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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 11:22

République, Souveraineté populaire, Indépendance nationale, Démocratie et Progrès social sont indissociables

LA LONGUE MARCHE DE TRAHISON NATIONALE DES MARIONNETTES US
ET L’ERRANCE STRATEGIQUE DES PARTISANS D’UNE FRANCE LIBRE, REPUBLICAINE ET SOCIALE
Claude Beaulieu

mercredi 6 juillet 2011, par Comité Valmy

Pendant la guerre patriotique et antinazie de notre peuple, les dirigeants étasuniens se sont ingérés en permanence, dans la politique de la France résistante. Ils ont souhaité écarter De Gaulle, empécher l’alliance des gaullistes et des communistes, notamment à travers le Conseil National de la Résistance, dont ils ne voulaient pas. -Ils ont d’ailleurs pu obtenir que le CNR et son programme ne survivent pas à la Libération. En effet, même si des réformes importantes inspirées de son programme furent appliquées, le CNR, l’élan politique, l’esprit de Résistance et le chemin qu’ils traçaient, furent écartés- L’hostilité stratégique américaine envers Jean Moulin et sa mission unificatrice était telle, que l’on peut envisager sans extravagance, l’hypothèse que les dirigeants des USA aient joué un rôle décisif, dans la trahison qui a conduit à la mort de celui-ci. Ce qui est certain, c’est que les dirigeants étasuniens ont organisé en France pendant les années de guerre, une cinquième colonne de politiciens à leur service : les futurs fédéralistes euro-atlantistes. Ceux-ci, depuis la Libération et en dehors des parenthèses gaullistes, depuis plus de 60 ans, ont accaparé l’essentiel du pouvoir politique dans notre pays. Aujourd’hui encore, cette réalité perdure.


Voir en ligne : Comment l’Ouest fut conquis - Frances Stonor Saunders — Who Paid the Piper ?

MIitterrand_recoit_la_Francisque.jpg Comment en est-on arrivé là ? A Sarkozy et à son culte de la personnalité omniprésent, à un pouvoir personnel en apparence tout puissant mais en réalité, à un Président de la République disposant certes contre la France et son peuple d’une immense capacité de nuire, tout en étant cependant vassalisé et sous contrôle, enserré dans le carcan euro-atlantiste.

Contribuer au décryptage de l’engrenage politique qui, depuis la Résistance, a conduit à l’actuelle situation d’échec du peuple laborieux, des forces réellement progressistes et anti-impérialistes, attachées à la souveraineté populaire et nationale, à la République et à la démocratie , impose quelques rappels historiques, nécessairement limités.

Dès le 6 juin 1942, dans une note accompagnant des documents et envoyée à Molotov par l’intermédiaire de l’Ambassadeur d’URSS à Londres, de Gaulle démontre que la priorité du combat antinazi ne l’empêche pas de percevoir très tôt, le danger que la politique concurrente d’hégémonie mondiale des Etats Unis, représente déjà pour l’indépendance, la souveraineté de la France et pour la paix dans le monde :

« L’impérialisme américain se manifeste sous des formes multiples et diverses. Certains de ses représentants raisonnent en terme de domination des USA sur le monde occidental… D’autres représentants, tenant de l’impérialisme économique, désirent que les USA instaurent un mode de vie pour le monde entier, qu’ils contrôlent et gèrent partout les ressources et le commerce ».

En mai 1942, en réaction à l’occupation britannique de Madagascar qui s’est faite à son insu, de Gaulle reçoit Bogomolov puis rencontre Molotov à Londres. Celui-ci l’assure du soutien de l’URSS dans cette épreuve. Le Général renforce, en accord avec Molotov, le partenariat stratégique franco-soviétique. La constitution de l’escadrille Normandie Niémen, élément symbolique de cette coopération, est accélérée à cette occasion.

En 1942 encore, le Front National est créé par les communistes et les FTP qui, par leur patriotisme et leur osmose avec la classe ouvrière, « restée seule dans son ensemble, fidèle à la France profanée » ( François Mauriac), ont conquis une position forte parmi les forces essentielles de la Résistance intérieure.

Fernand Grenier, ex-député communiste démobilisé en août 1940, a immédiatement repris ses activités militantes. Il est arrêté dés le 5 octobre et parviendra à s’évader du camp de Châteaubriant en juin 1941. Jacques Duclos le charge courant 1942, pour le Comité Cental clandestin du PCF, d’établir des relations avec les formations de la Résistance non communiste, et notamment avec les gaullistes. Fernand Grenier et Rémy arrivent à Londres, le 11 janvier 1943 où Grenier va rencontrer le Général de Gaulle. Il est porteur d’une lettre du Comité Central donnant « l’adhésion du PCF à la France Combattante pour la libération de la France » et, d’une seconde lettre signée Charles Tillon au nom des FTP. L’objectif du Parti Communiste, souligne Fernand Grenier, est de contribuer à l’unification de la Résistance. Le PCF et la CGT participeront à la création sous l’impulsion de Jean Moulin, du Conseil National de la Résistance, le 27 mai 1943.

Le 10 décembre 1944, après que De Gaulle et Staline aient eu à Moscou, des entretiens politiques, un traité franco-soviétique d’alliance et d’assistance mutuelle est signé par Molotov et Georges Bidault « dans le but d’éliminer toute menace de l’Allemagne et de faire obstacle à toute initiative de nature à rendre possible une nouvelle tentative d’agression de sa part ». Il est prévu que l’Allemagne de l’Ouest aurait la capacité de reconstituer rapidement ses forces et sa capacité de nuisance, le traité devra donc être reconduit 20 ans plus tard. Si ce traité est clairement orienté contre la traditionnelle volonté d’hégémonie allemande, il est probable que de Gaulle y ait également vu un élément d’équilibre par rapport à l’impérialisme américain, sorti seul renforcé de la guerre.

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L’alliance franco-soviétique, qui s’était déjà exprimée à travers l’envoi sur le front de l’Est de l’escadrille Normandie- Niémen, ne résistera pas à la promotion de la guerre froide symbolisée, avant la lettre, par les bombardements atomiques américains d’Hiroshima et de Nagasaki.

Les vainqueurs des nazis refusent aux Allemands de l’Ouest un Etat unitaire et lui imposent un système fédéral. Les américains jouent un rôle moteur dans cette décision qui renforcera les partisans d’un fédéralisme mondialisé, contre les Etats Nations. Depuis, l’Allemagne utilise ce fédéralisme, qui était censé l’affaiblir, pour construire méthodiquement sa domination sur l’Europe fédérale des Länder, atlantiste et néo-libérale, qu’elle entend imposer aux peuples de notre continent. Dans cette démarche historique, liée à la mondialisation, elle est aussi secondairement, rivale des Etats-Unis.

Formé le 13 novembre 1945, le deuxième gouvernement de Gaulle comprend quatre ministres communistes. Deux participaient déjà au GPRF à Alger. Celui-ci avait dû imposer aux américains sa souveraineté sur les territoires à libérer. En effet, Roosevelt et Churchill craignaient l’union du peuple de France. Les Américains, comme de Gaulle l’avait vu dès 1942, entendaient tout comme aujourd’hui gouverner la planète. Ils redoutaient que l’alliance patriotique, républicaine et progressiste que représentait le Conseil National de la Résistance perdure après la libération et se traduise politiquement par une sorte de compromis historique. Ils tentèrent d’installer le Général Giraud, leur allié, à la tête du CFLN et préparèrent la mise en place en France de L’AMGOT, un gouvernement militaire américain d’occupation. La souveraineté et l’indépendance de la France ne devaient pas être rétablies, tandis qu’une monnaie supranationale, précurseur de l’Euro, serait imposée aux Français, dans une perspective euro- atlantique en gestation.

Le CNR adopte le 15 mars 1944 son Programme, plateforme politique clairvoyante et réaliste, pour la France libérée. Ce texte affirme que la « mission de combat (de la Résistance) ne doit pas prendre fin à la Libération ». C’est un programme républicain, d’indépendance nationale, de rénovation et de démocratie sociales, prévoyant une planification économique, des nationalisations, (celle des banques en particulier), la Sécurité Sociale, une presse libérée du pouvoir de la finance …

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Photographie : 1945, avec Charles de Gaulle sur les Champs Elysées, le résistant communiste Georges Marrane.

Les acquis sociaux importants de la libération découlent pour l’essentiel de l’application de ce programme qui aurait dû servir de fondation à un vaste front uni majoritaire. Les bases objectives pour ce rassemblement existaient, en contradiction avec la politique des blocs que tramaient les dirigeants américains et leurs alliés ou agents, et qui allait se traduire par l’application du Plan Marshall, la création de l’OTAN en 1949 et la stratégie de construction à marche forcée de l’Europe fédérale.

