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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 02:59

 

 

Et voilà ! Au lieu de taper du poing sur la table et maintenir la pression, les syndicats temporisent et nous annoncent une nouvelle promenade digestive… pour le 23 septembre. La réforme du gouvernement va donc passer sans encombre.

Scandaleux ! Lamentables ! Indignes ! Illégitimes !
Mais qui sont donc ces gens, prétendument censés défendre les intérêts des travailleurs et qui, à force d'atermoiements, s'aplatissent et collaborent avec ce gouvernement ? Quels intérêts défendent-ils en vérité ? A l'instar de nos politiciens, où est passé leur courage ? Quelle éthique collective du courage nous transmettent-ils ? Aucune !

Mieux que je ne l'exprimerais moi-même, voici un extrait du billet publié ce matin par le blogueur Philippe Sage, que je vous invite à lire en entier :

« Alors ainsi, "camarade", tu crois vraiment qu’en marchant dans les rues armé de quelques banderoles et slogans, tu vas faire plier le gouvernement ? Non mais tu plaisantes ? Automne 1995, t’en souvient-il, c’était quand même autre chose, ç’avait de la gueule, bon sang ! Le message était clair, il disait : non, non et NON ! Trois semaines et demi de grèves, de manifs, avec paralysie partielle de l’économie : pas de train, pas de métro. Gros ramdam, itou, à La Poste, dans l’Education Nationale, chez France Télécom, et même au fisc ! Du 24 novembre au 14 décembre 1995, n’ont rien lâché, ça n’a pas débandé, et résultat : le 15 décembre le gouvernement Juppé battait en "retraite". Gagné !
Mais là, c’est de la roupie de sansonnet ! C’est de l’ordre du carnaval ! T’auras que dalle avec tes journées à la petite semaine. Et qu’on ne vienne pas me dire que paralyser un pays c’est de la dictature, de la "prise d’otage" et tout le tralala à Pernaut ! Foutaises ! Car c’est oublier, justement et encore, cet automne 1995 où dans une "France paralysée", les salariés se parlaient à nouveau et s’entraidaient.

[...] Jean-foutre, va ! … Imposteurs  et compagnie ! … Continuez comme ça, avec vos défilés-promenades, votre carnaval, votre "service minimum", vos grève(tte)s - non reconductibles - dont réellement personne ne s’aperçoit tant elles sont vaines, sans espoirs, sans éclats ni panache. Mais ne venez pas nous dire, demain, que nous aurions gagné sur je ne sais quel point, je ne sais quelle pénibilité, ah non ! Ne venez surtout pas nous dire que youpi, on a vaincu ! Y’a quand même des limites, présumés "camarades", au foutage de gueule ! »

TRAHISON

Il l'a sentie venir, Philippe Sage, alors qu'il rédigeait son texte sans connaître encore le résultat des tergiversations syndicales de cet après-midi... Car, réunis depuis 15 heures au siège de la CGT à Montreuil, six organisations sur huit (CGT, CFDT, CFTC, CFE/CGC, FSU et Unsa) ont décidé, vers 18 heures, d'une nouvelle «journée de grèves et de manifestations»… le 23 septembre. Or, c'est le 15 que le vote en première lecture aura lieu à l'Assemblée nationale. C'est donc d'ici le 15 septembre qu'il faut poursuivre sans mollir, accentuer la mobilisation !

Mais ces frileux imposteurs se contentent d'appeler «à faire du mercredi 15 septembre, jour du vote par les députés du projet de loi, une journée forte d'initiatives et d'interpellations des députés, des membres du gouvernement et du président de la République dans les départements et les circonscriptions». C'est tout. De grève générale, de rapport de force à activer, de bras de fer pour l'avenir, il n'est nullement question. Que de la courte vue.

Et les députés, même interpellés massivement, voteront le texte puisque ceux de droite sont majoritaires et fidèles à Sarkozy. Le 15 septembre, l'affaire sera à moitié entendue. Alors, appeler à faire grève et manifester le 23... c'est une plaisanterie, ou quoi ?

