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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 15:22

 

Signature d'un accord Munich bis de la zone euro en 2011 ....?

Les dirigeants de la zone euro ont conclu un accord, vers 4 heures ce jeudi matin, pour tenter de sauver l'euro.
Pourtant, selon Jacques Sapir.



ce plan anticrise est le « pire accord envisageable », car il va contribuer à nous plonger encore davantage dans la récession et priver l'Europe de son indépendance. D'autant plus qu'il ne suffira pas à sauver la Grèce.

L'accord réalisé cette nuit ne fera que prolonger l'agonie de l'Euro car il ne règle aucun des problèmes structurels qui ont conduit à la crise de la dette.
Mais, en plus, il compromet très sérieusement l'indépendance économique de l'Europe et son futur à moyen terme.
C'est en fait le pire accord envisageable, et un échec eût été en fin de compte préférable.

Nos gouvernements ont sacrifié la croissance et l'indépendance de l'Europe sur l'autel d'un fétiche désigné Euro.

Huit mesures actées

Si nous reprenons les mesures qui ont été actées nous avons :
1. Une réduction partielle de la dette mais ne touchant que celle détenue par les banques. Autrement dit c'est 100 milliards qui ont été annulés et non 180 (50% de 360 milliards). Cela ne représente que 27,8%. La réalité est très différente de ce qu'en dit la presse. Cela ramènera la dette grecque à 120% en 2012, ce qui est certes appréciable mais très insuffisant pour sortir le pays du drame dans lequel il est plongé.
2. Le FESF va se transformer en « fonds de garantie » mais sur les 440 milliards du FESF, seuls 270 milliards sont actuellement « libres ». Comme il faut garder une réserve c'est très probablement 200 milliards qui serviront à garantir à 20% les nouveaux emprunts émis par les pays en difficultés. Cela représente une capacité de 1000 milliards d'emprunts (200 / 0,2). C'est très insuffisant. Barroso avait déclaré qu'il fallait 2200 milliards et mes calculs donnaient 1750 milliards pour les besoins de la Grèce (avant restructuration) du Portugal et de l'Espagne.
Cet aspect de l'accord manque totalement de crédibilité.

3. La recapitalisation des banques est estimée à 110 milliards. Mais, l'agence bancaire européenne (EBA) estimait ce matin la recapitalisation à 147 milliards (37 de plus). De plus, c'est sans compter l'impact du relèvement des réserves sur les crédits (le core Tier 1) de 7% à 9% qui devra être effectif en juin 2012. Il faudra en réalité 200 milliards au bas mot, et sans doute plus (260 milliards semblent un chiffre crédible). Tout ceci va provoquer une contraction des crédits (« credit crunch ») importante en Europe et contribuer à nous plonger en récession. Mais, en sus, ceci imposera une nouvelle contribution aux budgets des États, qui aura pour effet de faire perdre à la France son AAA !

4. L'appel aux émergents (Chine, Brésil, Russie) pour qu'ils contribuent via des fonds spéciaux (les Special Vehicles) est une idée très dangereuse car elle va enlever toute marge de manoeuvre vis à vis de la Chine et secondairement du Brésil. On conçoit que ces pays aient un intérêt à un Euro fort (1,40 USD et plus) mais pas les Européens. La Russie ne bougera pas (ou alors symboliquement) comme j'ai pu le constater moi-même lors d'une mission auprès du gouvernement russe en septembre dernier.

5. L'engagement de Berlusconi à remettre de l'ordre en Italie est de pure forme compte tenu des désaccords dans son gouvernement. Sans croissance (et elle ne peut avoir lieu avec le plan d'austérité voté par le même Berlusconi) la dette italienne va continuer à croître.

6. La demande faite à l'Espagne de « résoudre » son problème de chômage est une sinistre plaisanterie dans le contexte des plans d'austérité qui ont été exigés de ce pays.

7. L'implication du FMI est accrue, ce qui veut dire que l'oeil de Washington nous surveillera un peu plus... L'Europe abdique ici son « indépendance ».

8. La BCE va cependant continuer à racheter de la dette sur le marché secondaire, mais ceci va limiter et non empêcher la spéculation.

Les piètres conclusions que l'on peut en tirer...

