Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 04:36
85% des nouveaux remèdes seraient de la camelote à risque
Autres articles


Natural News, S.L. Baker, 18 août 2010


      Depuis des années, les défenseurs de la santé naturelle tirent la sonnette d'alarme sur les dangers des nouveaux remèdes préconisés aux patients. Mais, est-ce un avis partial inexact ? Pas du tout. En fait, une nouvelle étude démontre à présent que les problèmes présentés par les spécialités de Big Pharma qui font l’objet d’un énorme battage publicitaire sont même bien pires que ce que pourraient cauchemarder la plupart des gens. Des chercheurs indépendants ont constaté qu'environ 85 pour cent des nouvelles spécialités offrent peu si ce n’est aucun nouvel avantage, mais elles renferment le risque de provoquer de graves dommages chez l’utilisateur.


      Selon le Dr Donald Light, le professeur de santé comparée à l'université de médecine et de dentisterie du New Jersey qui a rédigé l'étude, l'industrie pharmaceutique est un marché « pour pacotilles » et Big Pharma dépense une fortune pour vendre cette saloperie au public.


      Le Dr Light, qui a présenté ses conclusions à Atlanta le 17 août, à la 105e réunion annuelle de l’American Sociological Association, a déclaré dans un communiqué de presse, « Parfois, des compagnies pharmaceutiques cachent ou minorent les données sur les graves effets secondaires des nouveaux médicaments et exagèrent leurs avantages. Ensuite, elles passent deux à trois fois plus de temps en marketing qu’en recherche pour convaincre les médecins de prescrire ces nouvelles spécialités. Les médecins peuvent avoir des informations trompeuses et désinformer les patients sur les risques du nouveau médicament. C'est vraiment un marché à deux vitesses pour de la camelote. »


      Le document du Dr Light, Pharmaceuticals: A Two-Tier Market for Producing 'Lemons' and Serious Harm (Pharmaceutique : Un marché à deux vitesses produisant de la camelote et de graves torts), est une analyse institutionnelle sur l'industrie pharmaceutique et son fonctionnement. Il a construit ses conclusions sur un large éventail de données provenant de sources et d’études indépendantes, incluant le Canadian Patented Medicine Prices Review Board, la Food and Drug Administration, et Prescrire International (un journal de langue française qui publie des recherches approfondies sur la pharmacologie, la toxicologie et la pharmacie). Une grande partie des recherches de cette étude ont été faites pour un livre à paraître du Dr Light, The Risk of Prescription Drugs (Risque de l’ordonnance médicale), dont la sortie est prévue cet automne chez Columbia University Press.


      À la fois dans son document et dans son livre, le Dr Light met l'accent sur ce qu'il qualifie de « syndrome du risque de prolifération. » Il se réfère à la façon dont Big Pharma a maximisé énormément le nombre de gens exposés à de nouveaux médicaments dotés d’une faible efficacité et de plus grands risques d'effets indésirables et d’effets secondaires souvent graves. Les géants pharmaceutiques ont réussi cette prouesse en n’associant pas à chaque nouvelle mise sur le marché un lancement contrôlé et limité, qui permettrait de recueillir des indications positives et négatives sur les effets du remède. Au lieu de cela, pour lancer ses remèdes Big Pharma compte énormément sur le battage publicitaire reposant sur des essais cliniques conçus en premier lieu pour minimiser les signes de préjudices, et qui sont publiés dans la littérature médicale dans le but unique de souligner les avantages des médicaments.


      Le Dr Light a révélé que les compagnies pharmaceutiques dépensent des millions dans d’énormes campagnes de promotion de leur nouvelle panacée médicale, et en recrutement d’éminents médecins qui utiliseront ce médicament pour des affections autres que celles pour lesquelles il est homologué. En favorisant ces usages hors indication ou non homologués, Big Pharma va essayer d’obtenir encore plus de ventes et les médecins deviennent par négligence ce que le Dr Light appelle des « agents doubles, » qui travaillent à pousser les ventes de la nouvelle drogue alors qu'ils sont censés être des gardiens du bien-être de leurs patients.


      Et qu’arrive-t-il quand le patient se plaint que le médicament le rend malade et/ou produit des effets secondaires ? Les études montrent qu’habituellement leur médecin méprise juste ces plaintes ou n’en tient pas compte, a déclaré le Dr Light.


      Selon la nouvelle étude, les grands laboratoires pharmaceutiques réussissent dans la vente de médicaments de « pacotille » grâce à trois raisons principales : Big Pharma est chargé des essais de ses propres remèdes ; les laboratoires pharmaceutiques ont investi des millions dans l’édification de « pare-feu » de protection juridique pour cacher les informations concernant les dangers ou l'inefficacité d'un médicament ; et le seuil d'efficacité des remèdes est suffisamment bas pour qu’il soit facile d’obtenir l’homologation d’un nouvelle spécialité.


      Le Dr Light a souligné que malgré les nombreuses exigences des essais d'efficacité et d'innocuité de chaque nouveau médicament, les compagnies pharmaceutiques utilisent la stratégie de la « submersion de l’autorité de contrôle » sous une foule d'essais cliniques incomplets, partiaux, et de qualité inférieure. Par exemple, dans une étude sur 111 demandes d’homologations définitives, 42% ne comportaient pas assez d'essais randomisés, 40% comportaient des essais de dosage défectueux, 39% ne comportaient aucune preuve d'efficacité clinique, et 49% soulevaient des inquiétudes sur de graves effets secondaires.


