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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 08:45

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Derrière la réforme de la retraite,

l'euthanasie. Barbarie de notre société.

 

Parrainer des jeunes et des anciens.

 

Par eva R-sistons à l'intolérable

 

 

Dans un article que j'ai publié en 2007, je viens de retrouver des textes d'une brûlante actualité: Sur la violence structurelle, sur l'euthanasie des retraités, sur la peur, sur la destination des enfants d'Israël. Je vous les joins: Relayez-les, surtout. Certains textes sont décisifs. Pour comprendre, pour agir !

 

Ainsi, à l'heure où l'on se bat, légitimement, pour des retraites dignes de ce nom et lorsqu'on peut encore jouir de la vie, il est utile de rappeler ce à quoi, finalement, nous sommes destinés, à plus ou moins long terme: A l'euthanasie. Derrière la bataille pour la retraite, se dessine en fait un combat pour la vie, jusqu'au bout. Tant que nous cotisons pour la vieillesse, nous pouvons engraisser Sarkozy (un frère du Président s'occupe de l'Assurance pour le Troisième âge, et...  d'Alzeihmer !) et ses amis, nous les intéressons. Ensuite, nous devrons "partir": Ils encaisseront d'abord les dividendes de nos vies, puis ils s'arrangeront pour que nous ne soyons pas une charge pour la société. L'un des premiers critères, aujourd'hui, est la rentabilité. Les retraités deviennent jetables quand ils ne rapportent plus... Notre "civilisation" confine à la barbarie. Dans le cerveau malade des Décideurs, à terme, le retraité doit être euthanasié. Les propos de leur principal porte-parole en France, Jacques Attali, sont sans ambiguïté. Alerte ! La question de nos retraites débouche sur l'euthanasie...

 

Je voudrais aussi vous dire que le phénomène Sarkozy ne doit pas nous étonner. Il est en réalité le produit de notre temps. En effet, j'entends à l'instant, par exemple, Jean-Louis Debré dire, sur le 22 h de Public Senat: "Avant, on se battait pour des idées, pour des valeurs. Aujourd'hui, pour des places". Réalisons-nous à quel point nous avons été pollués, oui, pollués, par la Pensée Unique quotidiennement distillée dans les Médias ? Consommer, réussir, gagner le maximum d'argent, prendre la place de l'autre, le supplanter, etc. La solidarité ? Une valeur désuète, aujourd'hui...

 

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Savez-vous que j'ai mis en place mon blog R-sistons à l'intolérable, voici 3 ans,  pour protester contre la désinformation lors de la dernière Présidentielle ? La désinformation, les Médias instruments de propagande du Système planétaire qui broie les individus, sont le problème numéro un de l'humanité. Ce sont la télé, la presse, la radio, qui nous disent comment penser ou pour qui nous devons voter.

 

Un Lecteur me demandait récemment comment briser les chaînes qu'on pose sur nous chaque jour un peu plus. Prochainement, je ferai un article que j'ai promis, pour moi il sera le plus important de mon blog R-sistons: Il donnera, entre autres, un chemin essentiel de libération après que j'aie analysé, au préalable, les mécanismes insidieux d'oppression. En attendant, je vous livre une piste, essentielle: Et si nous faisons cela, vraiment, intelligemment, de manière concertée, dans le monde entier, dans la durée, je vous garantis que nous pourrons commencer à nous débarrasser de nos chaînes.

 

Compte tenu du fait que les Médias sont la courroie de transmission des pouvoirs assassins de la souveraineté, des libertés, de notre santé, de l'emploi, de la paix, etc, compte tenu donc que ces Médias nous empêchent de penser par nous-mêmes, c'est à eux que nous devons nous en prendre. Des "femmes en blanc", ou "en noir", par exemple, ont obtenu des résultats, par leur persévérance. Eh bien, il est nécessaire de manifester tous les jours devant les Rédactions, en silence ou bruyamment, jusqu'à ce que nous obtenions satisfaction. Il faut les HARCELER !

