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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 00:09

 

Dernières nouvelles militaires d’Alep


 Ce matin, comme beaucoup d’autres matins ces derniers temps, la chaîne de désinformation continue I-Télé, émanation de Canal+ et qu’on pourrait définir pour la rigueur et l’objectivité comme une sorte d’al-Jazeera franco-bobo, I-Télé donc n’avait rien à dire sur la Syrie, ce qui est mauvais signe pour la « révolution« . Juste une brève – d’origine OSDH – sur la bande de défilement signalant que la chute d’un obus sur un quartier kurde d’Alep avait fait une dizaine de morts. L’AFP précise qu’il est impossible en l’état de déterminer l’origine de ce tir, « ni l’armée ni les rebelles ne se trouvant dans ce quartier jusque-là épargné par les violences« .
L’AFP relaie aussi une source militaire syrienne selon laquelle les militaires ont repris le pont de Barkoum, situé sur l’autoroute Damas/Alep à une vingtaine de kilomètres au sud de cette dernière ville. Depuis, les rebelles auraient lancé pas moins de trois attaques pou reprendre ce point stratégique, en vain.
Et c’est tout pour Alep et pour l’AFP en ce vendredi  matin 7 septembre.
Du côté des médias favorables au gouvernement syrien, tant le site Shukumaku que la  télévision pan-arabe al-Mayadeene annoncent que l’armée régulière a réussi ces deux derniers jours (mercredi et jeudi) à imposer son emprise sur la plupart des quartiers entourant le bâtiment de la radio et télévision et à Seif ed-Dawlà (est de Salaheddine), où un grand nombre de francs-tireurs sont disséminés. Et elle poursuit son avancée dans les quartiers de Sakhour (nord-est), Hanano (nord est, à côté de Sakhour) et Haydariyyé (nord-est, juste au-dessus de Hanano).
Dans le quartier de Sayed Ali (centre-ville), six rebelles et un soldat de l’armée ont été tués. Et puis l’aéroport militaire de Meng au nord d’Alep a fait l’objet d’une attaque  qui s’est soldée par un échec et au cours de laquelle de nombreux ASL ont péri. Certains sites proches de l’insurrection prétendent que les aéroports d’Abou Zohour et Taftang ne sont plus opérationnels, en raison des pilonnages qu’ils ont subis, dans le cadre des efforts des insurgés pour neutraliser la force aérienne du régime.
Enfin dans son édition matinale du 7 septembre, l’agence syrienne Sana annonce que l’armée a « liquidé » un groupe rebelle dans le secteur d’al-Maysser, et infligé de « lourdes pertes » à une autre bande qui tentait de s’infiltrer à Alep du côté d’al-Ba’idine.

Comment l’armée travaille à Alep

Sinon, il nous faut revenir sur un article publié jeudi 6 septembre par l’AFP dont un correspondant a recueilli les déclaration d’un général commandant des unités d’élite de la Garde républicaine à Alep. Déclarations de tonalité globalement optimistes puisque selon ce haut gradé, l’insurrection serait définitivement écrasée à Alep d’ici une dizaine de jours. C’est peut-être un peu trop optimiste, l’exemple de Homs ayant démontré que des bandes peu nombreuses et très affaiblies pouvaient malgré tout tenir plusieurs mois dans quelques quartiers désertés de la ville.
Ce reportage de l’AFP, que nous reproduisons intégralement au bas de cet article, est intéressant à plus d’un titre. D’abord il donne des indications chiffrées, invérifiables mais plausibles, sur les effectifs engagés par la rébellion à Alep : « au moins 7 000 hommes » selon ce général, dont 2 000 auraient été tués en un mois et demi de combats. Bien sûr, le général ne manque pas de signaler la proportion importante de combattants étrangers.
Encore faut-il que ces assiégés ne reçoivent pas de renforts, mais, ainsi que que le précise l’article – et que l’avaient déjà précisé de nombreux articles de notre site – les lignes de communications rebelles au nord et à l’est d’Alep sont constamment sous le feu des moyen terrestres et aériens de l’armée.

