Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 22:56

 

Sommes-nous trop nombreux sur Terre ?

La question revient sur le devant de la scène. Profiter au maximum de ce qu’il reste à disposition pour encore un peu de temps, ou s’obliger à revoir notre façon de vivre pour laisser à ceux qui viendront après nous, les moyens de vivre tout simplement? on devrait se poser les bonnes questions……

 


Tribunal pour les générations futures

Intervention de Didier Barthès à la conférence du mardi 17 janvier 2012 organisée par le magazine Usbek et Rica et  tenue à la Gaité Lyrique dans le cadre de la série  « Tribunal pour les générations futures ».  Le thème en était : Sommes-nous trop nombreux sur Terre ?

Cette intervention a fait suite à celle du démographe Gilles Pison qui a dressé un panorama démographique mondial et a décrit le mécanisme de transition démographique. Elle a précédé celle de l’écrivain Théophile de Giraud (organisateur de la fête des « non parents » et auteur de « L’art de guillotiner les procréateurs ») qui a présenté une vision antinataliste forte et celle de Thierry Keller, rédacteur en chef d’Usbek et Rica, qui, revenant à une vision plus conventionnelle, a insisté sur le rôle prédominant du mode de vie plutôt que sur celui des effectifs. 

Dans cette mise en scène sous forme de procès, le démographe constituait l’expert présentant le contexte, Didier Barthès et Théophile de Giraud, les accusés pour leurs propos et Thierry Keller le procureur.

La conférence a été suivie du vote d’un jury tiré au sort qui à l’issu d’un bref échange avec les intervenants a répondu « non » à la question qui constituait l’intitulé de la conférence.

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EXTRAIT:

M. Barthès : Les différentes simulations que Monsieur Pison nous a présentées l’ont bien montré : l’avenir est incertain. On s’en doutait ! Selon les différents scénarii, on peut avoir une explosion, on peut avoir une diminution, on peut avoir une stabilité.

Malgré ces incertitudes, il y a un point sur lequel je suis prêt à prendre un pari. Ce pari c’est que, de façon obligée, au cours de ce siècle, l’humanité devra mettre la question écologique au cœur de ses préoccupations.

Nous n’avons pas le choix, parce que l’alternative c’est tout simplement l’impossible :

C’est un monde invivable, c’est un monde pollué, c’est une absence de forêts, ce sont des sols dégradés, pour une bonne part d’ailleurs, tout simplement asphaltés, ce sont des animaux qui ont disparus, ce sont des poissons qui ont disparus. Pour les poissons, d’une certaine façon, c’est déjà fini : les stocks de poissons sont aujourd’hui de 80 à 90 % plus faibles que dans les conditions naturelles.

Donc, nous n’avons pas le choix.

1. La démographie : Un facteur négligé

Cette inquiétude elle se voit déjà : elle se voit dans les discours au moins.

Elle se voit dans la création d’un certain nombre de partis écologistes.
Elle se voit également dans les partis traditionnels à travers l’élaboration d’un certain nombre de volets écologiques à leur programme. Elle se voit enfin dans le monde commercial où pratiquement tous les produits, aujourd’hui, nous vantent leur innocuité environnementale.

Ces discours, ces mesures, sont une façon de reconnaitre les pressions que l’homme fait peser sur l’environnement. Les contraintes que l’on nous impose, par exemple : économisez l’énergie, recycler les matériaux etc. Tout cela constitue une façon de répondre aux facteurs de pression, de lister ces facteurs et de les acter.

Dans toutes les discussions sur l’écologie il existe un débat sur chacun de ses points: sur la pollution, sur la pêche, sur la protection animale etc. Et puis curieusement, il existe un facteur, un facteur de pression à mon avis absolument évident, c’est le nombre des hommes.

Ce facteur-là, il est tabou, ce facteur-là, il est interdit, ce facteur-là, il est ignoré et il est ignoré même de mouvements écologistes dont on pourrait pourtant penser qu’ils devraient le mettre en tête de leurs préoccupations.

Je reviendrai sur le « pourquoi » il faut mettre en avant ce facteur ainsi que sur les raisons et les conséquences de cette négligence.

Je veux m’arrêter sur les chiffres, et vous présenter quelques données.

2. Les chiffres, les ordres de grandeurs. (en partie, commentaires de graphiques à l’écran).

Ce graphique représente l’évolution de la population mondiale depuis 10 000 ans, depuis ce que l’on a appelé la révolution néolithique, c’est-à-dire depuis que l’Homme est passé d’une économie de prédation à une économie de production.

Ce n’est pas pour vous montrer l’extraordinaire taux de croissance, celui-là, vous le connaissez déjà, c’est pour m’arrêter sur deux points.

