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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 03:08

Révolutions en Tunisie et en Égypte, mais guerre américano-sioniste en Libye !

vendredi 4 mars 2011, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 4 mars 2011).

À Benghazi flotte à nouveau le drapeau du roi Idriss
qui était soumis à l’impérialisme américano-sioniste.

Bonjour à toutes et à tous,

Ivan m’ayant demandé :

« Tout cela ne prépare-t-il pas la guerre contre l’Iran ? Ne supprime-t-on pas, un à un, tous les soutiens potentiels à l’Iran ou les hésitants comme Mubarak ?

« Merci de votre réponse. »

Voici ma réponse :

Salut Ivan,

On ne peut pas confondre les révolutions spontanées de Tunisie et d’Égypte avec la guerre menée en Libye par l’impérialisme américano-sioniste par l’intermédiaire d’un clan constitué de libyens nostalgiques du roi Idriss, d’islamistes et de mercenaires stipendiés par la CIA et le Mossad.

Bien sûr, les révolutions en Tunisie et en Égypte sont perçues comme une catastrophe par l’impérialisme américain et par Israël. Car une démocratie, même seulement de type parlementaire, amènera forcément des antisionistes et anti-impérialistes au pouvoir dans ces pays. C’est pourquoi les Américains et les Israéliens ont soutenu Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Égypte de toutes leurs forces pendant des dixaines d’années ; ces deux dictateurs étant aux ordres, pro-américains et pro-israéliens. Et en Égypte, c’est toujours la même junte militaire, financée par les USA, qui est pour le moment encore au pouvoir. Et en Tunisie, la révolution n’en est aussi qu’au début.

Mais, on ne peut pas comparer la Tunisie et l’Égypte avec la Libye. Car Kadhafi est antisioniste alors que Ben Ali et Moubarak étaient pro-israéliens. Et puis, le niveau de vie en Libye est le plus élevé d’Afrique et c’est aussi en Libye que l’on vit le plus longtemps sur ce continent. Alors qu’en Tunisie et surtout en Égypte, la pauvreté est extrême ; surtout depuis que l’on transforme les aliments en "biocarburants", ce qui en a très nettement fait augmenter les prix :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1915

L’impérialisme américano-sioniste a voulu faire bon usage de la catastrophe tunisienne et égyptienne en profitant de ces révolutions pour tenter de virer son vieil ennemi Kadhafi de Libye. "On" essaie de nous faire croire que ce qui se passe en Libye, c’est la même chose qu’en Tunisie et en Égypte afin de supprimer toute tentative de soutien à Kadhafi. On se fout de nous, et c’est assez facile à voir :

En Libye, cela ne s’est pas du tout passé comme en Égypte ou en Tunisie. En Égypte et en Tunisie, les masses révolutionnaires se sont massivement, et dans la durée, emparées de la rue, et plus rien d’autre qu’abdiquer n’était possible pour les plus hauts représentants du régime. Tandis qu’en Libye, ce sont des commandos payés et aux ordres de l’impérialisme américano-sioniste qui ont manipulé quelques opposants royalistes (le drapeau des insurgés est le drapeau du roi Idriss !) et islamistes (la prise de Benghazi a été réalisée grâce à un attentat suicide dans le plus pur style islamiste, et l’on reproche à Kadhafi de danser avec des filles dans les boites de nuit et de boire de l’alcool !) pour attaquer les casernes et les commissariats de police. D’ailleurs, dès le début, des policiers libyens ont été pendus. Choses qui ne s’est pas produite en Tunisie ni en Égypte. Quand on nous parle de manifestants pacifiques en Libye, c’est un mensonge : dès le début, il s’agissait de commandos ultra-violents de rebelles en armes, d’agents très spéciaux de la CIA et du Mossad, et de mercenaires. Tout ce beau monde étant déguisé en manifestation.

