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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 04:27

 

(1) http://r-sistons.over-blog.com/article-2-causes-a-relayer-partout-referendum-sauver-la-terre-shoah-tsiganes-49741770.html - 2e volet

 

 

tsigane-caravane-j.jpg

http://www.mandora.fr/mandorine/index.php/cinema/liberte 

 

Mes amis,

 

Je reviens sur ce sujet d'une importance capitale pour lancer un Appel aux rescapés tsiganes de la Shoa, afin qu'ils témoignent de leur vécu.

 

La "Shoah"  en tant que génocide de populations, est un événement historique de première importance. Malheureusement, nous n'en connaissons qu'une facette: Celle des Juifs, qui perdirent un tiers de leurs citoyens européens pendant cette sinistre période, alors que les Tsiganes, les handicapés mentaux, les homosexuels, les communistes, les patriotes... en furent aussi largement victimes.  C'est une grande injustice historique. La mémoire ne doit pas être sélective, de même qu'elle ne doit pas être excessive, obsessionnelle, et trop envahissante, au point de présider, négativement, à certaines politiques ! 

 

Le devoir de mémoire est une nécessité, mais la mémoire doit être digérée, et encore mieux, faire l'objet d'une démarche de pardon, de réconciliation, pour ne pas être castratrice, paralysante. Il n'est pas juste que seuls les Juifs se soient appropriés cette douloureuse période, les camps de la mort ont fait d'autres victimes, tout aussi spoliées, et il n'est pas bon, non plus, que nous soyions soumis à une overdose de commémorations, de rappels, de mémoires, car cela va à l'encontre des buts recherchés. Lorsque nous entendons à longueur d'émissions, de films, d'articles, parler de la Shoah, nous sommes excédés. L'excès se retourne contre leurs auteurs. Il est à mon avis bien plus efficace de projeter un film comme Nuit et Brouillard, que de nous servir, presque chaque jour, d'une façon ou d'une autre, le rappel de cette période, au demeurant concernant les seuls Juifs. Les génocides de l'Histoire se valent, ils sont tous aussi atroces, qu'ils concernent les Amerindiens, les Arméniens, les Karens, les Noirs...

 

Tsiganes-scene-liberty-j.jpg

 

Aujourd'hui, la grande amie des Tsiganes que je suis se contentera d'évoquer la "Shoah" des seuls Tsiganes, à nouveau, pour demander que l'on répare enfin une injustice historique: Parce que le peuple tsigane ne défend jamais ses droits, parce qu'il est ostracisé, encore et toujours, parce que trop des siens ne sont pas scolarisés, et pour bien d'autres raisons, ils subissent l'intolérable: Non seulement PLUS que quiconque ils ont été liquidés, anéantis, exterminés dans les camps de la mort, mais ils sont deux fois victimes: Par notre indifférence, par notre silence, par notre oubli. Plus de la moitié d'entre eux ont péri, et nul n'en parle ! Non seulement il faut les associer aux commémorations,  mais il faut mettre en valeur leur vécu, rétablir la vérité, relayer leur cause. Et dans ce but, je lance un double appel:

- Aux Tsiganes eux-mêmes, afin que les derniers témoins rescapés témoignent, avant qu'ils ne disparaissent à leur tour. Un Lecteur, documentaliste, s'est proposé pour les aider. Je rappelle que plus de la moitié des Tsiganes européens furent exterminés dans les camps de la mort.

- Aux citoyens photographes, écrivains, journalistes, cinéastes... pour qu'ils relaient dans les livres d'Histoire, dans des articles, dans des films, dans des vidéos, cette page méconnue et douloureuse. Au nom de la vérité, de la justice, et bien sûr de la nécessaire mémoire ! Oui, pour réparer une injustice historique !

 

Il y va de notre crédibilité, et de l'honneur des Tsiganes.

 

Eva R-sistons à la mémoire sélective, à l'injustice, à l'oubli.