      « Il en résulte que les médicaments sont homologués sans que personne ne soit capable de connaître leur degré réel d’efficacité ni le nombre de dommages provoqués, » dit-il. « Les compagnies contrôlent l’élaboration des connaissances scientifiques et ensuite les conclusions qui iront à la FDA ou seront publiés. »


      Comme Mike Adams l’a récemment rapporté dans Natural News, les statines sont un excellent exemple de remède préconisé sur le marché par Big Pharma comme sûr et efficace, tout en dissimulant le fait qu’elles font souvent plus de tort que de bien aux gens. Dans le cas des statines, elles provoquent toutes sortes de dommages, du foie à l’insuffisance rénale aiguë, et de la faiblesse musculaire extrême à la cataracte.


Pour plus d'informations :
www.asanet.org/meetings/2010Home.cfm
www.naturalnews.com/Big_Pharma.html



Original : www.naturalnews.com/029506_Big_Pharma_lemons.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

http://www.alterinfo.net/85-des-nouveaux-remedes-seraient-de-la-camelote-a-risque_a49141.html


Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 03:53

femme--nue--belle-.png

 

Une histoire vraie: Les aventures de Maryse au Pôle Emploi

 

 

Les aventures de Maryse au Pôle Emploi. Effrayant ! Miroir de notre société. Quand j'ai lu ce post, il m'a déchiré le coeur. J'ai écrit un commentaire, en pleine émotion. Le voici. J'aimerais que cet article soit envoyé aux Elus, pour qu'ils voient ce que les Français vivent. Concrètement.... eva R-sistons

 

 

Je suis bouleversée par cet article. Retournée. Presque en larmes. Révoltée...

http:// www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15072

 

Mes amis, c'est tellement la réalité !


Que fait-on de l'humanité ? Quelle dureté ! Tout se cumule. Plus rien d'humain. Je me suis occupée de défense des consommateurs, je n'en pouvais plus: Je me cassais le nez sur les boîtes vocales ! Alors, celui qui n'a presque plus rien, qui a tout à porter, et ça fait boule de neige... comment vit-il la deshumanisation de notre société ? 


Et c'est de plus en plus dur ! Il faut aller plus loin pour trouver l'agence de l'emploi ou la poste ! Il est de plus en plus difficile de trouver un travail ! Précarité, salaires misérables, rendement, il faut être efficace, parfait.... Les médicaments sont de moins en moins remboursés... Et puis les surcoûts des opérations médicales, les dépassements d'honoraires... les impôts locaux de + en + chers, et ça va augmenter démesurément ! Et il faut payer le portable ou l'ordi à l'enfant pour qu'on ne se moque pas de lui...Et tant et tant de choses ! A la fin, c'est trop, trop !


 

clocharde-allemgne-dazi-j.jpg


Et quand on vous ferme la porte partout... quand on a subi l'échec trop souvent, trop longtemps... on va au RV, quand on en a un, perdant, alors qu'on ne prend que les gagnants, et puis les pas trop jeunes et les pas trop vieux ! La gagne, quel mot affreux !

Les enfants sentent le désespoir, l'énervement... Et pendant ce temps, Sarkozy pompe l'argent public en changeant tous les jours ses fleurs dans des résidences qu'il n'occupe pas ! Ce tyran, ce parvenu a-t-il une fois vécu de l'intérieur la souffrance, le manque, l'angoisse du lendemain, les quêtes inutiles, les humiliations ? Que sait-il du peuple ? Coupé de lui comme Louis XVI et Marie-Antoinette ?


Et la peur, la peur tout le temps, oui devant le courrier... Tout augmente ! Et les erreurs de l'Administration ! 


Je suis retournée par cet article, j'ai du mal à écrire, j'ai vécu ces affres trop longtemps en m'occupant bénévolement des pas de chance, des perdants, des mal nés, des rejetés, des humiliés, des exclus... dans des organismes comme la Boutique Solidarité Abbé Pierre, ou en les accueillant chez moi pour les aider à prendre un nouveau départ.


Alors je vis ça de l'intérieur, oui je pleure, j'ai envie de crier, assez, assez, pitié pour eux ! Pitié ! Donnez-leur un travail, foutez en l'air cette maudite Bourse, ras-le-bol du Marché qui broie tout !

 

Le Cri, de Munch

Je vous en prie, TOUS, emparez-vous de cet article, je demande que tous le lisent, le relaient, le publient, l'envoient aux Médias, aux Ministères, aux Députés, partout ! S'il vous plaît, faisons ça, au moins ! Une grande chaîne de la solidarité ! Les Elus sont dans une bulle, montrons-leur ce que tant de Français vivent aujourd'hui !

Je sens que je vais publier ce cri,  je veux attirer l'attention sur cet article, je veux qu'il soit parmi les plus lus, je veux qu'il soit dans nos coeurs, dans nos préoccupations, pour que nous le relayions, pour que nous le partagions !

Amis lecteurs, c'est de notre frère, c'est de notre soeur, qu'il s'agit, oui, de notre FRERE, de notre SOEUR en humanité ! Et peut-être, demain, de nous tous !

Nous sommes une grande chaîne humaine, les membres d'un même corps humain, cet article signe la faillite d'une société, demain je vais écrire un procès de l'Occident au moment où les Médias s'emparent partout du cas d'une femme lapidée, mais mes amis, la barbarie, elle est aussi ici, ICI, en Occident tant vanté !

L'Occident est barbare ! Nous osons donner des leçons aux autres, alors que de plus en plus de nos concitoyens vivent de telles souffrances au quotidien, dans l'indifférence presque générale et dans le mépris des gouvernements égoïstes, cupides, corrompus, criminels !

Mes amis, Maryse au pôle d'emploi, c'est nous tous ! C'est la société d'aujourd'hui, déjà, et de demain, partout !

Je vous en prie, prenons à coeur l'histoire de Maryse, c'est la nôtre, et relayons-la !

Nous ne pouvons pas accepter l'intolérable. Alors, tous, disons non à cette société deshumanisée et ré-humanisons-la, ensemble !