À France-Info, dans l’après-midi du 19 février 2011, ils ont dit que Mouamar Kadhafi avait expliqué que ce qui ce passait en Libye, c’était une "attaque israélienne". Maintenant, l’on nous dit que Kadhafi dénonce que ce sont les islamistes qui ont attaqué le régime dans l’Est de la Libye. Contrairement à l’apparence, ce n’est pas du tout contradictoire ; car, à ses débuts, le Hamas a été soutenu et financé par Israël pour contrer l’OLP de Yasser Arafat. Il faut savoir aussi qu’effectivement, il y a en Libye une opposition islamiste à Kadhafi.

Donc, pour enfin répondre à ta question, NON, les actuelles révolutions en pays arabes ne sont pas du tout commanditées par les Américains ou les Israéliens. Sauf en Libye où, malgré le spectacle que nous en donne la télé-propagande du pouvoir, ce n’est en fait pas du tout une révolution mais une intensification de l’éternelle guerre américano-sioniste contre Kadhafi et ses partisans. Par conséquent, ces révolutions ne sont pas destinées à préparer la guerre en Iran. J’irai même jusqu’à dire qu’elles ont plutôt tendance à l’empêcher.

Cette fameuse éventuelle guerre en Iran dont on entend si souvent parler mais qui ne vient jamais, voici ce que j’en pense :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1413

Bien à toi,
do
http://mai68.org

Si, par malheur, vous avez été hypnotisé par la propagande du pouvoir :

Pour tenter de vous ouvrir les yeux, regardez cette carte trouvée sur wikipedia indiquant l’espérance de vie par pays :

http://fr.wikipedia.org

Pour voir cette carte en plus grand, cliquer ci-dessous :

http://mai68.org/spip/IMG/png/esperance-de-vie-par-pays.png

Vous voyez que l’espérance de vie est nettement supérieure en Libye que dans tout le reste de l’Afrique. Et ne me dites pas que c’est seulement à cause du pétrole, parce qu’il y a aussi du pétrole dans d’autres pays africains ; par exemple au Nigéria. Regardez le Nigéria sur la carte !

D’accord pour la répartition des richesses ; mais, qu’en est-il de l’éducation ?

Kadhafi a financé partout en Afrique des écoles et des dispensaires. J’ai voulu dire du mal de Kadhafi en Afrique noire. Cela m’a été impossible. Ils ne voulaient pas entendre dire du mal de Kadhafi parce qu’il a financé sans rien demander en retour tout plein d’infrastructures indispensables. Seul Kadhafi a été aussi généreux.

Il faut lire ce texte de l’auteure noire Calixthe Beyala en 2007 :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2351

Extrait :

« Tout au contraire, j’ai été dans des hôpitaux gratuits, ultramodernes, où chaque ci­toyen avait accès aux soins ; j’ai rencontré des hommes heureux de me dire qu’à vingt-cinq ans, chacun d’entre eux avait automatiquement droit à un appartement climatisé avec eau et électricité ; j’ai rencontré des jeunes femmes rieuses, voilées certes, mais souriantes, car, grâce à Kadhafi, elles fréquentent de plus en plus les universités, elles sont avocates, femmes d’affaires, médecins, mal­gré le courroux des chefs religieux, qui voient leur pouvoir s’effriter face à cet homme qui a donné une place importante aux femmes dans un pays musulman ; ce n’est pas moi qui le dis, mais les statis­tiques des Nations unies soulignent qu’au pays du Guide, un fonctionnaire sur cinq est une femme. »


L’islamisme est un produit de l’impérialisme anglo-saxon, de la CIA et du MOSSAD :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1940

 

Benghazi serait-il tenu par des islamistes, comme le dit Kadhafi ? (vidéos-preuves) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2366

 

En Libye, les rebelles achètent les journalistes (vidéo-preuve 21’’) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2367

 

 

 

Sur ce blog,

Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?

 

Salut à toutes et à tous,

Cela fait des années que j’entends parler d’une guerre contre l’Iran ; et il est vrai que sur les sites internets tenus par les sionistes, et sur les sites où leurs interventions sont tolérées, il y a en permanence une terrible propagande anti-Iran. J’avais pourtant tendance à répondre :

http://mai68.org/spip/spip.php?article991#forum1297

« Je ne crois pas bien à une véritable guerre américano-sioniste contre l’Iran ; car, en Irak, la stratégie de l’impérialisme américain consiste à tenter de créer de toutes pièces une guerre civile entre sunnites et Chiites. Et les Américains voulaient ensuite prendre le parti des Chiites contre les sunnites. Et gagner ainsi la guerre, les Chiites leur étant dévoués… dans leurs rêves tout au moins.

