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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 05:16
http://solidmar.blogspot.com/2010_06_06_archive.html
Un chercheur américain découvre un nouvel agent pathogène dans les plantes GM Roundup Ready

Un éminent chercheur scientifique américain vient d’envoyer une "alerte urgente" au secrétaire américain pour l’agriculture, Tom Vilsack, à propos d’un nouvel agent pathogène trouvé dans les plantes de soja et de maïs RR, des OGM génétiquement modifiés pour tolérer l’herbicide ‘Roundup’ : cet agent pathogène peut être tenu pour responsable de taux élevés d’infertilité et d’avortements spontanés chez le bétail.

Une lettre ouverte a été publiée par ‘Farm and Ranch Freedom Alliance’, une organisation américaine fondée et dirigée par Judith McGeary pour la sauvegarde des fermes familiales aux Etats-Unis. La lettre, écrite par Don Huber, professeur émérite à l’Université Purdue, et adressée au secrétaire d’état à l’Agriculture, Tom Vilsack, met en garde contre un agent pathogène "nouveau pour la recherche scientifique", qui a été découvert par "une équipe de scientifiques chevronnés travaillant sur les plantes et sur les animaux".

Huber indique que ce sujet devrait être traité de toute urgence, car cet agent pathogène nouveau pourrait entraîner « un effondrement des marchés d’exportation du maïs et du soja à partir des États-Unis et des perturbations importantes dans les fournitures des denrées alimentaires pour les êtres humains et les animaux ».

La lettre semble avoir été écrite avant que le secrétaire d’état à l’Agriculture aux Etats-Unis, Tom Vilsack, n’ait annoncé sa décision d’autoriser sans restriction, le 1er Février 2011, la mise en culture commerciale de la luzerne génétiquement modifiée, dans l’espoir de convaincre le ministre de l’Agriculture d’imposer un moratoire au lieu d’une déréglementation concernant les plantes cultivées RR (Roundup Ready), des OGM présentant une tolérance à l’herbicide commercial ‘Roundup’.

Le nouvel agent pathogène semble être associé à de graves maladies qui sont omniprésentes dans les végétaux : le syndrome de mort subite chez le soja et le flétrissement de Goss chez le maïs, mais ses effets présumés sur les animaux d’élevage est alarmant.

Huber se réfère à "des rapports récents qui font état de taux d’infertilité de plus de 20% chez les génisses laitières, ainsi que d’avortements spontanés chez les bovins qui peuvent atteindre jusqu’à 45%".

Cela pourrait être le pire cauchemar résultant du génie génétique, contre lequel certains scientifiques - y compris moi-même - ont mis en garde depuis des années [1] : la création involontaire de nouveaux agents pathogènes par le biais de transfert horizontal de gènes et les recombinaisons.

Huber écrit en conclusion : « J’ai étudié les agents pathogènes des plantes depuis plus de 50 ans. Nous assistons actuellement à une tendance sans précédent de l’augmentation des maladies et des troubles chez les végétaux et les animaux.

Cet agent pathogène peut jouer un rôle dans la compréhension et la résolution de ce problème. Il mérite une attention immédiate avec des ressources financières importantes pour éviter un effondrement général de notre infrastructure agricole en situation critique ».

Source : Jill Richardson, La Vida Locavore, 18 février 2011

La lettre complète de Huber est reproduite ci-après.

Monsieur le Secrétaire Vilsack :

Une équipe de scientifiques confirmés, travaillant sur les végétaux et les animaux, ont récemment attiré mon attention sur la découverte en microscopie électronique d’un agent pathogène qui semble avoir un impact négatif significatif sur la santé des plantes, des animaux, et probablement sur les êtres humains.

Basé sur un examen minutieux des données disponibles, cet agent pathogène est très répandu, très grave, et il se trouve à des concentrations beaucoup plus élevées dans les plantes de soja et de maïs Roundup Ready (RR) [plantes génétiquement modifiées pour tolérer l’herbicide Rooundup’], ce qui suggère un lien avec le gène RR ou plus probablement avec la présence de l’herbicide Roundup. Cet organisme semble tout à fait NOUVEAU pour la recherche scientifique.

