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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 07:46

 

 

 

 

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NOM, alerte ! Bientôt tous les travailleurs seront de vulgaires pions

A l'horizon, l'horreur du Nouvel Ordre Mondial: Se débarrasser des retraités
La dramatique disparition de nos paysans - Le choix de la terre, de la vie
Comment la dictature de la Pensée se met en place. Le sort des intellectuels

Comment allons-nous vivre dans quelques années ? Imaginons demain..

 

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Dans chaque homme, un mouton ?

 
 
La découverte d'une zone cérébrale incitant l'être humain au conformisme éclaire d'un jour nouveau le débat sur l'influence des masses et des sondages.
  


Sébastien Bohler
Mercredi 30 Janvier 2013

 

Dans chaque homme, un mouton ?
Le biais de conformité, que l'on pourrait aussi appeler syndrome de Panurge, désigne la tendance que nous avons parfois à délaisser notre raisonnement intime pour rallier l'avis de la majorité - indépendamment du bien-fondé de celui-ci. Dès les années 1950, le psychologue Solomon Asch avait montré que dans une simple tâche perceptive consistant à comparer les longueurs de différents segments de droite, la connaissance de l'avis majoritaire suffit à faire prendre des décisions absurdes à des individus qui, isolés, répondent correctement.

Récemment, des psychologues de l'Université de Princeton ont étudié ce qui se passe dans notre tête lorsque nous nous laissons entrainer dans des processus de ce type. Une structure cérébrale nommée insula, repli du cortex cérébral au niveau des tempes, semble déterminer le basculement d'opinion, l'abandon de l'analyse personnelle au profit de la posture conforme aux attentes du groupe. Cette insula est réputée centraliser des informations de nature émotionnelle en provenance du corps, et s'activer lorsque l'individu sent peser la menace d'être exclu de son groupe d'appartenance. Le biais de conformité résulterait d'une pression sociale exercée par le groupe sur l'individu, créant une peur d'être marginalisé.

Les conséquences de cet effet touchent notamment aux mécanismes électoraux. Condorcet, philosophe et mathématicien, montrait au XVIIIe siècle que le système démocratique livre des décisions sensées, à condition que les électeurs soient ignorants des décisions prises par leurs voisins. Autrement dit, il faut savoir se protéger du biais de conformité. C'est aussi ce qu'a montré une étude réalisée dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle française en 2012. Quelque 1 000 votants étaient interrogés sur leurs intentions de vote au second tour ; dès lors qu'on leur présentait les résultats d'un sondage fictif allant dans le sens contraire de leur intention initiale, ils changeaient d'opinion dans 25 pour cent des cas, pour rallier l'avis majoritaire exprimé par le sondage. Neurosciences, mathématiques et psychologie sociale concordent donc sur un point : pour éviter de réveiller le mouton qui sommeille en l'homme, évitons de le perturber par des influences majoritaires.


D. tomlin et al., The neural substrates of social influence on decision making, PLOS ONE, 9 janvier 2013.

http://fr.sott.net/article/12961-Dans-chaque-homme-un-mouton http://fr.sott.net/article/12961-Dans-chaque-homme-un-mouton

 

http://www.alterinfo.net/Dans-chaque-homme-un-mouton_a86202.html

 

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Des porcs suisses veulent dépénaliser l’inceste…

Lemon_IncestVoici une vidéo d’école qui démontre comment l’empire maçonnique change les mentalités, comment il fait commencer un débat sur un non sujet que personne n’a demandé ! Alors que les urgences sociales, économiques, éducatives, sanitaires se multiplient, les politicailleux suisses n’ont rien trouvé de mieux que de légiférer sur l’inceste en le dépénalisant. Cette émission est un exemple de pilpoul extraordinaire. Qu’il est beau le philosophe avec son nœud papillon ! Mon Dieu que c’est ridicule et grossier…

 

 

 

 

Israël : La contraception imposée aux femmes falashas

 

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Le suicide fait presque trois fois plus de victimes que les accidents de la route.

Suicide et sacrifice, par Jean-Paul Galibert

Bernard GENSANE

En 1897, Émile Durkheim postule que le suicide est un fait social à part entière. Il observe que les individus intégrés sont davantage préservés que les personnes marginalisées. Les guerres, les révolutions protègent du suicide car le sentiment d’appartenance à la société est renforcé par de grands enjeux.


Durant le XXe siècle, la période durant laquelle les Français se sont le moins suicidés fut la Deuxième Guerre mondiale. Un des pays où aujourd’hui, on se suicide le moins est Gaza. Même en temps de paix, on s’est toujours moins suicidé au Mali qu’en Suède. Un suicide se produit en France toutes les quarante minutes. 700 000 personnes ont mis fin à leurs jours depuis 1945. Deux fois plus qu’au Royaume-Uni, en Espagne ou au Pays-Bas. Le suicide fait presque trois fois plus de victimes que les accidents de la route.