« Or, l’Iran est Chiite ! donc, si les USA ou Israël font la guerre à l’Iran, toute la stratégie de guerre américaine en Irak s’effondre. »

Mais, aujourd’hui, les conditions semblent avoir changé, et Obama semble vouloir abandonner la guerre américano-sioniste contre l’Irak. C’est pourquoi la question se pose à nouveau :

Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?

Oui, s’il est vrai qu’Obama abandonne les ambitions de l’impérialisme américano-sioniste en Irak. Ce qui sera le cas s’il rapatrie effectivement les soldats américains présents en Irak.

Néanmoins, dans ce cas, si l’impérialisme américano-sioniste fait une vraie guerre contre l’Iran, cela va très mal se passer pour lui. Car l’Irak va se reconstituer par solidarité avec l’Iran afin de lui apporter son soutien militaire, d’une façon directe ou d’une façon cachée. Ou les deux.

C’est pourquoi, je pense qu’il est plus probable de voir une action éclair israélienne comme cela s’était produit contre la centrale nucléaire d’Osirak vendue par la France à l’Irak à l’époque de Saddam Hussein.

Mais, un tel raid semble inefficace dans le cas de l’Iran. Parce que, si en Irak tout était concentré en un seul point, et par conséquent destructible en un seul raid ; je pense qu’il en va autrement en Iran, et qu’Ahmadinedjad ayant tiré la leçon a décentralisé au maximum sa production d’uranium enrichi. Si ce n’était pas le cas ; alors, cela signifierait que, contrairement à Ho Chi Minh (*), Ahmadinedjad est un bien piètre stratège.

Bien à vous,
do
http://mai68.org

Note (*) : Ho Chi Minh avait tout décentralisé en tout plein d’endroits différents et loins les uns des autres. Il avait notamment totalement décentralisé la production des vélos si indispensables pour parcourir la piste Ho Chi Minh afin d’amener toute la logistique de guerre aux vaillants guerriers viet-cong (Tant qu’à faire, sachez aussi que les vélos, ils s’en servaient la plupart du temps à pieds. Ils ne montaient pas souvent dessus comme le fait un cycliste. Ils posaient dans les porte-bagages du vélo les armes, munitions, la bouffe, etc. Et ils poussaient le vélo à la main !). La fameuse piste Ho Chi Minh était elle-même décentralisée. Elle était principalement constituée de multiples souterrains parallèles. Quand un souterrain s’effondrait à cause des bombardements américains, ils faisaient une dérivation vers un autre souterrain en attendant que l’autre soit réparé.

 

http://mai68.org/spip/spip.php?article1413

 

 

et ailleurs sur ce blog :

 

    Je ne crois pas bien à une véritable guerre américano-sioniste contre l’Iran ; car, en Irak, la stratégie de l’impérialisme américain consiste à tenter de créer de toutes pièces une guerre civile entre sunnites et Chiites. Et les Américains voulaient ensuite prendre le parti des Chiites contre les sunnites (Saddam Hussein était sunnite). Et gagner ainsi la guerre, les Chiites leur étant dévoués… dans leurs rêves tout au moins.

    Or, l’Iran est Chiite ! donc, si les USA ou Israël font la guerre à l’Iran, toute la stratégie de guerre américaine en Irak s’effondre.

 

 

__________________

 

 

Déstabilisation du Proche-Orient : la réalisation d’un plan sioniste conçu dans les années 80

http://www.the-savoisien.com/blog/public/img19/LieSi_225.png

 

LETTRE D’INFORMATIONS ECONOMIQUES STRATEGIQUES INTERNATIONALES
Extrait du numéro 225 du 28 février 2011

 


...
En réalité, deux logiques s’affrontent. D’un côté, il y a les tenants d’un plan conçu par les Etats-Unis et Israël, datant de 1984 et fondé sur le principe « diviser pour régner ». Les tenants de ce plan visent le contrôle de toutes les richesses du Moyen-Orient. De l’autre, le plan d’une Troisième Guerre mondiale, exécuté par le Comité X et qui marquera l’échec cuisant du premier.

