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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 05:23

 

Quelle semaine pour le nucléaire Français ! ©Reuters 

dimanche 24 juin 2012

Tout le nucléaire est dangereux : le militaire ET le civil

 

Destinataire habituel de la Lettre de Paul Quilès, je n'ai pu que réagir ce matin à sa dernière parution, parce que malgré sa qualité, elle ne couvrait qu'une vue partielle de ce qu'on appelle "le nucléaire en France" (et dans le monde, tout est lié).
J'en ai été d'autant plus été persuadé, que je venais de lire un commentaire d'un correspondant au blog Fukushima, du talentueux Pierre Fétet, commentaire dont je livre ici l'essentiel.
Aucun média de masse ne dira jamais aucune des réalités concernant l'empoisonnement planétaire, qu'il soit nucléaire ou chimique. La puissance industrielle et son bras armé, la finance, sont le bâillon des consciences, et l'avidité des puissants corrompt jusqu'à l'esprit du peuple, qui, par mimétisme peut être, s'abreuve à leur source d'ivresse dans une quête effrénée du toujours plus, toujours plus loin.

Et chaque fois, nous assistons à leurs débats ignobles, qui loin d'être des pugilats ne sont plus qu'ébats dans la fange de leur perversité. La dynamique, toujours la même, est simple. A tel point que l'on pourrait croire qu'il s'agit là de recettes issues de quelques livres saints de civilisations passées, oubliées, détruites par l'orgueil narcissique, par la haute suffisance de leur puissance chimérique, par des certitudes assenées qui ne sont que mensonges et violences à l'intelligence, à la probité, à l'essentiel.

Au début, advient la catastrophe.

Là, le cénacle des laudateurs de l'ordre s'escrime à minimiser, atténuer, masquer, mais lorsque cela devient impossible alors s'impose la phase1 :   la dénégation

L'homme industriel autrefois industrieux, devenu consommateur obsessionnel à la fois avide et cupide, l'homme moderne donc, la société, l'entreprise, ne sont pas responsables.

Ce sont les aléas… un séisme trop fort, un tsunami trop haut, mais en aucun cas, ni les choix, ni les personnes, ne sauraient être reconnus coupables de ce qui devient, "un caprice de la nature", "un évènement exceptionnel" et qui ne sauraient, en conséquence, justifier l'introspection et la remise en cause de nos choix.

Puis, assez rapidement finalement, après avoir laissé couler le flot informationnel où prospère le superficiel, la savante propagande, l'abondance intarissable de faits divers tous plus monstrueux les uns que les autres, arrive la phase 2 : Le déni

La catastrophe a été évitée.

Dès lors, la vie reprend son cours et les apologistes du libéralisme débridé, de la modernité à tout prix, commencent à clouer au pilori les contempteurs de cette société de spectacle, morbide et mortifère.

Si seulement cela s'arrêtait là… à défaut d'être moindre mal, avec espoir, cela serait moins pis, mais ce n'est pas le cas… bien évidemment.

Le déni devenu vérité officielle, impose ses règles. Il n'y a pas eu de catastrophe, donc, non seulement nous allons continuer sur le chemin qui mène à la destruction, mais pire, rien ne sera fait pour s'opposer aux conséquences d'une catastrophe qui n'est pas arrivée, aggravant chaque jour une situation qui n'a jamais été et ne sera plus jamais, sous contrôle.

Alors commence la phase 3 : Le lynchage et la chape de plomb

Le peuple, rassuré, n'aspirant qu'à la jouissance, s'enhardit et montre du doigt ces fauteurs de troubles, ces "verts" dès lors qualifiés d'extrémistes, qui voudraient, selon la définition labellisée établie par les puissances industrielles, financières et politiques, que l'on s'éclairât à la bougie, que l'on vécût dans les cavernes, et que l'on renonçât à toute modernité.

Tançant ceux qui posent des questions, les taxant de catastrophistes, le peuple asservi au dogme, devenu idolâtre du consumérisme, se révèle fervent défenseur de ceux là même, qui l'amène à sa perte et qui chaque jour le vide de son sang pour mieux s'en abreuver.  Méprisant ceux, qui en son sein, essaient d'allumer une bougie, face à la noirceur de ce nouvel obscurantisme, il disqualifie par avance, toute contestation de l'ordre existant et s'approprie le dogme : Le libéralisme est un état naturel, tout à la fois incontournable et incontestable.

Devant cette folie, qualifiée de vérité originelle quand elle n'est qu'un choix  pervers, prétendu rationnel, celui qui refuse de céder aux sirènes, devient  ostracisé. Son discours subit l'invective, et le rire s'élève rapidement à son énoncé. Bien qu'apportant chaque jour des preuves, et cela avec l'aisance déconcertante que peuvent nous apporter les nouveaux moyens de communication, il est néanmoins noyé par le flot d'indigence de la parole officielle, médiatique, politique et dès lors son cri se perd dans le silence de ceux qui savent et préfèrent se taire.

 Alors... amis humains, Chercheurs de vérités, vous tous, qui prenez votre bâton de pèlerin à chaque fois, qui jamais ne renoncez, vous êtes des preux, des chevaliers du nouvel âge. Vous êtes la chandelle qui se dresse face à l'obscurité et de ceux qui subliment l'essence humaine, cette part, qui pour certains relève du divin et qui dans tous les cas, est le plus beau de ce qui nous habite.

Aussi, et si insuffisant que cela puisse paraître, il n'est finalement qu'un mot à vous dire…


Merci.
Commentaire n°5 posté par Augure avant-hier à 14h02
C'est donc fort de ce soutien que je viens de répondre brièvement à Paul Quilès sur son blog.
Monsieur le Maire,
Pour moi tonner contre la force de dissuasion n'est pas le plus grand problème sans doute. Je m'explique. Actuellement nous avons une force opérationnelle de dissuasion nucléaire, ET nous sommes (hélas !) intégrés à l'OTAN. Or, objectivement, notre seul adversaire potentiel est précisément "l'allié" USA, qui n'a pas du tout les mêmes préoccupations que les Européens, et pour lequel cette OTAN n'est qu'un outil d'attaque. S'impliquer dans cette stratégie (voir l'Afghanistan) est aberrant. Le dilemme est donc : sortir de cette OTAN, où notre force de frappe est inutile, OU garder la force de frappe (contre les USA donc éventuellement), et sortir complètement de l'OTAN.
centre nucléaire de Mayak
En revanche, il est important dès maintenant de commencer le plus vite possible à sortir de la filière énergétique nucléaire, cause majeure de l'extinction de notre espèce dans un avenir assez proche. Les catastrophes de Tchernobyl, Fukushima, mais aussi Maiak (près de Tchéliabinsk) en 1957 ont déjà contaminé la planète entière, cela a failli (de fort peu) arriver au Blayais en 1999, et Fessenheim est un lieu à très grand risque à n'importe quel moment aujourd'hui. Donc, plus encore que le nucléaire militaire (voir les deux options), c'est le nucléaire dit civil qui est préoccupant.

Je suis persuadé, Monsieur le Maire, que bien plus que des vigilants anonymes, vous saurez apporter une publicité à ces données. D'avance, je vous remercie au nom de toute la planète...

 

 

 

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