Votre eva

Unite-et-paix-copie-2.jpg

 

Une histoire vraie: Les aventures de Maryse au Pôle Emploi

"C’est ainsi quand on vit sous la dépendance des administrations"

Ce qui suit n’est pas de la fiction. N’hésitez pas à réagir en bas de page…


Maryse ouvrit la boîte à lettres comme chaque jour, avec la peur au ventre. Elle avait l’habitude des mauvaises surprises qui l’attendaient au courrier presque quotidiennement.

Pas de cartes postale de Tahiti, mais ce pouvaient être des factures plus lourdes que prévues, des lettres en recommandé qui n’étaient jamais de bonnes nouvelles, des mises en demeure ou encore des erreurs de la part de la CAF qui lui demandait un trop perçu ou des ASSEDIC qui lui annonçaient la fin de ses allocations de chômage…

C’est ainsi quand on vit sous la dépendance des administrations : il n’y a jamais de repos ni de répit. Jamais de tranquillité d’esprit où l’on peut se reposer et se dire : "Bon, là maintenant je suis en sécurité, j’ai de quoi vivre et nourrir ma famille, j’ai de quoi voir venir et assumer les erreurs administratives et les factures imprévues avec sérénité."

Si déjà elle pouvait se dire : "Bon, j’ai de quoi nourrir la famille jusqu’à la fin de la semaine et payer mes factures", ce serait déjà une forme de paradis. Mais les prélèvements bancaires, les dettes, les étalements de factures à payer tous les mois, la menace d’être fichée à la Banque de France, les huissiers…

Encore faut-il avoir des revenus réguliers ! Ce n’est pas le cas de Maryse. Parfois, elle a un peu de travail, parfois ses enfants sont malades ou bien elle déprime et n’arrive pas à se lever de bonne heure pour se rendre à son stage d’insertion ou à son poste en CAE (contrat aidé).

Car du travail, elle n’en a pas régulièrement et donc, ses revenus sont aléatoires et fluctuants. Parfois, elle perçoit des allocations d’ASSEDIC ou le RMI (maintenant RSA, bien plus compliqué qu’avant). La CAF lui demande de justifier ses revenus tous les mois, le Pôle Emploi la convoque pour lui demander de justifier ses recherches d’emploi… Elle doit se justifier sans arrêt comme si elle était coupable de quelque chose. Coupable de quoi ? D’être pauvre et de santé fragile, d’avoir du mal à s’en sortir ? D’avoir eu un accident de vie dans sa jeunesse ? De s’être retrouvée seule avec ses enfants ???

Elle se sent mal à l’aise devant sa boîte aux lettres comme devant l’employée qui l’a culpabilisée l’autre jour de n’avoir pas assez de pièces justifiant ses recherches d’emploi, de n’avoir pas assez écrit de lettres et de CV - mais à quoi ça sert un CV, s’il en arrive tous les jours des dizaines et que vous n’avez pas de facilités pour la rédaction des lettres ? En plus, on sait bien que ça ne marche plus d’écrire…

Elle fait ce qu’elle peut Maryse, elle se bat pour s’en sortir, mais c’est un parcours du combattant tous les jours et l’on n’a pas le droit de baisser les bras et de dire "Ouf ! Je suis fatiguée !" C’est chaque jour un nouveau combat.

Ca y est, elle le savait ! Encore une lettre du Pôle Emploi qui la menace de radiation. Pourtant, elle est allée hier leur expliquer pourquoi elle n’avait pas pu venir à la réunion. Son petit était malade et elle n’avait personne pour le garder. Ils font quoi les employés du Pôle Emploi, quand leur enfant est malade ? Ils prennent un congé ou se payent une nounou parce qu’ils ont un salaire et des droits… Quand on n’a pas de salaire, ni de travail, on n’a pas de droits ??? On n’a que le droit de se taire et d’obéir. On est en tort de toutes façons ! On peut venir à toutes les réunions, les convocations, parce qu’il paraît qu’on n’a que ça à faire !

Elle sent la colère monter. C’est injuste. Elle va lui dire à la femme du Pôle Emploi !… Mais elle se souvient tout à coup qu’elle ne peut pas téléphoner puisque la ligne vient d’être coupée pour non paiement… Quant au portable, elle n’a pas eu de quoi racheter une carte pour le recharger. Elle va devoir prendre le bus ou le train, car elle n’habite pas à côté !

Ca va lui prendre l’après midi. Il faut se dépêcher, ils ferment à 16h. Elle va devoir faire la queue longtemps (les chômeurs ça ne manque pas), debout devant le guichet où l’employée est assise, elle, et expliquer son cas. On lui donnera l’autorisation d’expliquer "son cas" une deuxième fois en utilisant le téléphone au milieu de la salle, là bas.

- "Non, Madame, un conseiller ne peut pas vous recevoir. Il faut demander un rendez-vous et vous serez "convoquée". On ne peut plus recevoir les gens comme ça", trop de travail…"

"Travail" : un mot à ne pas trop prononcer devant un chômeur, ça risque de le mettre en colère.

Alors, elle prendra le combiné, fera le 3949 et tout le monde entendra sa conversation… Le 39-quelque chose, ces fameux numéros où l’on tombe sur une boîte vocale qui vous demande de faire d’abord le numéro du département de résidence puis de vous munir de votre numéro d’identifiant… Puis vous devrez choisir quelle est la raison de votre appel et faire le 1 ou le 2 ou autre et attendre jusqu’au bout l’énumération des choix. Si vous ne trouvez pas tout de suite la bonne réponse, si vous trompez, vous revenez à la case départ et vous n’avez plus qu’à recommencer ce petit jeu de patience.
C’est un jeu que notre société vient d’inventer pour éviter d’être confrontée au public trop directement.

