combattaient pour se débarrasser d'une tutelle imposée par les accords de Yalta.


Guerre-d-algerie.jpgArmée française sous commandement OTAN contre les nationalistes algériens.


Par exemple, les soviétiques armaient et soutenaient les nationalistes algériens, les USA soutenaient de leur côté les nationalistes hongrois au cours de leur insurection de 1956. Il y avait bien à l'intérieur du conflit camp socialiste versus camp capitaliste d'autres conflits, nationalistes ceux-là, mais habilement masqués par les puissances tutélaires qui demeuraient complices pour conserver la fiction du combat entre deux systèmes sociaux.

 

814659_6_76e6_ill-814659-56091237.jpgNationalistes hongrois en lutte contre l'URSS

 

Pour chacun, combattre pour des valeurs idéologiques qu'il estimait positives était plus noble et valorisant que de ne combattre pour un simple et classique impérialisme politique et surtout économique.

 

Ces guerres coloniales classiques mais maquillées en lutte contre le "communisme" n'étaient en fait que la suite des guerres impérialistes et coloniales passées quand l'empire britannique, l'empire français et le nouvel empire étasunien s'associaient ou s'affrontaient dans la conquête et la colonisation du monde.

 

Quand le camp socialiste fut défait, ou plutôt quand il se saborda , il ne resta plus qu'un seul camp, mais l'ex camp capitaliste ne pouvait plus avoir pour prétexte de combattre le socialisme comme système social.

Après l'effondrement de l'empire soviétique, plusieurs élites étasuniennes rassemblés dans un «think tank», le PNAC (Project for a New American Century), rédigèrent un manifeste: Rebuilding America's Defenses (Reconstruire les défenses de l'Amérique); ce manifeste présentait les objectifs militaires et géopolitiques que devraient atteindre les USA au cours du 21ème siècle pour préserver et accroître leur domination mondiale. A bien des égards ce manifeste peut être comparé à "Mein Kampf", ouvrage ou Adolphe Hitler exposait noir sur blanc ses projets de domination.

 

L'empire soviétique avait laissé un vide il fallait rapidement pour l'empire anglo-saxon le remplir.

 

Une nouvelle lutte idéologique: la liberté des nations légales contre l'impérialisme mondialiste

 

L'impérialisme anglo-saxon n'a jamais pu agir sans justification morale et idéologique. Au temps de la lutte contre l'empire soviétique, "l'empire du mal" selon Ronald Reagan, tout était simple, après sa défaite, il fallut élaborer un nouveau corpus idéologique transcendantal pour mobiliser le complexe politico-médiatique déjà sous sa domination. Il fallait opérer une mutation dans le corpus idéologique précédent: capitalisme contre socialisme et désigner de nouveaux adversaires diaboliques crédibles.

 

La base fondamentale du corpus idéologique impérialiste n'était plus le capitalisme mais la mondialisation devant remplacer les états-nations.

 

Des nations légales.

 

Le traité de Westphalie du 24 octobre 1648 mit fin à trente ans de guerre ouverte en Europe et 100 ans de conflits religieux dans lesquels chaque puissance avait pris l'habitude d'intervenir au delà de ses propres frontières afin de soutenir ses partisans.

Ce traité fut le premier à définir des frontières mutuellement reconnues et à interdire l'ingérence .

Bien que Louis XIV le foula rapidement au pied, ce traité marqua un tournant car il s'agit du premier traité international de reconnaissance mutuelle. On parle du monde «westphalien» aujourd'hui pour évoquer un espace international de nations reconnues mutuellement.

L'esprit «westphalien» fut conforté par l'érection de la Société des Nations (SdN) introduite par le traité de Versailles de 1919 et surtout par l'ONU, Organisation des Nations Unies fondée en 1945 en remplacement de la SdN. Ces organisations avaient pour but de donner un cadre légal aux différentes nations du monde.