Les événements d’Egypte : application d’un plan « rédigé par les sionistes »

En 1982, on pouvait lire ces lignes dans la revue sioniste Kivounim : « En tant que corps centralisé, l’Egypte est déjà un cadavre, surtout si l’on tient compte de l’affrontement de plus en plus dur entre musulmans et chrétiens. Sa division en provinces géographiques distinctes doit être notre objectif politique pour les années 1990, sur le front occidental. Une fois l’Egypte ainsi disloquée et privée de pouvoir central, des pays comme la Libye, le Soudan, et d’autres plus éloignés, connaîtront la même dissolution. L'accord de paix (de Camp David en 1978 NDLR) est pour l'instant un obstacle à la division de l'Etat Egyptien mais celle-ci ne saurait tarder avec la formation d'un Etat copte en Haute-Egypte. En dépit des apparences, le front Ouest présente moins de problèmes que celui de l’Est. La partition du Liban en cinq provinces... préfigure ce qui se passera dans l’ensemble du monde arabe. L’éclatement de la Syrie et de l’Irak en régions déterminées sur la base de critères ethniques ou religieux doit être, à long terme, un but prioritaire pour Israël, la première étape étant la destruction de la puissance militaire de ces Etats. Les structures ethniques de la Syrie l’exposent à un démantèlement qui pourrait aboutir à la création d’un Etat chi’ite le long de la côte, d’un Etat sunnite dans la région d’Alep, d’un autre à Damas, et d’une entité druze qui pourrait souhaiter constituer son propre Etat – peut-être sur notre Golan – en tout cas avec l’Houran et le nord de la Jordanie... Un tel Etat serait à long terme une garantie de paix et de sécurité pour la région. C’est un objectif qui est déjà à notre portée. Riche en pétrole et en proie à des luttes intestines, l’Irak est dans la ligne de mire israélienne. Sa dissolution serait pour nous plus importante que celle de la Syrie, car c’est lui qui représente à court terme la plus sérieuse menace pour Israël ». Cette lecture donne encore plus de crédit aux multiples sources assurant l’implication des réseaux sionistes dans les événements du 11-Septembre, ainsi que la falsification des « documents » ayant servi d’alibi à l’attaque de l’Irak.

Programmation d’une passation de pouvoir à Israël ?