Ces acquis de la Libération ainsi que d’autres conquêtes populaires, seront systématiquement remis en cause par le pouvoir de la finance lié aux grandes banques américaines. La construction par étapes de l’Europe du capitalisme à perpétuité et de la concurrence libre et non faussée, accéléra cette régression économique, sociale et démocratique, qui fut d’abord masquée. Elle devint cynique et massive à partir de l’Acte unique, de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice.

Elle fut menée à travers une forme de compétition -émulation ou dans une collusion sans fard, entre les gouvernements fédéralistes de droite et ceux qui se prétendaient de gauche. (cette collusion politique, cette complicité de classe des artisans de la politique du « pareil au même » s’afficha en particulier lors du sommet de Barcelone qui parmi d’autres décisions antisociales, vit le couple Chirac- Jospin voter la privatisation rampante d’ EDF – GDF).

moulincouleur.png Le CNR a été constitué à l’initiative de Jean Moulin, malgré l’opposition affirmée d’Henri Frenay ( membre du 2ème Bureau de Pétain) dont les relations avec Vichy ne cessèrent qu’en fin 1942 et qui fut en relation politique et stratégique dès le 4 avril 1943, avec le centre américain de l’OSS (future CIA ) à Berne, en Suisse, notamment pour le financement du réseau Combat. ( "Un coup de poignard dans le dos du Général" estima Jean Moulin qui accusa Frenay d’être un agent des américains. )

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Photographie : inauguration le 18 avril 1942, de l’exposition "la vie nouvelle" au Grand Palais à Paris à la gloire de l’Europe et de la collaboration franco-allemande.

Après la Libération, Henri Frenay combattra les idées du CNR et en particulier, sa politique d’indépendance et de souveraineté. Il deviendra Président d’une organisation hostile à la souveraineté populaire et nationale, l’Union Européenne des Fédéralistes dont il reconnaîtra en 1988 qu’avec de nombreuses autres officines elle fut, elle aussi, largement financée par les services américains à l’origine de la "construction" européenne et atlantiste.

Par anticommunisme, le CNR a très rapidement été sabordé, en particulier par son Président démocrate chrétien Georges Bidault créateur, du MRP, qui allait participer à la démarche supranationale européiste dont il fut l’un des promoteurs. Il devait d’ailleurs soutenir ensuite la tentative de coup d’Etat d’Alger en 1961.

Après la démission de Bidault, Louis Saillant lui succèdera le 15 septembre 1944 à la tête du CNR. En réalité, cet outil exceptionnel d’unité nationale et républicaine, de progrès social et démocratique, est volontairement écarté de la réalité politique, alors que l’esprit de la Résistance s’estompe chez certains anciens résistants. La responsabilité historique de ceux qui adoptèrent ce choix, soit pour des objectifs de classe et la mise en pratique d’une politique de trahison nationale, soit par cécité politique et crainte du peuple, s’avère aujourd’hui considérable.

Le Général de Gaulle démissionne de la Présidence du Conseil le 20 janvier 1946. Il désapprouve les institutions en préparation qui établiront un régime d’Assemblée alors qu’il souhaite, non sans raison face aux manigances des Américains et de leurs agents, un exécutif fort. Malgré son grand prestige populaire, de Gaulle est à ce moment isolé face aux partis politiques. Aucun d’eux ne le soutient.

Lui qui, à Londres avait demandé à Fernand Grenier si le PCF allait prendre le pouvoir, semble obsédé par l’influence et la puissance des communistes en effet considérables à cette époque. Le Général de Gaulle probablement influencé un temps, par la stratégie de la tension déjà développée par les Américains, s’est fourvoyé quand il n’a voulu voir dans les communistes que des « séparatistes », des agents de Moscou prêts à livrer la France à une Union soviétique souhaitant occuper notre pays. L’URSS exsangue n’était manifestement pas capable d’envahir la France et Maurice Thorez , en faisant déposer les armes aux milices patriotiques, avait démontré avec l’appui de Staline, que la direction du PCF n’avait aucune intention de sortir du légalisme.

Les communistes resteront au gouvernement jusqu’à leur exclusion en mai 1947 (par le socialiste Ramadier). Cette posture de Charles de Gaulle était aussi manifestement erronée et subjective que celle de Maurice Thorez l’accusant lui-même plus tard, devant le CC du PCF, d’être un fasciste aux ordres de la CIA. Des responsables communistes lucides, et qui avaient eu un rôle éminent dans la Résistance, tels que Laurent Casanova, Marcel Servin, Maurice Kriegel-Valrimont et d’autres, furent écartés de leurs responsabilités pour avoir notamment, contesté cette analyse non fondée de Maurice Thorez affaibli par la maladie. Kriegel-Valrimont, au cours d’un entretien avec la direction du Parti, s’est élevé contre l’idée que le gaullisme entrainerait la France dans une dépendance toujours plus grande à l’égard des Etats-Unis...

Dans les faits, cette vision non fondée allait entraîner le PCF dans l’engrenage d’une stratégie contre nature d’alliance privilégiée avec des dirigeants socialistes euro-atlantistes forcenés et, ultérieurement, à la promotion politique de François Mitterrand dont l’un des buts avoués était de marginaliser les communistes.

Ami de Frenay, Mitterrand qui a participé en mai 48, au congrès de La Haye qui allait consacrer la naissance sous direction américaine du Mouvement européen, allait, fidèle à son atlantisme sans rivage, être le promoteur du traité de Maastricht. Dans les derniers mois de son existence, il déclarait pourtant, dans un entretien accordé au journaliste Georges Marc Benamou : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans morts. Apparemment [...] Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. »

Cette lucidité étrangement tardive, n’enlève rien au fait que ses choix politiques concrets en ont fait, par anticommunisme, l’un des principaux agents de l’euro-atlantisme supranational en France.

L’interminable persévérance des dirigeants communistes, dans leur erreur stratégique, en le privant de son rôle d’avant-garde liant les questions sociale et nationale, conduira le PCF pas à pas, à devenir un supplétif d’un PS de plus en plus investi par les trotskystes, dont l’idéologie antinationale accentuera le dogmatisme fédéraliste.

Elle l’amènera inéluctablement à son état de déliquescence actuel, malgré le dévouement souvent admirable de ses militants. Sans qu’il n’y ait eu le moindre débat sur cette question dans les organisations de base du parti, et pour l’essentiel à l’insu des militants, les dirigeants du PCF se sont progressivement, dans les années qui suivirent le traité de Maastricht, alignés sur le fédéralisme sans nuance et dogmatique de la social-démocratie.

Pourtant, depuis la guerre et l’alliance dans la Résistance des gaullistes, des communistes et des autres républicains authentiques, les conditions existent -malgré la complexité des situations qui se sont succédées- qui permettraient une autre politique conforme aux réalités géo- politiques et aux conditions de la lutte en France comme dans le domaine international : celles du rassemblement autour du programme du CNR actualisé. Elles ne sont pas obsolètes.

Jacques_Duclos_en_1959.jpg Ainsi, un moment important de la politique du PCF tend à être occulté. Il confirme que cette question cruciale s’est bien posée pour les dirigeants communistes. Le 3 septembre 1952, lors de la réunion du Comité Central à Montreuil, pendant la guerre de Corée, et devant le risque d’extension du conflit, Jacques Duclos lance un appel à constituer « un puissant front national uni ». Il affirme très justement alors, dans les « Cahiers du communisme » : « C’est seulement l’existence d’un puissant Front national développant son action de masse à travers le pays, qui peut imposer les changements correspondants aux exigences de la situation et faire triompher une politique nouvelle ».

Cette démarche sera abandonnée, à ma connaissance sans explications critiques ou autocritiques, quelques mois plus tard. Ce renoncement semble correspondre chronologiquement au retour, en avril 1953, de Maurice Thorez d’URSS où il était soigné. Cette coïncidence pose la question du rôle éventuel du PCUS.

Le 29 octobre 1953, Maurice Thorez estime pourtant dans une interview :"...la question de l’indépendance nationale est maintenant posée avec force et se trouve placée au centre de toute la vie politique de la France... C’est pourquoi le front de lutte tend à englober toutes les classes laborieuses et en même temps d’autres milieux, c’est à dire tous les Français qui veulent reconquérir l’indépendance et la souveraineté nationales... L’union et l’action de toutes les énergies nationales et démocratiques constituent le problème décisif de l’heure, l’unité de la classe ouvrière étant la condition d’un tel rassemblement." (histoire du PCF page 551 - Editions Sociales- 1964).

thor_et_Duclos_CNR.jpg

Photographie : Maurice Thorez et Jacques Duclos le 1er mai 1945

En réalité, les conséquences de la démission de Charles de Gaulle en 1946, de son obsession anticommuniste, celles également de l’incapacité du PCF à promouvoir une stratégie durable, fondée sur le programme du CNR actualisé, et construit dans l’alliance des forces patriotiques, progressistes et républicaines, seront totalement délétères.