 

Ces nations étaient définies suivant la signification qu'en avait donné la Révolution Française qui promulga l'arrêté suivant le 23 juillet 1789: "la Nation est la personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'état", on parlerait alors d'états-nation ou de nations légales.

 

Remarquons qu'il s'agit la d'une reconnaissance internationale capitale de l'idéologie française puisque la définition du mot nation généralise au monde la signification de 1789 contre une signification archaïque portée par les anglo-saxons qui reste basée sur une communauté de langue de culture et d'histoire, concept extrêmement flou ne pouvant être ni formalisé et encore moins légalisé. On voit que la conception française et internationale règle des appartenances citoyennes; elle définit des nationalités légales en définissant des frontières reconnues mutuellement.


Dans les appartenances nationales légales il n'est nullement fait mention de religion ou d'origine ethnique.

A l'intérieur de chaque frontière, existe un ensemble de lois, propre à chaque nation, chaque nation jouissant de la liberté d'appliquer sa légalité à l'intérieur de ses frontières.

On comprend que cette conception du droit international pose un problème à l'impérialisme.

Cet impérialisme va donc chercher à briser les légalités, qui avec la multitude de lois promulguées dans chaque état-nation forment autant d'obstacles à son expansion.

 

L'impérialisme stade suprème du capitalisme (Lénine).

 

Le monde anglo-saxon a développé une structure économique capitaliste bien particulière, qui n'est plus basée sur l'accumulation de capitaux par la vente de marchandises, mais sur un ensemble réduit d'activités beaucoup plus efficaces pour accumuler du capital comme le commerce de commodités, les activités bancaires de spéculation sur ce commerce, celui-ci comprenant surtout le commerce du pétrole, puis la fabrication et le commerce d'armement. Toutes ces activités sont très liées, état, finance et industrie d'armement formant un ensemble cohérent que le président des Etats-Unis Eisenhower avait appelé complexe "militaro-industriel" et qu'il conviendrait d'appeler aujourd'hui complexe "banco-militaro-industriel". Il s'agit d'un mélange état, armée et banque mis en place pour la première fois au 18ème siècle avec la compagnie britannique des Indes.

Ce type de capitalisme que l'on peut appeler d'état et de prédation qui fut la caratéristique principale des régimes fascistes hitlériens et mussoliniens a besoin de s'imposer largement au delà de ses frontières d'origine notamment ou il se trouve des matières premières à exploiter et des peuples riches à racketter par la dette.

 

Une nouvelle idéologie développée par l'impérialisme.

 

L'impérialisme anglo-saxon va donc opposer au droit définis par la charte de l'ONU sa propre idéologie et imposer sa force.

 

Pour briser les état-nations, ou nations légales, il va promouvoir sa propre conception de la nation, pour nous archaïque, en la différenciant de l'état et en insistant sur ses aspects religieux, ethniques et historiques. Comme les nations ainsi définies ne recoupent pratiquement jamais les nations légales, il va, en flattant de pseudo nationalismes ethniques et religieux essayer de briser, atomiser, affaiblir les nations légales et placer ses hommes à la tête de mini états croupions.

 

L'impérialisme anglo-saxon justifiant toujours ses actions avec des arguments moraux, il va développer un corpus idéologique d'appuis diffusé par des médias qu'il contrôle et des politiciens qu'il influence par tous les moyens possibles et imaginables.

 

Mondialisme et séparatisme pour briser les états-nations par le chaos.

 

Les thématiques promues cherchent toujours à atteindre une valeur morale aisément transformée en moralisme, cette promotion cherche une exemplarité dans une histoire récente révisée. Cette histoire révisée exploite beaucoup la deuxième guerre mondiale qui a fortement marqué les mémoires. Ce conflit permet une critique des états-nations présentés comme fauteurs de guerre, cette critique sera le moteur idéologique du bris des état-nations «westphaliens» d'Europe pour les intégrer dans une Union Européenne dévolue aux intérêts financiers et stratégiques des anglo-saxons et surtout soumis perpétuellement à une dette fort rémunératrice pour leurs banques.

