Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 18:42

Non aux spéculations sur les produits agricoles
«Le blé vous enrichit!» C’est le genre de publicité qu’on trouve sur Internet pour inciter à l’achat de blé à la bourse. On en est stupéfait! Le blé, cette matière première si importante pour nourrir les populations est devenue depuis des décennies l’objet de spéculations sauvages. Dans l’ensemble, les humains ne jouent pas avec une nourriture aussi importante, sachant quels effets dévastateurs la spéculation dans ce domaine provoque. C’est pourquoi une telle publicité ne peut que déclencher malaise et dégoût.

Ceux qui ont vu le film documentaire «Blé de septembre», projeté dans les cinémas vers la fin des années septante, début huitante, n’aura pas oublié à quel point une mauvaise récolte dans l’Union soviétique avait fait grimper les prix du blé à la ­bourse américaine, réjouissant les investisseurs. Il est bien possible que certains aient pensé qu’il s’agissait d’un dévoiement capitaliste du communisme et n’aient pas accordé toute l’attention nécessaire à cette ­triste réalité. Mais 30 ans plus tard, après avoir vécu la crise financière et économique, on ne peut qu’être horrifié par la répétition de ce phénomène, image d’une réalité brutale. Est-ce cela le résultat d’une société ­moderne au XXIe siècle?

Les terribles incendies de forêts et de tourbières, dont les causes ne sont pas à chercher seulement dans les chaleurs estivales qui sont monnaie courante dans un climat continental, ont incité la Russie à décréter – du 15 août au 31 décembre 2010 – une interdiction d’exportations de blé, du fait de la destruction d’une grande partie de cette récolte. Le Premier ministre Poutine fit savoir qu’il fallait en premier lieu assurer la subsistance de la population, avant de penser à des exportations.

Cette décision logique de la Russie a provoqué une explosion des cours, déclenchée par les spéculateurs en bourse. Depuis fin juin, le prix du blé a augmenté de 75%, une véritable catastrophe pour le ravitaillement. Ceux qui en souffriront le plus sont les pays qui, du fait du libre-échange, dépendent des importations de céréales, ayant négligé, voire supprimé ce type de cultures, étant donné que les importations étaient meilleur marché. Mais aussi les pays qui ne sont pas capables, du fait de leurs conditions climatiques ou topographiques, d’assurer une production agricole suffisante pour nourrir leur population. Et cette spéculation éhontée ne touche pas que le blé, mais aussi le sucre qui a augmenté d’une fois et demie.
L’approvisionnement de l’humanité en produits agricoles, notamment alimentaires, est une nécessité fondamentale. Selon les résultats scientifiques du Rapport sur l’agriculture mondiale publié en 2008, il est possible de l’assurer avec une agriculture des petits espaces, fournissant les marchés locaux et régionaux.
Assurer l’alimentation de sa propre population par une agriculture nationale est indispensable si l’on veut conserver une souveraineté dans ce domaine. Un libre échange genre OMC est dépassé. Ce dont on a besoin, ce sont des contrats honnêtes et conclus sur un pied d’égalité entre les Etats, assurant un avantage à tout le monde et pas seulement à quelques multinationales âpres au gain.

Les catastrophes, aux causes incertaines, dont souffrent la Russie, la Chine, l’Inde et le Pakistan, montrent à quel point un sys­tème agraire global, fondé sur le seul profit, est fragile. L’été actuel causera aussi dans notre pays des récoltes amoindries, notamment en ce qui concerne le blé. La longue période de sécheresse, suivie de fortes pluies a diminué la qualité du blé, ce qui a pour effet, selon Hansjörg Walter, président de l’Union suisse des paysans, que près d’un tiers de la récolte ne peut être utilisée que pour nourrir le bétail. Ce qui se reporte naturellement sur les revenus, alors que l’agriculture est déjà à la limite de ses capacités financières.

L’économie agricole, dont dépend le ravitaillement des populations, est trop pré­cieuse pour être laissée à la libre disposition des spéculateurs. C’est un droit fondamental des hommes d’avoir suffisamment de nourriture. Il faut donc en finir avec cette légende du marché libre et s’engager, en tant que citoyens conscients, pour une agriculture ca­pable de répondre à sa mission fondamentale: le ravitaillement des populations en quantité suffisante. 
   •

Le 1er juillet 2010, soit juste au début de la moisson, le Département fédéral de l’économie (DFE) a, sans avertissement, réduit de 14.- frs/100 kilos les taxes de douane pour la farine. Cette décision unilatérale met en danger la production de céréales panifiables en Suisse, à laquelle sont liés des milliers d’emplois. Le monde politique a vite réagi: l’UDC estime inacceptable de mettre en danger le ravitaillement et l’indépendance du pays, du fait d’une politique agricole erronée et anticonstitutionnelle.


La conseillère fédérale PDC Leuthard et le DFE sont priés de remettre fondamentalement en question cette voie internationaliste de la politique agricole, d’en tirer les conséquences néces­saires en redonnant sa place à la production indigène, qui est de grande qualité. […]

Source: Vertraulicher Schweizer Brief du 3/8/10

 

Mercredi 25 Août 2010


http://www.horizons-et-debats.ch/ http://www.horizons-et-debats.ch/

 

 

http://www.alterinfo.net/Non-aux-speculations-sur-les-produits-agricoles_a49370.html

Partager cet article
Repost0
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 18:33
Les métaux rares, l’arme économique du XXIème siècle ?

.

Les matières premières minérales stratégiques, bien que nécessaires en très petites quantités, sont indispensables au développement de produits technologiques sophistiqués. Elles s’appellent indium, palladium, gallium ou encore antimoine et se trouvent aujourd’hui partout, du simple téléphone portable, de l’iPad jusque dans nos avions en passant par la voiture électrique. Si les pays occidentaux en sont très friands, ils n’ont en revanche aucun contrôle sur leur approvisionnement.
La plupart de ces métaux sont des sous-produits, extraits de gisements d’où sortent d’autres minerais à titre principal, et nécessitent des procédés de raffinage et traitement métallurgique complexes. La difficulté et le coût élevé de production conduisent souvent à une forte concentration du savoir-faire et des installations nécessaires à ces procédés. Il en résulte que les entreprises exploitantes se trouvent souvent en position de quasi-monopole, quand ce ne sont pas les États miniers eux mêmes.

 

A l’instar de la crise de 2000 du Tantale dont le cours a été multiplié par dix suite à l’explosion des téléphones portables, l’inélasticité de la production des métaux rares ainsi que leur production très concentrée créent deux goulots d’étranglement critiques susceptibles de mener à de graves crises d’approvisionnement futures.
L’Union Européenne s’est penchée sur cette problématique et a nommé un groupe d’experts chargé de plancher sur la question. Leur rapport a été publié début juin avec des résultats alarmants.

 

Le développement économique de l’Union Européenne menacé par l’approvisionnement en matières premières critiques.
Le comité d’experts, présidé par la commission européenne, a étudié 41 matières premières minérales indispensables au développement des nouvelles technologies à l’horizon 2030, notamment dans l’amorce du virage éco-responsable de l’Europe.
Parmi les matières premières étudiées, 14 ont été qualifiées de critiques car présentant un risque d’approvisionnement élevé en conjonction avec une importance économique croissante. La production de ces matières critiques est concentrée en un nombre restreint de pays producteurs à savoir la Chine, la Russie, la République Démocratique du Congo et le Brésil.