Imran Hosein est un philosophe islamique très connu dans le monde musulman, spécialiste de la politique mondiale. En 2003, lors d’une interview, il parle du futur effondrement de la devise américaine mais il évoque surtout un plan conçu par l’establishment israélien, en 1984, en vue de régler les problèmes du Proche-Orient ! « L’empire américain, qui a hérité du pouvoir de l’Angleterre, va s’écrouler. Un autre pays, Israël, est appelé à remplacer les Etats-Unis et à jouer son rôle de leader. Les attentats du 11-Septembre marquent le début de la déstabilisation des Etats-Unis. Avant qu’Israël domine le monde, deux choses doivent encore être faites. Premièrement, l’économie américaine et le dollar doivent s’écrouler. L’effondrement futur du dollar entraînera avec lui toutes les monnaies papier. Alors, une grande guerre commencera dans laquelle Israël sera impliqué. Suite à cela, l’Etat d’Israël deviendra le leader incontesté et le problème de la Palestine se réglera de lui-même.
Pour obtenir un pouvoir hégémonique, Israël doit être en mesure de contrôler le pétrole. Les rédacteurs de ce plan affirmaient cependant qu’il n’était pas question de toucher au pétrole iranien.
Le jour où Israël exercera ce contrôle sur la majorité du pétrole régional, tout changera. Dans cette projection, Israël ne jouera pas un rôle d’agresseur. Il sera celui qui se défend. Il y aura des provocations jusqu’à ce que de plus en plus d’Arabes commencent une Intifada. La télévision arabe Al-Jazeera a été créée exprès pour diffuser dans tous les pays arabes. Les Arabes pensent encore que l’émetteur est libre. En fait, Al-Jazeera a pour vocation de transmettre des images accentuant la colère contre Israël. Dans ces pays, les gouvernements sont proaméricains. Ils trembleront quand le peuple se mettra en colère. Mais Israël contrôlera bien la colère. Israël a une alliance militaire avec les Etats-Unis. Quand la colère sera suffisammen intense, alors les Etats-Unis auront l’accord d’Israël pour une intervention. Quand les gens iront dans les rues, les régimes pro-américains seront attaqués. Le but recherché sera de faire tomber quelques-uns de ces régimes à l’aide de protestations antiaméricaines et anti-israéliennes.
http://www.the-savoisien.com/blog/public/img19/greater_israel.png
La Jordanie tombera. Un régime islamique sera installé. Les Israéliens attendent patiemment. Les télévisions montreront alors un scénario dans lequel les gouvernements arabes tombent comme des dominos. L’Islam va grandir et menacer Israël. Ce sera le moment le plus dangereux, Israël pouvant être attaqué par des fanatiques. Ce sera du grand cinéma. Quand la détresse d’Israël sera grande, il y aura alors un coup de semonce. L’attaque fera pâlir les Etats-Unis de jalousie. Pour impressionner la planète, une technologie sera utilisée, que les Etats-Unis ne possèdent pas. Le pouvoir passera alors des Etats-Unis à Israël. Les puits de pétrole seront pris, mais ni les Etats-Unis ni l’Angleterre n’enverront de troupes. L’ONU devra stopper tout cela, parce que l’Europe et le Japon sont dépendants du pétrole.
Le moment où Israël contrôlera le pétrole du Moyen-Orient pourrait coïncider avec la chute finale du dollar.
D’aucuns pensent alors que l’islam disparaîtra et qu’une espèce de gouvernement mondial serait instaurée. Après la chute du dollar, le gouvernement mondial aura le pouvoir financier et économique sur les peuples ».

La lecture de ce plan (publié en 2003, soit il y a huit ans), explique l’actuelle déstabilisation de nombreux pays du Proche-Orient, riches en pétrole ou d’autres matières premières, par la coalition Etats-Unis/Israël. Par la guerre et la libération démo(n)cratique des peuples du Soudan et du Niger, de Côte d’Ivoire et du Nigeria, etc., un réseau de mondialistes met la main sur les principales voies de transport du gaz et du pétrole au Moyen-Orient et en Afrique. ( D'où la farouche censure et oppression contre les énergies gratuites )

http://www.the-savoisien.com/blog/index.php?post/2011/03/02/D%C3%A9stabilisation-du-Proche-Orient-%3A-la-r%C3%A9alisation-d%E2%80%99un-plan-sioniste-con%C3%A7u-dans-les-ann%C3%A9es-80

 

L’Intifada s’étend au-delà de la Palestine  04/03/2011

http://www.devoir-de-philosophie.com/dissertation-intifada-guerre-des-pierres-139809.html
Intifada (

Vous vous souvenez de "l’effet domino" qui selon les néoconservateurs devait suivre le renversement des talibans en Afghanistan et celui de Saddam Hussein en Irak ?

Leur renversement devait entraîner celui d’autres "leaders hostiles d’états voyous" comme ceux d’Iran ou de Syrie qui refusaient de se subordonner aux intérêts israélo-étasuniens au Moyen Orient. L’effet domino n’était pas supposé menacer les régimes "amis" qui régnaient sur l’Egypte, la Tunisie, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, le Yemen, le Barhein et leurs sous-fifres qui étaient fermement alignés sur les USA. Au contraire il avait pour but de remplacer les régimes "réfractaires" du premier type par des "états-clients" du deuxième type qui se plieraient à tous les exigences géopolitiques des USA dans la région.

A peine dix ans plus tard, cependant, le vent politique a tourné dans la direction opposée au Moyen Orient : Ce ne sont pas les états que les USA ont qualifiés "d’états voyous" qui tombent mais "les états modérés amis des USA" qui s’écroulent. Comment expliquer ce renversement historique ?

