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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 08:00

 

refugies-climatiques3

http://www.blog.terracites.fr/eco-refugies-lexil-ignore-des-victimes-climatiques/

 

Si vous constatez un bug à l´affichage de certains caractères de ce texte, je vous invite à utiliser ce lien pour le lire et le copier-coller sur vos sites et blogs :

http://www.theuprightone.com/Tarrier/terrepatrie_001.html

Consultez aussi :

 http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1820&PHPSESSID=b629320d7a3c593bc349d0203dbce429

  

 

QUEL STATUT POUR LES RÉFUGIÉS

DE L´ENVIRONNEMENT ?

 

Les réfugiés écologiques, environnementaux et climatiques, dits aussi écoréfugiés, ne sont déjà plus une catégorie naissante puisque 20 millions de personnes selon l´ONU, et 163 millions selon l´organisation humanitaire britannique Christian Aid, ont déjà du se déplacer ou être déplacées pour des raisons environnementales.

 

L´effectif ne fera que croitre : ce sont au moins un milliard de personnes qui devraient migrer de par le monde pour des raisons environnementales d´ici 2050. Il s´agit de groupes d´agriculteurs, d´éleveurs ou de pêcheurs, voire des chasseurs-cueilleurs contraints à se déplacer définitivement à cause de la dégradation d´un environnement devenu hostile à la survie et impropre à fournir des ressources fondamentales. Ils sont victimes de la désertification, de l´érosion, de la baisse des nappes phréatiques, de la salinisation, de la déforestation et plus généralement du réchauffement climatique. D´ici la fin de ce siècle, certaines populations des littoraux et des basses vallées seront aussi victime de la montée des océans et des eaux.

 

Ces orphelins des terres occises seront évidemment de plus en plus nombreux et des gesticulations à relent d´identité nationale telles que celles du sarkozysme nauséeux seront bientôt vaines et pathétiques face aux arrivées surnuméraires.

 

Ces anciens cultivateurs vivriers et leurs familles, devenus réfugiés climatiques, sont tous originaires du tiers monde et ne portent aucune responsabilité dans ce qui leur arrive. Les dérèglements qu´ils subissent ont pour origine les émissions des pays du premier monde, ainsi que la gestion erronée et l´inconduite de l´agronomie néocoloniale quand il ne s´agit pas simplement d´expropriations forcées. Il faut aussi prendre en compte les incommensurables appropriations de ressources naturelles et minières commises par les colonisateurs depuis cinq siècles, lesquelles ont fragilisé et appauvri les pays du Sud.

 

L´engagement d´une enveloppe annuelle de 100 milliards de dollars promise à Copenhague par les Nord-Américains en guise de fonds vert pour l´aide à la réduction d'émissions des pays en développement avant 2020 ne correspond qu´à un effet d´annonce puisqu´« il s'agira de fonds publics comme privés, avec des financements innovants, dont les mécanismes doivent être élaborés afin d'atteindre l'objectif de 100 milliards de dollars annuels », avait déclaré Mme Clinton. Même chose pour le contentieux climatique européen proposé à court terme et dont les pays du Sud ne sont pas prêts de voir venir les 30 milliards. L'essentiel des sommes faramineuses proclamées par les patrons du Monde au profit des pays défavorisés correspond à un argent qui physiquement n'existe jamais. Dans les cas rarissimes où quelques sommes sont versées, elles ne sont jamais redistribuées aux populations locales et restent dans les poches des gouvernants des dits pays, hyper corrompus pour la plupart. Et d'habiles transferts de technologies toujours favorables à des malversations souterraines soldent les comptes. Dans ce contexte, il appert pour le moins qu´on n´ose plus parler de l´inique dette extérieure de ces pays insolvables par faute de développement.

 

Sans statut au royaume des sans-papiers 

 

Le terme de réfugié renvoie à une catégorie très particulière de migrants que le droit international a définis par la Convention de Genève de 1951. Ne sont concernés que les personnes victimes de violation des droits de l´homme (notion d´ailleurs assez vague et subjective), de violences politiques et d´exclusions ethniques ou religieuses, toutes catégories liées à l´appartenance d´une nationalité.

 

Comme dans les années 1950 nous pensions pouvoir faire reverdir les déserts, les atteintes au bioclimat et à l´intégrité des sols et des écosystèmes ne pouvaient figurer. Maintenant que nous savons que nous allons désertifier la Terre entière, il convient donc de revoir ces notions juridiques, de les actualiser en les arrimant aux nouvelles et sombres réalités afin que ces centaines de milliers de gens puissent être accueillis chez ceux qui leur ont dérobé leur climat, leurs pluies, leurs rivières, leur végétation, leurs terres arables.