 

Parrainer des anciens

et des jeunes

 

Les Médias doivent être libres, ils doivent informer, et par exemple, au lieu de compatir chaque jour aux malheurs passés des victimes de la Shoah ou de nous terroriser avec Ben Laden  (pourtant décédé) et ses émules, ils doivent avec franchise, dans la clarté, aborder les graves questions du moment, comme les chemtrails, l'industrie agro-alimentaire, les attentats sous faux drapeau, le sens du 11/9, la casse sociale, les méfaits du libéralisme etc... Les citoyens doivent savoir ce qui se passe réellement. Et cela commence par chacun de nous: Je le répète encore et toujours, nous devons êtres nous-mêmes, tous, journalistes, nous devons informer au travail, dans notre voisinage, dans la famille, et surtout, surtout, auprès des jeunes et des personnes isolées, seules, âgées. Elles sont à l'écoute ! Si chacun se fixait comme objectif de prendre sous sa tutelle un ou deux "anciens", les accompagner dans leur solitude, une heure par semaine par exemple, gagner leur confiance, regarder la télé avec eux, et leur expliquer ce qui se passe réellement, leur donner les CLEFS pour comprendre, si chacun, donc, prenait le temps pour parler, pour expliquer, croyez-moi les choses commenceraient à bouger.

 

Les jeunes, eux aussi, doivent être informés, ils sont les victimes du futur. Ils commencent à bouger, ils commencent à comprendre que demain se prépare aujourd'hui, bravo ! Mais il faut aller plus loin, travailler dans la durée. "Parrainons" des jeunes et des anciens, et vous verrez, plus rien ne sera comme avant. N'attendons pas tout des autres ! De même que chacun doit surveiller sa consommation d'eau ou d'électricité, pour le devenir de la planète, chacun doit faire son travail d'informateur puisque nous avons la chance, nous, de "savoir". De savoir ce qui se passe réellement, de ne pas être dupes !

 

Nous ne pouvons pas rester les bras croisés, nous ne pouvons pas nous résigner au pire: Nous le devons à  NOS descendants. C'est NOTRE responsabilité !

 

Voilà une première réponse, concrète, à mon Lecteur qui, à juste titre, déplorait de lire dans mes blogs tout ce que l'Oligarchie politico-financière prépare, sans savoir comment y échapper.  Il faut désamorcer la désinformation (je joins dans ce post, d'ailleurs, le texte de Danièle la militante handicapée, pour vous motiver) ! Et celle-ci, parfois, est très subtile. Par exemple, au 20 h de FR2, avec l'inénarrable Pujadas, ce 7 octobre, on montrait les "remuants" lycéens, on interviewait des jeunes décidés à se battre pour un avenir meilleur. Et qui a été choisi pour répondre ? Un lycéen Arabe. Lorsqu'on interviewe un Professeur dans un Grand Hôpital, on choisit un judéo-chrétien. Bref, de façon très sournoise, on stigmatise l'Arabe, le Musulman, on le discrédite, en l'assimilant à un manifestant, à un contestataire de l'"ordre Républicain", à un perturbateur. Exactement comme on présente le "bon" Américain comme un sauveur, alors qu'il déstabilise toute la planète.

 

Tant qu'on n'aura pas pris-à-bras le corps la question brûlante de la désinformation, on n'aura pas avancé. Je n'hésite pas à le dire: Ce doit être le premier de nos combats ! Et chacun, là où il est, peut être utile.

 

Votre eva

 

N.B.: La barbarie avance. J'apprends à l'instant, alors qu'on nous propose toujours les modèles étrangers, que nos "amis" anglais, toujours à la pointe du "progrès", sont appelés à devenir des "agents de surveillance amateurs", des voyeuristes, des chasseurs de primes. Société de dénonciation ! Tous contrôlés par tous... C'est pas joli, ça ? Et pour vous montrer, encore, la subtilité de l'information, ce même soir, Pujadas, encore lui, montre un retraité de 74 ans trop heureux de s'occuper à nouveau de logistique, cette fois pour une association humanitaire, au détriment d'un jeune à la recherche d'un emploi. Retraités, travaillez jusqu'à la mort ! Et à l'instant, sur la LCP, le député Eric Ciotti plaide pour les caméras de "protection". Voilà comment, en changeant les mots, on maquille une réalité, pour la rendre acceptable, et même... souhaitable ! Non, Monsieur l'obsédé de sécurité, ce sont des vidéos de... surveillance des citoyens, partout, en tous temps ! Et cette société liberticide, nous n'en voulons pas...

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-derriere-la-loi-sur-la-retraite-l-euthanasie-desamorcer-la-violence-structurelle-58478650.html 

 

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Jacques Attali: Euthanasie des retraités

‘Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement, plutôt qu’elle ne se détériore progressivement.

 

"On pourrait accepterl'idéed'allongement de l'espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché.’