 

L'déologie impérialiste veut enseigner à la jeunesse qu'elle doit vivre dans un monde sans frontières, celles-ci étant présentées comme autant d'obstacles visant à séparer les hommes. Cette vision du monde est promue par des gens comme Georges Soros, un banquier anglo-saxon qui a créé une ONG s'appelant «Open Society», laquelle, sous le prétexte de développer la fraternité humaine, a pour vériatble objectif la libre circulation des capitaux et la suppression des lois nationales de protection sociale.

 

Le chaos.

 

D'un autre côté l'impérialisme anglo-saxon fait la promotion du séparatisme ethnique et religieux qu'il présente comme une liberté supplémentaire accordée à certaines populations voulant se différencier par certaines traditions . Cette promotion d'un droit qui serait naturel, communautaire permet d'attaquer les légalités d'état et de contribuer à les briser.

En Yougoslavie, la subrogation des droits communautaires et religieux au droit national yougoslave a provoqué une terrible guerre civile avec des atrocités commises comparables à celle perpétrées durant la deuxième guerre mondiale.

 

On s'aperçoit que l'impérialisme n'hésite pas à promouvoir des idées en apparence contradictoires, : mondialisation et réduction ethnique. Une idée va être promue par un clan qu'il a rassemblé et ce qui semble être son contraire par un autre clan qui deviendra ennemi du premier. De cette dualité créée, l'impérialisme va espérer tirer des oppositions et des combats sanglants dont le résultat aura pour effet de briser une situation stable qui ne pouvait être que difficilement modifiée.

Du chaos ainsi créé il aura l'espoir dans un deuxième temps d'une recomposition stable à son avantage.


8040 310677782358188 2146727328 nCe personnage est le responsable du bureau d'information des brigades révolutionnaires de Tripoli, en Libye. Sa présence et sa participation active à "l'insurrection pacifique du peuple Syrien" démontre bien que le mouvement populaire Syrien a bel et bien été infiltré par des mercenaires à la solde des puissances étrangères, entrainés en Turquie et financés par l'Arabie Saoudite et le Qatar, le tout étant sous commandement de l'OTAN.

 

 

Si d'un côté l'impérialisme cherche à s'associer une gauche moraliste se réclamant d'idéaux humanistes, transcendentaux c'est à dire mondialistes, de l'autre il n'a pas de scrupules à s'associer aux groupes religieux et ethniques les plus fondamentalistes, les plus sectaires et les plus sanguinaires.

 

Un allié de poid pour l'impérialisme l'Arabie Saoudite et les divers sectes wahhabistes.

 

Le soutien apporté aux mercenaires islamistes recrutés par l'Arabie Saoudite est ancien. Ces groupes jihadistes furent rassemblés dans les années 80 pour combattre l'armée soviétique en Afghanistan, puis sous le vocable d'Al Qaïda (la base), ils servirent contre les serbes en Bosnie et au Kosovo; le saoudien Ousama Ben Laden, prétendu chef de ce groupe armé et entraîné par la CIA; était détenteur d'un passeport bosniaque. Ils furent aussi employés en Thétchénie combattre la nouvelle Russie.

En 2001 ce groupe toujours dirigé par les USA et sa CIA prétendit avoir organisé l'attentat du 11 septembre (quoique Ben Laden ait toujours nié sa responsabilité dans les attentats). Cet attentat avait pourtant été organisé par l'état profond étasunien, et devait servir de prétexte au lancement d'une nouvelle politique impérialiste étasunienne formulée par le PNAC.

Durant une dizaine d'année Al Qaïda et Ousama Ben Laden, probablement décédé de maladie en 2002, servirent à revendiquer différents attentats organisés par les états profonds associés, étasuniens, israéliens et du Royaume-Uni.