 

La définition du statut de migrant écologique est facile à établir et à certifier. Elle devra permettre de trouver asile dans un pays nanti de la communauté internationale où les citoyens n´ont plus qu´à se pousser pour faire de la place, et si possible en faisant moins de petits, puisque nous sommes tous dans une merde noire.

 

On imagine comment le monde occidental va redoubler de mauvaise foi pour limiter le champ d´application d´une telle extension d´hospitalité. « Vos anciens colons, voire génocidaires, ne peuvent accueillir toute la misère du Monde », proclamera un « socialiste » d´après-demain.

 

En Belgique, en 2006, Philippe Mahoux a déposé au Sénat une Proposition de résolution visant à la reconnaissance dans les conventions internationales du statut de réfugié environnemental.

 

Ce qui est pris n´est plus à prendre. La France refoule aux frontières mais Areva, Total & Co ne se gênent pas pour prospecter et extirper en terres malheureuses.

 

Candidats à l´exil climatique : 

http://www.youtube.com/watch?v=8Xe4dEcJgXg

   

 


 

Michel Tarrier 

Écologue, écosophe

http://www.amazon.fr/Dictature-verte-Tarrier-Michel/dp/2812701404 

http://www.amazon.fr/Nous-Peuple-dernier-Survivre-bient%C3%B4t/dp/2296105629/

http://fr-fr.facebook.com/profile.php?id=100000511504781 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Tarrier

 

 

 

Comprendre un phénomène peu connu et peu reconnu

 

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refugies-climatiques3Réfugiés climatiques, réfugiés environnementaux, eco-réfugiés… autant de termes pour parler d’un même et unique drame. Les éco-réfugiés sont des personnes contraintes à migrer à cause de changements climatiques (réchauffement climatique, érosion des sols, …) ou biogéographiques de leur région (désertification , déforestation, …). L’organisation internationale des migrations a donné cette définition des migrants environnementaux : « personnes qui pour des raisons contraignantes de changement soudain ou progressif de l’environnement (…) sont obligées de quitter leur résidence habituelle ».

Retour sur un phénomène inquiétant…

 

 

 

Etat des lieux: Que savons-nous réellement ?

 

Une étude publiée par l’ONU prévoit que 50 millions de personnes pourraient devenir « des réfugiés climatiques » d’ici 2010. La plupart des éco-réfugiés sont originaires du Sahel (pénurie d’eau), des iles de l’océan indien, du Bangladesh (élévation du niveau de la mer), des victimes de l’ouragan Katrina en Nouvelle-Orléans (USA), en Chine (barrage), au Népal (fonte des glaciers). Ainsi que dans l’Alberta (Canada) où les compagnies pétrolières et gazières contraignent les derniers fermiers à plier bagages pour cause de forage. Qui a entendu parler des 110 000 personnes évacués à Tchernobyl (accident nucléaire) ? Les trois pays les plus menacés actuellement sont le Mali, la Colombie, et la Birmanie.

 

 

 

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Commençons par repenser notre modèle économique..

 

Les multinationales dans leur course effrénée aux profits ont une responsabilité énorme dans l’épuisement des ressources naturelles, la détérioration de l’environnement ainsi que dans la pollution. En fait ce que nous ne comprenons pas c’est que l’industrialisation à tout va, l’agriculture intensive avec ses pesticides sont au seul bénéfice des multinationales et non des peuples. En effet cet hydre a six tètes (multinationales de chimie, agro-alimentaires, pharmaceutiques, pétrolières, industrielles, nucléaires) a un appétit insatiable. Il faut repenser notre modèle économique et placer l’Homme au centre, revenir aux choses essentielles, ce dont nous avons besoin vient de la terre pas du papier argent, notre bonheur n’est pas dans la consommation et l’accumulation de faux besoins, il est dans notre rapport aux autres et dans l’harmonie que nous avons avec notre environnement. Il faut arrêter la politique irresponsable du FMI et la politique ultralibérale de l’OMC ; l’hydre responsable de la déforestation en Amazonie est le même qui chasse de leurs terres les derniers fermiers de l’Alberta (Canada), qui assoiffe les populations du <sahel et détruit l’habitat des bengalais"

 

 

 

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.... pour devenir réellement des écocitoyens du monde

 

Modifions nos habitudes de consommation et devenons des éco-citoyens du monde en devenant acteurs de nos vies. Développons de nouvelles solidarités internationales en faisant émerger la bienfaisance et l’empathie qui se trouvent dans le cœur de chacun d’entre nous. Enfin militons pour une convention relative au statut et aux droits des « migrants écologiques », en réparation pour le déracinement et la détresse que nos modes de vie égoïstes leurs ont causés.

 

 

 

http://www.blog.terracites.fr/eco-refugies-lexil-ignore-des-victimes-climatiques/

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Published by Eva R-sistons - dans Populations sinistrées
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