‘Je crois que dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l'allongement de la durée de vie n'est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir".

‘L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure ... L'euthanasie deviendra un instrument essentiel du gouvernement ".

Extraits de son livre L’homme nomade - Ed. Le Livre de Poche, 2005

Henri Dubost pour Novopress


[cc] Novopress.info, 2007
[http://fr.novopress.info]

 

 

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La barbarie des cosmocrates,

Jean Ziegler

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   La barbarie cosmocrate progresse à pas de géant affirme Jean Ziegler dans son essai "L'Empire de la honte". Il nous explique que le monde subit une féodalisation qui voit les compagnies transcontinentales, dirigées par des cosmocrates, organiser la mise en coupe réglée du monde par la dette, la faim et la guerre.  Ainsi, ces compagnies peuvent à loisir faire des profits gigantesques. Les 500 plus grandes sociétés mondiales contrôlent 52 % du PNB mondial.


 Les conséquences sont terribles. Un enfant de moins de 10 ans meurt de faim toutes les 5 secondes. Toutes les 4 minutes quelqu'un devient aveugle par manque de vitamine A. 854 millions d'individus ont été gravement ou en permanence sous alimentés en 2006.


Un seul chiffre est à retenir : 10 millions d'enfants de moins de 5 ans meurent par an de faim, d'épidémies, de pollution d'eau et d'insalubrité.

Dans son rapport annuel de 2006, le programme des Nations Unies (PNUD) estime qu'il faudrait une dépense annuelle de 85 milliards de dollars, pendant 10 ans, pour permettre de garantir à tout être humain l'accès à une éducation de base, aux soins de santé de base, à une nourriture adéquate, à l'eau potable et à des infrastructures sanitaires, à des soins obstétriques…. Ces 85 milliards représentent moins de10 % des dépenses militaires annuelles. 

 

La violence est devenue structurelle et a pris l'aspect d'une guerre éternelle, c'est la croisade sans fin contre le terrorisme. Dès lors cette violence structurelle organise les relations entre les peuples, montrant l'autre uniquement par le danger potentiel qu'il peut amener et permet de justifier des lois liberticides.


 

Des questions me viennent. Comment doit on définir un système économico-politique qui ostracise le droit international, réduit les libertés individuelles, crée de la dette et de la faim, entretient la peur de l'autre, utilise la guerre comme un OUTIL ECONOMIQUE pour privatiser l'impôt collecté ? Comment enfin peut on fermer les yeux sur un système qui tue plus que les nazis ?  Il faut garder à l'esprit que le système actuel se construit volontairement sur la misère et la guerre, c'est en cela que c'est un crime.  C'est une action volontairement planifiée, et non une conséquence.


Peut on parler de crime contre l'humanité de la part de ces compagnies transcontinentales ? (..)


Il faut mettre des visages sur cette barbarie. Il faut identifier les responsables et les coupables...


Ne croyez vous pas que la recherche du profit a peut être des limites lorsqu'elle touche à l'intégrité et à la dignité humaine ? Est-il moral de travailler pour Down Chemical, Monsanto, Total, Texaco, Nike, Véolia, Siemens, Krup, Sisco, AXA, Société Générale, BNP...


Réfléchissez bien à votre rôle... regardez ce que devient le monde…

Alors que faire ? Je ne sais pas mais il faut faire quelque chose.  Tout ce ce je sais, je le puise chez Malraux : agir en homme de pensée et penser en homme d'action.

 

Posté par nielk à 00:02  http://nissa2008bis.canalblog.com  sur http://bboeton.wordpress.com

 

 

TV US dees  

 

La marginalisation de pans entiers de l'humanité

 

Pour celles et ceux qui n’ont pas le temps de lire l’intégralité du
Rapport Annuel 2007 d’Amnesty International,
voici quelques extraits (libres) de l’introduction du Rapport par
Mme Irène Kahn,Secrétaire Générale,
intitulé ” Pour la liberté, sans la peur “ :

 

” La peur engendre la méfiance, elle anéantit notre appartenance commune à l’humanité. Lorsque nous considérons les autres comme une menace, lorsque nous sommes prêts à compromettre leurs droits pour garantir notre sécurité, personne n’est gagnant.”(…)


” La mécanique de la peur s’est complexifiée avec l’apparition de groupes armés et de grandes entreprises qui commettent ou tolèrent diverses atteintes aux droits de la personne (..)