Il faut beaucoup de contrôle à Maryse pour ne pas s’énerver, pour garder son calme. Elle sait que tout ceci est fait pour décourager les gens et les pousser à renoncer à leur demande. Alors elle pense à ses enfants, s’arme de courage et reste impassible devant la voix qui lui dit : "Il y a une minute d’attente"… "Cette fois, c’est mon jour de chance, ils n’ont pas dit : "Tous nos conseillers sont occupés, rappelez ultérieurement !"", se dit-elle pour se réconforter. Ca, pour patienter, elle patiente, elle n’a pas le choix, sa vie et celle de sa famille en dépendent.
C’est comme ça qu’elle vide son forfait téléphonique à chaque fois !

Hier, il a fallu rappeler EDF pour qu’ils rebranchent l’électricité et France Télécom également. "Eh bien, ma carte de téléphone y est passée", explique-t-elle à sa voisine qui connaît bien les mêmes problèmes.

"C’est du harcèlement", dit-elle, exténuée à l’idée de tout ce qu’elle devra faire cet après-midi pour simplement qu’ils ne lui coupent pas ses allocations de chômage, car ce serait la fin ! Plus de chômage, plus de revenus et c’est à nouveau le cercle infernal. Il faudra encore courir voir l’assistante sociale, lui expliquer "son cas" et "quémander" un secours quelconque. Elle se sent envahie d’émotions, de peur, de colère, de tristesse…

Et comment faire autrement ? Elle en assez de demander de l’aide, elle aimerait bien que tout redevienne comme avant et pouvoir retrouver son équilibre et son indépendance. Ils ne roulaient pas sur l’or, mais avec deux salaires même ridiculement bas, ils s’en sortaient tout juste sans rien demander à personne.

"Mais on ne choisit pas, c’est comme ça", dit-elle à sa voisine en rentrant chez elle avec son courrier brûlant dans les mains… Elle pense tout à coup qu’elle va devoir demander à quelqu’un de prendre les enfants à l’école, elle ne sera pas à temps pour la sortie. Sinon, on va encore lui faire des remarques, parce qu’on aura dû les mettre à la garderie, elle n’était pas là à l’heure… Et ses enfants auront honte que l’on réprimande leur mère devant les copains… Encore et toujours se justifier !

Maryse se sent seule. Pourtant, elle ne l’est pas. Il y a des milliers de personnes qui souffrent de la même déshumanisation des services administratifs et de notre société en général. De leur côté, les employés ne sont pas tous inconscients et agressifs. Beaucoup font souvent ce qu’ils peuvent et disent qu’ils manquent de temps et de personnel. Si l’on rencontre directement les responsables de votre dossier, ils vous répondent souvent aimablement et vont tenter de trouver une solution. Rien ne vaut le face à face.

A condition d’avoir pu passer les barrières de la plate forme téléphonique, des employés d’accueil qui renvoient votre problème à plus tard ou vous demandent d’écrire (un courrier qui souvent n’est pas lu ou pas enregistré à temps, alors que les courriers automatiques de radiations sont déjà partis, par exemple). Mais on tombe parfois sur les revêches, les coincés et ceux qui pensent que vous profitez de la situation.

Les administrations seraient-elles devenues de grosses machines incontrôlables où plus personne n’est responsable de ce qui se passe et où l’on laisse sous entendre de façon pernicieuse que vous êtes forcément un profiteur, un paresseux, voire un escroc !?…

Les médiateurs de la République, ces personnes que l’on trouvent dans les mairies ou les préfectures sont chargées de régler les rapports bloqués et les conflits qui ne manquent pas de se produire entre le public et les administrations françaises.
Le médiateur principal a produit un dossier accablant sur les rapports déshumanisés, sur ces fameuses plates-formes téléphoniques où le public n’est jamais écouté ni les demandes prises en considération. Elles ne servent qu’à canaliser les rares individus agressifs dont les employés de la Sécu ou de Pôle emploi ont si peur.

Mais la plupart des personnes en difficulté gardent leur calme, même si elles se sentent mal considérées, mal accueillies : tant de maltraitance et de mépris vis-à-vis de ceux que l’on pourrait nommer les plus "fragiles" mais qu’il faut plutôt appeler les plus "forts" parce qu’il faut beaucoup de force, de courage et de résistance pour se faire entendre et pour survivre dans de telles conditions !!!

Françoise Daudeville, 25 juillet 2010


Auteur : Françoise Daudeville - Source : ATD Quart Monde

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15072

 

   

Témoignage reçu, criant de vérité :


Voici le témoignage que j'ai trouvé dans ma boîte courriels, criant de vérité.

Ils ont l'ordre de radier les chômeurs ! Voilà le vrai visage de CE pouvoir inhumain !

Mais alors, ils radient une vie ! C'est effrayant !!! Ils sont au pouvoir pour radier des vies ?

 

 

