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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 04:06

 

Par Menthalo – Vers un krach systémique global

Ne vous y trompez pas, le mouvement relatif de l’Euro par rapport au Dollar ne doit pas vous cacher un fait 100 fois plus important !
UN KRACH MONETAIRE & SYSTEMIQUE GLOBAL
Tous les signaux clignotent et toutes les alarmes hurlent.
Il y a de longs mois, nous avions évoqué qu’une baisse des métaux serait mise en place pour que la Chine puisse se charger en Or à un prix raisonnable.
Ouvrez les yeux, cela semble bien avoir été fait ces derniers mois. Personne ne va vous donner le tempo exact de l’envolée vers les sommets nécessaires à la réforme monétaire.
 (cf:  le dossier :  ”l’or, l’argent et la réforme monétaire” )
Vous souvenez-vous que nos sources au cœur du système nous avaient dit en mars, que la Réforme monétaire ne pourrait avoir lieu tant que la Chine n’aurait pas 3.000 tonnes d’or ?
Dans son dernier article public sur silverdoctors, Jim Willie développe (plus longuement dans sa lettre confidentielle) et annonce que l’EST a acheté 5.000 tonnes d’or depuis février.
 The Gold cartel cannot stop the price rise, because they will have no physical gold. They are being raided of their gold bullion by the East, to the tune of 5000 (five thousand) metric tons since the end of February. That figure was confirmed by my source, who also claims that the major banks are short well over 20,000 metric tons after illegally grabbing the Allocated gold accounts held in their custody. Law suits are occurring in Switzerland to this effect.
Vous aurez noté que les plus grosses banques ont vendu plus de 20.000 tonnes, placées sous leur garde… si vous êtes en GLD, en Bullion Bank ou autres ETF, vous avez intérêt à accélérer votre sortie pour prendre livraison de vraies pièces d’or ou d’argent, tant qu’on en trouve sur le marché.
Jim Willie transmet que l’une de ses sources au cœur du système bancaire européen, lui a dit en confidence la semaine dernière, que les pertes de JPM allaient s’élever à plusieurs centaines de milliards de Dollars et pourraient se comptabiliser en trillions $.
L’immense château de cartes des US T-Bonds nourris à 0% malgré un déficit annoncé de 1,5 T$, serait en train de s’effondrer.
La Chine aurait obtenu un droit qui n’avait jusqu’alors jamais été consenti à une Banque centrale étrangère : celui d’acheter ou de vendre les obligations du trésor américain sans passer par Wall Street.
Certains observateurs se demandaient si la Chine achetait à la Fed pour ensuite revendre à Wall Street ou si elle vendait en masse à la Fed.
Quoiqu’il en soit, ce marché s’est pris une vague scélérate en mars-avril et les pertes de JPM ne sont que la partie émergée de l’Iceberg.
En décembre 2011, Zhang Jianhua directeur de la recherche à la P.O.B.C. a été cité dans un journal chinois officiel disant: “Il n’y a plus aucune valeur sûre aujourd’hui. Le seul moyen de se protéger est de détenir la monnaie de base, l’or.”
Accélérez votre sortie de tous les marchés pour passer en métaux précieux. L’or est le plus sûr à TCT, l’argent le plus profitable sur le LT. Voilà ce que disent les vrais professionnels.
Rien ne vous empêchera de passer de l’un à l’autre…

N’attendez pas.

La Chine et le Japon viennent d’annoncer qu’ils n’utiliseront plus le Dollar dans leurs échanges bilatéraux en juin… dans quoi 5 jours, 10 jours ?

