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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 23:25

http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/files/2010/07/capt.photo_1280349006325-1-0.jpg

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Afghanistan: Démembrement en vue de l' Afghanistan organisé par la GB .

 


A en croire le quotidien "Weesa" qui paraît à Kaboul, la Grande Bretagne projette de démembrer l'Afghanistan.


Huit provinces ou Etats devront naître de ce processus de démembrement dont les chefs-lieux seront, respectivement, les villes de Kaboul, Kundouz, Kandahar, Mazar-e-Sharif, Khost, Bamian, Herat, Jalalabad.


On se croirait au 19ème siècle lorsque l'empire britannique dessinait, plume à la main, les bordures de nouveaux Etats.


Selon le journal, c'est Tobias Ellwood député conservateur qui aurait détaillé le plan dans une lettre confidentielle au gouvernement.
16/08/2011
http://french.irib.ir/info/international/item/136256-afghanistan-en-voie-de-d%C3%A9membrement-weesa

 

 

Les Navy SEALs qui ont abattu Oussama Ben Laden sont morts…

Un hélicoptère Chinook de l’armée US s’est écrasé vendredi soir vers 23h, dans une province du centre de l’Afghanistan, après avoir été touché par deux grenades RPG-7 tirées par la résistance afghane.

L’attaque a fait 38 morts, dont 30 membres du « Navy SEAL Team 6 » qui avaient participé à l’ « Opération Neptune’s Spear ».

Sur la mort d’Oussama Ben Laden, il n’y avait ni corps ni photographie.

Depuis vendredi soir, il n’y aura plus aucun témoins direct non plus, puisque les membres du « Navy SEAL Team 6 » (1), troupe d’élite de l’armée américaine, qui avaient participé à l’ « Opération Neptune’s Spear » (2), sont morts dans le crash de l’hélicoptère qui les transportait, selon le JDD.

La boucle est… bouclée.

Communiqué de la résistance afghane (3) :
Un hélicoptère bimoteur a été abattu dans la province de Wardak. Les nouvelles qui nous sont parvenues indiquent que lors d’un affrontement sévère après un raid des envahisseurs à l’encontre de civils, durant la nuit dernière vers 23h. Opposant une vive résistance aux forces d’occupation dans la vallée de Tankî, les mujâhidîn sont parvenu à combattre l’ennemi et a faire chuter un hélicoptère après avoir tiré deux roquettes RPG.
Les mujâhidîn ont déclaré que l’hélicoptère ennemi est tombé dans le district de Sidabad tuant tous ses occupants soit 38 soldats dont 31 américain et 7 soldats afghan. Les morceaux de l’épave sont encore éparpillés sur les lieux et la zone a été bouclée par les forces d’occupation pour empêcher toute personne de s’y approcher.
Les morts et les blessés ont été évacués par hélicoptère et 8 mujâhidin ont trouvé le martyr durant le raid aérien lancé par l’ennemi.
Emirat Islamique d’Afghanistan
DhabîhuLlah Mujâhid

NOTE
1-     Le Navy SEAL Team 6 est «l’élite de l’élite» de l’armée américaine. Une unité chargée exclusivement de l’antiterrorisme, sous le commandement de la CIA.
2      Selon les officiels US, l’opération avait menée par « deux douzaines d’hommes.

3. La publication et la diffusion de ce communiqué ne contrevient nullement à la législation suisse en vigueur, ni à aucune des dispositions de «l’ordonnance fédérale instituant des mesures à l’encontre des Taliban » du 2 octobre 2000, ainsi que ses modifications ultérieures.

L’objectif de Mecanopolis et ses ayants droit n’est évidemment pas d’adhérer ou de relayer une quelconque idéologie de violence, mais de donner un contre-poids aux mensonges de la propagande des armées d’occupation en Afghanistan, cela dans le but d’offrir le plus large éventail d’information possible afin que chacun puisse se forger sa propre opinion.

Article placé le 07 août 2011, par Mecanopolis

Source : Al-Somod

http://www.mecanopolis.org/?p=24011


Une première...
07-08

Deux légionnaires du régiment de parachutistes de Calvi en Corse (France) sont morts dimanche lors d'une opération dans un fort afghan.

Un "accrochage" avec les résistants selon le terme du communiqué de l'Élysée aurait également fait cinq blessés.

http://www.lefigaro.fr/international/2011/08/07/01003-20110807ARTFIG00097-deux-nouveaux-militaires-francais-tues-en-afghanistan.php


La débâcle américaine 

L’École des cadavres !

La France fête dans l’indifférence son 63e soldat tombé au champ du déshonneur national et annonce un retrait à petit vitesse de ses hommes à la remorque des Américains, avec en toile de fond une passation de pouvoir à des troupes afghanes improbables, un attentat spectaculaire au cœur de la zone verte de Kaboul contre l'hôtel Intercontinental…

Dans ce théâtre de fin du monde le Président Obama claironne sa victoire sur les forces du mal !

Obama vient d’annoncer avec fracas le retrait d’Afghanistan d’un premier contingent de 5000 GI’s (sur cent mille) au moment même où certaines velléités de négociations avec les Taliban(1)reviennent sur le tapis(2).

Mais le bon peuple Américain sait-il que ce retour des Boys (les derniers cependant pas avant 2015) constitue une sorte de capitulation en rase campagne ?

Un Vietnam bis qui n’ose dire son nom ?

Car c’est bien de cela dont il s’agit : négocier n’est-ce pas implicitement admettre la défaite ?

Une défaite d’autant plus cuisante qu’elle renvoie au mépris sans limites affiché par le vainqueur de 2001 quand il paradait sur les décombres fumantes de Kaboul ou devant les prétendus bunkers de Tora Bora, repaire de la tentaculaire nébuleuse Al Qaïda ?

L’Amérique est donc tout à sa liesse de voir mettre un terme (en principe) à une guerre interminable qui avait définitivement perdu tout sens. Cela grâce à un président qui est parvenu à remporter une victoire décisive sur le Mal (et subsidiairement venger l’Amérique bafouée) avec la liquidation du chef d’Al Qaïda que nul n’attendait plus…

Épisode pourtant peu glorieux que l’assassinat d’un vieillard plongé dans le sommeil mais dont Obama sort auréolé, au moins aux yeux de l’Amérique ébahie par l’assaut final et victorieux lancé contre la tanière du démon !

Reste que le tueur d’un Ben Laden réputé mort dix ans auparavant - aux dires des ténors du renseignement américain - n’est qu’un vainqueur virtuel né in vitro dans la matrice artificielle du discours médiatique.