 

L’Europe se trouve ainsi dans une situation de dépendance quasi-totale avec une moyenne de 95% d’import de ces 14 matières premières critiques en 2006, et avec un faible taux de recyclage et peu d’options de substituabilité.
L’inquiétude est d’autant plus grande que le rapport projette que la demande de ces matières premières va exploser dans les 20 prochaines années, proportionnellement à l’évolution des nouvelles technologies. Ainsi la demande de gallium pourrait être multipliée par 20 et celle de l’indium par 8 d’ici 2030.
La sonnette d’alarme est donc tirée et bien que le groupe d’experts maintienne un discours politique neutre dans son rapport, l’opposant principal dans cet enjeu économique de demain est clairement identifié. Avec une concentration de production de 10 des matières premières critiques sur 14 et des mesures restrictives quant à leur exploitation et exportation importantes, la Chine est sans conteste leur préoccupation principale.

 

La stratégie offensive chinoise

 

Plus que préoccupante, la Chine agace, la Chine dérange. Refusant de jouer le jeu du commerce international, la Chine applique une stratégie commerciale, fiscale et d’investissement destinée à se réserver l’exploitation exclusive de ses ressources avec la mise en place de nombreuses mesures restrictives, telles que les taxes, quotas, subsides et règles d’investissements restrictives. Étant donné leur position dominante de fournisseur, ces restrictions influent sur les prix mondiaux mais faussent également la concurrence mondiale des industries en aval.
Les mesures mises en place par la Chine sont en violation de plusieurs articles du GATT, mais également de plusieurs des engagements qu’elle a pris dans le cadre de son protocole d’adhésion à l’OMC. Des consultations y ont été entamées par l’Union Européenne sur ce point avec la Chine.N’ayant pas abouti, l’Union Européenne s’est adressée à l’organe de règlement des différends de l’organisation.
Les demandes de consultation avec la Chine ont été déposées le 23 juin 2009 à l’OMC. Le 29 mars 2010, la composition du groupe spécial de règlement des différends a été arrêtée par le directeur général, soit 9 mois plus tard. Malgré son importance stratégique, Le dossier n’a pas avancé à ce jour.
En revanche, la Chine a depuis annoncé de nouvelles restrictions drastiques concernant les terres rares, matière première critique dont ils détiennent 97% de la production mondiale. L’exploitation sera désormais centralisée et restreinte à quelques grandes sociétés nationales avec des quotas d’exportation ne dépassant pas les 25% de la production et une interdiction de délivrer toute nouvelle licence d’exploitation. En somme, la Chine installe un monopole total sur une matière première indispensable au niveau mondiale, au vu et su de tous.

 

Une guerre totale à armes inégales

 

En sus des discussions entamées à l’OMC, l’Union Européenne étudie des pistes de résolution visant à réduire les risques d’approvisionnement en matières premières. Outre la mise en place de mesures stratégiques pour l’amélioration de l’accès aux ressources primaires, leur recyclage et les recherches pour des produits de substitution qui sont très longues et complexes à mettre en place, les deux grands axes passent par la mise en place de pressions sur la Chine via l’OMC et le développement de coopérations bilatérales avec l’Afrique.
Sauf que la Chine ne se bat pas avec les mêmes armes que l’Union Européenne. Les grands champs de batailles d’hier sont les conflits économiques d’aujourd’hui et la Chine l’a bien compris. Aussi ont-ils déjà investis l’Afrique pour la question des matières premières et se jouent-ils des règles internationales, conscients de leurs faiblesses.
La Chine possède aujourd’hui l’avantage du choix des armes et de l’initiative de l’attaquant. Ils s’inscrivent dans une temporalité différente de la nôtre et frappent efficacement lorsque nous peinons à lever le bouclier pour nous défendre, alourdi par le poids de nos structures peu efficientes.

 

L’Union Européenne, première puissance mondiale par le PIB, avance une fois encore en ordre dispersé, face à une armée disciplinée et formée aux méthodes de combat de notre siècle. Quand les dirigeants européens prendront-ils le temps de lire Sun-Tzu pour comprendre que la lutte est inégale et qu’il faut changer de stratégie ?

 

Eve Pesesse

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/les-metaux-rares-l-arme-economique-80213

Partager cet article
Repost0
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 18:29
Les secrets des couples heureux

Il existe des personnes, sur cette terre, qui ont la faculté extraordinaire de vivre de belles histoires d’amour comme on en voit rarement. Découvrez, aujourd’hui, les secrets des couples heureux et comment faire pour les appliquer dans votre vie.


Remarquez combien de couples fonctionnent dans la culpabilité, l’angoisse permanente de perdre l’amour de l’autre, la chicane ou qui s’endurent.

Il y en a incroyablement beaucoup.

Cependant, il existe des personnes, sur cette terre, qui ont la faculté extraordinaire de vivre de belles histoires d’amour comme on en voit rarement. 30, 40 voir 50 ans de vie commune !

Comment font-ils ?

Pour ce genre de personne, chaque jour qui passe est toujours le plus beau jour de leur vie.

Il est assez rare de rencontrer ce genre de couple de nos jours. N’est-ce pas ?
On les voit mais on ne sait pas comment ils font.

Si vous lisez ces lignes c’est parce que vous êtes convaincu qu’une relation de couple n’est pas faite pour souffrir mais pour être heureux. Vous voulez découvrir les "trucs" des couples qui durent.

Alors, comment expliquer que dans certains couples le sentiment amoureux grandi d’année en année, que les points s’ajoutent, voir même se multiplient avec le temps : de plus en plus d’Amour, de plus en plus de complicité et s’il vous plait POUR LES 2 MEMBRES DU COUPLE.

Il y a des secrets. Et ceux qui les connaissent ont un net avantage.

Quels sont les secrets des couples heureux ?

1.
La chose première est que vous devez vous faire à l’idée qu’un couple -heureux- est composé de 2 personnes capables de vivre l’une sans l’autre mais qui ont décidé de vivre ensemble.


Retenez bien cette phrase :

"2 personnes capables de vivre l’une sans l’autre mais qui ont décidé de vivre ensemble."

Chacun des membres du couple doit donc s’aimer et se respecter inconditionnellement avant de le faire pour l’autre. Il ne s’agit donc pas de faire de son ou sa partenaire de vie une béquille pour pouvoir fonctionner normalement.

2. Monter en Amour

Le monde aujourd’hui c’est "tomber en Amour". Or, on ne tombe pas en Amour.
ON NE TOMBE PAS EN AMOUR.

Vous me direz : « Oui mais et le coup de foudre alors ? »

Le coup de foudre existe, je vous l’accorde mais il ne constitue pas l’Amour. Vous pouvez bien vivre un coup de foudre aujourd’hui ou demain mais vous ne pouvez pas, vous ne devez pas en conclure que c’est de l’Amour !

L’Amour va se développer avec le temps. Aimer est un choix qui se fait librement. On ne tombe pas amoureux, on devient amoureux, avec le temps. Mieux encore, ON GRANDI EN AMOUR. Et une fois de plus, l’autre son amour c’est un cadeau pour vous. C’est un bonus. C’est un plus.


3. Ayez des critères de sélection

Que voulez-vous ? Que recherchez-vous ?
Trop de gens se lancent dans une relation de couple au galop et ils oublient de s’entendre au départ sur ce qu’ils veulent exactement. Or, il convient de vérifier si les choses importantes pour vous le sont aussi pour l’autre afin de ne pas s’embarquer aveuglement sans savoir où vous allez. Autrement dit : osez exprimer vos désirs, osez exprimer vos envies sans redouter d’être jugé et cela avant d’être trop attaché pour éviter la souffrance.