Parmi les nombreux facteurs importants qui concourent indubitablement aux saisissantes révoltes sociales du monde arabo-musulman il faut mentionner les difficultés économiques, la dictature et la corruption rampante. Tandis que ces facteurs relativement évidents sont souvent cités, d’autres, d’importance comparable mais moins évidents, sont souvent oubliés. Le facteurs qui sont rarement mentionnés sont : l’aspiration à la souveraineté nationale, la frustration due au brutal traitement réservé aux Palestiniens, et l’outrage que représente la malveillante campagne de diffamation des valeurs culturelles et religieuses du monde arabo-musulman.
En d’autres termes, les peuples arabo-musulmans ne sont pas seulement en colère contre la répression gouvernementale, la corruption et les difficultés économiques ; Ils en veulent aussi à leurs leaders à cause de leur inféodation à ou de leur collusion avec l’impérialisme étasunien et le (mini) impérialisme israélien et aussi à cause des attaques insidieuses et offensantes contre leur héritage culturel et religieux.

L’écrasante majorité des populations arabo-musulmanes qui sont se soulevées contre le status quo, se sentent profondément humiliées d’être gouvernées par des tyrans qui se soumettent aux impératifs économiques et géopolitiques de puissances étrangères. Et le cruel traitement infligé aux Palestiniens est tout aussi déshonorant pour eux. La création de l’état israélien qui impose son occupation coloniale par la terreur, le nettoyage ethnique et l’expulsion d’au moins 750 000 Palestiniens de chez eux, et la violence continuelle que ce peuple subit au jour le jour est considérée par les peuples arabo-musulmans comme une violence humiliante exercée contre eux tous.

Les médias corporatistes et les pontifes des médias dominants des USA ont tendance à minimiser ou carrément nier le rôle moteur que l’anti-sionisme/anti-impérialisme joue dans les soulèvements.

Par exemple le journaliste du New York Times, Thomas L. Friedman a récemment écrit (dans un article du 16.02.2011) : "L’Egypte a aujourd’hui été réveillée par sa jeunesse d’une manière unique - pas pour lutter contre Israël ou les USA, mais en quête de pouvoir personnel, de dignité et de liberté." Il est clair que M. Friedman doit avoir une définition très étroite de dignité et liberté - comme si ces valeurs universellement chéries n’avait aucun rapport avec la domination d’un gouvernement ou d’un pays étranger.

Le fait demeure toutefois que les aspirations à la souveraineté nationale et le sentiment anti-impérialiste jouent un rôle important dans le soulèvement. Cela explique pourquoi l’agitation a gagné de larges pans de la société.

Ce ne sont pas seulement les pauvres ou les classes laborieuses qui rejoignent les jeunes dans la rue sous la pression économique, ce sont aussi les classes moyennes relativement aisées. Des couches professionnelles comme les hommes de loi, les docteurs et les enseignants s’y joignent aussi.

De même que l’Intifada palestinienne a pour but de mettre fin à l’occupation sioniste de sa terre, de même l’agitation plus large du monde arabo-musulman peut être considérée comme une grande Intifada qui veut mettre fin à la domination impérialiste de leurs gouvernements. Les banderoles et les slogans de la place de la Libération du Caire dirigés non seulement contre Moubarak mais contre les USA et Israël, reflétaient ce sentiment :

"Nous ne sommes pas avec les USA ni avec aucun autre gouvernement. Nous sommes capables de nous débrouiller tout seuls... Nous ne voulons pas que les USA participent à l’instauration d’un régime démocratique en Egypte. Nous refusons toute ingérence étrangère... Nous sommes des égyptiens et nous sommes capables de décider tout seuls de notre sort..." "Je ne crois pas qu’Israël soit un état. Je n’y crois pas. Israël n’est qu’une occupation. Personnellement en tant qu’Egyptien je ne reconnais pas l’existence d’Israël. Et je ne reconnais pas non plus les gouvernements arabes qui traitent ou travaillent avec Israël".