L’ultimatum des Etats-Unis sur les pays achetant du gaz et du pétrole à l’Iran arrive également à échéance mi-juin. Si les BRICAAD lancent leur propre SWIFT, le Dollar va souffrir très rapidement, sans pour autant faire monter l’Euro.
Vous avez vu que l’Or avait monté cette semaine, alors que l’Euro chutait face au Dollar. Cela va s’amplifier.
C’est un signe.
Jim Sinclair vient d’envoyer un email à tous les souscripteurs de sa lettre confidentielle:
“Nous assistons à l’agonie de toutes les monnaies fiduciaires, c’est ce que nous montre l’or.”
“we are currently witnessing the death throes of all fiat currencies, and that gold seems to recognize the fact.”
Krach systémique Global ?
Mardi dernier,
le Wall Street Journal diffusait un interview avec Gensler du CFTC, qui reconnaissait qu’Obama avait fait les premiers pas pour socialiser les dettes des sociétés de clearing.  Socialiser les dettes, c’est la manière élégante de dire que si l’une de ces sociétés fait faillite,  le fisc américain fera retomber le fardeau de cette nouvelle dette sur les générations à venir.
En fait, Obama s’apprêterait à couvrir la totalité des produits dérivés.
Au moment où le Crédit Avicole prête 10 M€ à la Banque Papadopoulos, elle va se couvrir avec un CDS auprès d’une banque comme JPM ou Citigroup, de façon à ce que si cette Banque grecque fait défaut sur sa dette, le Crédit Agricole soit intégralement remboursé de ces 10 M€. Cette somme s’appelle le montant notionnel. Pour être exact, le CA sera remboursé de 10M€ moins la valeur de son CDS sur le marché.
L’ensemble des CDS représentait en décembre 2011 dans les statistiques de la B.I.S.  une valeur de  27.285 Milliards de $. Grosso Modo, c’est le chiffre d’affaires de cette forme d’assurance qu’ont généré les grosses banques de Wall Street.
A l’heure où les banques européennes tombent comme des mouches, où la Grèce a fait défaut sur 75 ou 90% de ses dettes, et que ces banques, qui ont voulu jouer les compagnies d’assurances doivent payer les factures, il est plus intéressant de regarder l’autre colonne du tableau sur les CDS de la B.I.S., c’est-à-dire quelles sommes les grosses banques de Wall Street ont accepté de couvrir… et grosso modo, les montants notionnels qu’on va leur demander de payer dans les semaines et les mois qui viennent.
La somme en jeu est de 647.762 Milliards de $. Vous avez bien lu 647 Mille Milliards de $ ou 647 Trillions de $.
La dette publique américaine est officiellement de 115 Trillons de $, les Dérivés OTC représentent 5,6 fois cette dette publique US.
Autrement dit, Obama pourrait être en train de multiplier à terme la dette du citoyen américain par 6, d’un simple trait de plume, si je ne me trompe pas sur les chiffres, le sens de l’article du WSJ, reproduit par SD. J’extrapole seulement puisque SD ne s’intéresse qu’au Comex, qui n’est qu’un marchés des dérivés.
Pour moi, une telle décision d’Obama est un juste motif pour mettre le pays à feu et à sang.
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Jesse du Café américain développe le sujet

La FED aurait pris des mesures d’urgence pour éviter un défaut systémique sur :
- le CME, c’est-à-dire le marché des futures US et notamment le Comex pour l’or et l’argent;
- l’ICE,  le marché des futures côtés à Londres ainsi que le marché des dérivés;
- LHC clearnet, l’une des plus grosses chambres de compensation de marchés et de dérivés au Monde, présente à Londres, Paris et dans toute l’Europe. LHC  compte pour 50% du marché des dérivés centré sur les taux d’intérêt, qui représente 348 T$. C’est la deuxième chambre de compensation au monde pour les obligations d’état, elle travaille pour 13 marchés gouvernementaux. Son champ d’activité touche également les matières premières, les métaux précieux, l’énergie, le transport et bien sûr les Credit default Swaps.
Il est possible que des mesures soient prises à Très Court Terme, obligeant les acheteurs de MPx sur les marchés à accepter de recevoir du cash en lieu et place des métaux achetés.
Egon von Greyerz au cours d’un interview le 10 mai à KWN : 
“L’attention va éventuellement se détourner sur les États-Unis. Nous savons que les bons du trésor Américain ne pourront plus jamais être remboursés avec la monnaie actuelle. Donc, ce que nous avons vu sur le marché obligataire n’a pas été une fuite vers la sécurité parce que les obligations ne peuvent pas être remboursées. Et comme l’attention va se détourner sur les États-Unis, le marché obligataire sera testé.
En Europe, nous avons vu la souffrance, mais il n’y a pas encore eu de véritable austérité. L’austérité signifierait un arrêt des avantages sociaux, une coupure radicale des pensions, mais cela ne se passe nulle part comme ça. Les gens ont été mécontents des réductions effectuées jusqu’à présent, mais ce n’est rien comparé aux réductions qu’ils vont devoir subir. Si nous avons un été chaud en Europe, je peux dire que des émeutes vont débuter très rapidement et se diffuser d’un pays à l’autre. C’est inquiétant, mais malheureusement, c’est là que nous en sommes et cela va s’aggraver. Franchement, les investisseurs doivent se positionner pour escompter plus de chaos.
 
