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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 05:18

 

                                    fond d'écran mer déchainée

 

                         http://wallpaper.theme-freeglobes.fr/wallpaper/mer-plage/fond-decran-mer-dechain

 

 

Tempête catalane,

par eva R-sistons

 

 

Bonjour

 

Publication inattendue sur ce site,

 

récit de deux journées d'horreur....

 

J'avais une quinzaine d'années lorsqu'un Espagnol a dit à ma soeur (18 ans): "Tu es comme la Méditerranée"... Sur le moment, je n'ai pas compris ce qu'il voulait dire. La méditerranée est si placide ! Voire...

 

Catalogne, frontière espagnole, une station balnéaire.

 

Samedi dernier, mon chat vient de manger. J'ouvre la porte-fenêtre de mon salon pour qu'il retourne dehors, car il rentre juste pour se remplir l'estomac. Las ! Il refuse de sortir. Effectivement, je vois que le vent souffle fort, en rafales, et qu'il commence à pleuvoir... des grelons. Je referme précipitamment la porte, et je me couche. Curieusement, il reste à la maison. Le lendemain matin, il sort faire ses besoins. Je ne le verrai pas pendant deux jours (il a dû se sentir plus en sécurité dehors qu'au rez-de-chaussée en bord de mer).... Quant à mon autre chat, il refuse de sortir. Il se pelotonne. Les heures passent, la mer est déchaînée. J'ai l'habitude. Mauvais moment à passer ! Mais la chatte refuse toujours de sortir. Comme mon salon ouvre sur la plage, je n'ai plus de litière. Nous sommes dimanche; je trouve enfin un magasin ouvert qui a en stock litière et bac. La chatte pourra faire ses besoins.

 

Lorsque je rentre, les vagues sont énormes; je regarde le bulletin météo. Alerte, tempête ! Je sais ce qui m'attend. Je ferme ma terrasse avec un portail en bois,  hermétique, et je tapisse ma porte-fenêtre de serpillères. Je mets le plus de choses possibles en l'air. Le vent est si violent, la mer si déchaînée, que je n'ose pas me coucher. En début de matinée, la fatigue aidant, je m'allonge enfin. Je ne profiterai pas longtemps de ce répit, un choc terrible se produit. Mon portail vient d'exploser, une vague s'engouffre sur ma terrasse, tout son contenu valse, table, chaises, meubles de rangement... Plus aucune protection, le sable va envahir la terrasse et mon logement va être inondé.

 

Je cours chercher mon voisin, même âge, journaliste-écrivain lui aussi. Il vient m'aider à remettre le portail, lourd, prêt à se rompre. On essaie de consolider le tout. Il rentre chez lui. Un peu plus tard, même bruit, aussi violent, le portail vient à nouveau de céder, l'eau est sur la terrasse. Le sable aussi, presque au niveau de mon salon. J'improvise une solution. Ca ne marche pas. Je cours chercher le voisin. Horreur ! Les vagues passent par-dessus maisons et immeubles. Et soudain, sur la route, une vague géante déferle dans la rue, j'ai juste le temps de me plaquer contre un mur. 

 

Ensemble, nous improvisons une nouvelle solution. Elle tient quelques minutes. Je décide de confier mon 2e chat à mon voisin (sa maison fait deux étages), quelques affaires (dont mon ordi), et d'appeler un menuisier de la commune; il promet de venir avec deux jeunes. Quelques heures après, ils arrivent. On achète vite fait du matériel, et le bricolage commence. Las ! Une énorme vague arrive, emporte tout, et l'un des jeunes a juste le temps de se raccrocher au portail voisin pour ne pas être emporté lui aussi dans la mer déchaînée. Il ne sait pas nager. C'est trop, les trois hommes repartent, trempés, après avoir sommairement fermé, colmaté, l'entrée de ma terrasse, pour éviter le pire, c'est-à-dire l'inondation de mon logement. 

 

Dois-je mettre le volet roulant ? Il danse au vent. Je décide de faire confiance à mon double vitrage. Une heure passe, je continue à mettre en l'air tout ce que je peux. Comme les vagues sont de plus en plus terrifiantes, j'utilise la seule "arme" à ma disposition: la foi. Une courte prière, je demande l'armée céleste autour de mon logement ! Au printemps dernier, j'étais à Marseille chez mon amie préférée, Palestinienne, lorsque mon voisin - le même - me prévient: Une tempête de neige vient de se déclarer. La mer est déchainée. Ayant mes clefs, il va voir si tout est en ordre. Les heures passent. A la radio, j'écoute la météo, elle est très pessimiste. La Catalogne est en ébullition !