Cette information est très sensible : il pourrait en résulter un effondrement des marchés d’exportation du maïs et du soja américains, ainsi que des perturbations importantes dans la fourniture des denrées alimentaires nationales pour les êtres humains et pour les pour les animaux d’élevage. D’autre part, ce nouvel organisme pathogène peut déjà être tenu pour responsable de dommages significatifs (voir ci-dessous).

Mes collègues et moi-même sommes donc en train de recentrer et d’approfondir notre enquête, le plus rapidement possible et en toute discrétion ; nous sollicitons également l’assistance de l’USDA [le Ministère de l’Agricullture aux Etats-Unis] et d’autres institutions pour identifier la source, la prévalence, les conséquences et les remèdes, relativement à cet agent pathogène nouveau.

Nous informons l’USDA de nos conclusions à ce stade précoce, en particulier en raison de votre décision en suspens, concernant l’approbation et l’autorisation de la luzerne RR. Naturellement, si soit le gène RR, soit le Roundup lui-même, s’avérait être un promoteur ou un co-facteur de cet agent pathogène, alors une telle autorisation pourrait être une calamité. Sur la base des données actuelles, la seule action raisonnable en ce moment serait de retarder la déréglementation, au moins jusqu’à ce que suffisamment de données puissent, le cas échéant, mettre le système RR hors de cause. Au cours des 40 dernières années, j’ai été un chercheur scientifique dans des organismes professionnels et militaires qui permettent d’évaluer et de préparer les menaces biologiques naturelles et artificielles, y compris la guerre bactériologique et l’apparition d’épidémies. Sur la base sur cette expérience actuelle, je crois que la menace à laquelle nous sommes confrontés avec cet agent pathogène est unique et que nous sommes face à une situation à haut risque. En termes simples, le sujet devrait être traité de toute urgence. Un ensemble diversifié de chercheurs travaillant sur ce problème ont contribué à apporter diverses pièces du puzzle, qui présentent ainsi dans son ensemble les scénaris suivants qui sont inquiétants :

Des propriétés physiques tout à fait particulières

Cet organisme, jusque-là inconnu, n’est visible que sous un microscope électronique (36.000 X), avec une gamme de taille approximativement égale à celle d’un virus de taille moyenne. Il est capable de se reproduire et semble être un organisme qui ressemble à un champignon. Si c’était le cas, ce serait le premier de ces micro-champignons jamais identifiés auparavant. Il est manifeste que cet agent infectieux favorise les maladies des plantes et des mammifères, ce qui est en fait très rare.

Localisation et concentration de l’agent pathogène

Il est présent avec des concentrations élevées dans la farine de soja et le maïs Roundup Ready, dans la farine de distillateurs, et dans les aliments de fermentation pour animaux ; il est contenu dans l’estomac de porc, ainsi que dans les placentas de porcs et de bovins.

L’agent pathogène est lié à des flambées de maladies des plantes L’organisme est prolifique dans les plantes infectées, notamment dans le cas de deux maladies qui sont omniprésentes et qui font baisser les rendements pour les agriculteurs : le syndrome de mort subite (SDS) chez le soja, et le flétrissement Goss chez le maïs. L’agent pathogène se retrouve également dans l’agent fongique Fusarium solani fsp du soja, qui est responsable du syndrome de mort subite chez cette espèce cultivée.