Au vu de tout cela on peut d'ores et déjà tirer quelques conclusions :
- Les marchés, après une euphorie passagère (car on est passé très près de l'échec total) vont comprendre que ce plan ne résout rien. La spéculation va donc reprendre dès la semaine prochaine dès que les marchés auront pris la mesure de la distance entre ce qui est proposé dans l'accord et ce qui serait nécessaire.
- Les pays européens se sont mis sous la houlette de l'Allemagne et la probable tutelle de la Chine. C'est unedouble catastrophe qui signe en définitive l'arrêt de mort de l'Euro. En fermant la porte à la seule solution qui restait encore et qui était une monétisation globale de la dette (soit directement par la BCE soit par le couple BCE-FESF), la zone Euro se condamne à terme. En recherchant un « appui » auprès de la Chine, elle s'interdit par avance toute mesure protectionniste (même Cohn-Bendit l'a remarqué....) et devient un « marché » et de moins en moins une zone de production. Ceci signe l'arrêt de mort de toute mesure visant à endiguer le flot de désindustrialisation.
- Cet accord met fin à l'illusion que l'Euro constituait de quelque manière que ce soit une affirmation de l'indépendance de l'Europe et une protection de cette dernière.
Pour ces trois raisons, on peut considérer que cet accord est pire qu'un constat d'échec, qui eût pu déboucher sur une négociation concertée de dissolution de la zone Euro et qui aurait eu l'intérêt de faire la démonstration des inconséquences de la position allemande, mais qui aurait préservé les capacités d'indépendance des pays et de l'Europe.
Les conséquences de cet accord partiel seront très négatives. Pour un répit de quelques mois, sans doute pas plus de six mois, on condamne les pays à de nouvelles vagues d'austérité ce qui, combiné avec le « credit crunch » qui se produira au début de 2012, plongera la zone Euro dans une forte récession et peut-être une dépression. Les effets seront sensibles dès le premier trimestre de 2012, et ils obligeront le gouvernement français à sur-enchérir dans l'austérité, provoquant une montée du chômage importante. Le coût pour les Français de cet accord ne cessera de monter.
Politiquement,
on voit guère ce que Nicolas Sarkozy pourrait gagner en crédibilité d'un accord où il est passé sous les fourches caudines de l'Allemagne en attendant celles de la Chine.
Ce thème sera exploité, soyons-en sûrs, par Marine Le Pen avec une redoutable efficacité. Il importe de ne pas lui laisser l'exclusivité de ce combat.

La seule solution, désormais, réside dans une sortie de l'euro, qu'elle soit négociée ou non

1938
30 septembre Dans la nuit, HitlerMussolini et les deux Premiersministres anglais et français, Chamberlain et Daladier, signent àMunich un accord sur le statut de la Tchécoslovaquie. Après douze heures de négociation et dans le but d'éviter un nouveau conflit européen, la France et la Grande-Bretagne cèdent aux ambitions allemandes. Le gouvernement tchécoslovaque, peu enclin à admettre cette rupture du traité de Versailles et de Saint-Germain-en-Laye, a dû se soumettre aux volontés des grandes puissances. L'Allemagne est la grande gagnante de cette rencontre. Hitlerenvahira les Sudètes dès le lendemain, commençant ainsi le démantèlement de la seule démocratie d'Europe centrale. Lesaccords de Munich deviendront par la suite le symbole de la faiblesse des démocraties européennes face à la montée desfascismes.

 
Le  26 /  10 / 2011  

 Signature d'un accord Munich bis de la zone euro en 2011 ....?
 
Dans la nuit  Pékin et Angela Merkel  et les deux chef etat France et italien sarckozy et  Silvio Berlusconi signe a Bruxelles un accord sur le sauvetage de l'euro .Après douze heures de négociation  et dans le but d'évité un crach financier ,la France et l'Italie cèdent aux ambitions de Pékin .Le gouvernement de la Italien a du se soumettre au  volontés des grandes puissances .
Pékin est la gagnante de ce démantèlement de la zone euo . Les accords signés a Bruxelles deviendront par la suite le symbole de la Faiblesse des democraties européennes face à la montée de la CHINE 
Signature d'un accord Munich bis de la zone euro en 2011 ....?
 
Eh oui,
 
l'accord a été annoncé à 4H du matin par le président Français himself...
Les banques perdent 50% de leur créance en Grèce...
La Chine qui possède déjà les Etats Unis, va pouvoir posséder l'Europe...
La Russie aura aussi une part de gâteau...
 
Nous sommes vendus !


La Chine achète l'Europe


 
L'Europe au bord du gouffre économique et financier, incapable de prendre les mesures adéquates quand il fallait le faire a failli plonger le monde dans une dépression qu'on a du mal à imaginer.
L'Europe, une belle idée en théorie, jamais concrétisée réellement par des institutions à la hauteur du projet envisagé, n'est en fait qu'un agglomérat de nations tirant la couverture chacune de son côté, où France et Allemagne s'égosillent pour revendiquer le leadership.
Réunis en congrès extraordinaire hier soir, tout le gratin européen Sarkel et Merkozy en tête, a réussi à s'entendre ( ?) pour donner l'illusion que la crise était sous contrôle ( ?).
 
Acculés dans les cordes, politiques et banquiers n'ont trouvé qu'une issue, vendre l'Europe à la Chine !
Quand j'étais môme, les philosophes de bistrots annonçaient une invasion du monde par les milliards de chinois qui grouillaient dans le mystérieux empire du milieu et qui, telle une marée humaine digne d'une fourmilière géante, envahiraient notre continent et les autres, mais nous n'en avions rien à battre !
 
Les Chinois, plus malins, depuis plusieurs années déjà, investissent partout dans le monde, en Afrique particulièrement, et en Europe aussi plus discrètement.
 