A son tour, à partir du 5 octobre, le Sénat examinera le texte en seconde lecture pour un vote définitif quelques semaines après. Nos sénateurs, eux aussi majoritairement de droite et qui ne seront nullement intimidés par la rue, vont s'exécuter. En novembre — adieu veaux, vaches, cochons —, l'affaire sera pliée.

Le gouvernement joue avec les syndicats, qu'il méprise. On comprend pourquoi.
Ou plutôt non : le gouvernement méprise le peuple qui l'a malheureusement élu, et jouit d'avoir des collaborateurs aussi improbables. Syndicats et politiques ont fini par se ressembler : Peu importe d'avoir des couilles tant qu'on a le pouvoir, telle est leur devise.

SH

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15701

 

 

Commentaires:

 

A quoi servent les syndicats les plus gros? A faire croire aux salariés qu'en faisant une grève par-ci, par-là ils vont gagner leurs revendications, mais non ils vont perdre leur pouvoir d'achat qui a déjà diminué, et ne referont pas grève surtout 15 jours après!

Voilà comment les syndicats (7% des salariés) manipulent le peuple en réduisant une contestation forte à plus rien.

Il fallait organiser des manifestations le samedi, pas de perte de salaire, moins d'achats aux hypers, et les salariés du privés peuvent aussi aller manifester, on répète cela chaque samedi: intenable longtemps pour le gouvernement, mais ça, la cgt ou cfdt cgc et autres soumis ne vous le proposeront jamais!

 

 

Les manifs le samedi ne serviront à rien.

Tant que le patronat ne perd pas de fric, ça ne sert à rien.

Le seul moyen c'est de bloquer l'économie par une grève générale.

Quand les patrons perdront du pognon, ils diront à leur laquais Sarkozy de céder.

 

 

roland a écrit:

Les manifs le samedi ne serviront à rien.

Tant que le patronat ne perd pas de fric, ça ne sert à rien.

Le seul moyen c'est de bloquer l'économie par une grève générale.

Quand les patrons perdront du pognon, ils diront à leur laquais Sarkozy de céder.

Pourquoi les principaux syndicats ont-ils décidé avec l'Etat que les manifestation n'auront lieu que les jeudi (parfois mardi), c'est justement parce que l'Etat ne veut pas de grosses manifestations le samedi, car c'est le plus gros jour de consommation en terme de chiffre d'affaire. La croissance française est principalement basée sur le consommation des ménages, mais ce n'est pas la seule raison, ils craignent surtout un bien plus grand nombre de manifestants, car il n'y a pas de perte de salaires.

Pousser les salariés à des actions qu'ils ne pourront pas tenir bien longtemps, c'est faire le lit du patronat, qui a beau jeu de dire que les mouvement s'essouflent avec le temps. Les ménages sont endettés et ils ne peuvent tenir bien longtemps une grève illimitée, le patronat qui gère leurs comptes en banques et leurs encours le sait parfaitement.

Puis, je rappelle que la France vote principalement à droite ou libéral, les ouvriers sont devenus des employés, ils sont tous ferrés par des crédits et maintenant des abonnements, ce qui est en matière sociale un frein à la lutte sociale, la France n'est plus qu'un pays de moutons avec la corde au coup!

Ne comptes donc pas sur une grève générale, il faudrait pour cela qu'ils n'aient au moins plus rien à bouffer, ou qu'on leur enlève leur boulot, là ils seraient motivés

 

 

 

A chaque grande manif, le MEDEF casse sa caisse secrète pour arroser les leaders syndicaux, achetant ainsi leurs votes lors des futures réunions.

C'est officiel, personne n'a été condamné ni même calomnié ni même lynché, et le syndicalisme reste le dernier rempart théorique face au fascisme entreprenarial.

 

 

 

 

 

 


 


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