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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 03:29

http://anti-sarko.ifrance.com/Galerie4.htm

 

En raison d'un mouvement de grève  je signale ce rappel utile de l'Humanité (éditorial du 5 octobre 2010 sous la plume de Michel Guilloux).

Petit aide-mémoire sarkoziste:  Elu sur le thème du "travailler plus pour gagner plus", Sarkozy n'avait pas, selon ses propos, "mandat pour faire cela" (reculer l'âge légal du départ à la retraite).
Cet argument doit être repris auprès de son électorat (je compte sur vous!) et doit nous conforter dans la légitimité de la démarche de grève reconductible pour imposer une autre réforme qui ne se fixe pas pour but de Défaire méthodiquement le programme du CNR 
 .

 
Il n'y a pas d'autres solutions (la grève) face à ce déni de démocratie...à moins de penser que Sarkozy puisse se résoudre à un référendum dans le cadre d'un conflit social majeur.

(Nota bene : c'est comme abonné à l'Humanité que je me permets de reproduire leur article et j'invite soutenir ce type de presse car, comme le rappelle Serge Halimi du Monde Diplomatique, l'information gratuite, financée par la pub, Bolloré, Dassault ou autre membre de l'Union pour une Minorité de Privilégiés..., l'info gratuite donc, souvent, ne vaut rien.Voir : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-10-07-information)

 

Droits dans leurs bottes ?

 

Source :

http://humanite.fr/04_10_2010-droits-dans-leurs-bottes%C2%A0-455002

Aujourd’hui s’ouvre au Sénat l’examen du projet de casse de 
la retraite à 60 ans. Petit retour 
en arrière. Nous sommes le 2 mai 2007, 
quatre jours avant le second tour de l’élection présidentielle. Interrogé sur une radio périphérique sur le fait de savoir s’il allait satisfaire à 
la demande de Laurence Parisot d’augmenter l’âge 
de la retraite jusqu’à 63 ans et demi, Nicolas Sarkozy répond sur un ton tranchant : «Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour faire cela.»


Trois ans plus tard, 
nous pouvons donc constater ce qu’il en est et comprendre pourquoi la patronne des patrons est si discrète. Ses vœux sont pleinement exaucés par le projet en cours. Jadis, naguère, un général de Gaulle disait que la politique de la France ne se menait pas à la Corbeille. Les temps ont bien changé.

Autre changement, et plus récent celui-là : 
la profondeur du mécontentement populaire, exprimé avec une vigueur inégalée samedi dernier. 
Des millions de manifestants dans la rue aux sondages, dont celui publié le 2 octobre par l’Humanité, tout 
le montre : la réforme Sarkozy-Woerth-Fillon est rejetée par le pays. Le pouvoir a refusé de mettre en débat d’autres solutions pour financer les retraites par répartition. C’est donc 
que tel n’est pas son but. 
Il multiplie les mensonges, 
dont les principaux sont décortiqués dans cette édition. C’est donc qu’il sait ne pas pouvoir emporter l’adhésion 
des Français sur les vraies raisons qui le meuvent. Depuis plusieurs jours, et jusqu’à la prestation dominicale du premier ministre sur une télévision privée, ses représentants s’obstinent à prétendre que les manifestants ne comprennent rien ou, comme le déclarait hier 
le président du Sénat, que «le pays s’interroge encore». C’est dire combien ce pouvoir est à bout d’arguments.

Lorsque l’on est à bout d’arguments, reste la provocation, puisque les petites manœuvres de division n’ont pas fonctionné depuis sept mois maintenant que les syndicats ont appelé les salariés 
à unir leurs efforts dans cette bataille. Le gouvernement et sa majorité ont choisi l’épreuve de force, dans une posture chère aux plus ultra des libéraux. Ils oublient cependant que la France n’est pas la Grande-Bretagne 
et que Margaret Thatcher avait ciblé une catégorie, 
les mineurs, là où tout un peuple est visé. Cela en dit long 
sur la nature injuste, inhumaine et brutale de la société 
dont cette droite rêve. Les huit jours à venir, 
le gouvernement va devoir choisir : ou bien il ouvre de vraies négociations, écoute les propositions des différentes organisations syndicales et en tient compte ; ou bien il va, par son arrogance et son intransigeance, encourager un mouvement dont il sous-estime l’ampleur. La balle est dans son camp.

Historiquement, on sait ce que sont devenues, face à la montée d’une contestation irrésistible, les «réformes» dont les partisans gouvernementaux estimaient qu’elles étaient fatales, nécessaires et devaient faire l’objet de «plus de pédagogie». D’ici au 12 octobre, face à l’agression en cours, jeunes et seniors, salariés 
de toutes conditions ou sans-travail, hommes et 
femmes, avec leurs syndicats réunis, n’ont aucune raison de relâcher leurs efforts de mobilisation. Ce combat est juste et d’avenir.

Michel Guilloux

 

http://rupturetranquille.over-blog.com/article-sarkozy-je-n-ai-pas-de-mandat-pour-faire-cela-58670405.html

 

 

 

http://anti-sarko.ifrance.com/Galerie4.htm

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