Certains vous diront : « Haaa oui oui oui... les contraires s’attirent »
Je confirme !
Au début d’une relation, les contrariétés attiseront l’intérêt pour l’autre mais avec le temps, vous obtiendrez l’effet contraire et cela deviendra irritant.

Le contraire de soi-même n’est pas toujours excitant. Remarquez, le mot le dit bien : contraire, contrariété, contre. Vous devez donc évaluer votre capacité à accepter ce qui vous irrite chez l’autre.

Si certaines différences sont trop importantes, cette personne n’est pas faite pour vous, tout simplement.
Vous même, vous pouvez pressentir que ça ne colle pas, que cette personne n’est pas faite pour vous. Au fond de vous, vous avez la réponse. Vous savez que cette relation ne peut pas fonctionner parce que vous êtes tous les 2 très différents : vos ambitions, vos espoirs sont souvent divergents, sans parler de vos comportements et de vos valeurs.

Mais, il arrive parfois que vous demeuriez convaincu que quelque chose est possible.

Savez-vous ce que ferait une personne affectivement autonome ? Il passerait sont chemin car cette personne ne répondant pas à ses critères de sélection et le met dans l’inconfort.

Si vous êtes des extrêmes, vous êtes attiré uniquement pour nourrir vos névroses réciproques.


4. Faites la claire distinction entre Amour et dépendance affective !

Pour avoir une idée de la nature de la relation que vous entretenez avec quelqu’un, posez-vous les questions suivantes :


- Est-ce que je veux m’engager dans une relation avec cette personne parce que je l’AIME ou parce que je sens que j’ai BESOIN DE LUI ?


- Est-ce que je veux m’engager dans une relation avec cette personne parce que je l’AIME ou parce que je pense qu’IL A BESOIN DE MOI ?
 
- Pourquoi je sens ce besoin de maintenir la relation de couple avec cette personne ? Est-ce
parce que je l’aime tout simplement ou par attachement et par peur viscérale de me retrouver seul ?


- Pourquoi je me donne à fond pour satisfaire mon conjoint(e) ? Est-ce par amour envers cette personne ou pour recevoir de l’amour et de reconnaissance de sa part ?


Avec ces quelques questions vous pouvez, tel un radar, "trier" Amour et Dépendance Affective.
Car vie de couple et dépendance affective ne font pas bon ménage.


En ce qui me concerne, on me demande souvent :

« Tiens Henri, comment ce fait-il que tu sois toujours célibataire »

Oui, je souhaite être en couple mais avec la BONNE personne. Une personne qui réponde à mes critères personnelles de sélection, une personne avec qui je sais que je monterai en Amour, et bien sûr une personne affectivement autonome qui n’a pas besoin de ma présence pour pouvoir fonctionner normalement. Très important

Résumé :

1. Un couple -heureux- c’est 2 personnes capables de vivre l’une sans l’autre mais qui ont décidé de vivre ensemble.
2. Ne "tombez" pas en Amour, Montez en Amour
3. Ayez des critères de sélection et respectez-les.
4. Faites la clair distinction entre Amour et dépendance affective !



Bien Amicalement,
Henri-Joël NDOUR
Auteur En Développement De l’Estime De Soi Et De l’Autonomie Affective
Dépendance Affective
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-secrets-des-couples-heureux-80196
Partager cet article
Repost0
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 18:24


 

 

Le service de recherche du Congrès des Etats-Unis a distribué aux parlementaires un bref rapport les alertant sur les conséquences politiques et militaires des catastrophes environnementales au Pakistan.

 

Le CRS observe que la crise qu’elles provoquent exerce une pression supplémentaire

un Etat déjà défaillant. En l’absence de réponse internationale adéquate, cela devrait déboucher sur l’autonomisation de facto de plusieurs provinces, qui n’ont rien à attendre du gouvernement central et ne le reconnaîtront plus. Cette situation, que l’on a déjà connu avec les zones tribales, offrira des bases arrières aux insurgés afghans et éventuellement à des organisations terroristes internationales au détriment de la politique états-unienne.

 

En outre, on peut craindre que ces catastrophes ne ravivent le conflit de l’eau entre le Pakistan et l’Inde.

===

Security and the Environment in Pakistan, par Bruce Vaughn, Nicole T. Carter, Pervaze A. Sheikh et Renée Johnson, Congressional Research Service (ref. R41358, 3 août 2010). 470 Ko.
 

 

Ce document réservé aux parlementaires a été révélé au public par la Federation of American Scientists.

===

 

On trouvera par ailleurs une évaluation des dégâts causés par les récentes inondations et un bilan des premiers secours internationaux dans Pakistan, Inititial Floods Emergency Response Plan (United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs). 2,2 Mo.

 

http://www.voltairenet.org/article166802.htm

Partager cet article
Repost0
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 18:12

La sécurité est un dérivatif pour Sarkozy

Entretien de Jean-Pierre Chevènement à l'hebdomadaire Les Inrockuptibles, mercredi 25 août 2010.


La sécurité est un dérivatif pour Sarkozy
Comment expliquez-vous ce retour brutal du discours sécuritaire chez Nicolas Sarkozy ? Est-ce uniquement pour masquer les dégâts de l’affaire Woerth ou les conséquences de la politique de rigueur ?
Jean-Pierre Chevènement : La sécurité, pour M. Sarkozy, est un dérivatif. La question principale est la question économique. Nicolas Sarkozy a été pris à contre-pied depuis son élection par la crise du capitalisme financier mondialisé. Il est aujourd’hui face à une situation difficile du fait de la crise de l’euro et des plans de rigueur que l’Allemagne a réussi à imposer à tous les pays de la zone euro. Le rapport de forces entre la France et l’Allemagne et la pression des marchés financiers ne lui permettent guère que de raser les murs. L’irruption massive de ce discours sécuritaire a essentiellement pour but de masquer l’extrême difficulté d’une politique de rigueur qui doit, conformément aux exigences de Bruxelles et du pacte de stabilité, ramener le déficit de l’Etat de 8 à 3% du PIB, soit presque 100 milliards d’euros à économiser en trois ans. C’est impossible, même avec une croissance forte - qu’on ne voit pas à l’horizon. Et le concours de politiques de rigueur auxquels se livrent actuellement les gouvernements de la zone euro ne peut mener qu’à une récession catastrophique.

Et pour masquer cette réalité objective, le gouvernement décide donc de mettre le projecteur sur les roms et de multiplier les expulsions…
C’est le discours classique du bouc-émissaire. Il y a bien sûr des noyaux durs de délinquance, je connais le dossier, mais on ne peut pas assimiler l’ensemble des roms à ces délinquants. On ne peut pas non plus assimiler les roms et les gens du voyage, ça n’a rien à voir. Le risque est grand de générer des amalgames. Personne n’est vraiment dupe dans le fond ; le gouvernement n’utilise pas de simples ficelles, il déroule un câble. Il y a un pas qu’aucun gouvernement ayant un peu de déontologie ne devrait franchir. A force de généralisations abusives, il a été franchi. C’est la raison pour laquelle la gauche , selon moi, ne doit pas tomber à pieds joints dans le piège qui lui est tendu. L’inégalité devant la sécurité est une réalité, il y a des gens qui souffrent plus que d’autres de la délinquance au quotidien. C’est un terrain très glissant pour la gauche. Elle devrait le savoir par expérience, et elle va devoir confier sa riposte à des gens qui savent de quoi ils parlent.


