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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 02:44

http://remito.zeblog.com/2008/3

"Secouer la cage : Au revoir, Obama ! Salut, le monde !", par Larry DERFNER

Publié le 22-12-2010


Jerusalem Post : Larry DERFNER met les pieds dans le plat et appelle les Etats européens à reconnaître l’Etat palestinien dans ses frontières internationalement reconnues.

"Secouer la cage : Au revoir, Obama ! Salut, le monde !

La reconnaissance que viennent de prononcer l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay est un geste d’impatience bienvenu face au déni israélien du droit des Palestiniens à un état dans les frontières d’avant 1967.

Merci à l’Argentine. Merci au Brésil. Merci à l’Uruguay. Non, ces pays n’ont pas aidé à combattre les feux de forêt du Carmel, mais ils ont aidé Israël d’une autre manière, en reconnaissant l’état de Palestine. Certes, tous les Israéliens ne le voient pas ainsi. La plupart d’entre eux considèrent plutôt la reconnaissance de la Palestine par ces pays comme un acte hostile, anti-israélien, de « délégitimation ».

Et pourquoi donc ? Est-ce que l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay disent qu’Israël n’a pas le droit d’exister en tant qu’état juif ? Non. Est-ce qu’ils ont dit que les Palestiniens peuvent légitimement revendiquer un seul pouce d’ « Israël proprement dit » - Tel Aviv, Haïfa, Jérusalem-Ouest et le reste de ce qu’était ce pays avant la Guerre des Six Jours ? Non. Tout ce qu’ils ont fait a été de « reconnaître la Palestine comme un état libre et indépendant à l’intérieur des frontières définies en 1967 », ainsi que l’Argentine l’a formulé.

L’ensemble du monde démocratique a reconnu le droit des Palestiniens à un état dans les frontières d’avant 1967 ; la reconnaissance prononcée par l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay est un geste d’impatience bienvenu face au déni persistant de ce droit par Israël et face à l’échec démoralisant de l’administration Obama à rappeler à l’ordre ce pays.

L’Amérique n’a abouti à rien, probablement pour l’ultime et décisive occasion, de sorte que le reste du monde démocratique va avoir à intervenir, faute de quoi il n’y aura ici d’autre perspective que davantage de tyrannie israélienne, du terrorisme palestinien et la guerre entre Juifs et Musulmans.

Comment peut-il intervenir ? Comment le monde démocratique, qui a toujours soutenu aussi bien Israël en tant qu’état juif qu’une Palestine libre et indépendante, peut-il poursuivre en ce sens – au-delà de gestes et gesticulations ?

Voilà deux ans, quand Barack Obama était sur le point d’entrer à la Maison Blanche, le Camp de la Paix en Israël parlait de « rude amour » - à propos d’Obama amenant le très prochain gouvernement Netanyahu à mettre un terme à l’occupation en menaçant, s’il ne le faisait pas, de devenir moins amical et moins généreux. L’hypothèse, derrière cette approche, est qu’Israël, s’il se trouvait confronté au choix de perdre les territoires ou de perdre l’Amérique, préférerait, et vite, perdre les territoires.

Je pense qu’une telle approche aurait fonctionné, mais l’administration Obama n’a pas de rudesse quand il s’agit de ce pays. De sorte que c’est désormais au reste du monde dont Israël fait partie et que nous ne voulons pas perdre, de pratiquer le rude amour.

Nous venons tout juste d’en voir une tentative émerger en Europe, laquelle, face à la constante paralysie de la présidence d’Obama, est le seul espoir subsistant d’une direction morale dans le monde démocratique. Vingt-six anciens gouvernants européens, parmi lesquels le chef de la politique étrangère de l’Union Européenne Javier Solana, le premier ministre espagnol Felipe Gonzalez, le président de la République allemande Richard von Weizsacker, en même temps que d’autres amis confirmés d’Israël, ont appelé l’Europe à cesser ses complaisances envers l’expansion des colonies israéliennes.

La « Lettre des 26 » engage instamment l’Union Européenne à adopter une politique dans laquelle « l’accroissement ou le renforcement d’agréments bilatéraux seront exclus à moins du gel des implantations ». Elle recommande aussi à l’Union Européenne de « vérifier que les colonies soient exclues des privilèges européens et que leurs produits ne soient ainsi ni promus ni légitimés… Nous considérons qu’il est proprement inconcevable que de tels produits continuent à bénéficier des accords commerciaux préférentiels entre l’Union Européenne et Israël ».

Je n’appellerais même pas cela du « rude amour », juste le fait de « cesser d’être un paillasson ». Est-ce que ces mesures portent atteinte à Israël, est-ce qu’elles le « délégitiment » ? Non, elles délégitiment les colonies, elles délégitiment l’occupation, illégitimes depuis le premier jour, comme le reconnaît tout responsable national dans le monde démocratique.

