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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 01:38

Cinema Al-Saraya screening ARNA'S CHILDREN in memory of Juliano Mer Khamis

 

 

Quand Israël assassine le Théâtre de la Liberté

 

Les enfants d'Arna : Un des plus beaux documents jamais réalisés, diffusé par Arte voici quelques années alors que la Chaîne se permettait quelques libertés : Une Israélienne ne se résigne pas à voir son pays bafouer tous les droits. Agée, atteinte d'un cancer, elle continue inlassablement le combat pour que les droits des Palestiniens soient respectés. Arna a un fils, qui anime un Théâtre à Jénine, avec des jeunes désépérés de voir la situation se dégrader sans cesse. Jénine est attaquée par Tsahal ; sans témoins, c'est une boucherie. Plusieurs des acteurs du théâtre seront tués. Arna est emportée par son cancer. Le fils, Juliano, continue à se battre pour la dignité des Palestiniens, leur donner un dérivatif, un but, une espérance... Puis il est assassiné. Froidement !

 

Le Théâtre est un instrument de paix, de liberté, mais Israël ne respecte rien, surtout pas la Liberté et la Paix. Les voix d'émancipation doivent se taire, de gré ou de force. Soyons persuadés que c'est Israël qui s'est débarrassé du jeune directeur juif du Théâtre de Jénine, trop dérangeant. Les persécutions continuent, l'Etat voyou se croit tout permis.

 

Jusqu'à quand ?

 

Notre passivité est criminelle...

 

Chantal Dupille.

 

Israël : Démocratie, ou Etat criminel ?

 

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Juliano Mer Khamis in the midst of his students, ActiveStills/Keren Manor

 

 

Les enfants d'Arna

Les enfants d'Arna

Enfants, ils étaient les acteurs prometteurs de la troupe théâtrale que Juliano Mer Khamis avait fondée avec sa mère Arna dans les années 80, dans le camp de réfugiés de Jenine. Il avait tourné les répétitions et les représentations. Retour sur le lieu 2002.

 

http://www.vodeo.tv/realisateur/documentaire_juliano-mer-khamis

 

Le prix de la liberté - Pour la libération de Nabil Al-Raee et Zakaria Zubeidi

Lisa El Ghaoui

D’abord l’assassinat du fondateur du Freedom Theatre, Juliano Mer Khamis, il y a un an, puis l’arrestation, il y a quelques jours, de son directeur artistique Nabil Al-Raee...



Le Freedom Theatre (Théâtre de la Liberté) a été fondé en 2006 par Juliano Mer Khamis, à Jénine, en Cisjordanie, dans le prolongement du travail effectué par sa mère Arna Mer, qui a aidé, tout au long de sa vie, les jeunes à canaliser et évacuer peurs et traumatismes liés à l’occupation israélienne mais aussi aux restrictions imposées par la société palestinienne traditionnelle, à travers l’expressivité corporelle et l’art dramatique. Ce théâtre offre la possibilité aux jeunes qui vivent dans des zones démunies comme le camp des réfugiés palestiniens de Jénine, d’exprimer leurs angoisses et leurs rêves de liberté à travers le corps et la voix et non la violence ou les armes, en utilisant ainsi le théâtre dans sa plus noble fonction, celle pédagogique et civile.


Juliano Mer Khamis a été froidement abattu, le 4 avril 2011, devant son théâtre. Ce crime n’a, à ce jour, toujours pas été élucidé. Depuis, la troupe n’a cessé d’être inquiétée. Une série de personnes liées au Freedom Theatre ont été arrêtées au cours de l’année écoulée. Parmi elles, un acteur principal âgé de 20 ans, membre du comité de direction du théâtre, et différents membres de l’équipe, comme Zakaria Zubeidi.


Le 6 juin 2012, à trois heures du matin, Nabil Al-Raee, directeur artistique et metteur en scène du Théâtre, a été arraché à sa famille et emmené sans explications par des soldats israéliens. Son épouse Micaela Miranda a appris le lendemain qu’il était retenu au centre de détention de Jalameh, au Nord de Jénine, sans chef d’accusation et sans possibilité de rencontrer un avocat.


L’armée israélienne a confirmé l’arrestation de Al-Raee, déclarant à l’agence France-Presse qu’il « avait été arrêté de nuit à Jénine parce que suspecté d’implication dans une activité illégale ». Aucun détail n’a été fourni. Les autorités israéliennes ont d’abord affirmé que les arrestations étaient liées à l’enquête en cours sur l’assassinat de Juliano Mer-Khamis, mais, selon le directeur général du Théâtre, Jonathan Stanczak, puisque les employés du Théâtre ont toujours coopéré avec les enquêteurs sur la mort de Mer-Khamis, les arrestations peuvent être vues comme faisant partie d’une campagne d’intimidation censée décourager les gens de se joindre à eux.


