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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 03:57

 

Introduction au dossier:

Acheter de l'or reste le geste égoïste suprême. Si tout le monde en veut, nous sommes alors certain que les systèmes économique, financier, monétaire et politique s'effondreront à coup sûr. Nous pouvons même dire qu'acheter de l'or, c'est contribuer directement pour la 3ème guerre mondiale.

Au final, est ce que l'achat d'or est pour éviter le pire ou le créer reste une question complexe, si il y a des gagnants il y aura obligatoirement des perdants. Minuit Moins Une"

 

 

 

09/08/2011 - Interview radio du numismate Michel Prieur

20/04/2011 - Reportage radio Rue Vivienne a Paris

17/04/2011 - Avez vous encore du papier? - avec Marc Faber et Gerald Celente

08/02/2011 - L'or cette décennie - L'or est LA monnaie

27/07/2010 - Michel Prieur, spécialiste de l'or physique nous donne sa vision des choses

 

Autres vidéos (non dailymotion):  08/01/2011 - Documentaire, 3 volets sur l'histoire de l'or


06/07/2011 - «L’or ne monte pas, c’est le papier qui sert à l’acheter qui se déprécie»

La panique provoquée par la crise financière pouvait justifier de sauvegarder une partie de son patrimoine dans l’or. Est-il encore judicieux de le conserver?

John Hathaway: Je ne suis pas sûr que tout soit terminé. Dans toutes les démocraties occidentales, les responsables politiques ont mis en place des programmes sociaux que leurs concitoyens n’ont plus les moyens de payer. Résultat, tous les chiffres sont faussés. Les devises – ce que les gens appellent l’argent – n’ont plus de fondements réels; ce ne sont que l’instrument d’une politique donnée des Etats. A l’inverse, l’or représente une protection contre cette fuite en avant. Si vous souhaitez garder liquide une partie de votre patrimoine, seul l’or peut en préserver la valeur. Pas le papier: les taux d’intérêt sont négatifs si vous les défalquez de l’inflation.

Cet engouement ne reflète-t-il pas plutôt celui pour les matières premières, promulguées au rang de nouveaux instruments spéculatifs?

En réalité, la hausse de l’or a peu à voir avec le métal jaune. Elle reflète plus d’une décennie de création «d’argent artificiel». C’est une illusion de croire que l’or monte: c’est en réalité le papier qui sert à l’acheter qui se déprécie.

Le métal jaune avait déjà connu une envolée au cours des années 1970. Quinze ans plus tard, celle-ci n’était plus qu’un souvenir…

Souvenez-vous des Etats-Unis à la fin des années 1970: après des années d’inflation, Paul Volcker, alors à la tête de la Réserve fédérale, décide de relever les taux d’intérêt. Drastiquement. Cela a provoqué trois ans de récession, un chômage massif. Reagan plongeait dans les sondages. Mais cela a également permis au dollar de redevenir une devise respectée. Tout a commencé à se fissurer avec la bulle Internet et avec la réponse des autorités monétaires sous Greenspan: la «Fed» s’est mise à remettre les banques à flot, à soutenir les «hedge funds». Les erreurs étaient épongées par les dollars imprimés. Nous avons atteint le point de non-retour. Quand vous avez imprimé si longtemps de l’argent pour soutenir artificiellement l’économie, la soudaine réconciliation entre les valeurs affichées et ce que valent vraiment les choses sur le marché est terrible.

Plus que la fin du monde, vous ne pensez pas que nous traversons une période de morosité similaire à celle des années 1970?

Je ne dis pas que nous ne pouvons pas nous hisser hors de ce gouffre. Mais je ne vois aucun responsable à même de tenir la barre. Au début des années 1980, vous aviez une Réserve fédérale avec une vision claire, un nouveau gouvernement largement élu. Où est le front commun aujourd’hui aux Etats-Unis? Les progressistes se battent bec et ongles pour maintenir les programmes sociaux. Les conservateurs militent pour des coupes dans le secteur public, à n’importe quel prix. Pendant ce temps, Obama ne dit rien. Et Ben Bernanke suit une politique opposée à celle initiée par M. Volcker il y a trente ans.

Tout autant qu’à la noirceur de la situation aux Etats-Unis – ou en Europe – cette appréciation de l’or n’est-elle pas liée aux besoins d’épargne d’une nouvelle classe moyenne chinoise ou indienne?

Juste. Vous n’avez pas besoin de répéter à un Chinois deux fois que l’or a une valeur intrinsèque: il sait mieux que quiconque que, en comparaison de l’état dans lequel se trouvent ses banques, la situation de Citigroup ressemble à un conte pour enfants.

Peut-on encore parler de placement intéressant après une décennie d’appréciation?

Tout actif qui monte depuis onze ans a forcément attiré de la spéculation – de la «fast money» – et des suiveurs qui prennent le train trop tard. Il est légitime de se demander s’il est encore temps d’acheter, bien sûr qu’il aurait mieux valu le faire il y a onze ans. Mais je ne vois toujours pas apparaître les véritables éléments constitutifs d’une monnaie forte, en Europe ou aux Etats-Unis.

Vous étiez l’un des rares à vous intéresser au secteur minier à la fin des années 1990. Qu’est-ce qui motivait alors votre choix?

Lorsque nous avons lancé notre fonds en 1998, l’or – et, souvent, le secteur minier – était l’objet d’un dédain quasi universel. C’est précisément pour cela que nous avons décidé de lancer un tel fonds: il n’y avait guère de risques. A l’époque, il n’y avait plus personne à Wall Street pour s’intéresser au secteur des métaux. Nous avons pratiquement dû tout apprendre sur le tas à l’époque.

John Hathaway, responsable du Tocqueville Gold Fund - Le temps.ch

Fondée à New York en 1984, la société de gestion Tocqueville AM revendique une approche «contrariante», visant à dénicher des actifs sous-évalués ou ayant perdu la faveur du marché. Le total des actifs confiés par ses clients – privés ou institutions – atteignait 12 milliards de dollars fin mars dont 3,5 milliards dans les sociétés minières. En Europe, Tocqueville Finance emploie 49 collaborateurs à Paris et quatre à Genève. Le placement de son fonds dédié à l’or – principalement dans des sociétés aurifères – est orchestré par John Hathaway. Il est devenu l’une des voix emblématiques des marchés ayant cru, avant tout le monde, que secteur minier ne rimait pas uniquement avec XIXe siècle.

15/06/2011 - L'or de Fort Knox est-il disparu?

Chuuttt…, ne le dites pas trop fort. Chuuttt, gardons cela pour nous… Il pourrait ne plus y avoir de lingots d'or à Fort Knox.

(..).

Pourquoi l'histoire revient-elle maintenant?

Ce pourrait bien être à cause de DSK.

François Pouliot - Les affaires


08/04/2010 - La relique barbare est morte….de rire

Depuis 10 ans , et curieusement depuis les attentats du WTC, un nouveau paradigme financier a été piloté et mis en place par les stratèges de la haute finance international, pour inonder le monde de papiers sous toutes ses formes, que ce soit des bons du trésor, des billets de banques, des titres sur créances, en fait des montagnes de dettes que d’aucuns savent qu’elles ne pourront jamais être honorées ! 


Sous la houlette de maitre Alan Bulles Greenspan, qui n’a en en 19 ans de règne a la tête de la FED fait que remplacer une bulle par une autre plus grosse, le monde occidental contemple béatement sa puissance financière avec arrogance, méprisant même le socle sur lequel elle repose : la confiance. Les historiens trouveront de grands sujets de méditations dans un avenir prochain, à comprendre comment des financiers on pu assoir un tel pouvoir, créer une tel puissance sur cette confiance aveugle, avec autant de mensonges évidents. La palme en la matière revient justement au maestro de la FED qui se plaisait à dire «Si vous m'avez compris, c'est que je me suis mal exprimé».

(..°
la suite de cet article ....bientôt - Denissto

(1) http://www.dailymotion.com/video/x2ms90 ... es-dolla...
(2) http://www.voltairenet.org/article15454.html
(3) Cité dans l’ouvrage opération lys d’or page 24



07/04/2010 - L'or redeviendra-t-il une monnaie?
La Chine est tranquillement en train de construire ses réserves d'or. Elles totalisaient 600 tonnes en 2004. Puis, en avril 2009, on nous a annoncé qu'elles s'élevaient à 1 054 tonnes. Et il se murmure depuis Pékin que les banquiers centraux veulent multiplier ce chiffre par dix.
Entre-temps, la Chine a légèrement réduit ses parts dans le Trésor américain pendant trois mois d'affilée. L'avoir total en janvier était de 1 150 milliards de dollars -- en baisse de 1,75% depuis octobre
Ce sont là les premières étapes vers ce qui peut être considéré comme la "remonétisation" de l'or -- ce qui arrivera bientôt à l'Amérique.
L'histoire est un pendule.