Pôle-emploi est une machine à briser les gens.
Le truc c'est de ne pas se laisser faire.
je vais te raconter ce qui m'est arrivé.
Un jour à une convocation mensuelle, je suis reçu par mon "conseiller" Pôle-Emploi.
Plutôt sympa d'habitude, ce jour là il ne l'était plus. Je crois que ces gens subissent des pressions qui les rendent inhumains.
Au détour de la conversation, voilà qu'il me menace :
- Vous savez, moi je peux vous radier quand je veux.
Ca m'a mis en colère, parc qu'il n'y avait aucune raison de me radier. J'ai répondu calmement :
- Ah oui, mais moi je peux aussi vous péter la gueule si je suis radié. C'est d'ailleurs ce qui arrivera, vous êtes mon seul interlocuteur, donc le seul responsable. Vous savez c'est facile, j'attends le soir que vous sortiez et je vous pète toutes les dents, juste pour vous montrer que je ne suis pas qu'une ligne dans vos statistiques.
- Vous me menacez ? Dit il
- Oui, je fais comme vous, dis je. Vous menacez de me radier, je vous réponds. Ca s'appelle la dissuasion...
Il est resté un peu interloqué. Il se calme et me dit :
- Vous savez je ne fais pas un boulot facile, j'ai des pressions d'en haut pour radier des gens.
- C'est pas une raison pour répercuter les pressions, dis je. Sinon vous risquez l'explosion... Et puis j'ai 50 ans, si vous croyez que vous me faites peur, vous vous trompez, j'en ai vu bien d'autres dans la vie. Donc je maintiens mes propos et sachez que je ne rigole pas.
Depuis il me fiche une paix royale, il ne me convoque plus (ça fait 2 ans). Je pense qu'il m'a mis dans une autre catégorie de chômeurs pour ne pas que je sois convoqué.
C'est malheureux, mais je crois que c'est la seule solution, il ne faut pas se laisser faire ! Ils nous font subir de la violence, répondons par la violence. Les gens se laissent trop faire...

Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 03:46

 

 

Lettre ouverte aux Elus, Lettre de la France d'En-Bas à la France d'En-Haut

Le Cri, de Munch

 

Mes amis

 

Voici une Lettre aux Elus. Vous aurez donc un instrument "prêt à poster", à envoyer à votre Elu, quel qu'il soit, Député, Sénateur, Conseiller Général, Maire... Votre eva.

 

 

Lettre de la France profonde aux Elus,

par eva R-sistons

 

 

.

.

 

Monsieur, Madame (Député, Maire...)

 

Parmi les articles qui paraissent sur Internet, souvent excellents d'ailleurs car comme vous le savez, aujourd'hui, la bonne information se trouve sur le Net, ou sur des supports indépendants comme Médiapart, parmi ces articles, donc, j'ai déniché une perle, l'histoire de Maryse. Pourquoi une perle ? Parce qu'elle traduit fidèlement la réalité d'aujourd'hui, parce qu'elle est criante de vérité, de douleur, parce qu'elle réflète la souffrance de tant de Français dans la société actuelle, de plus en plus dure et inhumaine.

 

A l'instant, j'apprends qu'une famille vient par hasard de découvrir, dans le carré des indigents, la tombe du fils décédé à quelques mètres de là, chez lui, quelques semaines plus tôt. Les Services concernés n'ont pas dû faire des recherches poussées pour ne pas retrouver l'identité de cet habitant du village ! Ce fait-divers est révélateur: Les vies humaines, aujourd'hui, n'ont-elles plus de prix ? Ne sommes-nous que des consommateurs, des électeurs, des numéros ?

 

Or, lorsqu'on lit le témoignage de Maryse ( Une histoire vraie: Les aventures de Maryse au Pôle Emploi), ou celui de ce chômeur ( Maryse, miroir de notre société impitoyable... cri d'eva R-sistons face à l'intolérable ), on ne peut pas ne pas penser à tous ceux qui, aujourd'hui, connaissent les affres du chercheur d'emploi, du "client" du Pôle Emploi, du chef de famille qui ne peut plus subvenir aux besoins des siens. On se demande, d'ailleurs, si le Pôle Emploi ne sert plus qu'à radier les chômeurs pour que les statistiques soient favorables au Pouvoir qui, justement, ne fait aucun cas de la souffrance de la France d'En-Bas.

 

A-t-on réalisé que la vie humaine n'a plus de prix, plus de valeur ? A-t-on réalisé qu'on est en train, en radiant un chômeur, de RADIER UNE VIE, de provoquer du désespoir, du suicide, du divorce, de la violence sociale, de la délinquance, etc, va-t-on vers une société abominablement à l'américaine, où une part non négligeable de la population croupit (ce qui coûte d'ailleurs très cher à la Collectivité) en prison, prête, à la sortie, à commettre mille irréparables ? Le but des Gouvernements est-il de radier, radier, radier, et réprimer, réprimer, réprimer ? Ne vaudrait-il pas mieux utiliser l'Argent public à créer des emplois et donc de la richesse nationale, plutôt qu'à radier et à réprimer ?

 

Elu(e), en vous tendant ces témoignages, ces tranches de vies désespérées, je vous tends un MIROIR de notre société française, un miroir de la société que par vos décisions, ou par votre indifférence, vous êtes vous-même en train de mettre en place. Quelle idée vous faites-vous de votre fonction ? Juste permettre au Parvenu à la tête de notre pays de faire passer dans les Lois tous ses caprices, les caprices de Celui qui n'a qu'un seul objectif, servir les intérêts de ses amis les plus puissants, quitte à sacrifier la France moyenne et d'En-Bas ? Juste avoir une fonction honorifique, indéfiniment bien rémunérée jusqu'au seuil de votre mort ? Non, Elu(e), nous vous avons confié un mandat pour que vous en soyez pleinement responsable, pour que vous ayez le pouvoir de choisir les Lois qui serviront le pays, ses habitants, des habitants de plus en plus malmenés par cette Mondialisation qui n'a qu'un but, servir un Marché lui-même tyrannique, aveugle, impitoyable, et si contraire aux intérêts de chacun...

 

Dois-je vous rappeler vos devois d'Elu(e) ? Nous attendons de vous que vous compensiez par de JUSTES LOIS la dureté du Marché, pas que vous la renforciez. Aujourd'hui, de plus en plus de Français sont "largués" du Système, jetés sur le bord du chemin, abandonnés à leur sort... voulez-vous qu'en quittant les statistiques du Chômage ils viennent grossir les statistiques de la délinquance, ultime voie pour ceux qui ont tout perdu ?

