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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 04:03

http://pouvoiretpsychopathie.hautetfort.com/media/00/02/1954458310.jpg

Un génocide en Palestine ?

Billet posté le dimanche 4 janvier à 09:56 par Henri Goldman.

http://blogs.politique.eu.org/henrigoldman/20090104_un_genocide_en_palestine.html

Une guerre sanglante s’est rallumée à quelques milliers de kilomètres. Elle mobilise nos affects comme aucun autre conflit n’a jamais réussi à le faire. Et comme, en ce moment précis, nous nous sentons impuissants, ces affects se libèrent dans la surenchère des mots qui sont le substitut des armes. L’obsession qu’ils charrient est tout à fait singulière. Des deux côtés, cette obsession nous renvoie à la Seconde Guerre mondiale et au judéocide, comme si c’était indispensable pour sacraliser ses propres engagements. Cela fait des décennies qu’Israël fait payer aux Palestiniens le plus grand crime européen de toute l’histoire et inscrit le supposé « refus arabe » dans le grand refus éternel dont les Juifs seraient victimes. En miroir, sur les images de solidarité avec les bombardés de Gaza, on voit défiler des pancartes où l’étoile de David est mise en parallèle avec la croix gammée et Gaza avec Auschwitz. Sur Internet, des sites sérieux affirment que les Palestiniens sont victimes d’un génocide et suggèrent que ceux qui refusent de l’admettre et de le nommer comme tel ont la solidarité frileuse.

 

Faut-il se scandaliser de cette inflation terminologique ? « Il y a suffisamment d’arguments et d’adjectifs pour dénoncer et qualifier les atrocités commises par les forces d’occupation israéliennes pour qu’il soit nécessaire de les présenter comme des “actes de génocide”. Pour autant, à l’échelle humaine où se vivent les deuils, la souffrance d’une mère palestinienne qui vient de perdre son mari et ses trois fils dans un raid de “représailles” n’est pas moindre que s’ils avaient été les victimes d’un génocide estampillé. Je comprends qu’en de tels moments, on souhaite nommer sa douleur en choisissant parmi les mots disponibles ceux qui sont les plus de lourds de sens. Ce n’est sûrement pas face à elle qu’il faut s’indigner bruyamment de l’utilisation abusive d’un mot ou d’une référence. Même les cris de “Mort aux Juifs” (ou leur écho symétrique de “Mort aux Arabes”) et les appels à la vengeance ne m’apparaissent pas inhumains s’ils sont proférés dans le climat de paroxysme émotionnel qui entoure la mise en terre d’un être aimé à jamais disparu. Le scandale ne commence qu’après, quand des discours construits viennent donner une forme politique à cette souffrance et quand les propagandistes de causes douteuses s’abattent comme des charognards sur la douleur des femmes et des hommes qui pleurent leurs morts. » |1| C’est pourquoi je tiens ceux qui sont incapables de manifester leur solidarité sans verser de l’huile sur le feu pour des irresponsables qui insultent l’avenir.

 

Il faut pourtant s’interroger. « D’où vient cette obsession presque jubilatoire avec laquelle certains critiques d’Israël lui retournent ses références historiques les plus sacrées ? Les anciens génocidés seraient devenus les nouveaux génocidaires, les anciennes victimes (du racisme, des pogroms, de la violence d’État) seraient devenus, exactement dans les mêmes catégories, des bourreaux. (…) Manifestement, il s’est noué autour de la “Mémoire de la Shoah” une relation perverse entre Israël et le reste du monde, dans laquelle l’État hébreu s’adresse à lui au moyen de ce que les psys appellent un double bind, ou une injonction paradoxale. D’une part, il serait toujours le petit Poucet victime, État-mouchoir de poche au milieu d’un océan d’Arabes. À ce titre, il revendique toujours le droit de désigner les nouveaux Hitler qui se dressent devant lui : Nasser, Arafat ou Saddam Hussein et sa “quatrième armée du monde” |2|. D’autre part, il manipule avec une délectation certaine tous les attributs de la puissance face à ces Arabes “qui ne comprennent que la force”. »

 

Dans le même registre, j’ai reçu ce mail d’un ami juif emporté par la tornade nationaliste – celle qui vous attrape par les tripes et vous anesthésie le cerveau – qui s’en prenait à l’appel lancé par l’Union des progressistes juifs de Belgique à manifester le 31 décembre contre l’opération « Plomb fondu » |3| : « Formidable, vous allez vous retrouver une fois de plus avec des nazislamistes qui appellent au meurtre des juifs dans les mosquées, vous serez à côté de gens qui n’hésiteront pas, une fois de plus et vous les avez déjà entendus, à traiter tous ceux qui ne vont pas dans leur sens de “sales juifs”. » J’étais à la manifestation et n’ai rien vu de tel. Mais c’est maintenant, dans la durée, qu’il faudra continuer à faire preuve de sang-froid pour être, si c’est un tant soit peu possible, utile.


 

|1| Cette longue citation, ainsi que la suivante, sont extraites de mon essai Oublier Jérusalem ? Une approche d’Israël, du sionisme et de l’identité juive, Quartier libre, 2002. Quelques jours après sa publication, Israël déclenchait l’opération « Rempart » et réoccupait la Cisjordanie.

|2| Même Itzhak Rabin n’y avait pas échappé peu de temps avant sa mort, lui dont l’effigie se retrouvait en tenue de SS dans les manifestations du Likoud.

|3| Voir mon post précédent.

http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2009/01/04/11960576.html

 

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http://www.aredam.net/un-genocide-programme-celui-des-palestiniens.html

 

Ceci est un livret imprimé sur papier, qui est rendu public aussi sur Internet. Sa diffusion est libre.