 

”Pourquoi certains dirigeants jouent-ils ainsi sur la peur ? Parce qu'elle renforce leur pouvoir,  crée des fausses certitudes et permet de se soustraire à l’obligation de rendre des comptes.”(…) 

“Le seul impératif semble être de protéger la sécurité des Etats, et non l’existence et la pérennité des populations.”(…)

“La peur d’être envahi par des hordes de pauvres justifie la mise en place de mesures toujours plus dures contre les migrants”(…) 

“Si les migrations non réglementées effraient les riches, le capitalisme débridé, stimulé par la mondialisation, fait peur aux pauvres. Les marchés en pleine expansion créent d’énormes opportunités pour certains, mais élargissent également le fossé séparant les nantis des démunis.”(…)

” La marginalisation de pans entiers de l’humanité ne doit pas être considérée comme le prix à payer pour une prospérité globale.”

” Si les riches s’enrichissent de jour en jour, ils ne se sentent pas nécessairement plus en sécurité. L’augmentation de la criminalité et des violences armées suscite une peur constante. Elle pousse de nombreux gouvernements à adopter des politiques dures censées s’attaquer au crime, mais qui mettent de fait les pauvres hors-la-loi (..)

” On ne règle rien en assurant la sécurité d’un groupe aux dépens des droits d’un autre (.).

(De nombreux Etats) ” se dotent de lois afin d’imposer des restrictions aux organisations et aux militants des droits humains, de les accuser de trahison ou de subversion, ou encore de les poursuivre s’ils osent révéler des violations des libertés.”

” C’est dans le contexte du terrorisme et de l’antiterrorisme que se multiplient les manifestations les plus néfastes de la peur.”(…) ” Des suspects sont condamnés sans avoir été déclarés coupables. On assiste ici à une dénaturation de l’état de droit, même si ce dernier paraît inchangé d’un point de vue formel.”(…) ” Le sort des gens ne dépendrait plus de leurs actes, mais de la faculté des gouvernements à prédire leur comportement !”.(..)
 
D’autres évoquent un retour à l’état d’esprit de la guerre froide, sur le mode “eux et nous“, dans lequel les nations puissantes se combattent entre elles par des guerres de procuration menées dans la zone d’influence de leurs ennemis. 

Dans un tel contexte, l’avenir des droits humains s’annonce plutôt sombre.” 

lire la suite sur http://bboeton.wordpress.com ,  ainsi que texte suivant :

 

Réflexion de Tocqueville

http://bboeton.wordpress.com/2006/06/10/cette-reflexion-de-tocqueville-vous-aurait-elle-echappe/

Ecrit en 1835, extrait de “De la Démocratie en Amérique“, d’Alexis de Tocqueville (UGE, Coll.10.18, pp.361-362) :

 

“Je pense donc que l’espèce d’oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera en rien de ce qui l’a précédée dans le monde (..)


Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres. (…)

Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul de d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu ... il aime que les citoyens se réjouissent pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir (..)


Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société toute entière (..) il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger (..)

 

 

 

(Rappel) Un modèle pour nous:

Danièle, handicapée, et militante exemplaire !

 

 

Bonjour la famille, bonjour les ami(e)s,

Si vous êtes pressés, sautez ce message car il n'est pas très important. J'ai simplement passé un bon moment mardi et j'ai envie de le partager avec vous.

Mardi, il y avait la grande manifestation à Paris et mon état de santé et l'âge m'empêchait d'y aller. Alors, comme je l'avais fait pour le CPE à Vélizy, j'ai décidé de faire ma manif individuelle aux Ulis 2. Cette fois, cela a été un peu plus difficile et j'adore ça. J'ai donc collé 6 ou 7 affichettes que j'avais imprilmées sur ma veste et en route, avec ma béquille et mon allure "tortue"...

Je suis entrée dans la galerie marchande, c'était le calme plat. Sur l'une des affichettes, j'invitais les gens à venir me parler si ils le souhaitaient. Seule une dame est venue me voir pour me faire part de sa sympathie. Espérant trouver plus de gens, je suis entrée dans Carrefour. Il n'y avait pas beaucoup de clients : ils étaient tous en train de manger. Je suis donc montée à la cafétéria et j'ai fait toutes les allées entre les tables. Là, c'était plus intéressant et plus chaleureux. Puis, marche par marche, je suis descendue. En bas, un employé de la sécurité m'attendait :


