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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 03:32

L'armée egyptienne côté peuple.jpg

http://creseveur.hautetfort.com/archive/2011/02/02/egypte-l-armee-soutient-la-revolution.html

Qui veut saboter la transition politique en Egypte ?
4 février 2011 - 21:33

4 février 2011 (Nouvelle Solidarité) — Lors d’une journée, qu’ils espèrent être la « journée du départ » du président Hosni Moubarak, des dizaines de milliers d’Egyptiens manifestent aujourd’hui leur vive opposition au régime du Raïs.


Cette journée sera décisive dans le bras de fer qui se joue sur place. Les missives opportunistes d’Obama, exigeant un changement « immédiat », repris en cœur par les Européens, ont aggravé la situation au lieu d’améliorer les chances d’une solution pacifique négociée.


Comme dans le cas du Soudan, on peut craindre que certaines forces impérialistes britanniques sautent sur l’occasion pour plonger leur ex-colonie, aujourd’hui le pays le plus peuplé du monde arabe, dans une guerre civile fratricide.


Alors que Moubarak avait fait savoir qu’il ne comptait pas se représenter, des manifestants dits « pro-Moubarak », en réalité des policiers en civil envoyés par des réseaux corrompus et internationaux, se sont livrés à des violences innommables contre les manifestants pacifiques. Le but de la manœuvre est de ruiner les chances fragiles d’un véritable dialogue entre le pouvoir et l’opposition égyptienne permettant une transition pacifique.


Dès le mardi 1er février, l’appel d’un groupe important de l’opposition, diffusé en masse, appelait à l’unité de la résistance et l’ouverture de négociations avec le vice-président Omar Souleiman et d’autres officiels du gouvernement. Alors que cet appel recevra un accueil positif, suite à une journée de violences sanguinaires à l’encontre des manifestants, le message devenait de plus en plus difficile à défendre.


Le groupe à l’origine de l’initiative émettait alors un nouvel appel pour : 1) une entente de l’opposition pour engager des discussions avec les représentants du nouveau gouvernement ; 2) la poursuite des manifestations, sous condition qu’elles soient organisées uniquement le vendredi, le jour de la prière, afin que le pays puisse se remettre au travail avant que les pénuries alimentaires et le manque de carburant ne le fassent sombrer dans le chaos.


Jeudi le 3 février, le premier ministre Ahmed Chafiq qualifia ces violences d’« erreur fatale », en présentant « ses excuses ». « Il n’y a aucune justification pour attaquer des manifestants pacifiques », a déclaré cet ex-militaire à la chaîne de télévision privée al-Hayat. « Quand l’enquête montrera qui est derrière ce crime et qui a permis qu’il se produise, je vous promets qu’ils auront des comptes à rendre et qu’ils seront punis pour ce qu’ils ont fait ».


Pour sa part, le vice-président Omar Souleiman répéta hier soir à la télévision que Moubarak ne serait pas candidat à sa propre succession en septembre, pas plus que son fils, Gamal Moubarak, comme beaucoup d’Egyptiens le craignaient il y a encore dix jours.


L’agence de presse officielle a annoncé de son coté que la justice avait ouvert une enquête, gelé les avoirs financiers et interdit de sortie de territoire plusieurs anciens ministres. Fermés depuis le début du soulèvement, plusieurs banques et magasins ont aussi rouvert leurs portes hier.


Depuis le 3 février, les chars de l’armée ont pris des positions visant à protéger les manifestants sur la place Tahrir au centre du Caire. Selon Al Jazeera, « l’armée a formé une chaîne humaine devant les barricades pro-démocratie, gardant au loin les groupes pro-Moubarak ».


« Les deux camps font des erreurs terribles », nous a confié un militant pro-dialogue. Pour lui, il apparaît clairement que le pouvoir en place est de plus en plus divisé. Alors que le premier ministre présente ses excuses, le ministre des transports a ouvert les métros, mais seulement pour les pro-Moubarak !

La situation peut se terminer dans un bain de sang généralisé.


Omar Souleiman a estimé hier à la télévision que ces violences étaient le résultat « d’un complot » fomenté par des gens en Egypte ou à l’étranger. Certains croient savoir que ces gangs reçoivent des financements de la part de l’entourage de Gamal Moubarak à Londres et des oligarques égyptiens autour de Safwat al-Sharif, le secrétaire général du Parti national démocrate (PND) de Moubarak.


Des sources informées s’inquiètent également du fait que le nouveau ministre de l’intérieur n’a pas fait sa carrière dans ce ministère. Puisqu’il ignore beaucoup de « secrets » de cette maison, il aura le plus grand mal à contrôler les opérations irrégulières.


Espérons donc que les manifestations d’aujourd’hui pourront être le prélude d’une transition pacifique vers un nouveau départ économique et politique pour l’Egypte. La paix ne se fait jamais entre amis mais entre adversaires.

 

http://www.solidariteetprogres.org/article7398.html

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Published by Eva R-sistons - dans Comprendre le monde
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