"Une fois que l'or et l'argent-métal ont été inscrits dans la constitution", observe notre ami David Baker, ancien vérificateur général aux comptes américains, "personne n'aurait pensé qu'ils seraient remplacés par le papier en moins de 60 ans". Mais le pendule a oscillé ; les Etats de l'Union ont émis leurs célèbres billets verts au cours de la guerre de Sécession.

Puis le pendule est revenu à son point de départ, les critiques du billet vert purent "avec succès mettre en avant un programme de rétablissement de l'or. Mais avant la Conférence économique mondiale de Londres en 1933, le monde aura été choqué par le rejet par Roosevelt de l'étalon-or". Le pendule oscille à nouveau.

Aujourd'hui, "une série de crises, comme ce fut le cas à Rome, pourrait au final faire revenir le pendule vers l'or", écrit Baker.

▪ En d'autres termes, nous nous approchons de la fin du règne de l'étalon-dollar que nous avons évoquée dans Le déclin du dollar. Les moins de quarante ans n'ont jamais connu qu'un monde dans lequel toutes les monnaies de la planète flottent librement les unes par rapport aux autres, et ce monde est sur le point de mourir. Et Baker investit en conséquence.

Fin 2010, il a commencé à accumuler les actions d'une petite société minière aurifère appelée Orezone. "Notre coût initial était de 78 cents ; aujourd'hui il est de 3,61 $", nous expliquait Baker au cours d'un après-midi d'hiver dans son bureau situé à la périphérie de Baltimore. "J'ai liquidé les deux tiers des actions que je possédais et elles représentent encore l'une de nos plus importantes positions. Je ne peux m'en empêcher !"

C'est là un bon problème. Et il se pose à Baker parce que celui-ci souhaite aller plus loin qu'un gestionnaire de portefeuille classique... aussi loin que le Burkina Faso. Arrêtons-nous un instant pour situer ce pays sur une carte, ainsi vous pourrez vous repérer (si, enfant, vous étiez un fana de géographie, vous l'avez connu sous le nom de Haute Volta).

"Je lis les publications trimestrielles de ces gestionnaires de hedge funds", nous raconte Baker, entouré de photos de famille, de CD de compositeurs comme Brahms et d'un tas d'études sur les entreprises. "Ils sont réellement absorbés par la vision macro-économique, mais ils ne savent pas vraiment ce qu'ils font, ils se contentent donc d'acheter des GLD [les ETF sur l'or]".

"Ou bien ils embaucheront deux célèbres analystes canadiens. Puis, j'étudie ce qu'ils possèdent ; ils possèdent Gabriel Resources parce que John Paulson en possède. Cela ne craint rien. Ou bien ils ont acheté une quelconque grande entreprise sud-africaine parce qu'elle est bon marché par rapport aux réserves dans le sol lorsqu'ils l'analysent au travers de leur sélecteur d'actions".

"Ils n'ont pas de politique cohérente pour ce qui est de réellement connaître le fond des choses, et pour réellement trouver ces entreprises dont personne n'a entendu parler".

Baker si. Sa société, Gaineswood Investment Management, a pris d'importantes positions dans de minuscules sociétés minières aurifères travaillant en dehors des sentiers battus d'Amérique, d'Australie et d'Afrique du Sud.

Le Burkina Faso est en plein milieu d'une formation géologique appelée la ceinture birimienne... la plus riche source de croissance pour les minières aurifères ces dernières années.

Plusieurs minières en Afrique occidentale ont fait mieux encore en consolidant leurs avoirs fonciers. "Au Canada, 12 entreprises peuvent se partager un district. Une entreprise peut posséder un bloc ou un demi bloc. Mais en Afrique occidentale, ces types possèdent tout. Ils ont beaucoup de temps devant eux, beaucoup de terre et aujourd'hui ils ont levé beaucoup plus d'argent, ils peuvent donc continuer à avancer... et nous continuerons à recueillir ces surprises qui vont dans le bon sens".

"Telle est notre philosophie : trouver une opportunité là où, par exemple, une seule équipe a trouvé 1,2 million d'onces d'or. Mais avec toutes les nouvelles découvertes qu'ils font, ils vont probablement bientôt annoncer qu'ils en ont trouvé deux, puis 2,5, et l'année prochaine ils annonceront trois puis 3,5 puis quatre... et ce n'est pas fini grâce à cette gigantesque région qui reste encore à explorer".

▪ Avant d'aller plus loin, que les choses soient claires : Bill Baker n'est pas un chercheur d'or classique. Il n'est pas plus le trader classique qui joue le marché actions à la baisse.

"Le timing ou la possibilité d'une catastrophe financière est impossible à prévoir", écrit Baker dans Endless Money. "Au mieux, ce pourrait être comme une alerte ouragan : la tempête pourrait frapper ici, ou bien là, ou bien elle pourrait être déclassée en tempête tropicale ou bien elle pourrait se diriger complètement ailleurs".

Mais cela ne signifie pas que les investisseurs ne devraient pas se préparer aux catastrophes financières... ou à la mort des devises papier. Les catastrophes financières deviennent de plus en plus probables dans ce monde trop endetté qu'est le nôtre... et la mort des devises papier devient de plus en plus une certitude. Le meilleur moment pour se préparer est de le faire à l'avance.
Chronique Agora 



25/01/2010 - Un retour à l'étalon or est inéluctable selon Philippe Simonnot.

(..)




08/01/2010 - Documentaire, 3 volets sur l'histoire de l'or

Le 3ème volet nous intéressera particulièrement.

Métal vénéré, symbole de richesse ou icône de l'avidité, aucune autre substance n'a suscité plus de convoitise. En prenant l'histoire à rebours, cette série documentaire en trois volets, qui allie petite et grande histoire, permet de découvrir à quel point l'or a façonné notre destinée.

"La quête pour l'or a été gloutonne", affirme Peter L. Bernstein, l'auteur du livre qui a inspiré ce documentaire historique et philosophique. 

Diffusée en 2003 sur France 5 - L'or histoire d'une obsession

Une enquête captivante, oscillant entre mythes et faits historiques, qui expose les enjeux de l'or et qui retrace ses changements de statut successifs au cours de 3 000 ans d'histoire.

Tout au long de ce parcours, le spectateur rencontrera une large palette de personnages, tels le roi Midas, les aventuriers Marco Polo et Christophe Colomb, Isaac Newton, John Maynard Keynes, d'humbles mineurs ou encore des faux-monnayeurs.

Au départ, Grecs et Egyptiens lui attribuent une origine divine et l'appliquent essentiellement aux domaines religieux et artistiques. Rapidement, il s'immisce dans la sphère financière sous l'influence de Crésus, roi de Lydie, qui crée la pièce de monnaie, en 635 avant J.-C.

Devenu référence monétaire internationale au XIXe siècle, à l'aune de laquelle les nations mesurent leur richesse, l'or est aujourd'hui une entité de plus en plus abstraite, reléguée à la périphérie d'une économie dominée par les cartes de crédit.

Mais le métal doré n'a pas été que facteur de progrès : sa rareté a réveillé notre cupidité et a balisé notre histoire de drames. Il a motivé les conquêtes et fait naître l'esclavage et la violence, à l'image de la destruction de la civilisation inca par les conquistadors.

Plus de cent ans après la ruée vers l'or du Klondike, le précieux minerai continue de faire rêver les populations les plus pauvres, comme au Pérou, où femmes et enfants risquent leur vie dans des mines désaffectées, la perspective de trouver quelques pépites étant la plus forte

Une fascination antique
Le premier volet traite de la fascination des grandes civilisations antiques, notamment des Romains, pour l'or.

Une monnaie pour le monde
Ce volet raconte comment les Arabes et les Européens se sont réparti la maîtrise du commerce de l'or et l'exploration de nouveaux territoires afin de découvrir d'autres gisements.

Une ruée incontrôlable.
Le troisième volet s'intéresse au développement de l'or en tant que monnaie d'échange international, facteur de prospérité et de stabilité économique, et souligne les enjeux modernes inhérents à la maîtrise de l'or.


France5 (3 vidéos, sur le site, cliquer sur le lien)



08/01/2010 - 9 Septembre 1939 - Interdiction du commerce de l’or en France.

Le déclenchement de la IIème Guerre Mondiale allait mettre une nouvelle fois encore l'or sur le devant de la scène. Le 9 septembre 1939 était publié un décret-loi prohibant ou règlementant l'exportation des capitaux, les opérations de change et le commerce de l'or. L'or entrait, une nouvelle fois, dans la clandestinité, et n'en sortira qu'en 1948 
Alors que le cours officiel (bloqué) de la Banque de France était de 274,49F pour un Napoléon, en juin 1940 le même Napoléon s'échangeait au cours officiel du marché parallèle à 825F, en novembre 1940 il atteignait 1000F, puis 1400F fin décembre 1940. Le Napoléon terminait l'année 1945 au delà de 4000F pour ensuite culminer à 6500F pendant l'année 1946.