- Nous sommes en haut de la pyramide, juste à l’extrémité, cela veut dire, et c’est souvent négligé dans les débats sur la démographie, et là je suis d’accord avec M. Pison, il faut prendre du recul, cela veut dire que l’on vit une époque absolument exceptionnelle. C’est un point spécial de l’Histoire de l’Humanité.

Je veux dès à présent désamorcer certaines critiques, je sais que cela ne va pas continuer comme cela, ce n’est pas possible. Nous sommes dans un moment absolument particulier, nous vivons sur une pointe, nous n’avons jamais connu cela et nous ne le connaitrons jamais plus.

- L’autre point que je veux évoquer, c’est l’ordre de grandeur. A l’époque, il y a 10 000 ans, l’INED était encore balbutiante, nous ne savons pas exactement combien nous étions, mais l’on estime généralement qu’il vivait sur la Terre entre 5 et 10 millions d’hommes. Nous sommes 7 milliards aujourd’hui, c’est-à-dire très précisément 1 000 fois plus nombreux !

Ce n’est rien de le dire comme ça, mais je vous demande de vous y arrêter. Imaginez un monde ou pour 1 000 hommes qui vivent aujourd’hui il y en avait un seul ! Nous étions dans un autre monde. En 10 000 ans, ce qui n’est pas grand-chose dans l’Histoire de la vie sur Terre mais ce qui n’est même pas énorme à l’échelle de l’Histoire de l’Humanité, nous avons multiplié notre nombre par 1 000 !

Je vous montre maintenant le même graphique que M. Pison mais avec une présentation différente. C’est M. Garnier, président de Démographie Responsable qui a établi cette courbe. Voilà ce qui s’est passé sur les 2 000 dernières années.

Ce recul de 2 000 ans est intéressant parce, lorsque l’on analyse les évènements à cette échelle il y a des propos qui nous sont toujours opposés, c’est la célèbre phrase de la Genèse : « Croissez et multipliez ».

Elle est remarquable cette phrase, parce qu’elle nous est opposée par beaucoup de gens et par des gens de nature très différentes.

- Elle nous est opposée par des croyants assez traditionalistes qui s’attachent au texte.

- Elle nous est opposée par des gens qui ne sont pas forcément croyants mais qui partagent ces valeurs : L’Homme est sacré, le nombre d’hommes est sacré, on ne doit pas chercher à le limiter.

- Elle nous est opposée enfin, par une catégorie tout à fait différente, faite de non-croyants militants qui nous disent : « Voyez : c’est cette phrase qui est responsable ! Au lieu de nous présenter vos chiffres : attaquez-vous aux religions, ce sont elles les coupables.»

Ce n’est pas notre affaire, évidemment. La question de la foi est une question intime, propre à l’âme de chacun, nous n’avons pas à aborder cela au sein de Démographie Responsable.

Par contre, il est intéressant de montrer qu’à chacun d’entre eux, et malgré leurs différences, quelles que soient leurs positions, on peut faire exactement la même réponse.

Auteur : Didier Barthès

Source et suite sur : www.demographie-responsable.org via TerreSacree

 

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Sommes nous trop nombreux sur Terre?….

 

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Et oui!! on devrait se poser les bonnes questions!
S’il y avait partage des richesses, aide et assistance on ne se les poserait pas .
Mais vu le pillage généralisé des ressources, et le gaspillage qui va avec des pays « riches », on
pourrait la poser sous un angle différent, qui serait:
On éradique cette moitié de la population qui manque déjà de tout,
mais qui a des terres riches et inexploitables par eux mêmes.
pour permettre à l’autre moitié qui profite de tout, de continuer
à s’empiffrer égoïstement sans vergogne!
Voilà une autre façon de poser LA question plus simpliste, beaucoup plus logique et moins hypocrite à mon sens,
mais avant que le mouton lambda se la pose, il devra mettre en doute sa façon de vivre, et
voir la propre durée des générations qui suivront, avec ce qui restera de ce qu’il aura bien voulu leurs laisser
c’est à mon avis, la seule solution pour avoir la réponse.
C’est à nous de réfléchir sur les moyens de permettre à TOUS de vivre décemment. On nous
a créé des besoins dont certains sont futiles et qui en paie le prix?
Ce n’est pas une question de nombre d’humains, mais d’économie et de simplicité pour que
tous puissent vivre. Sinon on va droit dans le mur et dans quelques décennies on ne se posera
même plus cette question qui dérange tant..

Par Eva R-sistons - Publié dans : Eugénisme - Communauté : Journalistes et clubs presse
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