Ce livret a été élaboré par le "Comité sur le Génocide en Palestine", Comité dont l'unique objet est la reconnaissance publique du génocide de Palestine, cette reconnaissance publique étant un moyen d'assurer la survie du peuple de Palestine.

Sommaire de cette page Internet :

Présentation du livret et de son auteur principal Ginette Hess Skandrani, par le Comité sur le génocide en Palestine.


Exposé de Ginette Hess Skandrani sur le Génocide en Palestine.

 

Annexe :

1 - Article 211-1 du code pénal français, relatif au crime de génocide.

2 - Convention du 9 décembre 1948, de l’ONU, pour la prévention et la répression du génocide.

3 - Résolution 3379 de l’ONU (10 novembre 1975)
Assimilation du Sionisme au racisme . Thèse ONU du 10.11.1975 au 16.12.1991

4 – Comité sur le génocide en Palestine :
Objet du Comité, et contacts.

5 - Carte de situation du Proche-Orient.

6 - Exposé historique sur la résistance des Palestiniens par Ginette Hess Skandrani (ce texte a été écrit en 2000).

 

 

 

UN GENOCIDE PROGRAMME :
CELUI DES PALESTINIENS.


Par Ginette Hess Skandrani


Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas !

dessin-1.jpg

Sommaire du livret

 

Présentation du livret et de son auteur,
par le Comité sur le génocide en Palestine. Page 3

UN GENOCIDE PROGRAMME : CELUI DES PALESTINIENS.
Par Ginette Hess Skandrani
« Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas ! ». Page 5

Annexe :
1 - Article 211-1 du code pénal français, relatif au crime de génocide. Page 46

2 - Convention du 9 décembre 1948, de l’ONU, pour la prévention et la répression du génocide. Page 47

3 - Résolution 3379, de l’ONU du 10 novembre 1975. Assimilation du Sionisme au racisme. Thèse ONU du 10.11.1975 au 16.12.1991.
Page 49

4 – Comité sur le génocide en Palestine :
Objet du Comité et contacts. Page 52
( Lire au sujet du comité une remarque importante dont il faut prendre connaissance )

5 – Carte de situation du Proche-Orient. Page 54

 

 

 

 

Présentation du livret et de son auteur,
par le Comité sur le génocide en Palestine.

 

Ce qui suit est un petit livret monstrueux, car ce qu’il contient est insupportable à lire. Ce livret décrit un génocide en cours, qui a commencé en 1948, et qui se poursuit depuis à chaque instant.

Ginette Hess Skandrani, l’auteur de ce livret, a passé la majeure partie de sa vie à défendre les peuples colonisés, dont le peuple de Palestine. Elle a séjourné en Palestine dans les camps, fréquenté des Palestiniens, et a été en relation avec des organisations de ce peuple. Elle n’a jamais renoncé à lutter aux côtés des Palestiniens, et n’a jamais accepté de se compromettre avec leurs bourreaux. C’est ce qu’on lui reproche, et c’est pourquoi on la fait passer pour une antisémite, alors qu’elle est d’origine tzigano-juive, et pour quasiment une nazie, alors que beaucoup de membres de sa famille lointaine, ont été déportés dans des camps de concentration nazis.

L’auteur, malgré son âge, et de multiples persécutions dont dernièrement une agression physique par quatre « sbires » sionistes à son domicile, ne faiblit pas. C’est le genre de personne rare qui jusqu’au bout restera à faire face à ce qui est l’une des pires monstruosités que la violence humaine ait engendré.

Les pages qui suivent sont issues de l’expérience intime de l’auteur. Cette expérience est irremplaçable, et son témoignage devait être transcrit sur le papier, afin d’ouvrir les yeux aux lecteurs.

Il n’y a pas de mots pour qualifier ce qui se passe en Palestine, hormis peut-être celui d’abomination.
Ce document est une tentative, et sans doute l’une des plus sincères et authentiques, pour restituer cette réalité.

Les mots de droit, qui décrivent juridiquement ce qu’est un génocide, tels ceux de la Convention de l’ONU de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, et ceux de l’article 211-1 du code pénal français relatif à la répression du crime de génocide, suivent ce texte et le complètent.

C’est à chacun de juger si ces textes de droit s’appliquent bien à ce que l’auteur décrit.

 

 

 

UN GENOCIDE PROGRAMME :
CELUI DES PALESTINIENS.

Par Ginette Hess Skandrani


Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas !


En Palestine occupée, on peut observer depuis un demi-siècle les formes modernes d’un génocide commis tranquillement, avec un aplomb hallucinant, au vu et au su de tout le monde : massacres par bombardement de populations civiles, enfants tués ou estropiés par des snipers, démolition de maisons, rationnement de l'eau, empoisonnement des puits, des animaux, des cultures, diffusion de gaz toxiques, empêchement d'accéder aux soins et à l'école, destruction des écoles et des universités, entraves aux accouchements, avortements provoqués par empoisonnements par des gaz, irradiation des populations dans certains check points, assassinat des élites intellectuelle, religieuse, scientifique et politique, puits bouchés, oliviers arrachés, destruction de la vie culturelle, sociale et économique, commerces, usines, ateliers et champs démolis, villages et bourgs rasés jusqu'aux fondations, déportations de masse organisées par la terreur des massacres et par l'épuisement, production d'électricité détruite, destruction des infrastructures sanitaires, égouts et tuyaux d'écoulement d'eaux détruits, ambulances, cliniques et hôpitaux détruits, médecins et infirmières assassinés, stress continuel par drones volant la nuit, avions passant le mur du son tous les jours, tortures, disparitions, kidnappings, punitions et persécutions collectives, couvre-feu permanent, chantage, famine organisée par l'occupant. Plus de la moitié des palestiniens souffre de malnutrition et de sous-alimentation chronique grave entraînant chez plus du tiers des enfants des invalidités et des déficiences définitives à vie. Plus de dix mille prisonniers croupissent dans les prisons sionistes, dont de nombreuses femmes et beaucoup d'enfants. L'usage de la torture est constant, et se déroule sous le contrôle de médecins israéliens.

 

 

 

* GAZA N’EST PAS LIBEREE SON EMPRISONNEMENT S’EST JUSTE RAFFINE.

 

La bande de Gaza que l’on nous présente comme territoire libéré est un tout petit territoire d'une longueur de 40 km sur 10 de large, soit 380 km2. Sur ce petit bout de terre, semi-aride, coincé entre l'Egypte et Israël s'entassent 1,4 million de personnes, l'une des plus fortes concentrations humaines au monde.

Depuis que le Hamas, classé par Israël comme « organisation terroriste », est arrivé au pouvoir lors des élections libres et démocratiques du 25 janvier 2006, toute la Palestine est soumise à un boycott international de la part de l'Union européenne et des Etats-Unis. Depuis la formation du gouvernement, fin mars, l'aide internationale a cessé et l'étroite bande de terre est devenue, plus que jamais, une prison à ciel ouvert, entièrement coupée du monde puisque les frontières terrestres, maritimes et aériennes sont totalement contrôlées par l'Etat juif qui, en plus, a décidé de ne pas reverser le produit des taxes prélevées sur les Palestiniens à l'Autorité « autonome ». Près de 420 millions de dollars sont dus à ce jour.

Un malheur n'arrivant jamais seul, depuis le 25 juin 2006, date à laquelle un commando d'activistes palestiniens a enlevé le caporal israélien Gilad Shalit à la lisière sud-est de la bande de Gaza, l'Etat juif a mené une multitude d'incursions, de bombardements et d'assassinats « ciblés », causant la mort d'au moins 230 personnes dont, selon le centre des droits de l'homme Al-Mezan, 39 enfants et cela continue... Pour un otage israélien, alors que l’Etat juif en détient plus de onze mille, ils massacrent, détruisent, affament tous les Gazaouis.

L'unique centrale électrique, qui fournissait 60 % des besoins en électricité de la bande de Gaza, a été bombardée et détruite le 28 juin 2006. Les 40 % restants sont fournis par Israël, qui continue ainsi d'empocher des revenus et contraint les Palestiniens à une rotation de l'approvisionnement, quartier par quartier, toutes les huit heures.

Du passage de Karni dépend la survie de la bande de Gaza. A travers ses vingt-sept portes passe l'oxygène qui permet aux Palestiniens de ne pas mourir asphyxiés. Mais les robinets sont entre les mains des Israéliens. « Ils voient tout, commandent tout, et nous, nous exécutons selon leur bon vouloir, sans jamais les voir », explique le directeur du point de passage. Tout se passe de part et d'autre d'un haut mur percé de portes et de guichets surveillés par des caméras. Les camions circulent dans un no man's land, une zone tampon créée pour éviter les attaques. Alentour, tout a été rasé, les arbres arrachés, les hangars détruits et le terrain nivelé pour voir de loin. Une profonde tranchée a été creusée par crainte d'éventuels tunnels.

Dans le bâtiment de l'administration palestinienne, il n'y a plus ni électricité, ni eau, ni téléphone. Les chars israéliens ont tout ravagé. Tous les prétextes sécuritaires sont bons pour fermer. Les exportations sont très difficiles et des centaines de tonnes de produits agricoles palestiniens pourrissent souvent sur place, alors que les produits israéliens sont avantagés. Il est également très difficile d'échanger des marchandises avec la Cisjordanie, l'autre partie des territoires. A Karni, l'attente est souvent interminable, ce qui renchérit le coût des produits. John Ging, directeur de l'UNRWA (Organisation des Nations Unies pour les réfugiés), explique que les seuls frais de retard pour la circulation des conteneurs ont coûté 1 million de dollars à l'ONU, empochés par des sociétés israéliennes.

 

 

 

LA CISJORDANIE TRONCONNEE.

 

L'office de coordination de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA) vient de publier un rapport qui illustre, faits à l'appui, que l'emprise d'Israël sur la Cisjordanie est telle, que la création d'un Etat viable et continu n'est plus qu'une fiction. En effet, par ce que la Cisjordanie est occupée par des colons, par l'armée ou encore décrétée en partie « réserves naturelles », 45,47 % des 5 600 km2 sont soit interdits d'accès, soit soumis à un régime de permis pour les Palestiniens. Le reste du territoire, dont les principaux centres comme Naplouse et Jéricho, est divisé et coupé en secteurs isolés. Le déplacement entre eux est limité par 450 barrages routiers et 70 check points contrôlés par des soldats armés. Vous pouvez vous imaginer le casse-tête.
Selon le rapport, le taux de croissance démographique des colonies israéliennes est de 5,5 % par an, « soit l'équivalent de deux bus entiers qui, chaque jour, s'ajoutent aux 450 000 personnes déjà installées, c'est-à-dire trois fois la croissance de population naturelle de l'Etat juif ». Les chances d'une inversion de tendance ou d'un démantèlement des implantations apparaissent illusoires. En cela le rapport de l'OCHA est on ne peut plus instructif. Il révèle tous les détails de la façon dont l'Etat juif fait main basse sur la Cisjordanie, la tronçonnant en une quinzaine de cantons desquels il est pratiquement impossible de sortir pour les 2,5 millions d'habitants qui vivent sur ce territoire. « La réalité s'oriente dans une direction qui va rendre la vie des Palestiniens plus difficile et ne va pas leur permettre d'atteindre ce à quoi ils aspirent », conclut ce rapport.