 

En 2010, cette politique d'affrontement avec l'islam, désignée sous le vocable de «guerre des civilisation» fut abandonnée. A cet effet Ben Laden fut «tué» virtuellement, car il apparut aux anglo-saxons que les groupes jihadistes étaient des combattants efficaces pour s'opposer aux états-nations arabes laïcs issues du nassérisme. En effet les wahhabites et autre salafistes ne reconnaissent pas le fait national ni de lois nationales, pour eux seule la loi islamique, la Charia doit s'appliquer à l'ensemble du monde musulman, avant de s'étendre à l'humanité toute entière. Pour eux, les musulmans doivent vivre sous le pouvoir d'émirs locaux devant surveiller la bonne application de la charia. Il parut évident à l'impérialisme anglo-saxon que soutenir ces groupes ne pouvait que favoriser leur grand dessein politique de remodelage de ce qu'ils appellent le «Grand Moyen Orient», ce remodelage devant leur permettre de placer leurs marionnettes à la tête d'une multitude d'émirats islamiques et d'ainsi en finir avec des états qui nationalisent leurs ressources énergétiques avec à leur tête des dirigeants déterminés à combattre leurs visées comme l'étaient Mouamar Khadafi ou Sadam Hussein.

 

Ingérence humanitaire et guerre médiatique.

 

Le concept «d'ingérence humanitaire» promu dans les années 80 par les «French Doctors» Roni Brauman et Bernard Kouchner fut accueilli par l'impérialisme comme un cadeau divin. Il ne suffisait plus en effet qu'à fomenter des troubles et des crimes dans les pays ciblés, d'accuser dans la foulée le pouvoir en place de les avoir commis, enfin d'assassiner les chefs charismatiques qui, refusant la vassalité, avaient pu auparavant prétendre mettre en oeuvre des politiques d'indépendance nationale, inspirées sur le modèle nassérien ou bolivarien.

 

Les actions militaires de l'impérialisme ne pouvaient être ainsi engagées au prétexte du droit d'ingérence humanitaire sans le préalable d'une "guerre médiatique" sophistiquée.

 

L'impérialisme est rodé à la guerre médiatique et à l'influence politique depuis qu'il impose son pouvoir sur la zone géographique qui lui fut attribuée par la conférence de Yalta. Depuis cette époque il prit l'habitude de financer des organes de presse, des partis politiques, des fondations et autres groupes de réflexion pour favoriser la diffusion de ses idées. C'est ainsi qu'après la guerre il put faire avancer les idées anticommunistes et les idées d'Union Européenne et de monnaie unique privatisée sur le modèle du dollars avec comme vecteurs le Parti Socialiste et la Démocratie Chrétienne afin de battre en brèche à la fois les idées gaullistes et communistes.

Aujourd'hui la guerre médiatique et idéologique a pris une ampleur sans précédent avec la recrudescence des activités militaires de l'impérialisme anglo-saxon.

Dans son espace géographique et politique d'influence cet impérialisme réussit à prendre le contrôle de la totalité des organes de presse comme l'atteste l'unanimité des médias défendant l'incroyable "version officielle" des attentats du 11 septembre, ou plus récemment le médiamensonge éhonté qui servit de prétexte à la destruction de la Libye et au lynchage de Kadhafi. Que même la presse «communiste» héritière de la guerre froide se soit rangée sous ces deux bannières de la pensée unique en dit long sur l'état de la liberté de la presse en France et en Europe. L'impérialisme réussit également à prendre le contrôle de l'essentiel des partis politiques de droite comme de gauche dont les politiciens défendent ses thèses que cela soient sur l'Union européenne, l'Euro ou la diabolisation des régimes politiques désignés pour cible par cet impérialisme comme l'attestent, par exemple les votes politiciens aux assemblées nationales et sénatoriales en France.

 

Un corpus idéologique omniprésent dans les médias

 

Aujourd'hui, l'idéologie de l'impérialisme est asséné sempiternellement par une propagande ne laissant pas la moindre place à la contradiction elle se fonde sur un ensemble d'idées et de valeurs présentées "humanistes" et véhiculées essentiellement par la "gauche" qui devient ainsi, par un retournement étonnant, son principal vecteur politique et idéologique.

