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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 14:21
L’Hiver nucléaire.
Fidel CASTRO

J’ai honte d’avoir tout ignoré de cette question dont je n’avais même pas entendu parler. Sinon, j’aurais compris bien plus tôt que les risques d’une guerre nucléaire sont pires que ce que j’avais imaginé. Je supposais que la planète pouvait supporter l’éclatement de centaines de bombes nucléaires parce que je calculais que les Etats-Unis et l’URSS avaient réalisé d’innombrables essais pendant des années. Je n’avais pas tenu compte d’une réalité toute simple : ce n’est pas la même chose de faire éclater cinq cents bombes atomiques en mille jours que de le faire en un jour.

Je l’ai appris après m’être informé auprès de plusieurs spécialistes en la matière. Inutile de dire que je suis resté stupéfait d’apprendre qu’il n’y avait pas besoin d’une guerre nucléaire mondiale pour faire périr notre espèce.

Il suffirait d’une guerre atomique entre deux puissances nucléaires parmi les plus faibles, tels l’Inde et le Pakistan – qui réunissent toutefois, à eux deux, bien plus d’une centaine d’armes de ce genre – pour que l’espèce humaine disparaisse.

Je vais raisonner un peu à partir des éléments que m’ont offerts nos experts en la matière, tirés de ce que les scientifiques les plus prestigieux du monde ont exposé.

Il y a des choses qu’Obama sait pertinemment :

…une guerre nucléaire entre les USA et l’URSS provoquerait un « hiver nucléaire ». Le débat international au sujet de cette prédiction, animé par l’astronome Carl Sagan, obligea les leaders des deux superpuissances à reconnaître que leur course aux armements mettait en danger, non seulement leurs deux pays, mais aussi l’humanité entière.

« …les modèles mis au point par des scientifiques russes et étasuniens indiquaient qu’une guerre atomique provoquerait un hiver nucléaire terriblement destructeur pour toute la vie sur la Terre. Le savoir représenta pour nous, gens de morale et d’honneur, un grand encouragement… »

…Les guerres nucléaires zonales pourraient déclencher une catastrophe mondiale similaire. De nouvelles analyses prouvent qu’un conflit entre l’Inde et le Pakistan au cours duquel une centaine de bombes – soit à peine 0,4 p. 100 des plus de 25 000 ogives que compte le monde actuellement – seraient larguées sur des villes et des zones industrielles provoquerait assez de poussières pour ruiner l’agriculture mondiale. Une guerre régionale pourrait causer des morts jusque dans des pays éloignés.

Armée d’ordinateurs modernes et de modèles climatiques novateurs, notre équipe a démontré que les idées des années 80 non seulement étaient correctes, mais que les effets dureraient au moins dix ans, bien plus que ce qu’on croyait avant […] la poussière d’une simple guerre régionale serait réchauffée par le Soleil et s’élèverait pour rester suspendue pendant des années dans l’atmosphère supérieure, tamisant la lumière solaire et refroidissant la Terre.

Certains croient que la théorie de l’hiver nucléaire développée dans les années 80 est discréditée. Voilà pourquoi ils seront peut-être surpris de nous entendre dire qu’une guerre nucléaire zonale, par exemple entre l’Inde et le Pakistan, pourrait dévaster l’agriculture sur toute la planète.

La théorie originale a été rigoureusement validée. Ses fondements scientifiques étaient avalisés par des recherches que mena l’Académie nationale des sciences, par des études que parrainèrent les forces armées des USA et le Conseil international des syndicats scientifiques qui regroupe des représentants de vingt-quatre académies nationale de la science et d’autres organismes scientifiques .

Le refroidissement ne semble peut-être guère préoccupant. Or, il faut savoir qu’une légère diminution de la température peut avoir de graves conséquences.

Les céréales stockées aujourd’hui sur la planète peuvent alimenter la population mondiale pendant deux mois (cf. « Crisis alimentarias : ¿una amenaza para la civilización ? », par Lester R. Brown, Investigación Y Ciencia, juillet 2009).

La fumée des grands incendies de forêt pénètre parfois dans la troposphère et dans la stratosphère inférieure, pour être entraînée à de grandes distances, ce qui provoque un refroidissement. Nos modèles tiennent compte aussi de ces effets.

Voilà soixante-cinq millions d’années, un astéroïde s’est écrasé dans la péninsule du Yucatan. Le nuage de poussières qui en est résulté, mêlé à la fumée des incendies, occulta le Soleil, faisant disparaître les dinosaures. Le volcanisme massif qui avait lieu alors en Inde aggrava peut-être ces effets.

…le fait qu’il existe toujours plus d’États nucléaire élève les probabilités d’une guerre, déclenchée délibérément ou par accident.

La Corée du Nord a menacé de faire la guerre si on n’arrêtait pas d’inspecter ses navires à la recherche de matériaux nucléaires.

Des leaders extrémistes indiens, à la suite des dernières attaques terroristes dont l’Inde a été victime, ont prôné une frappe nucléaire contre le Pakistan.

L’Iran a menacé de détruire Israël, puissance nucléaire, qui a juré à son tour qu’il ne permettrait jamais que l’Iran le devienne.

Les deux premières bombes atomiques ont tellement bouleversé le monde que celles-ci n’ont jamais plus été employées, malgré leur nombre croissant.

Une guerre nucléaire est inévitable à partir du moment où le délai fixé par le Conseil de sécurité de l’ONU viendra à terme : tout peut arriver dès que le premier cargo iranien sera arraisonné.

Dans le cadre du Traité de réduction des armes stratégiques offensives (START), les USA et la Russie se sont engagés à ramener leur arsenal, d’ici fin 2012, à 1 700 et 2 200 ogives nucléaires déployées.

Si ces armes étaient utilisées contre des cibles urbaines, des centaines de millions de personnes mourraient et un énorme nuage de fumée de 180 Tg inonderait l’atmosphère.

La seule possibilité d’éliminer les risques d’une catastrophe climatique est d’éliminer les armes atomiques.

J’ai rencontré aujourd’hui à midi quatre spécialistes cubains : Tomás Gutiérrez Pérez, José Vidal Santana Núñez, le colonel José Luis Navarro Herrero, chef du Secrétariat Science et technologie du ministère des Forces armées révolutionnaires, et Fidel Castro Díaz-Balart, avec lesquels j’ai analysé le point que j’aborde dans ces Réflexions.

J’avais demandé cette réunion hier, 22 août. Je ne voulais pas perdre une minute. Elle a été sans aucun doute fructueuse.