Dans quelle mesure la gauche est-elle prête ? Qui au-delà d’un Manuel Valls, spécialistes des sorties sécuritaires, peut tenir un discours crédible sur le sujet ?
La plupart des maires de gauche ont une bonne culture de ce qu’est la guerre contre la délinquance, puisqu’ils président les comités de prévention. La gauche doit comprendre que la prévention ne suffit pas. Je ne vais pas rentrer dans des considérations de personnes, j’observe simplement que le Parti Socialiste a très peu travaillé sur ces questions depuis 2002. Alors que les couches populaires, qui constituent en principe le cœur de l’électorat que doit viser la gauche, sont particulièrement victimes de la délinquance. Une politique de reconquête des couches populaires passe bien sûr d’abord par une autre politique économique, mais aussi par une politique à la fois ferme et républicaine dans le domaine de la sécurité. L’idéologie victimaire compassionnelle n’est pas la solution. Peut-être certains dirigeants du PS ne souhaitent-ils pas faire trop référence à une police de proximité dont j’ai été le concepteur.

Est-ce qu’il existe des solutions de gauche concrètes dans le domaine de la sécurité ?
La gauche doit surtout se méfier de certains réflexes conditionnés, laisser de côté sa « culture de l’excuse ». On ne peut pas se soucier que du délinquant, et laisser tomber les victimes. De 1999 à 2002, la gauche a mené sur le sujet un politique sérieuse et réfléchie : nous avions créé la politique de proximité. Peut-être l’extension, en 2002, de cette police aux petites circonscriptions n’était-elle pas opportune : la police de proximité est en effet très consommatrice d’effectifs.

Sur le plan des effectifs justement, la gauche s’est peu exprimée sur le hiatus entre le retour du discours sécuritaire et l’annonce de la baisse des effectifs de la police… Comment un gouvernement peut-il être crédible en faisant simultanément annonce de ces deux décisions en parallèle ?
C’est une très bonne question, la gauche n’a pas utilisé cet argument alors qu’il est pourtant très convaincant. On peut aussi parler du malaise de la police, qui est une réalité. J’ai gardé suffisamment de contact pour vous dire que la politique actuelle – celle du chiffre - n’est pas populaire chez les policiers.

Propos recueillis par Pierre Siankowski
http://www.chevenement.fr/La-securite-est-un-derivatif-pour-Sarkozy_a993.html?TOKEN_RETURN

Partager cet article
Repost0
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 18:10

 

Wikileaks n'en finit plus de faire la une des médias. Après la publication de 15.000 documents confidentiels sur la guerre en Afghanistan et la tragi-comédie judiciaire suédoise autour de son fondateur Julian Assange, les 1.235 pages leakées du dossier du pédophile Marc Dutroux (en fait publiées depuis 2009) ont soudainement émergées dans la presse francophone. Ces documents n'ont rien d'inédits puisqu'ils se trouvent sur Internet depuis 2002.

Contrairement aux pièces de l'armée américaine sur la guerre en Afghanistan encodées dans un format inacessible aux profanes, le document est cette fois téléchargeable très facilement sous forme d'un fichier PDF sur le site de Wikileaks. Encore faut-il avoir le courage de digérer 1.235 pages d'auditions. RTLinfo.be précise bien qu'il ne s'agit pas de tout le dossier:

«Sur la centaine de milliers de pièces confidentielles que comporterait le dossier Dutroux, il y en a une qui est aujourd’hui disponible sur internet. Il s’agit d’une synthèse de tous les procès verbaux d’audition réalisés dans le cadre de l’enquête, rédigée par les enquêteurs et destinée alors au juge d’instruction Langlois.»

Dans ces auditions, Marc Dutroux nie farouchement les viols de Julie et Mélissa pour lesquels —entre autres– il sera condamné à la réclusion à perpétuité. Le nom d’un ancien ministre wallon apparaît également dans une liste d’amateurs d’un club échangiste qui a été jugée fantaisiste par les enquêteurs.

«Ce sont des infos vraies, fausses, très disparates qui mettent en cause une série de gens qui n'ont parfois rien à se reprocher, qui ont simplement été cités dans une enquête, qui se voient ainsi exposés, peut-être au mépris public sur internet, alors qu'en réalité, ces éléments doivent rester secrets dans un dossier judiciaire», a déclaré au micro de la RTBF le procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé.

Selon l'avocate Suzanne Hage, spécialiste du droit interviewée par RTL-TVI, «cette mise en ligne est totalement illégale dans la mesure où le dossier Dutroux, depuis la clôture de la cour d’assises, n’est pas encore tombé dans le domaine public». Pourtant ces documents avaient déjà été publiés sur Internet en 2002 par le journaliste d'investigation Jean Nicolas sur le site L'investigateur hébergé à Madagascar, ce qu'avait peu goûté la justice belge. Il annonçait alors que le dossier était «original» et avait été «volé par l'un des enquêteurs». Le journaliste faisait payer 30 euros pour télécharger ces pages d'audition. 

A LIRE EGALEMENT SUR SLATE: Une application pour enquêter sur les documents de Wikileaks, Wikileaks devient adulte, Wikileaks: les documents ne nous apprennent rien de nouveau

Photo: Marc Dutroux en 2004. REUTERS/Thierry Roge

 

http://www.slate.fr/lien/26437/le-dossier-dutroux-publie-sur-wikileaks

Partager cet article
Repost0
24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 01:02

Les Etats-Unis, toujours aussi impérialistes
Après Bush le brutal, Obama le gentleman, mais c’est le même impérialisme. Les US ont un credo non écrit, mais aussi fort que le 1° amendement : contrôler le monde dans leur intérêt. Pour les US, la Colombie c’est la porte d’entrée vers le Sud, et ce doit être comme à la maison. Pas si simple pour la Cour Constitutionnelle Colombienne qui vient d’annuler un accord entre la Colombie et les US, et pas des moindres : la mise à disposition des bases navales. Ben voyons…

 

Le 30 octobre 2009, le vaillant démocrate Obama, prix Nobel de la Paix le 9 octobre, signe un accord avec le sympathique démocrate Alvaro Uribe. Un accord entre eux, comme deux grands garçons de bonne compagnie, et pas n’importe quoi : un accord militaire bilatéral permettant à l'armée des Etats-Unis d'utiliser au moins sept bases colombiennes, dont celle de Palanquero, la plus importante du pays, une véritable plate-forme pour les vols intercontinentaux US vers l'Afrique. Une bricole. Les Etats-Unis veillent à leurs intérêts vitaux, et la Colombie leur sert la soupe, en obtenant de poursuivre ses petits et grands trafics.  