Convenons à ce propos, que seuls les nord-américains ont vraiment gobé la mise en scène spectaculaire ainsi que les récits grotesques et grandiloquents de l’assaut et de la tuerie nocturne d’Abbottābād. Un exploit qui, contrairement à ce qu’en ont dit la fanfare et les grosses caisses de résonance de la grande presse, a tout sauf amélioré l’image de marque des États-Unis et de ses classes dirigeantes. Encore que les citoyens américains pris en otage par une propagande médiatique harassante et une presse chambre d’écho de tous les mythes fondateurs les plus tordus de l’Amérique au XXIe siècle, commence à ne plus être tout à fait dupe par la vertu du puissant remède au mensonge que constitue Internet. 

La faillite de la guerre « du fort au faible » 

Bref apparemment gagnant sur le front électoral, Obama n’en est pas moins un épouvantable perdant sur tous les fronts extérieurs : Afghanistan, Irak, Libye ! Il s’agit donc pour nous, en prenant le contre-pied de Sénèque pour lequel « le tout un chacun préfère croire que juger par lui-même  », de pratiquer ici une opportune forme d’hygiène mentale et de relativiser à l’extrême les victoires purement imaginaires (mais subjectivement bien réelles pour l’opinion et particulièrement pour l’Américain moyen) de M. Obama dont le bilan, bien qu’en demi-teintes, n’a rien à envier à celui de Bush Junior.

Notons de cette façon qu’après avoir augmenté les effectifs présents sur le sol Afghan de 30 000 hommes en déc. 2009, il est assez cocasse de présenter aujourd’hui comme un courageux désengagement, à grand renfort de tambours et de trompettes, le rapatriement de 33 000 personnels d’ici l’été 2012. Un retrait à haut rendement électoral en fait, basé sur un principe analogue à celui des soldes : les prix augmentent au préalable ceci afin de rendre plus alléchant le rabais ultérieurement consenti. Passez muscade ! Signalons également que personne dans la médiacratie occidentale ne paraît remarquer ou se souvenir (car ceux qui pourraient en parler sont soit muselés soit rendus inaudibles) que l’Administration Obama ne se prépare au mieux que revenir dans un an à son point de départ de 2009.

Ainsi, les échéances électorales aidant, de part et d’autre de l’Atlantique, et alors que l’armée tricolore en est à son 63e héros (dont 11 pour ces seuls six derniers mois !), M. Sarkozy emboîte le pas au président américain en claironnant dans la foulée - effet d’annonce oblige - que lui aussi entendait retirer nos troupes (4000 hommes) «  progressivement  », les premiers rapatriements devant avoir lieu fort opportunément un peu avant les élections présidentielles. Un calendrier au demeurant assez vague, mais élégamment calqué sur celui de son charismatique homologue qui, mine de rien, fait son petit effet aux yeux des naïfs et des jobards qui ne se sont jamais posés la moindre question sur la nature des intérêts que nous étions censés défendre aux abords de l’Hindou Koush !?

Rappelons en passant que les Américains agissent en Afghanistan d’abord pour leur propre compte(3) (Opération Enduring Freedom), et qu’ils sont en même temps à la tête d’une coalition dont ils assurent le commandement par le truchement de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, intervention elle-même couverte par un mandat des Nations Unies. Au total la Force internationale d’assistance et de sécurité regroupe quelque 147 000 hommes et est supposée intervenir exclusivement (comme en Libye !) pour le « maintien de la paix » et la protection des populations. Ceci dit, dans tout univers orwellien comme celui où nous évoluons sans toujours bien nous en rendre compte, règne l’inversion sémantique et la guerre porte avec allégresse le joli nom de paix… 147 000 soldats en uniformes auxquels viennent s’ajouter un nombre indéfini, mais substantiel, de personnels de sécurité (euphémisme pour désigner les mercenaires et autres sous-traitants). Lesquels pullulent toujours malgré l’interdiction les ayant frappés en août 2010 après quelques sinistres bavures…

Interdiction édictée par le président Hamid Karzaï lui-même mais très vite rapportée puisqu’officiellement en décembre de la même année, 52 agences (parmi lesquelles plusieurs officines israéliennes) et 26 510 hommes d’armes étaient réautorisés sur le sol afghan aux fins d’assurer la sécurité des forces internationales, des agences de l'Onu, des agences d'aide gouvernementales afghanes, des Ong et des médias étrangers, ou directement en charge de former policiers et militaires. Ajoutons que les misions de ces « sociétés » ne s’arrêtent peut-être pas là et l’on peut supposer à bon escient qu’elles prennent également en charge la surveillance active des champs de pavot et des laboratoires de transformation appartenant à la famille(4) et aux protégés du susdit président… ainsi qu’aux seigneurs de guerres tôt réapparus après la chute du régime Taleb et qui ont depuis proliféré à l’ombre du parasol américain(5). Précisons que jusqu’à 2009 le gardiennage (passif il est vrai) des cultures destinées à la production d’opium et partant, à la fabrication de l’héroïne, était assumé par les forces de l’Otan elles-mêmes. Une drogue fléau de la Russie(6) et cause des ravages passés sous silence en Europe occidentale. Une autre Guerre de l’Opium en quelque sorte, qui ne dit pas son nom et cette fois, en sens inverse !

Une quadruple défaite : militaire, politique, diplomatique et morale  

Bref, vu des bords de la Seine, pour un esprit indépendant, l’affaire afghane se révèle être un formidable fiasco. Cette « guerre du fort au faible  » soi-disant remportée en décembre 2001 en écrasant sous les bombes des bandes dépenaillées de va-nu-pieds armés de pétoires, de RPG (lances roquettes anti-char) hors d’âge et de Kalach - AK47 - home made. De rustiques montagnards dont nous devrions - parce qu’il faut rendre à César ce qui lui appartient - admirer le courage, l’inventivité guerrière et la rage d’indépendance face aux plus puissantes armées de la planète.

Car enfin, ces barbus enturbannés, objet de tous nos mépris de nantis et auxquels M. Donald Rumsfeld refusa l’application des Conventions de Genève (notamment l‘application du statut de prisonniers de guerre), devraient quelque part nous inspirer (de prime abord moralement parlant) si nous voulons entamer la reconquête de nos libertés ? Des libertés concrètes que les pouvoirs dits républicains nous troquent contre la monnaie de singe de la grande Liberté virtuelle abondamment produite par l’inflation verbale des démagogues qui nous mènent par le bout du nez, droit à l’abîme, de crise en crise, de guerre en guerre.