L’agent pathogène est impliqué dans l’insuffisance de la reproduction animale Les tests de laboratoire ont confirmé la présence de cet organisme dans une grande variété d’animaux qui ont subi des avortements spontanés et qui présentent une infertilité. Les résultats préliminaires des recherches en cours ont également été en mesure de reproduire les avortements en milieu clinique. L’agent pathogène peut expliquer la fréquence croissante des cas d’infertilité et des avortements spontanés observés aux Etats-Unis au cours des dernières années, chez les bovins, les vaches laitières, les porcs et les chevaux. Il s’agit notamment des rapports récents qui font mention des taux d’infertilité de plus de 20% chez les génisses laitières, et des avortements spontanés chez les bovins à des taux élevés qui atteignent jusqu’à 45%. Par exemple, 450 des 1.000 génisses gestantes qui avait reçu comme nourriture du ‘wheatlage’ [plantes ensilées après broyage au champ], ont connu des avortements spontanés. Sur la même période, 1.000 autres génisses, provenant du même troupeau, qui avaient été élevées et nourries avec du foin, n’ont présenté aucun avortement. Des concentrations élevées de l’agent pathogène ont été confirmées dans le ‘wheatlege’, qui avait probablement été conduit selon des pratiques faisant appel au glyphosate pour la gestion des mauvaises herbes dans les cultures. Recommandations

En résumé, en raison de la présence abondante de ce nouvel agent pathogène animal dans des OGM végétaux ‘Roundup Ready’, et de son association avec des maladies des plantes et des animaux qui atteignent des proportions épidémiques, nous demandons la participation de l’USDA dans une enquête et une recherche entre les diverses agences impliquées ; nous demandons également un moratoire immédiat sur la déréglementation des cultures de plantes génétiquement modifiées RR, jusqu’à ce que la relation de causalité ou une prédisposition avec le glyphosate et les plantes OGM RR puisse être écartée, comme une menace manifeste pour les productions végétales et animales, ainsi que pour la santé publique chez les êtres humains.

Il est urgent d’examiner si les effets secondaires de l’utilisation de glyphosate peuvent avoir facilité la croissance de ce pathogène, ou s’ils ont permis de causer plus de dommages et un affaiblissement chez les plantes et les animaux hôtes.

Il est bien connu et bien documenté que le glyphosate favorise les agents pathogènes du sol et qu’il est déjà impliqué dans l’augmentation de plus de 40 maladies des plantes : il déstabilise le mécanisme de défense des plantes par chélation des nutriments essentiels, et il réduit la biodisponibilité des nutriments dans les aliments, ce qui peut causer des troubles chez les animaux. Pour bien évaluer ces facteurs, nous demandons un accès aux données pertinentes disponibles au sein de l’USDA [Ministère de l’Agriculture des Etats-Unis].

J’ai étudié les agents pathogènes des plantes depuis plus de 50 ans. Nous assistons actuellement à une tendance sans précédent de l’augmentation des maladies et des troubles chez les végétaux et chez les animaux. Cet agent pathogène peut jouer un rôle dans la compréhension et la résolution de ces problèmes. Il mérite une attention immédiate et des ressources financières importantes pour éviter un effondrement général de notre infrastructure agricole en situation critique.

Cordialement,

COL (retraité) Don M. Huber Professeur émérite à l’Université Purdue Coordinateur APS, USDA Système national de récupération des maladies des plantes (NPDRS)





[1] Ho MW. Genetic Engineering Dream of Nightmare ? The Brave New World of Bad Science and Big Business, Third World Network, Gateway Books, MacMillan, Continuum, Penang, Malaysia, Bath, UK, Dublin, Ireland, New York, USA, 1998, 1999, 2007 (reprint with extended Introduction). http://www.i-sis.org.uk/genet.php

 

http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article832

 

 

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jeudi 9 décembre 2010

LE MARIAGE GATES ET MONSANTO




















La puissante Fondation Bill et Melinda Gates, dédiée officiellement à des projets philanthropiques, vient d’acquérir 500 000 actions de la société Monsanto. Grâce à un large réseau de connivences, c’est l’ouverture de nouveaux marchés pour le géant des semences agricoles génétiquement modifiées, et des menaces sur la sécurité alimentaire balayées par le grand vent des profits et de la spéculation. Enquête.