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Silver

A un moment donné, les spéculateurs, qui jouent la baisse de l’or, de l’argent, ou de telle ou telle monnaie contre telle autre,  et qui le font avec succès, ce qui est assez rare… vont peut être se retrouver théoriquement gagnant sur leurs trades. Mais que se passera t’il si leur courtier fait faillite comme MF Global ou si leur banque fait défaut sur les produits dérivés ? Qu’auront-ils gagné si les marchés sont temporairement fermés ?
Nous nous approchons de zones de fortes turbulences. Sortez de ces produits financiers à levier tant qu’il est encore temps. Soyez en physique.
Bientôt, nous ne pourrons plus l’écrire.
Depuis des années, j’écris sur les forums et les blogs que ” l’Argent est systémique“, le talon d’Achille du système. Ce qui explique pourquoi cette matière première “industrielle” est la plus vendue à découvert.
Les autorités ont interdit aux courtiers assermentés américains d’encourager leurs clients à acheter de l’argent physique. Dans cette vidéo, le courtier renonce à sa certification fédérale pour ne plus être lié à l’escroquerie du système.

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mardi 29 mai 2012

 

 

 

 

Nous allons droit dans le mur à la façon argentine. Carglass ne pourra rien faire pour vous. Il n’y a pas de freinage possible. Les politiques, UMP, PS, MODEM nous ont trahis une fois de plus. Ils n’ont pas parlé de la crise ou si peu et voilà que trois semaines après les élections, tout part en vrille… François Hollande a raté son entrée grâce à ses conseillers économiques, aussi bêtes que ceux de Sarkozy. Conséquence, la France va être dégradée à nouveau, lire Bloomberg et Stern qui explique qu’Angela Merkel n’a pas apprécié sa manière de faire et a décidé de lui faire la peau. “The chancellor stared silently at the man who was responsible for this change of mood: France’s new president, François Hollande, who noted with satisfaction that there was an outlook for euro bonds in Europe“, lire ici Stern. Personne ne fait chanter l’Allemagne, et ce n’est pas Bisounours-Hollande qui va commencer, d’autant que c’est Merkel qui donne le “la”. En effet, regardez bien le fil des événements de ces derniers jours. Ils vous montrent qu’il vous reste que très peu de temps pour retirer votre argent. Je vous préviens depuis 5 ans, mais maintenant on y est. Pour beaucoup ce sera “trop tard”…

 

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    - Mini-crash à Madrid hier… continuera dans les jours prochains

 

- Le FT vous met en garde: “Crédit Agricole and Société Générale in danger

- Lundi, les quatre plus grandes banques grecques étaient INSOLVABLES. La BCE leur a lancé une bouée de 18 milliards d’euros dans la soirée pris sur… l’EFSF et cela APRES avoir expliqué jeudi qu’elle cessait de les alimenter… Lire CNBC pour le croire.

- Le plan de sauvetage des banques espagnoles nécéssite environ 100 milliards d’euros. Personne ne les a.

- Une filiale de la Bankia rectifie son résultat de 2011 et annonce des pertes de 3 milliards au lieu de 41 millions de bénéfices. Escroquerie aux comptes pourtant validés par des commissaires aux comptes et des experts comptables… Les Espagnols bidonnent autant que les Grecs .lire ici Reuters

- Il faut trouver 23 milliards, illico presto, pour sauver la Bankia. L’Espagne ne les a pas. Lire ici le grand papier de AEP dans le Telegraph. Mais le plus drôle, c’est Reuters qui l’a donné: “Bankia bailout costs rise again now at 19 billion, 4 billion increase overnight“. Depuis ça a pris 4 milliards de plus, soit 8 milliards en 4 jours… Ha ha ha… Qui a dit que les comptes étaient certifiés???

- Le BdT espagnol est à 6,5% + frais, soit presque 7%. No return possible at all.

- Lundi, Charles Guerre (CC Opera à Paris) a été dévalisé de toutes ses pièces Hercules 10 et 50 FF.

- Dexia demande une garantie publique totale de 45 milliards d’euros. Lire ici Le Soir.

- Newedge a quitté la bourse d’Athènes et a laisse les clés à un broker local qui ne pourra qu’éxécuter les ordres de vente..

- Le PDG de Pimco Bill Gross a déclaré que le problème maintenant est de sortir son argent des comptes et pas d’en gagner. Avis aux téméraires. “This is a capital preservation market. Return of, not on, your money becoming critical“. Bonne chance pour vos assurances-vie…

- Dégradations à venir cette semaine par Moodys et SP des banques portugaises, italiennes, espagnoles, françaises et de leur pays, lire ici Bloomberg pour la France.

- Les Grecs ne peuvent plus soigner, pénurie de TOUS les médicaments, comme au Bengladesh

- La police grecque force les Grecs à… laisser leur argent dans la banque! Arrivés là, c’est du totalitarisme par définition. Lire ici le Guardian: “Police are urging Greeks to keep their money in bank accounts rather than putting it at risk of theft, amid further uncertainty about whether the austerity-struck country will remain in the eurozone“. Ca ne s’invente pas.

- Mais le pire du pire (du point de vue de votre crétin de banquier) est ici: Moodys a dégradé vendredi des banques norvégiennes (!!!) du jamais vu, la Nordea, la Handelsbank, la LandHipotek et la DNB Bank en raison de leurs expositions aux BdT européens!

- Mes amitiés à Madame qui ne vous a pas cru quand vous lui avez expliqué que le système était en faillite parce que vous lisiez ce blog.

 Techniquement, il ne vous reste plus qu’à sortir vos sous et à observer l’enchaînement infernal des événements. LA SITUATION N’EST PAS RECUPERABLE. Je répète: nos politiques et la presse financière et autres pseudo-experts vous ont totalement trahis, grassement payés par le système, Nicolas Sarkozy en tête avec sa clique de parvenus. Mais les autres politiques ne sont pas mieux. Je vous invite aussi à très sérieusement discuter avec votre Ange gardien si vous avez un peu la foi. Il y aura du sport…


 Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com

 

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L'Appel de l'Administrateur de GOLD-UP :

 

Je travaille actuellement sur un projet destiné à aider des familles aux revenus modestes à se créer un bouclier indestructible contre l'inflation (voire l'hyperinflation).

Prenez seulement 2 minutes qui serviront à aider des milliers de personnes...

=> Répondre au sondage

Merci beaucoup pour votre participation !



Amicalement,

Lionel SEGAUT
Blog Gold-up

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Posted: 28 May 2012 11:55 PM PDT


La crise de la zone euro a démontré les immenses carences de l’unification monétaire européenne. A un moment où l’histoire hésite entre plus d’intégration et démontage de la monnaie unique, voici une synthèse que j’ai essayé de rendre accessible, que les nombreux liens viendront enrichir.

Des promesses non tenues

La monnaie unique a été vendue en 1992 comme un outil au service de la croissance et de l’emploi mais aussi de la puissance des pays européens. Les partisans de la monnaie unique nous affirmaient encore récemment que l’euro nous avait protégé pendant la crise, que la sortie était inenvisageable, qu’elle provoquerait un défaut sur les dettes et un effondrement du pouvoir d’achat. Nous disions que les plans européens n’étaient pas tenables et que la Grèce ferait défaut.
L’histoire a tranché. Tout d’abord, le mythe de l’euro protecteur, démenti par la crise de 2008-2009 (la récession ayant été aussi violente dans la zone euro qu’aux Etats-Unis) s’est évaporé : de graves difficultés économiques persistent dans la zone euro, alors que les Etats-Unis et les pays européens qui n’y sont pas vont sensiblement mieux. Pire, le défaut et l’effondrement du pouvoir d’achat sont devenus une condition du maintien de la zone euro, en Grèce ou en Espagne.
Bref, en toute objectivité, nous, les opposants à la monnaie unique, avons eu raison. La dernière ligne de défense des partisans de la monnaie unique est de dire que la crise économique serait encore bien plus dure si nous démontions la monnaie unique. Pourtant, ce discours ne résiste pas à l’analyse puisque d’innombrables études disent le contraire, comme celles de Patrick Artus, chef économiste de Natixis, ou celle de Jonathan Tepper, sur l’histoire des unions monétaires.
Une complication vient du fait que partisans et critiques s’entendent pour affirmer qu’outre toutes ses carences, la zone euro est mal gérée. Tout d’abord, l’euro est surévalué par rapport au dollar depuis près de dix ans, ce qui pénalise lourdement les industriels européens. En outre, la BCE mène une politique excessivement monétariste, et elle n’utilise la monétisation que pour soulager les banques (les 1000 milliards de prêts) et pas pour aider les Etats.

Un enjeu de pouvoir
 
En fait, comme le souligne justement Jean-Pierre Chevènement, la monnaie unique est un enjeu politique. Beaucoup d’analystes soutiennent que les eurocrates n’ignoraient pas que l’euro était dysfonctionnel, mais que cela était le moyen pour eux de forcer la main des européens pour faire évoluer la construction européenne dans une direction fédérale. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui avec les propositions de la BCE et de la Commission.
Mais cette proposition pose deux problèmes. Le premier, insuffisamment souligné, est le paradoxe de demander davantage d’intégration européenne pour régler les problèmes provoqués par un excès d’intégration européenne… On se croirait dans l’ex-URSS où les difficultés étaient attribuées à un manque de communisme. On peut quand même douter que plus de ce qui a provoqué la terrible crise que traverse la zone euro arrive par miracle à la résoudre…
Ensuite, cela démontre de manière très claire que la prise de décision à un échelon transnational est extrêmement compliquée et ne fonctionne pas. Au lieu de pousser à plus d’intégration, cela devrait amener à se poser la question de relocaliser les décisions à une échelle nationale. A ce titre, la proposition d’émettre des euros obligations semble sidérante tant elle complexifierait plus encore le château de carte européen, mais il est vrai que cela va dans le sens du fédéralisme.
Bref, les promesses des partisans de la monnaie unique n’ont pas été tenues. Pire, les solutions évoquées pour sortir de la crise consistent systématiquement à accroître les transferts de souveraineté, sans que l’on comprenne en quoi cela résoudrait la crise.
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Sortir de l’euro : 46 heures pour gérer la panique

28 mai 2012 (Nouvelle Solidarité) – Pendant que les chefs d’Etat de la zone euro se rencontraient le 23 mai pour se jurer mutuellement qu’ils feraient tout le nécessaire pour garder la Grèce dans l’euro, le gouvernement britannique préparait de son côté des plans de contingence pour maîtriser le chaos économique et social que pourrait provoquer l’effondrement de la monnaie unique.

D’abord, lors d’une téléconférence du Groupe de travail européen, les experts au service des ministres de Finances des pays membres de la zone euro ont émis une série d’instructions demandant aux pays-membres de calculer les coûts qu’aurait à supporter chacun d’entre eux dans l’éventualité d’une sortie (ou d’une expulsion) de la Grèce hors de la monnaie unique.

Ensuite, le Financial Times de Londres rapportait qu’en raison de retraits d’argent (bankrun) soutenus des banques grecques et espagnoles, une fuite des capitaux hors de la zone euro elle-même s’était mise en branle, et que des gestionnaires de fonds de pensions et de fonds spéculatifs jetaient leur dévolu sur le dollar, de manière à réduire leur exposition à l’euro. « Ceci ressemble à une vraie panique, mais ça pourrait s’empirer », confiait un gestionnaire d’AXA au FT, « à moins que les politiques n’agissent de manière décisive et massive », signifiant par là qu’il souhaitait un renflouement global d’une ampleur telle qu’il ne ferait qu’aggraver instantanément la crise en provoquant une hyperinflation sans précédent.

Si elle devait sortir de l’euro, la Grèce n’aurait qu’une fenêtre de tir de 46 heures pour compléter l’opération, c’est-à-dire le temps écoulé entre la fermeture de la Bourse de New York le vendredi soir et la réouverture des marchés à Wellington, en Nouvelle-Zélande, le lundi matin, selon une étude de 21 économistes citée par l’agence new-yorkaise Bloomberg le 23 mai dernier.

Il est clair cependant qu’il ne s’agit pas ici uniquement de gérer la transition en Grèce, mais qu’une certaine élite aimerait bien utiliser l’effondrement de l’euro pour mettre en place des mesures totalitaires sur l’ensemble du continent. Bloomberg explique : « Sur une période de deux jours, les dirigeants auraient à calmer des mouvements de révolte dans la population, planifier une nouvelle devise, recapitaliser les banques, endiguer la fuite des capitaux, chercher à payer les dépenses une fois les lignes de renflouements extérieures suspendues. Le risque est réel que la tâche dépasse de loin les capacités de tout nouveau gouvernement... »

La ministre britannique de l’Intérieur Theresa May reconnaissait pour sa part dans une interview au Telegraph le 23 mai que le gouvernement britannique travaille sur des plans d’urgence pour stopper l’arrivée de « milliers de migrants économiques vers le nord, depuis la Grèce ou l’Espagne » suite à un effondrement de l’euro.

 

http://www.solidariteetprogres.org/Sortir-de-l-euro-46-heures-pour-gerer-la-panique_08820

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À lire ou voir aussi...

 

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L’arnaque des plans de « croissance » européens

Posted: 27 May 2012 11:55 PM PDT


D’une manière ou d’une autre, l’Europe devrait proposer un plan de « croissance » lors de son prochain sommet en juin, si son agenda n’est pas intégralement consacré à un énième sauvetage de l’euro suite aux élections grecques. Mais un examen des propositions amène à relativiser le terme croissance.

Quand croissance rime avec libéralisation et intégration

Il faut bien constater que les eurocrates n’ont rien appris de la crise. L’examen des plans de croissance démontre un biais très libéral. Bien sûr, la Commission évoque l’augmentation des moyens de la BEI (60 milliards), mais c’est une goutte d’eau pour l’UE. Plutôt que des mesures concrètes, elle propose ainsi la collectivisation des dépenses d’investissement, dont on se demande bien ce que cela pourra apporter à la croissance, si ce n’est celle de ses pouvoirs…
Du côté de la BCE, Mario Draghi évoque un « pacte de croissance », mais en soulignant qu’il « n’y a pas de croissance soutenable sans comptes publics en ordre. Il ne s’agit donc pas de relancer la croissance en creusant les déficits, mais de faire les réformes structurelles afin d’augmenter la flexibilité ». En clair, pas d’assouplissement budgétaire et toujours plus de libéralisation. Il soutient une « union budgétaire » qui « nécessite un abandon de souveraineté ».
Berlin a également apporté sa contribution à la réflexion sur la « croissance ». Le programme n’est pas triste. Le plan en six points du gouvernement proposerait la création de zones franches dans les zones en difficulté (financées comment ?), une diminution des charges sociales (bis), une libéralisation du marché du travail, une accélération de la privatisation des entreprises publiques, ainsi qu’un système de formation inspiré de ce qui se fait en Allemagne, selon le Spiegel.

L’Europe s’enfonce dans une impasse
 
Il y a fort à parier qu’un petit plan sera adopté, vu que la grande majorité des pays le souhaite, mais les moyens seront limités. Il faudrait dix fois plus pour relancer les économies européennes. Et le fait d’y intégrer des mesures de libéralisation démontre à nouveau le biais libéral de cette Europe. François Hollande pourra brandir un illusoire succès, mais dans les faits, rien ne changera probablement fin juin lors du prochain sommet européen, malgré les annonces.
Ce qui est intéressant, c’est de constater que pour régler les problèmes posés par trop d’intégration (l’euro), les institutions européennes et les euro béats ne voient bien sûr comme solution qu’une accélération de cette intégration, sans bien expliquer en quoi elle règlerait quoique ce soit aux déséquilibres internes commerciaux de la zone euro. La seule chose qui les intéresse est d’amasser toujours plus de pouvoir à l’échelle européenne, au détriment des États nations.
Mais il y a un os, et même un gros os. Depuis deux ans, l’Allemagne a compris que l’intégration, cela risque de lui coûter très cher. Du coup, si les Allemands sont d’accord pour une évolution fédérale pour assurer la discipline budgétaire, ils sont vent debout contre le « Transferunion » et pas moins de 79% s’opposent aux euros obligations (14% sont pour). Bref, il y a fort à parier que les rêves d’intégration des euro béats ne restent que des rêves, et heureusement car ils ne résoudraient rien.
Oui, il y aura sans doute un plan de croissance européen au prochain sommet, mais il sera probablement aussi dérisoire que tous les plans pondus depuis deux ans et qui n’ont absolument rien résolu à la crise de la zone euro, la faisant grandir à force de ne pas vouloir regarder la réalité en face.
Photo : CANNIBAL FEROX
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Et on termine par une touche de gaieté, sinon gastronomiue, car bien évidemment notre humanité ne régresse pas !  note d'eva :
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Le cannibalisme annonciateur de la fin des temps.

by Le citoyen engagé

Il existe des infos dans le monde qui sont hallucinantes et qui pourtant sont annonciatrices d'une transformation profonde de la réalité de ce monde. Ce monde doit mourir pour qu'un autre puisse naître, et malheureusement celui-ci, le nôtre, devra mourir dans des conditions d'extrême violence et autres brutalités. Les prophéties de la fin des temps. [...]

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