Pour nous résumer, l’Afghanistan représente pour l’Amérique et pour l’Occident tout entier qu’elle traîne derrière elle, un quadruple défaite. Militaire en premier lieu : à partir de 2004, le temps de sidération passé, les Taliban (entendez les Pachtounes) reprennent du poil de la bête et s’inspirant des guérillas menées par la résistance irakienne commencent à regagner du terrain, cela jusqu’à contrôler aujourd’hui les deux tiers du territoire afghan portant même la guerre au cœur même de sa capitale. Rien n’y fait, ni les bombardements massifs, ni les drones tueurs (répondant aux doux noms de Predator et d’Hellfire – Feu de l’enfer) qui franchissent de plus en plus fréquemment la frontière du Waziristân et portent la foudre dans les Zones tribales pakistanaises… ou sur des civils innocents, rebaptisés dommages collatéraux. La messe est dite et les armées occidentales se retirent maintenant sur un deuxième échec politique celui-là : leur impuissance à construire en Afghanistan un État autonome viable…

Mais comment un État décalqué du modèle nord-américain et recollé sur un pays partiellement démembré et déstructuré, où les communautés ont été dressées les unes contre les autres, pourrait-il espérer survivre au départ de ses garde-chiourmes occidentaux ? C’est par principe dogmatique que les stratèges de Washington contrarièrent le retour de la monarchie… certes abolie depuis 1973 avec l’installation la République à l’initiative du prince Daoud Khan. Celle-ci sera vite remplacée, en déc. 1979 par un régime communiste qui reprenait cependant et consolidait certaines libertés prévalant sous les rois afghans. Une monarchie qui ne demandait qu’à renaître étant reconnue et tacitement acceptée par tous, mais à laquelle Washington, par un inepte sectarisme, préféra un fantoche élu et légitimé à l’occasion de simulacres électoraux passablement consternants. 

À ce propos quelques chiffres parfaitement éloquents : en 2009, 113 000 soldats étrangers environ dont 71 000 américains faisaient semblant de tenir le pays.

Un an plus tard leur nombre était passé à 147 000.

Pourquoi, je vous le demande ?

En juin 2010, le Pentagone déclarait que les résistants Taliban « contrôlaient en partie le sud, le centre et le nord du pays  »…

L’est étant sous influence iranienne, que restait-il alors à la coalition ?

Une armée autochtone prête à prendre la relève ?

Mais quelle armée ?

Et bien une armée autochtone prête à prendre la relève.

Mais qu’en est-il réellement ?

Actuellement l'armée afghane devrait compter 171 600 militaires, ses effectifs devant atteindre plus tard un plafond fixé à 240 000 personnels. En octobre 2010, la police afghane, elle, comprenait officiellement, 109 000 policiers et il était prévu de la porter également à 240 000 hommes. Ceci corrigeant cela, il faut savoir que l’armée en réalité fond plus vite qu’elle ne s’accroît en raison d’un invraisemblable taux de désertion, surtout dans les unités de combattantes. Traduit en langage vulgaire cela signifie que les contribuables américains et européens payent de leurs deniers la formation des Taliban qu’ils affrontent ensuite sur le champ de bataille : sur 25 000 hommes recrutés de 2003 à 2005, 18 000 sont à présent portés manquants ; en 2009, 25 % des unités susceptibles d’être envoyées en première ligne ont de ce point de vue dû être remplacées. 

En trois, une cuisante défaite diplomatique : l’assassinat d’un Ben Laden, réel ou supposé, était censé clore le volet afghan de la guerre anti Terroriste. Au contraire d’applaudir à ce magistral tombé de rideau, le Pakistan mauvais joueur s’est offusqué de la violation de son espace aérien et plus encore de sa souveraineté par les furtifs commandos américains ! Islamabad, décidément mal embouchée, commence à prendre au sérieux le risque jusque là virtuel, d’une attaque générale contre ses sites nucléaires en cas de crise majeure ou de montée aux extrêmes des mouvements islamistes. Les supercopters – des « Faucons noirs » dopés – à long rayon d’action ont en effet démontré à l’occasion de la tuerie d’Abbottābād que la marine américaine possédait vraiment la capacité d’une attaque surprise des sites stratégiques pakistanais. Adossé à la Chine, le Pakistan s’est donc aussitôt vu secouru par un Pékin courroucé, lequel adressa à Washington par retour de courrier un sévère « avertissement » (parfaitement passé inaperçu aux yeux de nos formidables gens de presse)…

Bref, un froid sensible s’est installé entre une nouvelle Asie de plus en plus sûre d’elle et une Amérique pleine de rage, en proie à une forme inédite de confusion mentale. Au total l’opération hollywoodienne de liquidation du chef d’Al Qaïda a peut-être réjoui les chaumières du Middle West et l’homme de la rue, mais elle s’est soldée par un regain de tension dans une zone géopolitique déjà hautement sismique (Formose, la Corée du Nord, la Birmanie) et un raidissement des puissances émergentes régionales dont les peuples et les nations du monde se seraient bien dispensés.

Enfin, quarto, une affreuse défaite morale : que reste-t-il du « Rêve américain » après les camps de concentration et de tortures institutionnalisées de Guantanamo, Bagram et Abou Graïb ? In fine, les massacres, ceux de convois de prisonniers ou encore l’écrasement sous les bombes de la prison forteresse de Kalat i Jambi où les prisonniers du champ de bataille s’étaient révoltés et dans laquelle l’on a retrouvé dans les caves inondées, encore vivant, le pitoyable Taleb américain John Walker, auront plus fait pour disqualifier moralement l’Amérique que toutes les crises financières pourtant génétiquement programmées par la système néolibéral, le modèle de la démocratie anglo-saxonne et les Likoudniki des think tanks riverains du fleuve Potomac.

C’est de cette dernière défaite et de nulle autre dont l’Amérique, en tant que mythe ne se relèvera pas. Mais parce que le mensonge et l’illusion portent la guerre comme la nuée porte l’orage, craignons cependant la vindicte du Dieu Dollar agonisant. Grâce au ciel il nous reste encore quelques marchands sable pour nous endormir dans la paix du Seigneur… Et ceux-ci occupent les sommets de la bonne gouvernance ! De cette façon, et pour ne pas conclure, méditons le commentaire proprement panglossien(7)qu’inspire la débâcle afghane aux caciques de l’Institut français des Relations internationales (Ifri) : «  Il est clair que ce retrait est l'aveu d'un échec. Néanmoins, même si les effets à long terme de l'intervention mettront longtemps à apparaître, l'Afghanistan va inexorablement changer, en s'intégrant dans les flux mondiaux. Pour les résistants, c'est une victoire tactique, mais à long terme, ils ont perdu. Ils ne pourront pas continuer éternellement cette fermeture du pays. Finalement, l'intervention n'aura pas été inutile ». On ne saurait finalement mieux dire… 

 Notes

1- Taliban et le pluriel de Taleb, étudiant en théologie. Ceux que l’on nome Taliban sont en réalité les Pachtoune, ethnie indo-européenne dominante (38%) parlant une langue très proche du persan et qui a embrassé le Wahhabisme, forme rigoriste de l’Islam et religion officielle de l’Arabie saoudite. Le Wahhabisme, religion du désert, prône la Salafiya, à savoir un mode de vie à l’imitation de celui du Prophète : barbe, turban noir, puritanisme excessif des mœurs. De ce point vue la guerre livrée aux Taliban revient à faire la guerre aux Pachtounes au profit des ethnies concurrentes peuplant les vallées de l’Hindou Koush : Hazaras (24%), Tadjiks (25%), Ouzbeks (7%) et Turkmènes (1,5%). 