 

J'ai à nouveau mon voisin. Horreur ! Les gendarmes sont passés alerter les gens, un chalutier est en péril, une vague scélérate, d'une ampleur inégalée, va surgir sur la côte, on évacue les riverains, les voitures sont déplacées. Mon logement, au rez-de-chaussée, sera inondé, recouvert, détruit. Ce mardi, une voisine m'explique ce qu'est une vague scélérate:

 

"On parle de vague scélérate pour des hauteurs du creux à la crête de plus de 2,1 fois la hauteur significative des vagues Hs[1]. Les vagues scélérates se forment sans raison évidente. Elles sont souvent décrites comme un mur d’eau qui vient heurter le navire, contrairement aux vagues « normales » qui montent en pente relativement douce, permettant aux navires de passer par dessus. Des vagues scélérates ont été observées dans tous les océans du monde, qu’il y ait ou non des courants importants en surface.

Les vagues scélérates peuvent atteindre des hauteurs crête à creux de plus de 30 mètres et des pressions phénoménales. Ainsi, une vague normale de 3 mètres de haut exerce une pression de 6 tonnes/m2. Une vague de tempête de 10 mètres de haut peut exercer une pression de 12 tonnes/m2. Une vague scélérate de 30 mètres de haut peut exercer une pression allant jusqu’à 100 tonnes/m2. Or, aucun navire n’est conçu pour résister à une telle pression[2]. "(http://fr.wikipedia.org/wiki/Vague_sc%C3%A9l%C3%A9rate)

 

Vague scélérate vue d’un navire marchand (1940, Golfe de Gascogne, ligne de sonde des 100 brasses).

 

Ma voisine me décrit le phénomène. Une vague si gigantesque, qu'aucune maison (comme la sienne, à 2 étages) ne résiste, tout est englouti. Aucune possibilité de s'échapper si on est pris.... Or, c'est ce qui était prévu au printemps dernier; La vague se rapprochait de la côte... A distance, je ne peux rien faire. Sauf prier. Je suis une femme de foi, je prie Dieu d'épargner mon logement.

 

Quelques instants après, j'ai mon voisin: "J'ai une bonne nouvelle à t'annoncer. Au dernier moment, le vent a brusquement changé de direction... Il vient de la terre, maintenant !" Le cauchemarest fini...

 

Ce lundi, il ne s'agit pas de vague scélérate. Mais les vagues sont très fortes, ma protection est désormais dérisoire, et mon logement, au rez-de-chaussée, peut être inondé en un instant. Incapable de faire quelque chose, je contemple le spectacle. Je guette. Erreur ! Je suis à quelques centimètres du double vitrage. Après coup, je réaliserais qu'une vitre brisée peut vous envoyer à l'hôpital, et si je reçois des fragments dans les yeux.... je n'ose y penser !

 

Soudain, une vague plus grosse que les autres arrive, plus haute, plus tumultueuse, plus rugissante, se dresse devant moi... au lieu de reculer, fascinée, je regarde... Un grand bruit, le son terrible qui accompagne les catastrophes: Mon portail de circonstance est malmené, je vois un tourbillon, j'entends un choc, la vague, plus haute que mon logement, a heurté le double vitrage, la terrasse se remplit d'eau, une partie vient mourir sur mes serpillères, mais oh miracle ! La porte-fenêtre a résisté ! Mes voisins immédiats n'ont pas eu cette chance: Leur volet est éventré. Sur leur terrasse, un tronc d'arbre... il s'était écrasé contre leur volet fermé. S'il avait atteint mon double vitrage, la vitre explosait, mon logement était inondé, j'étais à l'hôpital, je perdais tout et je me trouvais à la rue.

 

C'était la dernière grosse vague, la plus terrible. Des volets éventrés, le restaurant du coin endommagé, vitres brisées, portail parti, terrasse méconnaissable, et dans la rue, un spectacle de désolation: Rues inondées, débris jonchant le sol, écume blanche, boue partout... J'appelle les pompiers, ils ne peuvent rien faire, seulement me conseiller de descendre le volet roulant, pour protéger la vitre. Tant pis s'il est cassé comme ceux de mes voisins !

 

Encore quelques heures, et le vent change, il faiblit. La mer est déchaînée, mais le plus gros est passé. Mon chat réapparaît, pour manger. Il sait. Tout va bien ! Mais la nuit, traumatisée, je dors dans mon camping-car. Un bon sommeil réparateur, enfin ! Et je récupère chez le voisin mon autre chat. Heureuse d'avoir échappé au pire, juste un portail cassé, et le mobilier de jardin, pas de volet brisé, pas de vitre pulvérisée, pas d'inondation, pas d'hôpital....

 

C'était une tempête en Catalogne... Avis aux amateurs !

 

Ah, au fait... Le lendemain, je discute avec des autochtones. En 50 ans, la mer a avancé de cinquante mètres. L'érosion du littoral est un problème permanent, mondial. Un plan d'action est prévu dans ma région, censé protéger les riverains: Implantation de "canivelles", de géotubes immergés au large, de brises-lames... De quoi tenir encore trente ans. Et les changements climatiques n'arrangent rien... Voilà ce qui vous attend si vous voulez jouer les sirènes ! 

