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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 16:15

Tsiganes-scene-liberty-j.jpg

Scène du film Liberty - Tony Gatlif

 

Point de vue

LEMONDE | 02.02.11

Catherine Grèze

L'Europe doit reconnaître le génocide tzigane

Chacun a pu le constater ces derniers mois : il ne fait pas bon être tzigane aujourd'hui. Tzigane. Ce terme désigne les populations originaires d'Inde et apparues en Europe au XIVe siècle. Il regroupe aussi bien les Roms, les gens du voyage, les Sinti, les Ashkali ou encore les Gitans. Avec près de 10 millions d'individus dans presque tous les pays de l'Union, la plus grande "minorité" européenne est aussi l'une des plus stigmatisées. Si la France s'est illustrée récemment dans sa politique agressive et non respectueuse du droit communautaire à l'égard de ces populations, elle n'est hélas pas la seule. Elles sont souvent sans Etat pour les protéger, et la construction européenne est leur seul bouclier contre des pays qui lient leur (mauvais) sort à des ambitions électorales à peine voilées. Atteintes à la liberté de circulation, discrimination et même ségrégation scolaire, le quotidien tzigane est loin d'être des plus paisibles.

 

Il ne fait donc pas bon être tzigane aujourd'hui. Réduits en esclavage pendant des siècles, déportés, on oublie parfois qu'il ne faisait pas bon être tzigane hier non plus. Durant la seconde guerre mondiale, leur situation a varié d'un pays à l'autre. Mais, toujours, un sort tragique leur a été réservé.

 

LIBERTE

 

Tony Gatlif
et Eric Kannay

Perrin, janvier 2010, 235 pages
17 €


Méconnaissance de l'autre


En Allemagne, par exemple. L'arrivée au pouvoir des nazis leur réservera un sort qui rappelle beaucoup celui des juifs : "stérilisation eugénique", interdiction des mariages mixtes, travail forcé, expérimentations médicales. Et extermination. Février 1940, les nazis testent le Zyklon B à Buchenwald sur 250 enfants tziganes. Décembre 1942, Himmler signe le décret de déportation des Tziganes d'Allemagne vers Auschwitz, au "camp des familles gitanes". Selon les historiens, entre 500 000 et 700 000 Tziganes ont été assassinés sous Hitler. Cela porte un nom : c'est un génocide.

Autre exemple, celui de la France. Notre pays doit faire un véritable travail de mémoire. Recensés, puis fichés sous Clemenceau, les "nomades, bohémiens, vagabonds" ont été soumis au port du carnet anthropométrique d'identité. Y figuraient leur photo d'identité et leurs empreintes digitales, mais aussi tous les déplacements qu'ils avaient pu effectuer. Durant l'Occupation, des milliers de Tziganes sont internés dans des camps, où beaucoup meurent en raison de la faim, du froid ou des conditions d'hygiène.

A la fin de la guerre, les Tziganes sont absents du procès de Nuremberg. Pourtant, ce génocide sera reconnu en Allemagne en 1982. En Hongrie, un musée consacré à ce génocide est construit en 1998. Ce pays commémore chaque année, depuis 2001, le souvenir des Tziganes victimes de ce génocide auxquels il consacre un cours d'histoire dispensé à tous les adolescents.


En France, malgré la présidence du premier sommet européen sur l'inclusion des Roms, le génocide tzigane n'est toujours pas reconnu. De même, si le carnet anthropométrique a disparu, c'est pour être remplacé par un carnet de circulation ne constituant ni une pièce d'identité ni un justificatif de nationalité, encore moins un passeport.


La méfiance et l'exclusion viennent souvent de la méconnaissance de l'autre. Faire connaître et reconnaître l'histoire de ce peuple permettra de mieux le comprendre et pourra briser la spirale de la persécution dont il est prisonnier. Quel Etat, ou gouvernement, aujourd'hui se permettrait de traiter les juifs de la sorte ? Cette reconnaissance officielle permettra aussi à ces populations de prendre conscience de leur histoire commune et de reprendre confiance dans les institutions. Il est plus que temps de briser ce silence. Pas seulement pour celles et ceux qui ont souffert hier, mais pour celles et ceux qui continuent de souffrir aujourd'hui. Maintenant, c'est au Parlement européen de reconnaître ce génocide.


Nous avons reconnu la Shoah. Reconnaissons le génocide tzigane.