 

 (JPEG) 

 

Rappel:

Eva et son guitariste tsigane, à Grenade

3es-copie-1-1.jpg 

Reçu ce commentaire d'un documentaliste:

 

Etant "documentariste" je mettrais bien volontiers mes outils à disposition d'un projet autour du génocide Tzigane, et éventuellement aussi des raisons de l'ignorance totale dans lequel nous sommes tenus. J'ai visité le Mémorial de la Shoah et j'ai été surpris qu'il n'y ai pas un mot sur le sujet. La seule personne qui a souvent évoquée la chose est Simone Weil...Dans un premier temps, s'il y a encore des survivants dont il faut enregistrer le témoignage, faites le moi savoir . pregoli2001@yahoo.fr  Pascal Regoli 

 

 

Liberté, le film de Tony Gatlif

Le destin, mal connu du grand public, des Tsiganes pendant la 2e Guerre Mondiale

 

LIBERTE

 

Tony Gatlif
et Eric Kannay

Perrin, janvier 2010, 235 pages
17 €

 

« Et sur ses cordes, le vent moqueur, pour qui savait l’écouter, jouait un dernier air de…liberté. »

Tony Gatliff, réalisateur, musicien et scénariste, né d’une mère d’origine gitane et d’un père kabyle s’est souvent inspiré de ses racines dans ses films. Dans Liberté tiré du film éponyme sorti en salles le 24 février dernier, il s’associe au romancier Eric Kannay pour raconter le destin, mal connu du grand public, des Tsiganes pendant la Deuxième Guerre Mondiale.

Théodore et le clan de Puri Dai
   
Zanko, Kako, Taloche, Tatane et leur clan sont gitans, tsiganes, bohémiens, Roms. Sous l’autorité de l’ancienne Puri Dai, ils voyagent au gré de leurs envies et de leurs besoins sur les routes de France et de Belgique. Se pliant à la loi de 1912, ils viennent faire pointer leur carnet anthropométrique dès leur arrivée auprès de la gendarmerie ou de la mairie. L’arrivée de l’occupant allemand ne signifie pas grand-chose pour eux. Aussi se rendent-ils à Saint Amont, en zone occupée, pour passer l’hiver et gagner de quoi survivre. Sur le chemin, ils recueillent Petit Claude, un jeune orphelin. A leur arrivée, ils sont accueillis par Théodore, maire et vétérinaire du village, un humaniste et un républicain convaincu. Secondée de Lise Lundi, il réussit à les convaincre d’envoyer leurs enfants à l’école.
   
Leur insouciance et leur joie de vivre sont de courte durée : ils sont rapidement inquiétés puis arrêtés par la police de Vichy qui les parque dans le camp de Villers. Théodore décide de les aider, « pour faire quelque chose, juste quelque chose ». Pour cela, il leur cède une vieille maison de famille. Propriétaires, ils sont rattachés à un lieu et sont libérés. Mais se fixer, c’est renoncer à l’essence même de leur vie et sacrifier leur liberté. Et comme ils l’ont toujours fait, ils veulent reprendre la route.

Des laissés pour compte de l’histoire

Tony Gatliff porte en lui l’alma gitana, l’âme gitane. Riche de ses origines, il désirait depuis longtemps traiter ce sujet mal connu du massacre des Tsiganes qui fut la 2ème population, victime de la politique génocidaire des Nazis. Force est de reconnaître que cet épisode de l’Histoire est très peu mentionné, ne serait-ce dans les livres scolaires. Il voulait également axer son histoire sur les « Justes » ayant aidé la population tsigane pendant cette période.

Il a d’abord été confronté au problème des sources françaises, peu d’entre elles mentionnant l’arrestation ou l’internement des Roms. Pourtant à force de patience, il est tombé sur un document mentionnant un certain Joseph Toloche qui fut interné le 2 août 1942 dans le camp de Montreuil-Bellay. Toloche deviendra son Taloche.  Un autre mentionné l’acte d’un notable ayant cédé pour un franc symbolique sa maison à un clan de tsiganes. Il s’en inspire pour le personnage de Théodore. Lise Lundi a été inspiré par la résistante-déportée, Yvette Lundy. Si cette dernière n’a pas eu l’occasion de cacher des Tsiganes, son action résistante a inspiré le personnage de l’institutrice.  C’est à partir de ces maigres sources qu’est né le scénario du film et dont le roman est tiré.

 

Mère Gitane et son enfant, Hongrie, 1917, wikipêdia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roms
 
Retour sur la politique génocidaire

Pendant de nombreuses années, le sort de la population tsigane durant la 2nd guerre mondiale est resté en marge dans l’historiographie consacrée à la politique génocidaire mise en place par les nazis. L’action du conseil central des Sinti und Roma (les tsiganes allemands) a permis d’exhumer bon nombre d’informations sur la Zigeunerpolitik (la politique anti-tsigane).
     