Un si grand désir de ne pas être soumis à des influences étrangères à conduit Graeme Bannerman, l’ancien analyste du Moyen Orient au département d’état étasunien de planning politique à reconnaître ( à la National Public Radio le 27.01.2011) que "L’opinion publique au Moyen Orient était si anti-américaine que n’importe quel changement populaire au Moyen Orient aurait une orientation anti-américaine et en tous cas serait moins bien disposé envers les USA, ce qui nous poserait un sérieux problème."

Un signe révélateur de l’intensité de la colère que ressentent les arabes de la rue en voyant leurs leaders se soumettre aux intérêts israélo-étasuniens et en voyant le brutal traitement que subissent les Palestiniens se manifeste dans le fait que, selon un grand nombre d’enquêtes d’opinion, ils ont plus de respect pour les leaders iraniens qui ne sont ni arabes ni sunnites, que pour leurs propres leaders arabes -parce que contrairement à la plupart des leaders arabes, les leaders iraniens (depuis la révolution de 1979) se sont fermement opposés aux politiques impérialistes et égocentriques dans la région.

Les régimes égyptiens de Hosni Moubarak et de Anwar Sadat (avant lui) étaient spécialement méprisés pour leur servilité aux USA et à Israël. Depuis sa création en 1948 et jusqu’en 1979 aucun état arabe n’avait reconnu Israël en tant qu’état légitime. Mais en 1979, l’Egypte (sous la présidence de Sadat) a rompu les rangs du monde arabo-musulman en signant "l’accord de paix" avec Israël qui a pris le nom d’accord de camp David.

Bien que l’accord ait été officiellement conclu entre Israël et l’Egypte, les USA étaient un intermédiaire clé et le partenaire principal. les USA acceptèrent de fournir à l’Egypte des aides financières et militaires substantielles, d’un montant d’environ 2 milliards par an, en échange de sa reconnaissance d’Israël et de sa soumission aux impératifs économiques et géopolitiques israélo-étasuniens dans la région. Comme l’a dit récemment Alison Weir, reporter et directeur exécutif de "if Americans knew" (si les Américains savaient), en reconnaissant ainsi Israël et en normalisant sa relation avec lui, "l’Egypte a ouvert à d’autres pays la voie de la "normalisation" de leurs relations avec Israël, malgré la situation anormale de la Palestine."

Depuis l’Egypte a été de facto l’allié d’Israël ainsi que la base des intérêts économiques et géopolitiques des USA au Moyen Orient. Elle a ouvert son espace aérien, ses réserves d’eau et son sol aux forces armées étasuniennes. Elle s’est employée à persuader ou forcer les gouvernements et les forces politiques de la région à servir les intérêts israélo-étasuniens. Et elle a servi de contre pouvoir contre des pays comme l’Iran qui s’opposaient aux visées impérialistes des Etasuniens et des Israéliens sur la région. En tant que "partenaire de la paix" avec Israël, l’Egypte a aussi été complice de la politique coloniale israélienne et de la cruelle oppression du peuple palestinien.

Bien que sous influence israélo-étasunienne, Anwar Sadat a reçu le prix Nobel de la Paix (en même temps que le premier ministre Begin d’Israël) pour la "paix" de camp David ; les partisans de la souveraineté nationale de l’Egypte et les défenseurs des droits du peuple palestinien ont considéré cet accord comme une trahison et une capitulation à l’expansionnisme sioniste et à l’impérialisme étasunien.

L’outrage que la trahison de camp David a représenté pour l’Egypte et pour le monde arabo-musulman au sens large, s’est traduit, pense-t-on, par l’assassinat tragique de Anwar Sadat, qui avait signé les grotesques accords de "paix" avec Israël. Voici un texte qui attribue l’assassinat de Sadat à la signature des accords de "paix" :

"Pendant les mois qui ont précédé son assassinat, il était devenu profondément impopulaire au Moyen Orient pour avoir fait la paix avec Israël, ce qui était considéré comme une "trahison" des Palestiniens. Il y avait beaucoup de critiques et de menaces contre lui et sa famille.

