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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 22:56

Pourquoi Israël et l’Arabie Saoudite s’allieront pour attaquer l’Iran
La nouvelle vient de tomber et elle peut apparaître incompréhensible pour
beaucoup : selon le Sunday Times, qui cite des sources diplomatiques, «
l’Arabie saoudite aurait donné son accord tacite au gouvernement israélien
pour un survol de son territoire dans l’hypothèse de frappes contre l’Iran
». Au même moment, un sous-marin nucléaire israélien - fait rarissime -
transitait par le canal de Suez pour participer, avec l’aval des autorités
égyptiennes, à des manœuvres navales en mer Rouge. Ces faits arrivent au
moment où l’Administration Obama change de ton face à la question du
nucléaire iranien : le vice-président américain Joe Biden vient de déclarer
qu’Israël avait un « droit souverain » de décider ce qui est de son
intérêt face aux ambitions nucléaires de l’Iran. Dans un contexte de crise
politique où l’aile conservatrice au pouvoir à Téhéran s’oriente vers un
durcissement du discours vis-à-vis d’un Occident coupable, selon elle, de
vouloir saper les fondements de son régime, la perspective d’un règlement
pacifique du dossier du nucléaire s’éloigne de plus en plus.

Ces informations, aussi surprenantes soient-elles, révèlent au grand jour
l’alliance objective qui se noue entre l’Etat hébreu et certains pays
arabes, au premier rang desquels figurent l’Arabie Saoudite et l’Egypte.
Cette entente d’un genre nouveau voit en l’Iran chiite le principal ennemi
à abattre. En fait, une attaque militaire israélienne, soutenue par certaines
puissances arabes, à l’encontre de l’Iran semble quasi-inéluctable. Les
trois raisons principales qui convergent en ce sens permettront au lecteur de
mieux cerner les contours d’un conflit à la résonance mondiale, où
intérêts stratégiques et considérations religieuses sont intimement liés.

Israël et la loi du plus fort

D’abord, et c’est un postulat maintes fois répété par les responsables
politiques et militaires de l’Etat hébreu, jamais Israël n’acceptera la
présence au Moyen-Orient d’une puissance hostile qui se doterait de la bombe
atomique. Ce scénario relève du cauchemar pour les dirigeants israéliens et
ce positionnement fait l’unanimité en Israël. Cette prise de position se
vérifie d’autant plus à l’égard d’un Etat, l’Iran, qui, outre les
capacités militaires considérables qu’il détient, menace régulièrement
Israël dans ses déclarations. Pour les Israéliens, l’équation est simple :
dans un contexte où la discussion diplomatique et les sanctions économiques
prouvent leur inefficacité, plus le temps passe et plus l’Iran s’approche
de la bombe. Du reste, avec un gouvernement d’extrême droite à Tel Aviv, qui
fait de la lutte contre l’Iran son objectif stratégique central, on est en
droit de redouter le pire dans un avenir proche.

Il est donc désormais clair qu’une offensive aérienne israélienne se fait
de plus en plus pressante et qu’aux yeux de nombreux Israéliens, c’est la
seule manière d’empêcher l’Iran de parvenir au stade de puissance
nucléaire. Ce ne sera d’ailleurs pas la première fois que Tsahal déploiera
son arsenal dans un tel objectif : en juin 1981, l’aviation israélienne avait
bombardé le réacteur nucléaire d’Osirak, au sud de Bagdad, anéantissant du
même coup les rêves de Saddam Hussein de se doter de l’arme atomique. Plus
récemment, en septembre 2007, elle a rasé un site syrien où, selon le
renseignement américain, la construction d’un réacteur nucléaire avec
l’aide de la Corée du Nord était en voie d’achèvement. Ces deux
opérations n’ont suscité aucune réaction militaire de la part des deux pays
visés et la communauté internationale s’est contentée, comme à son
habitude lorsqu’il s’agit d’Israël, de quelques remontrances verbales.
Ces précédents démontrent clairement une chose : Israël, sûr de sa force,
est prêt à tout pour éradiquer n’importe quelle menace. Les Iraniens sont
prévenus et la communauté internationale aussi.