Créée en 1994 par le fondateur de Microsoft, la Fondation Bill et Melinda Gates gère un capital de 33,5 milliards de dollars pour financer ses projets “philanthropiques”. Un joli pactole investi à hauteur de 23 millions de dollars dans l’achat de 500 000 actions de Monsanto, comme le révélait la Fondation en août 2010. Acquisition aussitôt dénoncée par le mouvement international Via Campesina1. Gates-Monsanto, union entre deux monopoles des plus cyniques et agressifs : 90 % de la part de marché de l’informatique pour la premier, 90 % du marché mondial des semences transgéniques et la majorité des semences commerciales du monde pour le second. Négation même du fameux principe du capitalisme de “concurrence de marché”.

Désormais, la Fondation Bill et Melinda Gates utilise son influence sur les politiques mondiales de développement agricole, et incite paysans et agriculteurs à utiliser les semences et produits agrochimiques génétiquement modifiés de Monsanto.
Si doute il y avait, il n’est plus de mise. La Fondation Gates vient de jeter clairement le masque de la “philanthropie”.

Pour mieux conforter son emprise, la Fondation Gates a engagé en 2006 une collaboration avec la Fondation Rockfeller, “fondation caritative” privée dotée elle aussi d’un statut fiscal privilégié et fervent promoteur des OGM à destination des populations pauvres.

Ces deux grands humanistes se sont donc alliés pour mettre en oeuvre l’Alliance for a green revolution in Africa (Agra)2, “Alliance pour la révolution verte en Afrique”, qui est en train d’ouvrir le continent aux semences OGM et aux produits chimiques vendus par Monsanto, DuPont et Dygenta.

Selon La Via Campesina, environ 70 % des bénéficiaires de l’Agra au Kenya travailleraient directement avec Monsanto et près de 80 % des financements de Gates dans le pays seraient dédiés aux biotechnologies, terme délicat auréolé d’esprit scientifique pour signifier les OGM chahutés par de mauvais esprits. Sans état d’âme, Monsanto réserve une part importante de son budget au financement des procès motivés par la toxicité de ses produits.

Son fameux agent orange, faut-il le rappeler, utilisé durant la guerre du Vietnam par les armées US, continue aujourd’hui encore ses effets sur les populations. Et son herbicide, le Roundup, représente un véritable danger maintes fois démontré, pour les humains et les générations futures, les animaux domestiques, la faune et l’environnement.

La Coalition du Kenya pour la biodiversité commentait sans détour : “Agra est un poison pour nos systèmes de production et moyens de subsistance. Sous la bannière philanthropique du développement agricole, l’Agra finira par ronger le peu qui reste de l’agriculture durable en Afrique.”

En Afrique du Sud, pour citer un exemple, le maïs génétiquement modifié a produit peu ou pas de graines en 2009, et des centaines d’agriculteurs ont été touchés, jusqu’à 80 % de leurs récoltes pour certains. Et si Monsanto a compensé les agriculteurs d’une certaine importance qui avaient acheté des produits défectueux, il n’a rien donné aux plus modestes qui avaient reçu gratuitement des sachets de mauvaises graines.
Encore un bel exemple de cynisme et de mépris pour les plus faibles.
En 2008, 30 % du fonds de développement agricole de la Fondation Gates a servi à la promotion et au développement des variétés de semences OGM. Ce qui donne une idée des milliards générés et de l’intérêt des nouveaux marchés.
Sous couvert de dévouement humanitaire et grâce notamment à ses liens avec la Fondation Rockfeller, la Fondation Bill et Melinda Gates ouvre donc de nouveaux marchés à Monsanto.

Et comme ce n’était pas encore assez, la Fondation Bill et Melinda Gates s’est adjoint les ministres des Finances des USA, du Canada, d’Espagne et de Corée du Sud. Cette belle brochette a promis 880 millions de dollars pour créer un programme mondial sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, "Global agriculture and food security program".

Lequel “programme” serait géré par la Banque mondiale pour prendre en compte le problème de la faim et de la pauvreté dans le monde. Premier “cadeau” annoncé en juin 2010 : 35 millions de dollars à Haïti pour favoriser l’accès des petits paysans aux “intrants agricoles, à la technologie et aux chaînes de productions”.