 

Catherine Grèze, députée au Parlement européen et Tony Gatlif, réalisateur Article paru dans l'édition du 03.02.11

 

LEMONDE | 02.02.11

 

gitanlite-copie-1.jpg
Eva, à 20 ans, avec ses amis Gitans.
Voir en particulier

La "Shoah" des Tsiganes, Dossier complet - Mémoire le 23 mai ...

Reconnaître le génocide tsigane

Commémorer tous les génocides ensemble

par eva R-sistons

 

 

Cela fait quatre ans que je me bats pour cette cause, moi l'amie des Tsiganes ! Proportionnellement, il y a eu beaucoup plus de victimes tsiganes, mais on ne parle que des victimes juives, c'est une injustice historique insupportable ! Toute victime a la même valeur; propager l'idée contraire (seul compte le génocide des Juifs) en particulier dans  les Médias, mais aussi à travers les pouvoirs, est insupportable ! Cela tendrait à prouver que les citoyens juifs sont privilégiés par rapport aux autres, et qu'ils veulent instrumentaliser leur souffrance à des fins politiques (en quelque sorte: on a vécu la Shoah, maintenant laissez-nous, pour compenser, mener la politique - hégémonique, militaro-financière - que nous voulons ! Ce qui serait une forme de chantage intolérable...)

 

Il faut noter que le film de Tony Gatlif, traitant du sujet, a été presque passé sous silence, par les Médias aux ordres (essentiellement aux mains des sionistes partisan d'un grand Israël dominant la région et ses ressources), sans doute pour tenter de reléguer encore et toujours le génocide tsigane (plus important par le nombre) dans les oubliettes. Oubliettes bien commode pour MONOPOLISER cet événement (la Shoah) alors que les Tsiganes en ont encore plus souffert, et que d'autres populations, dont on ne parle JAMAIS, ont vécu la même horreur, en particulier les Témoins de Jéhovah, les malades mentaux, les homosexuels, les résistants, les communistes, les Russes... Cela tendrait à accréditer l'idée que les autres"shoahs" ne comptent pas, qu'il faut se souvenir seulement du génocide juif - pour mieux exploiter cette cause, ensuite, à des fins impérialistes, néo-coloniales. 

 

 

Je rappelle que la Shoah a été conçue en partie par des personnes n'ayant de juif que le nom, la naissance ( Comme les Rothschild, ce sont des Juifs par le hasard de la naissance mais qui trahissent leur origine, leurs religion, apatrides en quelque sorte comme le sont les grandes fortunes dotées d' un pouvoir colossal, ils n'ont rien à voir avec les Juifs authentiques - la preuve, c'est qu'ils ont sacrifié une partie des leurs à des fins hégémoniques au Proche et au Moyen Orient ), pour des objectifs en réalité de domination d'une région stratégique et riche en ressources juteuses.

 

Il faut sortir de cette exploitation éhontée d'une cause - l'intolérable génocide nazi - au profit d'une seule communauté, alors que d'autres en ont été tout autant victimes voire plus (Tsiganes, homosexuels ou malades mentaux, par exemple, systématiquement exterminés dans certains camps), et au bénéfice de Wall-Street ou de la City attachés à la colonisation des zones les plus riches de la planète, en particulier celles du Moyen Orient et du Proche-Orient, avec Israël comme gendarme à leur profit !

 

Il faut arrêter ce monopole mémoriel au profit d'une seule communauté, à longueur d'années,  70 ans après les événements, surtout à des fins politiques, hégémoniques ! Pour réparer l'injustice historique qui est faite aux autres populations, j'appelle solennellement les citoyens à exiger une commémoration de tous les génocides ensemble, aucun n'a plus de valeur que l'autre, et lorsque je dis ensemble, ce n'est pas seulement des populations nommées plus haut, mais il faut associer à ces commémorations - qui devraient être annuelles pour ne pas lasser et pour avoir un impact plus grand - les victimes oubliées de tous les autres génocides, Amérindiens, Noirs (traite) etc...

 

Ce serait rendre justice à toutes les victimes, ce serait réparer une injustice historique, enfin cela désamorcerait l'exploitation éhontée d'une juste cause à des fins injustes, hautement politiques et sources de multiples souffrances pour l'humanité entière.

