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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 05:40
 
Une grosse femme ,énorme est assise sur le batiment de la Bourse à Paris : une piece d'or lui sert d'aureole : dessin d' Em Barcet

http://www.assietteaubeurre.org/bourse/bourse_f1.htm

 

Au milieu des années 80, lorsque la réforme des marchés financiers a été mise en place, l’objectif était de permettre aux entreprises de se financer directement (sans l’intermédiaire des banques) et aux épargnants de faire fructifier leur capital. Dans quelle mesure la mise en place de marchés financiers a-t-elle permis de constituer une « classe de rentiers » ? Qui sont les rentiers de la bourse aujourd’hui ?

Le mythe du particulier, passant une partie de sa journée devant Bloomberg TV et devant son écran d’ordinateur pour « boursicoter » est peut-être en train de disparaître. En effet, la morosité sur les marchés financiers est telle ces derniers mois que les perspectives de gains pour les particuliers semblent se réduire. Peut être vaut-il même mieux, si l’on souhaite vivre de ses rentes, acheter des forêts ou des bâtiments.

Il semble difficile pour les petits actionnaires de créer de la valeur, notamment en France. Souvent, les mises sur le marché des nouvelles actions ont été effectuées lorsque il était au plus haut (Thomson, Vinci, EDF, etc.) et les mauvaises « affaires » ont été légion : Eurotunnel, Alcatel, Natixis.

Certains petits actionnaires, par ingéniosité, réactivité ou connaissance des marchés, parviennent certainement à vivre de leurs rentes. Mais les vrais rentiers de la bourse sont sans doute les grands actionnaires et les cadres dirigeants, par le biais des stocks options.

Ces dernières sont peu imposables (au grand dam de feu le président de la Cour des comptes, Philippe Séguin) et lorsque les dividendes sont encaissées par une holding, comme c’est le cas pour Liliane Bettencourt, le taux d’imposition se réduit. Il est à noter que l’héritière de L’Oréal a touché 280 millions d’euros de dividendes en 2009, pour un taux d’imposition de 6 %. (1)

Il semble donc difficile pour le citoyen moyen, qui dispose d’un petit pécule, de vivre aujourd’hui de rentes boursières, composées de plus-values et de dividendes, simplement parce que cela paraît trop risqué. Il est toujours possible de contracter des « plans d’épargne en actions » (PEA), où la banque vous assure votre mise de départ avec parfois un gain capé (c’est-à-dire que vous ne pouvez gagner plus qu’un certain pourcentage, généralement 8 ou 10%).

Certains économistes prévoient une baisse des prix de l’immobilier, du fait que les loyers augmentent beaucoup plus vite que les salaires. Or Keynes nous a prouvé que lorsque la spéculation sur l’immobilier est faible, c’est la spéculation sur les marchés financiers qui est au beau fixe.

Les prochaines années seraient donc prometteuses sur les marchés financiers, si bien que les particuliers pourraient (enfin ?) s’enrichir sur ces marchés, tout en finançant les investissements des grandes entreprises françaises...

Laurent Fassot – © Pampa Presse

(1) D’après Thomas Piketty, « Liliane Bettencourt paie-t-elle des impôts ? », Libération, 13 juillet 2010.

 

http://fr.biz.yahoo.com/02112010/395/qui-sont-les-rentiers-de-la-bourse.html

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Published by Eva R-sistons - dans Regard sur ...
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