Le mois précédent, Monsanto faisait part de son intention de donner 475 tonnes de semences à Haïti... distribuées par l’Usaid, Agence américaine pour le développement international qui a soutenu les pires dictatures (Haïti : le cadeau mortifère de la société Monsanto, Golias Hebdo n°136, juin 2010). Petit détail qui en dit long : l’administrateur d’USAID, Rajiv Shah, travaillait auparavant pour la Fondation Gates, avant d’être recruté par le gouvernement américain en 2009. Et si on ajoute que Rob Horsch, ancien vice-président de Monsanto pour le développement international, est actuellement directeur du programme de développement agricole de Gates, on aura une idée des liens qui relient tout ce petit monde.

Ce “cadeau” de Monsanto à Haïti ressemble à s’y méprendre à une action de marketing bien rodée soutenue au plus haut niveau. Généreuse en diable, la Fondation Bill et Melinda Gates octroie également des fonds à Feed the Future, gérée par le gouvernement étasunien, qui pourrait se résumer par la recherche de nouvelles ouvertures pour les entreprises US.

Et s’il était utile de préciser davantage, le vice-président de Monsanto, Gerald Steiner, devait affirmer que “Feed the Future était une entreprise très intéressante, qui tient compte des impératifs du marché dans lequel Monsanto et d’autres compagnies doivent opérer”.

Pour Haïti, déjà victime du séisme du 12 janvier 2010 (Haïti : les arrière-plans d’un séisme annoncé, Golias Hebdo n°122, mars 2010), du déferlement des mercenaires de la foi (Comment la scientologie prospère sur les ruines d’Haïti, Golias Hebdo n° 139, juillet 2010) et d’une épidémie de choléra, l’aide humanitaire a de curieux accents.
Les semences Monsanto ? Seule la première génération est fertile et il est impossible de réensemencer les champs à partir de ces graines. Pour continuer, reste à acheter régulièrement de nouvelles graines à Monsanto.

Déjà, la destruction programmée de l’agriculture et de l’élevage, en faveur des produits étasuniens, avait cumulé d’immenses bénéfices et favorisé la dépendance alimentaire de Haïti. Désormais, Gates, Monsanto et consorts achèvent le travail.
D’après l’Onu, 75 % de la diversité génétique des plantes du monde a disparu à mesure que les paysans abandonnaient leurs semences natives pour utiliser les variétés génétiquement modifiées. La Via Campesina, pour sa part, maintient que la meilleure façon d’assurer une alimentation saine, de revitaliser les économies rurales et de mettre en oeuvre des politiques de souveraineté alimentaire est l’utilisation des semences natives.

L’homogénéité génétique rend les paysans plus vulnérables aux changements climatiques brusques, au contraire des semences natives adaptées aux différents microclimats. Une prise de conscience s’affirme, ponctuée notamment par le documentaire sur les méfaits des produits Monsanto diffusé le 3 juin 2010 dans la salle paroissiale de l’église catholique de Hinche (Haïti), à l’inititative du Mouvement paysan Papaye.

Le blé, base traditionnelle de l’alimentation des deux tiers des habitants de la planète, n’est pas à l’abri. Des chercheurs britanniques viennent de publier cette année une ébauche de son génome, “étape pour améliorer la production de cette céréale clé de l’alimentaiton mondiale”. Les génomes du riz, du soja, du maïs avaient été séquencés, mais pas le blé qui éveille dès à présent de nouveaux appétits. Monsanto se frotte déjà les mains... L’idée était dans l’air, puisqu’en 2008, la Fondation Bill et Melinda Gatesavait attribué la somme de 26,8 millions de dollars à l’université de Cornell (état de New York) pour des recherches sur le blé et 1,6 million de dollars aux chercheurs de l’état de Washington pour développer des variétés de blé OGM résistant à la sécheresse.

La Fondation Rockfeller a investi pour sa part plus de 100 millions de dollars ces trente dernières années dans la recherche génétique. Et comme on n’est jamais assez prévoyant pour amasser encore plus, Monsanto, les fondations Gates, Rockfeller et Syngenta (multinationale basée en Suisse, spécialisée dans les OGM et les semences agroindustrielles) participent à coups de millions de dollars dans la construction d’une banque des semences, dans l’archipel norvégien de Svalbard.