 

 

 

* LES COLONIES DE PEUPLEMENT ET L’ARROGANCE DES COLONS.

 

Les colonies de peuplement fermées à Gaza, ne continuent pas moins à se développer et à prospérer en Cisjordanie, englobant entièrement Jérusalem et isolant les familles les unes des autres.
Construites souvent en hauteur, surplombant les villages elles accaparent l’eau à leur profit. Nous avons vu des pelouses arrosées à jet continu alors que quelques mètres plus bas les Palestiniens ont du mal à se désaltérer. Les routes de contournement construites afin de relier les colonies entre elles, coupent villages et champs de cultures en deux et compliquent sérieusement la vie des populations autochtones dans leur vie quotidienne. Nous avons vu des Palestiniennes faire un détour de trois km pour acheter le pain dans une boulangerie qui se trouve sur le trottoir en face, dans la rue coupée en deux.

Les Territoires palestiniens comptent 161 colonies juives et 96 implantations « sauvages ». Des barrages interdisent l'accès des Palestiniens aux routes qui desservent les colonies. Celles-ci se sont transformées en des corridors, réservés aux colons et reliant les implantations au territoire israélien.
« Les Palestiniens sont désormais obligés de se déplacer d'une enclave à l'autre en utilisant un réseau de barrages militaires, de routes et de tunnels qui leur sont réservés », relève le document. Les autorités israéliennes peuvent fermer ces points d'accès à volonté.
Si l'on additionne les zones militaires israéliennes, les colonies, les réserves naturelles, les routes et les terres grignotées par la construction du mur de séparation israélien, il ne reste pas plus de 60 % de la Cisjordanie aux Palestiniens, selon les calculs de l'OCHA. « Le développement des colonies et des infrastructures israéliennes empêche le développement d'une économie palestinienne jusqu'alors dynamique en Cisjordanie », écrit l'OCHA.

 

 

 

 

* LES PUNITIONS COLLECTIVES.

 

 

- La destruction de nourriture.

 

L'un des plaisirs favoris de l'armée est de mélanger la nourriture, le sucre et le sel, confiture et condiment, farine et céréales ou de saccager tout simplement les aliments. Cette action inhumaine pénalise les familles car elles sont si pauvres qu'elles ne peuvent refaire leur stock de réserves. Si cela arrive en période de couvre-feu, cette action devient un véritable drame. C'est une des principales angoisses des familles victimes de ces exactions. Déjà, elles ne peuvent stocker beaucoup de nourriture vu l'exiguïté des maisons et le peu de moyens dont elles disposent et le peu qu'elles ont est détruit délibérément.

 

 

 

- Les mesures d'intimidation et de terrorisme physique et moral.

 

La population est harcelée continuellement, en but à des perquisitions non justifiées et à tout moment du jour ou de la nuit, tous les déplacements sont contrôlés. La présence constante et apparente des forces occupantes ne permet aucune intimité. Elles confisquent les pièces d'identité sans aucune raison justifiée. Les survols fréquents des camps de réfugiés par des hélicoptères ou les snipers en patrouilles sont stressants... L’entrée de jour comme de nuit dans les maisons, le contrôle de toute la population à n'importe quel moment, sous n'importe quel prétexte, tel est le triste sort des Palestiniens.
L'armée coloniale peut emmener n'importe qui, tabasser, casser des mains, blesser, achever comme bon lui semble. Elle est souveraine, non contrôlée, et n'est comptable de rien devant la justice. Les Palestiniens ont juste le droit de se taire.

 

 

 

* LA CONFISCATION DES TERRES ET DE L'EAU.

 

Parallèlement à la confiscation des terres agricoles, s'est développée depuis 1970 une politique d'implantation de colonies de peuplement. Cette violation du droit international est particulièrement active.

Les colons, bien briefés, récupèrent les meilleures terres en Cisjordanie comme anciennement à Gaza, abandonnant les terres semi-arides aux Palestiniens.

En 1985, Israël avait pris le contrôle de 2 835 000 Duns (1D = 1 000 m2), soit 52 % de la surface totale en Cisjordanie, et 48 % dans la Bande de Gaza.

L'utilisation de l'eau a été scrupuleusement réglementée par les Autorités israéliennes, notamment à l'aide de quotas afin d'en faire bénéficier les colonies de peuplement.

Il est interdit aux Palestiniens de creuser ou d'approfondir les puits artésiens. Ils ne disposent que de 20 % des réserves souterraines de Cisjordanie, les 80 % restants étant principalement utilisées par les colonies, ou directement pompées pour servir en Israël.

En cas de couvre-feu, l'une des punitions les plus fréquentes est la coupure immédiate de l'eau, ce qui s'avère très dommageable pour les plantes et les cultures, et évidemment aussi pour les personnes.