Argument pour faire passer la pilule : ce n’est pas un accord, mais simplement l’actualisation du programme de coopération signé en 1999 pour combattre le trafic de drogue et les guérillas d'extrême gauche. Oh le balourd ! La guérilla d’extrême gauche est un argument merveilleux qui permet là-bas de faire passer toutes les mesures répressives que l’on veut. Au Sud, on dit guerillera d’extrême gauche et Nord, intégrisme islamiste, mais c’est la même méthode.6b4890c4ff26980da8457590d855a185.jpg

Cet accord n’était pas passé inaperçu. Le Venezuela, la Bolivie, l'Equateur, le Nicaragua, Cuba et le Brésil étaient monté au créneau, sur une base bien résumée par Chavez : « Un pays souverain peut passer tout type d'accord avec tous les pays du monde. La seule chose, c'est qu'aucune convention ne doit porter atteinte à la souveraineté du voisin ni représenter une menace pour un autre pays. »

 

Des militants ont saisi la Cour Constitutionnelle de Colombie, qui ce 17 août, a annulé l’accord. Vu son ampleur, cet accord atteint la souveraineté de la Colombie et ne peut être conclu sans l’approbation du Parlement, le Congrès de la République. En effet il instaure « l'usage et du port d'armes en Colombie par du personnel étranger » et « l'extension d'immunités et de privilèges diplomatiques à des contractuels et sous-contractuels, ainsi qu'à des personnes qui sont à charge du personnel des Etats-Unis ». Il « implique de nouvelles obligations de l'Etat colombien, ainsi qu'une extension de celles acquises antérieurement ». Cet accord autorise, tenez-vous bien, « l’accès et l’utilisation d'installations militaires colombiennes par un personnel militaire et civil étranger », ainsi que « la libre circulation de navires, d'aéronefs et de véhicules tactiques étrangers, sans possibilité d'inspection ou de contrôle par les autorités nationales ». Trop, c’est trop, et la Cour constitutionnelle renvoie aux principes : il revient au président de la République « d’appliquer la procédure constitutionnelle propre aux traités internationaux. »

 

bases-militares-colombia.jpgL’accord antérieur reprend effet, et les 1 400 soldats US pourront rester sur le sol colombien, ouf. Mais pour le reste, et surtout le libre accès aux bases aériennes, c’est terminado.  


Le nouveau président colombien Juan Manuel Santos, impliqué dans l’affaire jusqu’à l’os car il était alors ministre de la Défense, annonce une régularisation  au plutôt. On verra bien, mais le vote du parlement colombien pour offrir la liberté d’accès à sept bases militaires par l’armée des Etats-Unis, sans contrôle, sera un grand moment d’indépendance nationale.

 

Une dernière chose, avec un grand pont, un peu inattendu, vers le Proche-Orient. Vous vous rappelez l’histoire de la flottille humanitaire Free Gaza, attaquée en haute mer par Israël, avec 9 morts, des civils abattus à bout portant par des soldats surarmés. Ban Ki-moon a annoncé le 10 août une commission d’enquête, non judiciaire, présidée Geoffrey Palmer, ancien Premier ministre de Nouvelle-Zélande, peu identifié sur le terrain du droit international humanitaire, et co-présidée par Alvaro Uribe. D’où cette question : mais en quoi Uribe est-il qualifié sur l’application du droit international pour les affaires de Palestine ? Et la réponse qui est bien simple : c’est une marionnette d’Obama. Ce qui donne une idée de ce que seront les travaux de cette « commission d’enquête », et des méthodes qui ont été utilisées pour imposer à l’Autorité Nationale Palestinienne les « négociations directes ».   

 

bases-en-colombia.jpg
Un homme dévoué


Lundi 23 Août 2010


http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/ http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/

 

http://www.alterinfo.net/Les-Etats-Unis-toujours-aussi-imperialistes_a49283.html

 

Partager cet article
Repost0
24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 00:59
Source : Alter Info

21/08/2010 De pire en en pis, la situation économique américaine est toujours au plus mal. En témoigne les faillites dans le secteur banquier qui ont pris des proportions affreuses.
Selon la chaîne satellitaire qatarie Al Jazeera, ce sont près de 118 banques qui se sont effondrées depuis le début de cette année.
Les dernières faillites déclarées vendredi sont celle d’une grande banque, la « Shore Bank » dont le siège principal se trouve à Chicago (sans compter les quarante bureaux dans le monde). Elle est spécialiste dans les emprunts pour le développement local et l’environnement.
 
Sept autres banques plus petites, en Floride, Virginie et en Californie ont aussi déposé bilan ce mois-ci.
Sachant que l’année dernière, quelques 140 banques américaines avaient fait faillite.
   
 


Alter Info l'Information Alternative


Source : Alter Info

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15231

Partager cet article
Repost0
23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 22:56

cohn-bendit--capitalisme-vert-copie-1.jpg

 

Cohn-Bendit "part",

Eva Joly "arrive".

Tant mieux !

Par eva R-sistons

 

 

Bonjour amis lecteurs,

 

Enfin une bonne nouvelle en France, dans un pays en pleine décomposition politique, ravagé par la corruption, le militarisme décomplexé, l'encouragement aux divisions, le rejet de la différence, l'accroissement insolent et insupportable des inégalités, dans cet Etat, donc, voici enfin que se lève une voix d'une probité absolue.

 

Si les Verts veulent représenter une réelle alternative, ils doivent d'abord se débarrasser complètement du diablotin libéralo-verdâtre à l'éthique approximative, Daniel Cohn-Bendit. L'agitateur de mai 68 fossoyeur du Gl de Gaulle qui se méfiait des Américains comme d'Israël, n'a rien à faire parmi les Verts-Rouges, il ne peut que les entraîner à perdre leur identité anti-libérale et les embourber dans un centrisme ambigu complice du Grand Capital, et sans avenir. Il semble que l'affreux rouquin soit désormais mis hors jeu par le Parti écologique, et c'est une excellente nouvelle. Je n'ai cessé de rappeler l'ambiguité du personnage sulfureux. 

 

Et si les Verts cherchent simplement à devenir la roue de secours du Capitalisme militaro-financier qui dévaste la planète, ils n'ont évidemment aucun avenir devant eux. De plus en plus, les peuples ont identifié leur principal ennemi, le Grand Capital international, apatride, porteur d'aggravation des inégalités et de souffrances incommensurables.

.

 

Eva Joly Europe Ecologie 2009-06-03.jpg

Wikipedia. Beau visage, n'est-ce pas ?

 

Dans la conjoncture actuelle, alors que la France s'enfonce dans la corruption et la pétainisation rampante, alors, aussi, qu'elle perd totalement son identité sociale et son indépendance, la personne d'Eva Joly apporte un espoir. Madame "Propre" symbolise la lutte contre la corruption, la probité, l'éthique, comme d'ailleurs d'une certaine façon Ségolène Royal, elle incarne le combat pour la rigueur, la transparence, l'intégrité. Les Français sont saturés des scandales à répétition, ils sont fatigués de voir le Monde de l'Argent les écraser, ils ont envie que l'on remette au coeur de la politique la Justice et l'Ethique. Et là, Eva Joly représente un changement majeur. Son parcours, notamment au sein de la Justice qui avec elle retrouve ses lettres de noblesse, est exemplaire. Une denrée rare, aujourd'hui ! On se souvient qu'elle a eu le courage - une autre qualité appréciée des Français - de mettre en examen de nombreux politiques sans scrupules. Elle se méfie de Dominique Strauss-Kahn (voir en particulier http://r-sistons.over-blog.com/article-d-strauss-kahn-serait-une-catastrophe-pour-la-france-societe-toxique-44131622.html, ou FMI (DSK) au service des banques, des spéculateurs, des multinationales ), non sans raison, ceux qui connaissent sa vraie personnalité, le vomissent. Et puis la fraîcheur d'Eva (tiens, au fait, on a le même prénom, youpi !) est contagieuse, elle revendique d'ailleurs "sa jeunesse". Hé oui, jeune, vraiment jeune, c'est désaltérant, aujourd'hui ! Vive la jeunesse, ras-le-bol des vieux machins corrompus et bourrés d'arrogance !