L’Iran : une puissance régionale menaçante pour des pays arabes craintifs

L’autre raison réside dans la hantise du spectre iranien de la part de
certaines capitales arabes. Riyad et Le Caire voient d’un très mauvais œil
l’ascension fulgurante de Téhéran comme puissance régionale. L’Iran fait
désormais figure, aux yeux de nombreux musulmans du monde, de seule puissance
dans la région capable de défier Israël. Son soutien au Hezbollah[1],
l’assistance qu’il apporte au Hamas, sa ténacité dans le bras de fer qui
l’oppose à l’Occident sur le dossier du nucléaire lui permet de gagner des
sympathies dans des larges couches de la “rue arabe“ et ce, jusque dans les
rues de Djedda et d’Alexandrie. Dans le même temps, (et cet antagonisme ne
s’est jamais totalement démenti depuis le début des années 1980) la
République Islamique d’Iran continue de railler la monarchie saoudienne et
certains pays arabes, en les présentant comme étant des gouvernements à la
solde des Américains et plus largement des Occidentaux. Rappelons que depuis
1981, l’Egypte n’entretient pas de relations diplomatiques avec Téhéran
(alors qu’elle en a avec Israël) et qu’une rue à Téhéran porte le nom de
l’assassin du président Sadate…

Cette inquiétude semble être partagée par d’autres Etats de la région et
notamment les petits émirats du Golfe, très vulnérables, et qui partagent
pour l’essentiel les inquiétudes du grand frère saoudien[2]. En outre, la
trajectoire, les déclarations, l’identité et les positionnements de
l’élite politico-religieuse au pouvoir à Téhéran n’est pas de nature à
apaiser les voisins de l’Iran. Il est à rappeler que l’assise idéologique
du président Ahmadinejad comme d’une grande partie des dirigeants iraniens
est issue du chiisme révolutionnaire hérité de l’ayatollah Khomeiny[3]. Et
que les références à l’Imam caché, au Mahdi ou au sang de l’Imam Hussein
sont légion dans leurs discours, souvent empreints de messianisme.

C’est ainsi que Mahmoud Ahmadinejad, élu président de la République
d’Iran en juin 2005 s’est réclamé « explicitement du Mahdi dont il
prétend préparer le retour »[4]. Cette situation rend le discours politique
iranien au mieux confus, au pire très inquiétant pour ses voisins. Cette
vision messianique du rôle de l’Iran inquiète au plus haut niveau les
dirigeants arabes sunnites, lesquels craignent l’utilisation de l’arsenal
iranien à des fins d’Apocalypse... « Le droit de l’Iran à la technologie
nucléaire est une des solutions qui préparent le retour de l’Imam » a
également déclaré le président Ahmadinejad[5]. Cette vision du monde, dans
laquelle une foi intérieure croise le destin de toute une région fait craindre
le pire au Moyen-Orient. Ce qui fait dire à Olivier Roy que « le jour où les
Etats-Unis - ou Israël - bombarderont l’Iran, toutes les capitales arabes
protesteront, mais plus d’une se réjouira »[6].

Chiites-sunnites : une fracture instrumentalisée

L’opposition politique se double désormais d’un antagonisme confessionnel
qui a pris, ces dernières années, une place primordiale dans l’échiquier
politique régional. Malgré son origine lointaine, le différend chiite-sunnite
a récemment opéré un fulgurant retour en force. Il est aujourd’hui frappant
de constater que l’une des raisons qui plaident pour une limitation de la
puissance iranienne (et donc d’une intervention militaire) est l’endiguement
de l’expansionnisme chiite au Moyen-Orient. Partout dans le monde arabe
sunnite, les débats ont fait rage ces dernières années pour voir dans le
chiisme le véritable ennemi qui menace la stabilité des Etats et met en péril
la domination sunnite. L’Arabie Saoudite, qui ne supporte pas l’idée
d’une forme alternative de gouvernement “islamique“, a été à la pointe
de cette offensive tous azimuts. Cette surenchère a redoublé d’intensité
après l’avènement en Irak d’un gouvernement dominé par des chiites et
dont l’aversion envers Riyad est bien connue[7].