Fidel Castro Ruz
Le 23 août 2010 Traduction J-F Bonaldi, La Havane


http://www.legrandsoir.info/L-Hiver-nucleaire.html
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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 13:25


Front syndical de classe 

 

Protection sociale, salaires, emploi, 

services publics,  libertés : Une seule voie

pour gagner, l'action sur les

revendications de la base


Après un 24 juin d'une très forte intensité, la journée d’action du 7 septembre s'annonce exceptionnelle de participation et de combativité. En effet, la colère populaire continue de grandir contre la casse des retraites et plus généralement contre un pouvoir ultra-minoritaire qui n’a de cesse d’attaquer l’emploi, les services publics, la protection sociale, les salaires et le pouvoir d’achat… afin de soutenir les profits des monopoles capitalistes : les entreprises du CAC 40 qui ont présenté leurs résultats au premier semestre 2010 ont plus que doublé leurs profits par rapport à 2009 (33,1 milliards d’euros contre 14,7) tandis qu’elles sont à l’origine de la forte augmentation des prix de base.

Et de nombreux appels à la grève et de nombreuses déclarations de syndicats et de structures territoriales (intersyndicales départementales, UL, UD, régions CGT) confirment que le mot d’ordre qui s’exprime à la base est :


RETRAIT DU PROJET SARKO-MEDEF DE CASSE DES RETRAITES !

De leur côté, les directions syndicales réunies à nouveau le 23 août en intersyndicale ne reprennent pas cette exigence (à part FO), tout en essayant de ne pas perdre le contact avec leurs bases. Pour Chérèque, « la loi ne doit pas être votée en l'état. Nous arracherons tout ce que nous pourrons pendant le débat parlementaire. » (Télégramme de Brest, 20 juillet). Les déclarations de Bernard Thibault ne doivent pas être non plus prises à la légère : «Sur les retraites, l'exécutif va devoir bouger» mais "je refuse qu'on s'inscrive dans une stratégie du tout ou rien. Parler de grève générale, c'est une stupidité." (Mediapart et Le Monde, juillet 2010).

Ne soyons d’ailleurs pas dupes : juillet et août ont été propices aux discussions clandestines entre les émissaires syndicaux et Soubie, l'homme de l'Elysée pour le social, afin de trouver un consensus sur quelques aménagements à la marge du projet Sarko (en réalité le projet européen de Barcelone 2002 signé par Chirac et Jospin) ne touchant rien au fond, c'est-à-dire la retraite à 67 ans à l'horizon 2020 nivelant tous les régimes par le bas.

Pour les états-majors réunis depuis des années dans la Confédération Européenne des Syndicats et le syndicalisme de collaboration entre partenaires sociaux, la ligne est claire : pas de retrait du projet euro-gouvernemental, négociation sur les moyens de la régression.

Dans ces conditions, avec pour seule perspective le 7 septembre et une nouvelle réunion intersyndicale le lendemain, nous risquons de repartir dans le schéma de 2009 ou du premier semestre 2010 avec comme résultat l'enterrement automnal des luttes.

 

Rien n’est joué, tout dépend de la base

Toutefois, rien n’est joué à l’avance, si les travailleurs et les militants syndicaux prennent les choses en main à la base comme cela s’est fait en 1968. Le 16 mai au soir, les gars de Billancourt réunis en meeting dans l'île Seguin déclenchaient la grève générale sans demander aucune autorisation à personne. 48 heures après, le pays comptait 10 millions de grévistes et la classe ouvrière remportait le plus grand succès revendicatif du 20ème siècle avec 1936, face au général de Gaulle qui avait une autre stature que le sieur Sarko.

Même si la direction CGT n’a malheureusement plus rien à voir avec ce qu’elle était à l’époque, ce chemin gagnant pour la classe ouvrière existe toujours. Aujourd’hui aussi, c’est l’ensemble du monde du travail qui est en effervescence, des salariés des Services Publics dégraissés et étranglés aux salariés du Privé précarisés, délocalisés, surexploités en passant par les étudiants aux aides réduites et aux frais de scolarité qui explosent, les retraités qui subissent d'année en année la perte de leur pouvoir d'achat, ou la petite production indépendante écrasée par les banques et la grande distribution (petits paysans, petits pêcheurs) ….

Loin d’être une « stupidité » comme le proclame B. Thibault insultant au passage l’héritage de la grande CGT, le « tous ensemble en même temps » privé-public-étudiants est en réalité le seul moyen pour le mouvement populaire de marquer des points et de sortir de l’infernale spirale de reculs sociaux issue de la stratégie du syndicalisme rassemblé privilégiant la négociation et le « dialogue social » sur l’action et la lutte de classe pour gagner.

Pour cela, il faut faire du 7 septembre un grand succès à partir des exigences de la base, en oeuvrant dans le même temps à développer les liens avec les peuples en lutte à partir de l’appel de  la Fédération Syndicale Mondiale à faire du 7 septembre une journée internationale contre la crise capitaliste et les sacrifices imposés aux travailleurs.

Mais une journée d’action ne suffira pas. C’est bien une grève reconductible tous ensemble qu’il convient non pas de décréter mais de mettre en débat. Que le soir du 7 septembre dans toutes les entreprises et les bassins d'emploi se réunissent les travailleurs pour décider du sens et des suites de la lutte.

.

LA REGRESSION NE SE NEGOCIE PAS

LE 7 SEPTEMBRE TOUTES ET TOUS DANS L'ACTION

POUR LE RETRAIT DE LA CONTRE-REFORME WOERTH-SARKOZY

PREPARONS DES MAINTENANT LA SUITE POUR GAGNER

Le Front Syndical de Classe


Auteur : Front Syndical de Classe - Source : Reçu par Courriel

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15391

 

 

JEAN LEVY : LE 7 SEPTEMBRE : REDOUBLONS D'EFFORTS POUR " DEBORDER ", NON SEULEMENT UN POUVOIR AUX ABOIS, MAIS LES CENTRALES SYNDICALES ELLES-MEMES (25/08/2010 publié dans : Lutte des classes )

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 13:22

Wikipedia, Fernando Lugo

 

 