Il est prévu d’y stocker jusqu’à trois millions de variétés de semences provenant du monde entier afin de “garantir la préservation de la diversité des produits agricoles pour le futur”. Ces semences sont pourtant déjà protégées, en plusieurs exemplaires, dans différentes banques de semences qui existent dans le monde. Mais en cas de catastrophe climatique, il suffira de les vendre très cher aux agriculteurs. “Nous voulons faire le bien dans le monde, mais nous voulons aussi satisfaire nos actionnaires”, déclarait dernièrement Gerard Steiner, de Monsanto. On le croit volontiers dans sa volonté de satisfaire les actionnaires. Quoi qu’il en coûte à l’équilibre de la planète et peut-être à sa survie.

Eva Lacoste

1. Via Campesina : 150 organisations, 70 pays, cinq continents. Mouvement international, il représente les paysans, les travailleurs agricoles sans terre, les pêcheurs, les paysannes, les jeunes et les peuples autochtones.

2. Le conseil de l’Agra est présidé par Kofi A. Annan, ancien secrétaire général des Nations-Unies. Le président est le A. Namanga Ngongi, ancien directeur génénral adjoint du Programme mondial pour l’alimentation des Nations-Unies. L’Agra travaille notamment avec le soutien de la Fondation Rockfeller et de la Fondation Bill et Melinda Gates, du Département pour le Développement International du Royaume-Uni. Se reporter au site www. agra-alliance.org ou tout ce qui n’est pas dit explicitement sur les nouvelles voies pour améliorer les cultures africaines.

Article publié dans le numéro 160 Golias Hebdo semaine du 25 novembre au 1er décembre 2010



LE CRIME ORGANISÉ

 
Le rapprochement Gates Monsanto annonce le mariage entre deux monopoles parmi les plus cyniques de la période contemporaine et démontre une fois de plus l’alliance du pouvoir et de l’argent.

Derrière l’image d’une société propre et verte décrite par la propagande publicitaire et les grands discours, un projet hégémonique qui menace la sécurité alimentaire de la planète et son équilibre écologique. Véritable machine de guerre qui dispose de nombreux moyens de pression, sait jouer de la corruption et n’hésite pas à se débarrasser de ses opposants d’une manière ou d’une autre.

Défavorisés par des échanges internationaux inéquitables, l’accaparement des terres et la production d’agrocarburants, les pays du Sud sont l’objet de nouvelles pressions qui illustrent la logique implacable des grandes multinationales.

Dévastée par un tremblement de terre, abattue par le choléra, Haïti fait l’objet d’“attentions” qui ne pourront que conforter malnutrition, maladies et violences.
Le détournement de l’aide humanitaire à des fins commerciales et la privatisation des politiques alimentaires est certainement un des plus grands scandales actuels. Au risque de nouvelles déstabilisations, sous le regard complice des grands Etats et des organismes internationaux.

Habitués à dicter leur loi aux gouvernements, Monsanto, Gates, Blackwater et alliés avancent comme un rouleau compresseur à l’assaut du monde et de ses habitants. Jusqu’à quand ?

Golias
Article publié dans le numéro 160 Golias Hebdo semaine du 25 novembre au 1er décembre 2010

















VÉRITABLE MACHINE DE GUERRE :
BLACKWATER + MONSANTO + GATES


Dans une entreprise comme Monsanto, quelques gros bras ne sont pas inutiles.
La plus grande armée de mercenaires du monde, la compagnie Blackwater (ajourd’hui appelée XeServices) agit pour son compte, et par conséquent pour celui de ses alliés. C’est ce que révélait l’article de Jeremy Scahill, Blackwater’s Black Ops, “Les opérations secrètes des Blackwater”, paru dans l’hebdomadaire américain The Nation du 15 septembre 2010.