Le 7 octobre 1944 De Gaulle publiait une ordonnance interdisant à tout propriétaire d'or, d'en effectuer la cession, à titre onéreux ou gratuit, sous quelque forme que ce soit, à toute personne de transporter de l'or pour quelque motif que ce soit.
Elle était complétée le 17 janvier 1945 par une ordonnance invitant les détenteurs d'or à se faire recenser auprès de l'Office des Changes. Puis la loi 45-0140 du 26 décembre 1945 donnait au gouvernement l'autorité pour procéder à la réquisition de l'or, des devises et des valeurs mobilières étrangères. Néanmoins ces dispositions n'ont pas découragé le marché parallèle de l'or. Au sortir de la guerre alors que la Banque de France publiait ses nouveaux taux forcés, 760,5F pour le Napoléon, le marché parallèle l'affichait à 4000F.
Toutes ces mesures devaient prendre fin avec la loi 48-178 du 2 février 1948 qui affirmait la détention, le transport et le commerce de l'or sont libres sur le territoire français.
Remerciements : Roque, Pro-At . La confiscation de l’or



08/01/2010 - Quelques arguments sur l'or

En dépit de la montée du prix de l’or depuis une dizaine d’années, son rôle économique est encore souvent mal compris et balayé du revers de la main. Lénine commettait déjà cette erreur lorsqu’il affirmait que « le jour viendrait où l’or couvrirait les murs et le sol des toilettes publiques ».


Cette erreur consiste à ignorer que l’or possède intrinsèquement des qualités monétaires qui seront d’autant plus valorisées que les politiques monétaires actuelles mettent en danger les monnaies papier officielles. Au lieu d’être une relique, il est en réalité un précieux garde-fou contre le « barbarisme » des autorités monétaires !

(..)



21/12/2010 - Le retour de l'étalon or comme solution à la crise?

Lentement mais sûrement, il refait son apparition dans les analyses économiques. L’étalon-or, que les gouvernements ont abandonné il y a près d’un siècle, semble être redevenu le Graal permettant de sortir des crises monétaires à répétition que nous connaissons depuis… près d’un siècle. Curieuse coïncidence, non ?
A la mi-novembre, l’éditorialiste James Grant a chanté les louanges de l’étalon-or dans les colonnes du New York Times. Voici ce qu’il écrit :
Laissez les économistes s’étrangler : l’étalon-or classique, le seul qui était en place de 1880 à 1914, c’est ce dont le monde a besoin maintenant. Dans son utilité, son économie et son élégance, il n’a jamais existé de système monétaire comme celui-là.
Cet éloge est venu s’ajouter aux propos ambigus du président de la Banque Mondiale. Le 7 novembre, Robert Zoellick écrit, dans une tribune que lui accorde le Financial Times, qu’il faudrait mettre sur pied un Bretton Woods II, ajoutant que :
Le système doit aussi envisager d’utiliser l’or comme point de référence international des attentes du marché vis-à-vis de l’inflation, la déflation et les futures valeurs des cours.
(..)
PS : grâce à Wikileaks, on apprend que les grandes éminences de ce monde étaient conscientes, dès début 2008, de l’insolvabilité systémique des banques. Le plan de recapitalisation massive se profilait déjà, mais à l’époque (comme aujourd’hui d’ailleurs), on préfère siffler l’air de Ray Ventura.
Ludovic Delory - Econoblog - RTL INFO.be



02/12/2010 - Le prix actuel de l'or indique-t-il une bulle ?

Senior Partner chez Tocqueville Asset Management LP, John Hathaway a mis en place dès 1998 la stratégie d'investissement sur l'or de la firme new-yorkaise. 
Depuis, le métal précieux a connu une décennie fantastique, qui amène à se demander si sa popularité actuelle ne participe pas d'une bulle. Pour le spécialiste, tant que dureront les politiques monétaires dépréciatrices, les perspectives de l'or demeureront florissantes.
Quels éléments vous ont convaincu d'investir sur l'or à une période où son cours semblait plonger dans les abysses, c'est-à-dire des plus-bas de près de 20 ans ?

 

(..)

Propos recueillis par Guillaume Bayre - Capital.fr


28/11/2010 - L'or, la relique d'un monde monétairement sûr?

Le prix de l’or a grimpé à 1422,35 dollars l’once à New York la semaine passée lorsque Robert Zoellick, le directeur de la Banque mondiale, a suggéré que le métal jaune pourrait devenir «la référence internationale des anticipations des marchés» au sujet de l’inflation, de la déflation et des taux de change. 
Bien que l’or, en tant que monnaie, soit considéré comme une antiquité, les marchés ne l’en utilisent pas moins comme investissement alternatif, ajoutait-il dans un commentaire sur les désordres des moyens de paiement internationaux. Zoelick ne pensait sans doute pas à un retour à une forme d’étalon-or mais il évoquait l’idée de réintroduire l’or dans le système monétaire, d’une manière ou d’une autre, puisqu’il y joue un rôle subreptice.
(..)
Le temps

08/11/2010 - Un possible retour à un système monétaire basé sur l’or ?
Dans une tribune publiée dans le Financial Times, le patron de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, souhaite que l’or joue un rôle stabilisateur dans les changes.
Retour aux sources. À quelques jours du sommet du G20, le patron de la Banque Mondiale prône la mise en place d’un système monétaire international basé sur l’étalon or.
Face à l’insoluble guerre des monnaies, Robert Zoellick, évoque, dans une tribune publiée dans le Financial Times , la nécessité de remplacer l’actuel “Bretton Woods II”, le système de change flottant qui prévaut depuis la fin des accords de Bretton Woods en 1971.(..)
24gold


18/10/2010 - L'once d'or ira-t-il à 10000 dollars ?

Avec une flambée de 300 % du cours de l'or en dix ans, il est plus difficile que jamais d'avoir un débat rationnel sur la valeur du métal jaune. En décembre, Martin Feldstein et Nouriel Roubini ont, chacun, affiché des doutes sur la poursuite de la hausse. Et pourtant, depuis, le cours de l'or a encore grimpé, pour atteindre un record de 1.300 dollars l'once.
Un particulier qui a investi avec succès dans le métal précieux m'a récemment expliqué que Wall Street avait stagné pendant une décennie avant que le Dow Jones passe la barre des 1.000 points.

Depuis lors, l'indice a dépassé les 10.000 points. Maintenant que l'or est au-dessus du seuil symbolique des 1.000 dollars l'once, sa valeur ne pourrait-elle pas être elle aussi multipliée par dix ?
Il faut bien admettre qu'un cours bien plus élevé de l'or n'est pas aussi impossible qu'il n'y paraît. (..)

Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du FMI, est professeur d'économie et de politiques publiques à l'université de Harvard.Cet article est publié en collaboration avec Project Syndicate, 2010. Source les echos.

 
Project Syndicate- Les Echos


16/10/2010 - Le déclin de l’Occident mesuré en tonnes d'or

Vous connaissez la règle d’or : « Celui qui a l’or fait les règles ». Dans le cadre des politiques monétaires, celle-ci est parfaitement mise en œuvre par par la gouvernance des Etats-Unis sur les politiques monétaires globales depuis la Seconde Guerre Mondiale.

Le rôle critique de l’or dans l’histoire du monde étant donné, trois preuves sont éparpillées parmi les récentes données des banques centrales sur l’or, compilés par le Conseil Mondial de l'Or… (..)
Adrian Ash - Bullionvault.com via 24hgold


01/09/2010 - La chambre forte de Fort Knox est-elle vide ?


Jérôme Libeskind dévoile la polémique aux Etats-Unis autour du niveau réel des réserves d'or détenues à Fort Knox, le 31 août 2010.

Que trouverait-on si on ouvrait les portes blindées de Fort Knox, la fameuse base américaine où est entreposé l'or de la Réserve Fédérale ? A en croire les statistiques officielles, il y serait stocké 4 000 tonnes de métal précieux.

Mais Ron Paul, élu républicain du Texas, met cette affirmation en doute. Selon lui, les chambres fortes de Fort Knox sont vides ou presque.


Le député n'a pas la preuve de ce qu'il avance, mais il a des doutes. Sa théorie : plusieurs États maintiennent artificiellement les cours de l'or le plus bas possible. C'est une façon détournée de soutenir l'économie puisqu'on estime que quand le prix de l'once est peu élevé, la confiance dans l'économie, la monnaie et les marchés financiers est importante.

Soupçonnant le mensonge, Ron Paul demande à ce que les stocks américains soient soumis à un audit. C'est une revendication très politique pour ce député américain réputé vouloir réinstaurer l'or comme monnaie d'échange. Au début des années 80, il a même écrit un livre sur le sujet intitulé "Gold Peace and Prosperity" ("Or, Paix et Prospérité").

BFM


03/08/2010 - L'or dans un cycle haussier qui peut durer 17 ans.