Cette politique associe la politique Völkish à la construction politique de l’asociabilité. Des experts allemands, dont le spécialiste du problème tsigane le docteur Sigmund Wolf, ont tenté dès les années 1860 de percer le mystère entourant les origines ethniques des Tsiganes. Ils avaient en charge de montrer que les Tsiganes étaient des asociaux, par leur mode de vie et qu’ils étaient une population hybride mélangée de tous les sangs inférieurs. Cette dévalorisation ethnique permit d’associer le sort des tsiganes à celui des « hybrides ». C’est ainsi que le docteur Hans Globke, chef du bureau au ministère de l’Intérieur, déclarait en 1936 : « Seuls en Europe les Juifs et les Tsiganes sont d’un sang étranger ». La messe était dite. Un statut, celui de « criminel asocial » fut défini pour faciliter les arrestations. Basé sur les recherches du docteur Ritter et de son assistante Eva Justin, les Tsiganes furent recensés et étudiés. Le docteur Ritter préconisa leur rassemblement dans des camps de travail et la stérilisation de masse.

Avec le décret du 16 décembre 1942 est décidé le transfert des Tsiganes du Grand Reich à Auschwitz. Là- bas, le médecin chef, le docteur Mengele les utilise comme cobaye humain, les enfants tsiganes étant marqué du signe « matériel de guerre ». Les Tsiganes étaient devenus une population test pour l’hygiène raciale. Le bilan est d’autant plus lourd que les rafles furent facilitées par les recensements effectués les années précédentes : cette politique aboutit à la disparition physique de 300 000 personnes soit 40 à 90% de la population tsigane selon les régions.
   
Belle et douce France…

Les Tsiganes ont d’abord été bien accueillis en France au XVe siècle grâce aux lettres de recommandation des princes et du pape. C’est à partir de 1912 qu’ils font l’objet d’un traitement administratif spécifique : la loi du 16 juillet 1912 réglementait l’exercice des professions ambulantes et la circulation des populations nomades. Un carnet anthropométrique était attribué dès 14 ans aux membres d’une même famille n’ayant pas de domicile fixe, sans profession bien définie et quelque soit leur nationalité. Il devait être visé à chacun de leur déplacement. Cette loi faisait des Tsiganes des citoyens de 2nd ordre. Le début de la guerre entraîne un durcissement de la législation : le décret du 6 avril 1940 les assigne à résidence sur l’ensemble du territoire métropolitain. Cette assignation à résidence facilite l’internement des Roms de la zone occupée après l’ordonnance du 4 octobre 1940. 6000 à 6500 furent internés dans 30 camps dont 5 en zone libre, ces derniers relevant directement du régime de Vichy.

Les Tsiganes français ne furent pas directement concernés par l’ordonnance du 16 décembre 1942, hormis ceux du Pas-de-Calais. Ceux qui furent déportés, le furent dans le cadre du travail au service de l’Allemagne.

A la fin de la guerre, le gouvernement provisoire retarda au maximum leur libération ne voulant pas les voir sur les routes. Ils furent les derniers libérés après les collaborateurs et encore le furent-ils sous surveillance puisque le régime administratif de 1912 fut réactualisé. Le carnet anthropométrique resta donc en vigueur jusqu’en 1969, date à laquelle il fut remplacé par un carnet de circulation qui est toujours d’actualité.

Avec Liberté, Tony Gatliff et Eric Kannay  offre un regard différent sur la Deuxième Guerre Mondiale et font connaître au grand public le sort des Tsiganes durant cette période.

Julie Lecanu

Pour aller plus loin :
  • Dossier pédagogique du film :  ICI
  • Destin et mémoire des Tsiganes dans l’Europe nazie (1933-1945), Christine Durand :  ICI

http://www.boojum-mag.net/f/index.php?sp=liv&livre_id=2028

 

  

 

La lente migration des Roms à travers l'Europe

Wikipedia, Roms 

 

 

(Sur un forum) Réflexions-propositions suite à l’article

d’Eva R-sistons La "Shoah" des Tsiganes
vendredi 7 mars 2008 (01h52)
6 commentaires

 

Tout d’abord tous mes remerciements pour votre article  sur la "shoah" des Tsiganes.

Les Tsiganes n’ont pas les moyens ni les infrastructures nécessaires pour qu’il y ait un travail de mémoire sur les persécutions faites à l’encontre de leur peuple ni sur leurs victimes tel qu’il a été possible d’être fait par, pour les Juifs.