 

Ensuite, on a des indications sur la tactique – prudente et méticuleuse même – de l’armée à Alep : il s’agit de « grignoter » les positions adverses, immeuble par immeuble, en ayant soin à chaque fois de désamorcer les engins piégés laissés partout par les ASL et/ou djihadistes. Les quartiers tenus par les activistes sont encerclés, puis « tronçonnés » en sous secteurs, réduits les uns après les autres. Les troupes engagées s’articulent en petits groupes mobiles d’une quarantaine d’hommes, évidemment reliés en permanence par radio à la chaîne de commandement. On en a une démonstration avec ce général qui donne ses ordres minute par minute, en fonction des renseignements qui lui parviennent de la « ligne de front ».

La volonté des forces gouvernementale de ménager au maximum les vies et les biens des habitants, bref de ne pas transformer un tiers ou une moitié de la capitale économique du pays en une nouvelle Homs, explique cette contre-guérilla urbaine de précision, qui épargne sans doute des vies de soldats et de civils, mais prend beaucoup de temps.

À Homs, justement, l’artillerie des canons et des blindés avait écrasé les quartiers tenus par l’ASL afin de préparer le terrain à l’infanterie. À Alep, en dépit des nombreuses descriptions de pilonnage par l’artillerie au sol et les hélicoptère et avions de combat, les moyens lourds sont là uniquement, en principe, pour cibler de la façon la plus précise possible des objectifs repérés par les troupes au sol.

On apprend aussi que la Garde républicaine a pour mission de réduire les quartier situés au sud-ouest de la ville, tandis que des unités des « forces spéciales » se réservent les quartiers du centre autour de la vieille ville. Dans les deux cas,on a affaire – enfin surtout les rebelles – à des troupes d’élite. D’autres troupes  sont à l’oeuvre dans les quartiers est et nord-est, qui seront sérieusement traités un peu plus tard, selon notre général.


À propos  l’entrée de l’ASL à Alep


Un autre élément très intéressant de cet article de l’AFP, qui pour le coup indique sans trop de commentaires malveillants la situation militaire vue du côté gouvernemental, c’est l’explication – ou plutôt les explications avancées côté militaire, de l’entrée soudaine et pratiquement sans coup férir d’une important colonne rebelle à Alep, vers la mi-juillet. Comment cela a-t-il été possible ? Eh bien selon les interlocuteurs du journaliste de l’AFP, on a droit aux deux thèses : le plan délibéré – selon le général – pour attirer et fixer les nombreux rebelles de la région nord d’Alep ;: la trahison du général responsable des renseignements militaires sur Alep  – thèse d’un officier des services de renseignements – qui a fait défection quinze jours avant le début de l’offensive ASL. Disons prudemment qu’il y a sans doute une combinaison de ces deux facteurs à l’origine de la bataille d’Alep.

Retenons de la lecture de cet article que si le général de la Garde républicain pêche sans doute par excès d’optimisme, il est incontestable que l’issue de la bataille n’est pas douteuse – nous avons écris ici assez vite qu’il ne pouvait en être autrement pour es raisons autant politiques que militaires – et que les insurgés n’ont d’autres choix, s’ils veulent éviter la mort, que la capitulation u la fuite – si celle-ci est encore possible, ce qui ne semble pas évident.