- Madame, suivez-moi s'il vous plaït.
- Pourquoi, Monsieur ?
- Parce que nous avons eu des plaintes de clients qui mangeaient et que votre passage a indisposés.
- Alors là, vous ne pouviez pas me faire plus plaisir qu'en me disant cela !
- Suivez-moi.
- Où m'emmenez-vous ?
- Vous sortez du magasin, c'est un lieu privé.
- Rien à faire, Monsieur. En France, la loi garantit la liberté d'expression et vous n'avez pas à décider de la tenue vestimentaire de vos clients.
  Et je veux acheter du jus d'orange.
- Alors vous sortez et vous rentrez, mais pas avec votre veste telle qu'elle est.
- Vous n'allez tout de même pas me demander de retourner ma veste ; ce n'est pas mon style.
- Vous sortez et vous enlevez les papiers accrochés sur vous.
- Non, je connais mes droits et vous ne pouvez pas me refuser la vente de mon jus d'orange.
Après un coup de fil à la hiérarchie :
- D'accord, mais je vais vous conduire au rayon et ensuite vous partirez.
- C'est entendu.

Bien sûr, le rayon des jus de fruits était à l'autre extrêmité du magasin, et me voici partie, clopin-clopant, le plus lentement possible, avec l'employé de la sécurité en costume noir strict à quelques mètres devant moi et qui s'arrêtait pour m'attendre. Cela me rendait encore plus visible et j'ai donc continué tranquillement ma petite manif personnelle en traversant Carrefour. Un monsieur intéressé, est venu me parler et il m'a accompagnée un bon bout de chemin. Il pensait que les réformes étaient inéluctables, indispensables et bénéfiques pour l'avenir. Nous avons discuté, je crois que j'ai bien ébranlé ses certitudes et personne n'a osé nous interrompre. Arrivée aux jus d'orange, j'ai pris mon pack et j'ai demandé à l'employé de la sécurité d'aller à la caisse la plus proche car j'étais fatiguée. Il m'a fait passer devant les autres clients qui, du coup, se sont intéressés à mes écritures et ont gentiment discuté avec moi, en me remerciant même de mon action. La caissière m'a dit : "Ne passez pas trop vite. Je veux lire." Puis, j'ai rejoint ma voiture car j'étais vraiment très, très fatiguée. Mais, une fois sur la route, je riais toute seule de la cocasserie de mon "équipée". J'étais contente d'avoir quand même pu participer à cette journée d'action sociale. Je crois que j'ai été quand même un tout petit peu utile et , en plus, je me suis vraiment bien amusée. C'est pour cela que j'avais envie de vous le raconter, à vous ma famille, à vous mes amis. 
 
Danièle Dugelay 

 
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"Dans l’Etat d’Israël, la mère juive est en train de disparaître"

 

 

vendredi 4 janvier 2008 - Nurit Peled-Elhanan

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Je remercie les Femmes en Noir de m’avoir invitée à intervenir aujourd’hui. Au moment où nous sommes, je voudrais dédier ces mots aux enfants de la bande de Gaza qui se meurent lentement de faim et de maladies, et à leurs mères, admirables, qui continuent de mettre leurs enfants au monde, de les nourrir et de les élever. Le taux d’alphabétisation dans la bande de Gaza atteint aujourd’hui 92%, il est parmi les plus élevés du monde et cela, dans le camp de concentration le plus épouvantable de la terre, où les habitants sont en train d’étouffer, pendant que le monde civilisé regarde en silence.


J’aurai aimé pouvoir, aujourd’hui, célébrer la fin de l’activité des Femmes en Noir. Mais la vérité, c’est que leurs activités sont, chaque jour, de plus en plus difficiles. Dans un Etat où règnent les dieux de la mort et de l’argent, dans un Etat où l’économie est florissante alors que les enfants ont faim, où les héros de la mythologie sont des assassins audacieux, où les dirigeants reconnaissent ouvertement et publiquement que la vie humaine, à leurs yeux, vaut moins qu’une figue, dans un Etat qui envoie ses fils se faire tuer sans même se donner la peine de leur inventer une raison, dans un Etat qui emprisonne des millions d’être humains dans des ghettos, les enferme et les détruit lentement, dans cet Etat, la voix calme et persévérante des Femmes en Noir est la voix la plus forte du refus de la conscience. Les Femmes en Noir sont l’exemple et le modèle du refus de vénérer le dieu de la guerre, du refus d’obéir aux lois racistes de l’Etat d’Israël. L’action des Femmes en Noir est, en elle-même, le rejet de l’éducation raciste et de l’empoisonnement méthodique quotidien des esprits que poursuivent les écoles, les médias et les discours des représentants élus de la nation.