"La plupart des gens n’ont pas été surpris quand il a été assassiné mais les circonstances de sa mort demeurent bizarres. Beaucoup de rapports semblent indiquer que les forces de sécurité égyptiennes savaient à l’avance qu’on allait tenter de tuer Sadat mais elles n’ont pas fait grand chose pour l’empêcher. Certains disent même que les forces de sécurité égyptiennes ont aidé l’assassin présumé. Et certains croient que c’est un scénario plausible parce que l’assassin a réussi à passer à travers plusieurs barrages et inspections de police avant la parade militaire du Caire".

Pendant que le président Reagan se lamentait sur la mort de Sadat en disant : "L’Amérique a perdu un grand ami, le monde a perdu un grand homme d’état et l’humanité a perdu un champion de la paix", Nabil Ramlawi, un officiel palestinien, disait : "Nous nous attendions à ce que le président Sadat finisse ainsi parce que nous sommes sûrs qu’il oeuvrait contre les intérêts de son peuple, des nations arabes et du peuple palestinien."

Mettre fin au calvaire des Palestiniens et leur rendre leurs droits géopolitiques dans les frontières reconnues par la communauté internationale est un but sous-jacent des soulèvements actuels au Moyen Orient et en Afrique du Nord.

D’une manière subtile ou latente, l’injustice atroce dont souffre le peuple palestinien semble être la "mère" des griefs arabo-musulmans. dans cette perspective, le soulèvement du monde arabo-musulman peut être vu comme une Intifada qui s’étend au-delà de la Palestine. Sans une solution juste et équitable au problème palestinien, l’agitation continuera à secouer la région, avec ses conséquences catastrophiques potentielles.

Il y a une lueur d’espoir dans ce triste tableau et ce serait que le peuple juif se rende compte que son projet sioniste radical d’expansionnisme n’est plus tenable, et que, donc, il se rapproche d’autres individus et organisations juifs (comme les Juifs pour la Justice en Palestine) qui s’en sont déjà rendu compte et qu’ils travaillent ensemble à établir une coexistence pacifique avec leurs cousins historiques dans la région.

Le sionisme radical a besoin, pour réaliser son projet, du soutien des puissances impérialistes. Comme l’ont noté les critiques du sionisme, dont beaucoup sont juifs, c’est une attente ou un espoir très dangereux, parce que le soutien des puissances impérialistes, qui en dernière ressort est lié à leur propres intérêts et calculs économiques et géopolitiques, peut s’interrompre ou leur être retiré d’un seul coup si les équations géopolitiques de la région changent. Comme l’a dit récemment le célèbre penseur juif Uri Avnery :

"Notre futur n’est pas avec l’Europe ou les USA. Notre futur est dans cette région... Ce n’est pas seulement notre politique qui doit changer, mais notre façon de voir les choses, notre orientation géographique. Nous devons comprendre que nous ne sommes pas une tête de pont de quelqu’un qui est au loin, mais que nous faisons partie irande la région qui est en ce moment même -enfin !- en train de rejoindre la marche des hommes vers la liberté."

Pour résumer, les griefs longtemps réprimés du monde arabo-musulman n’explosent pas seulement au visage des dictateurs locaux comme Moubarak d’Egypte ou Ben Ali de Tunisie, mais, peut-être plus encore, contre leurs patrons néo-coloniaux et impérialistes de l’étranger.

Comme l’a dit récemment le fin analyste Jason Ditz, "le ressentiment dépasse Moubarak et ses sous-fifres, il englobe les USA et Israël." Cela signifie que la révolte représente quelque chose de plus grand que les discours abstraits et creux qui font le buzz sur les libertés individuelles ou les élections bidons jouées d’avance et contrôlées par l’argent - qu’on appelle la démocratie. Elle est le signe de la croissance d’une culture de la résistance contre le néocolonialisme qui a commencée avec la grande révolution d’Iran de 1979.

Ismael Hossein-Zadeh

http://polymedia.skynetblogs.be/ http://www.alterinfo.net/notes/L-Intifada-s-etend-au-dela-de-la-Palestine_b2740202.html

 


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