Naïve, j’ai toujours espéré que de la persécution des uns naisse la reconnaissance de la persécution des autres... dans un élan de solidarité... en vain.

A mon humble niveau chaque année auprès de mes élèves j’essaie de les faire réfléchir sur les préjugés, l’image négative des tsiganes à travers un chant... Dans le cadre de thématique sur la guerre...leur faire découvrir des œuvres écrites à la mémoire des victimes ...

Quelle œuvre de musique savane écrite en mémoire pour les Victimes Tsiganes???

Vous dites “Aucune voix ne s’élève pour défendre la cause des Tsiganes discriminés, stérilisés, persécutés, spoliés, exterminés . Nulle mémoire, nulle indemnité, nulle commémoration. Rien. Le vide absolu. Ostracisme complet.”

Aucune musique ne s’élève. Silence... Musique de l’absence.

Rien (à ma connaissance) dans le répertoire de la musique savante...

Alors reste -encore- la parole ...(hors programme bien sur !!!)

Et si l’on commençait maintenant un acte commémoratif? à Salier par exemple, posons une plaque à l’emplacement du camp d’internement en attendant de se regrouper pour les démarches pour une plaque officielle...

 

(camps de Saliers -prêt dArles- en construction 1942

 

Reste à choisir une date... Nous ne serons pas que deux. J’en suis certaine nous nous décarcasserons pour que "s’ajoutent plusieurs"...

Pourquoi ne pas faire une souscription financière pour un monument à la mémoire des Tsiganes victimes de l’idéologie nazie à l’instar de la fédération de la libre pensée de la creuse pour l’érection d’un monument à la mémoire des soldats russes de La Courtine qui se battaient aux côtés des soldats français voulurent en septembre 1917 retourner en Russie “à côté de leurs camarades pour participer aux événements grandioses qui s’y déroulaient” et résistèrent aux intimidations, à l’oppression de l’état major au détriment de leur vie puisque certains furent fusillés... événements qui risquent là aussi de tomber dans l’oubli... (La raison n° 529)

Pourquoi ne pas faire une souscription financière pour commander une œuvre musicale à un jeune compositeur sensibilisé à cette cause?

Pourquoi ne pas apporter d’autres idées pour que le martyre de ce peuple ne tombe pas dans l’indifférence, dans l’oubli... Tout est à créer, faire...

Si vous, d’autres, sont intéressés par ces -ou d’autres-propositions commémoratives à la mémoire du peuple Tsigane, je mets mon mail à disposition... yenamarre cDw no-log.org Ensuite à nous de nous organiser.

Cordialement à vous, à tous. De : yenamarre

   

Il y a quelques livres à ce sujet : Emmanuel Filhol, La mémoire et l’oubli, L’internement des Tsiganes en France, 1940-1946, L’Harmattan, 2001
Donald Kenrick et Grattan Puxon, Les Tsiganes sous l’oppression nazie, Centre de Recherches Tsiganes, CRDP Midi-Pyrénées, Toulouse, 1996

L’Allemagne ne reconnut l’extermination des Tziganes qu’en 1980 !

On peut voir auusi le site : http://www.ushmm.org/wlc/article.php?lang=fr&ModuleId=75 

   

Merci, merci ! Tant de personnes, de sites, d’écrivains, de journalistes, de réalisateurs oublient notre génocide ! Tout d’abord faites-moi plaisir, employez de préférence le mot "génocide" (français) ou "samudaripen" (romani) car "shoah" c’est de l’hébreu. J’ai naturellement un infini respect pour la tragédie que fut la Shoah mais nous, les Tsiganes, revendiquons ou bien un mot par langue du pays où on habite, (comme "génocide" en France) ou bien un mot dans notre langue. Je suis exaspérée par le silence qui enveloppe le drame que vécurent les Tsiganes : chaque semaine en ouvant Télérama (ben oui je trouve que c’est de loin le moins mauvais journal de programmes télé) je vois qu’on va diffuser deux ou trois documentaires ou oeuvres de fiction sur la Shoah. Mais pourquoi pas sur les autres victimes? J’ai vu en quinze ans deux docus sur l’extermination des malades mentaux, sur celle des homos j’ai entendu Daniel Mermet interviewer Pierre Cels (qu’il m’excuse si je fais une faute d’orthographe) et très peu d’allusions brèves aux victimes slaves, communistes, rien du tout sur les Témoins de Jéhovah, les Sénégalais. Parfois sur les résistants. mais sur les victimes tsiganes, il y a eu seulement deux films : "Quand les violons se sont tus" de Ramati et "Tcharhco Rrom" d’un Hongrois -un peu hermétique- Pour les bouquins ajoutez l’eexcellent "Ces barbelés oubliés par l’Histoire" de Jacques Sigot, ed. Wallada 1994 sur les camps français établis par la France AVANT l’occupation.... Je suis membre d’une assoc qui s’appelle "Samudaripen" et je suis en train de recueillir tout ce que je peux sur des camps atroces mais peu connus comme Jasenovac en Croatie, Salaspils en Lettonie etc. Et puis songez que quand les SS voyaient des roulottes, ils faisaient des cartons et personne n’énumérait les victimes. de plus beaucoup de Tsiganes étaient envoyés en déportation comme "asociaux" donc 500.000 Tsiganes exterminés c’est un MINIMUM. Allez, bella ciao ! Et que les élections italiennes ne ramènent pas le fascisme ! De Gavali