L’intérêt du livre de Jean-Paul Galibert – qui va toujours à l’essentiel – est d’établir une relation dialectique entre suicide et hypercapitalisme, un mode de production qui préfère « détruire que produire ». Détruire le travail, détruire les classes ouvrières, en exigeant de tous et de chacun qu’ils soient « absolument rentables, c’est-à-dire qu’ils rapportent tout et ne coûtent rien. » Une des stratégies de l’hypercapitalisme est la scotomisation du réel par des écrans qui nous donnent tout à voir, mais qui sont seuls à donner à voir. En outre, nous sommes libres, à condition d’être vus en permanence par les écrans. L’hypercapitalisme « capte et supprime toutes les existences ». Il nie les cultures, les authenticités et les remplace par des images.

Ce qui n’est pas rentable est détruit. La production sera donc détruite puisqu’elle ne fournit pas de dividendes à deux chiffres. L’hypercapitalisme a choisi d’investir dans l’hyperrentabilité des activités commerciales ou publicitaires, touristiques ou spectaculaires, où le travail est dérégulé. Le travailleur qui ne peut se conformer à ces nouvelles exigences sera lui aussi détruit, ou se détruira.

Une entreprise rentable détruit du salaire en licenciant, en délocalisant, en infligeant des plans dits « sociaux ». Le travailleur qui perd tout est renvoyé à lui-même, à ses déficiences, à sa faute. Comme par un fait exprès, les employés et les ouvriers se suicident trois fois plus que les cadres. La littérature de fiction est désormais riche de romans policiers ou noirs, où des travailleurs se tuent ou tentent de tuer les autres (http://bernard-gensane.over-blog.com/article-florilege-34-70...). Plus de solidarité, mais la quête du maillon faible (« le plus faible » dans le jeu anglais d’origine, ce qui signifie que TOUS les maillons sont faibles). Lorsqu’un employé de France Télécom se suicide, les survivants se réconfortent en se disant qu’eux, au moins, ne sont pas morts.

Autre stratégie de l’hypercapitalisme qui tue, le principe de précaution : « rassurer pour angoisser ». L’individu ne doit plus avoir peur de quelque chose, il doit être, de manière intransitive, dans un état permanent de crainte. Lors de la canicule de 2003, les autorités françaises ont laissé mourir 15 000 personnes (70 000 dans toute l’Europe) en produisant un discours rassurant (il n’y aurait que 3 000 morts), en étant absentes (le président de la République, le ministre de la Santé étaient en vacances), en ayant recours à des expédients de fortune (des morts furent parqués dans une chambre froide de Rungis, et surtout en incriminant les citoyens eux-mêmes : pour Jacques Chirac, les Français avaient manqué de solidarité, le lien social envers les personnes âgées s’étaient dégradé.

Pour l’auteur, nous vivons dans une société de la roulette russe, les jeunes en particuliers. Ceux-ci s’adonnent par exemple au binge drinking, qui nous vient de Grande-Bretagne. Dans les sociétés traditionnelles, les rites de passage ou initiatique incorporent l’individu au groupe en reconnaissant sa valeur, sa force. La défonce à l’alcool, avec le risque de ne pas arriver vivant à l’hôpital, épure le groupe de ses maillons faibles en une fête suicidaire d’élimination. Le binge drinking, comme le saut à l’élastique d’ailleurs, sont des conduites ordaliques : en validant son existence à pile ou face, l’individu n’est plus maître de son destin. Ces comportements excessifs – comme d’autres qui le sont moins – renforcent la solitude chez des individus dont le moi est toute la réalité. « Je suis mon monde » (Wittgenstein), comme lorsque, en plein solipsisme, j’évacue l’autre dans les cybercafés où je ne parle pas, ou dans les réseaux sociaux qui m’enferment dans ma chambre.

En dérégulant, en créant des zones de non-droit, l’hypercapitalisme tue. Comme en Inde où Monsanto crée un coton non reproductible, cause du suicide de 1 000 paysans. Toujours en Inde, où l’hypercapitalisme tue indirectement en produisant du Coca Cola – qui nécessite trois litre d’eau pour un litre du précieux soda – dans des régions manquant d’eau potable.

L’hypercapitalisme est donc « un système suicideur qui nous rend suicidaire ».

Bernard Gensane

Jean-Paul Galibert. Suicide et sacrifice. Le mode de destruction hypercapitaliste. Paris : Nouvelles Éditions Lignes, 2012.

http://bernard-gensane.over-blog.com/

URL de cet article 19127
http://www.legrandsoir.info/suicide-et-sacrifice-par-jean-paul-galibert.html

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