Malheureusement, cette stratégie est en passe de parvenir à ses objectifs.
Dans certains pays et auprès d’une partie croissante de la population, la
menace chiite est si prégnante qu’elle supplante désormais l’opposition à
Israël. Certains médias, journaux, sites internet, chaînes de télévision et
même, certaines autorités religieuses[8] voient la lutte contre l’influence
chiite prioritaire face à la menace israélienne. Ce renversement de tendance a
aussi été favorisé par le climat d’hostilité croissante à l’égard des
chiites consécutif à la guerre civile irakienne où les terribles
affrontements intercommunautaires de 2005-2007 ont marginalisé la minorité
sunnite du pays[9]. Le royaume saoudien, concurrencé par la République
Islamique d’Iran dans sa lutte pour le leadership de l’Islam mondial et
échaudé par les récents succès des alliés de Téhéran dans la région (au
Liban comme en Irak) met toutes ses forces dans la bataille pour empêcher
l’avènement d’un croissant chiite revanchard et conquérant[10].

Il est vrai que l’Arabie Saoudite a de quoi s’inquiéter, car « entre la
Méditerranée et l’Iran, les sunnites semblent politiquement minoritaires
(Irak, Liban, Syrie), quand ils ne le sont pas aussi démographiquement (Irak,
Liban, Bahreïn) »[11]. De plus, les chiites, dont le ressenti envers les
pouvoirs sunnites usurpateurs reste vivace, font aujourd’hui la démonstration
de leur force[12]. Il n’y a qu’à voir les millions de pèlerins chiites
déferlant chaque année depuis la chute de Saddam Hussein en pèlerinage à
Kerbala - lequel relègue désormais le pèlerinage à la Mecque au second plan
- pour s’en rendre compte. Près de quatre millions de personnes ont ainsi
participé au pèlerinage de Kerbala en avril 2003 et ce sont près de huit
millions qui ont fait de même en 2008[13]. Pareil évènement est interprété
à Riyad comme l’une des manifestations les plus spectaculaires de la
résurgence d’un chiisme militant voire révolutionnaire qui ne cache pas sa
volonté de reprendre un jour à la dynastie wahhabite le contrôle des Lieux
saints usurpés par un pouvoir corrompu et honni[14].

En l’espace de quelques années, un arc chiite en plein expansion s’est
formé et qui, même s’il n’est pas totalement homogène, suscite de grandes
inquiétudes. Ainsi, dès décembre 2004, le roi AbdAllah II de Jordanie
formalisait ce sentiment lors d’une interview accordé au Washington Post.
Selon lui, l’émergence d’un “croissant chiite“ allant de l’Iran au
Liban en passant par l’Irak, Bahreïn et les nombreuses communautés chiites
du Golfe – dont l’allégeance se porterait envers l’Iran plutôt que vers
les pouvoirs nationaux - menacerait l’intégrité et la stabilité des autres
Etats arabes[15]. C’est ce basculement tectonique qui fait que pour les pays
arabes sunnites (Arabie Saoudite, Egypte et Jordanie) la « menace chiite » est
désormais plus importante et plus alarmante que le problème israélien.

Le salut viendra … des Etats-Unis !

Paradoxalement, ce sont peut-être les Etats-Unis qui empêcheront Israël de
se lancer dans cette aventure militaire. Cette offensive entraînera, en effet,
un désordre mondial et aura des répercussions incalculables dans tout le
Moyen-Orient. De plus, la crise économique que le monde traverse actuellement
n’est pas de nature à favoriser une escalade militaire dont les retombées
économiques seront catastrophiques, notamment dans le domaine du pétrole.
Même si la politique étrangère américaine a souvent été dictée par les
intérêts d’Israël[16], il semblerait qu’une vraie divergence oppose les
Etats-Unis à Israël sur la question de l’éventualité d’une attaque
militaire contre l’Iran.