 

Les idées fortes sont:

 

  • La lutte contre le nationalisme, afin de détruire les états-nations et les insupportables légalités qui en découlent. Le nationalisme est présenté comme intrinsèquement «fasciste», quand il n'est pas brutalement amalgamé au nazisme, de sorte que, tout opposant à l'impérialisme est taxé de «fasciste» ou "d'extrême droite" et associé aux pires horreurs de la seconde guerre mondiale dont l'histoire est le plus souvent adaptée voir révisée.

  • La promotion du communautarisme et au delà du séparatisme, toujours dans le but de briser les légalités des états-nations. Ici est invoqué un «devoir de mémoire» que chaque groupe communautaire devrait mettre en avant afin de se victimiser et de renforcer sa cohésion et ses revendications spécifiques. L'impérialisme peut ainsi provoquer des troubles communautaires entres différentes «victimes mémorielles»; pensons en France à la population juive «victime mémorielle» de l'holocauste et la population d'origine algérienne «victime mémorielle» des exactions et massacres commis par l'armée française en Algérie.

  • La promotion de l'ingérence humanitaire, en réponse aux troubles et massacres que l'impérialisme aura lui-même commis dans les pays cibles avec ses mercenaires infiltrés, suivant les exemples du Kosovo, de la Tchétchénie, de la Libye et aujourd'hui de la Syrie: les cibles suivantes pourraient être le Caucase russe et le Xinjiang chinois.

  • La promotion du mondialisme présenté comme l'accomplissement de l'idéal de fraternité de tous les hommes mélangés dans une ethnie unique et soudés autour d'un sytème de valeurs et d'une culture uniques, évidemment issus de la sous-culture étasunienne.

 

Cette terrible volonté de domination mondiale de l'impérialisme anglo-saxon ne suscite aujourd'hui aucune réponse politique, idéologique et médiatique appropriée.

 

Très récemment, la Chine et la Russie ont pris des mesures diplomatiques et militaires suite à la destruction de la Libye par l'impérialisme Otanien sous commandement US. Ces puissances ont enfin pris la mesure d'un danger qu'elles avaient jusqu'à présent mal évalué. Cependant, les positions diplomatiques et militaires récemment adoptées par ces deux pays seraient inefficaces si elles n'étaient accompagnées de réponses médiatiques pour contrer la désinformation, pour «réinformer» les peuples des zones sous influence anglo-saxonne, OTAN et OCDE.

 

A cet effort de «réinformation» doit s'ajouter une lutte politique et idéologique axée sur l'opposition entre un impérialisme anglo-saxon stade ultime du capitalisme devenu mondialiste et de l'autre le droit reconnu de nations indépendantes possédant chacunes leurs lois propres pouvant s'opposer à la prédation impérialiste.

 

Cette contradiction, nations contre impérialisme est devenue la contradiction principale remplaçant la contradiction capitalisme contre socialisme devenue secondaire.

 

Un rapport de force doit maintenant s'établir au sein de cette contradiction comprenant contre l'impérialisme les nations libres emmenées par la Chine et la Russie associées aux mouvements de libération nationale des nations assujetties.

 

L'existence de cette contradiction, doit susciter du côté des partisans de la liberté des nations, l'émergence d'un nouveau type d'organisation politique. De nouveaux types d'organisations seraient des mouvements de libération nationale, ils ne feraient plus référence aux concepts de gauche et de droite devenus piégeurs et obsolètes mais à celui de la nécessaire liberté des nations, seul cadre à l'intérieur duquelle la volonté démocratique des peuples pourrait s'exprimer afin de choisir le système social qui leur conviendrait.

 

Suivant cet objectif, des mouvements politiques de masse, de libération nationale avec leurs médias doivent être rapidement érigés et financés pour le bien des nations et de l'humanité entière.

 

http://www.alain-benajam.com/article-pour-la-liberte-des-nations-contre-l-imperialisme-mondialiste-107250148.html

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