 La valise diplomatique
mercredi 25 août 2010
 Intrigues de palais au Paraguay
 Le 25 décembre 2007, en annonçant sa candidature à la magistrature suprême, l’ancien évêque des pauvres, Fernando Lugo, déclarait : « A mon sens, la société paraguayenne est divisée entre ceux qui volent et ceux qui sont victimes du vol, entre ceux qui agressent et ceux qui sont agressés. » Fort de l’appui des organisations populaires, syndicales et paysannes, il accéda, le 20 avril 2008, à la présidence du Paraguay, avec 42 % des suffrages exprimés. « Cette même semaine, a-t-il raconté depuis (Pagina 12, Buenos Aires, 20 août 2010), j’ai reçu la visite de l’ambassadeur des Etats-Unis. Il m’a laissé une enveloppe pour que je l’ouvre, après le repas. C’était la liste des personnes qui devaient entrer dans mon gouvernement. Trois noms par ministère ! »
 Pour accéder à la tête de l’Etat, M. Lugo avait bénéficié de l’appui d’une plate-forme politique, l’Alliance patriotique pour le changement (APC), à laquelle se rallia, par pur opportunisme, le Parti libéral radical authentique (PLRA ; droite), incapable jusque-là de battre en brèche la domination du Parti Colorado, au pouvoir depuis soixante ans.
 Sans parti, et bien que ne disposant pas d’appui au Parlement, M. Lugo mène une modeste mais réelle politique sociale, tout en entretenant des relations cordiales avec les présidents Luiz Inãcio Lula da Silva (Brésil), Evo Morales (Bolivie), Rafael Correa (Equateur) et Hugo Chávez (Venezuela) – pour ne citer qu’eux. Plus grave encore (si l’on peut s’exprimer ainsi), en août 2009, il a lancé un appel à approfondir la démocratie et à la rendre plus « participative » – allant jusqu’à envisager des consultations de la population.
 Un autre chef d’Etat avait suivi la même démarche, avec les conséquences que l’on sait : M. Manuel Zelaya, au Honduras. Le coup d’Etat « institutionnel » qui l’a renversé, le 28 juin 2009, semble avoir donné des idées à la droite paraguayenne, qui, appuyée par les médias nationaux (la plupart desquels avaient pourtant soutenu sa candidature), a déclenché une féroce offensive afin de destituer « démocratiquement » M. Lugo à travers un jugement politique (juicio político), sous les prétextes les plus divers, parmi lesquels une accusation de corruption (pour avoir fait attribuer des terres aux paysans !).
 A la tête du PLRA et allié tant au Parti Colorado qu’à une scission de celui-ci, l’Union nationale des citoyens éthiques (Unace), dirigée par l’ex-général putschiste Lino Oviedo, le vice-président Federico Franco mène cette bataille. C’est lui qui occuperait la fonction de M. Lugo si ce dernier était écarté du pouvoir. A chaque fois que l’occasion se présente, il se déclare « prêt à gouverner ».
 L’annonce, début août, de la maladie du chef de l’Etat – un cancer du système lymphatique l’obligera à subir des séances régulières de chimiothérapie, pendant une durée de trois à six mois – ouvre de nouvelles perspectives à la droite et à l’extrême droite qui dominent le Congrès : bien que, d’après les médecins, la maladie de M. Lugo soit curable sans affecter son activité, l’idée d’une destitution « pour raison de santé » fait déjà son chemin.
 En attendant, l’opposition a franchi une première étape en s’attaquant au ministre de la défense, l’ex-général Luis Bareiro Spaini. Ce dernier a provoqué son courroux en demandant des explications à l’ambassadrice des Etats-Unis, Mme Liliana Ayalde, à travers un courrier au style et au ton « vigoureux » : au cours d’un déjeuner organisé par la diplomate américaine, auquel participaient le vice-président Franco, le vice-ministre de la défense Cecilio Pérez Bordón, quelques membres de la classe politique – parmi lesquels le sénateur Hugo Estigarribia (Parti colorado) – et un groupe de généraux américains, furent dénigrées de façon sarcastique et insultante la fonction et la politique du président Lugo.
 Ce « manquement aux usages diplomatiques » – celui du ministre, pas celui de l’ambassadrice ! – a amené la Chambre des députés – que va suivre le Sénat – à entamer un juicio político contre M. Bareiro Spaini. Ajoutant à la gravité de l’outrage fait à la représentante des Etats-Unis, on rend également responsable le ministre de la disparition de… trois fusils, dans une installation de l’état-major de l’armée.
 Le 19 août, dans un communiqué de presse tout à fait inhabituel émanant d’une telle institution, le ministère de la défense nationale dénonce : « Dans ce montage psycho-politique de certains secteurs de l’opposition, la prétention à un jugement politique du ministre Bareiro Spaini ne fait qu’anticiper (…) l’objectif stratégique final : le jugement politique du président de la République Fernando Lugo » et n’hésite pas à mettre en cause « des intérêts étrangers et contraires à ceux du Paraguay ». A Washington, quelques oreilles doivent siffler.
 Néanmoins, placé au cœur de la tourmente, M. Bareiro Spaini a, le 23 août, présenté sa démission au chef de l’Etat, qui a été contraint de l’accepter. L’opposition a fait un grand pas en avant : ce loyal collaborateur désormais écarté, elle pourra plus facilement compter sur l’appui de l’armée au cas où, le Congrès l’ayant destitué, le président Lugo refuserait d’obtempérer.
 Toutefois, on observera que, contrairement à Tegucigalpa, Asunción ne se trouve pas dans l’immédiate « arrière-cour » des Etats-Unis. Partenaires du Paraguay au sein du Marché commun du sud (Mercosur), l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay accueilleraient sans doute très mal un coup d’Etat au cœur de leur organisation régionale, quand bien même il serait revêtu des oripeaux d’une pseudo légalité. Quant à l’Union des nations sud-américaines (Unasur), au sein de laquelle, outre les capitales des pays précités, Caracas, Quito et La Paz pèsent d’un grand poids, on rappellera qu’en 2008, elle a été un acteur majeur pour empêcher la déstabilisation de la Bolivie.
 Ces réserves faites, on ne peut toutefois oublier ce que Washington a obtenu pour le Honduras : la reconnaissance, par ses amis latino-américains et une « communauté internationale » sans trop d’états d’âme, d’élections organisées par un gouvernement de facto issu d’un coup d’Etat.
 Maurice Lemoine
 Armée, Parti politique, Coup d’État, Amérique latine, États-Unis (affaires extérieures), Honduras, Paraguay