 

Elu(e), le premier devoir n'est-il pas de donner un Emploi à chacun pour qu'il puisse vivre dans la dignité ? La société d'aujourd'hui les supprime les uns après les autres, industriels, paysans, dans la Fonction publique, partout... Et vous êtes complices de cette abomination par votre incurie ou par votre indifférence ! De surcroît, vous contribuez à la casse de toutes les protections sociales, les unes après les autres... C'est une société MONSTRUEUSE que vous êtes en train de bâtir avec nos bulletins de vote !

 

Ne voyez-vous pas ce que les Français souffrent ? Lisez, relisez ces témoignages, imprégnez-vous en, comprenez, passez aux actes, cessez d'être une Chambre d'enregistrement des oukases du Roitelet qui n'aime pas la France, ne la comprend pas et la détruit jour après jour, avec votre assentiment implicite. Si vous persistez à rester aveugle, sourd aux cris des malheureux, craignez que demain ceux-ci ne votent plus pour vous, vous déligitimant, pire encore, qu'ils ne se retournent contre vous.

 

Elu(e), il est temps de sentir la souffrance monter, monter, monter, et se transformer en colère; En son temps, Louis XVI et Marie-Antoinette proposaient des brioches aux Français affamés. Ils ont fini la tête coupée... Les privilèges pour quelques-uns, la souffrance pour les autres, ça suffit. Il est temps pour vous de réaliser que la situation est explosive, que la souffrance a ses limites, et que demain, très vite, elle va se retourner contre ceux qui, par leur actes ou par leur passivité, sont responsables de la montée des détresses et des mécontentements...

 

Ecoutez le cri de Maryse et de ce Chômeur, miroirs de notre société, de la société que par vos décisions, vous contribuez à rendre invivable...

 

Un sursaut est nécessaire. Sans lui, vous risquez d'être débordé(e), un jour, par le trop-plein de souffrances que vous n'aurez pas voulu voir ou entendre...

 

Eva R-sistons à l'intolérable 

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-lettre-ouverte-aux-elus-lettre-de-la-france-d-en-bas-a-la-france-d-en-haut-55690646.html

 

  resister.jpg

 

Revolution-ass.nle.jpg

 

A l'instant, je trouve ce post:

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15099 , "Insurrection"

 

 

revolution.jpg

 

 

Reçu à l'instant ce courriel du Chômeur :


Ce sont des situations habituelles au Sarkoland. Demande un peu à ceux qui ont le RSA quel parcours du combattant ils subissent.
Notre société est violente, l'insécurité émane d'abord de l'Etat qui est d'une violence extrême (demande un peu aux Roms).
De plus en plus de gens vivent dans insécurité terrible qui fait qu'on sait pas de quoi on vivra demain, ni même si on pourra vivre.
Seulement la violence engendre la violence, et le jour où ça pètera ça ne sera pas beau à voir, j'en ai bien peur.

 


 

 

 

Rappel:

 

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
par Thierry Meyssan*

 

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité. Article ici : 

 

http://www.voltairenet.org/article157210.html

 

 


 

Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 03:06

 Original (New York Times): Cloned Livestock Gain a Foothold in Europe

05.08.2010 James Kanter via Courrier International

 


Dans plusieurs pays, dont la Suisse et le Royaume-Uni, des produits issus de la progéniture de bétail cloné se retrouvent dans les rayons des supermarchés, à l'insu du consommateur. Cet article du New York Times a déclenché une enquête de l'agence britannique de sécurité alimentaire.

 


 

En Europe, nombreux sont ceux qui frémissent à l'idée même de cloner des animaux. Et pourtant en Suisse, au Royaume-Uni et peut-être dans d'autres pays, une poignée d'éleveurs ont  importé des Etats-Unis de la semence et des embryons provenant d'animaux clonés ou de leur progéniture, afin d'obtenir des bêtes plus grasses et plus productives. Et bien qu'aucun distributeur ne l'admette publiquement, il est fort probable que de la viande ou des produits laitiers issus de ce genre d'élevage soient déjà en vente dans les rayons des supermarchés.


Il ne s'agit sans aucun doute que de petites quantités et leur vente semble légale, mais cette évolution mérite d'être soulignée dans une région du monde opposée depuis longtemps aux organismes génétiquement modifiés (OGM) et où bon nombre de personnes considèrent le clonage animal comme potentiellement dangereux et cruel, voire immoral.


En Europe, les responsables politiques affirment que toute entreprise désireuse de commercialiser de la viande ou des produits laitiers issus d'animaux clonés doit se mettre en conformité avec la réglementation européenne sur les nouveaux aliments, censée couvrir les innovations du secteur agroalimentaire. Jusqu'à présent, aucune démarche de la sorte n'a été entreprise. La viande et les produits laitiers issus de descendants d'animaux clonés ne font actuellement l'objet d'aucun contrôle ou autorisation préalables.


L'Office fédéral suisse de la santé publique (OFSP) a annoncé dans un recoin de son site Internet que des "produits laitiers et de la viande issus de tels animaux [avaient] probablement été utilisés par l'industrie agroalimentaire avant d'être vendus en Suisse". "D'autres pays européens sont dans la même situation", pouvait-on également lire sur le site.


"Nous ne devons pas nous transformer en une forteresse hostile aux animaux clonés et à leur progéniture", déclare Arnaud Petit, directeur de l'unité produits et marchés de l'instance Copa-Cogeca, première association européenne d'agriculteurs et de coopératives. "Aujourd'hui, nous devons produire davantage avec moins de ressources et un impact moindre sur l'environnement. Le clonage pourrait être une solution d'avenir."