 2- Dès juillet 2010, au moment WikiLeaks rend public quelque 92 000 documents militaires, l’Administration américaine, parvenue à la conclusion que désormais «  la solution militaire n'existe plus  », prend les devant et laisse entendre qu’elle serait prête à négocier avec la résistance afghane (The Guardian/Le Monde 19 juil. 2010).

3- Opération Enduring Freedom. C’est nom générique donné à toute une classe d’interventions armées notamment aux Philippines, en Kirghizie, dans la Corne de l’Afrique, dans la bande sahélienne de l’ancien Soudan français et dans le grand sud algérien, etc.

4- Le New York Times du 27 oct.09 met en cause Ahmed Wali Karzaï, frère du président et accusé de participer au trafic de l’opium et de ses dérivés. Celui-ci aurait été par ailleurs rémunéré par la CIA entre autres pour le recrutement d’une formation une force paramilitaire opérant sous ses ordres dans la région de Kandahar, ancien bastion de Mollah Omar.

5- Narco-État l’Afghanistan libéré du joug wahhabite incarné brièvement par Mollah Omar, Émir al-Muminim, avait vu sa production d’un coup de fatwa (décret religieux – en théocratie la loi temporelle n’existant pas) et d’un seul, passer de 4500 T avant la prise du pouvoir par le Commandeur des croyants à 180 T lors de la chute de l’Émirat islamique (qui sortait à peine de vingt ans de guerre) écrasé sous les bombes libératrices de la croisade antiterroriste. Aujourd’hui, sous la férule conjuguée de Washington et de Bruxelles (siège de l’Otan) la production avait atteint en 2008 le niveau très honorable de 8200 T soit 95 % de la production mondiale. Aujourd’hui elle serait en décroissance rapide, au moins sur le papier !

6- La Russie tient la première place mondiale pour la consommation et le trafic d'héroïne, essentiellement afghane (les filières du Triangle d’Or étant partiellement taries). Chaque année ce sont ainsi 75 à 80 T qui y transiteraient pour une valeur de 18 milliards de $. Avec pour conséquences visibles 356 décès par jour, soit 130 000 morts par an dus à la consommation d'héroïne, et 120 000 délinquants et criminels incarcérés en lien direct avec le trafic de drogue (d’autres statistiques moins catastrophiques font seulement état d’une centaine de morts quotidiens). 

7- Pangloss personnage du Candide de Voltaire pour lequel « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes » !

 

 


James Petras : Les multi-milliards de la chasse aux terroristes et l’évaporation de la classe moyenne.

Le gouvernement américain (Maison Blanche et Congrès) dépense 10 milliards de dollars par mois, ou 120 milliards de dollars par an, pour combattre un groupe estimé à “50-75 membres d’Al Qaïda en Afghanistan”, d’apès la CIA et rapporté par le Financial Times de Londres (25 Juin 2011, page 5). Pendant les trente derniers mois de la présidence d’Obama, Washington a dépensé 300 milliards de dollars en Afghanistan, ce qui nous fait un total d’environ 4 milliards de dollars pour chaque soi-disant “membre d’Al Qaïda”. Si nous multiplions ce chiffre par les quelques deux douzaines de sites ou de pays où la Maison Blanche clâme que des “terroristes” d’Al Qaïda ont été vus, nous pouvons commencer à comprendre pourquoi le déficit du budget états-unien a augmenté de manière astronomique à plus de 1 600 milliards de dollars pour l’année fiscale en cours.

Pendant la présidence d’Obama, les ajustements sociaux au coût de la vie ont été gelés, résultant directement à une perte nette de 8%, ce qui représente exactement la somme dépensée à courir après cinq douzaines de “terroristes” d’Al Qaïda dans les montagnes frontalières du Pakistan.

Il est totalement absurde de penser que le pentagone et la Maison Blanche dépenseraient 10 milliards de dollars par mois, juste pour chercher une poignée de terroristes dans les montagnes afghanes. Alors, pourquoi la guerre en Afghanistan ? La réponse que nous entendons et lisons le plus fréquemment est que c’est une guerre contre les Résistants, un mouvement de guerilla nationaliste islamiste de masse se composant de dizaines de milliers d’activistes. Les Résistants quoi qu’il en soit, ne se sont jamais engagés dans des actes de terrorisme contre le territoire des Etats-Unis ou leur présence à l’étranger. Les Résistants ont toujours maintenu la même ligne, à savoir que leur combat etait pour l’expulsion des forces étrangères occupant l’Afghanistan. Ainsi, les Résistants ne font partie d’aucun “réseau terroriste international”. Si la guerre américaine en Afghanistan n’est pas pour battre le terrorisme, alors pourquoi cette dépense massive de fonds et de resources humaines pendant plus de dix ans ?

Plusieurs hypothèses viennent alors à l’esprit:

La première est la situation géopolitique de l’Afghanistan: les Etats-Unis construisent et renforcent des bases militaires autour et aux frontières de la Chine.

Deuxièmement, les bases militaires américaines en Afghanistan servent de bases de lancement pour fomenter des conflits armés ethniques de “dissidence séparatiste”, ainsi appliquant la vieille formule du “diviser pour mieux régner” contre l’Iran, la Chine, la Russie, et les républiques d’Asie Centrale.

Troisièmement, Le lancement de la guerre d’Afghanistan en 2001 par Washington et ses conquêtes faciles du début, encouragea le pentagone à croire qu’une victoire facile, rapide et à moindre coût était possible; une victoire qui aurait pu revigorer l’image des Etats-Unis comme une puissance invincible, capable d’imposer sa loi n’importe où dans le monde, à l’encontre de la désastreuse expérience de l’URSS.

Quatrièmement, le succès rapide de la guerre en Afghanistan était regardé comme un prélude au lancement d’une vaste séquence de guerres victorieuses, d’abord contre l’Irak, suivi de l’Iran, puis la Syrie et bien d’autres. Ceci servirait le triple but de renforcer la puissance régionale d’Israël, de contrôler les ressources stratégiques du pétrole et d’élargir l’arc de contrôle états-uniens par ses bases militaires de l’Asie du sud et centrale, à travers le golfe persique et jusque la Méditérannée.

Les stratégies politiques formulées par les militaristes et les sionistes des administrations Bush et Obama pensaient que les armes, l’argent, la force brute et la corruption pourraient bâtir fermement des états satellites stables dans le giron de l’empire états-unien de l’ère post-soviétique. L’Afghanistan fut regardé comme une première conquête facile, la phase initiale de guerres séquentielles. Chaque victoire endommagerait la réputation des oppositions aux guerres à la maison et en Europe. Les coûts initiaux de la guerre impérialiste seraient épongés par la richesse tirée des pays conquis, pensaient les néo-conservateurs, spécifiquement des régions productrices de pétrole.