 
 Lien Imprimer
 Dans Le Monde diplomatique :
 « Coup d’Etat rampant au Paraguay », par François Musseau, mars 2010.
 Après l’avoir soutenu, par pur opportunisme, lors de son élection, certains partis politiques se retournent contre le président de gauche Fernando Lugo. Bien qu’ils fassent théoriquement partie de sa coalition, ils jouent ouvertement sa déstabilisation.
 « Au Paraguay, l’“élite” aussi a voté à gauche », par Renaud Lambert, juin 2008.
 Si l’Alliance patriotique pour le changement (APC), qui s’est rangée aux côtés de Fernando Lugo, comporte une vingtaine de mouvements sociaux, elle compte aussi neuf partis politiques — pas tous de gauche, loin de là.
 « Le Paraguay sort du tunnel » (M. L.), La valise diplomatique, 23 avril 2008.
 En remportant l’élection présidentielle d’avril 2008, l’ex-« évêque des pauvres », marqué par la théologie de la libération et suspendu par le Vatican, a mis un terme à l’hégémonie du Parti Colorado, qui gouvernait le pays depuis... 1947.
 « Les ratés de la démocratie paraguayenne », par Raphaëlle Bail, juin 2003.
 Avec la victoire de M. Nicanor Duarte à l’élection présidentielle, en avril 2003, le parti Colorado demeure accroché à un pouvoir qu’il détient depuis cinquante-six ans — dictature comprise.
 Sur le Honduras, lire aussi :
 « Honduras, un an après le coup d’Etat », par Renaud Lambert, La valise diplomatique, 28 juin 2010.
 Au-delà des prétextes invoqués, le coup d’Etat visait à défendre les intérêts de ceux qui l’avaient commandité : l’oligarchie hondurienne et les multinationales présentes dans le pays. Cette élite s’estimait menacée par le programme économique de M. Zelaya.
 « Ces relents de guerre froide venus du Honduras », par Maurice Lemoine, septembre 2009.
Illégitime et répressif, le régime de M. Roberto Micheletti au Honduras, issu du putsch du 28 juin 2009, fait resurgir le spectre des dictatures des années 1970-1980. Cette crise marque la continuité de la politique de Washington. En témoigne par ailleurs le renforcement des liens militaires entre la Colombie et les Etats-Unis.
 Récemment
 2010
 « Cleveland contre Wall Street », les subprime au cinéma
 Bases militaires américaines en Colombie,
 un accord « anticonstitutionnel »
 Le totem de la vidéosurveillance
 Haïti et la « dette de l’indépendance »
 Moshe Lewin et le « siècle soviétique »
 Réélection du président rwandais sur fond de violences
 Tony Judt, 1948-2010
 1960-1975, les grands reportages du « Monde diplomatique »
 Enquête sur la flottille pour Gaza :
 recyclage express de l’ex-président colombien
 Roms et gens du voyage : l’histoire d’une persécution transnationale
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http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-la-valise-diplomatique-intrigues-de-palais-au-paraguay-55972021.html

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 12:38

A signer d'urgence: nouvelles lois honteuses concernant animaux de laboratoires

 

http://lapetition.be/en-ligne/petition-7878.html

  

Début Septembre, le parlement européen sera appelé à voter et approuver la nouvelle directive sur la protection des animaux de laboratoires.

C’est une loi favorisant l’industrie, faite spécifiquement pour mettre en évidence la nécessité des recherches sur animaux et du commerce qui en découle. Cette loi ne propose pas de méthodes alternatives, et ce même lorsqu’elles sont possibles.
En même temps, la Loi permettra :
- D’expérimenter sur les primates, même quand le but n’est pas de trouver des traitements pour les humains
- D’expérimenter sur les animaux sauvages ou errants, y compris les chats et les chiens (article 11)
- De réutiliser, systématiquement, les animaux ayant déjà servi à l’expérimentation, et qui ont souffert « légèrement » ou « modérément », ou encore même « sévèrement », prolongeant ainsi leur souffrance et leur détresse.
- De continuer à expérimenter, sans anesthésie, dès lors que les chercheurs estiment cette pratique appropriée (article 14)
- D’expérimenter sur des animaux vivants dans des buts pédagogiques (article 5)
- De créer des animaux génétiquement modifiés pour la réalisation de procédures chirurgicales
- De soumettre les animaux à d’inévitables chocs électriques, pour les rendre impuissants
- De garder des animaux d’espèce sociale, tels que chiens et primates, dans l’isolement complet et ce durant des périodes prolongées.
- De pratiquer, sans anesthésie, des ablations thoraciques (par exemple l’incision de la cage thoracique suivie de l’ouverture de la cavité pleurale)
- De forcer l’animal à nager jusqu’à l’épuisement, jusqu’à ce que mort s’en suive (annexe VIII)

Nous sommes à la fois honteux et profondément chagrinés en constatant à quel point le profit oriente les secteurs pharmaceutiques et chimiques. Nous sommes horrifiés voir autant bafoués les droits des autres espèces vivantes.
Des scientifiques internationalement renommés prônent d’utiliser des méthodes alternatives, utiles et plus exactes sur le plan scientifique.

Le parlement européen trahit de part et d’autre et les animaux et les citoyens européens qui croient en la justice !
La directive 86/609/EEC est un cadeau pour les industries chimiques et pharmaceutiques. Elle est scientifiquement obsolète, cruelle envers les animaux sans défense.
Nous demandons au parlement européen de renforcer les dispositions du rapport d'Elisabeth JEGGLE, en prenant compte, et en tout premier lieu, du bien - être des animaux.

Signer la pétition / De petitie ondertekenen.Signer la pétition / De petitie ondertekenen.

 

 

Un Parson russel terrier
Et à propos d'animaux,
Complainte d'un chien abandonné...
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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 11:28

Source / auteur :

Survival France

Les Indiens d’Amazonie manifestent contre un méga-barrage

mis en ligne lundi 23 août 2010 par jesusparis


Dans une immense manifestation, des centaines d’Indiens venus de toute l’Amazonie brésilienne ont exprimé leur opposition aux grands projets d’infrastructure qui menacent leur survie, notamment le barrage très controversé de Belo Monte.

 

Plus de 500 Indiens de 27 tribus se sont rassemblés près du fleuve Xingu, en Amazonie, où le barrage de Belo Monte doit être construit, avec le message : ‘Défense du Xingu : Stop au Belo Monte’.

 

S’il est construit, le Belo Monte détruira la forêt et réduira les stocks de poissons dont les Indiens de la région dépendent pour leur survie. L’afflux d’immigrants que suscitera la construction du barrage provoquera des conflits et introduira des maladies mettant la vie des Indiens en danger.

 

Raoni Metuktire, Indien kayapo a déclaré durant la manifestation : ‘Nous n’abandonnerons jamais, car nous nous battons pour un droit qui est le nôtre ! La Nature est la vie, elle nous a permis de vivre jusqu’à ce jour, nous devons donc défendre la Nature comme notre père et notre mère qui nous donnent la vie …. [Ce barrage] est-il ce que nous voulons réellement, mes amis ? Battons-nous ensemble contre Belo Monte !’

 

Après un débat au sujet du barrage, les manifestants ont produit une Declaration appelant à l’arrêt du Belo Monte et des autres grands projets d’infrastructure en Amazonie.