 

Et le fond, direz-vous ? La magistrate a combattu pour une plus grande Justice entre le Nord et le Sud. Et elle a raison ! Les paradis fiscaux, comme DSK, ne sont pas sa tasse de thé, nous aussi. Le capitalisme, ma foi, elle l'accepte, à condition qu'il soit vraiment régulé, et surtout les finances. Vraiment vraiment ! Très pragmatique, Eva. Moi aussi, mais enfin, plus le Système, aussi affreux que le rouquin de mai 68, sera régulé, et même remplacé, mieux ça vaudra. Ecoute, Eva, on tient à ce que l'Etat protecteur retrouve toute sa place, une pleine place, et qu'il soit indépendant des Lobbies, des clans, et surtout de l'Etranger. Et puis tu sais, il doit frapper sa monnaie lui-même pour libérer le pays de l'endettement fou enchaînant la société au libéralisme cupide et condamnant tous les citoyens à une paupérisation galopante. Oui, nous savons, Eva chérie, que tu veux que l'Etat reprenne sa place, et qu'on augmente les salaires indécents. Mais ça ne suffit pas ! Alors, va-y, on t'appuie, sois aussi offensive parmi les Verts qu'au Tribunal, sans peur et sans reproche !

.

VERTS-militaire-j.jpg

.

Le Dieu-Argent, nous on en a marre. On veut vivre, on veut du temps pour vivre, on veut la qualité de la vie plutôt que la quantité des biens. La compétition, ça suffit ! Les performances, basta, on est comme on est, point. Chacun doit trouver sa place ! Et la France doit redevenir patrie des Droits de l'individu, terre d'accueil et non d'expulsion, et surtout un Etat indépendant des pressions étrangères, libéré du joug de l'OTAN et de ses sales guerres préventives, permanentes, totales, nucléaires. Regarde plutôt, comme le Gl de Gaulle l'a conseillé, du côté de la Russie, pour former avec elle, saturée des guerres meurtrières passées qu'on lui a imposées sur son sol, une grande Europe de paix. Loin des appétits mortifères et dominateurs des Yankees ! Et refusant l'emprise des Anglo-Saxons comme d'Israël sur la politique française...

 

Eva, oui, nous t'aimons, nous te respectons. Nous te confions notre espoir d'une politique nouvelle, propre, éthique, réellement novatrice et juste. Fais-en bon usage, tu es porteuse d'une grande attente, celle d'un peuple assassiné par un Pouvoir odieux, stigmatisé dans le monde entier.

 

La balle est dans ton camp. Nous te soutenons pour, oui, ... "rafraîchir" la politique !

 

Eva, ta soeur, qui ne résiste pas au plaisir de te soutenir. Avec beaucoup d'autres, heureusement !  

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-eva-joly-verte-rouge-sans-dcb-nous-reconcilierait-avec-le-politique-55846721.html (link, cliquer sur link)

 

Vert-geant-et-neant-NS.jpg

Partager cet article
Repost0
23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 18:31

 

DSK

 

Le « FMI nouveau » serait arrivé. L’ancien FMI et ses plans d’ajustements structurels » qui avaient semé misère et inégalités dans les pays du Sud aurait disparu comme par enchantement sous les effets de la crise de 2008-2009.

Pour Le Monde 26/03/2010 : « M. Strauss-Kahn, lui, voit couronnée son ambition de donner au Fonds une nouvelle jeunesse. Depuis qu’il en est le Directeur général, il a multiplié les réformes : augmentation des ressources financières, nouvelles répartitions des droits de vote… »

Le nouveau Directeur général du FMI, Dominique Strauss Khan monte lui-même au créneau et tente de persuader les salariés grecs et européens que cette institution a changé : « Les Grecs et les autres doivent voir le FMI tel qu’il est aujourd’hui. Le FMI est une sorte d’organisation de collaboration » (Nouvel Obs.com 25/04/201).

Mais « le FMI tel qu’il est aujourd’hui » n’a rien à envier au FMI d’hier. Il reste toujours aussi anti-démocratique. Il impose toujours aux pays qui sont obligés de solliciter ses crédits des « Plans d’Ajustements Structurels » tout aussi favorables aux multinationales, aux banques et aux spéculateurs qu’hier, tout aussi défavorables aux salariés, aux retraités, aux chômeurs, aux services publics.

Une institution discréditée remise à flot par le G20

Le FMI était pourtant considérablement discrédité et affaibli avant la crise de 2008-2009. Il n’avait plus que 17 milliards de crédits en portefeuille à la suite du remboursement anticipé de leurs dettes par plusieurs pays du Sud bien décidés à échapper à ses griffes. Quant à ses deux derniers directeurs généraux, ils avaient du démissionner avant la fin de leur mandat…

Le FMI et son nouveau Directeur général, arrivé en novembre 2007 avec le soutien sans faille de Sarkozy, ont été remis en selle par la crise de 2008-2009 (le malheur des uns fait le bonheur des autres) et les 1 000 milliards de dollars que lui a accordés le G20 réuni à Londres le 2 avril 2009. Ces 1 000 milliards de dollars lui ont été confié dans un but bien précis : remettre de l’ordre (néolibéral) dans l’économie mondiale. DSK s’est empressé d’obtempérer.

Une institution antidémocratique avant DSK

Le FMI comptait 186 membres. Mais son fonctionnement n’avait rien de démocratique. Nous étions très loin du seul principe démocratique acceptable « Un pays, une voix ».

Le vote y était censitaire et lié à la quote-part versée par un Etat en fonction du montant de son PIB.

Les 10 premiers pays qui représentent plus de 50 % du PIB mondial avait la majorité des droits de vote. Il ne fallait donc pas s’étonner si la politique du FMI favorisait outrageusement les pays les plus riches.

La majorité requise pour les décisions importantes était de 85 %. Cela revenait à accorder un droit de veto aux États-Unis qui détenait 16,79 % des droits de vote.

Sa gestion courante était confiée à un Conseil d’Administration composé d’un président et de 24 administrateur représentant chacun une nation. 8 d’entre elles avaient un représentant permanent (USA, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, Chine, Russie et Arabie saoudite) les 16 autres étaient élus.

L’Afrique au Sud du Sahara ne disposait que de deux membres au sein du CA et ces deux membres devaient exprimer le point de vue de 48 pays. La France disposait à elle seule d’un administrateur. Les pays de l’UE avaient 8 représentants au sein du CA sur un total de 24 membres, soit un tiers d’entre eux.

Avant DSK, l’instrumentalisation de la dette publique des pays du Sud

Cette dette avait été contractée durant les années 1960 et 1970. Elle avait été, le plus souvent, accordée à des dictatures : l’Indonésie de Suharto, l’Irak de Saddam Hussein, le Brésil de la junte militaire, les Philippines de Marcos, le Maroc d’Hassan II, le Chili de Pinochet, l’Iran du Shan, le Nicaragua de Somoza, la République haïtienne de Duvalier, l’Ouganda d’Idi Amin Dada, la Centrafrique de Bokassa, le Zaïre de Mobutu…

Les banques privées du Nord comme la Banque mondiale avaient, au cours de ces années, prêtés au pays en voie de développement à des taux très bas, voire même négatifs en tenant compte de l’inflation. Les banques du Nord avaient alors pléthore de capitaux, notamment les dollars détenus par des banques non américaines (les « eurodollars ») et les « pétrodollars ».