Elles conduiront à un quasi monopole du pouvoir, sur une très longue période historique, de l’ennemi de classe principal, le parti américain. Celui-ci, représenté par les organisations et les personnalités politiques les plus dangereuses, celles qui appliquent en France depuis la guerre et sous hégémonie germano-américaine, la politique stratégique de domination euro- atlantique et d’intégration européenne, tout en imposant un capitalisme de plus en plus barbare. Les mêmes atlantistes ou leurs continuateurs disposent aujourd’hui en France d’un pouvoir au totalitarisme grandissant.

En 1954, l’alliance de fait entre les députés gaullistes et communistes, qui voteront ensemble et unanimes, a permis à l’Assemblée Nationale de rejeter la CED le 30 août, et confirmé alors leurs convergences sur cette question essentielle de la souveraineté... Guy Mollet secrétaire général de la SFIO et son parti (en tant que tel) de même que François Mitterrand, sont naturellement lors de ce choix crucial, dans le camp atlantique du renoncement national.

Le retour du Général de Gaulle à la tête de l’Etat en juin 1958, ouvrit une parenthèse qui réinstalla l’intérêt national et pour l’essentiel, l’esprit républicain, au poste de commandement. La politique d’indépendance et de souveraineté réaffirmée, fut notamment traduite par le rejet des bases militaires américaines de notre pays, le retrait de la France du commandement militaire intégré de l’Otan en 1966, l’établissement de relations diplomatiques avec la République Populaire de Chine, la politique de détente, d’entente et de coopération avec l’URSS et les pays socialistes. Autres mesures clés : la condamnation de la guerre américaine contre le Vietnam, le discours de Pnom-Penh, la conversion en 1964, en leur valeur or, des réserves en dollars détenues par la Banque de France ainsi que la dénonciation du système monétaire américain qui lui permettait de faire financer par d’autres son déficit…

Les gaullistes, les communistes et d’autres républicains convergeront à nouveau en 1961 pour mettre en échec le putsch, à Alger, de généraux soutenus par la CIA, qui entendait favoriser l’éloignement du Général de Gaulle du pouvoir. Le parti communiste lança un appel à la grève générale qui fut suivi par 12 millions de Français. Lors de la crise de mai 1968, le PCF ne souhaita pas voir les atlantistes dits de gauche, toujours soutenus par les services américains et déjà conduits par Mitterrand, profiter des circonstances pour accéder au pouvoir.

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Plus tard, face aux contradictions de la politique de programme commun, Georges Marchais dès l’automne 1974, et le 21 ème congrès du PCF, revint à plusieurs reprises, mais de manière velléitaire, sur l’hypothèse d’un rassemblement populaire liant la question sociale et la question nationale. Il lança le mot d’ordre d’union du peuple de France qui s’adressait aussi aux gaullistes, et aurait pu ouvrir une perspective et une alternative crédibles à la politique suicidaire d’union de la gauche, qui à toujours consisté à mener au pouvoir la fraction social- libérale des représentants de la bourgeoisie financière pro américaine et atlantiste.

Parmi les dirigeants politiques qui refusèrent la démarche de renoncement national et républicain, il faut citer Pierre Mendès France qui , s’abstint lors du vote sur la CED puis s’opposa au Marché Commun, avec une argumentation lumineuse, le 18 janvier 1957 à l’Assemblée Nationale :

« Le projet de Marché Commun tel qu’il nous est présenté est basé sur le libéralisme classique du XXème siècle selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique au sens le plus large du mot nationale et internationale. »

Aujourd’hui, les ralliements des Kouchner et autres Strauss-Kahn à Sarkozy, confirment qu’il n’y a rien à attendre de nouvelles variantes d’une politique dite d’union de la gauche autour des sociaux libéraux, ou d’alter- mondialistes souvent hostiles à l’Etat, à la Nation et à la République.

La majorité populaire, patriotique et de progrès social, du non à la constitution européenne, n’indique-t-elle pas la direction à prendre, celle du rassemblement et du renouveau de l’esprit de la Résistance, de l’exemple du CNR et de son programme aux principes si actuels ? C’est le chemin de l’union du peuple de France !


Post scriptum

Monde : Pour une stratégie populaire internationale solidaire, un front uni d’endiguement de la menace étasunienne et occidentaliste. Refus et rejet du nouvel ordre mondial impérialiste, dictatorial, et manipulateur des peuples. Pour le retrait de la France de l’OTAN.

Europe : Sortir de l’euro.| Retrait de la France de l’UE intrinsèquement perverse, néolibérale, antisociale et atlantiste. Dénonciation et mise en échec de toute démarche nécessairement belliciste, de construction transatlantique, c’est à dire de fusion des Etats-Unis et de l’Union Européenne en un seul bloc impérialiste et occidentaliste intégré.

Etablir en Europe et à travers le monde, des alliances et coopérations mutuellement avantageuses entre peuples libres et nations souveraines.

France : Pour un retour à l’Union et à l’Esprit de la Résistance. Actualisation du programme du CNR.

Construire un rassemblement républicain, anti oligarchique et de progrès économique et social : l’union du peuple de France, afin de rétablir la souveraineté populaire et l’indépendance de notre pays, solidaire du front uni anti-impérialiste en construction à l’échelle du monde !

Claude Beaulieu - juillet 2007

 

Pour aller plus loin, lire également :

LE FACTEUR DE TRAHISON - Alexandre Zinoviev

Comment l’Ouest fut conquis - Frances Stonor Saunders — Who Paid the Piper ?

L’esprit de la Résistance - Serge Ravanel

29 Messages de forum


  • 15 octobre 2007 21:29

    Et ça continue aujourd’hui avec les Young Leaders de la French American Foundation :

    (..)

    Voir en ligne : Les agents de la FAF


  • 25 février 2008 01:55, par la roche de roche

    Qui pourrait m’expliquer l’incohérence du général De Gaulle, — d’une part conscient de l’impérialisme fondamental des USA et pour cela s’alliant avec Staline dans son comBat, — et d’autre part, sa crainte oBsessionelle du mouvement communiste en France. Merci de me répondre à thoum.de.thoum@hotmail.fr

    Par ailleurs, je suis d’accord avec la nécessité du renouveau d’une résistance, non pas parce que je suis né dedans et que mon landau a transporté des centaines de BomBes... avec moi-même dormant par dessus comme Banale excuse devant les soldats allemands, avant que mon père soit finalement déporté pour une idiotie, mais parce que d’évidence, la dernière guerre ne s’est jamais interrompue... ou rien qu’en apparence tapageuse, et cela par la seule magie d’un transfert... Transfert du Reich nazi vers les USA démocrates... mais avec toute la dissimulation à la faveur des USA... grâce à son état de vainqueur sur le Reich sans contestation possiBle vu l’aBondance des BomBardements et des dégats.

    (On est déjà dans une logique de mensonge qui sera le creuset du 11/9 et de tout ce qui nous attend encore !!!)

    Mais "transfert" est un mauvais mot, car avec un peu d’éclairement, on devrait comprendre, (via le courant Rockfeller et d’autres...) que les Américains avaient soutenu financièrement assidument le Reich... puisqu’ils voulaient voir vaincre le Communisme. Ce n’est donc pas un vrai transfert.

    En réalité, on s’aperçoit aujourd’hui que les Américains ont Besoin de la guerre. Et pour ce faire, ils ont toujours Besoin d’avoir un ennemi Bien carré. Ce fut le Communisme. C’est aujourd’hui l’Islamisme. Ce sera demain, tous les gens qui refusent de se plier aux règles du jeu qu’ils veulent imposer à la planète. Mais après demain..., cette logique risque Bien d’être dépassée. Non, ce ne sera pas la dernière... En effet, ces gens ont découvert depuis leur avancée vers l’Ouest et le génocide des amérindiens que cela entraîna, qu’il n’y a qu’une chose qui peut nourrir jusqu’à enrichir d’une façon gigantesque, c’est l’état de prédateur, c’est le culte du crime, de la guerre... en faisant financer cela même par tous les opprimés de la Terre.

    Nous découvrirons dans pas très longtemps que les USA ont inventé le mouvement perpétuel parfait pour se nourrir aux dépens de tous les autres hommes.

    Face à cela, évidemment qu’il faut que renaisse la Résistance, si elle ne se contente pas d’être simplement formelle, si elle s’organise et agit. Tout le monde parle de la Résistance nouvelle, mais qui l’ose... ? Qui ose se mouiller face à ce serpent de mer qui n’a de cesse de tout écraser ou de tout avaler.

    Qui ose se faire emBarquer à Guantanamo et autres paradis de la Torture ?

    Les amérindiens ont vu avancer leurs meurtriers, mais ils n’ont pas vraiment découvert qui c’était, pas plus que les communistes, pas plus que les islamistes et pas plus que demain sauront le faire les suivants... en dehors de leurs moBiles particuliers alors que visiBlement, les USA se sont fait le plus puissant DRAGON de la Terre, le plus grand dragon de l’humanité...