 

Enfin, à l'heure où l'Oligarchie de l'Argent prépare au sommet un génocide planétaire, à travers pandémies, guerres ou crises, la mémoire de la Shoah doit servir à prévenir d'autres événements tragiques, pas à apitoyer sur une Communauté dont les dirigeants, fascistes, sont des criminels sans scrupules (il suffit de rappeler le soutien d'Israël au dictateur Moubarak).

 

 

 

Pour une commémoration commune

de TOUS les génocides ensemble,

sans privilégier l'un par rapport à l'autre,

sans exploiter de douloureux événements

à des fins impériales et coloniales,

 

Pour une reconnaissance équitable

de TOUS les génocides,

Agissons ! Exigeons la vérité et la justice

- ce qui est une manière, finalement,

de travailler pour la paix,

ce bien le plus précieux.

 

Eva R-sistons aux injustices historiques

 

 

 

 

 

Histoire: La France

contre ses Tsiganes

 

Comme chaque année, les pouvoirs publics attendent la fin de l’année scolaire pour expulser les tsiganes. Emmanuel Filhol montre comment cette politique de discrimination, qui contredit les principes de la République, s’est lentement mise en place, avant de se durcir au XXème siècle.

 


Par Emmanuel Filhol (avec extrait article d'eva R-sistons sur le site, plus bas)

 

 

La "Shoah" des Tsiganes

Le camp de concentration pour Tsiganes de Montreuil-Bellay 

Le camp de concentration pour Tsiganes de Montreuil-Bellay

.

La barbarie nazie n’épargna pas les Tsiganes. Ils vécurent les mêmes épreuves que les Juifs, en pire. D’abord, parce que dans l’oubli total. Ensuite, dès 1936 ceux d’Allemagne, considérés comme des "non-personnes", furent envoyés dans des camps de concentration en Autriche ou dans leur pays.

 

Les femmes étaient stérilisées de force, car on considérait qu’elles ne méritaient pas de se reproduire. Puis commença ce qu’on appela alors " la destruction des vies inutiles ". Dans toute l’Europe occupée, on entreprit la traque du "gibier" tsigane, d’abord en 1939, ensuite en 1941 et 1943. L’extermination des 5 à 600 000 nomades eut essentiellement lieu dans les camps polonais.

En réalité, la persécution des Fils du Vent commença avant l’arrivée des nazis au pouvoir, avec les lois de contrôle de la "plaie tsigane" dès 1926. Deux ans plus tard, la surveillance devint spécifique, et permanente. Puis vint, dès 1933, la "stérilisation eugénique", l’interdiction des mariages mixtes en 1934-35, et enfin les premiers enfermements au camp de Dachau, en 1936.

C’est à l’automne 1939 que les déportations deviennent massives ; et c’est sur deux cent cinquante enfants tsiganes que les nazis testèrent le zyklon B, au camp de Buchenwald, en février 1940. Par ailleurs, à Ravensbrück ont été pratiquées des opérations pseudo-scientifiques sur des cobayes humains, entre autres tsiganes.

Cette politique-là, les nazis l’étendirent à l’ensemble de l’Europe occupée.

Ensuite commença l’extermination à grande échelle. Si l’on en croit les nazis, la moitié de la population tsigane d’Europe fut supprimée . Tragédie supplémentaire, le nom des victimes Tsiganes ne fut même pas mentionné durant le Procès de Nuremberg ! L’oubli total.... alors qu’on ne cesse de commémorer le martyr juif. Deux poids, deux mesures - ni plus, ni moins. C’est pourquoi moi, l’amie des Tsiganes, j’ai décidé de prendre ma plume pour rappeler au monde cette énorme injustice. Il est temps de rendre hommage aux victimes tsiganes, qui d’ailleurs furent parmi les résistants les plus acharnés.

En effet, très tôt ce peuple libre et fier comprit le sort qui lui était réservé. Il accepta immédiatement de rejoindre la lutte clandestine, pour mener ce que l’historien hollandais Jan Yoors appellera la "guerre secrète des Tsiganes". Aguerri, malin, il usera de mille stratagèmes pour déjouer la vigilance des nazis, porter des messages ou transporter armes et explosifs. De nombreux fugitifs furent sauvés grâce aux Tsiganes. On leur doit aussi de nombreuses actions terroristes de résistance à l’ennemi hitlérien.