 

La manifestation était organisée par le Conseil de Coordination des organisations autochtones d’Amazonie brésilienne.

 

Près de 800 Indiens manifestent aussi cette semaine dans l’Etat du Mato Grosso do Sul, au sud de l’Amazonie, contre l’assassinat de leurs leaders, le vol de leurs terres et différentes menaces sur leur survie. Les Indiens manifestent en particulier au sujet de la situation critique des Guarani.

 

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-bresil-les-indiens-d-amazonie-manifestent-contre-un-mega-barrage-qui-menace-leur-survie-55822260.html

 

 


L'homme le plus seul de la planète


Il est isolé au coeur de la forêt amazonienne depuis des années. Pour combien de temps encore ?

- La forêt amazonienne recule sans cesse Paulo Whitaker / Reuters -

forêt

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L'homme le plus isolé de la planète passe toutes ses nuits dans une hutte recouverte de feuilles de palmier dans la partie brésilienne de l'Amazonie. Les insectes sont partout, les singes-araignées patrouillent à la cime des arbres, les cochons sauvages explorent les sous-bois. Et cet homme restera à jamais un détail anonyme du paysage, camouflé à en devenir quasiment invisible. Cette description ne s'appuie que sur des hypothèses invérifiables, mais elle ne doit pas tellement s'éloigner de la réalité. L'isolation de cet homme est tellement extrême et dure depuis tellement longtemps qu'un journaliste ne prend pas de véritable risque à le dépeindre en train de vivre en silence un moment de solitude totale.

Cet homme est un Indien dont les autorités brésiliennes ont conclu qu'il était le dernier survivant d'une tribu qui n'a jamais eu le moindre contact avec le monde extérieur. Ils ont pris connaissance de l'existence de cet homme il y a une quinzaine d'années, et ont lancé pendant dix ans de nombreuses expéditions à sa recherche, afin d'assurer sa sécurité et établir un contact pacifique. En 2007, l'élevage et l'exploitation forestière se rapprochant dangeureusement de son lieu d'habitation, le gouvernement a déclaré propriété privée la zone de 50km² qui entoure sa hutte.

C'est censé être une zone sûre, et il s'y trouve toujours. Seul.

L'histoire offre peu d'exemples de gens qui peuvent rivaliser avec la solitude de cet Indien. C'est peut-être celle qu'on appelait «The Lone Woman of San Nicolas» (Ndt: la femme solitaire de San Nicolas) qui s'en rapprocherait le plus. Une Indienne aperçue pour la première fois en 1853 par un chasseur de loutres, et qui vivait seule sur une île proche de la côte californienne. Les prêtres catholiques qui envoyèrent un bateau pour la ramener ont pu établir qu'elle était la dernière survivante de sa tribu, décimée 18 ans auparavant. Mais les détails de sa survie n'étaient pas plus étoffés que ça. Elle mourut quelques semaines après son «sauvetage».

Nul doute qu'au cours de l'histoire, d'autres survivants de ce genre sont morts dans l'indifférence générale. Mais ce qui fait de cet homme au Brésil un cas unique ce n'est pas le degré extrême de son isolement, ni le fait que le gouvernement est au courant de son existence, mais plutôt la réaction de ce dernier.

Nos sociétés modernes ont toujours assimilé et décidé du sort des populations autochtones, quelles qu'elles soient. Mais le Brésil est en plein milieu d'une expérience: si un contact pacifique est établi avec cet Indien solitaire, c'est qu'il en aura lui-même décidé ainsi. Le gouvernement a appelé ça la «Politique de non-contact». Après des années de tentatives aux conséquences souvent tragiques d'intégrer dans la vie moderne ces populations qui vivent encore dans les régions les plus sauvages de la planète, cette décision est un pas dans une direction totalement différente. Et c'est le cas complexe de cet Indien qui va permettre de la tester.

Quelques habitants avaient déjà entendu parler de cet homme solitaire en 1996, lorsque les bûcherons du Rondônia, un état situé au nord-ouest du pays, ont commencé à faire circuler une rumeur: un sauvage vivrait dans la forêt, et il serait apparemment seul. Les agents de terrain du gouvernement brésilien spécialistes des tribus isolés ont rapidement trouvé une de ses huttes –un minuscule abri de chaume avec un mystérieux trou creusé au milieu. En poursuivant leurs recherches, ils ont découvert que l'homme était en fuite, et qu'il allait de cabane en cabane, les abandonnant à mesure que les bûcherons –et les agents du gouvernement– se rapprochaient. Aucune tribu connue ne vivait comme lui, creusant des trous rectangulaires de plus d'un mètre cinquante de profondeur au mileu des huttes sans but apparent. Il ne semblait être le survivant d'aucune tribu répertoriée.

Les agents ont fini par le retrouver; il ne portait aucun vêtement, avait dans les 35 ans (il a aujourd'hui un peu moins de 50 ans) et ne se séparait jamais de son arc et de ses flèches. Ces rencontres se soldaient toujours par un échec, situation frustrante et parfois même tragique puisqu'une fois, l'Indien a délivré un message clair à un agent qui poussait trop loin les tentatives de contact, sous la forme d'une flèche dans la poitrine.

Les contacts de ce genre se sont toujours révélés compliqués, mais ces rencontres ont permis aux agents d'établir le profil de cette homme au passé tragique. Lors d'une opération de débroussaillage, on a retrouvé les ruines de plusieurs huttes détruites par des bulldozers (14 en tout), avec dans chacune d'elle le même trou rectangulaire que l'Indien solitaire avait creusé dans ses abris. Les autorités en ont alors conclu qu'il s'agissait du site de son village, détruit en 1996 par d'avides propriétaires terriens.

Ces affrontements ne sont par rares: la constitution brésilienne de 1988 garantissant aux Indiens la propriété des terres traditionnellement occupées par leur tribu, cela a poussé les colons à chasser hors des terres convoitées des tribus qui n'avaient jamais eu de contact avec le monde extérieur. Quelques mois avant de commencer la traque de l'Indien solitaire, des agents avaient réussi à établir un premier contact pacifique avec deux tribus vivant dans la même région. L'une d'entre elles, les Akuntsu, ne comptait plus que 6 membres. Tous les autres, expliqua le chef, avaient été tués lors d'un raid par des hommes armés de pistolets et de tronçonneuses.

Aujourd'hui, si vous vous rendez dans le Rondônia, tous les propriétaires terriens locaux nieront avoir connaissance de ces massacres. Mais beaucoup d'entre eux n'ont pas peur d'exprimer leur mépris vis-à-vis de la création de réserves pour ces minuscules tribus. Ils vous diront qu'il est absurde de protéger 50km² de terre pour la bénéfice d'un seul homme, alors qu'un gros ranch pourrait produire de la nourriture pour des milliers de gens.

