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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 02:42

 

Jacques Attali.jpg
wikipedia

 

 

Vous avez aimé le premier rapport Attali ?

Vous adorerez le second !


 

Le second rapport Attali a au moins le mérite de la clarté : il va falloir que le peuple souffre pour réparer les erreurs de ses gouvernants depuis 30 ans et qu’il se saigne pour combler la faillite des banquiers.


En fait, le second rapport Attali, c’est toujours plus de sacrifices pour les classes populaires et les classes moyennes, et toujours moins d’efforts pour les privilégiés et les rentiers.

Dans un inventaire à la Prévert de mesures plus choquantes les unes que les autres, le rapport va même jusqu’à conseiller la mise en place d’une participation financière des malades en affections de longue durée (cancer, diabète, polyarthrite rhumatoïde, etc...). George Orwell l’aurait prédit qu’on ne l’aurait pas cru. Attali l’a fait.

Et tout cela, parce qu’assis sur son dogme européiste et mondialiste, Jacques Attali ne veut pas croire qu’une vraie croissance est possible pour peu que la France retrouve sa liberté monétaire (sortie de l’euro), sa liberté politique et le contrôle de ses frontières. Ainsi par exemple, l’abrogation d’une loi de 1973 qui empêche la France de se prêter à taux zéro nous permettrait d’investir dans les Universités, dans l’avenir et dans la recherche. Car seul un vrai redémarrage économique et la création d’un million d’emplois permettront à la France de s’en sortir.

Ce n’est certainement pas en faisant souffrir davantage les plus exposés que l’on sauvera la situation économique d’un pays à la démographie dynamique.

C’est pourquoi le rapport Attali mérite une vraie cure d’austérité, enfermé à double tour dans un placard de l’Elysée.


Nicolas Dupont-Aignan

Député de l’Essonne,

président de Debout la République

 

http://www.debout-la-republique.fr/Vous-avez-aime-le-premier-rapport.html

 


 

Le discret rapport Attali 2010

 

Deux ans après un premier rapport, la commission Attali livre, vendredi à l'Elysée, de nouvelles propositions pour sortir la France de la crise. Une expertise, dont les Echos se sont procurés une copie, qui n'a pas bénéficié de la même exposition qu'en janvier 2008.

 

C'était l'événement politique du mois de janvier 2008. Un jour avant la révélation de la fraude de Jérôme Kerviel, tous les médias étaient rivés sur Jacques Attali, qui venait de rendre un rapport de 316 propositions "pour libérer la croissance française". En grande pompe, Nicolas Sarkozy présentait alors l'ancien sherpa de François Mitterrand comme l'économiste "anticrise". Deux ans plus tard, vendredi, Jacques Attali rend à l'Elysée un second rapport, sorte d'annexe de la première étude.

Les vingt-cinq nouvelles propositions, formulées par les membres de la commission Attali, ne remettent pas en cause les 316 recommandations précédentes, mais prennent en compte les effets de la crise. Révélé par les Echos de vendredi, ce rapport "bis" a toujours pour objectif "d'améliorer la croissance de la France tout en réduisant ses déficits records". Au programme donc, une "cure d'austérité" qui doit désendetter l'Etat. Les solutions sont multiples et reprennent plusieurs propositions de la majorité: mettre sous conditions de ressources les allocations familiales, geler les prestations sociales et créer une "TVA sociale". Des pistes déjà évoquées début octobre par Jean-François Copé, le patron des députés UMP.

Rapport bis repetita

Ce second rapport réitère par ailleurs quelques-unes de ces 316 propositions phares de janvier 2008. Ainsi, la commission Attali appelle à prolonger le principe de non-remplacement d'un fonctionnaire partant en retraite sur deux. Ce qu'a déjà prévu de faire l'exécutif dans son projet de loi des finances 2011. Pour réduire le déficit de l'assurance maladie, les experts de la commission évoquent de nouveaux déremboursements de médicaments et la prise en charge d'une partie des coûts des affections de longue durée – la plupart des cancers par exemple – par certains malades. Ce qu'a déjà présenté Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, en septembre. Le rapport Attali 2010 propose enfin de raboter les niches fiscales et de revenir à une TVA à 19,6% dans la restauration. Ce que défend François Baroin, ministre du Budget, depuis son arrivée à Bercy. Seul point de désaccord: la contribution des plus favorisés aux impôts, qui se traduit aujourd'hui par l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), ne doit pas être supprimée au même titre que le bouclier fiscal, insiste la commission.

Bref, il n'y a pas grand-chose de nouveau dans un rapport qui ressemble à une validation de la politique actuelle de rigueur du gouvernement. C'est sans doute pour cette raison que l'étude est rendue en catimini à l'Elysée. Un seul tête-à-tête entre Nicolas Sarkozy et Jacques Attali est inscrit à l'agenda présidentiel, vendredi à 18 heures. Les médias devront se contenter d'un communiqué de presse, aucune conférence d'après-rencontre n'ayant été programmée. Pour l'un des membres de la commission Attali, interrogé dans les Echos, "cela ressemble à un enterrement de première classe du rapport ".

 

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Le-discret-rapport-Attali-2010-227070/

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