Généralement la confiscation du matériel agricole, des voitures de transports ou des outils accompagnent les couvre-feux. Les bergers et leurs troupeaux en souffrent en permanence. Ils sont en même temps exposés aux attaques des colons, qui eux peuvent commettre leurs exactions en toute impunité à n'importe quel moment, vu qu'ils ne sont pas soumis aux couvre-feux.
Les troupeaux se trouvant dans la zone du couvre feu sont confisqués et retenus dans des locaux jusqu'à paiement par leur propriétaire d'une amende à laquelle s'ajoutent des frais d'entretien par tête et par jour de confiscation. Dans les cas de couvre-feu prolongé, l'amende s'élève rapidement à une véritable petite fortune que le propriétaire est dans l'impossibilité d'acquitter. Le colon récupère alors les bêtes, ce qui lui permet d'accroître son cheptel à peu de frais.

 

 

 

- L'arrachage et le déracinement des arbres.

 

L'armée s'acharne également sur les arbres. Le nombre d'arbres et de pieds de vignes déracinés est incalculable.

Nous avions assisté au déracinement d'un champ de vigne dans la vallée d'Hébron. A notre arrivée, une voiture démarrait à toute vitesse. A son bord, un rabbin, et plusieurs militaires. Ils venaient de procéder à l'arrachage de vignes, que le rabbin venait de bénir.

Dans le champ nu, où restaient encore quelques trognons de ceps, une petite fille pleurait. Ses parents nous ont raconté leurs malheurs. L'armée ayant soupçonné leur fils d'avoir participé à un rassemblement, au cours duquel on avait brûlé des pneus, avait décidé, en représailles, de punir la famille, lui enlevant son seul gagne pain.

Nous avions vu des champs d'oliviers, dont certains plusieurs fois centenaires, entièrement rasés sur plusieurs ares.

Pendant ce temps, l'Etat sioniste essaie de se doter d’une facette humaine et veut se faire passer pour un pays à la pointe dans le secteur des produits agrobiologiques, voulant donner des leçons d'écologie.

Nous ne voyons pas qui pourra qualifier ce pays d’écologique. Etant fondé sur le dogme de la domination de la terre, sur l'expansionnisme et le colonialisme, il nous semble que ces idéologies sont largement antinomiques avec les principes fondamentaux de l'écologie.

Au moment où toute la planète prend conscience du désastre écologique, et se mobilise notamment pour sauver la forêt amazonienne, l'Etat d'Israël se permet en toute impunité de détruire des oliveraies, des arbres fruitiers, des vignes et d'autres plantations indispensables à la vie, pour asseoir encore une fois, avec une brutalité rare, sa domination sans partage sur le peuple palestinien.

Le peuple palestinien contrairement aux thèses sionistes, était de tout temps un peuple d'agriculteurs. Tout l'Occident, en avalant et en répétant aveuglement le mensonge sioniste selon lequel la Palestine était un désert que les pionniers-juifs ont fait refleurir, porte une grande part de responsabilité dans la « Nakba » (le désastre palestinien).

Les moyens de répression visant la terre, l'eau, l'interdiction de planter des arbres fruitiers, des oliviers ou des vignes le touchent au plus profond de lui-même, et le laissent complètement démuni face à un occupant qui s'empare de sa terre et de ses ressources avec une brutalité sans pareille.

Ces méthodes, on le voit, relèvent purement et simplement du brigandage organisé.

 

 

 

- Les Palestiniens dépossédés de leurs ressources en eau.

 

Depuis sa création, Israël a toujours cherché à contrôler l'accès à l'eau, ressource rare dans cette région semi-aride qui ne supporte pas une agriculture intensive très grosse consommatrice d'eau telle que se sont mis à la pratiquer les agriculteurs israéliens.

Lors de la mise en œuvre de la planification des ressources en eau après la création de l'Autorité internationale des eaux par l'ONU, en 1950, les pays arabes avaient commencé à mener un projet hydraulique de partage équitable des ressources en eau.

La guerre de 1967 empêcha ce projet d'être mené à terme et permit à Israël d'accentuer son emprise sur les eaux de la région, notamment en poursuivant le pompage des eaux du Jourdain au rythme de 330 millions de m3 par an.

Une des premières mesures, après l'occupation de la Cisjordanie et de Gaza et de l'annexion de Jérusalem, suite à la conquête de 1967, a été de déclarer les eaux des territoires occupés comme ressources stratégiques sous contrôle militaire. Parallèlement à ce hold-up sur l'eau, Israël arrêta de délivrer des autorisations de creusage de puits aux Palestiniens qui devenaient de ce fait complètement dépendants du bon vouloir de l'occupant pour leurs cultures et leurs besoins domestiques.

Depuis 1967, l'ensemble des ressources hydrauliques des territoires palestiniens est administré par la Commission israélienne de l'eau et plus spécialement par deux sociétés : la Mékorot (compagnie israélienne des eaux) créée en 1936 par l'agence juive et l'Histadrout, chargée de construire les réseaux d'irrigation et d'alimentation en eau, ainsi que la Tahal (compagnie de planification des ressources en eau d'Israël) créée en 1952.