Un argument de moins en moins valide, en partie à cause de ces milliers de mètres carrés de forêt amazonienne nettoyés mais désespérément vides et laissés à l'abandon. Le seul modèle économique dans lequel l'augmentation de la production dépend de façon vitale d'un nettoyage accru est strictement local. La question du profit –défrichage contre préservation– ne concerne que deux personnes: l'industriel et l'Indien.

Les agents du gouvernement le savent, c'est pour cette raison qu'ils considèrent la protection de  cet homme comme une question de droit humain, et non d'économie.

Il se nourrit principalement de gibier sauvage, qu'il chasse avec son arc ou piège dans des trous hérissés de pointes. Il a planté quelques cultures autour des ses huttes, du maïs et du manioc entre autres, et recueille souvent le miel des ruches que les abeilles sans dard installent dans le tronc de certains arbres. Certaines marques laissées sur les arbres portent à croire que cet Indien a une vie spirituelle, ce qui selon les experts pourrait l'aider à surmonter la détresse psychologique qu'il y a à se retrouver, d'une certaine manière, le dernier homme sur terre.

Mais combien de temps peut encore durer cet isolement? Avec Facebook je sais ce que des gens qui habitent à l'autre bout de la planète ont mangé au petit-déjeuner, entreprises et gouvernement sont plus que jamais à la recherche de ressources monnayables; comment se fait-il que personne n'ait encore éliminé cet homme? En 2010, peut-on vraiment vivre en-dehors du système?

Certains Brésiliens estiment que c'est la rapidité du progrès technologique lui-même qui protège cet Indien au lieu de le menacer. Les agents qui étudient son cas depuis 1996 pensent que plus l'histoire de cet homme complètement isolé se propage –et rien n'est plus facile de nos jours– moins il aura à craindre ces raids anonymes organisés par les propriétaires locaux et qui ont déjà décimé des dizaines de tribus par le passé. Des technologies telles que Google Earth et d'autres programmes de cartographie peuvent aider à surveiller les frontières de son territoire. Au lieu de lancer des expéditions intrusives pour s'assurer de la sécurité des tribus indiennes, les autorités brésiliennes ont annoncé qu'ils allaient tenter une expériences avec des capteurs de chaleur installés sur des avions qui voleraient assez haut pour ne pas perturber ces populations.

La première fois que j'ai entendu parler de cet Indien solitaire, c'était il y a cinq ans, alors que je travaillais comme correspondant pour le Washington Post en Amérique du sud, et que j'interviewais quelqu'un qui dirigeait un organisme du gouvernement fédéral brésilien pour la protection des tribus isolées de l'Amazonie. Il a mentionné cet homme en aparté, me racontant la dernière tentative de forcer le contact avec lui, cette expédition où un agent s'est pris une flèche dans la poitrine.

J'avais dessiné une grosse étoile et trois points d'exclamation dans la marge de mon carnet alors qu'il changeait de sujet. Ces rappels, pour ne pas que j'oublie d'y revenir, étaient parfaitement inutiles, puisque je ne pensais à rien d'autre que cet homme solitaire et toutes ces tentatives téméraires d'établir le contact.

Aujourd'hui, ce qui occupe mes pensées est un brin différent: toujours cet homme solitaire, et la retenue sans précédent dont font preuve les agents pour ne pas que l'histoire se répète.

Monte Reel. Il est l'auteur du livre: The Last of the Tribe: The Epic Quest To Save a Lone Man in the Amazon (Le dernier de la tribu: Une aventure épique pour sauver l'homme seul de l'Amazonie).

Traduit par Nora Bouazzouni

Photo: La forêt amazonienne recule sans cesse Paulo Whitaker / Reuters

 


Auteur : Nora Bouazzouni - Source : http://www.slate.fr/
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15379

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 11:22

 

 

 

Un nouveau rapport fait valoir que le président américain, Barack Obama, est une création de la CIA et que sa vie clandestine pose de sérieuses questions.

 

Le journaliste américain d'investigation et ancien employé de l'Agence de sécurité nationale, Wayne Madsen, dit qu'Obama et sa famille, y compris ses parents, son beau-père et sa grand-mère, ont des liens avec la CIA et d'autres membres de l'élite mondiale comme les Rothschild et les Rockefeller.

 

Personne ne devrait s'étonner de cela...

 

Madsen détient de la documentation et des preuves concluantes selon lesquelles: Barack Obama Sr., Stanley Ann Dunham (la mère d'Obama), Lolo Soeroro (le beau-père indonésien de Barack Obama) et Barack Obama lui-même ont tous des liens étroits avec la CIA et avec des gens "haut-plaçés" dans la hiérarchie mondiale.

 

Madsen a utilisé des bases de données accessibles au public pour en arriver à cette conclusion.

 

Selon Madsen, Obama est pire que l'ancien président Bush et il espère que les informations gênantes qu'il a trouvées soient disponibles pendant les élections présidentielles.  Il ajoute qu'Obama a toujours été favorable à la CIA au lieu d'ordonner une enquête sur leurs opérations de torture à Guantanamo Bay et à l'étranger.

 

Les supporters d'Obama ont fait très attention pour garder son histoire cachée et ce, tout au long de son parcours scolaire, dans les documents officiels comme son passeport et son certificat de naissance.

 

"Barry Soetoro" était un "alias" pour Barack Obama et c'était le nom inscrit à l'école Fransiskus Assise à Jakarta, en Indonésie...

 

Est-ce qu'un musulman nommé Barry Soetoro se cache derrière un chrétien évangélique surnommé Barack Obama?

  

Article-source:

http://www.presstv.ir/detail/140093.html 

 

http://consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=954838

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 11:20

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http://cocomagnanville.over-blog.com/article-la-longue-nuit-de-san-juan-copala-52955114.html

Source / auteur :

CMAQ

Mexique : le long calvaire des triqui de San Juan Copala

mis en ligne mardi 24 août 2010 par jesusparis


Oaxaca, 15 août 2010.

 

Sur le Zócalo, une douzaine de femmes triquis ont installé un plantón. Un campement précaire, qu’elles occupent en permanence avec quelques enfants, dont certains en bas âge. Des banderoles appellent à soutenir le municipio autonome de San Juan Copala, assiégé depuis bientôt un an par les paramilitaires de l’UBISORT.

