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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 03:26

 

Par Camille Loty Malebranche


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L'élite, telle que conçue en nos sociétés platement matérialistes et pragmatiques, est précisément la ronde des fourbes les plus idéologiquement habiles qui savent accaparer oligarchiquement pour eux-mêmes, toutes les ressources communes de l'humanité par des empires financiers (bancaires, boursiers) et industriels, tout en se créant des alliés dévoués produits en politiciens de partis pour les aider à séquestrer les États en mentant aux peuples par le jeu dit d'alternance démocratique. Car si les têtes visibles du pouvoir s'alternent via des élections cycliques, les maîtres de l'argent mondial avec leur acte de prédation permanente, restent pratiquement les mêmes de manière pérenne et se succèdent de père en fils.


 

Il n’y a d’élite que de la noblesse du caractère, le reste n’est qu’ironie et manipulation idéologiques des oligarchies faussement moralisatrices d’un monde systémiquement immoral. Quand on se rappelle que l’institution sociale est dispensatrice de valeur et de signification pour les membres de la société, l’on saisit alors la déformation corrompue de la vision collective lorsque tous les horizons du regard collectif sont, dès le départ, dilués dans des simulacres. Les simulations de prestige et de valeur par l’attribution des honneurs, la production d’individus (parfois de purs nullards et d'ignobles sous-hommes parvenus et arrivistes) en icônes dans un contexte macabre de faussetés et d’immoralités sont précisément là, pour suggérer aux multitudes menées, la voie à suivre tout en nourrissant en chaque individu, le secret espoir d’être désigné, coopté par le système. Ce n’est jamais rien que la reproduction sociale, la parturition institutionnelle du même.  

 

Nous vivons hélas le temps des élites factices, étrangères aux vertus et qualités élévatrices de l’homme et des collectivités. Nos élites politiques, médiatiques, institutionnelles publiques, figures de comparses, désignées par les institutions des quelques-uns qui font les rois et les valets au gré de leurs caprices et volitions, pour faire miroiter l’invraisemblance, la fausse valeur dans une société non pas « unidimensionnelle » comme dirait Marcuse, mais d’illusionnisme axiologique. Société platement capitaliste qui se fout supérieurement des valeurs et n’élit que ses serfs et esclaves à degrés divers dans la plus sinistre des affectations institutionnelles. Société qui ne reconnaît et consacre que ses moulés, ses zélateurs produits en élites et hommes de pouvoir public pour la gesticulation des délirantes cohues, qui, miracle, vont parfois jusqu’à s’identifier à ces affectés officiels.



L’une des caractéristiques majeures d’une civilisation en crise, est l’incapacité de former des élites authentiques, des hommes dignes de leur humanité selon les valeurs fondamentales de vraie justice et de grandeur qui élèvent le collectif. La crise se corse par la marginalisation des vrais hommes d'élite auxquels on substitue des singes du pouvoir aux valeurs postiches qui ravalent la vision sociale au niveau des mufleries telles le nationalisme grivois égoïste, la haine discriminatoire et la persécution des moins nantis, le genre de démarches de dirigeants ignares appliquant au premier degré en simples exécutants serviles, les vœux de quelques oligarques pervers, cupides et prédateurs d’État.   

 

Le concept d’élite est gravement galvaudé par nos sociétés en décomposition morale et morbide altération logique du sens. Hier mystifié et mythifié par les ignominies religieuses dogmatiques selon le mythe du droit prétendument divin, aujourd’hui il se laïcise sans se séculariser et se vautre dans l’affairisme servile, le larbinisme des politicards par rapport aux oligarchies. Mais attention, d’autres dogmes envahissent l’espace de la signification, ce sont les désignations institutionnelles. Dogmes laïcs car il n’y a pas dogmes séculiers, les décideurs au pouvoir se sont toujours placés in cathedra, pour instituer leur structure, leur bureaucratie et s’ériger idoles dans le monde du sacré sans autres divinités qu’eux-mêmes, à qui la sphère du profane des masses, doit vouer le culte de toutes les obtempérations et de tous les zèles flagorneurs de la soumission sans limite.