Désormais, c'est sans complexes qu'ils vont injecter du fric dans l'économie du Vieux Continent, puisque c'est nous-mêmes qui le leur demandons.
 
Sauveurs de l'économie mondiale, il sera difficile dans l'avenir, de leur faire la moindre remontrance ou réflexion, sur leurs décisions ou attitudes tant politiques, qu'écologiques ou sociales...
Les riches chinois qui sillonnent déjà l'Europe aujourd'hui, nouveaux nababs devant lesquels on déploie le tapis rouge en tant que clients de prestige, vont d'ici peu affluer plus nombreux, mais cette fois en tant que propriétaires des lieux.
 

Il est grand temps de s'offrir un dictionnaire Français/Chinois !
 
 欢迎来到我们的  
(Bienvenue chez nous !)   


Signature d'un accord Munich bis de la zone euro en 2011 ....?
Le directeur du Fonds européen de stabilité financière (FESF), Klaus Regling a prévenu vendredi à Pékin qu'aucun accord ne serait annoncé lors de sa visite sur une contribution supplémentaire de la Chine à ce fonds anticrise, dont il veut rendre les instruments "attractifs et sûrs" pour Pékin | 
Peter Parks

 
Pourquoi alors les Chinois achètent-il de la dette européenne ?
 
Parce qu'il "trouvent que c'est un investissement intéressant", a répondu M. Regling, soulignant que les obligations émises par le FESF étaient cotées AAA.

"Les réserves de change de la Chine augmentent chaque mois, il y a donc un besoin d'investissement", a-t-il expliqué.

Le directeur du Fonds européen de stabilité financière (FESF), Klaus Regling a prévenu vendredi à Pékin qu'aucun accord ne serait annoncé lors de sa visite sur une contribution supplémentaire de la Chine à ce fonds anticrise, dont il veut rendre les instruments "attractifs et sûrs" pour Pékin. 
La Chine, premier détenteur mondial de réserves de change avec plus de 3.200 milliards de dollars, a dit à maintes reprises qu'elle était prête à soutenir l'euro, tout en demandant une plus grande ouverture du Vieux continent à ses produits et investissements. 



"Il n'y a pas de négociations en cours avec la Chine" sur des investissements chinois dans le FESF, a déclaré à la presse M. Regling, venu à Pékin pour des "consultations régulières".
Depuis le début de l'année, "la Chine est un bon client pour les obligations du FESF", a-t-il assuré, refusant toutefois d'indiquer le montant de la contribution chinoise.
Il a précisé que, contrairement aux Etats-Unis qui publient pays par pays la liste des acheteurs de leurs bons du Trésor, les Européens donnaient seulement des indications par continent.
"40% des obligations émises par le FESF ont été achetées en Asie", selon M. Regling. Le Japon en a acheté la moitié, soit 20%, pour un montant de 2,68 milliards d'euros.
La zone euro a décidé lors de son sommet de crise à Bruxelles mercredi et jeudi de démultiplier la puissance de feu du FESF pour les pays en difficulté, l'Italie ou l'Espagne. Sa capacité d'intervention passerait à 1.000 milliards d'euros, contre 440 milliards.
Pour arriver à ce résultat, un système d'assurance-crédit sera offert aux investisseurs et un fonds spécial serait adossé au Fonds monétaire international pour accueillir les contributions de pays émergents, Chine en tête.
La Chine réfléchit à investir quelque 100 milliards de dollars pour aider la zone euro à combattre la crise de la dette publique, indiquait le Financial Times sur son site internet hier, citant une source proche du gouvernement.

"La Chine pourrait être désireuse de contribuer entre 50 et 100 milliards de dollars au FESF (Fonds européen de stabilité financière) ou à un fonds nouveau monté sous sa houlette en collaboration avec le FMI, selon une personne au courant des intentions des dirigeants chinois", a indiqué le quotidien britannique. "Si les conditions sont adaptées alors quelque chose un peu au dessus de 100 milliards de dollars n'est pas inconcevable", a affirmé cette personne au Financial Times.

La zone euro a décidé avant-hier, lors d'un sommet de ses dirigeants à Bruxelles, de solliciter Pékin pour renforcer la capacité d'action du Fonds européen de stabilité financière. Le gouvernement chinois n'a pas officiellement confirmé qu'il se joindrait à l'effort, mais veut "explorer les moyens de renforcer la coopération bilatérale sur la base d'un bénéfice réciproque", a affirmé jeudi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Selon une source proche des négociations autour de la crise européenne, la Chine et d'autres pays émergents souhaitent l'implication du Fonds monétaire international, auquel ils font confiance pour son expertise et son cadre juridique. Le directeur du FESF, Klaus Regling, était attendu à Pékin aujourd'hui. Les Chinois détiennent déjà plus de 500 milliards de dollars de dette des Etats européens, selon des estimations d'économistes.

 

http://tenfiotenwo.skyrock.com/3040595429-Signature-d-un-accord-Munich-bis-de-la-zone-euro-en-2011.html

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