 

Comment une telle situation est-elle possible ? Pourquoi cette guerre contre un village indien, comme au bon vieux temps des westerns ? A la différence qu’ici les viols, les tirs de fusils d’assaut, les morts, la frayeur, les yeux hagards des enfants ne sont pas destinés à revisiter, pour les glorifier, les vieux massacres qui ont accompagné la création de la nation nord-américaine. Ici, en ce mois d’août 2010, dans l’Etat d’Oaxaca, on tue pour de bon. Les paramilitaires sont postés sur les routes d’accès aux communautés dont les habitants réunis en assemblée générale ont décidé, en janvier 2007, de ne plus reconnaître les autorités imposées par le PRI du gouverneur Ulises Ruiz, et de mettre en place leur propre institution d’auto-gouvernement, le municipio autónomo.

 

L’encerclement s’est mis en place progressivement. Il a commencé par des agressions et des assassinats. Dans un second temps, les hommes n’ont plus été autorisés à sortir des villages. Puis est tombé le couperet de la même interdiction pour les femmes.

 

A deux reprises, des organisations solidaires ont tenté de briser le cercle. La première fois, les sbires de l’UBISORT [1] ont tiré sur l’une des camionnettes, tuant Betty Cariño, militante mexicaine des droits indigènes, et Jyri Jaakola, observateur international de nationalité finlandaise.

 

A la deuxième tentative, alors que dans le monde entier des observateurs suivaient les événements, les nombreux policiers présents sur les lieux ont déclaré ne pas pouvoir assurer la sécurité de la caravane, composée de plusieurs centaines de personnes convoyant plus de 30 tonnes de vivres et de médicaments. Selon certains des participants que nous avons interrogés, la présence dans la caravane du sénateur Alejandro Encinas, accompagné de sympathisants du PRD, a semé la division et la confusion. Il est clair que ce parti politique, au pouvoir dans plusieurs états de la république mexicaine, et lui-même instigateur de plusieurs mouvements paramilitaires [2], ne cherchait pas à briser l’encerclement, mais seulement à tirer un profit en terme d’ « image », à la veille des élections dans plusieurs états. [3]

 

Le 30 juillet, les mêmes forces de police, accompagnées de paramilitaires, ont envahi San Juan Copala, blessant gravement par balles deux femmes du village. Le prétexte était la recherche des responsables de la mort d’un « conseiller municipal » nommé par l’UBISORT.

 

Nous nous approchons pour parler aux femmes du planton. Leur témoignage est bouleversant. « Ce que l’on vit dans nos villages, disent-elles, c’est l’enfer. Les gens de l’UBISORT nous tirent dessus, comme si nous étions des bêtes. Nous n’osons plus sortir de chez nous, même pour faire nos besoins. Nous manquons de tout, les personnes malades, les anciens par exemple, ne peuvent pas aller se faire soigner ».

 

A la question que nous posons, sans illusion ni aucune envie de plaisanter (que fait la police ?), la réponse est sans ambigüité : « la police, les soldats, le gouvernement [4] et les paramilitaires, ce sont les mêmes. Comment voulez-vous qu’ils empêchent cela. C’est le gouvernement qui veut nous détruire, nous forcer à partir... »

 

« Aidez-nous, ajoutent-elles, vous qui venez de loin, vous avez peut-être les moyens de faire savoir ce que nous vivons... »

 

Pendant ce temps, la saison touristique bat son plein à Oaxaca. Un peu plus loin, devant le marché, un troupeau de gringos d’Europe, avec des gloussements grotesques, s’esclaffe ou s’horrifie devant l’étal de chapulines [5] d’une vieille indienne. Puis tout ce beau monde remonte dans une camionnette impeccablement blanche. Ils peuvent partir tranquilles, et vivre de nouvelles émotions fortes. Les paramilitaires ne tirent pas sur les vaches à lait de leurs patrons.

 

La violence qui s’étale à pleines pages sur les journaux a pour cible principale, au-delà des règlements de comptes entre dirigeants et hommes de mains mafieux, ces paysans qui comme les triquis de San Juan Copala ont décidé de rester vivre sur la terre mère.

 

D’ici quelques jours, les femmes de San Juan Copala vont marcher vers la capitale, pour tenter de briser l’encerclement (paramilitaire, policier, économique, médiatique), avant qu’il ne soit trop tard.

 

Jean-Pierre Petit-Gras

Notes

[1] Union pour le bien-être social dans la région triqui. Les paramilitaires se choisissent souvent des noms amusants...

[2] Au Michoacan, et au Chiapas, notamment, avec l’Armée de Dieu ( Ejército de Dios), utilisée contre les opposants à l’autoroute San Cristobal-Palenque.

[3] Gabino Cué vient d’être élu, contre le candidat du PRI, à la tête d’une candidature soutenue par le PAN (droite), le PRD (gauche) Convergencia et le PT. La prise de fonction n’aura lieu qu’en décembre, mais il est d’ores et déjà douteux que cette « alternance » changera la situation. Gabino Cué était haut fonctionnaire à l’intérieur lors des opérations policières brutales et injustifiées contre les habitants d’une autre région indigène, Loxicha, au début des années 2000. Plusieurs Loxichas sont encore emprisonnés.

[4] Dans les campagnes du Mexique, d’ailleurs, le terme « gobierno » désigne indistinctement le gouvernement, la police, les soldats.

[5] Mets apprécié par les indigènes de l’Oaxaca, les chapulines sont des sauterelles grillées, assaisonnées avec du piment ou de l’ail. Les chapulines sont certainement plus saines que les hamburgers, viandes aux hormones ou autres céréales transgéniques dont s’alimentent les habitants des pays du « nord ».

 

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-mexique-le-long-calvaire-des-indiens-triqui-de-san-juan-copola-55880992.html

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 11:11

                                                                                           sacs-argent.jpg

 

Comme le dit et l'écrit Paul Jorion

tous les mauvais chiffres l'ont été "contre toute attente"

de qui ?

Contre toute attente des économistes consultés par les agences de presse.

- Qu'il s'agisse des chiffres du chômage qui se détériore "contre toute attente" au Etats-Unis

- de la croissance au Royaume-Uni qui plonge "contre toute attente"

- du ralentissement "contre toute attente" de l'expansion de la chine etc,etc...

 

Mais "contre toute attente" nos leaders politiques n'ont pris aucune mesure qui s'impose au cours des réunions du G20  (dans l'intérêt des banksters dont ils sont les complices).

 

Le journal "Le Monde" a publié hier une tribune libre intitulée:

"L'appétit des spéculateurs aura des conséquences sociales désastreuses"

Il s'agit d'un appel, en forme de cri d'alarme, attirant l'attention sur la récente flambée du prix des céréales.