L'imposition de règlements datant de 1959, empêche les Palestiniens de disposer librement de leurs ressources hydrauliques et impose la limitation de la consommation au profit des colons dont certains arrosent leurs pelouses à longueur de journée, alimentent des fontaines monumentales et des piscines. Il y a eu 144 colonies de peuplement dont 42 nouvelles implantations entre 1998 et 1999 en violation flagrante des lois internationales. La Convention de La Haye de 1907 stipule que la puissance occupante doit respecter les lois en vigueur avant occupation, et établit que la propriété privée, dont les ressources en eau, ne saurait être l'objet de confiscation.

 

 

 

- La discrimination commence par le refus d'accès aux ressources.

 

Le droit de creuser de nouveaux puits ou de procéder à leur réfection, nécessite des permis délivrés au compte-goutte par les autorités israéliennes. Les paysans palestiniens n'ont pas le droit de s'alimenter dans les nappes phréatiques en creusant des puits ou en approfondissant ceux qui existent au-delà de 20 mètres alors que ceux des colons sont parfois à 80 m de profondeur. L'eau qui vient des puits provient pour 30 % des puits des colons qui représentent tout au plus 6 % de la population.
Un système de quota est instauré pour limiter les volumes d'eau destinés aux populations autochtones. Chaque puits comporte un compteur et de lourdes amendes sont infligées à ceux qui dépassent leur quota. La quantité d'eau allouée aux agriculteurs palestiniens est gelée depuis 1967, alors que celle des colons est en progression constante.

Les paysans palestiniens sont soumis à un lourd handicap, car ils ne peuvent irriguer que 6 % de leurs terres contre 45 % en Israël et 60 % dans les colonies juives.

Les investissements publics privilégient les colonies au détriment des municipalités palestiniennes. Ainsi 51 % des villages de Cisjordanie ne possèdent aucune infrastructure pour l'eau potable.
Dans la bande de Gaza, malgré l'autonomie annoncée à grands cris, l’eau est toujours rationnée et contrôlée par l’occupant dont dépendent 1,2 millions de Palestiniens. Les ressources d'eau sont aussi soumises à cet apartheid qui caractérise si fortement cette Palestine qui ne demande qu'à vivre normalement.

La régularité des approvisionnements est un autre signe de discrimination, les Israéliens bénéficiant de l'eau courante toute l'année, les Palestiniens eux, sont victimes des coupures durant l'été, destinées à économiser l'eau au profit des colonies.

Plusieurs rivières ou ruisseaux asséchés sont transformés en tout à l'égout par les colonies de peuplement situées en haut des collines dominant les terres palestiniennes et qui déversent impunément leurs déchets de toutes sortes dans les cours d'eau. Souvent la pénurie d'eau, ainsi que la pollution des cours d'eau, car il n'existe pratiquement pas de station d'épuration, provoquent la propagation de maladies. Le siège des villages s'accompagne très souvent de coupures d'eau car les sites de pompage sont « zones militaires », et le système de canalisation dépend de la colonie israélienne située en hauteur avec parfois, un petit château d'eau. Les Israéliens consomment, par tête, quatre fois plus d'eau que les Palestiniens. Eux seuls ont l'autorisation de creuser des puits jusqu'aux nappes phréatiques les plus profondes. Par conséquent, un très grand nombre de villages dépendent des camions-citernes qui doivent se ravitailler auprès des points d'eau éloignés et qui sont régulièrement visés par les colons.

Actuellement les Palestiniens sans ressources, ne peuvent payer cette eau. C'est spécialement dans les villages que la situation est la plus dramatique. Complètement isolés, les villageois souffrent de malnutrition et seule une autosuffisance locale, ainsi que l'aide du PARC, leur permet de survivre.
N'oublions pas de dire qu'un des objectifs constants des tirs israéliens, colons ou armée, est de cribler de balles à distance, les réservoirs d'eau individuels - de un ou deux mètres cubes - qui sont placés sur les toits ou les terrasses.

La situation faite aux Palestiniens nous rappelle de bien tristes souvenirs du temps de l'occupation de la France.

Tous les accords signés et « resignés », toutes les pressions organisées, toutes les conférences nationales et internationales, tous les parrainages, n'auront pas beaucoup d'impact dans cette région du monde tant que la justice pour tous ne sera pas rétablie, tant que tous les peuples de cette région ne seront pas conduits à gérer ce qui leur revient de droit, y compris pour les peuples palestiniens, libanais et syriens : la gestion de leur terre et de leurs ressources, sources de vie.

 

 

 

- LES CONDITIONS SOCIALES SOUS OCCUPATION.

 

 

- LE MANQUE D’ESPACE VITAL.

 

Je crois que la pire des tortures que subissent les Palestiniens et qui contribue à une mort lente, c’est le manque d’espace vital, pour se déplacer, pour communiquer, pour dormir, pour manger, pour se laver, pour faire leur toilette ou tout simplement vivre, respirer, s’étirer etc. Comment ne pas devenir fou ou révolté dans ces conditions là ?

 

 

 

- LA VIE DANS LES CAMPS.

 

En franchissant les barbelés qui entouraient les camps, nous sommes rentrés de plain-pied dans la misère extrême, la privation de libertés, une "prison à l'air libre".

Plus question de vieilles pierres ou de richesses architecturales, de beauté du paysage, ni de flonflons, de néons, ou encore moins de pelouses décorées. Le visage hideux du colonialisme nous a accueilli de plein fouet.

L'armée était omniprésente, sur tous les toits des maisons, autour du camp. C'était sinistre et terriblement éprouvant, surtout avec tous ces barbelés qui nous donnaient froid dans le dos. Les maisons étaient accolées les unes aux autres. Les toits en tôle n’étaient pas directement posés sur les murs. Il y avait un grand espace. Les Palestiniens nous ont raconté que c’était par ces interstices que l’armée d’occupation envoyait les gaz lorsqu’elle cherchait des jeunes manifestants.