En juillet, le Parlement européen a voté pour l'interdiction de la vente de viande et de produits laitiers issus d'animaux clonés ou de leur descendance. Toutefois, après les épuisantes batailles autour des OGM, les Etats européens ne tiennent pas à provoquer une nouvelle guerre commerciale avec des géants de l'agriculture comme l'Argentine, le Brésil ou les Etats-Unis. Ils négocieront avec les eurodéputés à partir de septembre afin de s'entendre sur un texte.


Au cours des trois dernières années, des éleveurs britanniques ont obtenu au moins trois animaux à partir d'embryons importés. La nouvelle a toutefois provoqué une vague de protestation dans les médias nationaux, les opposants au clonage s'inquiétant de voir apparaître des produits alimentaires vendus en supermarchés sans contrôle sanitaire suffisant.


Un producteur britannique a déclaré utiliser quotidiennement le lait d'une vache née d'un animal cloné. Il a également indiqué avoir vendu des embryons de cette vache à des éleveurs canadiens. L'homme a toutefois préféré garder l'anonymat, expliquant que le clonage était tellement impopulaire au Royaume-Uni que les consommateurs n'achèteraient plus son lait s'ils en connaissaient l'origine.


Il espère ne pas être contraint de se débarrasser d'une bête aussi précieuse. Ses activités ne semblent pourtant pas conformes à la position du ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales britannique. D'après les récentes déclarations d'une porte-parole, le ministère n'avait connaissance d'aucun cas de viande ou de produits laitiers issus de la progéniture d'animaux clonés qui seraient entrés dans la chaîne alimentaire au Royaume-Uni.


En Suisse, réputée pour ses fromages et son chocolat, le gouvernement a reconnu que "plusieurs centaines" de têtes de bétail étaient des descendants de clones de deuxième ou troisième génération. Il a toutefois souligné qu'il s'agissait là d'un "très faible" pourcentage par rapport au 1,5 million de têtes de bétail du pays.


Julio César Díez, le vétérinaire qui a participé à la naissance de Got, le premier taureau de combat cloné en Espagne, s'attend à ce que les animaux clonés et leurs descendants soient de plus en plus utilisés par les éleveurs européens dans les années à venir, en raison de la demande croissante de viande de bonne qualité à des prix abordables. "Quand on est capable de sélectionner des animaux qui produisent autant de viande supplémentaire par kilo de grains et de fourrage, le recours au clonage devient inévitable", explique-t-il.

 

La France autorise en catimini la culture de deux variétés de maïs OGM (2aout 2010)

L'UE impose la pomme de terre GM + Les OGM en France : chronologie

   Dossier OGM/The GMO Files

Le Luxembourg interdit la pomme de terre OGM « Amflora » ! (16 juin 2010)

Riz OGM : Bayer recule au Brésil

Neutralisation de tournesols OGM par les Faucheurs Volontaires

 Fauchage de tournesols mutés ou OGM cachés en Indre et Loire ce Samedi 24 Juillet 2010

 Communiqué du Collectif des Faucheurs Volontaires - neutralisation de 2 essais de maïs de Syngenta en Catalogne 

Dossier communiqué par: http://www.OGMdangers.org

Pétition: http://www.OGM-jedisnon.org

 

Traduction: http://www.courrierinternational.com

 

http://www.internationalnews.fr/article--le-lait-de-vache-clonee-debarque-en-europe-55708818.html

 

Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 02:36

Assassinat Hariri : une étude allemande écarte l’implication du Hezbollah

Une étude réalisée par le centre d’étude allemand Giga financé par le ministère allemand des affaires étrangères s’attend à ce que des membres du Hezbollah soient mis sur le banc des accusés par le Tribunal spécial pour le Liban.
Or constate-t-elle, la nature de l’attentat perpétré contre l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, ses procédés et ses motivations éventuelles, laissent planer bien de doutes sur ce nouveau processus.

suite ici:

 

http://www.alterinfo.net/Assassinat-Hariri-une-etude-allemande-ecarte-l-implication-du-Hezbollah_a49197.html

 

 

 

Assassinat de Rafic Hariri : le Hezbollah accable Israël ! 


Conférence de presse du chef du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, à Beyrouth le 9 août 2010.

 Lors d'une conférence de presse tenue ce lundi 09 août 2010 à Beyrouth,  et retransmise en direct à la télévision, le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a révélé les indices de l'implication d'Israël dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Voici quelques extraits de son discours :

 


Comme promis, dans cette conférence de presse je vais vous révéler des indices sur l’assassinat de Rafic Hariri par Israël. Depuis que j’ai annoncé cette conférence, beaucoup a été dit sur le sujet : pourquoi maintenant ?  pourquoi pas avant ?  Des questions qui ont toutes émané d’un seul coté… !
 
Israël travaille contre le Hezbollah depuis le 13 septembre 1993, c’est-à-dire depuis que nous avons manifesté contre les accords d’Oslo, manifestation pendant laquelle nous avons perdu des martyrs. Suite à cet incident, il y a eu des tensions avec le gouvernement de Hariri, et un agent israélien a alors convaincu le Président Hariri que le Hezbollah planifiait de l’assassiner, et qu’il était au stade de l’exécution !  Quelques mois après cette manifestation, les services de renseignements syriens ont arrêté un des nôtres, Abou Hassan Salamé. J’ai alors su que Abou Hassan était interrogé à Anjar, et j’ai demandé au général Ghazi Kenaan de le libérer. Il m'a répondu  qu’il avait reçu la visite de  Rafic Hariri, et que ce dernier lui avait révélé qu’un proche  de Hajj Imad Moughnieh lui avait dit que lui et Abou Hassan comptaient l’assassiner,  d’où la nécessité de le garder en détention…  En 1996, les services de sécurité de la Résistance ont interpellé un agent israélien nommé Ahmad Nasrallah, dans la banlieue Sud. Durant l’enquête il a avoué (et nous allons vous montrer un enregistrement) avoir eu des contacts avec une personnalité éminente proche de Rafic Hariri, à qui il avait dit ces mensonges, à savoir que Hajj Imad Moughnieh comptait assassiner Rafic Hariri. Il avait ainsi réussi à convaincre la sécurité de Hariri, allant même jusqu’à lui dicter où aller et où ne pas aller !  L’agent interpellé avait également révélé un plan pour assassiner Bahia Hariri à Saida, dans lequel Rafic Hariri devait aussi être tué. J’ai donné cet enregistrement au général Ghazi Kenaan, et je ne sais pas pourquoi, l’agent Ahmad Nasrallah a alors été libéré et s’est enfui en 2000 en Palestine occupée…

Voici à présent les indices de l'implication d'Israël dans l'assassinat de Rafic Hariri, le 14 février 2005.