Si la part dévolue à l’or dans votre portefeuille vous sourit, c’est qu’il est à peu près certain que celle réservée aux actions ne vous comble pas de bonheur. Le contraire peut aussi se vérifier. En d’autres termes, le métal jaune a tendance à évoluer en sens inverse à celui des marchés boursiers.
Dans les années 1970 déjà
Alors que les bourses sont actuellement enclavées dans un marché baissier, l’or évolue pour sa part dans un canal haussier. Ce phénomène avait déjà été observé dans les années 1970. (..)
LesEchos.be



19/09/2010 - Quelques préjugés sur l'or

Le marché de l’or est sujet à de nombreux préjugés et autres idées préconçues, dont la principale raison est son doublé rôle, monnaie et matière première. Il font donc rétablir la vérité et clarifier la situation.
L’or est une monnaie
Comment puis-je prétendre que l’or est une monnaie ? Après tout, ce n’est pas une monnaie officielle, hormis la réalisation de rares paiements par compte-or électronique. Il est donc fort peu probable de nos jours de constater un paiement de particulier avec l’or comme monnaie d’échange.

 

De plus, l’or est « démonétisé » par les plus grandes banques centrales. Ces dernières (hormis les Etats-Unis), bien que détentrices du pétrole jaune, se délaissent de leurs stocks sous prétexte de réaliser de meilleurs rendements sur obligation. Mauvaise raison, car l’objectif d’une réserve n’est certainement pas de produire des bénéfices.
Malgré ceci, nous savons que l’or est une monnaie d’échange puisqu’il est traité en tant que tel sur les marchés. Voyons si nous parvenons à le prouver.
L’offre et la demande d’or
Si le prix de l’or était uniquement déterminé par la demande émanant des secteurs de l’industrie et de la bijouterie, il ne pourrait s’échanger au prix de 650 $ l’once.
De nombreux analystes, des plus traditionnels aux plus marginaux (tel le Gold anti-trust Action Comittee, GATA), affirment pouvoir prédire l’évolution du prix de l’or. Et ce en additionnant quantité annuelle de fabrication et demandes d’investissements (tout comme la demande de déhedging des marchés miniers). Le résultat obtenu est modulé en fonction de l’offre annuelle (approvisionnement des mines, ventes des banques centrales, ventes d’investissements et récupération) In fine, ils analysent le marché de l’or de la même manière qu’ils analyseraient le marché du cuivre.
Il semble évident que cette analyse ne correspond pas à la réalité. Après tout, le potentiel d’or déjà extrait (approximativement 150,000 -160,000 tonnes) est encore là. En d’autres termes, la quantité d’or potentiellement disponible est supérieure d’environ 97 à 98 % à la quantité d’or produite chaque année (environ 2600 tonnes).
Sur cette base, appliquer une théorie traditionnelle « offre/ demande » des matières premières fondée sur les tendances annuelles du marché de l’or n’a aucun sens.
Plus simplement, il existe une grande différence entre les matières premières qui sont réellement consommées (hormis les produits de récupération revenant chaque année sur le marché) et celles dont la durabilité et l’indestructibilité en font une « matière première monnaie », en l’occurrence l’or (et ce selon le dictionnaire Inter Alia).

Demande joaillière et demande monétaire
Nous pouvons davantage illustrer la nature unique de l’or en tant que monnaie en comparant son prix face à la demande des joaillers. Si une demande record de la part du secteur de la bijouterie a un impact direct sur la hausse du prix de l’or, alors une corrélation entre les deux événements devrait en théorie pouvoir être établie.
Cependant, l’histoire nous prouve le contraire. En effet, la demande exceptionnelle d’or émanant des joailliers entre 1999 et 2000 coïncide avec le niveau le plus bas du prix de l’or (et ce dans un marché à la baisse depuis plus de 20 ans). C’est donc l’exact opposé de ce que suggère une analyse traditionnelle de l’offre et la demande.
Nous pouvons par conséquent en conclure qu’il doit exister une demande d’or supérieure à celle émise tant par le secteur de la joaillerie que par les industriels. Et que celle-ci constitue donc le facteur réel du prix de l’or en termes de monnaie fiduciaire.
Et en effet une telle demande existe. Il s’agit de la « demande monétaire ». Associée à la quantité d’or disponible, elle se définit mieux comme « degré de réticence des détenteurs d’or à se défaire de leurs stocks au prix actuel ». N’oublions pas, comme nous venons de le dire précédemment, que 160,000 tonnes d’or sont d’ores et déjà détenues.
De fait, l’or se comporte sur les marchés comme une devise plutôt que comme une matière première. Il verrouille souvent les cours croisés des autres devises, tel l’eurodollar et a une forte tendance à ignorer les analyses classiques « offre-demande » (y compris réalisées par le Conseil Mondial de l’or, qui, pourtant, devrait être capable de voir plus loin).
Une augmentation du prix de l’or entraîne généralement une baisse de la demande du secteur joaillier, ce qui est exactement ce que suggère la théorie de l’élasticité des prix. Mais dans le même temps une augmentation des prix renforce la demande d’investissements. De la même manière une hausse sur le marché des stocks encourage une plus forte demande plutôt que le contraire (comme le démontre le graphique ci-dessous reproduit avec la gracieuse autorisation de Sharelynx Gold).
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Le graphique ci-dessus indique que le niveau record de la demande de l’industrie joaillière coïncide avec le niveau le plus bas du prix de l’or, et ce dans le contexte d’un marché en baisse depuis une vingtaine d’années. Mais alors, quel élément fait grimper le prix de l’or ? Nous savons aujourd’hui que c’était la demande monétaire, puisque la production totale d’or est fondamentalement au ralenti depuis 1999.
De façon assez ironique, le graphique démontre également que le prix de l’or chute depuis plus de vingt ans alors même que la demande de production était en augmentation. Ceci est une preuve supplémentaire que la demande de production n’est pas le facteur le plus important sur le prix de l’or. Enfin, il faut également remarquer qu’une part de la demande du secteur joaillier, tout particulièrement en Inde, n’est en réalité qu’une demande monétaire déguisée.
Toutes les grandes maisons de courtage commettent la même erreur : attacher de l’importance à la demande émanant du secteur joaillier afin de définir le prix de l’or. Cela conduit même les meilleurs agents financiers à commettre des fautes, comme le prouve ce qui suit :
Jean-Marie Eveillard, le légendaire gestionnaire de fonds, a récemment déclaré dans une interview pour Fortune :
« Lorsque nous avons démarré notre fond d’or en 1993, ce qui s’avéra être six ou sept ans trop tôt, je croyais à tort que notre risque de chute du cours était protégé par le dynamisme de la demande du secteur joaillier. Mais j’avais tort. Je crois que le prix de l’or monte et descend principalement en fonction de la demande d’investissement »
Dans un même temps, le Conseil Mondial de l’Or tente d’évaluer « la demande potentielle d’investissement » de l’or et la dé-thésorisation, en ajoutant l’offre annuelle (production des mines, récupération et recyclage, ventes des banques centrales et hedging) puis en comparant le résultat à la demande industrielle. D’après lui, la différence doit représenter la demande en investissement (la demande en or des ETF figure sans doute aujourd’hui dans ces calculs).
Cependant, comme nous l’avons auparavant remarqué, la demande d’investissement s’exprime également par la réticence des détenteurs d’or à vendre à un prix donné. Cette réticence ne saurait être mesurée et par conséquent, la demande réelle d’investissement ne saurait être quantifiée.
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Production minière et demande totale.
Le tableau ci-dessus présente un autre point spécifique quand à l’offre et la demande du marché de l’or. Lorsque le prix de l’or augmente, la production minière fléchit et chute. Il existe deux raisons à ce phénomène inhabituel.
1. Lorsque le prix de l’or est bas, les mines sont contraintes d’extraire des quantités plus importantes de leurs gisements. Et une fois le cours de l’or reparti à la hausse, les sociétés minières n’exploitent de nouveau que des zones « à teneur réduite » en or, lesquelles n’étaient pas rentables lorsque le prix de l’or était à la hausse.
2. Durant les périodes où le cours de l’or est faible, les sommes d’argent consacrées à l’exploration sont amoindries. Ainsi, lorsque le prix de l’once augmente, peu de mines sont capables de fonctionner afin de prendre le relais des mines affaiblies. Il peut parfois s’écouler entre 7 à 10 ans entre la découverte d’un gisement rentable et le début de son exploitation.
Quelle est la motivation de la demande d’or ?
Afin de répondre à cette question, il faut d’abord se souvenir de la manière dont l’or a évolué pour enfin devenir une monnaie.
Tout d’abord, l’or a toujours été une matière première utile pour la réalisation et fabrication de bijoux et autres ornements de décoration. Il existait ainsi une demande préalable qui permit d’aboutir, entre autre, au troc.
De plus sa résistance à la corrosion, sa divisibilité, fongibilité et facilité avec laquelle l’or peut être transporté ont joué en sa faveur. L’utilisation en tant que monnaie était alors acquise. Enfin, sa rareté et le fait que la quantité d’or disponible a peu de chance d’augmenter soudainement (et ce malgré les souhaits des autorités émettrices d’argent) en font un candidat idéal comme valeur refuge ;
Un seul fait historique vient contredire ce dogme. Au XVIIe siècle, l’Espagne a en effet importé (volé) de l’or du Nouveau Monde, provoquant ainsi une inflation en Europe ; Aujourd’hui, la production minière représente environ 2% des réserves annuelles totales d’or, et il y a peu de chances que ce pourcentage évolue beaucoup. Ainsi, une inflation basée sur l’or serait très improbable de nos jours.
Ce dernier point (l’état ne peut créer de l’or à partir de rien) est au cœur de cette demande monétaire de l’or.
Dans notre système moderne de monnaie fiduciaire, avec ses systèmes de réserves bancaires fractionnées et ses devises flottantes de papier, l’or est la seule forme de monnaie à l’abri de la prédation inflationniste des banques centrales. Par conséquent, il sert de baromètre de confiance dans un système financier comprenant des banques centrales.
Si l’on considère que le dollar US a presque perdu 97% de sa valeur initiale par rapport à l’or depuis la création de la Réserve Fédérale, nous pouvons en conclure que la confiance dans la monnaie fiduciaire a diminué rapidement dans le temps. Il est certain que cette tendance ne s’inversera pas sur le long terme et connaîtra des fluctuations occasionnelles selon que la confiance portée en la monnaie papier (ou électronique) augmente ou diminue.
Malheureusement, ce triste état des lieux ne semble pas inquiéter les ingénieurs de l’inflation. Ils ne s’inquiètent que lorsque le changement est trop rapide (si rapide que tout le monde le remarque alors). Nous devrions ajouter que dans la tête de chaque bureaucrate monétaire, une petite voix murmure ceci : « Le moment venu, nous pourrons toujours faire machine arrière par la force ». Après tout, cela ne serait pas la première fois.
Préférence temporelle
Sur le court terme, les raisons pour lesquelles les détenteurs d’or refusent de vendre (et parfois renforcent même leurs positions) résultent souvent de préoccupations telles les taux d’intérêts réels, les attentes inflationnistes, le spread entre taux d’intérêt à court et long terme comme protection contre toute distorsion possible de la politique monétaire, et la valeur d’échange du dollar US.
Généralement l’or est un actif contra-cyclique davantage performant en terme réels lorsque les liquidités s’évaporent. Cependant, il peut parfois exister une demande pro-cyclique, et ce lorsque le cours des actions, matières premières et prix de l’or croissent considérablement tandis que les liquidités sont plus abondantes.
Enfin, de telles fluctuations du prix de l’or rappellent la célèbre remarque de Warren Buffet à propos de marché de l’action, « machine à voter sur le court terme, et une machine à peser sur le long terme ». Sur le court terme, de nombreux éléments peuvent être utilisés afin d’expliquer les fluctuations du prix de l’or, mais sur le long terme, l’or se comporte comme baromètre de confiance dans la monnaie fiduciaire émise par les banques centrales.
Mish - GlobalEconomicAnalysis - 24h Gold