    Tout le monde veut trop rester humain alors que d’évidence, c’est l’inhumain le plus parfait qui tient les rênes de l’Amérique, et par elle, les rênes du monde. Mais tout le monde veut encore croire à l’humain... alors que devant nous se déploie une machine infernale, celle de la Richesse qui ne se peut que par le parasitage des autres : se nourrir aux dépens des autres.

    onoée la roche de roche le 25/02/08


    • « Cinq ans après le début de la guerre en Irak, une vaste étude du Pentagone, publiée dans la plus grande discrétion, confirme l’absence de lien direct entre l’ancien président irakien Saddam Hussein et le réseau Al-Qaida, que l’administration Bush avait mis en avant pour justifier l’invasion de l’Irak.

      Mercredi 12 mars 2008, le Pentagone a annulé une conférence de presse sur la question et les militaires américains ont limité la distribution de cette étude. Impossible de se la procurer sur Internet : le document est uniquement disponible sur demande avant d’être envoyé par courrier. Cette étude, basée sur l’analyse de 600 000 documents officiels irakiens et sur des milliers d’heures d’interrogatoires d’anciens collaborateurs de l’ancien président irakien, "n’a trouvé aucune connexion directe entre l’Irak de Saddam Hussein et Al-Qaida".

      D’autres rapports, rédigés par la commission d’enquête sur le 11-Septembre ou encore par les services de l’inspecteur général du Pentagone, en 2007, étaient déjà arrivés à la même conclusion, mais aucune étude avant celle-ci ne reposait sur autant d’informations.

      Selon le résumé de l’étude, disponible sur le site de la chaîne ABC, "Saddam Hussein soutenait des groupes terroristes et le terrorisme d’Etat était devenu un outil de routine du maintien du pouvoir", mais "les cibles privilégiées de cette terreur d’Etat étaient les citoyens irakiens". Sur son site, ABC rappelle qu’en 2004, le président américain George W. Bush avait déclaré, cité par le Washington Post : "La raison pour laquelle je continue de dire qu’il y a un lien entre l’Irak, Saddam et Al-Qaida est parce qu’il y a un lien entre l’Irak et Al-Qaida."

      Un an plus tôt, c’était le vice-président de l’époque, Dick Cheney, qui déclarait sur NBC : "Nous savons que Saddam Hussein a de nouveau essayé de fabriquer des armes nucléaires et nous savons qu’il entretient des relations de longue date avec des groupes terroristes, dont Al-Qaida."

      http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/03/13/le-pentagone-avoue-discretement-qu-il-n-y-avait-pas-de-lien-entre-saddam-hussein-et-al-qaida_1022696_3222.html

      Le gouvernement des Etats-Unis a donc dit deux énormes mensonges :

      1- L’Irak de Saddam Hussein n’avait pas d’armes de destruction massive.

      2- Il n’y avait pas de connexion entre l’Irak de Saddam Hussein et Al-Qaida.

      Mais alors pourquoi les Etats-Unis ont-ils envahi l’Irak le 20 mars 2003 ?

      Et pourquoi les Etats-Unis occupent-ils encore l’Irak aujourd’hui ?


      • L’Empire nous entraînera-t-il dans sa chute ?

        Un article à lire absolument :

        http://www.leap2020.eu/GEAB-N-23-est-disponible- !-Crise-systemique-globale-Fin-2008-Deroute-des-fonds-de-pension_a1425.html ?PHPSESSID=0f303ea9ccb7c108ee584f55665d5353

    • D’accord avec vous Claude Laigle http://socialismeenavant.monsite.orange.fr
  • 18 octobre 2008 19:32, par k.e guillon

    « La trahison Nationale et symphonique » des parlementaires orchestrée par le « grand » Maestro Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa en 3 temps et 4 mouvements (air de musique « slave »)

    Situation d’ensemble du courage de nos parlementaires actuels au regard des événements :

    Evolution du courage Au 10/07/1940 (Pétain), 80 (sur 846) parlementaires s’opposèrent au vote des pleins pouvoirs à Pétain (soit 9,46% de courageux). Le 22/07/2008 (après l’imposition du traité de Lisbonne et celle de la modification de la constitution), 88 (sur 906) avaient résisté à ces deux dérives (soit 9,71% de courageux) soit une progression de 2,64% . La classe parlementaire évoluait-elle vers les prises de position dans le respect du Peuple ? Nous étions en droit de l’espérer au vu de l’évolution de 0,26% d’écart de pourcentage, constatée après 68 ans !

    Hélas, au troisième chant du coq républicain de 2008, le 22/09/2008 (maintien et renforcement des troupes en Afghanistan), ils n’étaient plus que 80 (sur 906) à jouer le respect des valeurs républicaines (soit 8,83%). Tout en revenant au nombre de résistants courageux de 1940, ils accusaient (comme le CAC40, en période de crise boursière) une baisse de 9,06% par rapport au 22/07/08 et de 6,65% par rapport à 1940.

    En 2008 il y a eu 3 trahisons majeures des valeurs républicaines :

    le passage en force du traité de Lisbonne (Février 2008)

    refusé par le référendum du 29 Mai 2005 et imposée par la dictature Sarkozienne avec la complicité des parlementaires (passant outre la souveraineté du Peuple, telle que définie, et approuvée par le Peuple, à l’article 3 de la Constitution de 1958).

    En deux temps : 1) Congrès de la Ratification dudit traité du 04/02/2008 (Versailles), 179 courageux, soit 20% (et donc 80% de trahison)

    2) « Nuit de la KAPOralisation de la France » nuit du 06 au 07/02/2008, chambre par chambre, pour un total de 295, soit 33% de « courage » (mais peut-on parler réellement de courage quand 116 ayant voté pour à Versailles votent contre dans leur chambre d’appartenance. Si ces 116, avaient voté NON à Versailles, le mini traité de la Trahison de Lisbonne serait lettre morte. Cette forme de vote contradictoire est aussi une trahison tout comme l’est le fait de s’abstenir ou de ne pas voter car ainsi on fait le jeu du plus grand nombre en ne se prononçant pas)

    En matière de trahison, il n’y a que deux positions : POUR ou CONTRE

    la modification de la Constitution de 1958 (21 Juillet 2008)

    (constitution de 1958 adoptée et donc validée par le Peuple au cours du Référendum de Septembre 1958) décrétée par la dictature Sarkozienne avec l’aval des parlementaires et sans l’avis du Peuple (Mais au fait qui a élu Sarkozy, le Peuple ou les Parlementaires ?). Ils furent 237 à s’y opposer (soit 26%)

    Le maintien et le renforcement de troupes en Afghanistan (22 Septembre 2008)

    Rappel : en Juin Sarkozy a décidé, seul (et avant la modification de la Constitution) d’envoyer 800 militaires en Afghanistan (pour aider nos « amis » Afghans : cf déclaration de Copé / UMP lors du vote à posteriori du 22/09/2008, vote ayant pour objet de légitimer ce qui n’aurait jamais dû être décidé seul par Sarkozy en Juin 2008) ….. dont 10 devinrent, à titre posthume des « Morts au seul bon vouloir de Sarkozy », et non « Morts pour la France », laissant derrière eux des « Pupilles de la Nation d’Afghanistan », comme il y a des « Pupilles de la Nation de 39/45 » et d’autres conflits.

    A noter que cette fois-ci, le congrès ne s’est pas réuni (or il s’agit malgré tout d’un sujet très grave qui peut par certains côté s’apparenter à un « déclaration de guerre », car combattre les talibans, chez eux, même à la demande de notre « cher ami » Hamid Karzaï , peut s’apparenter à l’envahissement de la France par des forces ennemies de 1940) Pourquoi cette opération, chambre par chambre (majorité requise 50% + 1 voix) et non le congrès (majorité requise 60%) ?

    Y avait-il si grande urgence à 8 jours près, à faire entériner, après coup, le 22/09/08, une décision prise, en Juin 2008, à l’encontre de tout fonctionnement démocratique « normal », par des parlementaires blackboulés de leur mandat (la veille, le 21/09/2008) qui prenait fin le 30/09/2008 ?

    Et surtout était-il vraiment nécessaire de convoquer le Sénat en session extraordinaire à 8 jours près ? Alors que les sénateurs non réélu ne seront plus en responsabilités au moment des conséquences (retour des petites caisses et des fauteuils roulants), alors que les nouveaux élus vont devoir assumer les conséquences des choix de leurs prédécesseurs, sans que eux aient eu voix au chapitre, à 8 jours près. Pensez vous que cela respire bien l’Honnêteté ?