 
L’armée syrienne engagée dans la guerre urbaine à Alep


AFP le 06.09.12 | 11h17 | mis à jour le 06.09.12 | 16h07

Dans un appartement de l’ouest d’Alep, le général syrien regarde sur son Ipad une carte Google Earth où apparaît chaque pâté de maisons du quartier de Seif al-Dawla.
Sur une table de salon sont posés des talkies-walkies pris aux rebelles avec lesquels il peut écouter leurs conversations et d’autres appareils de communication pour rester en contact avec ses officiers sur le terrain.
« Avance jusqu’au bloc 4 mais n’ouvre pas le feu sur ta droite, car j’ai envoyé une autre équipe de ce côté pour les prendre en tenaille et je ne voudrais pas que vous vous tiriez dessus », lance le chef des opérations pour l’ouest d’Alep.
Crâne dégarni, flegmatique, ce général de la garde républicaine, une unité d’élite, est chargé d’une partie des quartiers les plus difficiles de la ville.
« Nous devons reprendre aux terroristes les secteurs qu’ils détiennent en évitant au maximum de détruire la ville et de toucher la population civile pour qu’elle reste de notre côté. Cela nécessite du doigté », explique cet officier supérieur de 53 ans.
Sur d’autres fronts, comme Homs (centre), l’initiative revenait d’abord à l’artillerie puis l’infanterie occupait le terrain.
A Alep, grande métropole du nord, l’armée est en revanche engagée pour la première fois dans une véritable guerre urbaine, où elle doit grignoter un pâté de maison, une rue ou un carrefour. Artillerie, chars et hélicoptères viennent seulement en appui.
« Nous sommes divisés en groupes d’une quarantaine d’hommes extrêmement mobiles, munis d’armes automatiques, de roquettes antichars », explique un colonel à Seif al-Dawla.
« Nous avons face à nous des terroristes qui ont recours aux tireurs embusqués et aux engins explosifs. Il faut d’abord les déloger des immeubles puis désamorcer les bombes pour considérer que le terrain est propre ».
Depuis le début de la révolte en mars 2011, le régime de Bachar al-Assad assimile les combattants rebelles à des « terroristes » soutenus par l’étranger.

À cela s’ajoute la guerre du renseignement. Chaque camp utilise des habitants pour espionner le camp adverse. A Sayyed Ali, un quartier du centre, trois habitants rudoient un homme errant avec un sac d’ordures. Il « avoue » rapidement travailler pour les rebelles et pour avoir la vie sauve, donne immédiatement la position de ses « commanditaires ».

L’armée a envoyé début août dans la deuxième ville du pays ses unités d’élite : la garde républicaine pour reprendre le flanc ouest et les forces spéciales, pour le centre. Ces dernières ont pris il y a deux semaines le quartier chrétien de Jdeidé, dans la vieille ville et ont avancé vers la place Sayyed Ali, qu’elles grignotent aux rebelles.
L’armée cherche à asphyxier les insurgés en tronçonnant la ville et en bombardant quotidiennement les lignes d’approvisionnement de l’extérieur de la métropole.

« Le vent a tourné en faveur de l’armée »

Affable, le général ne doute pas une seconde de sa « victoire » prochaine. Pour lui, le plus dur a été accompli avec la prise le 9 août de Salaheddine et la conquête samedi de hauteurs de Seif al-Dawla, deux quartiers stratégiques de l’ouest.
Selon lui, il reste à conquérir les hauteurs d’Izaa, dominant l’ouest et toujours aux mains des rebelles, et le quartier de Soukkari (sud-ouest). L’offensive sur l’est de la ville est pour plus tard. « Les rebelles n’avancent plus et le vent a tourné en faveur de l’armée avec la reconquête de Salaheddine ».
Construit de manière anarchique avec des petites ruelles et des immeubles de cinq à six étages, ce terrain idéal pour un combat de rues a été repris en une semaine par les militaires.

C’est par ce quartier que les rebelles se sont infiltrés au départ. Selon un officier des services de sécurité, beaucoup sont venus avec femmes et enfants, en cachant des armes et en prétextant fuir les combats à Idleb (nord-ouest). « Par pitié, nous les avons laissés entrer sans même les fouiller ».