Ce qui sautait immédiatement aux yeux, c'est le manque d'espace. Plusieurs d'entre nous se sont posés cette question qui ne nous a jamais quittée lors de la durée de notre séjour : « Mais où dorment donc tous ces enfants ? Ont-ils un lieu pour eux, pour jouer, pour bouger, comme tous les enfants de leur âge? »

Ce qui nous a également dérangés : c'est ce silence pesant, étrangement lourd à supporter. Pas un bruit, pas un son de voix. Les gens parlaient tout bas, voire même chuchotaient, y compris les enfants. Connaissant l'exubérance des populations dans les pays arabes, nous nous imaginions sans peine ce qu'ils ont dû endurer pour en arriver là.

Nous étions directement confrontés à l'occupation dans toutes ses dimensions au niveau de la vie quotidienne : privation de toute liberté de bouger, d'écouter, de s'informer, de s'instruire, de travailler, de se nourrir correctement, de se reposer.

 

 

 

- Les cautions réclamées aux familles pour libérer les enfants.

 

Lorsque l'armée surprend un enfant jouant dans la rue, et quel que soit son âge, elle l'arrête et l'embarque. Il est fréquent que l'enfant soit l'objet d'un marchandage entre les Autorités militaires et la famille, surtout lorsque l'un des membres de cette famille est recherché. Les parents doivent ainsi payer une caution pour récupérer leur enfant. Caution, bien entendu, exorbitante et pouvant aller jusqu'à 1 500 shekels et plus, soit environ 1 000 Euros.

Nous avons eu connaissance d'enfants de 3 ans arrêtés et gardés pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que les parents aient pu réunir la somme de la caution exigée.

Il existe des associations venant en aide aux parents victimes de ce chantage, s'occupant surtout de réunir les fonds nécessaires à la libération des enfants retenus en otage.

 

 

 

- Le couvre-feu.

 

En général, décidé par l'Autorité militaire de la ville, c'est l'interdiction de sortir du camp, du quartier, de sa maison, d'ouvrir ses fenêtres, ses volets, en un mot : de rester confiné dans son petit et misérable « chez soi ».
Cette interdiction peut être totale, 24 heures sur 24.
Elle peut durer plusieurs jours ou plusieurs semaines.

L'armée tire avec des balles réelles, ou en plastique ou en caoutchouc. Les balles en plastique ou en caoutchouc sont composées de 90 % de métal, seule l'enveloppe soit 10 % est en plastique ou caoutchouc, elles sont également mortelles.

Les maisons exiguës (2 à 3 pièces) sont généralement occupées par une dizaine de membres de chaque famille, et souvent plus lorsque les occupants hébergent les personnes dont la maison vient d’être détruite, ce qui arrive très souvent.
Le couvre-feu dans ces conditions est à la limite du supportable.

Pour les femmes, le problème de la nourriture reste le principal problème.
Il n'y a pas de possibilité de stockage par manque de place ou par manque de moyens de réfrigération. Nombre de camps n'ont pas l’électricité, ou si elle existe, elle est coupée dès l'instauration du couvre-feu. Certaines familles sont carrément dans la misère.

Le couvre-feu implique automatiquement l'impossibilité de se rendre à son travail, ce qui signifie l'absence totale de ressources pendant ces périodes. Les enfants sont également interdits d'école.

De plus, il est impossible de cultiver champs et jardins, de s'occuper des bêtes et de récolter ou de faire la cueillette selon le cycle naturel des saisons. Comme la nature n'attend pas la levée des interdictions, il en résulte souvent un indicible gâchis des légumes et des fruits qui pourrissent sur place. Ce qui provoque l’accélération de l'appauvrissement des familles.

Comme de surcroît, le couvre-feu s'accompagne souvent de coupures d'eau. Cette privation entraîne notamment lors des étés torrides, la déshydratation des enfants et des personnes âgées, et cause des pertes dans le bétail et les cultures.

Le manque de structures médicales et hospitalières est particulièrement criant.

 

 

 

- L’intrusion de l’armée d’occupation.

 

Les forces de l'occupation investissent surtout à l'aube les maisons dans les villages ou dans les camps. Elles pénètrent dans le village, au milieu d'un feu nourri et désordonné, en détruisant les affaires et meubles qui s'y trouvent, en bloquant ses occupants dans une des pièces pour pouvoir voler les économies et les objets. Les soldats tirent également en direction des gens et lancent des grenades, ce qui effraie particulièrement les enfants.

 

 

 

- Les coupures de routes.

 

Les bourgades, les villes et les villages sont souvent assiégés ou partiellement occupés de façon variable et semi-aléatoire par les troupes israéliennes. A toutes ces mesures de harcèlement de la population civile, les Israéliens ont ajouté le recours aux représailles ciblées : assassinat de responsables politiques palestiniens, bombardements de maison où habite un responsable recherché.
Autour des villages et hameaux, est organisé un système de destruction de la vie quotidienne. Il s'agit parfois de simples postes de contrôle « volants », parfois de coupures de route par blocs de béton ou d'énormes tas de terre et de cailloux amassés au bulldozer. Les routes étant coupées, la population complètement déboussolée ne sait plus comment s’orienter pour son ravitaillement ou ses besoins quotidiens. Des tranchées d'à peine un mètre de large et de profondeur qui sont creusées en quelques minutes à la pelle mécanique coupent ainsi les routes et isolent les villages.