De nombreux militaires et anciens officiers de la CIA travaillent pour Blackwater, bien connue pour ses massacres de civils en Irak, spécialiste de l’information, du renseignement et de l’infiltration, jusqu’au lobbying politique et la formation paramilitaire. Selon Scahill, les affaires avec les multinationales comme Monsanto, Chevron, deuxième compagnie pétrolière US, les géants de la finance comme Barclays et Deutsche Bank, sont conduites par deux sociétés appartenant à Erik Prince, fondateur de Blackwater en 1997 et actionnaire majoritaire : Total Intelligence Solutions et Terrorism Research Center, dont les fonctionnaires et administrateurs ont en commun Blackwater. Directeur de Total Intelligence et homme de la CIA connu pour sa brutalité, Cofer Black était entré en contact avec Monsanto en 2008 pour espionner et infiltrer les organisations de militants des droits des animaux et des anti-OGM.

L’actualité américaine liée aux élections sénatoriales incite à un petit arrêrt sur la personnalité d’Erik Prince. Né en 1969 à Holland dans le Michigan, au sein d’une famille très fortunée, Erik Prince passe notamment par le très conservateur Hillsdale College, fait campagne pour la candidature présidentielle de Pat Buchanan, concurrent de droite de George Bush père, et intègre le Family Research Council de Gary Bauer, mouvement ultra conservateur dédié “aux valeurs de la famille”.

Erik Prince fait partie du Conseil secret de la politique nationale, club très fermé d’une centaine de conservateurs industriels, hauts fonctionnaires ou personnalités des médias. Fondamentaliste affirmé, il est tout naturellement un ferme soutien du Parti républicain. L’une de ses soeurs a été secrétaire générale de sa section locale du Michigan à deux reprises, et son époux n’est autre que le PDG d’Amway Dick DeVos, personnalité républicaine et fils du très riche Richard Devos dont Forbes chiffrait en 2007 la fortune à 2,4 milliards USD. Dans un tel contexte, on a comme une petite idée des contre-pouvoirs en action aux Etats-Unis. E. L.

Article publié dans le numéro 160 Golias Hebdo semaine du 25 novembre au 1er décembre 2010


RÉVOLUTION VERTE : LA COULEUR DU DOLLAR

“Révolution verte”, verte comme la couleur du dollar, remonte à février 1945 au Mexique, lorsque la conférence panaméricaine de Chapultepec définit les nouvelles bases de l’ordre mondial et met en place l’hégémonie économique des USA. Poste avancé de l’empire US, la Fondation Rockfeller installe au Mexique un centre de recherche agronomique et développe des variétés “améliorées” de céréales avec l’aide de Henry A. Wallace, fondateur de Pioneer Hi-Bred Seed Company, première entreprise mondiale de semences de maïs F1 (rachetée ensuite par DuPont, géant de la chimie). Wallace a été également ministre de l’Agriculture de 1933 à 1940 et vice-président des USA en 1940.

La révolution verte a été vendue à l’opinion publique comme la solution pour résoudre les problèmes de la faim dans le monde, à commencer pour les pays test, Mexique, Inde, Philippines... Comme l’ont démontré par la suite les analyses économiques et politiques, la “Révolution verte” n’a été rien d’autre qu’une opération marketing permettant de développer une activité mondiale d’agrobusiness qui permettrait à Rockfeller de détenir une position de monopole comme l’avait fait dans l’industrie pétrolière US le grand-père Rockfeller.

Si l’année 1961 voit le triomphe de l’élite globaliste dans son rêve de contrôler l’alimentation des peuples, une voix discordante se fait entendre. Deux ans avant son assassinat (1963), John Kennedy commence à remettre en question la dictature des cartels de l’agrochimie. Sans doute influencé par l’ouvrage de Rachel Carson, Printemps silencieux, qui a sensibilisé l’opinion américaine aux problèmes environnementaux.

Auteur : Rédaction votresante.org
Source : www.votresante.org
ARTICLE : http://www.votresante.org/suite.php?dateedit=1291049997

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Published by Eva R-sistons - dans Eugénisme
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honorin 28/02/2011 14:31



toujours les bonnes infos , au bon moment ,ici ....



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