La défaite rapide du gouvernement Taliban par les Etats-Unis confirma aux stratèges militaires, que des islamistes rétrogrades et pauvrement armés n’étaient pas une compétition pour la puissance de feu américaine et ses leaders intelligents.

Mauvaises analyses, stratégies erronées: un désastre à mille milliards de dollars 

Chaque évaluation formulée par ces stratèges civils et leurs alter-ego militaires s’est avérée fausse. Al Qaïda était et est toujours un adversaire marginal, la seule véritable force capable de faire perdurer une guerre populaire contre un occupant impérialiste, infligeant de lourdes pertes à celui-ci, diminuant l’influence d’un régime local marionnette et accumulant un soutien massif de la population est le mouvement taliban et les mouvements nationalistes de résistance émergents. Les think-tanks américains lourdementt influencés par Israël, les experts et conseillers qui dépeignaient les adversaires islamistes comme étant ineptes, inefficaces et lâches, se sont totalement trompés sur le compte de la résistance afghane. Aveuglés par leur antipathie idéologique, ces conseillers civils de haut-niveau de la Maison Blanche et du pentagone ont été incapables de reconnaître la finesse politique, militaire, stratégique et tactique des leaders islamistes de moyen et haut niveaux ainsi que leur potentiel de soutien dans le voisinage, au Pakistan et ailleurs.

La Maison blanche d’Obama, trop dépendante des experts pro-Israël islamophobes, a isolé plus avant les troupes américaines et s’est aliénée la population afghane en triplant le nombre de troupes, ainsi renforçant le crédit des Résistants aux yeux de l’opinion publique afghane comme étant l’authentique alternative à l’occupation étrangère.

En ce qui concerne les rêves néo-conservateurs de voir des guerres séquentielles victorieuses, concoctées par les Paul Wolfowitz, Feith, Abrams, Libby et consorts, éliminer les adversaires d’Israël et faire du golfe persique un lac hébreu, les guerres qui se prolongent en Irak, Afghanistan et au Pakistan, de fait, ont renforcé l’influence régionale de l’Iran, retourné le peuple pakistanais contre les Etats-Unis et renforcé les mouvements contre les états clients des Etats-Unis à travers le Moyen-Orient.

Les défaites impérialistes séquentielles ont eu pour résultat une hémorragie massive des finances de l’état américain, bien plus que l’afflux des richesses pétrolières promis dans le package des guerres provenant des pays tributaires. D’après une étude universitaire récente, le coût militaire des guerres d’Irak, d’Afghanistan et du Pakistan a excédé les 3 200 milliards de dollars (dans “Les coûts de la guerre depuis 2001”, Eisenhower Study Group, Juin 2011) et augmente de plus de 10 milliards de dollars par mois. Dans le même temps, les Résistants “resserrent leur main mise psychologique” sur l’Afghanistan (Financial Times du 30 Juin 2011, p.8). D’Après les derniers rapport en provenance d’Afghanistan, même le mieux gardé et protégé des hôtels cinq étoiles de Kaboul, l’hôtel Intercontinental, a été vulnérable à un assaut répété et a été pris par des militants, parce que les “forces de haute sécurité afghanes” sont inflitrées et que les Résistants sont capables d’opérer partout, ayant établi des “gouvernements de l’ombre” dans la plupart des villes et villages (Financial Times du 30 Juin 2011, p.8)

Le déclin impérial, les finances en déconfiture et le spectre de l’écrasement 

L’empire qui s’effondre a épuisé le trésor public US. Alors que le congrès et la Maison Blanche luttent pour augmenter le plafond de la dette, le coût de la guerre érode de manière agressive toute possibilité de maintenir des standards de vie raisonnables et stables pour la classe moyenne et celle des travailleurs et augmente les disparités sociales entre les 1% du top et le reste de la population américaine. Les guerres impérialistes ont pour fondement le pillage de la trésorerie des Etats-Unis. L’état impérialiste a, par des exemptions d’impôts massives et extraordinaires, concentré la richesse dans les mains des super-riches alors que les classes laborieuses ont été coulées surtout dans la mesure où maintenant seuls les boulots à bas salaires sont disponibles.

En 1974, le top 1% de la population américaine à titre individuel comptait pour 8% du revenu national; en 2008 ce 1% comptait pour 18% du revenu national, et la plupart de ces 18% de richesse est concentré dans les mains d’un tout petit 1% de ces 1% ou 0,01% de la population américaine (Financial Times du 28 Juin 2011, p.4 et du 30 Juin 2011, p.6). Alors que la classe des super-riches pille le trésor public et intensifie l’exploitation du travail, le nombre des boulots à salaires moyens a plongé. De 1993 à 2006 (NdT: avant le début de la crise donc…c’est pire maintenant…), plus de 7% des boulots à moyens salaires ont disparu (Financial Times du 30 Juin 2001, p.4). Alors que les inégalités sociales croissent dans le monde entier, les Etats-Unis ont maintenant la plus grosse inégalité sociale répertoriée dans les pays capitalistes dominants.

Le poids du soutien de l’empire en déclin, avec sa croissance faramineuse des dépenses militaires, est supporté de manière disproportionnée par les contribuables de  la classe moyenne et de la classe laborieuse ainsi que par tous les salariés. Le pillage de l’économie par l’armée et l’élite financière a mis en marche un déclin brutal des standards de vie, des revenus et des possibilités de travail. Entre 1970 et 2009, alors que le PIB a plus que doublé, le salaire médian a stagné en terme réel (FT du 28 Juin 2011, p.4). Si nous ajoutons les facteurs fixes de coûts des retraites, de santé et d’éducation, le revenu réel par salarié, spécialement depuis 1990, a sérieusement décliné.

Pire doit arriver dans la seconde moitié de 2011:  Alors que la Maison Blanche d’Obama étend ses interventions impérialistes au Pakistan, à la Libye et au Yémen, augmentant par là même les dépenses militaires et de l’état policier, Obama va établir des accords budgétaires avec l’aile la plus à droite du parti républicain, qui va torpiller les programmes gouvernementaux de santé et d’aides sociales, comme le Medicare et Medicaid, ainsi que le programme national des retraites. Les guerres prolongées ont amené le budget au point de rupture, tandis que le déficit plombe toute véléité de redressement économique, le tout emmenant le pays vers une récession répétée.

La classe politique semble bizarrement ignorer que leur chasse aux 50-75 terroristes fantômes estimés d’Al Quaïda coûtant des centaines de milliards de dollars a précipité la disparition des boulots à revenus moyens aux Etats-Unis.

Le spectre politique dans son entièreté s’est tourné de manière décisive vers la droite et l’extrême droite. Le débat entre les démocrates et les républicains est devenu celui de savoir s’il faut couper 4 000 milliards de dollars ou plus dans ce qu’il reste des programmes sociaux du pays.

Les démocrates et l’extrême droite sont alliés alors qu’ils continuent des guerres multiples tout en continuant à favoriser et financer les 0,01% de super-riches, des magnats de la finance et de l’immobilier dont la richesse a tant augmenté durant la crise !

Conclusion 

Mais il y a une gêne profonde et silencieuse au sein des cercles du pouvoir du régime Obama: les “meilleurs et les plus intelligents” de son équipe d’élite sont en train de quitter le navire avant que le déluge n’arrive: le gourou de l’économie Larry Summers, Rahm Emmanuel, Stuart Levey, Peter Orzag, Bob Gates, Tim Geithner et bien d’autres, responsables des guerres désastreuses, des catastrophes économiques, de la concentration massive de la richesse et du saccage de nos standards de vie, sont partis ou ont annoncé leur “retraite”, laissant le soin aux charlatans toujours souriant, le président Obama et son comparse vice-président “Joe” Biden, ainsi qu’à leur dernière garde de loyalistes qui n’ont aucune idée de quoi il retourne, de se faire blâmer quand l’économie capotera  et que nos programmes sociaux seront balayés. Quelle autre explication pour leur départ hâtif et lâche (“pour passer plus de temps avec la famille”) alors que la crise se renforce de jour en jour. La retraite hâtive de ces officiels de haut niveau est motivée par leur désir d’éviter toute responsabilité politique et pour échapper à leur inculpation par l’histoire pour le rôle qu’ils ont tenu dans cette débâcle économique. Ils sont plus préoccuppés de se protéger d’accusations futures sur qui a mené quelle politique qui eut pour résultat de détruire l’économie du pays et ses classes moyenne et ouvrière, qui avaient de bons boulots, des retraites stables, une sécurité sociale, une assurance médicale convenable et une place respectée dans le monde.
James Petras

Article original en anglais :

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=25574 

Traduction : Résistance 71 

Mondialisation.ca, Le 12 juillet 2011

Note du site Résistance 71 : 

Nous avons traduit ici un excellent article de James Petras sur le déclin et l’implosion futurs de l’empire américain (anglo-américain pour être plus précis) sous le poids combiné de ses coûts de guerre et d’une récession / dépression économique, qui plombent la société de l’intérieur, comme cela arrivera bientôt également à la France qui se laisse embarquer par le truchement de la clique néolibérale (Sarkozy n’en étant que son tenant de « droite », plus asservi sans doute à la société du spectacle américaine que certaines « contre-parties de gauche » non moins néolibérale et donc réfractaire de tout progrès social) en place depuis l’asservissement des institutions françaises aux diktats de la haute finance internationale. 

Cette analyse de Petras est une analyse que nous qualifierons de « classique ». Elle pose des problèmes et des questions justes, mais élude à notre sens la partie la plus importante de la vision en cinémascope que chacun devrait avoir de la situation mondiale: aux questions du pourquoi des guerres et du pourquoi la classe politique américaine (et européenne du reste) semble ne pas comprendre la relation causale de la détérioration de la situation politico-économique avec les guerres perpétuelles en cours, Petras, comme beaucoup d’analystes « classiques » n’y voit que des « erreurs de jugement », des « mauvaises perception politiques et stratégiques » , donc des « erreurs humaines » menant au marasme … 

Ceci omet quelques points essentiels: 

Les guerres modernes (post-modernes ?) ne sont plus fait pour être gagnées mais pour durer, car elles remplissent plusieurs fonction dont une a été soulignée par Petras dans son article: les guerres rapportent et aident à concentrer encore plus la richesse dans le moins de main possible, mais surtout, et cela mène au second point: 

En durant, surtout contre une « ennemi invisible » comme Al Qaïda, créé à dessein à cet effet, les guerres, créent le chaos. Chaos politique, division des peuples (doctrine néo-con du « choc des civilisations », complètement bidon et induite à 100% par les idéologues du système, comme BHL en France par exemple), chaos social dans les pays concernés, couplé à la destruction planifiée de l’économie mondiale telle que nous la connaissons, afin de créer le chaos ultime, celui qui ruinera le monde de ce début de XXIème siècle et permettra l’avènement de ce à quoi les oligarques rêvent dans leur délire psychopathe depuis bien longtemps: la gouvernance mondiale, le Nouvel Ordre Mondial 

Du chaos artificiellement créé dans la théorie sociopathe des oligarques, naîtra l’essence du Nouvel Ordre Mondial. La concentration du maximum de la richesse mondiale dans les mains de 0,001% de la population mondiale aidera à la concentration ultime du pouvoir. Le gouvernement mondial sera géré par un cartel  de financiers et de gros industriels privés, non élus bien sûr et utilisera dans un premier temps la structure actuelle de l’ONU et l’armée de l’OTAN comme flic et garde-chiourme international. Le mercenariat sera généralisé. 

Pour parvenir à ses fins, l’oligarchie hégémonique se doit de détruire la société telle que nous la connaissons, pour non pas rendre le pouvoir aux peuples comme nous et bien d’autres le préconisons pour en finir avec un système obsolète d’injustice sociale, mais bien au contraire, pour créer le summum, la mère de tous les systèmes inégalitaires, répressifs et totalitaires: le gouvernement mondial du plus petit nombre sur la vaste majorité des serfs dans une société néo-féodale criminelle. 


Voilà ce qui à notre sens manque à l’analyse par ailleurs classiquement très bonne de James Petras. Nous désirions en faire part ici avant la lecture de l’article.


James Petras a une longue histoire d’activisme pour la justice sociale, travaillant en particulier avec le mouvement des paysans sans terre brésilien pendant 11 ans. En 1973-76, il fut membre du tribunal Bertrand Russel sur la répression en Amérique latine. Il écrit une chronique mensuelle pour le journal mexicain La Jordana et auparavant pour le quotidien espagnol, El Mundo. Il a un B.A de l’université de Boston et Ph.D de l’université de Berkeley, Californie. 

James Petras est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

 Articles de James Petras publiés par Mondialisation.ca



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge
Une famille massacrée par les soldats français!

"Nous sommes vis-à-vis de la population civile afghane très peinés de ce qui est un malentendu qui aurait été dissipé si la voiture avait respecté les règles de sécurité", a déclaré Gérard Longuet.
Un massacre mal camouflé?
Le ministre de la défense, Gérard Longuet, a exprimé sa « très grande tristesse » pour les trois civils afghans tués par un militaire français qui a ouvert le feu sur leur véhicule. « C’est une voiture qui a refusé de s’arrêter à un check-point, en dépit des sommations répétées, et qui a fait en effet l’objet d’un tir de protection comme c’est la règle », a déclaré le ministre français à Rome.
Trois civils afghans, un homme, une femme et un enfant sont morts et trois autres blessés à la suite de ces tirs. L’assassinat a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul, dans la province de la Kapisa.
Gérard Longuet a souligné qu’il s’agissait d’« un territoire sous contrôle militaire ( ah bon ? On pensait que ce n’était juste pas votre pays?…) marqué par des opérations où, à de très nombreuses reprises, des attentats-suicides ont été commis par des véhicules fous se dirigeant vers des groupes militaires afghans ou de la coalition ».

Ben voyons…« Nous sommes vis-à-vis de la population civile afghane très peinés de ce qui est un malentendu ( oui il a osé, un malentendu dit-il! ) qui aurait été dissipé si la voiture avait respecté les règles de sécurité qui s’imposent à tout citoyen afghan contrôlé par un poste de police afghan renforcé par les soldats français », a ajouté le ministre de la défense. C’est a dire que les afghans ne sont plus chez eux et ne peuvent plus librement circuler sobhanalah sous peine d’être tué !
Ne serait-ce des opérations de représailles sur la population afghane qui s’est rendu compte de la perversité de cet envahisseur étranger? Une cérémonie est-elle prévu par Sarkozy de naggy boksa pour rendre hommage à ses innocents ?…

La résistance de nos frères moujahidines en afghanistan est légitime sobhanalah et celui qui dit le contraire est soit un égaré de première soit un mécréant complice des américanos-sionistes!

Qu'ALLAH libère les terres islamiques du joug des sionistes.

Jeudi 28 Juillet 2011

http://www.alterinfo.net/Afghanistan-Une-famille-massacre-par-les-soldats-francais_a61655.html

 


Massacre de civils au Helmand
Ailleurs, dans le district de Nad Ali, dans la province de Helmand au sud de l’Afghanistan, au moins huit civils ont été massacrés par une frappe aérienne de l’OTAN ce vendredi, a déclaré le gouverneur Shadi Khan.

« Un groupe de résistants a attaqué une patrouille à pied des forces de l’OTAN », a déclaré Khan.

« Par la suite, une frappe aérienne a pris pour cible la maison de l’imam d’une mosquée dans la région. En plus de l’imam lui-même, l’épouse de celui-ci et six de ses enfants ont été tués. »

Daud Ahmadi, porte-parole dans la province de Helmand, a déclaré qu’il « savait qu’il y a eu des victimes civiles à la suite d’une frappe aérienne de l’OTAN dans le district de Nad Ali » et qu’une délégation officielle avait été dépêchée sur place pour enquêter.

L’incident semble être le plus récent dans lequel des civils afghans ont été massacrés par une opération militaire de l’OTAN.

Il intervient alors que les supplétifs de l’armée et de la police afghanes se préparent à prendre totalement en charge le contrôle du pays.

6 août 2011 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/a...
Traduction : Info-Palestine.net

 

Le Royaume-Uni a reconnu qu'un de ses hélicoptères avait blessé 'accidentellement 'cinq enfants.

Le Royaume-Uni a reconnu qu'un de ses hélicoptères avait blessé accidentellement cinq enfants lors d'une attaque contre des résistants en Afghanistan, et exprimé ses "profonds regrets" en annonçant qu'une enquête était en cours.

"Nous regrettons profondément tout incident impliquant des civils et nous prenons toutes les mesures possibles pour éviter de tels incidents", a déclaré le ministère britannique de la Défense dans un communiqué. "Une enquête est en cours et des responsables britanniques en Afghanistan tiennent le gouverneur de la province au courant des résultats de l'enquête", a ajouté le ministère.

La force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) avait admis plus tôt dans la journée qu'un de ses hélicoptères avait blessé par erreur cinq enfants dans la province méridionale du Helmand.

http://www.europe1.fr/International/Afghanistan-Londres-s-excuse-apres-une-bavure-642699/



Paroles & action du président...
John Glaser : Obama a annoncé son projet de retirer 10.000 militaires.

Nb : Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage toutes l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le président Barack Obama a annoncé mercredi soir à la Maison Blanche son projet de retirer 10.000 militaires américains d’Afghanistan avant la fin de cette année, ainsi que la totalité des 33.000 éléments des forces de renfort d’ici la fin de l’été prochain. Jusque-là, près de 70.000 soldats resteront dans ce pays ravagé par la guerre, deux fois plus que lorsqu’Obama a pris ses fonctions. En 2014, déclare-t-il, notre transition vers un rôle de soutien en Afghanistan sera total.

Cette décision intervient après un long débat au sein de l’administration sur l’ampleur et le rythme du retrait. Mais les limites du débat à Washington sont trop étroites pour inclure une solution à long-terme à l’enlisement qui dure depuis 10 ans.

La pression exercée par les deux partis politiques a également pesé de tout son poids dans la décision d’aujourd’hui. Les Républicains ont fait part de leurs préoccupations concernant l’effort de guerre actuel, alors qu’un nombre croissant de Démocrates ont fait pression sur Obama pour un retrait total des troupes. Le peuple américain est pessimiste à propos de la guerre et 73% préfèrent un retrait substantiel pour cet été.

D’autres facteurs ont causé une diminution du soutien à l’effort de guerre.

L’exécution d’Oussama ben Laden le mois dernier a ôté pour de nombreuses personnes tout objectif dans cette guerre. De plus, des responsables américains se sont engagés dans des négociations avec les Résistants dans l’objectif d’un règlement politique au conflit, qui pourrait inclure un accord de partage du pouvoir avec les leaders Résistants. Cela a conduit un certain nombre de personnes à douter de la nécessité de combattre contre ceux avec qui nous coopérons également.

Tandis que ces arguties sur le rythme de retraits partiels font les gros titres, les préoccupations sur une présence militaire permanente en Afghanistan sont croissantes. Le président afghan Hamid Karzaï a déclaré publiquement que ses entretiens avec les responsables américains incluaient la possibilité du maintient des troupes au-delà de 2014, année qui fixait officiellement le retrait total de toutes les forces étrangères. Des délibérations secrètes ont inclus apparemment un accord sécuritaire à long terme par lequel les militaires américains resteraient pour les décennies à venir.

Mais les coûts humains et économiques sont bien trop importants pour justifier un autre satellite militaire pour l’empire états-unien. La guerre en Afghanistan coûte au contribuable américain plus de deux milliards de dollars par semaine, ce qui est effrayant pour un électorat en proie à une récession économique grave. Le mécontentement croissant au sujet de la dette et du déficit renvoie à une responsabilité politique pour de telles dépenses.

La violence dans ce pays ravagé n’a cessé d’augmenter, le mois dernier étant le plus meurtrier pour les civils depuis 2007 et d’autres records de la sorte sont battus en permanence. Les relations du gouvernement américain avec le président Karzaï ont été tendues alors qu’il a émis les "derniers avertissements" envers l’OTAN pour qu’il arrête ses bombardements irresponsables qui tuent souvent de nombreux innocents.

Une enquête du Congrès américain, récemment publiée, a conclu que les efforts de construction de la nation en Afghanistan génèrent de la corruption et altèrent l’économie locale, ébranlant de la sorte les intentions américaines de stabiliser le pays. Les milices afghanes financées et entraînées par les Américains ont apparemment terrorisé les populations civiles locales, dans certains cas "battant, volant et même tuant en toute im

punité."

En plus des conséquences gênantes de la politique menée par les Américains en Afghanistan, des problèmes émanent également de la stratégie globale.

L’administration Obama a rendu incertain le véritable objectif de la mission militaire en Afghanistan. Si le but est de démanteler et d’éradiquer la menace d’Al-Qaïda, la mission est accomplie de longue date. En 2009, on estimait les forces d’Al-Qaïda dans le pays à 100 unités et leur présence est maintenant trop limitée pour justifier les dizaines de milliers de soldats ou plus.

Les craintes, que le reste de la présence talibane menace l’Amérique ou pourrait abriter Al-Qaïda après un retrait, ne sont pas étayées par les faits. Les relations entre les deux groupes se sont détériorées, rendant la collusion improbable, et les Résistants n’ont pas d’objectif majeurs de politique étrangère en dehors de l’éviction des occupants étrangers. Ceci élimine de fait une menace directe pour la sécurité nationale des Etats-Unis et dès lors rend la poursuite de la guerre indéfendable.

Si la mission est plutôt de créer un gouvernement centralisé stable en Afghanistan, cela est de la même façon non viable. Il pourrait être efficace en étendant la présence militaire américaine à travers le monde - une fin en soi pour les planificateurs de la sécurité nationale - mais il demeure inefficace dans la lutte contre le terrorisme et pourrait en effet devenir un objectif primordial d’Al-Qaïda, élargissant leur circonscription par une présence militaire permanente dans le monde musulman.

La guerre en Afghanistan contribue également à une situation de plus en plus instable au Pakistan. Le président pakistanais Asif Ali Zardari a déclaré au Guardian que la guerre est en train de "déstabiliser le Pakistan et de sérieusement compromettre les efforts pour restaurer ses institutions démocratiques et sa prospérité économique après une décennie de dictature militaire."

L’annonce du retrait des troupes ce mercredi était peut-être plus drastique que certains l’auraient espéré à Washington, mais cela laisse l’empreinte d’une guerre et d’une occupation en cours qui n’est pas seulement inutile et meurtrière, mais empêche toute fin viable de la guerre menée contre le terrorisme par les Etats-Unis. 

John Glaser pour Antiwar.com

22 Juillet 2011

Traduction : Vincent pour ReOpenNews

http://www.reopen911.info/News/2011/07/15/faible-retrait-en-afghanistan-la-guerre-continue/


Retrait annoncé
Le président américain Barack Obama a annoncé fin juin le retrait d'ici mi-2012 d'un tiers du contingent américain, soit 33 000 hommes, la totalité des renforts envoyés depuis fin 2009, dans le cadre du retrait des troupes de combats de la coalition, censé s'achever fin 2014. L'Otan a parallèlement entamé le transfert de la responsabilité de la sécurité aux forces afghanes, dont nombre d'experts et d'Afghans doutent de la capacité à prendre le relais de l'Isaf d'ici fin 2014, alors que la rébellion afghane s'est étendue jusque dans le nord du pays, bien au-delà de ses bastions du Sud et de l'Est.

August 11,

AFP



1 Analyse & déclaration

a) Résistance 

Nishanuddin Ahingar : Plusieurs centaines de personnes ont manifesté jeudi 14 juillet à Khost, pour protester contre une opération de l'OTAN qui aurait tué six "civils innocents".

Les autorités de la province afghane de Khost ont accusé, jeudi 14 juillet, la force de l'OTAN en Afghanistan (ISAF) d'avoir tué six civils afghans lors d'une opération. "Un professeur, un étudiant et une fillette de onze ans ont été tués dans l'opération, ainsi que trois personnes ordinaires", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouverneur de la province de Khost, Mubarez Zadar, qui dénonce la mort de "civils innocents." "La coalition a reçu de mauvaises informations et sur la foi de ces mauvaises informations, ils ont mené une opération", a-t-il ajouté.

 

MANIFESTATION À KHOST

L'ISAF a pour sa part affirmé qu'une "force conjointe" de l'OTAN et des forces afghanes avait tué "six combattants … du réseau Haqqani, dont une femme armée", après avoir été attaquée lors d'une fouille d'un lotissement. "Cette combattante d'Haqqani compte parmi plusieurs femmes qui ont attaqué les forces afghanes et de la coalition ces derniers mois", explique l'OTAN, qui affirme que les résistants utilisent de plus en plus de femmes, notamment comme kamikazes.

La province de Khost et ses voisines de Paktia et Paktika sont les bastions du réseau Haqqani, branche de l'insurrection talibane proche d'Al-Qaida et bête noire des soldats américains dans l'est de l'Afghanistan. Jeudi matin, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Khost contre cette opération. Plusieurs cadavres ont été transportés à travers la ville, les manifestants affirmant qu'il s'agissait de ceux de civils tués par l'OTAN.

Nishanuddin Ahingar

AP/

14.07

. http://www.lemonde.fr/international/article/2011/07/14/afghanistan-des-autorites-locales-denoncent-une-bavure-de-l-otan_1548878_3210.html

  


Paroles & action des résistants
L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

09-08



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

Otan-Isaf

11-08

Une colonne de véhicules de l'Otan composée de sept camions-citernes a été détruite dimanche dans le sud de l'Afghanistan lors d'une attaque rebelle, rapportent les chaînes de télévision afghanes.

L'incident a eu lieu tôt dans la journée dans la ville de Shahr-e-Safa située dans la province de Zabol. Un des conducteurs a été tué par les assaillants.

Selon le porte-parole des résistants afghans, Zabiullah Moujahid, au total 28 camions-citernes et véhicules transportant des munitions auraient été détruits dans l'attaque.

Samedi 6 août, au moins seize camions-citernes transportant des carburants pour les troupes de l'Otan en Afghanistan ont été détruits par l'explosion d'une bombe à Peshawar, principale ville du nord-ouest du Pakistan. Selon la police locale, l'attaque n'a fait aucune victime.

RIA Novosti

11 août 2011

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Afghanistan.-Cinq-soldats-de-l-Otan-tues-par-une-bombe-dans-le-sud-_6346-1904362-fils-tous_filDMA.Htm

 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

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