 

             « ÉLITES » ÉCONOMIQUES ET POLITIQUES


(Berlusconi, présenté ci-après dans cette vidéo, rhinotillexophage, vulgaire obsédé de fesses, pourtant beau fleuron de la haute société par sa double appartenance à l'establishment économique et politique, est l'incarnation la plus achevée de la noblesse des élites qu'évoque notre propos)

 

  

Les « élites » économiques, on le sait, sont surtout une nébuleuse financière et industrielle qui mènent les États et la planète au bout de leur spéculation, leur marchandisation et c’est eux qui se créent des serviteurs dits "élite politique" via leur financement des partis politiques. Les partis politiques qui font l’alternance au pouvoir dans des pays du nord hautement structurés, sont des caisses de résonance de la bourgeoisie financière et industrielle. Le discours populaire voire populiste y est uniquement pour tenir le peuple en haleine. Ce n’est donc pas sans raison que les autres partis plus ou moins libres en leurs courants doctrinaux sont soit totalement occultés soit forcés de se rallier aux "vrais partis" de pouvoir dans les perspectives électorales pour rendre utile le vote de leurs partisans, en intégrant se serait-ce que marginalement et nominalement les gouvernements issus des élections. Donc, l’élite politique est suspendue aux basques de la seule élite qui soit et qui puisse être dans un contexte capitaliste: les oligarchies milliardaires.  Naturellement, bien que les pays du nord fortement structurés et institutionnels sur le plan étatique et administratif, eussent pu se passer des chefs d’État dans la marche effective des pays et les choix de société qui affectent les majorités, l’institutionnalisation de l’élu suprême s’impose au moins par la nécessité idéologique de l'argutie démocratique pour masquer le pouvoir oligarchique et assouvir sa quête d'anthropomorphisation des structures inhumaines par des visages prêtés au macabre politico-économique cherchant, faute de vrais sourires,  des rictus, des jeux zygomatiques farauds, arborés par les trognes "sympathiques" de politicards affectés.

 

Qu’en est-il des « élites » intellectuelles ?

 

L’intellectuel non aligné sera presque toujours ostracisé, car la société n’accepte pas la souveraineté de penser. Pour l’ordre social, seul l’individu consentant d’être rouage de la fonctionnalité institutionnelle est admis. Tout le verbiage de la démocratie omniprésente dans les discours, patauge dans l’incohérence d’une liberté institutionnelle intolérante. La liberté dans nos sociétés est une fantasmagorie où l’ostentation démocratique par les artifices officiels et médiatiques qui gavent les masses de rêves débiles, de passions excentriques, de pulsions indécentes, où le droit de la consommation compulsive figure comme vertu suprême de "l'individu libre", s’insurge contre toute intellectualité qui se veut distanciation vis-à-vis des gesticulations collectives programmées.  Si la société place quelques vrais éléments d’élite dans des organes particuliers de prestige pour permettre la justification du système, de fait, elle les statufie pour éluder leur jugement, les empêcher d’intervenir sur le social. Un consacré de l’académie a toutes les chances de rester dans sa petite coupole pour s’occuper des petites minuties statutaires liées à son rôle, c’est cela statufier les valeureux les plus en vue. Des statues fussent-elles vivantes, des monuments aussi organiques soient-ils, n'ont jamais dérangé quiconque, leur statut hors du commun d'entre les vivants, les en empêche! À côté de ce culte hypocrite politisé du talent ostensible vrai ou faux, les capacités réelles qui interviennent sans se prostituer, sans s’assimiler, sont quasi systématiquement relégués à la marge, ciblés par l’excommunication de fait.

 

Dans cette tour de barbelés que devient le mode de reconnaissance sociale, on est soit aligné soit exclu. La horde des despotes du pouvoir d’exécutants, serfs des maîtres du pouvoir réel et discret qui les agitent en larbins, et tous les menus fretins de loin ou de près à solde des maîtres discrets, aigris de toute valeur non alignée, sont géniaux à occulter le talent authentique des esprits libres et à faire éclipse institutionnelle de l’excellence véritable par le mugissement du clinquant des intellos-types vils et histrions, spécialistes et répéteurs de tous acabits, idéologues et répétiteurs de tous ressorts, selon l’esbroufe institutionnelle et la grimace maniérée des singeries de scènes et de médias. .

 

Dans un monde réduit à la dimension des objets, titres et maniérismes qu’il consomme, seuls les rois monstrueux, seigneurs d'horreur opérant sous la kunée des structures et leurs larbins visibles, gesticulateurs d’un pouvoir dont ils ne sont que les singes, ont la gloire infâme d’être « l’élite » qui fait, défait et corrompt tout, la triste et immonde élite de tous les maux.        

 

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

 

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samedi 2 mars 2013

Où sont les délinquants ? Où sont les criminels ?