    Et pourquoi, les Sénateurs n’ont-ils pas refusé cette mascarade et ont-ils accepté de se prêter à un tel jeu, surtout ceux qui ont voté pour à 100% (UMP – RDSE – UDF – NI à l’exclusion d’un seul : J.Louis Masson) ?

    o Assemblée Nationale : Pour = 343 Contre = 210, Requis (50%) = 289 o Sénat ancien (avant 21/09/2008) : Pour 209, Contre = 119, Requis (50%) = 165

    Totaux (chambre par chambre) : Pour = 552, Contre = 329, Requis (50%) = 454

    Congrès Requis (60%) = 545

    Depuis le 21/09/2008 les Sénateurs sont passés de 330 à 343

    o Sénat (après 01/10/2008) : Pour = 203, Contre = 140, Requis (50%) = 172

    Totaux (chambre par chambre) : Pour 546, Contre = 350, Requis (50%) = 461

    Congrès ………………………………………………… Requis (60%) = 552

    Où l’on voit encore une fois la duperie façonnée de toute pièce par Sarkozy et ses sbires de basses œuvres.

    Si au lieu d’une « précipitation – calcul » les politiques, véritable orchestre de la dégradation des valeurs républicaines, et leur chef suprême avaient respecté les principes républicains et surtout le Peuple (dont rappelons le, la constitution se devait de veiller sur son bien-être) :

    o il n’y aurait pas eu d’envoi de troupes en Afghanistan, sans déjà demander le feu vert au Parlement et obtenir ensuite le consentement du Peuple au travers d’un référendum, o Il n’y aurait pas eu le simulacre d’une consultation du Parlement chambre par chambre o Et surtout il n’y aurait pas eu de vote « précipité » au lendemain du renouvellement du tiers du Sénat, mais le problème aurait été évoqué devant le parlement réuni après le 1er Octobre 2008. Et l’on voit que là la décision relative à l’Afghanistan aurait été le retrait des troupes puisque le quota de 60% n’aurait pas été obtenu (même en intégrant les voix de Accoyer, Président de l’Assemblée, de Larcher, Nouveau Patron du Sénat ainsi que de Jack Lang (qui s’est brillamment illustré lors du vote pour la modification de la Constitution). Il semblait que les Présidents des chambres devaient rester au dessus des débats et ne pas prendre parti, se contentant de présider lesdits débats …. C’était du moins une loi tacite largement pérennisée !

    En effet il aurait fallut 552 voix pour le maintien et nous ne serions arrivés qu’à 546 (ou 549 en intégrant les 3 voix signalées au dessus) Nous connaissions l’utilisation des parlementaires pour contrer le résultat d’un référendum (Février 2008). Nous avons découvert la « discipline de vote » avec sanction à la clé, si …… (Juillet 2008) Nous connaissons maintenant le vote par les « morts » du Sénat, un peu comme la Corse qui fait (ou faisait) voter les morts. (Septembre 2008)

    Nous sommes déjà en «  Dictature démocratique  » puisque nous avons encore les ersatz de la démocratie (fausse discussion et vote aux chambres et après coup et après usurpation de pouvoir, Congrès pour modifier la Constitution et justifier des décisions prises avant ladite modification, ….. )

    Prochaines étapes ?

    Auto – attribution des pleins pouvoirs, et ici plus besoin des parlementaires qui ont voté, en Juillet, pour que l’on se passe d’eux (Article 16 de la Constitution modifiée) en Octobre – Novembre 2008

    Déclaration de guerre, toujours comme un grand et sans besoin de l’accord des chers parlementaires qui ont aussi voté en Juillet pour que l’on se passe d’eux (Article 35 de la Constitution modifiée) avant fin Décembre 2008 (fin du mandat Sarkozien de la Présidence Européenne !). Mais au fait guerre contre qui ?

    Contre La Russie, le Massif Central, La Bretagne dissidente, la Corse insulaire, la Chine, l’Iran, l’Irlande (qui a osé s’opposer au traité de Lisbonne et qui désobéit à la stratégie financière décrétée par Sarko pour soit disant répondre à la récession qui s’abat sur l’Europe, deux motifs suffisants pour déclarer la guerre), l’Afghanistan (il vient de faire dire par ses boys scouts : « j’y suis, j’y reste »), l’Amérique ou le blingblingland ?

    Méfiez vous des manoeuvres pour endormir notre vigilance . Quand on ose imposer au Peuple ce que ce dernier avait refusé, en lui présentant un plan identique, à quelques miettes près, à ce qui avait rejeté par référendum, le Peuple a tout lieu de ne plus jamais faire confiance à ceux qui les gouvernent présentement.

    Chaque version II (Traité de Lisbonne, Edvige II, discussion et vote après coup alors que le respect Républicain, sans compter le bon sens prévoyait AVANT et aussi AVANT la modification de la Constitution) sera toujours un moyen, pour passer outre les désirs du Peuple et lui imposer ce qu’il a déjà refusé.

    Liste des parlementaires qui se sont toujours opposé en 2008, aux 3 manœuvres dictatoriales

    On peut, raisonnablement, penser que ceux qui s’opposent aujourd’hui, s’opposeront demain !

    Certains partis invoqueront des « anomalies » dans les % de trahison. Il n’en est rien car il a été tenu compte de la composition des groupes à l’assemblée et au Sénat lesquels englobent des rattachés

    Total des parlementaires par partis : Ass Nationale : 317 (UMP) – 24 (NC) – 0 (UDF) – 7 (NI) – 204 (PS) – 24 (PC) – 0 (RDSE) soit total = 576

    Sénat : 159 (UMP) - 0 (NC) - 30 (UDF) – 6 (NI) - 95 (PS) – 23 (PC) – 17 (RDSE), soit total = 330 TOTAUX : 476 (UMP) – 24 (NC) – 30 (UDF) – 13 (NI) – 299 (PS) – 47 (PC) – 17 (RDSE) , soit total des parlementaires = 906

    Courageux (par parti) : (..)

    La liste détaillée des parlementaires responsables de trahison (n’étant pas ici) peut-être obtenue sur demande, auprès du blog / site

    Au lendemain du 21 Juillet 2008, nous pouvions nous réjouir de la progression du courage parlementaire qui passait de 9,46% (en Juillet 1940) à 9,71% (en Juillet 2008) soit une progression de 0,25% en 68 ans ! Ce qui nous permettait d‘espérer un courage absolu et enfin le « bonheur démocratique » pour le Peuple à l’horizon de l’an de grâce 15687 après qui vous savez, avec les 60% de parlementaires courageux qui empêcheraient les usurpations « légales » du Pouvoir.

    C’est à dire demain….. car que sont 150 siècles au regard des milliards d’années de l’Humanité, une mini minuscule goutte d’eau

    Les sénateurs gagneraient-ils en courage puisque représentant 45% des courageux en 2008, alors qu’ils ne représentaient que 29% en 1944 ? Par contre le pourcentage des Sénateurs courageux parmi leurs collègues est resté sensiblement le même (11,33% en 1944 et 10,91% en 2008) alors que celui des députés passait de 10,47% à 7,63%

    Maintenant (récession oblige ?) les prévisions du courage sont à la baisse (comme la prévision du pourcentage de la croissance et donc du PIB / Produit Intérieur Brut) puisque nous n’en sommes plus qu’à 8,83% de courageux (au lieu de 9,46% en 1940), soit une baisse de 0,63% du CPB ( Courage Parlementaire Brut ), en 68 ans.

    A ce rythme, nous n’avons plus à attendre que 953 ans (10 siècles) pour atteindre la « dictature absolue » (comme le degré zéro absolu qui se situe à -273 degrés)

    Vaut-il mieux, et pouvons nous, attendre 10 siècles (pour l’enfer) ou 160 siècles (pour le paradis) ?

    Ce n’est après tout que question de choix personnel et de mesure du temps.

    La France est-elle en danger avec des représentants du Peuple qui ne représentent qu’eux mêmes et leurs acquis ?

    Kelly-Eric Guillon

    «  sous –Pupilles de la Nation de 4éme Catégorie de 39/45 »


  • 10 juillet 2009 14:31, par BA

    Qu’est ce qui caractérise une période révolutionnaire ? C’est le passage des forces de répression de l’autre côté de la ligne, parce que les dites forces elles-mêmes sont persuadées qu’il est inutile de continuer.

      1905 : les cosaques et la bureaucratie brisent les troubles en Russie. 1917 : les cosaques et la bureaucratie passent aux émeutiers, parce que les émeutes étaient journalières, que les flots de victimes ne décourageaient pas les nouvelles émeutes, avec comme cause la faim.

      1979 : la trame fut la même dans l’Iran du Shah. Les centaines de morts et le renforcement des manifestations firent passer la majorité de l’armée dans la neutralité, puis dans l’autre camp. Seuls les immortels de la Garde Impériale combattirent jusqu’au bout.