Après l’élection de Margaret Thatcher au Royaume-Uni en 1979 et celle de Ronald Reagan aux États-Unis en 1980, l’économie néolibérale prenait son essor. Les taux d’intérêt des prêts accordés aux pays du Sud (à taux variables…) augmentaient rapidement et, alors qu’ils étaient de l’ordre de 4-5 % dans les années 1970, ils passaient à 16-18 % au milieu des années 1980. « Ainsi, du jour au lendemain, les pays du Sud ont dû rembourser trois fois plus d’intérêts tandis que les revenus d’exportation étaient en baisse » [1].

Le Sud avait donc dû emprunter de nouveau pour rembourser sa dette mais à des taux très élevés. Le piège de la dette s’était refermé sur les pays du Sud.

Avant DSK : des « Plans d’Ajustements Structurels » au service des sociétés transnationales, des banques et des spéculateurs

Les pays du Sud étant sous le joug de ses créanciers, la Banque Mondiale et le FMI avaient consenti à leur accorder des prêts (destinés à payer le service de leur dette et à financer les importations venant des pays du Nord) mais en conditionnant leurs prêts aux fameux « Plans d’Ajustement Structurels » (PAS) du FMI.

Le but de ces PAS, fondés sur « le compromis de Washington » de 1989, était d’obliger les pays qui voulaient bénéficier de ces prêts à accepter une plus grand ouverture aux capitaux, aux produits des sociétés transnationales du Nord ; à accepter la privatisation des entreprises publiques ainsi que l’austérité budgétaire.

Pour faciliter les exportations, les PAS obligeait les pays qui faisaient appel au FMI et à la Banque Mondiale à dévaluer leur monnaie. Les subventions accordées aux produits agricoles de base devaient être supprimées. Les produits agricoles nord-américains et européens envahirent alors les marchés locaux. Les PAS exigeaient l’élimination des barrières tarifaires protectrice. Le but était de rendre l’économie plus « compétitive », toujours sous le même prétexte, celui de pouvoir rembourser la dette.

La libre circulation des capitaux était également imposée : le contrôle des changes devait être éliminé. Les sociétés étrangères devaient pouvoir rapatrier leurs profits vers le Nord en devises (dollars, livres…)

La réalisation des prêts du FMI étaient conditionnés à ces réformes structurelles. Pour commencer à percevoir le premier dollar de ces prêts, il fallait que ces réformes soient substantiellement engagées. Pour continuer à les percevoir, il fallait que le suivi trimestriel organisé par le FMI soit positif. Car les prêts n’étaient débloqués que tranche par tranche.

Avec DSK, le FMI est toujours aussi anti-démocratique

Rien n’a vraiment changé dans le fonctionnement du FMI, le droit de vote est toujours lié à la richesse d’un pays, le Conseil d’Administration est toujours composé de façon aussi inégalitaire, les décisions importantes nécessitent toujours 85 % des voix et les États-Unis qui conservent toujours 16,79 % des voix ont détiennent toujours le même droit de veto.

Le tapage médiatique organisé autour de la réforme du FMI ne permet pas de dissimuler le caractère cosmétique de cette réforme. La nouvelle répartition des droits de vote réduit, en effet, la part des pays riches de 2,78 % seulement. Ces quelques miettes sont distribuées aux pays émergents comme la Chine, la Corée du Sud, l’’Inde, le Brésil et le Mexique.

Les « perdants » seraient le Royaume Uni et la France. Mais, en fait, la Chine disposera d’une quote-part de 3,99 % alors que celle de la France sera encore de 4,50. Les pays du Nord conservent près de 58 % des voix et continueront à imposer, comme par le passé, leurs vues aux pays pauvres.

Les pays les moins avancés n’obtiennent aucune réévaluation de leurs poids au sein du FMI. A terme de la réforme 89 pays auront toujours un droit de vole inférieur à 0,1 % et seuls 12 pays d’Afrique subsaharienne dépasseront ce seuil.

Rien n’a donc changé sous le soleil du FMI et personne ne pouvait imaginer le contraire, notamment que les États-Unis pourraient abandonner leur droit de veto qui fait du FMI un instrument aux mains des États-Unis.

Avec DSK, le FMI instrumentalise la dette publique des pays du Nord comme du Sud

Le but est identique dans les deux cas : obliger les Etats qui ne peuvent pas faire autrement qu’emprunter au FMI à accélérer les réformes « structurelles » de leurs économies.

Le premier but de ces réformes est de diminuer les dépenses publiques (salaires des fonctionnaires, retraites par répartition, investissements dans la santé ou l’éducation…) pour permettre le remboursement des dettes publiques souscrites par les banques et les spéculateurs. Ces mêmes banques et ces mêmes spéculateurs qui avaient précipité l’économie mondiale dans la crise de 2008-2009 et dont le renflouement est à l’origine de l’explosion des dettes publiques. Le FMI, en l’occurrence joue le rôle d’une agence de recouvrement de fonds dans le cadre d’un deuxième plan de refinancement des banques. .

Le deuxième objectif de ces réformes est de livrer les services publics de ces pays aux firmes transnationales.

Le troisième objectif de ces réformes « structurelles » est de « flexibiliser » le marché du travail c’est-à-dire de rendre les licenciements et les délocalisations plus faciles pour les employeurs, de diminuer les allocations-chômage sous prétexte d’obliger les chômeurs à chercher du travail alors que la crise détruit des millions d’emplois dans le monde.

Le quatrième objectif est d’augmenter les profits en multipliant les exonérations de cotisations sociales ou d’impôts pour les entreprises, sous prétexte de diminuer les « prélèvements obligatoires », en gelant ou en baissant carrément les salaires.

Le FMI (main dans la main avec l’Union européenne dans la plupart des cas) instrumentalise aujourd’hui les dettes de la périphérie des pays du Nord (pays d’Europe centrale et orientale, pays du Sud de l’Europe) pour leurs imposer ces « réformes structurelles » néolibérales. Les mêmes réformes qui nous avaient mené tout droit à la crise de 2008-2009.

Il ne dédaigne pas, pour autant, imposer sa loi à un pays comme le Nicaragua où il suspend le paiement d’un crédit de 18 millions de dollars après que le gouvernement de ce pays ait accordé, en mai 2010, une prime mensuelle de 529 cordobas (25 dollars) aux travailleurs du secteur public à bas revenus.

Avec DSK, les « Plans d’Ajustements Structurels » au service des sociétés transnationales, des banques et des spéculateurs se multiplient

Officiellement, le « consensus de Washington » n’a plus cours mais en réalité les conditions qu’impose le FMI aux pays qui font appel à lui pour faire face aux échéances de leurs dettes publiques, n’ont pas changé et leur logique est toujours la même.

Il suffit de passer en revue les « Plans d’ajustement structurels » imposés aux pays de l’est et du sud de l’Europe pour s’en rendre compte.

Hongrie

Ce fut le premier pays à solliciter un prêt du FMI après la crise financière. Ce prêt a été conditionné à la suppression du 13ème mois de salaires des fonctionnaires hongrois.

Lettonie

L’accord signé en juin 2009 conditionne l’octroi d’un prêt du FMI de 7,5 milliards de dollars à une baisse de 15 % du salaire des fonctionnaires, à une diminution du salaire minimum.et à une baisse du montant des retraites.

La Cour Constitutionnelle de Lettonie ayant estimé inconstitutionnelle cette diminution du montant des retraites, le FMI se refuse à réaliser la deuxième tranche d’un prêt pourtant accordé. Qu’importe si depuis la signature de l’accord, le chômage a augmenté de 150 %.