« Nous avons été très clairs sur le fait que nous voulons participer et contribuer à toute investigation concernant le meurtre de Juliano, mais nous nous opposons fermement aux moyens et méthodes qu’ils utilisent pour mener ces interrogatoires » déclare Stanczak (...) « Chacun s’est exécuté et a respecté les convocations pour contribuer à toute information possible y compris Nabil et Micaela. Pourquoi, puisque ces gens sont venus il y a juste trois semaines et ont répondu à toutes les questions possibles, viennent-ils maintenant à la maison de Nabil, devant sa famille, pour l’emmener de chez lui ? » demande Stanczak. ( cf : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=12298, article de Jillian Kestler-D’Amours)


J’ai connu Nabil en juillet 2011, à l’occasion des 23e Rencontres du Jeune Théâtre Européen de Grenoble, organisées par le Créarc où il était venu présenter son spectacle. Je revois encore les regards des jeunes de sa troupe, profondément perturbés par la mort de leur directeur Juliano Mer-Khamis, des regards à la fois terriblement durs et doux, joyeux et épeurés, mais si désireux de partager et de témoigner. Leur spectacle très physique, « Sho Kman » (http://www.youtube.com/watch?v=htb8vX1p6l8), qui dénonçait la violence et la répression sous toutes ses formes, a été un véritable choc émotionnel pour l’extrême générosité et vitalité désespérée qui émanaient de chaque action sur scène.


Ces jeunes se retrouvent aujourd’hui sans directeur artistique, mais continuent à travailler sans relâche pour rester fidèles aux valeurs qui leur ont été inculquées par Juliano puis Nabil.


Deux pétitions et une page de soutien ont été mises en ligne pour que Nabil Al-Raee et Zacaria Zubeidi soient libérés, pour qu’ils aient la possibilité de parler à leur avocat, d’entrer en contact avec leurs proches, pour que leur famille et amis sachent qu’ils ne sont pas seuls mais soutenus par de nombreuses personnes (jeunes, artistes, enseignants, parlementaires...) qui se mobilisent un peu partout dans le monde pour leur cause, et surtout pour que la liberté d’expression et les droits de l’homme soient respectés.


Merci de votre aide et de diffuser au plus grand nombre les pétitions.


Lisa El Ghaoui

Maître de conférence et enseignante de théâtre à l'Université Stendhal de Grenoble - Membre du Créarc

Voici les liens.


La page Facebook de soutien : https://www.facebook.com/FreedomForNabilAndZakaria

Les deux pétitions en ligne :

http://www.avaaz.org/po/petition/Libertacao_imediata_de_Nabi...

http://www.firmiamo.it/liberiamo-nabil-e-zakaria-freedom-for...

( une italienne et une portugaise, mais très simples à remplir)

URL de cet article 16985
http://www.legrandsoir.info/le-prix-de-la-liberte-pour-la-liberation-de-nabil-al-raee-et-zakaria-zubeidi.html
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LES ENFANTS D'ARNA

Juliano MER KHAMIS - documentaire Palestine 2004 1h24mn VOSTF - Meilleur documentaire : Tribeca Films Festival (USA) • Meilleur premier film : Festival Hot doc films Canada • Meilleur premier film : one world film Festival Rép. Tchèque • Meilleur documentaire : Dutch academy Award.

 

LES ENFANTS D'ARNAArna est une femme extraordinaire et on la voit dès le début du film, criant à des Palestiniens en voiture qu'ils peuvent franchir un barrage militaire israélien tout proche, sa tête sans cheveux à cause d'une chimio, couverte d'un keffieh. Arna est juive, née dans une famille sioniste elle a servi en 1948 dans la Palmach (unité de combat de choc de la Hagana). Elle est devenue membre du Parti Communiste et s'est mariée à un Palestinien. Durant la première intifada, Arna s'est rendue à Jénine et a établi un système d'éducation alternative après que les forces d'occupation aient fermé les écoles. On la voit mettre en place un groupe de théâtre avec les enfants de Jénine, les aidants à exprimer leur colère, leur amertume leur peur. Le réalisateur qui filme n'est pas neutre, c'est son fils. Lui même animateur du théâtre, il a de toute évidence établi des relations d'une extraordinaire chaleur avec les gamins. Le film se fera sur plusieurs années et ces gamins turbulents et formidablement attachants, on les retrouve tout au long du film.