      1979 : Nicaragua, après des semaines de troubles, l’armée de l’air et la marine, puis l’armée de terre passent à l’insurrection. Ne reste plus à Somoza que sa garde présidentielle (15 000 hommes), bien mieux armée et équipée que les 3 corps d’armée. Mais même la garde nationale (la garde présidentielle somoziste) verra l’inanité de combattre une insurrection qui renaissait dès qu’ils avaient tourné les talons. Pire, même l’ambassade américaine trouvera que Somoza commençait à puer.

      USA 2009 : "Sheriffs in Michigan and Illinois are quietly refusing to toss families on to the streets, like the non-compliance of Catholic police in the Slump. "

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/5742937/T he-unemployment-timebomb-is-quietly-ticking.html

    Simplement, les sheriffs aujourd’hui refusent tranquillement de mettre les gens à la rue. Même refus d’appliquer les ordres et la loi. Il n’y a même pas eu des troubles massifs, seulement le trouble des forces de l’ordre, pas sûres elles-mêmes de ne pas se retrouver dans la même situation bientôt. Aux Etats-Unis, les états n’ont plus un rond.

    " Some 342,000 homes were foreclosed in April, pushing a small army of children into a network of charity shelters. This compares to 273,000 homes lost in the entire year of 1932 ".

    L’écoeurement, simplement, le sentiment que ce qui est fait ne fait qu’aggraver le mal. Car où vont se retrouver ces familles américaines ? Dans le meilleur des cas dans la famille, dans le pire des cas à la charge des services sociaux débordés et désargentés.

    Pendant ce temps, les immeubles sont systématiquement pillés et désossés, leur valeur tombe à zéro, voire devient négative (il faut démolir le reste), le terrain n’est même plus une valeur, et les collectivités locales voient leurs finances fondre.

    Cela, les représentants des forces de l’ordre l’ont vu journellement. On comprend donc que localement, ils n’en aient plus rien à battre de mettre les gens à la porte. Pourquoi faire ? Pour que même la banque y perde ? Un mauvais arrangement avec ces familles vaut mieux qu’un bon procès. En attendant, on peut donc noter un début de décomposition interne visible dans cette petite phrase d’Ambrose Evans-Pritchard. Le régime ne peut plus compter sur les forces de l’ordre. Elles ont commencé à s’autonomiser...

    Patrick Reymond.

    http://lachute.over-blog.com/article-33645626.html

    Article d’Ambrose Evans-Pritchard en langue anglaise :

    Voir en ligne : http://www.telegraph.co.uk/finance/...


  • 11 juillet 2009 22:09, par BA

    Selon un titre du Financial Times, le Fonds monétaire international affirme que la récession prend fin. En creusant un peu, nous découvrons que selon le FMI, la reprise pourrait être "faible" et nécessiter plus de stimulants pour que les consommateurs se remettent à dépenser.

    Comme toujours, le FMI se trompe sur tout. Ce n’est pas une récession : c’est une dépression. Elle ne se termine pas : il n’y a pas de reprise en vue. Et plus de stimulants ne pousseront pas les consommateurs à dépenser plus.

    "En réalité, ce n’est pas très compliqué", avons-nous dit à nos rédacteurs londoniens cette semaine. "Nous vivons une dépression, non une récession".

    Parfois, lorsqu’on prononce un discours, les mots semblent plus assurés qu’on l’attendait. L’occasion exige de la confiance... des certitudes oratoires, non des doutes et des nuances. Des phrases complètes sortent — souvent intrinsèquement élégantes ou puissantes — et on a du mal à les reconnaître comme étant les siennes. On écoute... surpris par l’intelligence de l’orateur.

    "C’est une dépression. Et ça restera une dépression jusqu’à ce que cette gigantesque pile de dette accumulée depuis un quart de siècle ait été remboursée. Jusqu’à ce que les entreprises et les banques qui ne sont plus viables aient fait faillite et se soit restructurées. Jusqu’à ce que les consommateurs aient du véritable argent à dépenser — et non du crédit supplémentaire. Tant que ces choses ne se seront pas produites, il n’y a aucun moyen de voir une authentique reprise se mettre en place".

    "Depuis plus d’un demi-siècle, la force motrice de l’économie mondiale a été la volonté des consommateurs anglophones de s’endetter de plus en plus lourdement. Cela a permis aux entreprises de développer leurs ventes et leurs profits".

    "A présent, cette tendance — qui a vécu plus longtemps que la plu

    part des gens dans cette pièce — a pris fin. Les consommateurs ne s’endettent pas plus. Les banquiers ne leurs prêtent pas plus d’argent. Les prix de leurs maisons ne grimpent plus... ils n’ont donc plus de nantissement sur lequel appuyer leur emprunt. C’est terminé. A présent, après avoir travaillé toute sa vie dans une économie en croissance... il faut déterminer comment survivre dans une économie en déclin".

    Nous aurions pu continuer. Mais le visage de nos auditeurs avait verdi.

    Nous aurions pu leur parler des derniers chiffres de Bloomberg. PMI, grand assureur hypothécaire, prédit que les prix de l’immobilier chuteront pendant encore près de deux ans. Le chômage et les saisies pèseront sur les prix, affirme l’assureur.

    Ou bien nous aurions pu fournir des preuves que le crédit à la consommation se contracte... il ne se développe pas. Les autorités ont injecté des milliers de milliards de dollars dans le système financier. Et c’est là qu’ils resteront. Les banques ne prêtent pas parce que les consommateurs ne peuvent pas emprunter. Le Financial Times est sur l’affaire : il rapporte que le crédit à la consommation a encore chuté en mai, pour le quatrième mois d’affilée.

    "Les arriérés à un sommet record", dit un autre article du Financial Times.

    Nous aurions aussi pu expliquer que non seulement le passage de l’expansion de crédit à la contraction du crédit est la chose la plus énorme qui soit arrivé depuis la Deuxième Guerre mondiale... mais il se produit également un gigantesque transfert de richesse et de puissance. L’empire commercial (et militaire) anglo-saxon a atteint son sommet. La richesse et la puissance des anglophones s’était développée, par rapport au reste du monde, pendant les trois siècles précédents.

    Cette tendance semble elle aussi avoir pris fin.

    Bill Bonner.

    Voir en ligne : http://www.la-chronique-agora.com/a...


    • Vous avez raison. C’est pourquoi on se dirige inéluctablement vers une dictature mondiale d’une part et vers un holocauste planétaire, d’autre part, afin de ramener l’humanité enfin réduite considérablement... face au renouveau de ses folies ataviques... à propos d’un espace rendu enfin libre pour le piller à nouveau... La reprise, elle, se fera là !

      (Si aucune Résistance efficace où chacun serait capable d’offrir sa propre existence... pour une autre manière d’exister !!! ???)

      La flambée financière n’a pu se faire que sur la manière dont les Etats Unis ont profité de leur dette, mais cela a ses limites sans quoi on commence à broyer tout l’univers, à commencer par l’Irak, l’Afghanistan, la Somali, Gaza, la Géorgie... Mais comme dans ce broyage, c’est soi-même qu’on broie, alors tout s’effondre... quand bien même on tenterait le Pakistan...

      La FEMA au Etats Unis est en train de prévoir ce broyage intérieur... Il ne restera que l’oligarchie financière qui ne pourra se sauver que par une dictature mondiale.

      Mais pour se sauver devant une planète écoeurée par le monde de l’Argent facile, il faudra gommer, effacer, gommer, effacer... tout ce monde-là !

      Oh ! Les beaux jours !


  • 14 juillet 2009 16:11, par BA

    Jerzy Buzek est le nouveau président du Parlement Européen. Sa priorité : rattacher l’Union Européenne aux Etats-Unis d’Amérique.

    Pour Jerzy Buzek, l’Union Européenne doit devenir une simple colonie de l’Empire étatsunien.

    Lisez cet article :

    Selon lui, l’Union Européenne a besoin aujourd’hui d’un accord stratégique avec les Etats-Unis, en réponse à la concurrence grandissante des économies asiatiques.

    "Je pense qu’il est nécessaire de conclure un accord entre les Etats-Unis et l’Union Européenne parce que le monde a changé. L’ancienne rivalité entre les Etats-Unis et l’Union Européenne n’a non seulement plus raison d’être, mais elle est devenue nuisible", déclare M. Buzek.

    "Ensemble, nous pourrions devenir partenaires puissants pour les pays d’Extrême Orient : l’Inde, le Japon ou la Chine", estime-t-il.

    Voir en ligne : http://www.lemonde.fr/web/depeches/...


  • 7 août 2009 12:09, par BA

    Le Canard Enchaîné, mercredi 5 août 2009, page 3 :

    Selon Le Figaro, "KOUCHNER DEFEND LA STRATEGIE FRANCAISE EN AFGHANISTAN" (Le Figaro, 3 août). Or, de stratégie française, il n’y en a point. Le Canard s’est fait un devoir de l’écrire, le 13 mai dernier, en révélant que les généraux français se plaignent d’être toujours écartés, par leurs collègues américains et britanniques, des réunions consacrées à la nouvelle stratégie de l’OTAN en Afghanistan.

