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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 18:22

Conflit israélo- palestinien: Le congrès juif mondial au secours d'Israël
Mis au banc des accusés par la communauté internationale, particulièrement par les opinions publiques occidentales, Israël fait appel à sa diaspora sioniste : il réunit le Congrès juif mondial à Jérusalem pour une opération… de marketing politique.
 Le Congrès juif mondial (C J M) se réunira les 31 août et 1er septembre à Jérusalem pour mettre en place une stratégie de réhabilitation de l'image de l'Etat d'Israël aux yeux de l'opinion publique mondiale. Plus précisément, ce seront les 150 délégués du Conseil d'administration du C M J, venus des cinq continents, qui vont plancher sur un programme d'actions concertées ciblant les sociétés civiles, en particulier celles du monde occidental qui s'élèvent de plus en plus contre la politique coloniale d'Israël en Palestine et sa violation du droit international.

Il était attendu que le mouvement sioniste international réagisse aux multiples « mises en accusation » par la communauté internationale du gouvernement israélien, depuis ses crimes contre le peuple palestinien dans l'opération « plomb durci » de l'hiver 2008-09 ; ses agressions meurtrières contre la flottille humanitaire pour Ghaza et les assassinats de ses services secrets, hors territoire israélien, de responsables palestiniens. Pour habiller la rencontre de Jérusalem des vertus de la générosité et de l'humanisme, le C M J a décidé d'attribuer, pour la circonstance, un prix spécial (et une récompense) à la mission humanitaire israélienne qui s'était engagée dans des opérations de secours en Haïti, au lendemain du terrible séisme qui l'a frappée en janvier 2010. Elie Wiesel, prix Nobel de la paix en 1986, recevra lui aussi la grande distinction et un prix pour sa défense de la mémoire juive et son soutien inconditionnel à l'Etat hébreu. Rien à dire sur ces récompenses si ce n'est qu'elles seront remises par les dirigeants politiques d'Israël, invités à titre officiel au Congrès des juifs du monde. Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, sera au côté de l'ex-ministre des Affaires étrangères Mme Tizipi Livni qui a mené les massacres contre Ghaza en 2008-09. Ehud Barak, ministre de la Défense sera au rang des invités de marque ainsi qu'une « brochette » d'autres militaires et religieux, soit tout ce que compte Israël comme partisans de « l'épuration » de la Palestine de ses habitants arabes ou non. Il faut signaler la participation au Congrès de l'ex-Premier ministre espagnol José Manuel Aznar, attendu pour un « discours-plaidoirie » pour la défense de la politique israélienne dans la région.

Les organisateurs de la rencontre ne cachent pas la raison de leur montée aux avant-postes pour la défense d'Israël. Ronald Lauder, président du C J M, a déclaré : « Partout, nous assistons à des efforts concertés pour s'attaquer à la légitimité d'Israël… Boycott, campagnes de désinvestissement et sanctions sont les plus répandus. Artistes, universitaires, auteurs écrivains, sportifs, etc. sont interdits de participation à des événements… Nous devons développer des initiatives proactives pour défendre l'image d'Israël dans un environnement mondial de plus en plus hostile à nos positions. » A cette crainte de l'isolement de l'Etat hébreu, les observateurs remarqueront que le lobby sioniste a décidé de tenir son Congrès mondial au cœur de Jérusalem (et non à Tel-Aviv, capitale d'Israël) comme pour réaffirmer sa volonté de ne pas négocier son partage avec les Palestiniens. La rencontre a été programmée au moment même où le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s'apprête à reprendre les négociations de paix avec quelques conditions, notamment celle de l'arrêt des colonies à Jérusalem-Est.

La tenue du Congrès mondial juif à Jérusalem est une indication, on ne peut plus explicite, de l'intransigeance du gouvernement de Netanyahou sur les droits des Palestiniens sur Jérusalem-Est. Autant dire que la reprise des négociations israélo-palestiniennes est vouée d'avance à un énième échec. Comment expliquer alors les appels pressants du Premier ministre israélien à la reprise des négociations ces dernières semaines ? En fait, pris en flagrant délit de violation du droit international, mis à nu dans ses opérations de mercenariat hors de ses territoires, acculé par une partie de la diaspora juive, notamment le récent mouvement « J. Call », qui le pousse à la paix en revenant aux frontières de 1967 et en quittant Jérusalem-Est, dénoncé par les opinions publiques occidentales, le gouvernement sioniste de Netanyahou tente de faire diversion en convoquant dans la ville, trois fois sainte et capitale historique des trois religions du livre, l'autre partie de la diaspora juive pro-coloniale de toute la Palestine qu'est le C M J. Signe de la volonté d'Israël d'engager ce qu'il faut comme moyens financiers pour une opération marketing de son image, la présence au Congrès du gouverneur de la banque d'Israël, Stanley Fischer.

A ce stade de la politique, reconnaissons aux dirigeants de l'Etat hébreu la logique dans leur démarche et la fidélité à leur conviction : la mobilisation du lobby sioniste avec les moyens qu'il faut pour justifier par la propagande sa politique coloniale et l'irréversibilité de leur dessein de conquête de toute la Palestine. Aux Arabes, notamment les voisins d'Israël, d'être aussi convaincus de la cause palestinienne et d'agir aussi… intelligemment.


Lundi 23 Août 2010


http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5142007 http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5142007

 

http://www.alterinfo.net/Conflit-israelo-palestinien-Le-congres-juif-mondial-au-secours-d-Israel_a49266.html

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 18:13
Sept comportements à éviter en entretien
car 'éliminatoires' pour une majorité des recruteurs.


1. Trop de parfum tue le parfum !

La préparation d’un entretien d’embauche n’a rien à voir avec celle d’un rendez-vous galant, même si, dans les deux cas, l’idée est de séduire son interlocuteur.
Sachant que de nombreuses personnes sont sensibles aux odeurs (par sensibles, comprenez génées), évitez de sur-jouer la carte ‘parfum’ comme argument de séduction. Sans compter que votre fragrance préférée peut aussi être celle de l’ancien-ne petit-e ami-e de la personne qui vous fait face. Ne prenez pas le risque de lui rappeler de mauvais souvenirs…

2. Communiquez, ou vous lasserez votre interlocuteur.

"Un postulant qui ne parle pas, c’est rédhibitoire” dit Jones Steeve, manager d’un service client au sein d’une compagnie américaine basée en région parisienne. “Je prends pourtant soin de poser des questions ouvertes pour engager les candidats à développer un peu plus leurs propos, mais souvent sans succès. Et quand bien même je leur précise que j’ai besoin de plus d’information à leur sujet pour comprendre leurs parcours, j’obtiens rarement plus. Je leur donne une dernière chance en précisant à la fin de chaque entretien que c’est désormais à leur tour de me poser des questions. S’ils n’en ont pas, j’estime que c’en est trop : OK, merci, au prochain !’

Soyez donc préparé-e à développer vos réponses et apprenez à parler de vous !

3. Ne communiquez pas trop, ou vous lasserez votre interlocuteur.

Suzanne Rochiers, chargée de recrutement au sein d’une société de biotechnologies grenobloise, redoute quant à elle les "moulins à paroles". "Un candidat qui fait un monologue de 20 minutes pour répondre à ma première question, c’est pas bon signe. Quand en plus il vous soutient que l’esprit de synthèse est un de ses atouts, c’est le pompon ! Je me souviens d’un entretien dantesque au cours duquel la candidate avait réussi le tour de force de parler pendant 45 minutes sans que je ne parvienne à reprendre la parole. J’ai fini par me lever de ma chaise, l’inviter à me suivre hors du bureau, et l’ai redirigé vers la porte de sortie… sans qu’elle n’arrête une seconde de parler !"
La leçon ? "Les candidats doivent rester concentrés, et répondre seulement à la question qui leur est posée, en deux ou trois minutes maximum" conseille Suzanne.

4. Ecouter, c’ est la clé !

De nombreux candidats sont tellement focalisés sur leur argumentaire qu’ils en oublient d'écouter les questions posées par le recruteur. "Quelqu'un qui n’adapte pas son discours aux attentes précises de son interlocuteur, c’est rédhibitoire pour moi", commente M.Fuleau, directeur de projet au sein d’une web agency de l’Ouest de la France. "J’ai besoin que mes collaborateurs comprennent bien les attentes de leurs clients, c’est le minimum, sans quoi notre prestation ne répondra jamais à leurs besoins, et ça finira pas ternir l’image de la boite’’. En entretien, n’hésitez donc pas à demander à votre interlocuteur de reformuler sa question. Cela montrera que vous avez à coeur de bien comprendre ce qu'il souhaite savoir, pour répondre de manière précise. Bref, que vous vous rendez à cet entretien pour discuter et échanger ouvertement, pas pour répondre à un interrogatoire !

5. Détourner votre regard, c’est vous détourner de l'offre !

Une communication non verbale incorrecte est un autre mauvais point pour de nombreux recruteurs. Les gens qui fuient le regard de leur interlocuteur durant tout l’entretien, voila qui a de quoi irriter Grégory Vaniez, en charge d’une agence intérim du Vaucluse. "Je sais bien que certaines personnes sont timides, mais il y a des limites ! Ne pas croiser le regard d’une personne durant une heure d’entrevue, - et préfèrer regarder ses pieds, les murs, la fenêtre - voilà un comportement très dérangeant. Ca ne veut pas dire que la personne ne saurait pas gérer les missions du poste, mais je ne pourrai jamais présenter une telle personne à un client en lui disant 'c'est votre homme". Notre astuce : regarder le ‘troisième œil’, celui qui n’existe pas vraiment mais qu'il faut imaginer entre les deux yeux de la personne qui vous fait face !

6. Argot, verlan : laissez le langage de la rue, dans la rue !

"Ca, ça m’énerve profondément" dit Robert Plissonin, en charge du recrutement dans un studio graphique parisien. "Ca n’a définitivement pas sa place dans un environnement business. Même dans nos métiers créatifs, censés être plus ‘cool’, ne pas parvenir à tenir 30 minutes d’entretien sans avoir recours à ce type de vocabulaire, ça dénote à la fois d’un manque de self control et de respect vis à vis de votre interlocuteur.’’ Il termine en précisant que "les candidats qui ponctuent toutes leurs phrases d'un ‘hum', 'euh’' et consors, ou qui les terminent immanquablement par un 'quoi !' (lui) font perdre (sa) concentration et (son) intérêt très rapidement."
Dont act !

7. Les petits mensonges font les grosses déceptions.

Voilà un point qui fait consensus auprès de tous les recruteurs : quand ils se rendent compte que vous mentez, si petit que soit le mensonge, la confiance et l’intérêt qu’ils auront pu vous accorder au fil de l’entretien sera réduit à néant en une fraction de seconde. Ne prenez pas ce risque, car il sera trop compliqué de reconstruire sur des fondations qui viennent de s’écrouler ! Sans compter que vous perdrez alors vos chances non seulement pour ce poste, mais aussi pour tous ceux que le recruteur face à vous aura à pourvoir, aujourd’hui et demain. Trop risqué on vous dit…

 

 

http://yahoo.monster.fr/conseils-carriere/18588_fr_p1.asp

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 18:02

 

Iran : War Games et Sinuosités Stratégiques…
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Georges STANECHY

« Les USA, à présent, se transforment en un Etat théocratique dirigé par des fanatiques, politiciens extrémistes et intégristes hypocrites. »
J.G. Ballard (1)

A la queue leu leu...

Au moment des migrations estivales.

Ils sont partis, la fleur au fusil… La fleur au missile, devrait-on dire…

 

Curée criminelle

Porte-avions, sous-marins, frégates et corvettes. Nucléaires ou pas. Franchissant le canal de Suez et le détroit d’Ormuz. Rejoindre les flottes de l’Empire, déjà sur place. (2)

Sous les ordres d’un Prix Nobel de La Paix …

Une armada d’une puissance de feu inimaginable dans l’histoire de l’humanité. Pourtant gorgée de génocides et destructions. « …Deux sous-marins (nucléaires) en patrouille ont une puissance de frappe équivalente à mille Hiroshima… » s’extasiait, bravache, Pierre Messmer, un des promoteurs de la bombe atomique française. (3)

De quoi réduire en cendres la Chine, l’intégralité de ses infrastructures et ses 1,4 milliard d’habitants. En quelques minutes.

Sauf que la Chine n’est plus celle du XIX° siècle, pillée pendant un siècle par l’Occident à la suite des terribles invasions intitulées cyniquement “guerres de l’opium” par ses agresseurs. Aujourd’hui, en mesure de riposter par une volée de missiles sur les principales villes des pays qui auraient la prétention de récidiver.

Alors, l’Empire réfléchit à deux fois. Se disant qu’il vaut mieux, en priorité, se faire la main sur l’Iran.

Détruire l’Iran…

La France va donc se joindre à la curée…

Envoyer son porte-avions, le Charles de Gaulle, avec ses navires d’accompagnement, dans le Golfe Persique, rejoindre le secteur qui lui a été assigné par son suzerain. Joignant l’étendard de la nation française à ceux des “nations civilisées” pour écraser, dans cette glorieuse croisade : “le barbare”.

De Gaulle en avalerait son képi : voir son nom associé à une stupidité géopolitique, aventure aussi criminelle qu’illégale, et la France réduite en sous-fifre d’un Empire déglingué, délirant de bellicisme. Sa diplomatie réduite à un hoquet : “sanctions !”, “sanctions !”, “sanctions !”…

En Septembre ou Octobre, toutefois, on ne sait pas trop.

De toute façon, il est exclu que « les frappes » soient lancées avant mi-septembre. Normal : réduire en champ de ruines un pays musulman demande d’attendre que le mois du Ramadan, débutant mi-août, se termine.

Non par humanité ou respect des convenances, sentiments inconnus des prédateurs. Simplement, réduire le niveau d’intensité de provocation à l’égard des opinions publiques musulmanes. Un milliard et demi de personnes, tout de même…

Deux “écoles” s’opposent.

Ceux qui conseillent d’attendre que la grande fête musulmane de l’Aïd Kébir soit passée. Soit une quarantaine de jours après la fin du Ramadan. Novembre représenterait une “bonne fenêtre”.

D’autres, plus soucieux de l’opinion publique occidentale, préconisant comme « fenêtre » : les fêtes de fin d’année.

Quand les opinions publiques occidentales sont anesthésiées entre galeries marchandes, vapeurs de réveillons et arbres de Noël. A l’exemple des bombardements et massacres de Gaza par l’aviation sioniste, fin 2008-début 2009…

En attendant, déclarations bellicistes, matraquage de la propagande, harcèlements et provocations vont monter en puissance.

 

Les sanctions du « Machin »

Dans une guerre, on sait comme on y entre. Mais, on ne sait jamais comment on en sort.

L’essentiel est d’y entrer avec des « principes », insistent les va-t-en-guerres. Il faut bien justifier carnages, destructions gigantesques et morts par centaines de milliers…

D’autant plus que l’Iran n’envahit aucun pays, ne bombarde aucune population, n’occupe aucun territoire, ne menace personne. Son tort : exprimer un ras-le-bol des prédations et violences de l’Occident dans cette région, depuis des décennies. Cette nation souhaite exploiter ses ressources dans l’indépendance, en faire profiter sa population et se développer dans les sciences et les techniques, au même titre que les pays les plus développés.

Inadmissible. Alors, on l’accuse d’avoir un programme de fabrication de bombes nucléaires.

Pourtant, l’Iran est signataire du Traité de Non Prolifération Nucléaire (TNP), ne veut pas la bombe, et ne possède aucune bombe. (4)

Il enrichit son réacteur nucléaire de recherche à hauteur de 20 %, pour les interventions médicales et traitements contre le cancer, comme l’y autorise le traité. Et, va lancer la mise en route de sa centrale nucléaire de production d’énergie électrique de Busher, construite par les Russes, dans quelques jours.

Il s’est soumis jusqu’à présent à plus de 4500 heures d’inspections de l’AIEA, l’organe international de contrôle des installations et politiques nucléaires. Plus que tous les membres du TNP dans leur ensemble, depuis la signature du traité le 1er juillet 1968 !...

Dans la même région, Israël, tout le monde le sait, n’est pas signataire du TNP et possède au minimum 200 bombes nucléaires (John Pilger parle de 500) avec leurs lanceurs, y compris à partir de ses propres sous-marins. La “Communauté Internationale”, et les médias de sa propagande, ne le mentionnent, ni ne l’évoquent : jamais. Ne se montrant ni « préoccupés », ni « inquiets »…

Par contre, l’Iran est le Diable. Ainsi en a décidé l’Empire. Même s’il n’a pas la bombe nucléaire, et n’en veut pas : on le soupçonne d’avoir « l’intention » d’en fabriquer.

Rien de plus implacable que le “soupçon”. Rien de plus dévastateur que “l’intention” supposée...

Ces “délits”, ces “crimes”, n’ont nullement besoin de preuve. En fait, ce sont des preuves en soi. Dont on connaît les mécanismes depuis des siècles. Justifiant tous les comportements, jusqu’à la violence. Structures mentales, instruments rhétoriques favoris des fanatiques, totalitaires, tortionnaires, sadiques et autres pervers.

Shakespeare en a finement démonté le mécanisme, allant du harcèlement jusqu’au meurtre dans Othello. Se nourrissant indéfiniment de la projection imaginaire, attisée par un Iago, dans l’ombre, artisan de la fausse rumeur, de la calomnie, de la manipulation, pour servir ses intérêts ou délires personnels.

L’opinion publique commence à être un peu sceptique sur les campagnes médiatiques ?... Raison de plus d’enfoncer le clou sous plusieurs angles. A part le soupçon du “délit d’intention”, quel meilleur produit de lavage de cerveaux dans l’arrière boutique de l’Empire ?...

Le mensonge.

Affirmer, par exemple, que le président Iranien a déclaré, dans un discours prononcé en 2006, vouloir “rayer Israël de la carte”. Pur mensonge de la propagande : il n’a jamais prononcé ces mots. Tous les spécialistes en Farsi, langue officielle de l’Iran, qui ont examiné à la loupe ses discours n’en ont trouvé la moindre trace.

Quelques journalistes soucieux d’honnêteté tel Jonathan Steele dans The Guardian, malgré le soutien de la politique étrangère britannique par direction et actionnaires des médias, se sont fait l’écho, à plusieurs reprises, de cette désinformation. (5)

Désinformation d’autant plus grotesque que les 25.000 Iraniens juifs sont parfaitement intégrés et traités avec respect. Libres de voyager à l’étranger et d’aller où bon leur semble. Avec une totale liberté de culte. Rien qu’à Téhéran, il y a 11 synagogues et plusieurs écoles juives. Récemment, l’hôpital juif de Téhéran a même reçu une subvention de la présidence de l’Etat. Lors des élections, ils sont connus pour être les plus fervents soutiens de la "candidature Ahmadinejad", tant à celle de la présidence du pays, qu’à la mairie de Téhéran, dont il fut un maire réputé pour son acharnement au travail, son incorruptibilité et son humanisme.

Qu’importe ! Le slogan de cette propagande est martelé en continu, depuis quatre ans, par politiciens et médias dans une hystérie que même les services de propagande de Staline n’auraient pu atteindre par son niveau de paroxysme. Dans les pays occidentaux, à l’unisson, tout le monde répète cette “incantation diabolisante” pour en convaincre l’opinion publique.

A l’exemple de l’arnaque médiatique du ministre de la défense US, Colin Powell, la veille de l’invasion de l’Irak. Agitant une éprouvette remplie de bicarbonate à la tribune de l’ONU, affirmant qu’il s’agissait d’un échantillon des armes chimiques de l’Irak. Sur fond d’hystéries collectives mises en scène par les médias sur des attaques à l’anthrax dans des enveloppes, via la poste américaine, dont on n’a plus entendu parler dès l’achèvement de la destruction de l’Irak…

L’Iran aura donc droit au même traitement ONUesque que l’Irak. L’ONU n’étant pas destiné, contrairement à sa vocation initiale, à “prévenir” les conflits mais à les “justifier”… Au fil du temps, devenu une organisation fantoche, chambre d’enregistrement de ce que l’Occident a décidé. Une machine à pondre des “sanctions”.

L’ONU, « Le Machin », comme le désignait, avec une souverain mépris, le Général de Gaulle. (6) Incapable de faire appliquer ses propres “résolutions” en Palestine : une quarantaine en instance depuis 1967… Même pas capable de faire appliquer les Conventions de Genève pour la protection des civils, ou les droits de l’homme élémentaires, comme Gaza en est une preuve quotidienne.

Même pas au Liban, où depuis la guerre de Juillet 2006, près de 8000 violations des résolutions de l’ONU par Israël ont été recensées : survols par ses avions, drones, tirs, bombardements, raids de commandos, enlèvements de ressortissants, espionnages, assassinats, blocus illégaux, destructions de maisons et propriétés, etc.

L’ONU vient, donc, de voter des sanctions contre l’Iran dans une nouvelle “résolution” : la 1929 (7). Confirmant ainsi son avilissement complet, son discrédit, devant l’opinion internationale, hormis les occidentaux et les castes au pouvoir dans ses néocolonies. (8)

Le Liban s’est abstenu, courageusement, de voter. Son représentant, M. Salam, rappelant un principe évident que le Conseil de Sécurité se refuse d’appliquer : émettre une telle résolution…

« … impose qu’Israël, seul État de notre région à posséder des armes nucléaires, adhère au TNP en tant qu’État non doté d’armes nucléaires et soumette toutes ses installations nucléaires au système de garanties généralisées de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique.

Le Liban tient à réaffirmer que le règlement des questions liées à la non-prolifération nucléaire doit être global et non discriminatoire.  »

La réponse du représentant de l’Iran, M. Kazaee, fut remarquable de dignité. Par sa sérénité, sa mise en perspective historique, elle a fait apparaître d’autant plus minables, par leur mauvaise foi, les prétextes invoqués à tour de rôle par les porte-paroles des USA, de la Grande-Bretagne et de la France.

Se souvenant que pour justifier leur coup d’Etat, contre le gouvernement régulièrement élu de Mossadegh qui avait nationalisé les compagnies pétrolières pillant la principale richesse du pays, en 1953, conduisant à l’instauration de la sanguinaire dictature du Shah, américains et britanniques employaient les mêmes arguments qu’aujourd’hui. Quasiment les mêmes mots, malgré un demi-siècle d’écart : « … la nationalisation de l’industrie pétrolière iranienne met[tait] en péril la paix et la sécurité de la région et du monde entier … ».

Il suffit de remplacer “industrie pétrolière” par : “industrie nucléaire”.

Tournant en dérision la légitimité morale, politique, ou même géopolitique, de la résolution 1929 votée contre son pays, du fait de la foncière hypocrisie du Conseil de Sécurité : « … Une réponse doit également être apportée pour dire pourquoi ce Conseil ne s’est pas vu accorder la moindre chance de traiter de la question de l’arsenal nucléaire du régime israélien, en dépit de sa propension irrésistible à l’agression et au carnage. »

Mais, tout le monde l’a compris.

Comme pour l’Irak, il a été décidé de raser un pays, dont la volonté d’indépendance ne convient pas à l’Empire. Le découper en morceaux après avoir réduit en miettes ses infrastructures, ses industries, ses universités et centres de recherche. S’emparer de ses richesses énergétiques : gaz, pétrole, évidemment. De son uranium, puisqu’il en détient parmi les plus grandes réserves mondiales.

Avec en prime, lors de sa reconstruction, la privatisation de son système financier, de ses services publics, de son commerce et de son industrie, au profit des groupes occidentaux. Tout en annihilant son potentiel de recherche et de maîtrise technologiques.

Le réduire en servage, avec un gouvernement de marionnettes choisies par l’Occident…

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Zigzag ou Jeu de Go ?

Mais, que font Chine et Russie dans cette farce, nations qui ont eu à souffrir de ces embargos et autres diktats occidentaux ?...

Pourquoi voter la résolution 1929 ?...

Je ne partage pas les analyses des commentateurs s’étonnant, se moquant, ou s’indignant, de leur apparent “zigzag” stratégique et diplomatique. Ne nous laissons pas prendre au jeu d’ombres sur le fond de la caverne, en proie à l’émotion. Les déclarations publiques ne sont souvent qu’un enchevêtrement de manœuvres dans une guerre d’intox.

Au contraire, à l’ONU, Chine et Russie ont réalisé un très beau coup de jeu de Go (9). En liaison étroite, permanente, avec le gouvernement de l’Iran.

A ce stade des enjeux géopolitiques, Chine et Russie se devaient, d’adhérer au “système de sanctions” réclamé, obsessionnellement par l’Occident, avec tout le poids de son appareil de guerre. En tenant compte des paramètres essentiels “du moment” : i) Refuser d’y souscrire s’était tomber dans le piège tendu par les bellicistes occidentaux : dans un remake de la Guerre Froide, présenter la reconstruction d’un bloc antagoniste de l’Occident. Justifiant ainsi la propagande diffamatoire, récurrente, à l’encontre de ces pays ex-communistes ou ex-maoïstes. Ce dont rêve l’extrême-droite US au pouvoir (Républicains et Démocrates), financée par les lobbies de l’armement, de l’énergie et des mines.

ii) Une opposition frontale ne peut s’exercer que si d’autres pays puissants, économiquement et militairement, forment un ensemble crédible. Non limité à la Chine et la Russie, encore en phase de modernisation de leurs propres forces armées et de leur économie. (10) Sachant qu’au milieu de ce siècle la balance, économique et militaire, sera définitivement en défaveur de l’Empire. Les positions du Brésil et de la Turquie sont le signe annonciateur de cette inéluctable évolution.

iii) Chine et Russie ont parfaitement intégré le double langage que l’Empire entretient dans un cynisme absolu. Déclaration d’amitié d’un côté, et de l’autre : diabolisation incessante avec encerclement militaire. Son objectif ultime étant l’éclatement de ces deux nations en plusieurs entités afin de contrôler, intégralement, leurs ressources naturelles, exportations et marchés intérieurs.

=> La Russie est soumise en permanence à des manœuvres de déstabilisation intérieure et à ses frontières : Caucase avec le surarmement actuel de la Géorgie, Tchétchénie via armes et argent transitant par la Géorgie, Pologne et Roumanie avec l’installation de fusées, Asie centrale par de multiples infiltrations et interférences au Kirghizistan, Ouzbékistan, etc.

=> La Chine vit sous la pression, depuis plusieurs semaines, de provocations et de tensions extrêmes. Face à ses frontières maritimes. Malgré ses protestations répétées.

A l’Est, au large de la Corée, immenses manœuvres aéronavales US avec présence de porte-avions nucléaire, s’ajoutant aux flottes de la Corée du sud, du Japon, de l’Australie, etc.

Cette semaine présence d’un autre porte-avions nucléaire, avec manœuvres aéronavales au large du Vietnam (les USA s’activent depuis plusieurs mois à constituer un front commun contre la Chine regroupant - outre les traditionnels Corée du sud et Japon - les Philippines, l’Indonésie, la Thaïlande et le Cambodge) et des côtes sud-ouest de la Chine.

Que diraient les USA si la Chine procédait de même, au large à la limite de leurs eaux territoriales, à portée de son aviation et d’un arsenal nucléaire embarqués, effectuant des manœuvres conjointes avec des pays voisins ?...

A cela, s’ajoutent les rodomontades des dirigeants de certains pays occidentaux. Le mois dernier, c’était le nouveau ministre des affaires étrangères de Grande-Bretagne, William Hague, qui a stupéfié les Chinois, lors de sa première visite officielle chez eux, par sa morgue, son arrogance, ses sous-entendus menaçants. A la limite de l’attitude insultante à leur égard. (11) Se croyant, probablement, en 1840… (12)

Dans les discussions préparatoires aux “sanctions”, au Conseil de Sécurité, l’action de la Chine et de la Russie, adeptes de la Soft Touch selon le jargon diplomatique, a été finement menée. En maintenant le cap sur deux balises :

- en diminuer l’impact

- en neutraliser l’extension

Ce que la délégation russe dirigée par M. Churkin, suivie à l’identique par celle de la Chine, a rappelé à la suite du vote : « … Lors des négociations sur la résolution, la délégation russe a ciblé ses efforts de manière à garantir que la décision du Conseil de sécurité vise uniquement le renforcement du régime de non-prolifération et qu’elle ne contienne aucune disposition qui nuirait au bien-être du peuple iranien.

Nous sommes fermement convaincus qu’il n’y a aucune option autre qu’un règlement pacifique et diplomatique de la question du nucléaire iranien. Ce postulat a été inclus dans le texte de la résolution . »

Il convenait en effet d’éviter les comportements agressifs à l’encontre des populations, véritables crimes contre l’humanité, “légalisés” par l’ONU dans le cadre des opérations d’embargo préalables à l’invasion de l’Irak, intitulées « pétrole contre nourriture ». Où le sadisme des bureaucrates allaient jusqu’à interdire médicaments et instruments nécessaires aux interventions obstétriques et pédiatriques… Jusqu’à interdire l’importation de papier, de crayon, et autres fournitures scolaires. Tandis que des fortunes occidentales, colossales, comme dans tout embargo, s’édifiaient dans le secret des paradis fiscaux.

Il est vrai qu’enfants et jeunes générations étaient particulièrement visés dans un génocide, physique, intellectuel, qui se dissimulait derrière ces « contrôles » ONUesques… Ramener l’Irak à “l’âge de pierre” était alors l’objectif premier, pour reprendre l’expression employée par plusieurs “stratèges” US.

Dans le cas de l’Iran, les occidentaux ciblent, tout particulièrement, l’importation du carburant : 40% des besoins internes du pays sont achetés, pour le moment (il travaille à combler ce retard) à des raffineries étrangères. Rappelons que les raffineries du pays avaient été détruites, ou gravement endommagées, pendant la guerre avec l’Irak (certaines avec des appareils français armés de missiles exocet ). Difficiles, et longues, à reconstruire du fait de l’embargo existant depuis la révolution de 1979, sur les pièces détachées très spécialisées.

Exigence, que Chine et Russie ont bloquée.

Sous leur pression, ont été mentionnées dans chaque article relatif aux sanctions, limitées uniquement à du matériel nécessaire à la production d’armes atomiques, des clauses excluant “l’arbitraire et la provocation” en soumettant toute opération d’embargo éventuelle à l’obligation de disposer : « … d’informations donnant des motifs raisonnables de penser que tel chargement contient des articles dont la fourniture, la vente, le transfert ou l’exportation sont interdits. »

Renforçant ces dispositions dans l’article 15 de la résolution, relatif à l’inspection des navires en haute mer. Non seulement, il convient d’avoir des informations sérieusement fondées pour en formuler la demande mais, « … dans le respect du droit international, en particulier du droit de la mer…  », ces inspections ne peuvent être effectuées qu’ « … avec le consentement de l’Etat du pavillon ». Autrement dit, s’il y a refus : il n’y a rien à dire … Qu’à laisser le bateau poursuivre sa route…

Restent deux articles sur lesquels les occidentaux se sont focalisés, dans l’ironie discrète des délégations russes et chinoises (so stupid !...), interdisant à l’Iran ce qui est autorisé sans aucune restriction à Israël :

=> Article 8  : l’importation de matériel de guerre, car les occidentaux veulent un Iran sans défense nationale.

Il se trouve que depuis la guerre avec l’Irak et la mise en place des premières mesures d’embargo, cette nation réputée pour le niveau et la qualité de ses chercheurs (dont beaucoup de femmes…), s’inspirant de l’exemple de la Suède, a développé une industrie de l’armement totalement autonome.

Construisant ses propres chars, navires de guerre, sous-marins côtiers (4 viennent d’être livrés à la marine ce mois-ci), hélicoptères, radars et missiles, simulateurs de vols, et faisant voler son premier avion de combat, en production, cette année. L’intégralité de sa flotte aérienne a été, dans le même temps, remise à niveau avec tous les appareillages électroniques pour les missions de nuit.

Le 22 août, l’Iran présente deux types de ses propres drones à long rayon d’action pour les missions de surveillance et de bombardement, ainsi que la nouvelle génération de deux de ses missiles (Qiam et Fateh)…

Il s’agit donc d’une mesure : “coup d’épée dans l’eau”…

=> Article 9  : interdiction de production de missiles balistiques (pouvant aller jusqu’à 10.000 km et au-delà). L’Iran en possède la technologie, ayant placé déjà des satellites en orbite. Programmant le lancement d’un autre (stalleite d’observation) en mars 2011.

Un missile balistique n’est en fait que l’assemblage de missiles non balistiques. L’essentiel étant d’en maîtriser la composition du carburant, solide ou liquide, pour assurer les performances en vitesse, et l’électronique embarquée pour en assurer la précision.

Ce qui est le cas de l’Iran.

Chine et Russie, rompus à la mauvaise foi des occidentaux, sachant qu’ils allaient prendre des sanctions unilatérales en dehors des instances de l’ONU, ont astucieusement imposé le verrouillage de leur extension. Avec une poison pill (pilule toxique), un modèle du genre, qui “délégitime” les actions unilatérales décidées par les occidentaux pour étendre le champ des sanctions.

Il est, en effet, expressément stipulé dans le Préambule de la résolution 1929 : « … Soulignant qu’aucune disposition de la présente résolution n’oblige les États à prendre des mesures ou à entreprendre des actions débordant le cadre de ladite résolution, notamment l’emploi ou la menace de la force … ».

Retenir les termes, ils sont déterminants pour l’avenir : « … notamment l’emploi ou la menace de la force… ».

Préambule permettant à Chine et Russie de dénoncer les mesures arbitraires qu’USA et Europe, dès la publication de la résolution, ont prises en élargissant, en dehors de l’ONU, les « sanctions ». Autorisant ainsi, en fait et en droit, de commercer librement avec l’Iran sans contrevenir aux dispositions de la résolution 1929. Ce que, d’autres pays en dehors de Chine et Russie, tels que l’Inde, viennent de confirmer …(13)

D’ailleurs, après plus de 30 ans d’embargo (depuis 1979…), l’économie de l’Iran progresse vite, et bien. De mieux en mieux, même. D’après le propre rapport du FMI sur l’Iran, l’inflation qui était de 25, 4% en 2008, tombe à 10,3% en 2009, pour chuter à 8,5% en 2010. La descente se poursuivant. Quant à ses réserves de change, elles vont progresser de 5 Milliards de dollars en 2010, atteignant ainsi un total de 88,5 milliards de dollars. Montant plus que confortable, envié par beaucoup, en ces temps de crise… (14)

Multipliant réalisations industrielles, contrats et accords commerciaux non plus dans le sens nord-sud sous la dépendance de l’Occident mais dans le sens sud-sud. Les investissements étrangers en Iran ont progressé de 900 millions de dollars en 2007 pour s’élever à 3 milliards de dollars en 2009. Investissant à son tour à l’étranger, jusqu’en Chine !

L’Iran, effectivement, n’a rien à voir avec ces monarchies pétrolières gaspillant les revenus de leurs pays dans des projets de spéculation immobilière pharaoniques, dans "l’économie-casino" des bourses occidentales, et dans des achats d’armes démesurés pour le plus grand profit du conglomérat militariste de l’Empire.

Intolérable : comme l’Irak, l’Iran doit retourner à “l’âge de pierre” !…

 

War Games et politique-fiction

Détruire l’Iran ?...

Oui, sous prétexte de détruire ses installations nucléaires… Le pays sera entièrement rasé. Des centaines de milliers de morts. Du moins, telle est l’intention des bellicistes. Les mêmes qui se voient, dans la foulée, détruire le Liban et la Syrie, envahir la Corée ou le Venezuela. Opération “Grand Nettoyage”… (15)

Les War Games sont au point, à écouter les roulements de tambour de la propagande et les ricanements de ces fous furieux…(16)

Ce qui m’amuse le plus, dans les moulinets de ces matamores, c’est la référence permanente au bombardement de la centrale nucléaire irakienne Osirak, du temps de Saddam Hussein, par les israéliens. Sous-entendu : “ce que nous avons réussi avec les Irakiens, nous allons le démultiplier avec les Iraniens”.

Ce triomphalisme boursouflé cache en fait une désinformation en forme de baudruche. Au premier coup d’épingle, dégonflement instantané :

i) Osirak n’était qu’un petit réacteur de recherche d’une puissance de 70 MW. Inapte à produire de l’énergie électrique pour un réseau d’alimentation public, encore moins une bombe, même pas une bombinette. Par comparaison, le site nucléaire français de Tricastin, près d’Avignon au milieu des champs de melons, a une puissance nominale de 3600 MW…

Une des unités de mesure courante, pour un réacteur nucléaire non dédié à la recherche, est : 900 MW. Tricastin est une centrale 4x900 MW, Bushehr (construite par les Russes en Iran pour démarrer dans quelques jours) une 2x900 MW qui sera portée à 4x900 MW. Osirak en était très, très loin…

ii) L’opération aérienne s’est réalisée, avec ravitaillement en vol, en survolant l’Arabie saoudite, pays frontalier de l’Irak. Mais quelle que soit la virtuosité des pilotes israéliens, réelle ou supposée car plus habitués à bombarder des civils sans défense que mener des opérations d’une haute complexité, cette opération n’a pu être accomplie qu’avec la totale contribution des français qui construisaient le site de ce réacteur. Peu protégé, car n’ayant, de fait, aucune valeur stratégique.

Outre les plans détaillés intégralement communiqués, le cœur du petit réacteur a pu être atteint par missile arrivant pratiquement à l’horizontale grâce à la mise en place, dans l’axe de l’entrée bétonnée, d’une caravane bourrée d’électronique de guidage. Par une équipe française camouflée parmi le personnel de l’entreprise de TP qui effectuait les travaux.

Le guidage était si précis, que le véhicule a été traversé de part en part…

Osirak n’était donc, contrairement à la mayonnaise médiatique, qu’une petite promenade. La soldatesque avec son appareil de propagande, s’autocongratulant dans l’extase, en a fait un symbole d’expertise guerrière. Bien. Mais, en Iran, il risque d’y avoir des surprises, comme en 2006 au Liban…

Les Iraniens ne vont pas laisser partir en poussière leurs différents sites nucléaires, leurs infrastructures industrielles, civiles, militaires, dont leurs aérodromes et bases navales, sans réagir.

Tous les dirigeants actuels ont vécu en première ligne, Guide Suprême et Président compris, les destructions et massacres de la terrible guerre Irak-Iran entretenue par les occidentaux. Ils ont souffert sous la dictature du Shah et le pillage colonial des anglo-américains. Ce sont “l’indépendance nationale”, la “souveraineté nationale”, chevillées au corps qu’ils ont décortiqué les modes opératoires des dernières invasions de l’Irak et de l’Afghanistan, jusqu’au plus petit détail.

Une “guerre éclair” se félicite à l’avance la nomenklatura de l’Empire. Croyant revivre l’invasion de l’île de La Grenade, en 1983. Confiant dans le pari de leurs états-majors : aveugler les défenses de l’Iran par le miracle de l’électronique. Pour empêcher toute riposte. L’écrasement immédiat.

Limiter sa vision de la réaction de l’Iran au seul minage du détroit d’Ormuz, rapidement réglé par les dragueurs de mines, le temps de permettre aux copains spéculateurs d’empocher les faramineux profits avec un baril à 200 US $ et au-delà, au lieu des 76 US $ actuels… C’est se montrer un peu léger.

C’est oublier deux paramètres géopolitiques fondamentaux :

=> L’Iran n’est pas la dictature irakienne épuisée par la mégalomanie de son maître, Saddam Hussein, fonçant tête baissée dans tous les pièges : guerre contre l’Iran, invasion du Koweït. Isolant, appauvrissant un pays, qui était pourtant en train de devenir prospère, avec un haut niveau d’organisation et sur la voie de la réforme progressive de ses institutions politiques. Appauvri, par ses aventures guerrières. Asphyxié par un embargo total.

L’Iran, au contraire, entretient d’excellentes relations diplomatiques et commerciales, dans le monde, à part l’enclos occidental et ses dépendances. Son arsenal défensif ultramoderne, notamment anti-aérien, est considéré comme un des meilleurs actuellement opérationnel.

=> Le contexte politique international est radicalement différent. L’Occident, symbolisé par la puissance militaire des USA et Israël, s’est totalement déconsidéré dans l’hyperviolence de ses invasions et massacres de civils en Irak, Liban, Afghanistan, Palestine et Gaza, Pakistan. Détesté dans le monde, malgré son autosatisfaction permanente célébrée par sa propagande : les horreurs d’Abu Ghaïb, illustrant le naufrage moral du donneur de leçons, sont présentes dans les esprits et pas seulement au Moyen-Orient.

A cet oubli, dans le mépris de l’adversaire, s’ajoute comme dans tout délire guerrier, un déni de la réalité : les autres scénarios des War Games. Jamais évoqués par les “responsables” politiques.

Fidel Castro est un des très rares, malgré la fragilité de sa convalescence, à s’être mobilisé pour prévenir l’opinion internationale.

Multipliant écrits et interventions publiques. Avec ténacité, courage et émotion. Lucidité, surtout. Rappelant que les conséquences seront catastrophiques pour l’Iran, pour la région, mais aussi pour les agresseurs et le reste du monde.

Les médias de la propagande occidentale en dissimulent les aspects les plus évidents, pour empêcher l’opinion publique d’avoir un sursaut de bon sens et faire pression sur ses élus. Car, comme dans un jeu de dominos, dégâts collatéraux, destructions, et milliers de morts, ne se limiteront pas à ce pays. Un bref aperçu de quelques points :

1. La défense anti-aérienne de l’Iran est équipée des missiles de dernière génération, insensibles aux contre-mesures électroniques, en particulier les missiles à longue portée, de fabrication russe : les S 300. Malgré les manœuvres des pays occidentaux pour entraver la livraison de ce matériel purement défensif. (17)

Conséquence : les ¾ des forces aériennes d’invasion vont être détruits. A commencer par les avions radars, avions de ravitaillement et de brouillage électroniques à haute altitude.

Le quart restant sera détruit au retour vers leurs bases par les avions saoudiens, jordaniens, émiratis, à la suite des coups d’Etat militaires qui vont immédiatement se déclencher.

2. Les ¾ des forces navales d’invasion présentes dans le Golfe Persique seront coulés. En premier lieu, l’intégralité des porte-avions. Le Charles de Gaulle, malgré sa taille réduite (la moitié de ses cousins US), n’y échappera pas. Moins par des attaques aériennes iraniennes que par des missiles tirés depuis des positions terrestres, fixes et mobiles. En particulier, par des missiles indétectables, à la trajectoire aléatoire de très basse altitude jusqu’à leur objectif, de la catégorie des DF 21D chinois. Les navires survivants seront neutralisés par les opérations de sauvetage des débris de la flotte impériale.

3. En dehors de l’Iran : destruction des raffineries, terminaux pétroliers, et installations pétrochimiques, du Golfe Persique et de la Mer Rouge (port pétrolier saoudien de Yambu). Ni pétrole, ni gaz, ne sortiront du Moyen-Orient pendant une longue période. Au passage, quelques tours et immeubles pharaoniques en forme de palmier ou de voilier s’écrouleront avec les rêves des spéculateurs...

4. Afghanistan, ce dont l’Iran s’est toujours abstenu : livraison immédiate à la Résistance Afghane des missiles sol-air portables de dernière génération (durcis contre les contre-mesures d’évitement), antichars, et mortiers lourds. Les troupes de la Coalition, incapables d’effectuer la moindre sortie, seraient ainsi prisonnières de leurs propres bases…

5. Seul point positif dans cette sanglante tragédie, peut-être, succession de coups d’Etat dans les néocolonies de l’Empire de la région : Jordanie, Arabie Saoudite, Bahreïn, et autres émirats du Golfe. Renversement de leurs régimes ploutocratiques, policiers, corrompus, soutenus par l’Occident, et détestés par leurs peuples.

Mais, ce qui inquiète Fidel Castro au plus haut point, jusqu’à prononcer un discours devant le parlement cubain : l’usage de l’arme atomique par l’Empire, avec mensonges et "suppositions d’intention" pour prétexte, contre un pays qui n’attaque personne et ne possède pas lui-même cette arme. Geste fatal, initiant une guerre nucléaire qui ne serait plus maîtrisable.

Employer l’arme nucléaire à titre préventif, serait commettre un acte fou, suicidaire. Cette folie serait remettre en cause un tabou, depuis la fin de la dernière guerre mondiale. Ce serait, de la part de l’Empire, s’arroger le pouvoir sans limite de vie ou de mort sur le reste de la planète, selon son bon vouloir.

Inacceptable.

Surgiront alors d’un océan, lancées d’un sous-marin inconnu, des fusées aux têtes nucléaires multiples, pour en saupoudrer quelques villes des agresseurs. Non pas par solidarité avec l’Iran, ou le venger, mais pour mettre un terme au délire mégalomaniaque d’un Empire livré aux mains de fanatiques et de sanguinaires.

Vitrifiant leurs prétentions hallucinatoires.

Apocalypse Now…

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Qui gouverne la France ?

Mais, tout cela n’est que politique-fiction, dirons-nous. Pour nous rassurer… Nous sommes en “démocratie”, et nos élus veillent à préserver notre nation des aventures guerrières fondées sur le mensonge, l’injustice et l’irrationnel !

Quoique…

« … La diplomatie française a été souvent au service des armées, en dépit des règles habituelles qui veulent que les armes soient au service de la politique… », a reconnu publiquement Pierre Messmer (18).

Il sait de quoi il parle pour avoir été, l’essentiel de sa carrière, un administrateur ou gouverneur dans différentes “colonies” de la République française avant leur indépendance (19), dans la sanguinaire tradition du général Bugeaud, puis ministre de la Défense (1960-1969) et, enfin, un de ses Premiers Ministres (1972-1974).

Par “armées”, il convient d’entendre ce mix de la haute hiérarchie militaire en cheville avec les industries de l’armement dont, bien souvent, ils occupent les postes de direction à la cessation de leur activité sous l’uniforme. Contrairement à toute déontologie et réglementation s’appliquant à cette pratique, dite du “pantouflage”…

Ce constat est d’actualité : toutes les opinions publiques occidentales sont contre la guerre en Irak, en Afghanistan et, la prochaine, en Iran. Tous les sondages soigneusement étouffés et censurés font apparaître des oppositions à ces aventures guerrières de 70 % en moyenne (plus de 80 % en Grande-Bretagne). Depuis des années. Mais, rien à faire : invasions, occupations, atrocités continuent.

Si une “diplomatie”, autrement dit un “gouvernement”, est au service des “armées”, c’est admettre que les élus du Peuple, du suffrage universel, censés gérer et défendre les intérêts de la collectivité nationale, ne sont plus que la représentation d’un simulacre d’expression démocratique.

Simulacre, camouflant une dictature de fait.

“Soft”, soignant son image, à l’intérieur de nos pays avec un minimum de respect pour la personne et les apparences : les postes de “responsabilité théorique” étant occupés par des civils. “Hard”, implacable, sanguinaire, en dehors de nos frontières, soutenant dictatures, oppressions et tueries.

En ce cas, les armées sont “au service”, pour reprendre la formule de Messmer, de qui ?... Aux ordres de qui ?...

Qui définit les intérêts de la France ?...

L’industrie de l’armement mondialisée, associée aux groupes miniers et énergétiques internationaux, dans une mafia occulte ?...

Une caste au pouvoir dans un Empire, imposant une idéologie ploutocratique, raciste et conquérante, inféodant nos propres nomenklaturas, dans une allégeance somptuairement rémunérée, récompensée, gavée de privilèges ?...

Instaurant ainsi, avec leur complicité, notre propre servitude de citoyens anesthésiés par la propagande et la peur ?…

(1) J.G. Ballard , An Autobiography, Harper Perennial, London, 2008, p. 243. “The US, now fast becoming a theocratic state run by right-wing political fanatics and religious moralisers”.

(2) Jean-Michel Vernochet, La guerre d’Iran aura-t-elle lieu ?, 17 juillet 2010, http://www.voltairenet.org/article166329.html#nh14

(3) Pierre Messmer, La Dissuasion Nucléaire française : Genèse et Actualité, discours prononcé lors du colloque organisé à Oxford, le 15 février 2002, sur le thème : « La France, la Grande-Bretagne et les politiques de défense de Nassau à Nice : continuité et développement », www. Asmp.fr-Académie des Sciences morales et politiques, (p. 5 du discours).

(4) Le texte du traité sur la Non Prolifération des Armes Nucléaires (TNP - en anglais NPT), du 1er juillet 1968, peut-être téléchargé en français : http://www.cehp.free.fr/matos/Conference/TNP1.pdf

(5) Jonathan Steele, Lost In Translation, Experts confirm that Iran’s president did not call for Israel to be ’wiped off the map’, The Guardian, 14 juin 2006, http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2006/jun/14/post155

Notons qu’en France, aucun média n’a eu le réflexe déontologique de vérifier l’information (en fait, cette « désinformation ») en procédant à une traduction du, ou des, discours en cause par, au moins, trois traducteurs indépendants (Farsi-Français). Docilement, on se contente de reprendre les slogans de la propagande iranophobe.

(6) “Le machin qu’on appelle l’ONU”, mots prononcés par le général de Gaulle le 10 septembre 1960, à Nantes, dénonçant les manœuvres de l’ONU pour provoquer la sécession de la province du Katanga du Congo (ex-belge, ex-Zaïre, actuellement RDC). Sous la pression des milieux miniers occidentaux voulant s’emparer des colossales richesses de ce territoire (cuivre, cobalt, diamant, fer, uranium, coltan, etc.), sur fond de guerres civiles et de campagnes de propagande, entretenues par la « Communauté Internationale ».

Constatons que ces mêmes manœuvres, de l’Empire, se déroulent actuellement dans le cadre de l’opération Darfour, essayant d’en obtenir, et d’en légitimer, la sécession du Soudan. Afin de contrôler les plus grandes réserves d’uranium du monde et d’en barrer l’accès aux pays non occidentaux…

(7) Lire le texte intégral de cette “résolution” (1929), suivi des commentaires des votants au Conseil de Sécurité, ainsi que lamagistrale réponse du représentant de l’Iran : http://www.voltairenet.org/article165789.html

(8) Massoud Parsi, Iran sanctions cripple the UN, http://english.aljazeera.net/focus/2010/06/2010612175820455952.html

(9) Rappelons qu’à l’origine, le jeu de Go est un jeu chinois, et non pas japonais, le : wéiqí. Voir : http://jeudego.org/

(10) Rappelons que le budget militaire de la Chine, en 2010, est d’environ 80 milliards de dollars (77,9 Md US $). L’équivalent de celui cumulé de la France et de la Grande-Bretagne représentant 10 % de la population chinoise (environ 140 millions contre, 1,4 milliard d’habitants).

Il représente 8 % du budget militaire des USA qui est, de 1000 MdUS$ (minimum), pour une population de 304 millions d’habitants. Pour arriver à un budget équivalent à celui des USA, par rapport à la population, la Chine “devrait avoir” un budget de 4605 MdUS$ au lieu de 80 MdUS$. En fait, comparativement en termes de population "à protéger" suivant les critères du Pentagone, le budget militaire chinois ne représente que 1,737 % de celui des USA. Même pas 2 %...

(11) Wang Hui, Britain will lose by criticizing China on Tibet, 15 juillet 2010, http://www.chinadaily.com.cn/opinion/2010-07/15/content_10112691.htm

(12) William Hague est l’auteur d’une biographie (excellente) de William Pitt (dit Le Jeune par opposition à son père), longtemps premier ministre et artisan infatigable de l’édification de l’Empire Colonial britannique, fin du XVIII° et début du XIX° siècle, fondé sur la puissance de sa marine.

Symptomatique d’une caste vivant sur la nostalgie conquérante et impériale…

(13) Voir :

- China rejects U.S. pressure on Iran trade ties, r-blog.com.over-blog.com/ext/http://www.tehrantimes.com/index_View.asp?code=224317">http://www.tehrantimes.com/index_View.asp?code=224317

- China disagrees with EU’s unilateral sanctions on Iran, http://china.globaltimes.cn/diplomacy/2010-07/558115.html

- Harsh V. Pant, India ignoring Washington as it woos Iran, 24 juillet 2010, Japan Times.

(14) Ismael Hossein-Zadeh (Professeur d’Economie à Drake University – Des Moines – Iowa), Why the Greens Failed – Iran’s Presidential Election One Year Later, CounterPunch, 14 juin 2010.

(15) Nil Nikandrov, The US is Synchronously Preparing to Launch Aggression Against Iran and Venezuela, RIA Novosti, 29 July 2010, http://en.rian.ru/international_affairs/20100729/159994768.html

(16) Jim Lobe, Hawks sharpen claws for Iran strike, 13 July 2010, http://www.ips.org/blog/jimlobe/.

(17) Toutes les installations mobiles au sol des batteries S 300 ont été livrées avant les "sanctions" (véhicules radars, de conduite de tirs, de commandement, de maintenance, etc.). Restait la livraison intégrale des missiles (48 par batteries), et leur remplacement qui, depuis, ont été intégralement positionnés. Les spéculations et déclarations dans certains médias, sur livraison ou pas, ne sont qu’un rideau de fumée servant à semer habilement le doute, chez les uns et les autres…

(18) Pierre Messmer, La Dissuasion Nucléaire française : Genèse et Actualité, Op. Cit., p. 4.

(19) Tristement célèbre en Afrique pour l’horreur de ses campagnes répressives et ses massacres organisés, sous forme de chasse à l’homme, notamment au Cameroun.

Méticuleusement occultés par les médias, et les travaux des “historiens”, en France…

Illustrations : dessins d’Allan Macdonald.

Non, il n’est pas Ecossais. Mais, un talentueux caricaturiste du Honduras dont le combat, pour la justice dans son pays et la paix dans le monde, mérite d’être encouragé. Son site est à visiter : http://www.allanmcdonald.com/index2.html

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Iran-War-Games-et-Sinuosites-Strategiques.html

Par Tourtaux - Publié dans : Iran - Comm

 

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-iran-prenez-le-temps-de-lire-cet-edifiant-et-terrifiant-article-de-geo-politique-l-empire-us-et-ses-satellites-dont-la-france-de-sarkozy-vont-ils-commettre-l-irreparable-55730005.html

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 18:00

 

Ahmadinejad écarte la possibilité d'une attaque contre l'Iran 23/08/2010


Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a écarté une attaque, dans les conditions actuelles, d' « Israël » ou des Etats-Unis contre son pays, dans une interview diffusée dimanche soir par la télévision Al-Jazira du Qatar.
 
 "J'écarte la possibilité d'une attaque israélienne, Israël est très faible pour faire face militairement à l'Iran", a soutenu le président iranien qui s'exprimait en persan et dont les propos étaient traduits en arabe.
 
  "Israël n'a pas le courage de le faire (...) et je ne crois pas que sa menace soit sérieuse", a encore dit le président de la République islamique d'Iran soupçonnée par l'Occident de vouloir se doter de l'arme atomique.
 
   M. Ahmadinejad a affirmé par ailleurs que les pays arabes du Golfe "ne permettront pas l'utilisation des bases américaines qu'ils accueillent pour lancer une attaque contre l'Iran" et que l'"Amérique n'a pas intérêt à entamer un affrontement militaire" avec son pays.
 
  "Ils sont plus intelligents que ça", a-t-il répondu à la question de savoir si les pays arabes du Golfe donneraient l'autorisation aux Etats-Unis d'utiliser ces bases pour attaquer l'Iran.
 
   Il a promis toutefois une "riposte décisive" en cas d'attaque contre son pays.

  http://www.almanar.com.lb

 

http://www.alterinfo.net/notes/Ahmadinejad-ecarte-la-possibilite-d-une-attaque-contre-l-Iran_b2300096.html

 

 

 

Lire aussi:

 

L'IRAN EST PRET A FAIRE FACE AUX NOUVELLES SANCTIONS

 

APRES LE DRONE BOMBARDIER "KARRAR", L'IRAN LANCE LA FABRICATION EN SERIE DE VEDETTES RAPIDES

 

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 15:03

L'endettement, bombe à retardement
pour imposer le libéralisme


L'endettement est une arme à retardement pour imposer le libéralisme, en obligeant les états à privatiser leurs services publics, tout en transformant les citoyens en esclaves des banques et des multinationales. Lorsque les dégâts de cette arme deviennent perceptibles, il est déjà trop tard.
Il n'y a alors plus de retour en arrière possible, ni d'autre choix que l'anéantissement du pouvoir de l'état, et donc des citoyens...

dette

Evolution de l'endettement de la France par les gouvernements successifs de 1981 à 2005
En bleu les gouvernements de droite (dominés par l'UMP, ex-RPR),
et en rose les gouvernements de gauche (dominés par le Parti Socialiste)

L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d'action, conformément au projet "libéral" qui vise à réduire les états à l'impuissance, afin de laisser un champ d'action maximal aux entreprises.

En appauvrissant l'état, l'endettement entraîne une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage), dont les déficits ou l'inefficience servent ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme une "solution".

En cas d'hostilité de l'opinion aux privatisations, l'accroissement de l'endettement permet d'amener le pays au bord de la faillite, afin de contraindre l'état à privatiser pour rembourser la dette, quelle que soit la couleur politique du gouvernement choisi par les électeurs. Ce n'est pas un hasard si les premier ministres qui ont le plus endetté la France sont aussi les plus "libéraux": Edouard Balladur et Jean-Pierre Raffarin.

La dette de la France a dépassé en 2005 les 1100 milliards d'euros, soit 67% du PIB. L'endettement de chaque citoyen français (nouveau-nés compris) est donc de 18.300 euros. Le remboursement de la dette absorbe chaque année la totalité de l'impôt sur le revenu.

Depuis 30 ans, la droite libérale et la gauche libérale se sont relayées au pouvoir pour dilapider l'argent public et pour le détourner au bénéfice d'intérêts particuliers: corruption, subventions et allègements de charges accordés aux multinationales, travaux publics inutiles au grand bénéfice des entreprises de bâtiment (et des élus politiques qui perçoivent des commissions occultes sur les marchés publics).

Des groupes de personnes et des entreprises se sont ainsi enrichies, et cet enrichissement a été financé en endettant l'état, c'est à dire la collectivité. Les citoyens vont maintenant devoir rembourser l'argent dont ont bénéficié leurs "maîtres", sans oublier les intérêts de l'emprunt. Concrètement, ce remboursement se traduira par des augmentations d'impôts, une dégradation des prestations de l'état (sauf en matière de répression), la fin de l'état-providence, et la privatisation des dernières entreprises publiques (vendues à un prix très inférieur à leur valeur pour la collectivité et à l'argent des contribuables qui y a été investi pendant des dizaines d'années).

L'endettement est aussi un cadeau offert aux banques, assurées de percevoir une rente à long terme prélevée sur chaque citoyen. Il est important de préciser que les banques prêtent de l'argent qui ne leur appartient pas, puisqu'il s'agit en réalité de l'argent déposé par leurs clients. C'est donc leur propre argent que les citoyens vont devoir rembourser aux banques...

Comme on le voit, l'endettement est une bonne affaire pour tout le monde, sauf pour les citoyens de base qui paieront la facture.


Auteur : syti.net - Source : http://www.syti.net/

 

http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://dazibaoueb.fr/article.php?art=15234

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 15:00

Ahmadinejad promet une riposte "planétaire" en cas d'attaque contre l'Iran

 

 

21/08/2010   
   Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a promis une "riposte à l'échelle planétaire" en cas d'attaque contre son pays, dans une interview publiée samedi par le quotidien Al-Sharq du Qatar.
  
"Nos options n'auront pas de limites (...) Elles concerneront la planète tout entière", a affirmé le président iranien répondant à une question relative à la réaction éventuelle de Téhéran à une attaque.
  
Les Etats-Unis et Israël affirment régulièrement ne pas exclure une attaque contre l'Iran pour stopper son programme nucléaire controversé. Malgré les démentis iraniens répétés, et l’absence de preuves tangibles, les Occidentaux s’obstinent à soupçonner l'Iran, de chercher à fabriquer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.
  
"Je pense que certains pensent à attaquer l'Iran, notamment au sein de l'entité sioniste (Israël, ndlr), mais ils savent que l'Iran est un rempart indestructible et je ne pense pas que leurs maîtres américains les laisseront faire", a-t-il dit.
  
"Ils savent aussi que la gifle iranienne sera dure et douloureuse", a encore dit M. Ahmadinejad.
   Il a réaffirmé par ailleurs que les sanctions n'auraient pas d'effet sur l'Iran, qui "a une économie solide et des relations avec le monde entier".
  
A propos du nucléaire iranien, il a plaidé en faveur de la relance de l'initiative du Brésil et de la Turquie sur un échange de l'uranium enrichi.
   Il a affirmé par ailleurs que les Etats-Unis avaient une "politique erronée en Afghanistan". "Nous sommes prêts à leur montrer la bonne voie (...) à les aider à sortir de ce pays et à laisser les Afghans gérer leurs affaires".
 
 D'autre part, M. Ahmadinejad a assuré que son pays ne s'ingérait pas en Irak. "Nous encourageons tous les groupes irakiens à l'entente et à former un gouvernement et à reconstruire leur pays", a-t-il affirmé.
 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=151159&language=fr

 

http://www.alterinfo.net/notes/Ahmadinejad-promet-une-riposte-planetaire-en-cas-d-attaque-contre-l-Iran_b2297688.html

 

 

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« Terrorisme », le premier rempart pour le sionisme

Paul Woodward

Nous vivons une période où le « terrorisme » - en tant que phénomène à combattre - est devenu le premier rempart derrière lequel le sionisme se défend contre toute analyse.

Le 11 Septembre 2001, George Bush a changé la façon des Américains de voir le monde, et le brio avec lequel il a réussi cet exploit est évident quand on voit que cette optique reste grandement incontestée - même chez ses critiques les plus virulents. Sa formule simpliste, pour nous ou contre nous, a soulevé manifestement les passions et elle garde toute son efficacité.

Depuis presque une décennie, on dit aux Etats-uniens de regarder le monde à travers le prisme du « terrorisme » et même s’il existe des divergences d’opinion sur la grandeur de l’angle de l’objectif, est-il trop étroit ou trop large, ou sur l’importance de ce qu’il met en lumière, ceux d’entre nous qui soutiennent que l’objectif est si profondément vicié qu’il faut l’abandonner, restent une minorité.

L’administration Obama pourrait maintenant s’abstenir d’utiliser le terme, en lui préférant « extrémisme violent » mais le changement serait purement superficiel (tout comme le sont les autres « changements » dans la continuité sans faille de l’ère Bush dans l’ère post-Bush).

Il y a deux ou trois jours, Philip Weiss attirait l’attention sur le fait que, lorsque l’ex-ministre des Affaires étrangères israélienne, Tzipi Livni, a qualifié ses parents de « combattants pour la liberté », Deborah Solomon, qui l’interviewait pour le New York Times, a rebondi sur ce sentiment de Livni pour dire que le combat pour l’indépendance d’Israël avait eu lieu dans une « période plus romantique ».

Comme le fait remarquer Weiss, les parents de Livni appartenaient à l’Irgoun, ce groupe sioniste qui a fait sauter l’hôtel du Roi David à Jérusalem, le 22 juillet 1946, faisant 91 tués et 46 blessés.

 

Le premier compte rendu public de ce qui s’était passé ce jour-là, a, malencontreusement, été publié avant l’attentat.

Dans Par le sang et par le feu (l’attentat contre l’hôtel du Roi David - 1981), Thurston Clark écrit :

(JPG)
Jérusalem, 22 juillet 1946, l’attentat terroriste sioniste contre l’hôtel du Roi David, siège du QG britannique, fait 91 tués et 46 blessés.

"Les terroristes juifs viennent de faire sauter l’hôtel du Roi David !". Ce court message était reçu par le bureau de l’United Press International de Londres peu après midi, heure de Palestine. Il était signé par un correspondant d’UPI en Palestine, lequel était aussi un membre secret de l’Irgoun. Ce correspondant était au courant de l’opération, nom de code "Opération Chick", mais il ignorait qu’elle avait été reportée d’une heure. Espérant devancer ses collègues, il a câblé son message quelques minutes avant 11 heures. Et le censeur britannique a estampillé machinalement son câble sans même le lire.

Le chef du bureau de Londres d’UPI a trouvé ce message trop laconique. Il n’y avait pas assez de précisions. Il décida alors de ne pas le mettre dans les télégrammes de l’agence destinés à la radio et à la presse avant d’avoir reçu confirmation que l’hôtel avait bien été détruit.

En dépit des efforts des dirigeants de l’Irgoun de limiter le nombre de personnes à connaître l’objectif et le timing de l’opération Chick, il y eut de nombreuses autres fuites. Les dirigeants tant de la Haganah et du gang Stern étaient au courant de l’opération. Des amis avaient alerté des amis. Le Roi David avait reçu un nombre extraordinaire d’annulations de chambre à la dernière minute. Au secrétariat, (l’aile sud de l’hôtel du Roi David abritait le quartier général du gouvernement britannique en Palestine) (c’est cette aile qui s’est écroulée - ndt), il y eut ce jour-là beaucoup plus de dactylos juives malades qu’à l’accoutumée. »

Le lendemain, le Premier ministre britannique, Clement Attlee, qualifiait l’attentat d’ « acte de terrorisme insensé » tandis que quelques jours plus tard, le Président US, Harry Truman, déclarait : « Le crime inhumain qui a été commis... exige l’action la plus forte contre le terrorisme... »

C’était il y a 64 ans. Du haut de son perchoir protégé, le New York Times estime apparemment que cela remonte assez loin dans l’histoire pour qu’on en parle maintenant comme d’« une période romantique ».

 

Cela devrait à peine nous surprendre quand de nombreux observateurs, soucieux de justice pour les Palestiniens, s’offensent de la complicité du New York Times pour camoufler la réalité du terrorisme juif. Pourtant, il y a un paradoxe : vouloir promouvoir un usage impartial du terme « terrorisme » fait tout simplement le jeu des Israéliens.

L’emploi de ce mot ne répond qu’a un seul objectif : « empêcher la prise en considération des motivations politiques pour les actes de violence ». Invoquez ce mot avec la plus grande gravité, et vous pouvez alors jouer sur votre indignation morale et votre révolte pour étouffer toute analyse intelligente. Les terroristes font ce qu’ils font parce qu’ils sont dans le domaine du terrorisme - c’est en eux.

 

Aussi, quand Tzipi Livni dit que ses parents étaient des combattants de la liberté, ça ne me pose aucun problème : elle fait allusion à leur foi dans ce pourquoi ils luttaient plutôt que dans les méthodes qu’ils utilisaient. De plus, en appelant les gens qui posaient des bombes et faisaient exploser des civils pour atteindre leurs objectifs politiques, « des combattants de la liberté », Livni précise qu’elle entend que le mot « terrorisme » est un terme subjectif employé pour faire effet.

 

Quand Ehud Barak, il y a quelques années, a reconnu que s’il avait été palestinien, il aurait lui aussi rejoint l’une des organisations dites terroristes, il ne faisait aucune révélation extraordinaire, il arrivait à reconnaître la situation désespérée des Palestiniens. Il faisait simplement preuve d’une certaine franchise sur le parallèle entre des groupes comme l’Irgoun et le Hamas - parallèles que de nombreux Israéliens voient plus qu’ils n’en parlent.

La grande question n’est pas de savoir si les méthodes employées par les groupes sionistes comme l’Irgoun pouvaient être justifiées, mais si les objectifs politiques pour lesquels ces groupes se battaient étaient légitimes. Le sionisme n’aurait pas acquis plus de légitimité s’il avait simplement usé de moyens non violents pour atteindre ses objectifs qui étaient de chasser une grande partie de la population non juive hors de Palestine.

 

Nous vivons une période où le « terrorisme » - en tant que phénomène à combattre - est le mot devenu le premier rempart derrière lequel le sionisme se défend contre toute analyse. Continuez à jouer à ce jeu qui consiste à parler de « terrorisme » et les sionistes gagnent.


Paul Woodward est éditeur du site : War in context

Du même auteur :

-  Le silence complice d’Obama sur Gaza

 

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9022

 

 

 

Est-ce-que Washington planifie un holocauste nucléaire ? 


Michel Chossudovsky

 

Durant les derniers mois, l'administration Obama en liason étroite avec Israël et l'OTAN, menace l'Iran avec l'arme nucléaire.  

Le texte ci-dessous sur la doctrine de la guerre nucléaire préventive des États-unis à l'endroit de l'Iran fut initialement publié en février 2006. Les déclarations récentes de Washington se refèrent explicitement à un usage préventif d'armes nucléaires tactiques contre la menace nucléaire présumée de l'Iran et afin de garantir la sécurité mondiale.

C'est le monde à l'envers: L'attaque nucléaire se convertit de la sorte en une « guerre humanitaire » dont l'objectif consiste à « prévenir la guerre nucléaire ».

Michel Chossudovsky, Montréal le 19 août 2010



« Nous avons découvert la bombe la plus terrible dans l'histoire du monde. C'est peut être la destruction par le feu prophétisée dans la période dite de la Vallée de l'Euphrate, après l'histoire de Noah et son arche fabuleuse… Cette arme est sur le point d'être utilisée contre le Japon…(Nous) l'utiliserons de sorte que les cibles soient des objectifs militaires, des soldats et marins, et non des femmes et des enfants. Même si les Japs sont sauvages, impitoyables, sans merci, et fanatiques, nous, comme dirigeant du monde, pour le bien être commun, nous ne pouvons larguer cette terrible bombe sur l'ancienne capitale ou la nouvelle… La cible sera purement militaire… Il semble que ce soit la chose la plus terrible ayant été découverte, mais on peut faire en sorte qu'elle soit la plus utile. » (Journal du Président Truman 25 juin 1945).

« Le monde notera que la première bombe atomique a été larguée sur une base militaire d'Hiroshima. Ceci parce que nous voulions dans cette première attaque éviter, le plus possible de tuer des civils » (Lors d'un discours radio à la Nation du président Harry Truman le 9 août 1945)

(Note : la première bombe atomique a été larguée sur Hiroshima le 6 août 1945 ; la deuxième sur Nagasaki le 9 août, le même jour que le discours radiophonique à la Nation de Truman)
 
(Pour écouter des extraits de son discours, Hiroshima audio vidéo)


Depuis que la première bombe atomique fut larguée sur Hiroshima le 6 août 1945, l'humanité n'a jamais été aussi proche d'un impensable Holocauste nucléaire qui pourrait, en terme de retombées radioactives, s'étendre sur une grande partie du Moyen Orient. 

Toutes les garanties de la période de la Guerre Froide, qui cataloguait la bombe atomique comme «une arme de dernier recours» ont été abandonnées. Des actions militaires « offensives « utilisant des ogives nucléaires sont maintenant décrites comme des actes « d'auto défense ».

La distinction entre les armes nucléaires tactiques et l'arsenal conventionnel du champ de bataille a été effacée. La nouvelle doctrine américaine est basée sur «des capacités mixtes de frappe ». Ces dernières, qui s'appliquent tout particulièrement au plan de bombardement aérien de l'Iran par le Pentagon, envisagent l'utilisation de bombes atomiques combinées à des armes conventionnelles.

Comme dans le cas de la première bombe atomique, qui, selon les mots du président Harry Truman « a été larguée sur Hiroshima une base militaire », les « mini bombes atomiques » d'aujourd'hui sont déclarées comme étant « sans danger pour la population civile environnante ».

Connu dans les cercles officiels à Washington comme « Joint Publication 3-12 » (Publication Jointe 3-12) la nouvelle doctrine nucléaire (Joint Nuclear Operations (NJNA) (Mars 2005), appelle à « intégrer des attaques conventionnelles et des attaques nucléaires » sous un Commandement et un Contrôle unifiés et « intégrés ».

Elle décrit principalement le processus de planification et de gestion de prise de décision, au cours duquel les objectifs stratégiques et militaires doivent être atteints, à travers l'utilisation d'un mélange d'instruments, avec très peu de préoccupation pour les pertes en vies humaines.

La planification militaire se concentre sur « l'utilisation la plus efficace de la force »,-i.e. et un arrangement optimal de différents systèmes d'armement pour atteindre des buts militaires énoncés. Dans ce contexte, les armes nucléaires et conventionnelles sont considérées comme « faisant partie de la boîte à outils » dans laquelle le commandement militaire peut piocher et choisir les instruments dont il a besoin suivant « l'évolution des circonstances » sur le théâtre des opérations militaires. (Aucune de ces armes dans la « boîte à outils » du Pentagon, y compris des bombes conventionnelles bunker buster, des bombes à fragmentation, des mini bombes nucléaires, des armes chimiques et biologiques n'est décrite comme étant « ADM » quand elles sont utilisées par les US et leurs partenaires de la coalition.)

L'objectif énoncé c'est de :

«S'assurer de l'utilisation la plus efficace de la force » et fournir aux dirigeants US un éventail plus large d'options d'attaques (nucléaires et conventionnelles) pour répondre à des imprévus instantanés. L'intégration des forces nucléaires et conventionnelles est par conséquent cruciale pour le succès de toute stratégie intelligible.

Cette intégration garantit un ciblage optimal, des dommages collatéraux minimum, et réduit la probabilité d'une escalade.» (La Doctrine d'Opérations Conjointes nucléaires p. JP 3-12-13).

La nouvelle doctrine nucléaire met sans dessus dessous les concepts et les réalités. Non seulement elle nie les effets dévastateurs des armes nucléaires, elle affirme, de manière péremptoire, que les armes nucléaires sont « sans danger » et que leur utilisation sur le champ de bataille assurera «des dommages collatéraux minimum et réduira la probabilité d'une escalade ». Le problème des retombées radioactives n'est pratiquement pas reconnu en ce qui concerne les armes nucléaires tactiques. Ces différents principes d'orientation qui décrivent les bombes nucléaires comme « sans danger pour les civils » instituent un consensus au sein de l'armée qui nourrit ensuite les livres militaires, fournissant un critère adéquat pour un « feu vert » aux commandants régionaux sur le champ de bataille.

Actions « Défensives et Offensives»

Alors que la Nuclear Posture Review de 2001 (2001 Nuclear Posture Review) établit les conditions pour une utilisation préventive des armes nucléaires au Moyen Orient, en particulier contre l'Iran (voir aussi le principal document de la PNAC : Rebuilding Americas Defenses) La Doctrine d'Opérations Conjointes nucléaires fait un pas en avant pour effacer la distinction entre des actions militaires «défensives » et «offensives ».

« La nouvelle triade offre une combinaison de capacités stratégiques offensives et défensives incluant des capacités de frappes nucléaires et non nucléaires, de défense active et passive, et une infrastructure de recherche et développent et industrielle robuste pour développer, construire, et maintenir des forces d'attaques et des systèmes défensifs… » (Ibid) (Les concepts clés sont inscrits en italique, ajout de l'auteur)

Cependant, la nouvelle doctrine nucléaire va bien au-delà d'actions préventives d' »auto défense » elle appelle à des « actions anticipées » utilisant des armes nucléaires contre « un ennemi voyou » qui est supposé projeter de développer des ADM à une date future incertaine.

Une planification sécuritaire responsable exige une préparation contre des menaces qui sont possibles bien qu'ayant peu de chance peut être aujourd'hui de se matérialiser. Les leçons de l'histoire militaire restent claires : des conflits imprévisibles irrationnels éclatent. Les forces militaires doivent être prêtes à contrer les armes et les capacités existantes ou qui existeront dans un futur proche même si dans l'immédiat des scénarios de guerre ne sont pas à disposition. Pour dissuader au maximum l'utilisation d'ADM, c'est primordial de préparer les forces US à utiliser des armes nucléaires efficacement et que les forces US soient déterminées à employer des armes nucléaires si nécessaire pour empêcher l'utilisation d'ADM ou des représailles utilisant des ADM (Ibid, p. III-1, italiques ajoutés)

Les bombes nucléaires serviraient à empêcher un programme non existant d'ADM (e.g Iran) avant son développement. Cette formulation tordue va bien au-delà des prémisses (propositions don on tire des conclusions ndlt) du 2001 Nuclear Posture Review et du NPSD 17 qui stipulent que les US peuvent mener des représailles en utilisant des armes nucléaires si ils sont attaqués avec des ADM.

« Les Etats-Unis font clairement savoir qu'ils se réservent le droit de répondre en ayant recours à une force écrasante – incluant l'éventuelle utilisation d'armes nucléaires – à l'utilisation d'armes de destruction massive contre les US, ses forces à l'étranger, ses amis et alliés. » ..(NSPD 17).

« Intégration » des Plans d'Armes Nucléaires et Conventionnelles

La Doctrine d'Opérations Conjointes nucléaires
dresse les procédures gouvernant l'utilisation des armes nucléaires et la nature des relations entre les opérations de guerre nucléaires et conventionnelles.

Le DJNO déclare que :

«L'utilisation des armes nucléaires sur le théâtre (de la guerre) nécessite que les plans nucléaires et conventionnels soient intégrés le plus largement possible ». (DNJO, p. 47, italiques ajoutés, pour plus de détails voir l'article de Michel Chossudovsky  « Guerre nucléaire contre l'Iran,  janvier 2006 »)

Les conséquences de cette « intégration » ont d'énormes implications car une fois que la décision est prise par le commandant en chef, c'est-à-dire le président des Etats-Unis, de lancer une opération militaire conjointe conventionnelle –nucléaire, il y a un risque que des armes nucléaires tactiques soient utilisées sans qu'il y est besoin de requérir l'autorisation présidentielle nécessaire. Vu sous cette angle, les procédures d'exécution sous la juridiction des commandants sur le théâtre des opérations concernant les armes nucléaires sont décrites comme étant « souples et autorisent des changements dans la situation. »

Les commandants régionaux des combats sont responsables de la définition des objectifs dans le théâtre des opérations, et de développer des plans nucléaires nécessaires pour atteindre ces objectifs, inclue la sélection des cibles. Quand il est en charge, le CDRUSSTRATCOM, en tant que commandant de combat de soutien, fournit un plan détaillé de soutien en concordance avec les exigences de la planification du théâtre des opérations. La totalité de la planification du champ d'opération nucléaire suit les procédures prescrites dans « la Planification des Opérations Conjointes et le Système d'Exécution « pour formuler et mettre en pratique une réponse effective à l'intérieur du cadre temporel qu'autorise la crise.

Puisque des options n'existent pas pour chaque scénario, les commandants des combats doivent avoir la capacité de planifier les actions de crise et d'exécuter ces plans. La planification d'action de crise offre la capacité de développer de nouvelles options, quand les options actuellement utilisées sont limitées ou que les principales options sont inappropriées.

Le Commandement, le Contrôle et la Coordination doivent être suffisamment souples pour permettre au commandant régional des combats de frapper des cibles tributaires du temps telles que des plateformes mobiles de lancement de missiles « DJNO * (italiques ajoutés)


Theatre des opérations nucléaires (Theater Nuclear Operation TNO)

Alors que l'autorisation présidentielle est formellement exigée pour lancer une guerre nucléaire, les commandants régionaux des combats seraient en charge du Théâtre des Opérations Nucléaires (TNO) avec le mandat de non seulement appliquer mais aussi de formuler des décisions au niveau du commandement concernant les armes nucléaires (La doctrine des opérations conjointes nucléaires DJNO*)

Nous n'avons plus à faire au « risque » associé à « un lancement accidentel ou par inadvertance » comme cela avait été formulé par le secrétaire à la défense Robert S. Mc Namara, mais avec un processus de prise de décision militaire qui fournit au commandants militaires, du commandant en chef jusqu'au commandants régionaux, ces pouvoirs utilisables à discrétion d'armes nucléaires tactiques.

De plus, parce que ces « plus petites » armes nucléaires tactiques ont été « déclassifiées » par le Pentagon comme étant « sans danger pour la population civile environnante » ainsi, « minimisant le risque de dommages collatéraux », il n'existe pas de restrictions primordiales pré définies pour empêcher leur utilisation (Voir Michel Chossudovsky, The Dangers of a Middle East Nuclear War, Global Research, fevrier 2006)

Une fois qu'une décision de lancer une opération militaire est prise (e.g. Des frappes aériennes contre l'Iran) les commandants sur le théâtre des opérations bénéficient d'une large marge d'action. Ce que cela signifie en pratique, c'est qu'une fois que la décision présidentielle a été prise, USSTRATCOM en liaison avec ces commandants peut décider quelles cibles et quel type d'armement utiliser. Les stocks d'armes nucléaires sont maintenant considérés comme partie intégrale de l'arsenal du champ de bataille. En d'autres termes, les bombes nucléaires ont été intégrées à la « boîte à outils » utilisée sur le théâtre de la guerre conventionnelle.


Attaques Aériennes Planifiées Contre l'Iran

Un plan opérationnel de conduire des attaques aériennes contre l'Iran est « fin prêt » depuis juin 2005. Le matériel militaire essentiel pour mener cette opération a été déployé. (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, Guerre nucléaire contre l'Iran janvier 2006 ).

Le vice président Dick Cheney a donné l'ordre à l'USSTRATCOM d'établir un « plan d'urgence» qui «comprend une attaque aérienne de grande envergure sur l'Iran employant à la fois des armes nucléaires et conventionnelles. » ((Philip Giraldi, Attack on Iran: Pre-emptive Nuclear War, The American Conservative, 2 August 2005).

En janvier 2005, un changement significatif dans le mandat de l'USSTRATCOM a été mis en application. L'USSTRATCOM a été identifié comme étant le « commandant de direction des combats pour l'intégration et la synchronisation des efforts du département de la défense dans le combat contre les armes de destruction massive ». Pour appliquer ce mandat, une toute nouvelle unité de commandement a été crée nommée Joint Functional Component Command Space and Global Strike, or JFCCSGS.

Dirigée par l'USSTRATCOM, le JFCCSGS serait responsable du lancement des opérations militaires « utilisant des armes conventionnelles et nucléaires » selon la nouvelle doctrine nucléaire de l'Administration Bush. Les deux catégories d'armes seront intégrées dans une « opération d'attaque conjointe » sous un Commandement et un Contrôle Unifiés. Selon les écrits de Robert S. Norris et d'Hans M. Kristensen dans ``the Bulletin of Atomic Scientists``,

«Le département de la défense adapte ses plans d'attaques nucléaires pour qu'ils reflètent la nouvelle doctrine présidentielle et afin d'assurer la transition dans la planification de la guerre du Plan Intégré Unique conçu lors du pic de la Guerre Froide à une famille de plans d'attaques plus petits et plus souples pour vaincre les adversaires d'aujourd'hui. Le nouveau plan central stratégique de guerre est connu sous le nom d'OPLAN (Opérations Plan ) 8044. Ce plan révisé et détaillé offre des options plus souples pour rassurer les alliés, et dissuader, et si nécessaire vaincre des adversaires dans des cas d'urgence plus étendus.

L'un des membres de cette nouvelle famille c'est CONPLAN 8022, un plan conceptuel pour l'utilisation rapide d'armes nucléaires ou conventionnelles, ou des capacités de mener une guerre de l'information pour détruire préventivement, si nécessaire - - des « cibles temporellement urgentes » partout dans le monde. Le secrétaire de la défense Donald Rumsfeld avait signé un Ordre d'Alerte début 2004, qui ordonnait au CONPLAN 8022 d'être immédiatement opérationnel. Le résultat c'est que la politique de prévention de l'Administration Bush est maintenant opérationnelle sur les bombardiers longue distance, sous marins stratégiques, ou les patrouilles de dissuasion, et probablement aussi les missiles balistiques intercontinentaux (ICB Ms) »

La mise en application opérationnelle de la Frappe Mondiale se ferait sous le CONPLAN 8022, qui consiste actuellement en un « plan actuel que la marine et l'armée de l'air traduisent en un ensemble de frappes à mener par leurs sous marins et leurs bombardiers, » (Japanese Economic Newswire, 30 Decembre 2005, plus de détails voir Michel Chossudovsky, Guerre nucléaire contre l'Iran, op. cit.).

CONPLAN 8022 est « le plan de couverture intégral pour ce type de scénarios stratégiques préventifs impliquant l'utilisation d'armes nucléaires. »

« Il se concentre spécifiquement sur ces nouvelles types de menaces - - l'Iran, la Corée du Nord - - les proliférateurs et aussi des terroristes potentiels, » dit-t-il. « rien ne dit qu'ils ne puissent pas utiliser CONPLAN 8022 dans le cas de scénarios limités contre des cibles russes et chinoises » (Selon Hans Kristensen, du Nuclear Information Project, cité dans le media japonais Economic News Wire, op. cit.)


Autorisation de Déploiement d'Armes Nucléaires

La planification d'autres bombardements aériens de l'Iran a commencé mi 2004, suite à la formulation de CONPLAN 8022 début 2004. En mai 2004, est sorti une directive : la Directive Présidentielle de Sécurité Nationale NSDP 35 entitled Nuclear Weapons Deployment Authorization.

Le contenu de ce document hautement sensible reste un secret d'état prudemment gardé. Les médias n'ont pas fait mention du NSPD ni de débat au Congrès là dessus. Alors que son contenu reste classé secret, on présume que le NSPD 35 porte sur le déploiement d'armes nucléaires tactiques sur le théâtre de guerre du Moyen Orient en conformité avec CONPLAN 8022.

Sur ce sujet, un article de presse récent (rappel : cet article a été publié en février 2006 ndlt) publié dans Yeni Safak (Turquie) suggère que les US sont actuellement entrain de :
« Déployer des bombes nucléaires tactiques type B 61 dans le sud de l'Irak comme faisant partie du plan d'attaquer l'Iran de cet zone si et quand l'Iran répond à une attaque israélienne sur ses installations nucléaires. » (Ibrahim Karagul, "The US is Deploying Nuclear Weapons in Iraq Against Iran", (Yeni Safak,. 20 December 2005, cité dans BBC Monitoring Europe).
Ce déploiement en Irak semble être la conséquence de NSPD 35.

Ce que suggère l'article de Yeni Safak c'est que des armes conventionnelles seraient d'abord utilisées en réponse à des attaques aériennes US-Israel, puis des bombes thermonucléaires tactiques B 61 pourraient alors être lancées. Ces représailles utilisant des armes nucléaires tactiques seraient en phase avec les lignes directrices contenues dans le 2001 Nuclear Posture Review and NSPD 17 (voir ci dessus).


Israël:  Armes Conventionnelles et Nucléaires

Israël fait partie de l'alliance militaire et il est prévu qu'il joue un rôle majeur dans ces attaques planifiées contre l'Iran. (Voir détails Michel Chossudovsky, Nuclear War against Iran, Jan 2006*)

Plusieurs articles de presse l'ont confirmé, Israël a reçu, depuis septembre 2004, quelques 500 bombes BLU 109 bunker buster produite aux US (WP, 6 janvier 2006). Le premier ordre d'acquisition date de septembre 2004. En avril 2005, Washington a confirmé qu'Israël recevrait 100 bombes bunker buster de plus GB8 -28 produites par Lockheed Martin (Reuters, 26 avril 2005). Les GBU -28 sont décrites comme des « bombes conventionnelles guidées au laser de 2,275 tonnes qui utilise une tête pénétrante de 1,820 tonnes». Elles ont été utilisées pendant la guerre en Irak.

Le Pentagon (a déclaré) que …la vente à Israël de 500 BLU -109 têtes, cela voulait dire une « contribution significative aux objectifs stratégiques et tactiques des US ».

Montées sur des bombes guidées au laser, les BLU -109, peuvent être larguées par F-15 ou F-16, des avions de combat faisant partie de la flotte aérienne d'Israël. Cette année, Israël a reçu une première série de 102 F-16Is longue distance de Washington, son principal allié. « Israël fabrique probablement ses propres bombes bunker buster, mais elles ne sont pas si robustes que les BLUs (910 kg), selon ce qu'a dit Robert Hewson, éditeur de Jane's Air-Launched Weapons, à Reuters. (Reuters, 21 Septembre2004)

L'article ne confirme pas si Israël a stocké et déployé la version thermonucléaire des bombes bunker buster. Il n'indique pas non plus si les bombes bunker buster d'Israël sont équipées de têtes nucléaires. Il est important de noter que ce stockage de bombes bunker buster s'est fait quelques mois après la publication du NPSD 35 Nuclear Weapons Deployment Authorization (May 2004).

Israël possède entre 100 et 200 têtes nucléaires stratégiques (certains articles de presse parlent plutôt de 200 à 400 ndlt). En 2003, Washington et Tel Aviv ont confirmé qu'ils collaboraient « au déploiement de missiles de croisière Harpon fournis par les US, armés de têtes nucléaires, sur la flotte israélienne de sous marins Dolphin. » (The Observer 12 octobre 2003). Au cours de développements plus récents, qui coïncide avec les préparations de frappes contre l'Iran, Israël a passé commande de 2 nouveaux sous marins produits en Allemagne qui « pourraient lancer des missiles de croisière à tête nucléaire dans le cadre d'une « deuxième frappe » de « dissuasion. » (Newsweek 1 » février 2006. Voir aussi CDI base de données*)

La participation d'Israël aux attaques aériennes agira comme une bombe politique à travers le Moyen Orient. Cela contribuera à l'escalade, avec une zone de guerre qui pourrait s'étendre dés le début au Liban et à la Syrie. Toute la région, de l'est méditerranéen à l'Asie centrale et à la frontière ouest de l'Afghanistan serait touchée.


Le Rôle de l'Europe de l'Ouest

Plusieurs pays d'Europe de l'Ouest considérés officiellement comme des « états non nucléaires » possèdent des armes nucléaires tactiques fournies par Washington.

Les US ont fourni quelque 480 bombes thermonucléaires B 61 à 5 pays non nucléaires de l'OTAN incluant la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, la Hollande et la Turquie et un état nucléaire, la Grande Bretagne. Le Gardien du nucléaire de l'ONU (AIEA ndlt) n'a pas prêté attention au fait que les US ont activement contribué à la prolifération d'armes nucléaires en Europe de l'Ouest.

Faisant partie de ce stockage européen, la Turquie, qui est partenaire dans la coalition menée par les US avec Israël contre l'Iran, possède quelque 90 bombes bunker buster thermonucléaires B 61, stockée sur la base aérienne nucléaire d'Incirlik (National Resources Defense Council Weapons in Europe, Fevrier 2005)

Allant de pair avec la politique nucléaire US, ce stockage et ce déploiement de B 61 en Europe de l'Ouest sont prévus pour des cibles situées au Moyen Orient. De plus, en accord avec les « plans d'attaques de l'OTAN », ces bombes thermonucléaires bunker buster B 61 (stockées par des « états non nucléaires « ) pourraient être lancées « contre des cibles en Russie ou d'autres pays du Moyen Orient tels que la Syrie et l'Iran « (cité dans le National resources Defense Council Weapons in Europe , Fevrier 2005).

De plus, ce qui a été confirmé par des documents partiellement déclassifiés (mis à disposition en utilisant la Loi US sur la Liberté de l'Information ») :

« Des arrangements ont été passés au milieu des années 90 pour autoriser l'utilisation de forces nucléaires US en Europe hors du champ de responsabilité du commandement européen US (EUCOM). Résultat de ces arrangements, EUCOM soutient actuellement des missions nucléaires de CENTCOM au Moyen Orient, dont celles, potentielles, contre l'Iran et la Syrie. » (Cité dans http://www.nukestrat.com/us/afn/nato.htm italiques ajoutés)

A l'exception des US, aucune autre puissance nucléaire « n'a d'armes nucléaires désignées pour être délivrées par des pays non nucléaires » ((National Resources Defense Council, op cit).

Tandis que ces « états non nucléaires » accusent nonchalamment Téhéran de développer des armes nucléaires, sans fournir de preuve documentée, ils ont eux-mêmes des capacités nucléaires de délivrer des têtes nucléaires, qui sont dirigées contre l'Iran. De dire que c'est un cas précis de « deux poids deux mesures » de la part de l'AIEA et de celle de la communauté internationale c'est un euphémisme.


L'Allemagne : De Facto Puissance Nucléaire

Parmi les « 5 états non nucléaires », l'Allemagne reste le pays le plus lourdement nucléarisé avec 3 bases nucléaires (dont deux sont totalement opérationnelles) et pourrait bien stocker jusqu'à 150 bombes (B 61 bunker buster) (Ibid). En accord avec les « plans d'attaque de l'OTAN » (mentionnés ci-dessus), ces armes nucléaires tactiques sont également pointées vers le Moyen Orient.

Tandis que l'Allemagne n'est pas officiellement une puissance nucléaire, elle produit des têtes nucléaires pour la marine française. Elle stocke des têtes nucléaires et elle a les capacités de délivrer des armes nucléaires. L'EADS, The European Aeronautic Defense and Space Company, une entreprise de partenariat franco allemand et espagnol, contrôlée par Deutsche Aérospace et le puissant Groupe Daimler, est le deuxième plus important producteur militaire d'Europe, produisant les missiles nucléaires M 51 de la France.


La France Fait Sienne la Doctrine Nucléaire Préventive

En janvier 2006, le président français Jacques Chirac, a annoncé un changement majeur dans la politique nucléaire de la France.

Sans mentionner l'Iran, Chirac impliquait que les bombes atomiques de la France seraient utilisées sous la forme «d'attaques plus concentrées » contre des pays, qui « envisageaient » le déploiement d'ADM

Il a aussi mentionné la possibilité que des armes nucléaires tactiques puissent être utilisées sur des théâtres de guerre conventionnels, en concordance avec la doctrine nucléaire des US et de l'OTAN ((Lire Chirac shifts French doctrine for use of nuclear weapons Chirac Shifts French Doctrince for Use of Nuclear Weapons, Nucleonics Week 26 janvier 2006).

Le président français semble avoir embrassé la « guerre du terrorisme » sponsorisées par les US. Il a présenté les armes nucléaires comme un moyen de construire un monde plus sécurisé et pour combattre le terrorisme.

Les armes nucléaires ne sont pas faites pour être utilisées contre des « terroristes fanatiques » néanmoins « les dirigeants d'états qui utilisent des moyens terroristes contre nous, de même que ceux qui envisagent d'utiliser contre nous d'une façon ou d'une autre des ADM, doivent comprendre qu'ils s'exposent à une réponse ferme et appropriées de notre part… » (Ibid)

Bien que Chirac n'ait fait aucune référence à l'utilisation préventive d'armes nucléaires, sa déclaration reprend largement les prémisses de la Revue de la Position Nucléaire 2001 de l'Administration Bush, qui appelle à l'utilisation d'armes nucléaires tactiques contre des « états voyous » et des organisation terroristes non étatiques ».

Pour voir Des détails et les cartes des installations nucléaires situées dans les 5 états « non nucléaires » européens *(Document pdf en anglais)

Les armes stockées sont des bombes thermonucléaires B 61. Toutes les armes sont des bombes à gravité de types 2 3- 4 – 10

Ces estimations sont basées sur des déclarations publiques et privées faites par un certain nombre de sources gouvernementales et des estimations sur les capacités de stockage de chaque base. 


Montréal, le 22 février 2006.


Texte original en anglais : Targeting Iran: Is the US Administration Planning a Nuclear Holocaust ?

La première partie de ce texte a été publiée dans un article séparé intitulé :

« The dangers of a Middle East Nuclear War » New Pentagon Doctrine: Mini –Nukes are “Safe for the Surrounding Civilian Population”.

Traduction : Mireille Delamarre
www.planetenonviolence.org  



Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).
  

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=20701

 

 

 

 

 

Paul Woodward : Israël : un atout stratégique ou un handicap pour les USA ?

http://warincontext.org/2010/07/21/israel-a-strategic-asset-or-liability/

 

 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

 

 

A lire absolument :

 

http://jacquestourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-iran-prenez-le-temps-de-lire-cet-edifiant-et-terrifiant-article-de-geo-politique-l-empire-us-et-ses-satellites-dont-la-france-de-sarkozy-vont-ils-commettre-l-irreparable-55730005.html 

link (cliquer sur link)

 

 

Iran : Ahmadinejad dévoile un drone "bombardier"

.

.

Article ici :

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15233&rech=26517#26517 link


La propagande "OCCIDENTALE" va bon train. Il faut à tout prix que l'Iran fasse peur, alors qu'il doit être bien effrayé des préparatifs de guerre en vue de l'attaquer de toutes parts. On a vu les mêmes grandes déclarations à propos de l'Irak, avant de l'envahir et de réduire ses habitants à la misère, à la peur, au néant. Les pauvres tentatives de sa part, d'annoncer de nouvelles armes défensives, seront retournées par les médias pour donner encore plus l'impression que ce pays si pacifique envers ses voisins est une menace mondiale.

Politiciens, industrio-militaires, grands médias occidentaux, vous ne méritez que la haine, y compris de la part de ceux qui vous voient avec désespoir parler en leur nom. Soyez maudits !

BO

 

 

.

sur le blog d'eva,

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-infos-absentes-des-medias-reaction-iran-terrorisme-holocauste-nucleaire-55761625.html

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 14:54

Le grand plongeon, à grande vitesse

demolition-maison--misere.jpg


Rien ne va plus au pays de l’Oncle Sam. L’effondrement US se poursuit, implacable, inexorable, fulgurant, dissimulé sous les pixels d’une reprise fantasmée dont le vernis craque de toutes parts sous la poussée d’une réalité de plus en plus difficile à contenir.
Les économistes et autres experts agréés du Système ont beau brandir les performances des spéculateurs de Wall Street pour nous assurer que tout va mieux, que tout va bien ; en fait, il n’en est rien, tout va de moins en moins bien, tout va de plus en plus mal au pays de l’American Dream.
Les chiffres de la réalité sont têtus. Et ne nécessitent que peu de commentaires, sauf à vouloir les faire oublier. En voici quelques uns, tirés d’une compilation disponible ici dans son entièreté.

-      En 2010, le gouvernement des États-Unis émettra presque autant de dette que le reste des gouvernements du monde réunis.

-      Le déficit budgétaire annoncé pour 2010 est d'environ 1600 milliards de dollars.

-      Le total de la dette du gouvernement américain atteint maintenant 90% du PIB.

-      Le total de la dette du marché du crédit aux États-Unis, en comptant celle du gouvernement, des entreprises et des particuliers, atteint 360% du PIB.

-      Huit comtés de l'État de Californie ont désormais des taux de chômage de plus de 20% (et plus ?).

-      Pour la première fois dans l'histoire des États-Unis, les banques possèdent une plus grande part de la valeur nette du logement résidentiel aux États-Unis que tous les particuliers.

-      Le cumul des retraites non provisionnées des 50 États américains est de 3’200 milliards de dollars.

-      Quelque 32 états américains sont déjà à court de fonds pour verser des prestations de chômage.

-      Plus de 39,6 millions d’Américains reçoivent maintenant des bons d'alimentation. Ils devraient être 43 millions l’an prochain.

-      Environ 40% des dépenses de consommation proviennent actuellement de 20% des ménages américains qui ont les revenus les plus élevés.

-      Désormais, le tiers-monde nord-américain fait craquer les coutures de l’American Dream.

Et pendant ce temps là, le Pentagone encaisse 1'200 milliards par année pour tenter de dominer le monde. Sauf qu’il le fait au travers d’un « micro-militarisme théâtral » producteur de chaos, de défaites et autres débandades témoignant, dans ce domaine aussi, de l’effondrement de la puissance américaine.

Perceptions, intuitions
Aux Etats-Unis, certains analystes dissidents ne s’y trompent pas, constatant que la crise ne cesse de s’amplifier, évoquant la situation en des termes crépusculaires, parlant même de Dark Age. Mais cette perception reste marginale au regard de l’océan de béatitude de la presse-Pravda.

En définitive, tous ces faits têtus nous confortent dans contre notre conviction d’assister à l’effondrement de la puissance américaine, selon un scénario déjà développées ici, puis complété ici, ou encore .
Et que cet effondrement implique logiquement l’effondrement du Système américaniste dans son ensemble, à savoir l’effondrement du modèle économique destructeur dans lequel le monde est encagé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.
De ce côté-ci de l’Atlantique, une poignée de penseurs plus ou moins clairvoyants tirent également la sonnette d’alarme, mais à la surface des choses si l’on peut dire. A l’image d’un Jacques Attali qui ne cesse d’avertir que rien n’a été fait pour corriger les mécanismes déviants du système, et que nous « serons tous ruinés dans dix ans ».
Mais lui non plus ne semble pas vouloir, ou plutôt pouvoir, envisager que ce Système n’est tout simplement pas réformable puisque c’est sa structure, ses fondements, toute son architecture qui est faussaire et déviante ; puisqu’en tant que Système intrinsèquement destructeur, il porte, dans ses gênes en quelque sorte, les germes de sa propre destruction.
Le Système américaniste, c'est-à-dire ce capitalisme sauvage par lequel l’économie est devenue darwiniste dans son essence, est une mécanique folle qui ne peut désormais plus tenir compte des dégâts qu’elle produit dans son environnement, puisqu’une telle prise en compte est perçue par les acteurs de cette tragique fuite en avant comme une limite à leur efficacité, à leur compétitivité.
Tout cela aboutit au meurtre de notre environnement, à la captation des richesses en faveur d’un nombre de plus en plus restreint d’individus, à la destruction des ressources, à la privatisation et à la manipulation incontrôlée du vivant, à l’asservissement de l’humain en général, avec, comme but ultime, la production de dividendes.
C’est donc l’heure de la bataille contre le Système, dans un grand élan d’espérance et de foi en l’avenir, un autre avenir.

 


Auteur : entrefilets.com - Source : http://www.entrefilets.com/

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15239

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 14:34

riche et esclaves

 

La guerre sociale est déclarée

 


Une nouvelle guerre mondiale a commencé. C'est une guerre sociale et intérieure, une guerre d'élimination menée par les élites dirigeantes contre une population devenue trop nombreuse et inutilement coûteuse.

Cette guerre se caractérise par l'instauration d'un nouvel esclavage appelé "libéralisme", et simultanément, par l'accroissement de la répression contre le citoyen ordinaire afin d'obtenir sa soumission.


La guerre des riches contre les pauvres

La "lutte des classes" prônée par Karl Marx était celle des pauvres contre les riches, des exploités contre les exploiteurs. Depuis 20 ans, la lutte des classes s'est inversée. C'est désormais une guerre des riches contre les pauvres. Son but est d'effacer un siècle de progrès social en occident, de décupler les profits des entreprises, et de permettre un enrichissement sans précédent des élites dirigeantes au détriment de la population ordinaire devenue une simple ressource à exploiter.

Mais cette guerre sociale vise également des objectifs plus vastes et à plus long-terme...
 

Le constat des Maîtres du Monde

Ceux qui dirigent actuellement le monde pensent que la planète est surpeuplée. Or cette surpopulation menace leur pouvoir. Plus la population est nombreuse, plus elle risque d'échapper un jour au contrôle de la minorité qui gouverne contre l'intérêt de la majorité.

De plus, les Maîtres du Monde considèrent qu'une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des "citoyens ordinaires" ont une valeur négative pour le système économique.

Par ailleurs, du point de vue des Maitres du Monde, la principale cause de la pollution est la surpopulation. Si les humains étaient 5 fois moins nombreux sur la planète, il y aurait 5 fois moins de pollution. Plus il y a d'humains sur la planète, et plus se réduit la quantité de CO2 et de pollution par humain que l'écosystème peut absorber. Et plus se réduit également la part de ressources naturelles (eau, nourriture, énergie, matières premières) disponibles pour chaque humain.

Si tout le monde vivait comme les Américains, l'humanité aurait besoin de 5 planètes comme la Terre. Mais si les humains étaient 5 fois moins nombreux, une seule planète serait suffisante. Le problème de la pollution et des ressources naturelles serait résolu sans qu'il soit nécessaire de renoncer à l'organisation économique et au mode de vie actuels.

Une alternative serait que l'humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu'elle permet de générer. Pour les Maîtres du Monde, cette solution est inacceptable. Une seconde alternative serait que l'humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l'environnement. Mais les énergies alternatives ne parviendront pas à satisfaire entièrement les niveaux de consommation actuels. Enfin cela coûtera cher, et sans réduire le danger d'instabilité sociale.

Les Maîtres du Monde ont donc choisi la première solution: permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d'une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l'environnement et les risques d'instabilité sociale en ramenant la population mondiale à 1 milliard d'habitants d'ici le milieu du 21è siècle.

Le contrôle final de l'Energie

L'un des objectifs stratégiques des Maîtres du Monde est de parvenir à un contrôle entièrement automatisé de la production de l'énergie et des ressources, en remplaçant progressivement l'ensemble des salariés par des machines. Le document sur les "armes silencieuses" est très clair à ce sujet:

"Si l'ascension des classes inférieures peut être contenue assez longtemps, l'élite peut parvenir à la dominance de l'énergie, et le peuple, par consentement, ne tiendra plus alors une position de ressource énergétique essentielle.

Jusqu'à ce qu'une telle dominance de l'énergie soit absolument établie, le consentement du peuple à travailler et à laisser les autres prendre en main leurs affaires doit être pris en considération, dans la mesure où un échec en ce domaine amènerait le peuple à interférer dans le transfert final des sources d'énergie au contrôle de l'élite."
 

Depuis environ 20 ans, tout a été mis en oeuvre pour parvenir une automatisation totale du processus de production. Pour préparer le remplacement de l'homme par les ordinateurs et les robots, les Maîtres du Monde ont décidé de faire converger les façons de travailler de l'homme et de la machine. C'est pourquoi dans les entreprises, on a assisté à une "machinisation" des méthodes de travail, y compris dans le secteur tertiaire. Les salariés ont de moins en moins de marge de décision. Leur travail se limite à suivre des procédures rigides et définies d'avance. Des procédures qui se rapprochent de celles des ordinateurs, afin précisément de faciliter le remplacement des salariés par des machines.

Grâce à la robotisation, à l'informatique, et à l'intelligence artificielle, la production et le transport de l'énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l'élimination de la population inutile.

La "solution finale"

Une guerre d'élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l'accès à l'espace vital, à la nourriture, à la santé, à l'éducation, à l'information, et à l'énergie. L'envolée des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d'éducation et de santé publique, et la privatisation du marché de l'électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.

Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie, ou le suicide.

La population en excès pourra aussi être éliminée par des épidémies (dissémination délibérée de virus dans l'air, l'eau ou l'alimentation industrielle) et par des guerres.

Enfin, les Maitres du Monde ont décidé qu'il n'était plus possible de laisser la population procréer librement.
  

La fin de la démocratie

Dans tous les pays occidentaux, la "sécurité" sert actuellement de prétexte à une augmentation de la répression, et à un recul sans précédent de la démocratie.

La fin de la démocratie, le renforcement de la répression, et l'instauration d'un état policier sont les compléments indispensables du libéralisme économique, afin de prévenir les réactions violentes (vols, pillages, émeutes...) qui seront inévitablement causées par la raréfaction des ressources et par la masse grandissante des pauvres et des exclus (vols, pillages, émeutes...), et aussi pour renforcer la soumission et la résignation de la population, et éviter une révolte contre le travail de sabotage et de "démolition sociale" mené par les gouvernements et les multinationales.

La soumission au nouvel ordre économique a été facilitée par un abrutissement préalable de la population grâce aux médias, par l'affaiblissement du sens critique grâce à la propagande et au conditionnement, par un mode de vie qui ne laisse ni temps ni énergie pour la réflexion, et enfin par l'attaque des énergies individuelles (laideur des environnements urbanisés, stress, pollution chimique et électromagnétique, alimentation frelatée, somnifères, tranquillisants, effets secondaires des médicaments).

"Il y a une guerre des classes, c'est un fait. Mais c'est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."

Warren Buffet, milliardaire américain, 1ère fortune mondiale en 2008

 


Auteur : syti.net - Source : http://www.syti.net/

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15238

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 14:05

 

 

 

Les Rockefeller, si l'on peut dire, ont repeint leur univers aux couleurs de l'écologie. On lit dans les textes du « World Ecology Center », qui profite des largesses de la famille : « Depuis la fin du XIXème siècle, les membres de la famille Rockefeller sont très impliqués dans des activités liées à la conservation et à la préservation de la nature... »

 

On sait, qu'en réalité, à la fin du XIXème siècle, John D. Rockefeller, fondateur de la lignée, s'enrichissait en extrayant du pétrole. On ne peut pas avoir activité moins écologique. Située à Manhattan (ville de New York), l'université fondée et financée par la famille, et portant en toute humilité son nom, donne aussi avec outrance dans l'écologie. Ainsi, sur 115 sujets présentés sur son site Internet, pas moins de 108 évoquent la préservation de l'environnement. Étonnant pour un lieu d'étude consacré à la recherche médicale et scientifique !

 

Neva Rockefeller-Goodwin a même consacré sa vie à la cause écologiste. Fille de David Rockefeller, elle a fondé le « Global Development and Environment Institute » ou GDEA (Institut de Développement global et d'environnement), dont l'une des deux principales activités est l'étude du réchauffement climatique supposé d'origine humaine.

 

Parmi la trentaine de pourvoyeurs de fonds du GDEA, figurent les noms du « Rockefeller Brothers Fund » et de la Fondation Rockefeller, deux fondations à vocation caritative qui versent des fonds aux organismes oeuvrant dans des directions souhaitées par « la » famille. On est jamais mieux servi que par soi-même nous dira-t-on.

 

L'intérêt des Rockefeller pour l'écologie se voit néanmoins confirmé auprès d'autres organisations de la mouvance. Ainsi, GREENPEACE, connu pour ses opérations spectacles contre le nucléaire ou la chasse aux baleines, reçoit-il régulièrement des dons du Rockefeller Brothers Fund ou de la Fondation Rockefeller. Selon la base de données de « Green Tracking Library », ces deux organismes ont donné à Greenpeace, 20 000$ en 1996, 30 000$ en 1997, 100 000$ en 2000 et 275 000$ en 2001.

 

[Lors d'une conférence sur les changements climatiques, un conférencier a affirmé que Greenpeace et Worldwide Fund (WWF) reçoivent respectivement un budget annuel de 272 millions et 487 millions de dollars US!].

 

Autre exemple, la branche américaine des AMIS DE LA TERRE (Friends of the Earth). En 2004, cette structure a reçu
100 000$ du Rockefeller Brothers Fund.

 

Pour le coup, néanmoins, notre vision cartésienne des choses est déstabilisée. En effet, Friends of The Earth a participé à une campagne anti Exxon-Mobil en 1999, allant jusqu'à verser 40 000 $ à cette fin. Quant à Greenpeace, il figure en bonne position, lui aussi, dans l'opération contre Exxon-Mobil. Or, Exxon-Mobil, n'est rien d'autre que l'une des compagnies nées du démantèlement, en 1911, de la Standard Oil, la société pétrolière fondée par John Davison Rockefeller (1839-1937), l'arrière grand-père de l'actuel David Rockefeller (né en 1941).

 

A moins de croire les Rockefeller suffisamment bêtes pour se tirer dessus, on comprend qu'il s'agit là d'une stratégie. Versant de l'argent à un groupe travaillant contre leurs intérêts, ils en prennent partiellement le contrôle. Par ce biais, il ne s'agit pas, pour eux, d'annihiler toute action de leurs opposants, mais de s'assurer que les initiatives de ces derniers ne représentent pas un danger mortel pour les entreprises de la famille Rockefeller. Il s'agit, de sauver les apparences de la démocratie tout en en contrôlant le jeu.

 

Mise en place par les zélateurs d'un pouvoir mondialiste, cette stratégie hégémonique met en danger notre liberté. Elle présente néanmoins une faiblesse : éventée elle ressemble trop à un double jeu pour ne pas susciter méfiance et rejet. Voilà pourquoi il faut en parler !

 

POURTANT, SUR SON SITE, GREENPEACE CLAME DE NE PAS ACCEPTER DE DONS PROVENANT DE COMPAGNIES, DE GOUVERNEMENTS OU DE PARTIS POLITIQUES ET CE, PAR SOUCIS D'INDÉPENDANCE ET D'ÉTHIQUE...

 

http://www.greenpeace.org/international/en/about/faq_old/questions-about-greenpeace-in/

 

 

http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Documentsterrorisme/ecologie-mondialistes-rotschild-relations.html

 

 

http://consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=953735

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 13:55

 

 

Se mettre en "mode survie"

  

  

*** Ce texte pourrait être envoyé à toute votre liste d'envoi et à vos amis Facebook, question de contraster avec les échanges sans substance que nous recevons à la tonne!

  

Les enjeux actuels ouvrent les yeux de plusieurs personnes en ce moment.  De nombreuses familles connaissent une situation financière extrêmement difficile et vivent dans une situation de pauvreté où l'inquiétude est leur nourriture quotidienne.  

  

Malgré que les chiffres (truqués?) affichent une reprise économique et un marché de l'emploi florissant, il n'en reste pas moins que la principale préoccupation d'une majorité de familles est de mettre de la nourriture sur la table.  Ces familles doivent maintenant payer l'épicerie avec les cartes de crédit parce que c'est leur seule option!  Étouffées par un torrent de dettes, elles sont sous la menace constante de perdre ce qu'elles n'ont déjà plus!

  

Ce n'est pas étonnant que le taux de suicide soit en constante évolution et que les prescriptions d'antidépresseurs suivent le rythme de l'endettement des familles!  Et la situation actuelle ne semble guère présager un avenir meilleur, bien au contraire. 

  

Des prévisionnistes économiques, comme Gerarld Celente, ont actuellement une opinion tranchante sur l'avenir économique et social de notre monde.  Celente, interrogé régulièrement par les grands médias américains, invite les gens à quitter les grandes villes pour trouver la possibilité de "survivre" à l'effondrement grandiose qui devrait s'opérer dans les prochains mois.  Sa position est claire: d'ici la fin 2010, le quotidien de millions de personnes va être bouleversé! 

  

Sur un ton amer et urgent, il presse les citoyens à prendre toutes les mesures possibles pour protéger leurs familles à ce qui vient: crise économique majeure, déclaration d'une guerre (nucléaire) mondiale, famines, révolutions civiles, catastrophes climatiques, etc.

  

Celente croit que nous devons nous mettre en "mode survie" dès maintenant et que nous devons nous préparer physiquement, émotionnellement et spirituellement à faire face à de très grandes épreuves: "seulement les forts vont pouvoir survivre", dit-il.

  

Ce prévisionniste a rejoint les rangs des "sonneurs de trompettes" et des "réveilleurs de morts"!  

  

Il faut être vraiment absorbé par la vie mondaine et les pièges du quotidien (les jeux, la télévision, la course à la beauté du corps, la drogue, etc.) pour ne pas entendre les alarmes et les avertissements qui viennent de partout: tant de la communauté scienfique, économique que journalistique.  Même la NASA nous prévient d'une "grande dévastation" d'ici les deux prochaines années...

  

http:// consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=942184

  

Toute personne dotée de discernement, de lucidité et de courage doit s'offrir en ce moment même une sérieuse réflexion, laquelle devrait aboutir à des changements importants dans le quotidien.   Évidemment, ce discours est ridiculisé et la réalité qu'il comporte est banalisée, mais comme la cigale de la fable, sa moquerie et son insouciance lui coûteront la vie!

  

Une mise en action inconfortable, hasardeuse et périlleuse, mais combien impérative et salutaire...

  

Voici quelques suggestions pour tendre vers l'autosuffisance, vers un "mode survie":

 

* Quittez les grandes villes puisque l'autosuffisance y est peu envisageable.  Dans l'éventualité d'un chaos social, de révolutions civiles et de l'instauration de la "loi martiale", la survie dans les grands centres représentera un danger quotidien.

  

1- Réduire vos dettes: 

  

Si vous devez 6000$ sur une carte de crédit, avec un taux d'intérêt de 20%, et que vous ne payez que le paiement minimum, il vous faudra 54 ans pour vous libérer de votre carte de crédit.   Au cours de ces 54 ans, vous allez avoir payé 26 168$ en frais d'intérêt en plus des 6000$ de capital emprunté.  Ce seul paiement de votre arsenal de crédit pose un sérieux obstacle vers l'autosuffisance. Une bonne côte de crédit est-elle vraiment nécessaire pour vivre "en dehors de la Matrice"?

  

Les dettes vous lient à un état d'esclavage qui n'est pas du tout souhaitable dans les mois et les années qui viennent...

  

2- Réduire votre consommation

  

Il est l'heure de revenir à un mode de vie minimal, à une consommation stricte et intelligente!   Nous avons oublié, et négligé, le savoir ancestral pour troquer avec la "facilité" et "l'immédiat", mais ceci a un coût énorme dans nos vies. 

  

3- Trouver des sources d'énergie alternatives

   

L'éventualité annoncée par les scienfiques d'une interruption des services d'électricité et des réseaux de communication, dûe aux tempêtes solaires à venir, devrait nous motiver à trouver des sources alternatives d'énergie.

http:// consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=952690

  

4-  Produire votre propre alimentation et investir dans la préservation des aliments

  

Avons-nous oublié comment faire de la soupe, du pain, des confitures, des conserves, comment pêcher du poison?

  

Plusieurs ne savent pas comment faire un jardin, comment faire la transformation des aliments et comment les conserver.   Faire des réserves de nourriture, de semences, de prévoir une autosuffisance alimentaire n'est rien d'autre que la normalité pour nos grands-parents qui savaient envisager un hiver rigoureux!

  

5- Récupérer tout ce qui vous tombe sous la main

  

Comme la leçon que l'on tire des films "Le livre d'Élie" et "La route", le monde de demain risque d'être privé de toute l'abondance qui nous entoure aujoud'hui.  Une simple bouteille de shampoing pourrait devenir quelque chose d'extrêmement convoité et donc, une richesse que l'on ne considère pas actuellement.  Récupérez tout ce que vous pensez être utile dans un avenir où tout viendra qu'à manquer.

  

6- Acquérir le savoir ancestral, apprendre à devenir autonome

  

Nous avons perdu la plupart des compétences visant à être autonome à tous les niveaux, nous sommes dans un état de dépendance qui pourrait menacer notre survie.  Nous avons tout à réapprendre et internet représente un accès illimité à des connaissances perdues.  Il est donc judicieux de consulter des sites qui enseignent comment faire du pain, comment guérir des maux avec une pharmacie limitée et naturelle, comment préparer la viande sauvage, comment faire un jardin, comment installer des énergies alternatives, etc.

  

7- Pensez à une économie alternative, pensez échanges et communauté

  

Nous vivons dans une individualité, un égoïsme généralisé, qui nous a isolée dans une misère solitaire.  Nous devons penser à sortir de cet état d'isolement pour "vivre ensemble", pour mettre en commun nos talents et nos ressources.  Il se peut que d'ici quelques temps, la vie communautaire représente notre seul et unique soutien.  Commencez à tisser des liens avec des gens qui ont cette même préoccupation d'autosuffisance, initiez des cuisines collectives, des réunions fraternelles qui visent à mettre les bases d'un mode de vie coopératif.  Amasser des trucs qui pourront servir à faire du troc, entraînez-vous à échanger vos talents et vos ressources dès maintenant. 

  

Des monnaies locales et des groupes de troc existent déjà dans plusieurs régions du Québec et ailleurs dans le monde.  Faites une recherche pour trouver ces groupes, avec ces mots-clé: "Jardin d'échange universel", "Système d'échange local", "monnaie alternative".

  

Pour accéder à une description plus élaborée d'une démarche vers l'autosuffisance, consultez le document "L'Arche de Noé":

http://iodepotassium.blog.mongenie.com/

 

"Agissez ainsi d'autant plus que vous savez en quel temps nous sommes: le moment est venu de vous réveiller de votre sommeil".

Romains 13:11

 

Isabelle

www.consciencedupeuple.com

 

http:// consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=953920

 

 

 

Commentaires:

 

 

Aller contre ce système catastrophique sera difficile, puisque nombres de moyens pour parvenir à un "autre chose" satisfaisant pour notre planète, sont de plus en plus considérés comme illégaux par nos législateurs serviles.

La seule vraie solution est de vivre le plus possible en autarcie, au moins pour un temps suffisant pour déstabiliser les échanges et les moyens de pression divers.

 

 

 

Tu as raison, c'est d'ailleurs ce que j'ai bien compris, la meilleure manière de combattre ce sale capitalisme assassin utilement, c'est de le boycotter, et en plus on l'em..... smiley-tongue-out

Le meilleur super-marché, vraiment bon marché, c'est la poubelle. C'est fout ce qu'on y trouve ! Et puis les vide-greniers, Emmaüs, le troc de biens et de services, l'autarcie bien sûr, et vlan !   guillotine  K.O. le capitalisme basé sur le capital et non le travail !! pompomgirl

 

 

 

dazibaoueb.fr/article.php?art=15240

 

 

 

Sur ce blog,

 

 

Un film qui pourrait ne pas être de la fiction...

 

 

SYNOPSIS :  : Chômeur et sans abri, John Nada vagabonde dans les rues de Los Angeles. Il découvre là, par hasard, d'étranges paires de lunettes qui vont bouleverser sa vision du monde…. Derrières ces verres teintés la Terre est tombée aux mains d'extra-terrestres qui, dissimulés sous une apparence humaine, dominent l'économie du pays et le pouvoir politique. Nada doit dorénavant choisir entre l'esclavage et la résistance armée.

  

http://www.wat.tv/video/reveil-phenix-316qn_2iltf_.html

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  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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