En outre, et même si l’ensemble des infrastructures militaires de l’Iran
risquent d’être détruites dès les premiers jours de l’attaque, le régime
iranien conservera des moyens de représailles sérieux pour frapper les
intérêts israéliens, américains et occidentaux en Irak, au Liban et dans le
Golfe. C’est sûrement pour ces raisons que l’administration Bush avait
refusé de donner son feu vert à Israël, en mai 2008, pour lancer une attaque
contre les installations nucléaires iraniennes[17]. Et c’est certainement
pour ces même raisons que Barack Obama a pris soin de revenir sur les
déclarations de son vice-président qui sonnait en Israël comme un véritable
laisser faire quant à une future attaque contre l’Iran.

Quoiqu’il en soit, le Moyen-Orient fait aujourd’hui face à un équilibre
de la terreur où des alliances nouvelles se font jour. Dans un contexte où le
temps ne joue pas en faveur de la paix, la conjugaison de rivalités politiques
tendues, d’intérêts stratégiques majeurs et de querelles religieuses
manipulées risquent de déclencher un cataclysme terrible dans un Moyen-Orient
que la violence semble ne jamais vouloir quitter.


[1] La place et l’aura dont bénéficie aujourd’hui le Hezbollah au Liban
et au-delà, dans tout le monde arabe, doit beaucoup à l’Iran. Et chacun sait
que la “victoire“ du Hezbollah contre l’armée israélienne en juin 2006
est aussi une victoire iranienne.

[2] En témoigne la récente installation de la base militaire française à
Abu Dhabi. L’accord conclu entre la France et les Emirats Arabes Unis prévoit
même la possibilité d’utiliser la dissuasion nucléaire française en cas de
conflit avec l’Iran ! Cf. Le nucléaire français contre l’Iran, blog
d’Alain Gresh, 17 juin 2009.

[3] Ainsi de la fameuse théorie de wilâyat al-faqih – opinion selon
laquelle le pouvoir politique doit incomber aux religieux.

[4] Cf. Le Monde des religions N° 31- Septembre, Octobre 2008. Le thème
principal de ce numéro portait sur l’opposition Sunnite-Chiite dans le monde
musulman.

[5] Cité in Sunnites, chiites, pourquoi ils s’entretuent, Martin Gozlan,
Seuil, mars 2008, p. 136. Après un pèlerinage à Jamkaran, l’un des
mausolées les plus vénérés du chiisme, Ahmadinejad avait également eu ses
mots : « La principale mission pour la révolution, c’est de préparer le
chemin pour la résurrection de l’Imam caché ».

[6] Cf. Le croissant et le chaos, Olivier Roy, Hachette Littératures, 2007.

[7] Il n’existe pas de relations diplomatiques officielles entre l’Irak et
l’Arabie Saoudite. Les deux pays entretiennent des relations tendues depuis la
chute du régime de Saddam Hussein. Le royaume saoudien se méfie du
gouvernement en place à Bagdad car issu de la majorité chiite du pays. Pendant
les affrontements intercommunautaires qui ont déchiré l’Irak en 2005-2007,
le ministre de l’Intérieur irakien, le très controversé Bayan Jaber Solagh,
avait traité le ministre saoudien des Affaires étrangères de « misérable
Bédouin sur son chameau » parce que ce dernier s’inquiétait alors de la
multiplication de meurtres de sunnites en territoire irakien…Sur la
responsabilité et le rôle de Bayan Jaber Solagh dans les tueries qui ont
ensanglanté l’Irak, cf. le débat très agité de l’émission Al Itijah Al
Mou’akass de la chaîne Al Jazeera du 6 février 2007.

[8]. Du Maroc aux pays du Golfe, tout un discours religieux a désigné le
chiite comme l’ennemi intérieur à combattre. Certaines autorités
religieuses, utilisant notamment le canal des nombreuses chaînes satellitaires
qui ont récemment émergé dans le monde arabe, ont produit un discours
excommuniant le chiisme de l’islam proprement dit. Parmi les Cheikhs connus et
réputés, on peut ainsi citer les cas des égyptiens Abou Ishaq Al Howeini et
Mohamed Hasan. Ces deux prédicateurs vedettes de la chaîne égyptienne “Al
Nass“ se sont livrés, avec beaucoup d’autres, à des diatribes à
l’encontre des chiites hérétiques dont l’influence devait absolument être
stoppée. Reprenant les arguments d’oulémas saoudiens, Abou Ishaq Al Howeini
a été jusqu’à mettre dos à dos le Hezbollah et l’armée israélienne
lors de l’offensive de cette dernière au sud Liban à l’été 2006.