   

Effectivement un devoir de mémoire serait une juste reconnaissance du/des drames de ce peuple trop souvent ignoré, parfois rejeté. Pour côtoyer souvent quelques membres de cette communauté je sais qu’ils ne seraient pas opposés à ce que l’Histoire se souviennent d’eux. Néanmoins pour collecter des informations et les transmettre il faut faire un travail de reporter car beaucoup ne n’ont que des rudiments de la langue écrite, surtout chez les adultes. Donc il est de notre devoir de les interroger et ainsi les transcrire. Aussi tenter de leur donner quelques notions de français écrits pour ceux qui vivent dans notre pays, ce qui en plus de leur donner à conter leur histoire favoriserait souvent des démarches administratives dans lesquelles ils pataugent...

M.M.   

 

Ce n’est pas un devoir de mémoire, ce mot est galvaudé, c’est de l’Histoire , c’est un travail d’historien, pas de reporter, un travail dans les archives européennes, un travail auprès de ceux et celles qui sont encore vivants ou de leur descendance. El effectivement l’absence de tradition écrite a nui à la connaissance du génocide des tziganes. Mettre en concurrence les génocides des juifs ou des tziganes, alors que les nazis eux, les envoyaient dans les crématoires ou pratiquaient sur eux des "expériences médicales" n’a aucun sens. Pendant longtemps on pouvait lire " Morts pour la France" dans les nécrologies des juifs exterminés avant que les faits historiques n’ imposent une autre version et révèlent les différences entre un camp d’extermination et un camp de déportation.

Le nombre des morts tziganes est estimé entre 100 000 et 300 000 personnes. Cette imprécision montre qu’un gros travail est nécessaire pour que tous sachent ce que les gouvernements européens de l’époque ont laissé faire ou ont accompli .

Par exemple quelle fut l’attitude du Vatican à l’égard des Tziganes, catholiques ?

Sur les Rroms en général et sur la deuxième guerre, Voir l’article Rroms sur Wiki.

   

Une grande partie de la classe bourgeoise et des états Européen était pour l’extermination des TZIGANE et des ROMS et même aujourdhui je me pose encore des questions sur leurs devenir dans cette Europe ou le règne du seigneur est : un critère de premier choix.

Ils pratiquent tous l’oubli (un mensonge par omission volontaire).

Alain 04

   

Bonjour

Excusez-moi, je découvre à l’instant cette page.

Grande amie des Tsiganes, depuis mon adolescence, j’ai toujours travaillé à la reconnaissance de ce peuple admirable, universel, qui ne demande rien, ne se plaint pas, ne participe pas aux guerres, vivant fraternellement avec tous.

Je suis prête à devenir le porte-parole officiel de leurs causes. Ancienne journaliste radio-TV, et presse, je suis à même de les défendre au mieux.

Je m’engage dès la prochaine commémoration annuelle de la Shoah des Juifs, à inonder les Médias d’articles sur le génocide des Tsiganes, pour qu’il soit enfin reconnu, et même indemnisé. Il faut populariser cette cause, l’injustice faite aux Tsiganes doit être réparée.

L’abominable Shoah aurait tué un tiers des Juifs d’Europe, le génocide des Tsiganes aurait éliminé plus de la moitié des Tsiganes.