L’autre explication, c’est la trahison du général Mohammad Maflah, chef des renseignements militaires d’Alep. « Il leur a donné les clefs de la ville », explique cet officier. Le général déserteur, qui s’est enfui deux semaines avant l’offensive rebelle, semble avoir été tué avant d’avoir franchi la frontière turque.
Pour le général, l’explication est plus simple: « Nous les avons laissés entrer car il est plus facile de les tenir au même endroit plutôt que de courir partout après eux ».
« Ils étaient au moins 7.000, nous en avons tué 2.000. Il y a des Syriens venus du nord et de la campagne alépine mais beaucoup sont des étrangers: Tchétchènes, Turcs, Afghans, Libyens et Tunisiens », explique t-il en montrant des papiers d’identité de Turcs.

Ce général, qui se dit laïque, dénonce l’ « aveuglement » de la France et d’autres pays occidentaux qui soutiennent selon lui les mouvements islamistes dans la région. « Ne comprennent-ils pas que nous sommes la dernière digue qui empêchera la vague islamiste d’engloutir l’Europe ? ».

 

AFP

(Merci à Djazaïri)

 

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http://www.infosyrie.fr/actualite/comment-larmee-est-en-train-de-reconquerir-alep/#comment-83362

 

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Manifs & manips

À en croire la grande majorité des médias, de CBS à Al-Jazeera, la Syrie est à feu et à sang, selon le schéma désormais classique (et même hollywoodien) du peuple luttant à mains nues pour la démocratie à l’occidentale, contre un pouvoir isolé ne s’appuyant plus que sur ses hommes de main.

 

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Poutine : les Occidentaux doivent revoir leur position sur la Syrie
8 septembre 2012 | Vladimir Poutine a souligné jeudi 6 septembre dans un entretien télévisé (*) qu’il ne fallait pas compter sur un changement de position de la Russie dans le dossier syrien. Le président russe a également accusé à demi-mot les Occidentaux de s’appuyer sur des groupes islamistes comparables à Al-Qaïda pour tenter de se débarrasser de Bachar al-Assad.
 

 

Un article de Noureddine Baltayeb & Nizar Maqni
Le Mossad au Maghreb : renforcer sa présence et ses actions
8 septembre 2012 | Ces trois derniers mois, les pays arabes du Maghreb ont été témoins d’un nombre croissant de controverses et de scandales concernant des cellules liées à des activités d’espionnage pour le compte d’Israël.

Un article de Gilad Atzmon
Rachel Corrie et le tampon juridique casher
7 septembre 2012 | La décision du juge Oded Gershon, prise plus tôt cette semaine, selon laquelle l’État d’Israël n’est pas à blâmer pour la mort de Rachel Corrie, n’est pas une surprise. En fait, elle réaffirme tout ce que nous savons déjà à propos de l’État juif, sa politique, son système judiciaire ainsi que son état d’esprit.

 

An article by Kourosh Ziabari
Who is the winner of sanctions game?
6 September 2012 | Less than a week ago, the European Union put into effect its comprehensive oil embargo against Iran upon which the member states had reached an agreement on January 23.

Interview (EXCLUSIVE)
Putin: Using Al-Qaeda in Syria like sending Gitmo inmates to fight
6 September 2012 | In an Russia Today global exclusive premiere, President Putin gives his first post-inauguration interview, speaking in depth with RT’s Kevin Owen ahead of the APEC summit in Vladivostok. ­Touching upon a range of issues, he discusses topics from the Pussy Riot trial to the Julian Assange case, from the upcoming US elections to the situation in Syria.

 

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EXCLUSIF – ALEP (Syrie) : Une vague d’attentats terroristes a touché la ville. [vidéo]

by Allain Jules

En Syrie, les terroristes qui voulaient prendre le pouvoir par la force, que dis-je, la coalition diabolique dont on ne cite plus les tenants, tellement ils sont nombreux, d'Europe, d'Amérique et des pays du Golfe, qui voulait prendre la Syrie par la force, a visiblement changé de fusil d'épaule, face à l'échec. Après avoir fait [...]

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Et dirigeants comme médias ne dénoncent pas ces attentats ! Quand comprendrons-nous ? (eva)

 

 

 

 

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