Mais Israël ne veut pas écouter, de sorte qu’il est temps pour le monde démocratique - qui a entériné en 1947 l’existence d’un état juif à côté d’un état palestinien et qui n’a pas depuis changé de position – de devenir sérieux. Regrettablement, l’Union Européenne a rejeté cette semaine les recommandations de la lettre, en se contentant de « réitérer », « affirmer » et « souligner » son soutien au processus de paix – c’est-à-dire en s’en tenant à la stratégie du paillasson.

Dommage ! Il n’y a rien dans ce que recommande la lettre des Européens qui empêche les nouveaux pourparlers indirects , ou le nouveau spectacle d’Hillary Clinton, quelle que soit la dénomination que les USA donnent à cette danse fantomatique qu’ils veulent lancer. En fait, une phrase intéressante indique que l’administration Obama regarde du côté de l’Union Européenne pour qu’elle fasse ce qu’eux-mêmes ne peuvent (ou ne veulent) pas faire.

« Des personnalités éminentes aux Etats-Unis attirent notre attention sur le fait que la meilleure voie pour soutenir les efforts du Président Obama », écrivent les anciens dirigeants européens « est de tarifer les comportements et les politiques qui contredisent les positions que le président des Etats-Unis lui-même a prises ».

Une tarification pour l’expansion des colonies. En pensant aux mosquées incendiées et aux oliveraies détruites en Cisjordanie, je savoure l’ironie de ces mots.

Tout cela a du bon – suspendre les augmentations et les promotions, reconnaître la Palestine, déclarer l’existence d’un état, aller aux Nations Unies. Tout cela met la pression sur Israël pour sortir de la vie des Palestiniens – ce qui, aux yeux du monde, n’apparaît pas vraiment comme ce que le gouvernement Netanyahu a en tête.

Aucune de ces initiatives ne soulève la moindre objection à l’existence d’Israël comme état juif, ni à la souveraineté d’Israël dans ses limites d’avant la Guerre des Six Jours. Personne n’est lésé. Tout ce que ces mesures essaient de faire est de ramener Israël à la raison.

Merci donc à vous, Javier Solana, Felipe Gonzalez et Richard von Weizsacker – et à vous, Helmut Schmidt, Lionel Jospin, Romano Prodi et à tous les signataires de cette lettre. Merci encore à l’Argentine, au Brésil et à l’Uruguay – et aux autres pays démocratiques qui, j’en suis certain, vont reconnaître la Palestine dans pas trop longtemps.

Un terrible incendie a consumé ce pays pendant 43 ans. Si l’on en vient jamais à bout, si ce pays commence un jour à se rétablir, on se rappellera ici comme des amis véritables les pays étrangers et les gouvernants qui se sont élevés contre l’extension de la fournaise."

Par Larry DERFNER

Source : THE JERUSALEM POST, 15.12.2010

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx ?id=199601

(Traduit de l’anglais par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPlestine  -  http://www.europalestine.org/

 

 

 PALESTINE ON TOUBLIE PAS!!
http://aminnos69.skyrock.com/2228983503-PALESTINE-ON-TOUBLIE-PAS.html

Comment Israël remercie les pompiers palestiniens qui ont aidé à éteindre le feu dans la forêt du Carmel

Publié le 21-12-2010

Une cérémonie en l’honneur des pompiers palestiniens qui avaient participé à circonscrire le feu de forêt au Carmel la semaine dernière a été annulée : plusieurs de ces pompiers n’avaient pas obtenu, de l’armée israélienne, ...l’autorisation d’entrer en Israël ! Et cela vous étonne ? Interroge Michel Warschawski dans l’article ci-dessous.

 

"La maladie coloniale d’Israël : on s’est trompés, désolés...

Quelqu’un qui chercherait encore une raison à ce fiasco appelé Oslo ferait bien de chercher du côté de l’ « incident » des pompiers, quinze ans plus tard. Nous n’avons rien appris, et nous n’avons rien oublié.

Si seulement le supertanker américain était arrivé tout de suite, nous n’aurions pas eu besoin des Turcs et des Grecs, et certainement pas des Palestiniens.

Une cérémonie en l’honneur des pompiers palestiniens qui avaient participé à circonscrire le feu de forêt au Carmel la semaine dernière a été annulée : plusieurs de ces pompiers n’avaient pas obtenu, de l’armée israélienne, l’autorisation d’entrer en Israël.

Interrogée, l’Administration civile a fait savoir que c’était dû à une erreur technique, et elle exprimait même sa tristesse de voir la presse considérer cela comme un « incident ».

« Comment se fait-il que nous avons eu l’autorisation d’entrer pour aller éteindre l’incendie, et que nous ne l’avons pas maintenant pour une cérémonie en l’honneur de ce que nous avons fait ? » se sont demandés ceux de l’Autorité palestinienne. Après plus de 40 ans d’occupation, il semble qu’à Ramallah, il y en ait encore qui ne comprennent pas ce qu’est une occupation coloniale. La surprise, ce n’est pas qu’on les ait empêchés d’entrer, c’est qu’on les ait autorisés à venir éteindre l’incendie. Quelqu’un les a-t-il contrôlés ? Quelqu’un s’est-il assuré que leur équipement ne contenait pas d’explosif ? Quelqu’un a-t-il vérifié que le chef des pompiers palestiniens n’avait pas un « passé sur la sécurité » et que le conducteur du véhicule anti-incendie n’était pas recherché ?

Il y a bien des points sur tout cela qui méritent une commission gouvernementale d’enquête, et des têtes doivent tomber. Et s’il vous plaît, que ce ne soit pas celle de l’officier subalterne ou du sergent qui était responsable du check-point : non, c’est le ministre de la Défense, dans toute sa gloire, qui doit être tenu pour responsable et viré de son poste. Personne ne s’en plaindra, et peut-être que ce sera là, le résultat positif de l’incendie du Carmel. Une fois encore, il y en a un qui s’est endormi pendant le service.

Quarante-quatre ans d’occupation coloniale d’Israël - sans parler des décennies de colonialisme d’avant 1967 - ont complètement déformé la conscience collective israélienne, et il n’existe aucune chance pour qu’on y voie un Palestinien autrement que comme un sujet occupé, un sujet à la merci de tous les porteurs d’uniformes et des bureaucrates de l’occupation. « Erreur bureaucratique », a commenté le porte-parole d’Israël, mais c’est Israël, dans son intégralité, qui est une vaste bureaucratie coloniale par rapport à la population aborigène. Un Palestinien est un Palestinien ; dans le meilleur des cas, il est un problème, dans le pire, une menace.

Quand j’ai lu le journal à propos de l’ « incident » des pompiers, je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux dizaines « d’incidents » similaires qui l’ont précédé pendant la période d’Oslo, quand les représentants des Palestiniens s’en allaient aux négociations officielles avec les dirigeants israéliens et étaient interpellés, retenus aux check-points ou contraints d’endurer des contrôles humiliants, comme n’importe quel Palestinien. « Erreur bureaucratique », disaient-ils à l’époque, comme aujourd’hui, et ils s’excusaient. « Réflexe colonial » est une expression qui conviendrait mieux à cette situation où tous les bureaucrates et officiers sont incapables de voir dans le Palestinien quelqu’un d’autre qu’un natif sous leur autorité. Non pas un pompier sur le chemin du feu, non pas un médecin dans une ambulance, non : un natif. Quelqu’un qui chercherait encore une raison à ce fiasco appelé Oslo ferait bien de chercher du côté de l’ « incident » des pompiers, quinze ans plus tard. Nous n’avons rien appris, et nous n’avons rien oublié.

Cette mentalité d’arrogance chronique est tout aussi manifeste en ce qui concerne l’aide internationale qui fut accordée à Israël pendant les incendies : nous avons été obligés de l’accepter, y compris de la Turquie, et de remercier les chefs d’Etat qui avaient envoyé cette aide, mais c’est resté en travers de la gorge de Netanyahu. « Le monde entier est contre nous », « Peu importe ce que disent les goïm », et « Rien que le peuple » ; telle est la philosophie sioniste. Pas d’aide internationale, et certainement pas de manifestation de reconnaissance. Et dire que dans le cas de la Turquie, les remerciements doivent être accompagnés d’excuses pour le massacre perpétré par les commandos de la marine d’Israël sur le Marmara.

Le dernier aspect et le plus pathétique, le meilleur, c’est pour le supertanker américain : si seulement il était arrivé tout de suite, nous n’aurions pas eu besoin des Turcs et des Grecs, et certainement pas des Palestiniens. Des Etats-Unis, Israël est prêt à tout accepter, c’est naturel puisque c’est au sein de la même famille et nul besoin de reconnaissance - comme nous l’avons vu dans le comportement de Netanyahu envers la demande américaine pour un moratoire sur les constructions des colonies.

Bibi, dis-leur dans quel siècle nous vivons, si peu connaissent le néoconservatisme comme toi... Toi tu en as fait une religion, et des principes de la liberté des marchés dans le onzième commandement..."

Michel Warschawski (AIC)

CAPJPO-EuroPalestine  -  http://www.europalestine.org/

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