A suivre, "eva"

evaresis@yahoo.fr  

 

 

 tsiganes-roulotte-j-copie-1.jpg

 

Liberté 

                                                                                                                                    
Réalisé par Tony Gatlif – 2008 – 1h51 – France, 2008
avec Mark Lavoine, Marie-Josée Croze, James Thiérrée, Rufus…
Prix du public Festival de Montréal – Sortie 24 février 2010

 

Deuxième Guerre Mondiale, en zone occupée, des Tsiganes s’installent dans un village pour les vendanges. Le maire et l’institutrice s’arrangent pour scolariser leurs enfants. Mais les contrôles d’identité se multiplient et le régime de Vichy interdit aux peuples nomades de circuler librement…

Avant-première, voyage, Histoire et liberté !

Quelle belle avant-première au festival du film d’Histoire avec la présence du réalisateur et d’un des acteurs. Trois ans après Transylvania, son précédent film, Tony Gatlif aborde de nouveau avec Liberté l’un de ses thèmes les plus chers, celui du voyage. Inspirés de faits et de personnages réels, il nous explique qu’il souhaitait mettre à jour certains oublis de l’Histoire et notamment celui de la déportation, de la concentration et du massacre des Tziganes d’Europe sous le régime Nazi. En pleine Seconde Guerre Mondiale, au cœur d’une France pétainiste, c’est par l’entremise de deux personnages engagés, Théodore et Mlle Lundi que nous suivons le destin de bohémiens de passage dans un petit village de campagne.

 

 

tsiganes-j.jpg

 

Nomadisme et régime de Vichy

Comme chaque année pour les vendanges, une famille de tziganes arrive aux abords d’un petit village de campagne. Théodore, maire et vétérinaire de cette charmante commune, accueille avec l’institutrice Mlle Lundi les bohémiens et tentent bon gré mal gré de les avertir de la nouvelle législation prise par le régime de Vichy. Désormais, les communautés nomades devront se sédentariser pour toute la durée de la guerre. Les bohémiens continuent de vivre selon leurs coutumes, accompagnés d’un petit orphelin, P’tit Claude, qui les a suivi sur la route et qui est bientôt recueilli par Théodore. La police, la Gestapo et les collaborationnistes rôdent, la rafle tant redoutée a lieu et la famille se retrouve internée dans un camp de concentration pour roms. Théodore, accompagné de Mlle Lundi, réussit à les sortir en leur donnant la maison de ses aïeuls. Commence alors une vie de sédentarisation, entre travail dans les champs, musique et parfois quelques jours d’école pour les enfants et Taloche, cet éternel rêveur un peu fou.

Gatliff et les Tziganes face à l’Histoire

Quel regard porte notre cinéaste sur ce sombre pan de l’Histoire ?

Il constate, observe, nous laisse seuls juges des agissements de chacun. Des hommes et des femmes qui résistent, chacun à leur manière, d’autres qui oscillent entre peur, crainte et violence avec l’arrivée d’étrangers sur leurs terres, des tziganes plongés dans l’incompréhension, la colère et la soif de vengeance, enfin la police et les militaires, bras armés des régimes de Vichy et Nazi, implacables, redoublant de contrôle et de ségrégation envers cette population jugée inférieure et impure.

Malgré les ténèbres et la terreur, Tony Gatlif impose dans sa narration une joie de vivre, une insouciance, une énergie débordante et joviale incarnée tout au long du film par Taloche et cette famille, rythmée par une musique tzigane entraînante, joviale aux antipodes de l’atmosphère oppressante du moment. Ici pas de place au pathos, pas de dramatisation, simplement des faits, la réalité telle qu’elle s’est produite, l’Histoire telle qu’elle s’est réalisée, l’horreur telle qu’elle est…

Liberté, Liberté chérie !

Ce dernier opus de Gatlif, en plus de faire la lumière sur certains oubliés de l’Histoire nous offre une véritable ode à la liberté d’être, à la vie et une réelle envie d’émancipation et d’indépendance face au joug d’un régime. Embarquez vous à ses côtés pour ce nouveau voyage emplit de sentiments et d’émotions, celui de la liberté comme principe vital et inaliénable  

 

http://www.mandora.fr/mandorine/index.php/cinema/liberte

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    tsiganes-vue-j.jpg      tsiganes-vue-j.jpg      tsiganes-vue-j.jpg     

 

 

Liste d'articles, notamment ceux d'Eva R-sistons, ici :

http://r-sistons.over-blog.com/article-2-causes-a-relayer-partout-referendum-sauver-la-terre-shoah-tsiganes-49741770.html

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