 

 

 

- Les fermetures d'écoles et d'universités.

 

Avec le couvre-feu, la fermeture des écoles reste le moyen de répression le plus sensible pour les femmes.

Ces fermetures sont, depuis 1948, l'instrument privilégié de la répression collective. Les prétextes invoqués par l'armée sont très nombreux : enfants en train de jouer dehors, laissés sans surveillance, participation des jeunes aux jets de pierres, aux rassemblements, aux enterrements...

Les écoles sont souvent fermées, et servent au besoin de lieux de détention pour les enfants. Les écolier/ières sont souvent poursuivis en voiture par les colons alors qu’ils se rendent à l’école. Des témoins affirment que certains ont été blessés et emmenés dans des hôpitaux.

 

 

 

- La démolition des maisons.

 

Là encore toutes sortes de prétextes sont mis en avant pour appliquer cet excellent moyen de répression exercé sur une famille pour :

- récupérer des personnes recherchées par l'armée.

- punir la famille dont un membre est soupçonné d'avoir participé à un jet de pierres, à l'organisation ou à la participation d'une manifestation (1er mai, 8 mars...)

- lors d'une provocation au moment où l'armée fouille une maison, saccageant tout sur son passage.

L'armée arrive avec des bulldozers, et procède à la démolition de la maison, mais aussi des maisons mitoyennes, car les vibrations se répercutent sur les autres murs, et les destructeurs ne se préoccupent guère de sauvegarder les alentours.

En outre le gouvernement occupant interdit de reconstruire toute maison détruite ou bien de bâtir une autre ailleurs. Il ne reste plus d'autre alternative que d'aller se réfugier chez des amis, la famille, ou de rester sous une tente.

Ces démolitions touchent non seulement le cercle de famille proche, mais aussi les oncles, tantes, cousins. Comme les familles sont nombreuses, et les prétextes faciles à trouver, les camps et les villages sont jonchés de tas de pierres chaque jour plus nombreux.

Les Palestiniens, entassés et soumis à un étouffement par manque d'espace, font les frais d'une humiliation supplémentaire qui vient s'ajouter à toute « la palette » répressive mise en place par les Autorités sionistes.

 

 

 

- Les maisons murées.

 

Une activité assez banale de l'armée d'occupation consiste à murer, soit totalement, soit partiellement des maisons. Les militaires élèvent des murs de parpaings, barrant l'accès à une chambre, ou à une partie de la maison, ou à la totalité de celle-ci. Dix personnes doivent ainsi dormir dans une même pièce, alors que les deux autres, murées, sont vides. Un sommet de perversion organisée !!!

 

(suite dans post suivant, sur ce blog)

 

http://www.aredam.net/un-genocide-programme-celui-des-palestiniens.html

 

 

http://radioislam.org/gaza/massacre-juif-en-photos/israel_war_crime.jpg

Massacre à GAZA janvier 2009 (source : http://radioislam.org/gaza/massacre-juif-en-photos/index.htm)

 

753 photos = 753 preuves = 753 crimes de guerre contre les gazaouis. Regardez la vérité sur un massacre prémédité par l’armée sioniste de l’Etat d’Israël

Gaza Massacre, 27 Dec 2008. Source : http://www.bubbleshare.com/album/524700/overview

 

Massacre d’enfants à Gaza. Regardez la vérité sur un massacre prémédité par l’armée sioniste de l’Etat d’Israël

Gaza Massacre, Janvier 2009. Source : http://www.bubbleshare.com/album/633937/overview)

Des milliers de photos du massacre de Gaza disponibles en cliquant sur :

http://www.urgence-gaza.com/index.php?option=com_content&task=view&id=13&Itemid=35

 

 

 

Ginette Hess Skandrani agressée à son domicile !

 

p1429_1.jpg

 

http://www.alterinfo.net/Ginette-Hess-Skandrani-agressee-a-son-domicile-_a4217.html

 

Extraits :

 

Question au gouvernement :

 


Vous avez interdit il y a quelques mois la tribu Ka, une organisation de jeunes Noirs révolutionnaires, par un décret d'application de la loi de 1936 sur les ligues factieuses. Or, cette Tribu Ka, quelle que soit l'appréciation que l'on puisse porter sur ses idées et opinions, ne s'était rendue coupable d'aucun crime ou délit, d'aucun acte de violence ni contre des biens ni contre des personnes. Qu'attendez-vous pour dissoudre, en application du même décret, les deux organisations armées qui se sont rendues coupables d'une série de crimes et délits, dont la tentative de meurtre sur un commissaire de police, et dans les rangs desquelles il faut chercher les agresseurs de Ginette Hess Skandrani ? Attendez-vous donc qu'il y ait mort d'homme - ou de femme - pour interdire la Ligue de défense juive et le Bêtar-Tagar ?

 


Question au ministre de l'Intérieur :

 


Qu'envisagez-vous de faire pour assurer la protection et la liberté de déplacement des personnes visées par ces organisations subversives ? Estimez-vous que ces personnes doivent, faute de protection par la république, s'armer et prendre en charge leur propre défense ?


Question aux défenseurs des droits humains :

 


Vous avez pour l'instant observé un silence prudent sur l'agression dont a été victime Ginette Hess Skandrani. Cela veut-il dire que vous approuvez cette agression ? Dans ce cas, il faudra vous en expliquer publiquement.

 

 

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