Lémédia, la place Bauveau, des porte-paroles s'agitent ici et là pour fustiger des  délinquants, pour accumuler des mesures, des mesures, dans la démesure mais pas dans le sur-mesure. La délinquance, selon eux, serait de plus en plus présente, et de montrer du doigt, comme d'autres avant eux, l'intrus, le "rital", l'espingouin", le "portos", puis "le bicot" ou je ne sais quoi... Trop facile ! Des professionnels de la politique s'en emparent pour dresser des barricades de haine, de xénophobie, de violence parfois. Pire, les forces dites "de l'Ordre", au lieu de canaliser et apaiser cette haine, semblent parfois y ajouter la leur, ou celle de leur hiérarchie peut-être. Espérons qu'il n'en est rien, parfois les apparences sont trompeuses.
Il y a une grande logique. La vraie délinquance, celle dont on ne parle pas, augmente, grandit, devient tempête : c'est la délinquance en col blanc dont la violence l'assimile au crime le plus tortueux. Ceux qui la perpètrent ne sont que très rarement condamnés, et le plus souvent à du sursis. Il faut dire que ce sont souvent des personnes du milieu même de ceux qui font les lois, donc ceux-ci ne légifèrent pas là-dessus, alors qu'ils devraient s'y pencher sérieusement  afin de faire cesser des abus qui bien sûr, engendrent par cascade d'autres abus plus "bas" dans l'échelle des classes de la société. Plus fort, parfois ce sont ces mêmes élus qui sont épinglés. Les vrais responsables, placés encore plus "haut", ne risquent rien même s'ils ne sont pas protégés par d'opportunes impunités de fonction.
Cette délinquance de tout en haut est par son omniprésence tonitruante la cause de l'autre, celle des gens qui tentent de survivre aux coups de boutoir de la première, peu importe où ils sont nés : quelque part où les conditions étaient rudes. Ceux-là subiront, comme on dit, "les rigueurs de la loi" sans y rien pouvoir. Encore n'en sommes-nous pas au niveau états-unien, où un pour cent de la population est en prison, dont comme par hasard au moins 75%, si ce n'est 85%, sont plus ou moins "bronzés", afros, latinos et autres confondus.
Oui, la délinquance poussée jusqu'au crime est en augmentation continuelle, mais la pire paraît intouchable. C'est pourtant elle qui conditionne le reste. Et si l'on étudiait bien les choses, un représentant du peuple qui vote ou applique sciemment une loi mauvaise pour la grande majorité engage sa responsabilité jusqu'à un niveau criminel. Y pense-t-on ? Pense-t-on à ces ténébreuses officines que l'on nomme les Grands Partis, qui par de discrets chantages incitent des élus à légiférer contre le peuple : quelqu'un a-t-il été arrêté pour avoir œuvré ainsi envers les représentants des citoyens ? Non, c'est sûrement encore plus subtil et anonyme. Personne n'est responsable, personne n'a rien vu, rien entendu. Seul reste le résultat des votes aux Assemblées. Et la responsabilité de ceux qui ont voté, car ce vote-là ne peut être caché que par le labyrinthe des lois où le simple citoyen ne peut pas s'y retrouver.
Niveau criminel disions-nous ? Quand, en réaction à des politiques horribles, des gens meurent, n'y a-t-il pas là crime de la part de ceux qui ont ordonné les circonstances ayant causé ces morts ? Y a-t-il des lois, des articles du Code Pénal pour jeter des garde-fous à ces abus ? Peut-être, un juriste le saurait sans doute. En revanche, si ces articles existent, des avocats retors réussissent judicieusement à les tourner semble-t-il. Sinon, on verrait de vrais Grand Patrons en activité se retrouver en prison non chez les VIP avec des peines légères, mais avec les meurtriers et les violeurs. Cela se saurait.
Changeons la donne. Faisons payer les vrais responsables, où qu'ils soient, quels qu'ils soient.  Mais surtout, faisons en sorte que la situation actuelle ne perdure pas, et que les fauteur soient mis hors d'état de nuire. Pourquoi pas les conseils d'administration de toutes les entreprises du CAC40, et des grandes filiales de multinationales aux sièges étrangers, en "cabane" tous ensemble ? Rassurons-nous : cela ne fait pas tant de monde, vu le chassé-croisé de ces cumulards de jetons de présence.
Victor Hugo affublait du bonnet rouge le vieux dictionnaire : coiffons de ce même bonnet rouge le rouge DALLOZ.  Ainsi, Marianne n'aura plus à rougir de ses "soutiens".
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