En 1945, les nazis aux abois se livrèrent encore à de multiples massacres sur les derniers Tsiganes internés dans les camps allemands. Et plusieurs pays européens gardèrent internés pendant plusieurs mois leurs populations ! Quant aux résistants qui avaient survécu, ils ne bénéficièrent même pas, à la fin de la guerre, des promesses d’intégration sociale qui leur avaient été faites. Et ils ne trouvèrent personne pour les défendre, ni même évoquer la mémoire des disparus. Bien sûr, aucun d’entre eux ne réclama réparation pour tous les préjudices subis. Le peuple tsigane ne revendique jamais ; il subit en silence - et en musique, car chez eux l’instinct de survie et le goût pour les arts ont toujours raison des événements les plus dramatiques. Je l’ai expérimenté personnellement, en partageant leur existence misérable dans un bidonville situé sur une décharge publique madrilène. L’horreur absolue, et une joie inscrite dans les gènes pour transcender les moments les plus difficiles. Admirable peuple ! Ce séjour marqua de manière indélébile mon esprit, et scella ma carrière de journaliste.

Quelle a été la politique à l’égard des Tsiganes en France ?

Traditionnellement, les sédentaires se méfient des nomades. Dès 1912, les populations errantes se voient attribuer un carnet anthropométrique, visé dans chaque commune, à l’arrivée comme au départ. A cette époque, déjà, les Tsiganes, tout comme les juifs, sont victimes de persécutions et de discriminations.

Le gouvernement de Vichy durcit cette politique. Et, dès l’automne 1940, des Tsiganes sont internés dans des camps de concentration, à Argelès-sur-Mer et au Barcarès, dans les Pyrénées Orientales, camps créés à l’origine afin d’accueillir les réfugiés espagnols et les Juifs. Même logique d’exclusion, pour des populations pourtant différentes. Et ce sont près de trois mille Tsiganes qui auraient été internés dans l’ensemble de la France entre 1940 et 1946.

C’est en 1942 qu’est créé le seul camp d’internement réservé aux Nomades, celui de Saliers.

Le camp est situé en zone libre, sur la commune d’Arles, dans les Bouches-du-Rhône. ll s’est d’abord inscrit dans une logique de sédentarisation, puis d’enfermement. Pour commencer, trois cents nomades doivent s’entasser dans des petites cabanes inachevées, sans électricité. Les conditions d’hébergement et de ravitaillement sont lamentables. Le sort des enfants est particulièrement difficile ; ils ne sont évidemment pas scolarisés. Sans vêtements de rechange, les hébergés finissent par porter des loques. Ils sont squelettiques, mais ils résistent. Aguerris et indomptables. Finalement, le sous-Préfet d’Arles demande la fermeture du camp dès juillet 44.

Ceux qui ont survécu à l’enfer, ont gardé vivante la mémoire du camp. Mais le site n’a conservé aucune trace du lieu.

Dans les camps de concentration allemands, les Tsiganes ont été littéralement massacrés. On cite par exemple le chiffre de 20.000 pour la seule nuit du 31 juillet 1944, à Auschwitz. Le 1er août, un officier SS d’Auschwitz put écrire, après l’envoi des Tsiganes à la chambre à gaz : "

Mission terminée, traitement spécial exécuté ". Traitement spécial ! Pire encore que celui que subirent les Juifs, les handicapés, les malades mentaux, les homosexuels, les communistes, les résistants ! Et au total, pour la seule Allemagne, cinq à six cent mille Gitans, Roms, Kalderas, Manouches, auraient péri. A Dachau, les Tsiganes étaient tués le jour même de leur arrivée, ou le lendemain. Simplement parce qu’ils étaient nés Tsiganes.

Comme les Juifs, les Tsiganes ont été victimes de l’idéologie nazie, politique de la race afin de régénérer le sang allemand, et politique de l’espace pour la création d’une Grande Allemagne débarrassée des éléments impurs, étrangers, inférieurs. L’élimination des Tsiganes aura d’autant mieux été acceptée, que la mise à l’index était ancienne.

Aucune voix ne s’élève pour défendre la cause des Tsiganes discriminés, stérilisés, persécutés, spoliés, exterminés . Nulle mémoire, nulle indemnité, nulle commémoration. Rien. Le vide absolu. Ostracisme complet.

Définitif ?