[9] Cette guerre civile a été le point culminant de ce clivage. A partir du
22 février 2006, jour de la destruction du « mausolée d’or » chiite de
Samarra, les affrontements intercommunautaires en Irak ont pris une tournure
radicale avec une explosion de haine entre les deux communautés qui se solda
par des dizaines de milliers de victimes. Une véritable épuration
confessionnelle a alors traversé l’Irak et elle a eu un retentissement
considérable dans le monde arabe. Cf. Gilles Kepel, Terreur et martyre, relever
le défi de la civilisation, Flammarion, Paris, 2008 ainsi que « La
Saint-Barthélemy en Irak », reportage de Patrice Claude, Le Monde, 1er avril
2006.

[10] Quitte à soutenir les groupes djihadistes en Irak contre les chiites
irakiens. En décembre 2006, une conférence de soutien aux Irakiens tenue à
Istanbul réunit uniquement des sunnites. Parmi eux, le cheikh saoudien Nasir
Bin Soulayman al-Umar a appelé les sunnites à s’unir contre les chiites. Et
en cas de conflit armé contre Téhéran,, nul doute que la monarchie saoudienne
aura l’appui de tout l’establishment religieux du royaume au premier rang
desquels le Corps des grands oulémas (Hay’at kibar al ‘ulamas) lequel
considère le chiisme comme une hérésie condamnable et dangereuse.

[11] Cf. Olivier Roy op.cit.

[12] « L’identité chiite, telle qu’elle s’exprime dans l’Irak de
l’après-2003, se forge autour d’un sentiment d’injustice ». Cf. Fanny
Lafourcade, Le chaos irakien, 10 clés pour comprendre, La Découverte, Paris,
2007.

[13]Le fait que le plus grand rassemblement humain au Moyen-Orient se fasse
désormais à Kerbala et non à La Mecque a une portée symbolique très forte
et est révélateur de la nouvelle donne géopolitique dans la région. Cf. la
dépêche AFP suivante :
http://afp.google.com/article/ALeqM5j5cIe3K7hcmWa_MDl2lZXv-lqFvA

[14] Les discriminations dont sont victimes les chiites en Arabie Saoudite –
et dans d’autres pays du Golfe où vivent de fortes communautés chiites –
entraînent régulièrement des heurts avec les autorités. L’auteur de ces
lignes a pu constater combien ce clivage était prégnant notamment lors du
dernier pèlerinage à la Mecque et lors de la visite du cimetière Al Baqi’
de Médine. Régulièrement, des frictions apparaissent entre des pèlerins
chiites et les forces de police saoudienne. Le dernier en date, en février 2009
à Médine, a donné lieu à plusieurs manifestations et à des heurts entre
pèlerins chiites et fidèles sunnites. Cf.
http://observers.france24.com/fr/content/20090305-chiites-saoudiennes-cibles-police-religieuse-sunnite-muttawa-medine-pelerinage.


[15] Cf. Fanny Lafourcade. op. cit

[16] Cf. notamment John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, Le lobby
pro-israélien et la politique étrangère américaine, La Découverte, 2009.

[17] Cf. « Israël aurait voulu bombarder les installations nucléaires
iraniennes en mai », Le Monde, 26 septembre 2008 et « Washington se serait
opposé à un raid israélien en Iran », Le Monde, 13 janvier 2009.


Mardi 24 Août 2010
http://www.alterinfo.net/Pourquoi-Israel-et-l-Arabie-Saoudite-s-allieront-pour-attaquer-l-Iran_a49327.html

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Published by Eva R-sistons - dans Luttes d'influences
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