24/08/2010 - Un possible retour à un système monétaire basé sur l’or ?

Certains persistent à ne pas comprendre que l’origine de la crise se trouve dans une stratégie financière instable (s’endetter à court terme pour investir à long terme) qui a été favorisée par les banques centrales et les privilèges concédées aux banques par l’État.
Personne ne niera que les effets de la crise actuelle sont graves, et dramatiques pour ceux qui la subissent de plein fouet. Cependant, d’un point de vue intellectuel, celle-ci aura eu l’avantage de séparer le bon grain de l’ivraie en illustrant quelles sont les théories économiques viables et celles qui ne le sont pas. C’est ainsi que la crise aura permis de faire tomber trois mythes

Les faillites bancaires sont impossibles quand il n’y a pas d’étalon-or (..)
Contrepoint


03/08/2010 - La fièvre de l'or continue

«Aujourd’hui, c’est simple, soit vous faites confiance aux gouvernements, soit vous achetez de l’or», résume un courtier londonien. 
Dans une note d’analyse intitulée «Une météo parfaite pour l’or», la banque américaine Morgan Stanley assurait il y a quelques jours que «la possibilité d’un nouveau programme de création de liquidités aux Etats-Unis [ndlr: pour relancer la machine du crédit] et une faiblesse persistante de la valeur de la monnaie papier renforce notre désir de détenir de l’or». 
Sa concurrente Bank of America n’est pas en reste, estimant que la hausse du métal jaune «reflète le deuxième acte de la bulle du crédit». Après celui de la paralysie du système bancaire, cette étape serait celle de «la méfiance des banques centrales entre elles, sur fond d’augmentation du risque des emprunts d’Etat ou d’interventions surprises sur les marchés des changes».


Unanimité sur la hausse
Qui peut douter de l’appréciation d’un métal servant d’ultime réserve de valeur, quand les grandes voix des marchés se font à ce point unanimes? Qui, dans la foule qui se pressait le mois dernier au New York City University Club pour écouter John Paulson, aurait osé contredire ce visionnaire devenu milliardaire grâce à la crise, lorsque celui-ci assurait que 80% de ses avoirs étaient désormais placés en lingots?
Pas grand monde. En tout cas pas assez pour inverser une ruée sur l’or qui fait s’envoler sa valeur. Une pincée de poudre jaune – 31 grammes, une once – s’achetait 600 dollars en 2007, avant l’éclatement de la plus grave crise financière depuis les années 30. En début d’année, impossible d’en trouver à moins de 1100 dollars. Ceux ayant hésité à ce prix ont vu les cours franchir le cap des 1200 dollars en mai, celui des 1300 en septembre, la borne des 1365 dollars étant doublée depuis mercredi.
Pourtant il serait toujours temps de rejoindre un cycle haussier qui a commencé il y a plus de sept ans. Lors de la dernière conférence de la LMBA – l’association des négociants londoniens – qui s’est tenue à Berlin, moins de 10% des participants imaginaient les cours retomber à 1000 dollars d’ici à un an. Tous parient sur la diffusion de cet engouement. «Les grandes institutions financières ont déjà acheté leur or, la poursuite de la hausse ne pourra venir que si la masse des petits investisseurs en fait de même», avertit cependant Marwan Shakarchi, responsable de la maison de négoce et d’affinage aurifère genevoise MKS.
Fin du monde
L’argumentaire déroulé pour justifier la poursuite de la hausse brandit surtout le risque d’une prochaine réplique du séisme de 2008. Si les billets portant l’effigie de George Washington ne valent plus rien, si le Royaume-Uni fait face aux difficultés connues par la Grèce en raison des dettes contractées pour sauver ses banques, et si l’avalanche de billets neufs déversée durant la crise finit par réveiller l’hydre inflationniste, alors, assurément, les détenteurs de lingots seront les seuls à sauver leur peau. Problème, personne ne parvient à résoudre cette équation. Prévoir les mouvements de l’or «a toujours été épineux, en raison de son rôle de matière première, d’instrument monétaire et de protection contre l’inflation», admettait récemment la maison de courtage Barclays Capital. Surtout, si la réalité des années à venir ressort en demi-teinte – une décennie marquée par des économies atones, un chômage et des dettes publiques se résorbant lentement – que feront les milliers d’investisseurs ayant acheté des lingots à 1350 dollars, en pariant sur une crise majeure?

Spéculation
«Aujourd’hui, c’est l’investisseur occidental qui fait la loi sur le marché, ce ne sont ni les groupes miniers, ni les banques centrales, ni les achats de bijoux en Inde», rappelle Marwan Shakarchi. En clair, l’ambiance générale de peur sur les marchés est devenue le principal moteur de l’appréciation du métal brillant. «La ruée actuelle est avant tout motivée par la crainte de prendre un peu plus de risque que le voisin», résume Didier Julienne, ex-directeur chez le groupe russe Norislk, aujourd’hui auteur d’un blog reconnu sur les matières premières hébergé par Les Echos. «L’or à 4000 dollars? Ces chiffres sont destinés à faire sensation, en réalité, personne n’en sait rien; en revanche lorsque le Financial Times titre sur la guerre des monnaies, je sais que son prix va monter», souffle Marwan Shakarchi.
Les prévisions de hausse de l’or s’appuient donc avant tout sur le fait que de plus en plus de monde s’apprête à en acheter. «Après le temps mort de la période estivale, nous nous attendons à ce que les achats spéculatifs repartent sur les quatre derniers mois de l’année et contribuent à une reprise de la hausse des cours», estime le GFMS dans son Gold Survey publié le mois dernier. Selon le très écouté centre de recherche sur les métaux précieux, le volume d’or acheté par les investisseurs sur la deuxième moitié de 2010 devrait plus que doubler.
La principale force de rappel reliant le prix de l’or au monde réel – les achats de joaillerie par l’Inde, premier pays acheteur de métal jaune – a été cassée par l’appréciation connue ces derniers mois. Relégué au second plan par les analystes, ce facteur peut pourtant toujours avoir une influence réelle: le GFMS rappelle que si les prix se maintiennent dans la zone des 1300 dollars dans les trois mois à venir, les besoins des bijoutiers pourraient chuter d’un cinquième dans le monde par rapport à l’an dernier. Surtout, à plus long terme, «les perspectives de fabrication de bijoux restent faibles» rappelle le GFMS, qui prévient que ce facteur «reviendra hanter le marché un jour – quand la demande des investisseurs finira par chanceler».
L’or vu par le prisme unique du dollar
Ces derniers mois, la hausse de l’or apparaît surtout comme un exutoire des craintes face à une poursuite de l’affaissement du roi dollar. Cette perte de valeur des billets verts a en outre un effet auto-réalisateur: il en faut chaque jour un peu plus pour s’offrir un lingot. «Croyez-vous qu’il y ait beaucoup de détenteurs de francs suisses qui s’en débarrassent pour acheter de l’or? Il faut regarder sa valeur en différentes devises pour comprendre la dispersion de la crise actuelle», interpelle Didier Julienne. Mesurée en francs, la hausse des derniers mois apparaît plus tempérée: depuis fin mai, le kilo de métal fin oscille entre 40 000 et 42 000 francs, alors que son prix en dollars a bondi de 10%.
Les «gold bugs» – les aficionados du métal – restent pourtant prompts à citer en exemple l’appréciation connue durant la décennie 70. Et notent qu’il reste encore de la marge avant d’atteindre les sommets de 800 dollars touchés en 1980: mesuré en dollars de l’époque, le cours actuel se limite à un pâle 500 dollars. Cette comparaison passe cependant sous silence qu’à l’époque, ces records n’ont tenu que quelques jours: les trois mois suivants, les liquidations des spéculateurs ont fait retomber le prix de l’once d’or d’un tiers. Et les vingt ans de cours atones qui ont suivi ont montré les risques encourus par ceux tentant de sauter trop tard sur un train doré parti à pleine vitesse. Comme l’écrivait Blaise Cendrars, l’or peut aussi ruiner.
Le temps