Jusqu’à mon dernier souffle, je me battrai pour la reconnaissance de ce peuple admirable (et pour la reconnaissance de leurs souffrances passées et présentes, note d'eva ajoutée  ce 3.2.11)


Eva R-sistons


Visitez : Mémoire juive et éducation

Lire : rue89 (Les roms ne veulent plus être « de la chair à expulsion »)

http://www.pyepimanla.com/mars-2008/articles/actualites/tsiganes-shoah.html

 

 

 

 

(eva) : Le traitement des Tsiganes,

particulièrement des Roms,

dans la France de Sarkozy,

est intolérable.

Et que dire en Roumanie ?

Directeur du cirque Romanès :

 

 

Entendu sur Public Sénat, ce 31 janvier 2011.

Le directeur du merveilleux cirque tsigane Romanès

(inquiété par l'Etat impitoyable qui se met en place)

annonce, tenez-vous bien, c'est effroyable :

 

ROMS

 

Les jeunes filles Roms, en Roumanie, ressortent stérilisées des hôpitauxEt il ajoute : On fait état de cas de jeunes mères à qui l'on annonce que leur enfant est mort-né, et elles ne peuvent même pas voir leur bébé !

 

Par ailleurs, au cours de ce débat j'ai entendu ceci : "Les Nazis ont détruit 98 % des familles bohémiennes les plus intégrées, toutes leurs élites ont été exterminées, concernant l'holocauste tsigane c'est seulement MAINTENANT, pour la première fois, qu'un Tsigane a pu s'exprimer devant le Parlement européen !" La reconnaissance des crimes passés se fait lentement, discrètement,  un monument mémoriel a été construit à Berlin, mais les discriminations à l'encontre des individus comme des collectivités, continuent.. Dans la France de Sarkozy, par exemple, refus de scolarisation, d'hébergement, et expulsion de groupes entiers, en infraction à la Constitution ! 

 

sur mon blog R-sistons à l'intolérable


L'Europe doit réagir !


 

 

Les Tsiganes furent, comme les Juifs,

interpellés et mis dans des camps.
Voici une carte des camps de concentration en France.

Les camps pour Tsiganes figurent en bleu :


Carte des camps en France

 

Un autre peuple victime de l'extermination : les Tsiganes

« Et les Tsiganes ? » me demande-t-on. « Pourquoi est-ce qu'on en parle presque pas ? »

Il faut comprendre que les Tsiganes sont un peuple de l'oral plus que de l'écrit. Aussi a-t-on beaucoup moins de témoignages de survivants. D'autre part, le racisme contre les gitans, tsiganes, gens du voyage a continué après la guerre, et de nos jours encore.

Sommaire :

Un exemple de camp pour Tsiganes : le camp de Jasenovac en C

 

Le camp de concentration pour Tsiganes de Montreuil-Bellay
Le camp de concentration pour Tsiganes de Montreuil-Bellay

Ces camps furent rapidement détruits et oubliés après la guerre. Il fallut attendre 1985 pour qu'une plaque soit apposée à Poitiers :

Plaque commémorative apposée en 1985 à Poitiers

Plus tard, en 1994, une plaque additive fut apposée, qui évoquait le fait que ces crimes contre l'humanité avaient été « commis sous l'autorité de fait de l'Etat français ». En effet, ces camps étaient administrés, gardés par le régime de Vichy.

Une extermination qui a touché toute l'Europe


La déportation des Tsiganes vers les camps d'extermination
Source : Martin Gilbert, Atlas de la Shoah, Editions de l'Aube, 1992
La déportation des Tsiganes vers les camps d'extermination
La carte signale l'existence de divers camps et aussi de lieux où les femmes tsiganes étaient stérilisées contre leur volonté.
Ce fut le cas à Valognes, dans le département de la Manche (50).


Carte du génocide des tsiganes
Source : Richard Overy, Atlas historique du IIIe Reich, Editions Autrement, 1999

    Furent exterminés :
  • plus du quart des Tsiganes de France ou de Hongrie,
  • près de la moitié des Tsiganes de Yougoslavie ou de Lettonie,
  • les trois quart des Tsiganes d'Allemagne ou de Belgique,
  • la totalité des Tsiganes des Pays-Bas, du Luxembourg  et de Lituanie .

 

Femme tzigane, l'une des rares survivante d'Auschwitz. Elle porte un tatouage sur le bras.
Femme tzigane, l'une des rares survivante d'Auschwitz. Elle porte un tatouage sur le bras.