    Fin de citation.

    Les Etats-Unis et les Anglais décident seuls de la stratégie de l’OTAN, et ensuite ils demandent à la France d’envoyer des soldats sur le terrain pour appliquer cette stratégie. La France n’est donc qu’un simple exécutant. Les soldats français sont donc des supplétifs des armées étatsuniennes et anglaises.

    Entre parenthèses, Charles de Gaulle avait bien vu ce que serait la France si elle restait dans le commandement militaire intégré de l’OTAN : la 5ème roue du carrosse, placée derrière le carrosse, pendant que les Américains et les Anglais conduisent le carrosse et font ce qu’ils veulent.


  • 28 septembre 2009 23:42
    voyez du coté des Biderbergers, les Maitres du Monde..

  • 23 octobre 2009 20:25, par Kzimir

    A propos de marionnettes ne pas oublier dans ce tableau le beau travail de Raymond Aron et sa pseudo philosophie des relations internationales. Sur le totalitarisme Il en propose la définition opératoire suivante : « Il me semble que les cinq éléments principaux sont les suivants :

    1. Le phénomène totalitaire intervient dans un régime qui accorde à un parti le monopole de l’activité politique. 2. Le parti monopolistique est animé ou armé d’une idéologie à laquelle il confère une autorité absolue et qui, par suite, devient la vérité officielle de l’État. 3. Pour répandre cette vérité officielle, l’État se réserve à son tour un double monopole, le monopole des moyens de force et celui des moyens de persuasion. L’ensemble des moyens de communication, radio, télévision, presse, est dirigé, commandé par l’État et ceux qui le représentent. 4. La plupart des activités économiques et professionnelles sont soumises à l’État et deviennent, d’une certaine façon, partie de l’État lui-même. Comme l’État est inséparable de son idéologie, la plupart des activités économiques et professionnelles sont colorées par la vérité officielle. 5. Tout étant désormais activité d’État et toute activité étant soumise à l’idéologie, une faute commise dans une activité économique ou professionnelle est simultanément une faute idéologique. D’où, au point d’arrivée, une politisation, une transfiguration idéologique de toutes les fautes possibles des individus et, en conclusion, une terreur à la fois policière et idéologique. (…) Le phénomène est parfait lorsque tous ces éléments sont réunis et pleinement accomplis[

    Belle prophétie posthume Monsieur Raymond Aron


  • 7 novembre 2009 07:42, par renault

    "alliance objective"

    Ce type de démarche politique peut-il s’organiser en France et se mettre en place rapidement pour dégager efficacement hors des institutions un fascisme rampant qui ne dit pas son nom ?


  • 23 novembre 2009 22:01, par BA

    Les 17 et 18 novembre 2009, un sondage TNS-SOFRES détruit la propagande pro-européenne. La question posée est :

    " Vous sentez-vous avant tout .......... ? "

    Première réponse citée :
    - Français : 38 %. Ensuite viennent les réponses suivantes :
    - Habitant de votre ville : 21 %.
    - Habitant de votre quartier : 14 %.
    - Citoyen du monde : 11 %.
    - Habitant de votre région : 6 %.
    - Européen : 6 %.
    - Habitant de votre département : 4 %.

    C’est à la page 3 :

    Voir en ligne : http://www.la-croix.com/illustratio...


  • 6 décembre 2009 15:34, par BA

    Cette video dure 9 minutes.

    Neuf minutes extraordinaires.

    Neuf minutes historiques.

    Neuf minutes pendant lesquelles le leader du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) dit ce qu’il pense.

    Neuf minutes pendant lesquelles une député européenne socialiste essaie de répliquer de façon pitoyable SUR LE FOND.

    Neuf minutes pendant lesquelles le président du parlement européen ne sait pas quoi répondre SUR LE FOND.

    Neuf minutes que les historiens des prochaines décennies pourront montrer pour expliquer l’explosion de l’Union Européenne.

    Cette video extraordinaire est visible sur le site DAILYMOTION :

    htt

    Voir en ligne : http://www.dailymotion.com/video/xb...


  • 21 janvier 2010 23:15, par BA

    L’événement est passé totalement inaperçu dans la presse française, et pourtant ce n’est pas rien.

    Le 19 janvier, la Banque centrale européenne (BCE) a publié, pour la première fois, une note d’analyse juridique sur les conséquences d’une rupture d’un Etat membre avec la monnaie unique.

    Comme l’indique la BCE dans l’introduction de son document, "les développements récents ont, peut-être, accru le risque de sécession, et l’urgence de le considérer comme un scénario possible".

    En effet, si nous en sommes là aujourd’hui, c’est bien parce que plusieurs pays de la zone euro vont très mal. Il s’agit de la Grèce bien sûr, confrontée à un déficit supérieur à 12 % du PIB et une dette en explosion (déjà 117 % du PIB), mais aussi du Portugal, récemment "mis sous surveillance" par les agences de notation internationales, de l’Irlande, de l’Espagne, et même de l’Italie.

    Ces pays sont l’illustration que l’euro n’a pas réussi, contrairement à ce qu’affirment les médias français, à protéger nos pays de la crise. Bien au contraire : c’est au sein de la zone euro que la récession est la plus forte du monde, c’est ici que les pays sont entrés en récession les premiers, et c’est ici que depuis 15 ans la croissance économique est la plus molle.

    Les pays cités précédemment concentrent toutes les difficultés de la zone euro, en les amplifiant. Privés de leur arme monétaire face à la crise, et ne pouvant compter sur une BCE tenue d’agir selon une "moyenne européenne", ils se retrouvent presque totalement démunis, contraints d’observer sans réagir l’explosion du chômage, l’explosion de leur dette et l’effondrement de leur économie.

    C’est pour cette raison, parce que la crise a révélé les failles structurelles de la monnaie unique, que l’édifice européiste apparaît tel qu’il est en réalité : totalement vermoulu.

    La note de la banque centrale de Francfort démontre que la dislocation de la zone euro n’est plus seulement virtuelle.

    Mais elle montre aussi combien l’idéologie est en Europe plus forte que les faits : ce document est un violent condensé de menaces contre les pays qui seraient tentés de retrouver leur liberté monétaire, qui nous laisse penser que la "solidarité européenne" dont se targuent les idéologues de l’UE fonctionne tant qu’on accepte de rester dans les clous du projet européiste.

    Si par malheur un ou plusieurs pays avaient la prétention de s’en écarter, ils devraient subir les foudres d’une superstructure bien décidée à défendre son pré-carré !

    Ainsi, alors que rien dans les Traités européens ne le prévoient, la BCE précise que la sortie de la zone euro signifierait l’expulsion immédiate de l’Union européenne...

    Elle affirme que "50 ans de construction européenne" ont créé "un nouvel ordre juridique" qui transcende "le concept largement obsolète de souveraineté" et imposent une "limitation permanente du droit des Etats". Oui, vous avez bien lu, la Banque européenne avoue explicitement que le concept de souveraineté, fondement de nos démocraties depuis deux siècles, est "largement obsolète" et que les Etats doivent sans cesse restreindre leur droit (donc leur liberté, au détriment bien évidemment de la démocratie et du libre choix des peuples).

    Ce contexte posé, la BCE rappelle qu’"aucun Etat ne peut espérer un traitement spécial".

    La flexibilité est bonne pour les autres, notamment les salariés, mais sûrement pas pour l’Europe qui restera, on peut lui faire confiance, droite dans ses bottes...

    Ce document est donc intéressant à deux points de vue :

    - il prouve d’abord que l’euro est bien menacé (ce qui représente bien un "risque", comme on l’entend partout en France, mais d’abord pour les eurocrates qui prospèrent sur ce système...),

    - et il montre le vrai visage de l’Union européenne : une machine de plus en plus ouvertement en rupture avec la démocratie et de plus en plus menaçante avec toutes les tentatives de "dissidence".

    Cette note n’a pas été publiée au hasard. Elle vise à faire pression sur la Grèce, et les autres pays tentés par la restauration de leur marges de manoeuvre monétaires.

    Il s’agit d’effrayer ces pays en les stigmatisant, et en faisant planer de lourdes menaces sur leur avenir. L’objectif attendu est simple : ces pays devront se soumettre, conserver l’euro, couper à la hâche dans leurs dépenses, quitte à sacrifier l’emploi et le social.

    La Grèce prévoit 22 % de chômage cette année. Si on lui appliquait les méthodes de calcul américaines, ce taux avoisinnerait les 30%...Mais tant qu’elle reste dans l’euro, tout va bien !

    Voir en ligne : http://www.levraidebat.com/article-...

    • 13 février 2010 21:17, par Schrouki

      Bonjour Voilà un mois que je n’étais pas venu sur le site. J’y ai trouvé plein de choses intéressantes nouvelles :

      "s’unir au lieu de se quereller"

      "il faut savoir reconnaitre le vrai ennemi à savoir l’union européenne !"