03/08/2010 - Ce que l’or nous dit de l’état du monde.

1355 dollars par once d’ici à douze mois, comme le prévoit Goldman Sachs? 1300 dollars au début 2011, selon Barclays  Capital? et pourquoi pas 52831 dollars, comme le suggère le Gold Anti-Trust Action Committee, association convaincue que le prix de l’or est manipulé et qui prétend avoir calculé sa «vraie» valeur.

Au sortir d’une crise financière sans précédent depuis un demi-siècle, l’appréciation du plus vieux moyen d’épargne apparaît comme un miroir reflétant les craintes de l’époque. Parier sur l’or revient implicitement à se prémunir contre le retour de l’inflation, la faillite d’un Etat européen, ou l’affaissement des Etats-Unis – et donc du dollar – sous le poids de leur dette.

Cet engouement a conduit le prix de l’once d’or à quasiment doubler depuis le début de la crise, pour toucher le 21 juin dernier un pic de 1265,30 dollars.


La fin de l’empire américain

Ces maux sont précisément ceux que les nostalgiques du système de l’étalon or dénoncent depuis des années. A leurs yeux, le rythme effréné auquel les grandes banques centrales font tourner leurs planches à billets annonce une inexorable perte de crédibilité des emprunts et de monnaies des vieilles puissances. La fin de la version actuelle de «l’exorbitant privilège» américain dénoncé en son temps par de Gaulle. Au profit de l’or.

«En 1980, le marché avait entraîné le cours du métal jaune à un niveau tel [ndlr: environ 2400 dollars actuels] que les réserves d’or des Etats-Unis couvraient plus de 100% de leur base monétaire; pour atteindre ce niveau aujourd’hui, il faudrait que l’once dépasse les 7000 dollars», calcule la maison genevoise Uram.

Ces craintes ont gagné nombre d’investisseurs. En 2009, les ventes de pièces d’or aux Etats-Unis se sont envolées de 80%. A ces achats se mêle une spéculation frénétique: l’ensemble des ETF – produits financiers permettant d’éviter aux investisseurs de devoir détenir des lingots – règnent sur 2068 tonnes de métal; davantage que les réserves officielles helvétiques.

La peur retombe, l’or aussi

Depuis le début de l’été, la belle mécanique du pire sur laquelle prospère le métal jaune s’est pourtant interrompue. La Grèce n’a pas arrêté de rembourser ses emprunts, l’euro ne s’est pas effondré. En un mois, l’or a reperdu 8% de sa valeur, pour revenir à 1157 dollars l’once mercredi. Cet apaisement des craintes pourrait «forcer l’or à décliner jusqu’à 850 dollars», admet Stefano Rodella, responsable du bureau de recherche genevois AtonRâ. «A nos guichets, la tendance est plutôt de voir les clients vendre leurs pièces pour profiter de la hausse», ajoute Jean-Noël Duc, directeur général de la Banque Cantonale de Neuchâtel.

Letemps.ch


27/07/2010 - Faut-il détenir de l'or?

Nous recommandons à nos clients d'avoir toujours chez eux, bien cachés, deux cent napoléons de 20 francs, soit actuellement l'équivalent de 34.000 € (12.400 euros quand ce texte a été écrit en 2004). Bien entendu à domicile, pas dans un coffre de banque inaccessible durant les époques troublées et en revanche facilement visitable par les administrations diverses.

Le volume représenté par deux cent napoléons fait 4x4x8 centimètres. Nous faisons cette recommandation par référence aux cours du napoléon lors de la Deuxième Guerre Mondiale et de l'Occupation.
Nous avons eu l'occasion de compulser un document exceptionnel, entre mains privées : l'enregistrement journalier des cours du marché noir, durant la période 1941/1944, de cinq modèles de pièces d'or, relevés par nos prédécesseurs à la Banque Centrale Parisienne, devenue en 1947, lors de la nationalisation du Crédit par les communistes, la Compagnie Générale de Bourse dont vous consultez actuellement le site internet.
Rappelons tout d'abord que, durant l'occupation, la détention de plus de cinq grammes d'or par personne (une alliance de taille moyenne) était un crime économique contre le Reich et pouvait conduire en camp de concentration.
Rappelons aussi que le pillage de notre pays, organisé pour le compte des nazis par plusieurs réseaux franco-français, franco-allemands, dont - comble - celui de Joseph Jaonovici, juif roumain immigré, déjà millionnaire avant guerre dans la récupération, qui, par ses filières déjà bien établies mettait en jeu de nombreux rabatteurs acharnés à récupérer l'or. L'activité de changeur d'or, donc particulièrement risquée, était exercée dans les caves de boutiques fermées. Il en sera certainement de même pour le marché de l'or si, dans le futur, les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Nous n'avons pas la certitude que nos prédécesseurs n'ont jamais frayé avec des réseaux de pilleurs - ils l'ont certainement fait au moins indirectement - mais la légende rapporte une histoire de canne creuse au diamètre propice aux napoléons qui fit de nombreuses fois le voyage vers la Suisse, les clients de la CGB de l'époque étant manifestement plus préoccupés d'exfiltrer des fonds que de réaliser des bénéfices métropolitains.
Les cours que révèlent ces cahiers avec un maximum de 5200 francs par napoléon, fin 1942, sont très impressionnants. Nous devons comparer avec les cours d'avant-guerre, lorsque le
Front Populaire créait le Ministère des Loisirs pendant que la Hitlerjugend défilait au pas cadencé : entre 80 et 150 francs. Une autre comparaison intéressante est, en pleine guerre, avec le prix de marché noir du kilo de côtes de porc : 150 francs.
Nous pouvons donc en tirer comme conclusion que la hausse des cours des valeurs réelles transportables et imputrescibles sont tels pendant période de crise extrême que l'on peut raisonnablement espérer survivre économiquement à une guerre avec deux cent napoléons. Bien entendu, sous la houlette des élites aussi compétentes que sérieuses qui gouvernent actuellement la planète, une guerre est très peu probable dans un avenir prévisible. Malheureusement, la lecture des journaux de 1938 (Munich, c'est la Paix !) laisse rêveur sur l'aveuglement des populations et de leurs élus. Il est toujours facile d'être prophète après les évènements et dans le doute, nous pensons que chaque famille devrait avoir, chez elle, bien cachés, deux cent napoléons.
Pourquoi le napoléon ?
D'abord parce que nous vivons en France et que c'est la pièce la plus connue des Français. C'est donc celle qui sera le mieux acceptée si vous devez un jour faire une transaction hors du circuit des professionnels de l'or. Ensuite, parce que le napoléon est d'une valeur unitaire raisonnable adaptée à des transactions "à taille humaine" : il est clair que le 50 pesos est moins maniable, sans parler du lingot, parfaitement inutilisable.
Finalement parce que l'on peut acheter aujourd'hui des napoléons de qualité parfaite pratiquement au poids du métal contenu, ce qui n'est pas toujours le cas pour toutes les autres pièces de bourse.
Au-delà de ces fameux deux cent napoléons, le choix de détenir de l'or est affaire d'investissement et donc de pari sur la hausse des cours: une décision personnelle. Jusqu'à deux cent napoléons, c'est une mesure de sécurité pour soi-même et sa famille. Un assurance "risques majeurs" dont on ne perd pas la "prime" qui est récupérable à volonté.


Cgb.fr


 

05/07/2010 - Pourquoi acheter de l'or?

 

Petit article de 2005 qui a parfaitement anticipé sa hausse et un autre actuel

 

LA RUEE VERS L’OR ? N’exagérons pas. Mais c’est en tous cas un retour de l’or que l’on observe. Son prix n’a cessé de grimper depuis des mois, et il se situe ces derniers jours aux environs de 470 dollars l’once. Pourquoi une telle hausse ? Incertitudes politiques ? Hésitations des grandes monnaies ? Retour de l’inflation, dont nous parlions la semaine dernière ?

 

Mais cela signifie-t-il pour autant un retour de l’or au cœur du système monétaire international ou ne s’agit-il que d’un mouvement qui concerne l’or « marchandise » et n’a pas de conséquences monétaires ?
L’or, cette « relique barbare »
Il est loin le temps où l’or était au cœur du système monétaire international. C’était évidemment le cas avec l’étalon-or au XIX° siècle, dont les disciplines étaient rigoureuses, avec les sorties ou entrées d’or automatiques se répercutant sur la création de monnaie, empêchant tout laxisme dans les politiques gouvernementales. Tout cela est terminé, au moins depuis la guerre de 14 et le lien monétaire intérieur avec l’or a été rompu depuis.
Restait, dans le système de changes fixes de l’après-guerre (Bretton Woods) un rôle important, aux côtés du dollar, dans l’étalon de change-or. Le dollar était convertible en or, entre banques centrales, à un prix fixe de 35 dollars l’once, garanti sur le marché libre par les interventions du pool de l’or (dix pays les plus riches). Tout cela est terminé depuis la décision du président Richard NIXON du 15 août 1971 de suspendre la convertibilité du dollar en or, reconnaissant ainsi que, compte tenu de la quantité de dollars dans le monde, de fait, la convertibilité se révélait impossible : les Américains n’avaient pas assez d’or pour l’assurer.
Depuis, l’or, cette « relique barbare » selon KEYNES, joue un rôle mineur dans le système monétaire international, surtout depuis que le nouveau système, mis en place le 1er avril 1978, est un système de changes flottants. La supériorité du marché libre sur les prix administrés des monnaies n’est plus à démontrer. L’or n’est plus qu’un instrument de réserve des banques centrales, aux côtés des devises ou des DTS (Droits de tirage spéciaux). Il n’a certes pas disparu, mais est devenu minoritaire dans les réserves mondiales, et ne circule plus pour assurer les paiements internationaux. De toutes façons, en changes flottants, tout cela n’a plus beaucoup d’importance puisque les banques centrales n’interviennent plus, ou ne devraient plus intervenir, sur les marchés. Il y a bien longtemps que sur le plan intérieur l’or n’est plus qu’une contrepartie minoritaire de la quantité de monnaie.
Une valeur refuge
Pourquoi, dans ces conditions, s’intéresser encore à l’or ? Après tout, pour l’essentiel, c’est une matière première comme une autre, qui est cotée sur un marché libre, et dont le prix n’est que le résultat de l’offre et de la demande. L’offre est restreinte et provient avant tout des principaux producteurs (Afrique du Sud ou Russie) et des possesseurs d’or qui veulent s’en débarrasser. Et la demande provient à la fois de l’industrie et de la bijouterie, mais aussi des particuliers qui pensent que l’or est une bonne protection contre les risques de toute nature.
Comme le marché est étroit, les mouvements de prix sont assez amples : celui-ci est allé de 35 dollars l’once, (jusqu’en 1968) jusqu’à un maximum d’environ 800. Puis il a fortement chuté et il y a encore cinq ans il était autour des 250 dollars l’once. Cinq ans plus tard, on a atteint 470 dollars, soit presque le double : et la hausse est pratiquement continue depuis l’an 2000. Le niveau actuel est le plus élevé depuis janvier 1988.
Pourquoi cette hausse ? Dans l’esprit de beaucoup, l’or est une valeur refuge. Le président de la réserve fédérale Alan GREENSPAN vient de le rappeler : « L’or représente encore l’ultime forme de paiement dans le monde. Dans le pire des cas, la monnaie fiduciaire n’est plus acceptée par personne, alors que l’or l’est encore ». On a l’impression qu’il restera en toute hypothèse le dernier moyen de paiement sûr, même si tous les autres s’étaient effondrés. S’il est utilisé comme bijou ou encore dans l’industrie dentaire et l’électronique, il reste donc également une valeur refuge. Et comme l’offre est restreinte, il suffit d’une demande exceptionnelle, même limitée, pour que le prix s’envole.
Le marché de l’or à Paris, tué par l’impôt
Mais pourquoi acheter de l’or ? C’est souvent un « instrument de couverture » en période de crise des changes. Certes, nous ne sommes pas en crise des changes comme à l’époque des changes fixes, mais il est vrai, comme nous l’avons montré il y a peu, que dollar et euro jouent au yoyo et que certains peuvent s’en inquiéter et se réfugier vers l’or. De même, la hausse du prix du pétrole (plus de 60 dollars le baril contre 20 il y a quelques années) peut provoquer le même réflexe. Enfin, les pressions inflationnistes, dont nous avons parlé la semaine dernière, peuvent inciter à acheter de l’or, toujours envisagé comme une valeur refuge : on imagine que ce sera une garantie contre le risque de perte du pouvoir d’achat de la monnaie. Il est vraisemblable aussi que la dégradation de la situation géopolitique, avec le terrorisme depuis le 11 septembre 2001, a contribué à tirer vers le haut les cours de l’or.
On assiste donc à un retour de l’or, en France comme à l’étranger. Pourtant, phénomène curieux, en dépit de cet intérêt accru pour l’or, le marché officiel de l’or a disparu en France (Août 2004). Il a été tué par les impôts, puisque toute transaction sur l’or entraîne une taxe de 8%, qui n’existe pas à l’étranger. Donc même si on vend à perte, on paie 8% de taxes. Résultat : ce marché officiel a disparu, remplacé soit par des achats à l’étranger, soit par un marché noir, clandestin donc. Voilà comment l’impôt a tué le marché libre.
Mais il n’y a pas que la valeur refuge. La hausse actuelle a aussi des raisons ponctuelles : c’est la matière première qui est aussi demandée. En 2004, la demande d’or a progressé de 11,4%, pour s’établir à 3 595 tonnes, avec une progression de 10% du secteur de la joaillerie, qui représente 77,1% de la demande globale. C’est encore une fois la Chine qui donne le la, avec une hausse de 45% de la demande. Comme pour le pétrole, le réveil de la Chine n’a pas fini de bouleverser les équilibres mondiaux. Quant à l’or, la relique a encore de beaux jours devant elle.

Libre.org


05/07/2010 - Comment acheter de l'or ? 



Les gens continuent d'acheter de l'or

Le cours de l'or est à son plus haut. Faut-il en acheter ? Auprès de qui ? Sous quelle forme ? Quid de la fiscalité ? Le mode d'emploi avec François de Lassus (CPoR Devises).


CPor Devises est le spécialiste français de l'or. Détenue à 80% par le groupe Tessi et à 20% par Crédit Agricole S.A., cette société, peu connue du grand public, propose des prestations spécifiques au traitement des devises et produits or pour les banques, les établissements financiers et les grandes entreprises.
Change global, change nominatif, achat et vente de pièces, de lingots et de barres en or... C'est elle qui tous les jours à 13 heures, donne le cours de l'or, en fonction du montant des achats et des ventes sur le marché. François de Lassus, le directeur de la communication externe (activité Or) de CPoR Devises a répondu à nos questions pratiques. Il a répondu aux vôtres en direct, accompagné de Philippe Clémence, expert en monnaie d'or et responsable « caisse », le vendredi 18 juin, de 11h à 12h. Lire le compte-rendu intégral en cliquant sur ce lien.
Le cours de l'or est historiquement haut. Peut-il monter encore ?
La tendance est haussière depuis 10 ans, même s'il peut y avoir des corrections temporaires. L'or a atteint un nouveau record le 8 juin, au dessus des 1.250 dollars l'once. Le métal jaune s'est également fortement apprécié en euro depuis un mois avant la crise de la zone euro. Malgré le renchérissement de sa valeur ces dernières semaines, nous constatons que les gens continuent à acheter de l'or, en raison notamment des incertitudes liées à la reprise économique, l'or jouant, plus que jamais, son rôle de valeur refuge et de diversification. Quant à savoir s'il est opportun d'acheter de l'or, je précise que nous ne sommes pas des conseillers en gestion de patrimoine, dont certains se référant à la pratique des banquiers suisses, recommandent d'investir au maximum 10 % d'or dans son portefeuille, mais un établissement de crédit qui propose des prestations spécifiques au traitement des devises et produits or pour les banques, les établissements financiers et les grandes entreprises. Il est difficile de faire des pronostics. Les fondamentaux nous semblent cependant plaider pour une poursuite de la hausse du prix de l'or : l'offre se contracte et la demande est toujours plus forte. La demande pour l'investissement est en croissance continue depuis plus de 6 ans. Le marché international de la bijouterie « or », de son côté, repart à la hausse avec notamment une demande à nouveau importante de la part de pays comme l'Inde. Par ailleurs, les incertitudes économiques sont plutôt favorables à la poursuite de la hausse du cours de l'or, selon les experts, qui anticipent la poursuite de la tendance haussière.
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Où peut-on acheter de l'or ?
Vous pouvez acheter de l'or physique dans les banques, tous les réseaux sont habilités à vous en vendre, ou dans des bureaux de change spécialisés. Cortal Consors en propose même à la vente en ligne.
Quels sont les frais liés à l'achat d'or ?
Les frais d'achat sont en moyenne de 2 %. Si vous choisissez de faire garder votre or par la banque, les frais de conservation sont autour de 1,5 %. Il est à mon sens préférable d'acheter de l'or auprès de professionnels de l'investissement agréés, notamment les banques, d'autant que celles-ci présentent toutes les garanties de bonne conservation.
Sous quelle forme peut-on acheter de l'or ?
Vous pouvez acheter de l'or physique sous forme de pièces ou de lingots. Plus de 20 produits cotés sont actuellement disponibles, dont, parmi les pièces, le Napoléon, mais aussi des pièces étrangères comme le Franc suisse, le Souverain anglais, le Peso mexicain ou le Krugerrand sud-africain. Les pièces de collection ne sont pas cotées. CPoR Devises, collecte tous les jours ouvrés l'ensemble des ordres d'achat et de vente, ce qui nous permet de déterminer le cours quotidien de l'or. Parmi les autres produits d'épargne or, vous pouvez aussi acheter des valeurs mobilières comme les « trackers or », adossés intégralement à de l'or physique et qui du coup répliquent son cours. Ces produits appelés ETF ou ETC sont disponibles en Bourse et donc échangeables comme des actions. Mais contrairement aux pièces ou lingots, la livraison physique de l'or est quasiment impossible. Vous pouvez aussi acheter directement les actions de mines d'Or ou des parts de fonds (FCP ou Sicav) investis dans les mines d'Or. Les mines et les fonds peuvent bénéficier d'effet de levier important, mais comme pour toute action d'entreprise, il y a un risque de défaut lié à l'émetteur, ce qui n'est pas le cas de l'or physique.
Quelle fiscalité en cas de revente d'or physique ?
L'or physique comme support de placement a été pénalisé en France jusqu'à récemment, par une taxe forfaitaire de 8% à la revente, appliquée sur la valeur totale du produit or cédé. Cela reste la seule option pour ceux qui ont acquis de l'or sous le régime de l'anonymat. Les autres investisseurs peuvent dorénavant opter pour le régime des plus-values réelles dès lors qu'ils peuvent justifier de la date et du prix d'acquisition. En effet, depuis le 1er janvier 2006 les vendeurs d'or dit « investissement » peuvent, sur option, choisir de payer 28,1% sur la plus-value avec une décote de 10% par an à partir de la 3ème année de détention. Ces nouvelles dispositions présentent trois intérêts majeurs : le choix, en fonction de la plus-value réalisée et la durée de détention, pour le régime de taxation le plus intéressant (8% sur le capital ou 28,1% sur la plus-value) ; une exonération totale au bout de 12 ans ; et aucun impôt en cas de moins-value, quelle que soit la durée de détention.
Vous conseillez de laisser les pièces en dépôt à la banque. Pourquoi ?
En fait, le régime fiscal sur les plus-values mis en place en 2006 (voir question précédente), ne fonctionne en pratique que si vous pouvez apporter la preuve de la date et du prix d'acquisition de votre or. Il faut en effet démontrer que l'or présenté à la vente est bien celui qui a été facturé au moment de l'achat. Cela ne pose aucun problème si vous avez acheté des lingots d'or car ils sont numérotés et le numéro figure sur la facture. Pour les pièces, qui elles, ne sont pas numérotées, la preuve est plus difficile à rapporter. Mais, si vous laissez vos pièces en dépôt à la banque qui les conserve, vous n'aurez plus de problème de preuve.
PROPOS RECUEILLIS PAR MIREILLE WEINBERG - Les Echos



23/06/2010 - Quelques explications sur l'or

Marcus Grubb : «Les investisseurs attirés par l'or augmentent de jour en jour»


Supporter du plus populaire des métaux précieux, le responsable de la stratégie d'investissement du Conseil mondial de l'or assure que presque tous les profils d'intervenants manifestent de l'intérêt pour le métal jaune.
La montée de l'or ne cesse de faire débat. Rarement les opinions sont aussi tranchées que dans le cas du métal jaune. Lundi, son cours spot a établi un nouveau record historique à 1.266,50 dollars l'once avant de se replier vers son support technique le plus proche, dans la zone de 1.210-1.215 dollars l'once. Pas de quoi compromettre son avancée cependant. Mais suffisant pour relancer les échanges entre supporters - dont Marcus Grubb -et détracteurs du plus populaire des métaux précieux.
Le prix de l'or passe de record en record. Comment l'expliquez-vous ?
L'envolée du prix de l'or tient en deux raisons structurelles principales : la gravissime situation en Europe, région qui risque de plonger dans une véritable dépression économique, et les très mauvais fondamentaux de l'économie américaine. Sur le Vieux Continent, la crise a toutes les chances de s'aggraver, même si l'on fait abstraction de la problématique de la dette souveraine. Quant aux Etats-Unis, le scénario dépeint par la Réserve fédérale est erroné car excessivement optimiste. Sans compter sur les riques bien réels d'emballement inflationniste, surtout en Chine. En dépit des annonces de la Banque du peuple du week-end dernier, la Chine n'a aucune motivation réelle qui la pousse à réévaluer dans des proportions importantes le yuan. Le dollar va bientôt cesser de se renforcer, rétablissant la traditionnelle corrélation inversée entre sa parité et le prix de l'or.
Comment expliquez-vous que les banques centrales ne se soient pas ruées sur l'or ?
La véritable nouvelle est que les banques centrales ont cessé d'en vendre. Et ce malgré la pression grandissante dans plusieurs pays, notamment européens, pour qu'elles mettent la main sur leurs réserves de change en métal jaune pour combler une partie des déficits. La banque centrale chinoise n'achète pas d'or mais les investisseurs du pays continuent de faire leurs emplettes. Rien qu'au premier trimestre, la Bourse de l'or de Shanghai a réalisé des importations nettes de ce précieux pour environ 100 tonnes afin de satisfaire la demande physique. Seule une véritable réévaluation du yuan pourrait changer la donne d'un marché intérieur de l'or d'une si grande vigueur. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Concernant les achats d'or physique par les Indiens, ils connaissent un fort rebond surtout dans la joaillerie alors que la saison des moussons, traditionnellement moins propice, a commencé. Ce regain de la demande indienne est une conséquence directe de l'appréciation de la roupie face au dollar.

 

Si les conditions sont si propices, pourquoi le cours de l'or ne monte-t-il pas plus rapidement ?
La requalification de l'or comme actif financier à part entière procède en effet à un rythme lent. Mais le fait nouveau est que les investisseurs attirés par l'or augmentent de jour en jour. La place du métal jaune dans leurs allocations d'actifs croît sans cesse. Presque tous les profils d'intervenants manifestent de l'intérêt pour ce précieux. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les gestions de fortune lui consacrent désormais entre 5 et 10 % de leurs capitaux. Les banques privées suisses en font autant. Schroders a décidé récemment de lui dédier 15 % de son allocation d'actifs idéale. Outre-Manche, les fonds alternatifs sont sur la même longueur d'onde. A Londres, les fonds uniquement longs ont placé 200 millions des 7 milliards de livres qu'ils gèrent sur les trackers or. Cependant, ces fonds sont connus pour leurs mécanismes très stricts de contrôle des risques. De plus en plus nombreux sont les opérateurs qui misent sur la corrélation positive élevée entre « spreads » de crédit et prix de l'or. Seuls manquent encore à l'appel les fonds de pension et les assurances, presque dépourvus de métal jaune dans leurs paniers. Il faut encore les convaincre qu'en dépit de l'absence de rendement et de la faible volatilité de ce placement, il s'agit d'un actif intéressant par les temps qui courent. C'est ma tâche principale aujourd'hui.
Certains, sur le marché, prétendent que le sous-jacent des trackers Or physiques ne serait pas entièrement cantonné…
C'est complètement faux. La totalité du métal jaune qui sert de collatéral aux fonds indiciels de l'or physique est réservé à cette unique fonction. En aucune manière les banques dépositaires ne peuvent l'utiliser à d'autres fins. Ce type de rumeur relève des théories du complot qui ont bonne presse ces temps-ci.
PROPOS RECUEILLIS PAR MASSIMO PRANDI, LES ECHOS

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