Roumanie

La Roumanie a conclu en mars 2009 un accord avec le FMI, l’Union européenne et la Banque Mondiale.

La réalisation d’un prêt de 20 milliards d’euros est conditionnée, tout d’abord, à la réduction de la masse salariale du secteur public de 9 % à 6 % du PIB en cinq ans, impliquant diminution de salaires et 100 000 suppressions de postes. Conditionnée, ensuite, à une « réforme » du système de retraites.

Le FMI et l’UE en mission à Bucarest le 14 décembre 2009, n’ont pas hésité à intervenir directement dans l’élaboration du budget 2010. .

Ukraine

Ce pays avait jugé « inacceptables » les conditions imposées par le FMI : relèvement progressif de l’âge de la retraite et hausse des tarifs du logement. Le FMI avait alors stoppé ses financements.

L’Ukraine semble, de nouveau, obligée de négocier avec le FMI qui maintient ses premières conditions et ajoute l’exigence d’une réforme « structurelle » des secteurs financiers et énergétiques permettant de livrer ces secteurs aux intérêts des firmes transnationales. .

Islande

L’Islande était la meilleure élève du néolibéralisme avec en première ligne ses trois principales banques : Kaupthing, Glitnir et Landbanskinn, privatisées en 2003.

La dernière de ces trois banques, Landbanski, était particulièrement agressive. Elle avait créé une filiale en ligne (pas de guichets, seulement une liaison par l’internet), « Icesave » qui offrait des rendements particulièrement risqués mais très rémunérateurs à ses clients. Elle avait été lancée au Royaume Uni en octobre 2006, avec son siège social au cœur de la City,

Quand les marchés financiers se sont effondrés, les trois banques islandaises ont été parmi les premières à faire faillite. Les comptes d’« Icesave » ont été aussitôt gelés.

Alors que des files d’attente commençaient à s’allonger devant les banques britanniques, le gouvernement anglais avait eu peur de la panique que pouvait déclencher le gel des comptes d’« Icesave ». Il avait donc décidé d’indemniser en grande partie les spéculateurs qui avaient déposé leurs fonds chez cette filiale de la Landbanskinn. La Haye a fait de même pour les clients néerlandais.

Londres et La Haye se sont ensuite retournés contre Reykjavik pour exiger la restitution des sommes qu’ils avaient déboursées.

Complètement étranglée, en plein récession, l’Islande a du faire appel au FMI. Ce dernier, comme d’habitude, a ajouté la misère à la misère en exigeant, en contrepartie d’un prêt de 2,1 milliards d’euros des coupes claires dans les dépenses publiques (santé, éducation), des augmentations d’impôts indirects et une hausse des taux d’intérêts qui asphyxie les particuliers et les petites entreprises.

Mais, seules les deux premières tranches de ce prêt ont été débloquées, pour un total de 1,1 milliards. Le déblocage d’une troisième tranche est soumise à l’acceptation par l’Islande de payer le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Ce que les Islandais ont refusé lors du référendum du 6 mars dernier où 93,3 % des votants se sont prononcés contre le paiement dd 4 milliards d’euros au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Grèce

C’est le laboratoire de ce qui attend tous les salariés européens si nous laissons faire le FMI et la Commission européenne.

Toute la panoplie des réformes « structurelles », des Plans d’ajustements structurels du FMI s’y déploie.

Suppression de deux mois de salaires des fonctionnaires.

Recul de l’âge légal de la retraite, de 5 ans pour les femmes, en fonction de l’espérance de vie pour les hommes. Le montant de la retraite n’est plus calculé sur le dernier salaire mais sur l’ensemble de la carrière, entraînant une baisse du montant net de la retraite de plus de 50 %.

Taux de la TVA porté de 19 % à 23 %. Taxe sur les carburants augmentée deux fois de suite de 10 %.

Suppression des quelques obstacles aux licenciements existant dans le droit du travail grec.

Instauration d’un salaire minimum spécifique pour les jeunes et les chômeurs de longue durée, à l’image du CPE que la droite avait voulu imposer en France.

Réductions des dépenses de l’Etat (santé, éducation,) de 1,5 milliard d’euros.

Les services publics sont privatisés et livrés aux multinationales européennes. 49 % de Trainose, la filiale transport du groupe ferroviaire public Ose sont offerts aux appétits du secteur privé grec et étranger. Il en va de même pour 10 % de la société publique d’électricité. Les ports de Salonique et du Pirée, comme les ports régionaux voient les intérêts privés entrer pour 49 % dans leur capital social.

Le gouvernement grec a perdu toute autonomie en matière budgétaire et économique. La Grèce fait l’objet d’un suivi trimestriel du FMI et DSK en a brandi la menace : si les mesures prévues ne sont pas prises, le FMI, comme l’UE « pourraient être amenés à se retirer ». Le chômage atteint 20 % de la population active.

Le FMI, avant même que l’Espagne ait eu à faire appel à lui, intervient dans la conduite de son économie

Alors que l’Espagne compte, elle aussi, plus de 20 % de chômeurs au premier trimestre 2010, DSK affirme : « Le marché du travail doit être plus efficace et la manière dont les gens sont embauchés ou parfois renvoyés doit être faite de la même manière que dans le reste de l’Europe, pas plus, pas moins ». La traduction est facile : moins de CDI, plus de CPE, plus de CDD, précarité et licenciement et délocalisations facilités.

Le premier Ministre espagnol, le socialiste José Luis Zapatero en a tiré les conclusions et présenté les grandes lignes d’une réforme du marché du travail pour réduire l’écart entre employées à durée indéterminée bien protégée et un nombre grandissant de travailleurs précaires. La réduction de l’écart se fera, évidemment, aux dépens des fonctionnaires.

Le 12 mai, le gouvernement de Zapatero annonçait une forte réduction des salaires de la Fonction publique et des dépenses d’investissement de l’Etat dans le but d’économiser 15 milliards d’euros en 2010 et en 2011.

Le FMI se mêle, aussi, de l’économie française

Il préconise (lettre du 29 juillet 2009 du Conseil d’Administration du FMI) de poursuivre les réformes entamées par Nicolas Sarkozy et précise : « Il s’agirait entre autres de continue de faire preuve de modération dans l’établissement du salaire minimum (…) de relever l’âge légal du départ à la retraite pour promouvoir l’emploi des seniors… »

Le Directeur général du FMI, DSK, n’hésite pas à prendre position sur l’âge légal de la retraite en France. Il retrouve les accents de Laurence Parisot pour asséner cet énorme mensonge : « On vit 100 ans, on ne va continuer à avoir la retraite à 60 ans » (Le Figaro du 20 mai 2010).

Une politique encore plus nocive

Avec DSK, la politique du FMI n’a pas change. Elle est toujours dirigée contre les salariés, les retraités, les peuples ; toujours aussi favorable, de façon éhontée, aux firmes transnationales, aux banques et aux spéculateurs.

Mais cette politique est aujourd’hui beaucoup plus nocive. Le FMI dispose effet, maintenant de moyens de nuire (1 000 milliards de dollars) autrement plus considérables qu’avant la crise.

Jean-Jacques Chavigné

Notes

[1] Damien Milllet et Eric Toussaint : « 60 questions, 60 réponses sur la dette, le FMI et la Banque Mondiale » aux Editions Sylepse.


Auteur : Jean-Jacques Chavigné - Source : Démocratie & Socialisme

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15245

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche