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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 06:05

 

Jardins partagés

L'exemple de l'Angleterre en temps de guerre


Pouvons-nous apprendre quelque chose d’utile de la dernière mobilisation Britannique en temps de guerre ?

Pouvons-nous tirer les leçons de la plus récente ‘descente énergétique’ vécue en Grande Bretagne durant la 2ème Guerre Mondiale ? Bien qu’il y ait clairement de nombreuses différences avec le type de descente énergétique pro-active que ce livre propose, il y a cependant aussi des similitudes intéressantes. Nous sommes clairement une société très différente maintenant, nous avons d’autres compétences, d’autres attentes et d’autres valeurs, et la nature des défis qui nous attentes sont également très différents ; toutefois un regard en arrière sur cette époque peut être très instructif.

Comme observé par Andrew Simms de la New Economic Foundation,  “L’histoire récente démontre que des activités économiques globales peuvent être ré-actualisées très rapidement, ce qui est exactement ce que le réchauffement climatique nous invite à faire. Se pourrait-il que l’expérience de la mobilisation sociale et militaire en temps de guerre puisse apporter une réponse aux plus importantes questions que nous posent ce réchauffement climatique : sommes-nous capables de changer nos styles de vie et les activités économiques suffisamment et à temps pour y mettre un terme ?

Il y a plus que cela qui peut être appris tant de la préparation de la guerre que de la période 1939-1945 elle-même. A la lumière du besoin d’un large engagement de tous les secteurs en réponse à une situation inquiétante, nous pouvons apprendre différentes leçons sur la façon dont les gouvernements peuvent répondre rapidement (pour autant qu’ils y soient contraints) en regardant comment le gouvernement britannique s’est préparé pour maîtriser les impacts que la guerre allaient avoir sur la production alimentaire. En avril 1936, alors que la guerre avec l’Allemagne était une possibilité mais en aucun cas une certitude, un acte du parlement a installé deux comités : un dont la mission était d’imaginer et de préparer un schéma de rationnement alimentaire ; et l’autre pour faire des propositions concernant les marchandises auxquelles il faudrait donner priorité dans un programme de mise en réserve d’aliments. Malgré cela, ce n’est pas avant 1940 que le gouvernement développa une politique à long terme. Les comités ont été installés dans 476 districts sur tout le territoire national avec la mission de coordonner la réorientation de l’agriculture en vue tant d’augmenter les stocks alimentaires que d’augmenter la production alimentaire individuelle, l’un et l’autre devenant des préoccupations majeures. En 1936, 2/3 des aliments britannique était importé et la majorité des terres productives était des pâtures.
En 1944 la surface des terres mises en culture était passée de 12,9 à 19,8 millions, la production alimentaire avait augmenté de 91% et dans les faits la Grande Bretagne était capable d’assurer ses propres besoins alimentaires pour 160 jours/an contre seulement 120 jours en 1939. Durant cette période, les importations alimentaires de la Grand Bretagne avaient été réduites de moitié. Les autorités locales ont installé des comités horticoles pour conseiller les populations en terme de maraîchage, tout en développant un très grand programme de promotion de frugalité et d’économie. Certaines des affiches produites à cette époque sont de très beaux exemples de la manière de promouvoir la conservation, la consommation frugale et la production des aliments.

 

En 1942, Bristol (p.ex) comptait 15.000 jardins partagés et plus de la moitié des ouvriers de la nation toute entière avait accès à ces terrains partagés ou possédaient un jardin, produisant environ 10% des bsoins alimentaires. Certains font remarquer que durant la guerre les jardins partagés et privés ne produisaient que seulement 10% des aliments du pays, mais il faut souligner que ce sont ces 10% qui ont permis au pays de se maintenir en bonne santé. Tandis que l’agriculture produisait les céréales et les graisses, les jardins privés produisaient la plupart des fruits et légumes

Le rationnement alimentaire a été introduit le 8 janvier 1940, et il concernait seulement le bacon, le beurre et le sucre, avant de s’étendre pour concerner pratiquement tous les aliments (à l’exception des ‘fish & chips’) ainsi qu’aux carburants et aux vêtements. Un des succès du rationnement fut un rééquilibrage des inégalités alimentaires. Tandis que les nantis virent leur alimentation réduite, pour les pauvres, particulièrement dans les centres industriels, l’alimentation s’améliora significativement comparée aux années précédant la guerre. La consommation alimentaire, y compris la consommation de viande, diminua de 11% en 1944. La mortalité infantile diminua aussi, et il y a des arguments pour dire que d’une manière générale l’état de santé de la population n’a jamais été meilleur ni avant ni après cette époque.

En terme d’utilisation de la voiture, le rationnement des carburants introduit en 1939 limitait la distance annuelle à +/- 2800 km pour les usages non essentiels, limite qui fut ensuite graduellement réduite jusqu’en 1942 quand ces dispositions furent abolies. Entre 1939 et 1942 l’utilisation de la voiture a chuté de 95% au Royaume Uni.

Il y a beaucoup à apprendre de l’expérience de la 2ème guerre mondiale en ce qui concerne la manière dont le gouvernement à préparer la transition. Le gouvernement britannique a été capable, entre 1936 quand le département de l’alimentation (plans défensifs) a été créé au sein du conseil du commerce et 1939 quand la guerre a débuté, de coordonner une réponse qui permettait juste de soutenir la nation. Selon Andrew Simms, la leçon la plus importante des années de guerre est que : « quand un gouvernement le veut réellement, il peut faire à peu près tout, y compris des bonnes choses ».

Clairement le pic du pétrole et les changements climatiques doivent encore crée au sein de la population ou du gouvernement un climat d’urgence proche de celui qui régnait lors de l’invasion nazie. Cependant comme le souligne le rapport Hirsch, lorsque le gouvernement considère que les actions justifiées par le pic du pétrole sont politiquement défendables, il est trop tard. En terme de modèle présenté à la figure 8, la réponse durant la 2ème guerre mondiale était proche du concept de ‘réduction de puissance’ de Heinberg, tandis que l’accent mis par le gouvernement sur des actions locales et de réflexion le maintient dans une phase de ‘construction de canots de sauvetage’. A l’occasion de l’effort de guerre, la construction d’une résilience était devenue une priorité nationale, activement encouragée et facilitée par le gouvernement national.

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Traduit du Transition Handbook, par Marcel

 

http://gorgerouge.over-blog.com/ext/http://villesentransition.net/


 

 


Jardin partagé: Où se cultive du bio et de la solidarité

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Main VerteLe concept de jardin solidaire existe en France depuis une douzaine d’années. Aussi appelé jardin partagé, c’est un lieu nouveau où innovation sociale et expérimentation environnementale sont encouragées. Le programme « Main Verte » (juin 2003) mis en place par la Ville de Paris incite l’implantation de jardins partagés. S’inscrivant dans une démarche de développement durable, une association partenaire se voit proposée par la Ville une parcelle clôturée, une arrivée d’eau, des outils de jardinage, un label Main Verte, une expertise technique et une convention d’usage. Grâce à ce programme, le jardin est ouvert gratuitement au public. Pour ne prendre pour exemple que Paris, on en compte déjà près de cinquante dans les murs de la capitale. Toutefois, ils germent également dans toute la France. S’ils poussent comme des champignons, c’est peut-être parce qu’on y cultive plus qu’uniquement des fruits et légumes bio.

Jardin solidaire

Ouvrir un jardin solidaire permet plus qu’une présence végétale dans la ville. En effet, un jardin collectif favorise également des rencontres entre générations et cultures, ainsi que la convivialité et la solidarité. Gérés le plus souvent par des associations de quartiers, ces jardins communautaires sont très populaires. Créateur de lien social, ce jardin partagé donne une leçon d’écologie urbaine qui rassemble petits et grands afin de les sensibiliser au jardinage et à l’environnement.

Jardin partagé

Le respect de l’environnement est une valeur forte du jardin solidaire. Lieu « d’éducation écologique » pour enfants et adultes, on y apprend à ne pas abîmer la terre, économiser l’eau (récupération de l’eau de pluie) et à semer la biodiversité. Vous pourrez choisir les végétaux adaptés au sol et au climat, récolter et conserver les graines ou encore construire des nichoirs pour les oiseaux. Le compostage et la technique des cultures associées y sont souvent pratiqués. Les jardiniers évitent les produits phytotoxiques (engrais chimiques, pesticides de synthèse). Il existe en effet de nombreuses alternatives comme les engrais bio et naturels. Le jardin solidaire développe en effet l’agriculture bio. Après du travail et de la patience, le jardinier pourra goûter aux fruits de sa récolte, échanger des produits bio avec ses voisins de parcelle et faire des économies (un plus en période de crise).

C’est dans cette perspective que le « consomm’acteur » devient jardinier en herbe. Projet pédagogique, social et écologique, les jardins solidaires sont très utiles en milieu urbain et ne cessent de fleurir partout en France. Alors trouvez vite le votre !

 

Pour en savoir plus: Jardins partagésJardins partagés: Utopie, écologie, conseils pratiques, Laurence Baudelet, Alice Le Roy, Frédérique Basset (Terre Vivante, mai 2008), 157 pages, 23€

 

http://www.greenzer.fr/jardin-cultive-bio-solidarite

 

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Published by Eva R-sistons - dans Alternatives au Système
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