Les spéculateurs, en particulier, les Fonds de pension sont sur le pied de guerre, achetant les matières premières agricoles à tour de bras.

 

Pourtant une mesure au plus haut niveau consistant à déclarer :

"anti-constitutionnel le pari sur les fluctuations des prix" ,

 s'imposerait.

Cette clause, (dont les positions nues dans les ventes à découvert constituent un cas particulier), qui tient en une seule phrase, est limpide.

On dit qu'elle est impossible à mettre en oeuvre, (il est vrai que Wall-Street et la City y sont hostiles,car ce serait le début de la fin pour ces deux centres financiers, encore qu'il a commencé..!), mais elle est déjà insérée dans les textes puisque qu'il a été mis en place une fiscalité plus lourde sur les échanges spéculatifs pour ceux qui se servent des marchés comme un site de paris financiers, et une fiscalité moindre sur les investissements réels.

 

Angela Merkel (seule, mais aussi poussée par son opposition politique) après avoir pris des mesures antispéculatives s'est attirée une volée de bois vert de milieux financiers : Les ventes à découvert à nu sont interdites en Allemagne.  La bourse de Francfort ne s'en porte pas plus mal pour autant..!

 

Cette mesure "adaptée" pourrait modifier la physionomie du paysage économique.

L'interdiction de "tout pari sur les fluctuations de prix" aurait pour effet, comme une taxe sur les transactions financières (mesures bien moins radicale), d'entamer la drastique cure d'amaigrissement financière qui est la seule issue.

 

Une renégociation des agences de notation, sans que soit utilisée la planche à billet des banques centrales ou sans qu'une autre échappatoire soit trouvée telle le proposition du FMI de financer la dette des Etats par la création d'une nouvelle monnaie (réflexion en cours) serait incontestablement la meilleure porte de sortie.

 

Elle réparerait cette iniquité flagrante qui veut que les banques sont financées hors marché par les banques centrales et que les Etats n'y sont que très partiellement (depuis 1973 pour la France).

On est très loin de cette renégociation.

(Extrait de "La quadrature de la dette" par François Leclerc du 29/04/2010).

 

http://millesime.over-blog.com/article-contre-toute-attente-56040199.html

 

 

 

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 11:08


 

 

25 août 2010

 

* À partir de l'automne, le vaccin H1N1 sera intégré avec le vaccin contre la grippe saisonnière: une pierre deux coups et deux fois plus d'effets secondaires!   

 

En Finlande, l'Institut national de la santé et du bien-être a suspendu l'utilisation du vaccin H1N1 puisque ce dernier est lié à une augmentation de 300% de cas de "narcolepsie", trouble neurologique chez les enfants et les jeunes, et ce,  à l'intérieur des 6 derniers mois.

 

La "narcolepsie" est un trouble neurologique grave qui peut être déclenché par un virus.  La personne qui en est atteinte peut s'endormir soudainement, sans avertissement, pendant qu'elle mange, pendant qu'elle parle, pendant qu'elle s'amuse dans la piscine...  Leurs muscles peuvent également s'affaiblir soudainement, provoquant un effondrement soudain. 

 

Il n'existe aucun remède connu pour cette maladie.

 

L'Institut national de la santé et du bien-être a décidé, mardi, de suspendre la vaccination avec le vaccin Pandemix et ce, jusqu'à ce que l'enquête soit complétée.

 

La narcolepsie est une affection très rare, mais 15 nouveaux cas de cette maladie sont apparus chez les jeunes et les enfants depuis décembre dernier.  Il existe une corrélation claire entre le temps de l'administration du vaccin et l'apparition de la maladie.  Un nombre inhabituellement élevé de cas de narcolepsie ont également vus le jour en Suède à la suite du programme de vaccination H1N1.

 

Selon Kari Lankinen, médecin en chef de l'Agence finlandaise de médicaments, les médecins ont été complices à cacher le lien entre le vaccin contre la H1N1 et la narcolepsie pour faire avancer leur carrière. 

 

Au total, environ 750 Finlandais ont connu des effets secondaires néfastes suite au vaccin contre la grippe porcine, selon le "Hlsinki Times".

 

Avec toutes les preuves qui sont aujourd'hui révélées concernant les effets secondaires des vaccins devraient envoyer un signal d'alarme aux parents à travers le monde.

 

D'ailleurs, le président sortant du Conseil d'Europe sur la santé, Wolfgang Wodarg, a déclaré que l'enquête de son groupe d'experts sur l'éclosion de 2009 de grippe porcine a indiqué que la pandémie était un canular (complot) fabriqué par des sociétés pharmaceutiques, en complicité avec l'OMS, pour faire des profits et mettre en danger la santé publique...

 

Wodarg a ajouté que les gouvernements ont été "menacé" par des groupes d'intérêt au sein de l'industrie pharmaceutique ainsi que de l'OMS pour acheter des vaccins et injecter leurs populations sans aucune raison scientifique raisonnable.  L'Allemagne et la France ont eu un taux de résistance très important, seulement 6% de la population aurait été vaccinée...  Au Québec, c'est la majorité des gens qui ont fait la file pour recevoir ce "vaccin de la peur"!

 

Texte rédigé à partir de l'article-source:

http://www.infowars.com/finland-suspends-swine-flu-shots-after-vaccine-linked-with-neurological-disorder/

 

http://consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=954695

 

 

 

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 10:51

Un été si riche en évènements qu'il mérite une rétrospective.

Pour ouvrir le bal, place à Burki 

 

http://www.24heures.ch/files/imagecache/468x312/dessins/Burki140710.jpg

 

Du même la scène européenne :

http://www.24heures.ch/files/imagecache/468x312/dessins/BURKI190810.jpg

 

En beaucoup moins souriant et beaucoup plus honteux :

http://www.lepoint.fr/images/2010/08/19/146173-75793-jpg_52469.jpg

 

mais aussi , en vrac :

http://maesterbd.files.wordpress.com/2010/07/woerth-aureole.jpg?w=500&h=356 http://www.24heures.ch/files/imagecache/1280x1024/dessins/Burki190610.jpg

 

récapitulation:

http://medias.lepost.fr/ill/2010/06/22/h-20-2124538-1277205595.jpg

Allez les bleus

 

Ah, j'oubliais, la mobilisation des forces politiques dites d'opposition contre ce pouvoir :

http://1.bp.blogspot.com/_vFRqCMUVmt8/SUzK7Gey1DI/AAAAAAAABDs/Up-T62KkZes/s400/carre+blanc.jpg

Source : http://canaille-le-rouge.over-blog.com/

 

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-canaille-le-rouge-ete-2010-retrospective-55892423.html

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