Dans l’Etat d’Israël, la mère juive est menacée de disparition. La mère juive d’aujourd’hui est exclue de quartiers comme Mea Shearim (*), où les mères préservent leurs enfants de l’armée ; en dehors de ces quartiers, la voix de la mère juive n’est pas entendue, sauf par des organisations comme les Femmes en Noir, que la société en général condamne et calomnie. L’Etat d’Israël condamne et calomnie la voix des mères juives qui est la voix de la compassion, de la tolérance et du dialogue. L’Etat d’Israël fait tout ce qui est en son pouvoir pour s’assurer que cette voix sera mise en sourdine et se taira à jamais.

Sauf dans les organisations pour la paix, vouées par le discours général à n’être que des somnambules marginaux et des gauchistes, la voix de la mère juive a cessé depuis longtemps d’être une voix maternelle. La mère israélienne, telle qu’elle existe aujourd’hui, incarne une fonction maternelle dénaturée, perdue, troublée et malade. Les mères juives comme Yochabad, mère de Moïse, comme Rachel, qui pleure sur ses enfants et refuse tout réconfort, comme Mère Courage, la mère qui ne trouve ni consolation ni apaisement dans la mort des enfants d’une autre mère... ces mères ont été remplacées par d’autres mères qui ne sont rien que des golems qui se sont retournés contre leurs créateurs, et qui sont plus épouvantables et plus cruels qu’eux, des mères qui dédient leur utérus à l’Etat d’apartheid et à l’armée d’occupation, qui enseignent à leurs enfants un racisme intransigeant et sont prêtes à sacrifier le fruit de leur ventre sur l’autel de la mégalomanie de leurs dirigeants cupides et assoiffés de sang. On trouve aussi ces mères parmi les enseignantes et les éducatrices de notre époque. Seules, les femmes qui se dressent, semaine après semaine, sous la pluie et le soleil, sont le seul et unique rappel que la voix de l’autre maternité, naturelle, n’a pas complètement disparu de la surface de cette terre d’abandon qui fut, autrefois, la Terre sainte.


Rares sont les parents en Israël qui reconnaissent que les assassins d’enfants, les démolisseurs de maisons, les arracheurs d’oliviers et les empoisonneurs de puits ne sont autres que leurs adorables fils et filles, leurs propres enfants, éduqués ici, au fil des années, à l’école de la haine et du racisme. Des enfants qui ont appris, pendant 18 années, à craindre et à mépriser l’étranger, à toujours craindre les voisins, les gentils, des enfants qui ont été élevés dans la crainte de l’Islam, une crainte qui les façonne pour devenir des soldats brutaux et les disciples d’assassins de masse. Et non seulement ces garçons et ces filles tuent et martyrisent, mais ils le font avec le total soutien de maman, avec toute la gratitude de papa, encouragés par la nation tout entière, sans même provoquer un froncement de sourcils quand il y a mort d’enfants, de personnes âgées et handicapées. Une nation qui se rassemble autour de pilotes qui ne ressentent rien, sauf une secousse dans l’aile de leur avion (**), quand ils larguent des bombes sur des familles entières et les écrasent.


Texte original en hébreu.

Nurit Peled-Elhanan a reçu le prix Sakharov du Parlement européen en 2001 pour ses plaidoyers en faveur de la paix au Moyen-Orient. Elle a perdu sa fille, le 4 septembre 1997, lors d’un attentat suicide. Elle est professeur de littérature et de sciences de l’éducation à l’université hébraïque de Jérusalem.

Du même auteur :

-  "Les Israéliens n’ont pas conscience d’être des racistes" - 13 septembre 2007 - avec Caroline Stevan - Le Temps.

-  "Le temps est venu pour nous de dire à nos enfants où ils habitent" - 18 juin 2007.

-  "Laissez vivre nos enfants" - 26 janvier 2007.

 

Intervention de Nurit Peled-Elhanan au 20è anniversaire des Femmes en Noir, le 28 décembre 2007, à Jérusalem. Traduction de l’anglais : JPP

 

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-derriere-la-loi-sur-la-retraite-l-euthanasie-desamorcer-la-violence-structurelle-58478650.html

 

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Published by Eva R-sistons - dans Alerte - danger ! - SOS
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