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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 00:44

Nicolas Sarkozy,  pour retrouver une légitimité doit démissionner ou dissoudre l’Assemblée Nationale

  re de sa virilté.
sarkozy traite lisbonne irelande non sarkostique

 

http://sarkostique.over-blog.com/article-20596392.html

 

Clamer que la politique menée par le chef de l’état est illégitime n’est pas du tout un non-sens. C’est la pure vérité et je dirais même mieux, cela relève du concept de salut public!

Toute personne douée de réflexion, d’esprit critique, de capacité d’analyse ne peut que constater le désastre que subit notre état de droit dans ses fondamentaux Républicains depuis que le locataire actuel du palais de l’Elysée a pris ses fonctions.

Tout d’abord il convient de rappeler que la vertu essentielle de l’homme libre est de toujours lever la tête afin d’affirmer haut et fort sa qualité de citoyen responsable. Baisser la tête consiste à se résigner et à accepter sans broncher toutes les ignominies et de n’être qu’un sujet soumis à l’ordre nouveau qui s’installe sur les oripeaux des démocraties occidentales. Pour prévenir toute velléité de contestation, quelques miettes sont encore lancées à la foule afin de la conforter dans cet état de soumission permanente. La consommation de masse fait partie des outils utilisés pour asservir le peuple. Les sports de grand public, tous pris d’assaut par cette mafia en col blanc, sont un autre volet de ce plan diabolique.

Se comporter en citoyen responsable soucieux de la « Chose Publique » demande donc un effort considérable et constant. D’abord et avant tout il nous faut dépoussiérer notre cerveau afin de retrouver une acuité favorable au bon sens et au jugement serein. Le philosophe Alain disait que l’homme libre disait toujours non, surtout à lui-même, afin de toujours soumettre à son esprit critique quelque idée que ce soit. A l’inverse l’homme soumis dit toujours oui, il baisse la tête, incapable qu’il est d’échapper aux chaînes qui l’entravent. Il est donc amené à cautionner des actions qui dépassent et heurtent le sens commun.

Cela nous ramène donc à faire la différence entre la légalité et la légitimité. Les actions de ceux qui dirigent la France aujourd’hui sont presque toujours légales mais elles sont très souvent illégitimes. Aucune loi n’est transgressée, encore que les conflits d’intérêt sont légions depuis 2007. On peut en citer quelques uns de significatifs, mais en aucun cas la liste n’est exhaustive, je cite en vrac.

 

François Pérol conseiller spécial de l’Elysée chargé du secteur bancaire, s’est vu récompensé en prenant la tête du consortium « La Caisse d’Epargne » et « Les Banques Populaires ». Dans ce cas, le conflit d’intérêt est flagrant car il a été juge et partie dans cette affaire. Dans ses fonctions de conseiller il a obligé les deux banques à fusionner, pour après en prendre la direction.

 

Henri Proglio fait parti de la bande du « Fouquet’s . Il a été récompensé en prenant la tête de l’entreprise EDF,  fraîchement jetée en pâture aux marchés financiers, tout en conservant son poste de direction au conseil d’administration de la multinationale Véolia. Il cumule également les deux salaires. Tout cela parait relever du déni de justice, mais c’est cela « la République irréprochable » de Sarkozy.

 

L’affaire Woerth, semble très préoccupante. Ministre du budget il fait employer sa femme auprès de Xavier de Maistre, gérant de la fortune de la femme la plus riche de France.

Il cumule également les charges parfaitement antinomiques de trésorier du parti au pouvoir et de ministre du budget chargé de contrôler entre autres activités, les fraudes fiscales de gens qui sont aussi les généreux « donateurs du premier cercle ».

Son action illégale par excellence est sans conteste la vente à un prix dérisoire, interdite par le code rural, de la forêt domaniale de Compiègne à ses amis du CAC 40, pour le plus grand bonheur du club hippique de Chantilly, ville dont il est le maire.

 

La plus révoltante d’entres toutes semble être l’affaire du fond de pension « Malakoff-

Méderic ». En pleine casse du système des retraites par répartition, Guillaume Sarkozy frère du président, est à la tête du groupe cité ci-dessus. Son rôle est d’engranger les bénéfices liés au démantèlement du modèle actuel. Celui-ci échappe pour l’instant totalement aux prédateurs financiers. Selon les prévisions réalistes de cabinets d’experts, cet outil pourra compter sur un bénéfice net de plusieurs milliards d’euros, réalisé sur les cendres de la répartition solidaire.

Mais « Malakoff-Méderic » n’en est pas à son coup d’essai. En 2008 il a connu un essor financier foudroyant grâce à une loi de circonstance votée par le parlement. Celle-ci fait obligation aux salariés de nombreuses entreprises, de souscrire une complémentaire santé auprès du groupe, camouflé pour la circonstance en une quelconque mutuelle. Saviez-vous que n’importe quel groupe d’assurance peut se cacher derrière ce vocable porteur des valeurs de solidarité ? Mais pour ce rapace, restait à démanteler les vraies mutuelles issues de l’idéal de justice mis en avant à la libération. Prenons celles de la fonction publique, le but est de les détruire. La loi, encore elle, précise que le conjoint de celui qui bénéficie de la mutuelle sarkozyste doit obligatoirement quitter la sienne et s‘inscrire à celle-ci. Pour étrangler définitivement ces outils d’un autre temps, il suffit de promulguer que le risque maximum lié aux remboursements, doit être couvert par les fonds propres à hauteur de 200%, puis 300%, etc.., et le tour est joué.