 

La Méditerranée sera toujours imprévisible...

 

Votre eva

 

 

 

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Le Havre - Tempête et mer déchaînée

 

Emmanuel Lelaidier

http://www.panoramio.com/photo/11353072

Quand la Mer se déchaîne !


Que la mer est belle avec ses blancs moutons !
Mais soudain, elle se change en mégère impromptue :
Fantastique et sublime, semblable à mille démons
Qui fondent sur les maisons et font trembler les nues !
Dans un ciel assombrit, déchiré par l' éclair,
Le vent et le tonnerre font plier les grands arbres,
Ballottant les oiseaux qui cherchent un repaire.
Neptune et Jupiter, ont réuni leurs armes !
L'homme seul, au milieu des éléments déchaînés
Doit lutter pour sa vie et sauver son bateau,
Face aux furies infernales si déterminées,
Qui veulent à tout prix : l'emmener au fond des eaux…
Pauvres marins luttant contre : vague et orages,
Il vous reste ” un ami - un guide sur la terre “
Debout sur les rochers, tout au bord du rivage,
Un ange solitaire scintille dans les ténèbres.
Seul, Stoïque, le gardien de phare - coupé du monde,
Assume et reste là… pour que les autres vivent !
Harcelé de milliers de lames qui l'inondent,
L'encerclent, l'agrippent et meurent en vaines offensives !
Là où finit la terre, la mer a son royaume !
Belliqueuse : elle monte jusqu'au toit des maisons
Elle envahit les quais, et roule sur les chaumes,
Bousculant sur la digue les curieux de saison.
Le port avec ses rues sont recouverts d'écume,
Comme en pleine montagne, on marche dans la neige !
La mer est mécontente et montre sa rancune,
Mais les vieux loups de mer, connaissent bien son manège !
Déesse irascible, elle veut des sacrifices…
En sortant de son lit, comme une amante cruelle,
Elle emporte avec elle les meilleurs de nos fils !


Mais qui oserait dire : que la mer n'est pas belle ?…

-sandys-
http://sandys.unblog.fr/2008/10/22/quand-la-mer-se-dechaine/
La baie du Sillon, la mer déchainée balance ses déferlantes sur la chaussée. La baie du Sillon, la mer déchainée balance ses déferlantes sur la chaussée.

Spectacle de mer déchaînée....

Les habitués se sont régalés du spectacle de la mer déchaînée mercredi matin. D'autres, qui avaient garé leur voiture près du Sillon, ont eu un mauvais réveil...

Impossible hier matin de circuler à pied sur la digue, où même de longer le Sillon en voiture. La police municipale avait bloqué les accès routiers jusque vers 10 h 30 pour éviter tout accident, et permettre ensuite aux services de la Ville d'enlever le sable et le goémon accumulés sur la chaussée.

Avec un coefficient de 112 peu avant 9 h, et des vents de noroît de 80 km/h qui avaient atteint 100 km/h en rafale dans la nuit, la mer était énorme. Une surcote de marée de 60 cm en a résulté.

La digue a vaillamment résisté, tandis que les badauds frigorifiés par le vent et les embruns regardaient avec fascination le chaudron bouillonnant. Certains, moins prudents que d'autres, tentaient même le diable et se tenant tout près.

L'eau avait envahi la chaussée, et se déversait quelques dizaines de mètres plus loin dans le bassin Duguay Trouin. Au passage, elle trempait les rez-de-chaussée de commerces et d'hôtels restaurants. Deux voitures stationnées près du Palais du Grand large étaient même soulevées et déplacées par les vagues !

L'une a fini sa course dans l'ancien cinéma Amiral, brisant une vitrine sur son passage. La seconde n'a causé que des dégâts limités. L'hôtel Le Beaufort a eu une vitre brisée et son sous-sol inondé.

À Solidor et aux Sablons, les bateaux ont secoué leurs amarres, mais tenu le coup. Seule une embarcation a dû être récupérée par la gendarmerie maritime. Un brise-lames a par ailleurs été arraché. Il a pu être récupéré sur la plage à marée descendante par la police municipale.

Les marins se sont montrés prudents : deux caboteurs de 80 m qui devaient quitter le port sont restés à l'abri, tandis que la Brittany Ferries avait anticipé en détournant son bateau matinal (Le Bretagne) vers Cherbourg.

 

Gérard LEBAILLY.
Ouest-France
http://www.saint-malo.maville.com/actu/actudet_-Coup-de-vent-et-forte-maree-sur-le-Sillon-_loc-1318109_actu.Htm (Saint-Malo)
quand la nature se déchaîne
http://phenixdurif.centerblog.net/
sur le blog d'eva R-sistons,

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