Expériences médicales à Auschwitz


Enfants tsiganes castrés au cours de prétendues "expériences médicales" à Auschwitz-Birkenau, en 1944
Enfants tsiganes castrés au cours de prétendues "expériences médicales" à Auschwitz-Birkenau, en 1944


L'exemple du camp de Jasenovac, en Croatie

Jasenovac

 
Quelques Tsiganes ont été mis au travail dans le camp III C, nommé le camp tsigane. Les autres ont été exterminés à leur arrivée ou peu après. Les Tsiganes épargnés pour servir de main-d'œuvre devaient travailler dans une usine de briques, une scierie et devaient creuser des canaux d'irrigation. Ils finissaient également par mourir, battus à mort, de faim et d'épuisement.
Les Tsiganes vivaient dans des tentes ou à ciel ouvert, affamés et les pieds nus, au soleil et sous la pluie. La nourriture qu'ils recevaient était pire encore que celle des autres détenus et les oustachis [les nazis croates] prenaient un plaisir particulier à les frapper et à les fouetter. La nuit tombée, ils en sortaient quelques-uns du camp pour les tuer.
L'entrée du camp de Jasenovac 
Photo d'une porte en pierre avec une voute. Une pancarte avec peinte en gosses lettres l'inscription : RADNA SLUZBA, STASKE OBRANE, SABIRNI LOGOR BR. III
Certains détenus non tsiganes ont essayé de cacher les Tsiganes des oustachis. Parmi eux, il y avait un violoniste du nom de Jovanovic. Mais le commandant du camp, Filipovic, l'a alors découvert et tué. L'hôpital du camp ne recevait pas de Tsiganes. Le prêtre des oustachis, surnommé père Satan, avait ordonné que tous les Tsiganes malades soient exécutés.
Certains des Tsiganes arrivés à Jasenovac étaient musiciens. Les oustachis ont créé plusieurs groupes de musiciens tsiganes. En juin 1942, les Tsiganes et d'autres prisonniers ont été forcés à jouer en concert. Ils ont été tués juste après.
Les conditions de vie du camp III C étaient si terribles que l'on devait nettoyer le camp tous les matins de quelque 40 corps de détenus qui étaient morts de froid.
Bozidar F travaillait à la blanchisserie du camp. Il avait pu cacher son identité. Un autre Tsigane — un violoniste du nom de Vaso — jouait dans l'orchestre du camp. Ces deux Tsiganes ont été les seuls, avec deux Tsiganes allemands de Thuringe qui avaient travaillé dans une foire comme avaleurs de feu, à survivre au carnage jusqu'aux derniers jours du camp.

L'extermination à Ustice et à Gradina

Un survivant, Dusan Culum, raconte :
Tous les jours, six à douze wagons de Tsiganes arrivaient à Jasenovac. Ils devaient débarquer du train devant le camp et s'asseoir par terre. Le commandant du camp, Luburic, ou d'autres responsables oustachis leurs désignaient l'endroit où ils seraient installés pour travailler. Les oustachis prenaient d'abord les hommes et leur racontaient qu'ils seraient envoyés en Allemagne. Ils leur faisaient chanter "Béni soit Pavelic" [chef nazi croate] en les embarquant. Ils les faisaient monter sur des radeaux pour traverser le fleuve jusqu'à Ustice et les plaçaient dans des maisons dont les occupants serbes avaient été tués. Les maisons étaient entourées de barbelés et formaient un petit camp. Puis les oustachis tuaient les Tsiganes avec des maillets et les enterraient dans les jardins. Après avoir tué les hommes, ils revenaient et tuaient les femmes et les enfants.

 

http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/tsiganes.htm

 

 

 

Février 1940, les nazis testent le Zyklon B à Buchenwald sur 250 enfants tziganes. Décembre 1942, Himmler signe le décret de déportation des Tziganes d'Allemagne vers Auschwitz, au "camp des familles gitanes". Selon les historiens, entre 500 000 et 700 000 Tziganes ont été assassinés sous Hitler. Cela porte un nom : c'est un génocide.
 

 

http://www.internationalnews.fr/


L'Europe doit reconnaître

le génocide tzigane

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commentaires

Laury 03/02/2011 23:15



Merci Eva ceci est a diffuser le plus largement possible pourquoi toujours que les Juifs


La souffrance n'a pas de nationalité ni d'ethnies ni de "race"


N'oublions pas non plus les Russes


Je craint qu'avec tout les Sionistes et leurs caniches Français cette état de faite ne changera


que sous la contrainte !!!



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