Ce hold-up légal est rendu possible par des conflits d’intérêts évidents et ce dans un silence médiatique assourdissant.

 

Hélas la liste de ces abus est très très longue, et je ne cite là que de petits exemples significatifs. Pour moi, bien que dans la légalité, car on a changé les lois pour permettre ces actes révoltants, ce gouvernement n’est pas légitime. Il est de salut public de réclamer sa destitution pour s’en remettre à la souveraineté populaire au travers de nouvelles élections. Il est donc normal d’entrer en Résistance afin de favoriser dans le calme cette transition salutaire.

 

Certains pourraient confondre un acte de Résistance reconnu par la loi et un acte de terrorisme. Sur le plan du droit, la différence est parfois bien mince, elle est faite essentiellement par celui qui détient le pouvoir. Revenons à une période sombre de notre histoire. Pour le régime de Vichy les personnes de « L’affiche Rouge » étaient des terroristes, ils sont devenus tout naturellement des héros à la Libération.

 

A ce stade, il est nécessaire de rappeler un article de « La déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1793 » reprise dans la déclaration de 1948, on peut y lire :

 « Quand le gouvernement viole le droit des peuples, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

 

Pour continuer dans la catégorie abjection, je me dois de signaler le fait suivant, Pierre Lancar        , président des jeunes UMP et conseiller régional, a déclaré récemment qu’il rendait hommage à Pierre Laval, lorsque ministre des finances dans les années 30, il avait selon lui redressé la France. Le choix de cet homme honni a été de favoriser la finance dans ces années là, ce qui a conduit à la débâcle de 1940. Par la suite il est à remarquer que l’homme fort de l’état français c’était lui, il qualifiait volontiers Pétain de « Dessus de cheminée ». Dans ces différentes fonctions, cet homme a contribué dans les années 30 et durant la période noire de la collaboration, à l’anéantissement de la France. La République était le principal obstacle à ce funeste projet, il s’est donc employé à la détruire pour le plus grand bonheur des ultra-riches de cette époque.

De la part du président des jeunes UMP, rendre hommage à cet homme c’est aussi abattre naïvement les cartes que ce pouvoir veut utiliser. A savoir, détruire la France, détruire la République et livrer ainsi notre territoire aux Banksters de tout poil.

Suprême ironie de ce jeune homme bien né. Il a osé se réclamer de Guy Mocquet et de l’idéal de la Résistance pour défendre le courage de Nicolas Sarkozy dans le conflit actuel sur les retraites. En un mot les Résistants ce sont eux, ils osent braver les positions archaïques de ceux qui s’accrochent à un monde révolu. Pour eux, le vrai courage, la vraie Résistance est sans conteste de mener le pays vers la modernité, comme si ce vocable justifiait à lui seul toutes les régressions, même si on installe seulement des champs de ruine.

 

En conclusion, il est nécessaire de démonter l’enfumage permanent qui consiste à recourir systématiquement à la légalité. Il serait plus sage de se réclamer de la seule légitimité qui vaille, la souveraineté populaire.

 Lorsqu’une crise majeure s’installe dans notre pays, le devoir du chef de l’Etat est de demander au Peuple Souverain de trancher. Il doit donc démissionner, comme l’aurait fait n’importe quel homme politique responsable.

A tout le moins il est impératif qu’il demande l’avis du peuple en dissolvant l’assemblée nationale.

Une autre piste est possible. Dans la pure tradition de la V° République, l’usage du référendum en pareil cas est envisagé afin de retrouver l’appui populaire nécessaire à tout gouvernement en difficulté. Celui en place actuellement se gargarise de démocratie et de légalité. Cette décision  semble donc relever du plus élémentaire bon sens. D’autant que la récente réforme des institutions, dont le but affiché était de restreindre les pouvoirs de l’opposition aux deux assemblées (Le passage en force du texte sur les retraites en est la triste démonstration), avait donné le change devant ce pouvoir autoritaire, en accouchant d’une loi sur le référendum d’initiative populaire. Hélas cette apparente avancée démocratique, ne se révèle être  en fin de compte qu’une manipulation médiatique de plus, orchestrée par la cellule Elyséenne de propagande dirigée par le publicitaire Thierry Saussez, ami personnel du président Sarkozy comme il se doit. Pour rendre efficiente cette loi, il faut en publier les décrets d’application. Ils dépendent du seul « Bon vouloir présidentiel ». Depuis bientôt deux ans ces textes sont attendus. Ils ne verront vraisemblablement jamais le jour.

 La rupture promise par le candidat de l’UMP pendant la campagne de 2007 est là. Les lois proposées sont toutes au service exclusif des ultra-riches qui nous gouvernent.

 

 Mais peut-être ne sommes nous plus en Démocratie, nous ne sommes pas encore en Dictature, nous sommes dans un Etat Limite. Pour reprendre les propos tenus par Serge Portelli, juge d’instruction, premier président au tribunal de Paris, lors du rassemblement annuel au plateau des Glières le 16 mai 2010.

 

Monsieur Nicolas Sarkozy, président actuel de la France, vous prenez une lourde responsabilité devant l’histoire. Vous n’avez pas voulu de la démocratie, vous risquez d’avoir la révolte.

 

.

            Association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"

  

                                                 Le site de l'association :   http://www.cnr-resistance.fr

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