Enfants, ils étaient les acteurs prometteurs de la troupe fondée par Arna dans les années 80 et Juliano Mer Khamis est retourné à Jénine en avril 2002 pour comprendre ce qu'étaient devenus les enfants qu'il avait connus. Youssef a commis un attentat-suicide en 2001, Ashraf a été abattu par l'armée israélienne en 2002. Alla commandait un groupe de combattants résistants jusqu'à sa mort, en 2003… il ne reste plus que Zakaria désormais…
Jule, comme ils l'appellent, en retournant sur ces années passées à Jénine essaie de comprendre les choix faits par ces gamins que sa mère et lui ont tant aimé, qui le leur rendait bien et avec qui ils ont travaillé si longtemps. Huit ans se sont écoulées depuis la fermeture du théâtre et la vie semble figée et l'image de la jeunesse des gamins se mêle à leur image de jeunes adultes. Alternant passé et présent, le film révèle la tragédie de vies brisées et on mesure la monstrueuse absurdité de cet immense gâchis.

Merci au Collectif Jaffa Toulouse et à l'UJFP pour nous avoir fait découvrir ce film magnifique et le boulot formidable du Théâtre de la Liberté de Jénine… qui continue sous la direction de Julio Mer Khamis et tous seront en avril dans le coin pour une collaboration avec le collège Bellefontaine de Toulouse (on en reparlera).

Le film est disponible en DVD... on en commande toute de suite une brassée pour vous, mais si vous êtes très pressés vous pouvez aussi le commander directement : boutique.momento-production.com ou à L'harmattan.

 

http://www.cinemas-utopia.org/toulouse/index.php?id=504&mode=film

 

 

 


 

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Il y a 6 épisodes, par ex  :

 

 

Par Tics
117 349 vues.
Palestine,les enfants d'Arna Juliano 6/6  
10:30

Palestine,les enfants d'Arna Juliano 6/6

Par abell95 888 vues
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On peut louer : 48 h,  2 euros 99

 

Site Web pour cette image

... acteurs prometteurs de la troupe théâtrale que Juliano Mer Khamis avait ...

myskreen.com

 

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Un rapport accablant pour israel sur la torture des enfants palestiniens

mercredi 27 juin 2012

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C’est le ministère des Affaires étrangères britannique qui vient de sortir un rapport explosif sur la manière dont lsraël maltraite les enfants palestiniens, après enquête menée par une délégation de 9 avocats britanniques respectés.

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A partir de l’âge de 12 ans, chaines en fer aux pieds, yeux bandés, mains ligotés dans le dos tirés de leurs lits en pleine nuit et jetés dans des véhicules militaires où ils ont maintenus à plat ventre, les enfants palestiniens de Cisjordanie subissent de véritables tortures, affirme le premier rapport de ce genre.

lntitulé "Enfants en détention militaire", ce rapport raconte comment ces enfants subissent également l’isolement dans des cellules de prison, sans quasiment aucun accès à leurs parents. "En détention, ils sont privés de sommeil, et maltraités verbalement et physiquement, contraints de signer des aveux qu’ils ne peuvent même pas lire", rapportent les 9 avocats britanniques.

Leur équipe, dirigée par Sir Stephen Sedley, ancien juge à la Cour d’Appel, rapporte que "tous les enfants palestiniens sont traités comme des terroristes potentiels" et qu’lsraël viole sans cesse la Convention des Nations Unies sur les Droits de l’Enfant" qui interdit les traitement cruels, inhumains et dégradants.

"Quelle ne fut pas notre choc d’assister à une audition préliminaire dans un tribunal militaire israélien, où un très jeune enfant fut amené revêtu d’un uniforme marron et enchaîné aux pieds", raconte Me Greg Davies.

Le gouvernement britannique, interrogé par la presse à l’occasion de la sortie de ce rapport, a fait savoir qu’il compte bien ne pas s’en tenir là et qu’lsraël va devoir changer ces méthodes.

"Nous sommes préoccupés depuis un moment par ce problème et c’est pourquoi nous avons commandé et financé un rapport indépendant", a fait savoir le porte-parole du gouvernement. (articles du Guardian et The lndependent)

Le rapport pointe en outre la différence de traitement et de règles concernant les enfants selon qu’ils sont israéliens ou palestiniens.

Les enfants israéliens doivent avoir accès à un avocat dans les 48 H et ne peuvent pas être emprisonnés avant l’âge de 14 ans, tandis que les enfants palestiniens peuvent être incarcérés dès l’âge de 12 ans et détenus 3 mois sans aucune représentation légale.

Entre 500 et 700 enfants palestiniens sont emprisonnés chaque année en israël.

Quant aux améliorations prétendument apportées récemment par lsraël à cette situation, "elles sont plus réthoriques que réelles", ont estimé les rapporteurs.

Le porte-parole de l’ambassade d’lsrael à Londres, Amir Ofek, n’a rien trouvé de mieux à répondre sur ce sujet que "C’est la faute de l’Autorité palestinienne qui n’est pas capable d’empêcher ces enfants de commettre des délits, ce qui nous oblige à agir de la sorte".

Pour prendre connaissance du rapport dans son intégralité (en anglais) :

 

http://www.childreninmilitarycustod...

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article7427

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