      "se rassembler et agir"

      Qui que vous soyez : "POI", "UPR", "comité Valmy", Communistes de tous bords etc... UNISSEZ-VOUS !! La priorité des priorités maintenant est de sortir de "l’union européenne". Oubliez vos querelles internes et vos divergences de vues sinon c’est l’Amérique qui va bientôt vous gouverner.

      Si d’aucun pouvait ne pas être encore convaincu, qu’il regarde ces vidéos :

      Voir en ligne : Conférence : "Qui gouverne la France ?"

      • LClaude Beaulieu26 novembre 2010 11:52, par S.R.

        Nous allons droit à la catastrophe si nous ne stoppons pas net un pouvoir en France et en Europe qui répand les premiers relents d’un fascisme ésotérique.

        Qui est en capacité de préparer le lancement d’une alerte internationale ?


  • 7 avril 2010 21:05, par BA

    Mercredi 7 avril 2010 :

    A 18H00, le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans était à 7,161 %, contre 6,976 % la veille à la même heure.

    http://www.romandie.com/infos/news/201004071834230AWP.asp

    Lundi 29 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,289 %. Mardi 30 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,434 %. Mercredi 31 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,522 %. Jeudi 1er avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,529 %. Mardi 6 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,976 %. Mercredi 7 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 7,161 %.

    La Grèce ne peut pas emprunter à des taux d’intérêt aussi exorbitants. La Grèce ne peut pas emprunter en versant 7,161 % d’intérêt à ses créanciers. Cet hyper-endettement ne peut finir que d’une seule façon : la Grèce va se déclarer en défaut de paiement.

    La zone euro va exploser.


  • 13 mai 2010 12:57, par BA

    Bruxelles veut contrôler en amont les budgets nationaux.

    La Commission de Bruxelles a jeté un pavé dans la mare, mercredi 12 mai. Dès 2011, elle propose que les grandes lignes des projets de budgets nationaux lui soient communiquées au printemps, et examinées par les ministres européens des Finances, avant même que les parlements nationaux se prononcent.

    (Dépêche d’agence)

    Citoyens français !

    Citoyens français, laissez-moi vous présenter vos nouveaux maîtres :

    José Manuel Durão Barroso (..)


    Maintenant, si vous n’êtes pas contents, vous devrez vous adresser aux oligarques cités ci-dessus.

    Fin de la démocratie française.

    Début de l’oligarchie européenne.


  • 16 mai 2010 13:37, par BA

    Crise de l’euro : "on n’a fait que gagner du temps, rien de plus", selon un économiste de la BCE.

    En adoptant un plan de sauvetage de 750 milliards d’euros afin d’éviter une contagion de la crise grecque à d’autres Etats de la zone euro, "on n’a fait que gagner du temps, rien de plus", estime le chef économiste de la Banque centrale européenne, l’Allemand Jürgen Stark.

    "Quand les marchés deviennent fous, personne ne peut prévoir les conséquences. Les politiques ont dû prendre rapidement des mesures pour enrayer aussi tôt que possible des développements néfastes", a-t-il expliqué dans un entretien à l’édition dominicale du quotidien d’affaires Frankfurter Allgemeine Zeitung. Mais interrogé sur l’efficacité du plan lui-même, M. Stark a estimé que l’"on n’avait fait que gagner du temps, rien de plus".

    http://www.lesechos.fr/info/marches/afp_00252560-crise-de-l-euro-on-n-a-fait-que-gagner-du-temps-rien-de-plus-selon-un-economiste-de-la-bce.htm

    Ils ont gagné du temps : ils ont gagné quatre jours !

    Lundi 10 mai : ils annonçaient que la zone euro était sauvée grâce à un plan de sauvetage de 750 milliards d’euros. Tous les grands médias répétaient cette propagande : "La zone euro est sauvée ! La Grèce est sauvée ! Les marchés sont rassurés !"

    Vendredi 14 mai : toutes les Bourses européennes s’effondraient.

    L’illusion n’aura duré que quatre jours.

    Maintenant, c’est la fin des illusions : les pays européens ne peuvent pas avoir la même monnaie.

    C’est triste.

    Mais c’est comme ça.

    Retour à la réalité.

    Retour dans le monde réel.


  • 14 juin 2010 21:36, par castelin michel

    Ma contribution à la prochaine commémoration du ‘18 JUIN’. 18 juin 2010. Encore De Gaulle ? ! ‘’S’il existe encore des bastilles, qu’elles s’apprêtent de bon gré à ouvrir leurs portes ! Car, quand la lutte s’engage entre le Peuple et la Bastille, c’est toujours la Bastille qui finit par avoir tort.‘’Charles de Gaulle- discours Alger 14 juillet 1943.

    Les Français n’aiment pas les ‘bastille’. Ils les assiègent… Elles s’obstinent ? … Ils les détruisent !

    La ‘bastille’ politico-intello-médiatique se claquemure dans la pensée unique. Ses geôliers verrouillent la liberté d’expression.

    Débat sur la mondialisation furieuse ? Verrouillé ! Débat sur la collusion factuelle des internationalistes et des capitalistes dans la globalisation brutale ? Verrouillé ! Sur l’UE totalitaire ? Verrouillé ! Sur l’euro qui démolit l’économie nationale ? Verrouillé ! La financiarisation ? Les délocalisations ? Les privatisations ? Verrouillé ! Régionalisation supranationale ? Décentralisation anarchique ? Délitement territorial ? Verrouillé ! Thrombose migratoire ? Asphyxie de l’assimilation républicaine ? Périls communautaristes ? désintégration sociétale ? Verrouillé !

    Souveraineté du Peuple Français ? Indépendance de la Nation ? Personnalité de la France ? Verrouillé ! In-ter-dit !!!

    Veut-on contraindre les Français au siège de la ‘bastille’ politico-intello-médiatique ? Elle refuse d’ouvrir ces portes ? … !

    Tiens ? ce pourrait-être aussi- ce sera- un 14 Juillet !

    La légitimité reste au Peuple Français : 1789 ; 27 avril 1969. Castelin michel- 13600 La Ciotat- 30Mai2010


  • 10 octobre 2010 14:25, par BA

    Ecoutez bien ce que dit Eric Cantona dans cette vidéo :

    http://bellaciao.org/fr/spip.php ?article107495

    Voir en ligne : http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...


  • 12 décembre 2010 14:00, par BA

    Samedi 11 décembre 2010 : lors d’un séminaire à Paris, Christine Lagarde fait un discours ... en anglais.

    Le système monétaire international (SMI) a montré ses limites pendant la crise financière mondiale, car il n’a pas empêché les mouvements massifs de capitaux, a déclaré samedi la ministre de l’Economie Christine Lagarde.

    Lors d’un séminaire à Paris sur le SMI, dont la réforme est une des priorités de la présidence française du G20 qui s’achèvera en novembre 2011, elle a aussi plaidé en faveur d’une "diversification" des devises de réserve, alors que seul le dollar joue vraiment ce rôle aujourd’hui.

    Le G20 et le Fonds monétaire international (FMI) ont pris jusqu’ici des mesures "significatives mais pas encore substantielles et structurelles", a estimé Christine Lagarde, qui s’exprimait en anglais.

    Voir en ligne : http://www.boursorama.com/infos/act...


  • 17 février 2011 14:50, par BA

    Le nouveau siège de l’Otan à Bruxelles coûtera plus de 110 millions d’euros à la France.

    Le nouveau siège de l’Otan, qui sera construit en face de l’actuel à Bruxelles d’ici à 2015, coutera plus de 110 millions d’euros à la France, soit un peu plus de 10 % de son coût total.

    Le secrétaire général de l’Otan a mentionné récemment que le projet global de construction devrait s’élever aux envrions d’un milliard d’euros, le double du chiffre évoqué l’année dernière et dont nous faisions alors l’écho sur ce blog.

    Interrogé par nos soins, le ministère de la Défense a bien voulu nous communiquer les précisions suivantes sur la contribution de notre pays :

    " La France participe à hauteur de 11,7477% pour les parties communes (clé à partir de notre part relative dans les budgets de l’OTAN) et de 3,776% des parties privatives (parkings). Sur la durée du projet, notre participation s’élève à 110, 112 million d’euros".

    La France est le quatrième contributeur financier au sein de l’Alliance, derrière les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

    Alors que les responsables de l’Alliance atlantique et notamment le secrétaire général de l’Otan ne cesse de dénoncer, souvent à juste titre, la faiblesse des dépenses militaires en Europe, le choix de consacrer un milliard d’euros pour abriter la bureaucratie de l’Alliance mériterait au moins d’être discuté...

    Voir en ligne : http://www.marianne2.fr/blogsecretd...

  • 15 juin 2011 16:47, par Olivier Renault journaliste Berlin Moscou Paris
    Super génial article ! Merci beaucoup

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article19

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