1 -  La possibilité et les capacités d’Israël pour une telle opération :

L’histoire d’Israël en est témoin, surtout au Liban, pays propice à la réalisation de tels assassinats à cause de ses frontières géographiques et d'une longue côte. J'expliquerai plus tard comment les Israéliens entrent depuis les côtes libanaises dans le pays, et y restent parfois durant des semaines.
 
2 -  Le motif :

Le problème d'Israël n’est pas que la Syrie  ait sous sa  tutelle le Liban,  le problème d’Israël est l'aide et le soutien que la Syrie apporte à la Résistance. Un responsable arabe a affirmé au président syrien Bachar Al-Assad que la communauté internationale n’était pas contre la présence de la Syrie au Liban, au contraires elle l'encourageait même à y être jusqu'au fleuve Litani au Sud-Liban, mais seulement à  deux conditions : désarmer le Hezbollah, et  désarmer les camps palestiniens. Le président Bachar a alors répondu qu’Israël n’était  pas entré au Liban à cause des armes dans les camps palestiniens, et que la Résistance faisait partie de la défense stratégique de la Syrie…  Il était donc nécessaire pour Israël de provoquer un événement obligeant la Syrie à se retirer du Liban. Le sang de Rafic Hariri a ainsi été utilisé pour faire sortir la Syrie du Liban et pour affaiblir le Hezbollah…

3 -  La méthode d’Israël dans cette opération :

Quand les israéliens veulent réaliser  une telle opération, ils ont d'abord recours à des survols aériens de toute sorte, à des observations via des caméras dissimulées au sol, à des appareils d’écoute, à la reconnaissance sur le terrain au travers d'espions et de commandos…

4 -  Les activités d’espionnage d'Israël au Liban :

Plusieurs agents ont été arrêtés en 2009, et ont fait des aveux enregistrés. Voici quelques exemples :

L’agent Sader : La reconnaissance du terrain intervient nécessairement avant chaque opération d’assassinat. Cet agent a récolté des informations sur la maison du président Sleiman, ses sorties… On a également demandé à cet agent de se rendre à pied depuis le palais présidentiel jusqu'à la côte libanaise, et une autre fois de faire le même trajet en voiture. La côte libanaise est un facteur très important pour les Israéliens dans leurs opérations au Liban. L'agent a également avoué avoir récolté des informations concernant le yacht du commandant de l’armée !  Je vous le demande, comment se fait-il que l'enquête ait été close alors que la cible était le président Sleiman et le commandant de l’armée ?  Et pourquoi la commission d’enquête n’a-t-elle pas interrogé  cet agent ?

L’agent Tanius : Il a avoué qu’il récoltait des informations sur le chef des Forces Libanaises Samir Geagea, ses sorties et venues… Les Israéliens ont demandé à cet agent  des informations sur  Samir Geagea lorsqu'il était aux Cèdres et lorsqu'il a quitté les Cèdres, et on lui a demandé des informations sur les visites de Saed Hariri à Geagea, ainsi que sur les visites de responsables politiques chez lui.

L’agent Mahmoud Rafeh : Il a avoué son lien dans l’opération de Zahrani en 2005, découverte par les services de renseignements militaires libanais. Elle visait le président du Parlement, un chiite. La bombe qui était placée était très sophistiquée, de l’aveu même de Rafeh, ce qui signifie que c’était surement une bombe  israélienne, comme celle qui a tué  Rafic Hariri, un sunnite. Cette bombe planifiait donc de semer la zizanie entre sunnites et chiites. L'agent Rafeh a également avoué avoir accueilli des Israéliens et assuré leur transport !

L’agent Nasser Daher : Il a participé à l’assassinat du cadre de la Résistance Ghaleb Awali, dans la banlieue Sud de Beyrouth. Nasser est un musulman chiite qui vit à Jaledib... A l’époque, le groupe Jund al-Sham prétendait avoir tué Awali, ce qui était ridicule de la part d’Israël qui pensait alors que le Hezbollah allait croire une telle chose !

5 -  Les télécommunications :

Il est désormais certain qu’Israël contrôle le secteur des télécommunications, lui permettant de déterminer la localisation de pratiquement toute personne au Liban !
 
6 -  Les survols israéliens :

Une question très sensible !  Les Israéliens ont des capacités technologiques très performantes en ce domaine. Ils ont  des avions de combats, des AWACS,  des drones en tous genres, ils  en produisent même de très puissants. Ils ont un œil sur tout le Liban !

Le secret que nous avons promis de vous révéler, commence avec l’opération d’Ansarieh en 1997.  Quelques temps avant cette opération, la Résistance avait réussi à  détecter le signal d'un drone de type  MK, prenant des photos au-dessus du Sud-Liban, et les envoyant à une chambre d’opération en Palestine occupée. La Résistance avait alors réussi à pirater toutes les données envoyées par ce drone aux Israéliens, en même temps que ces derniers les recevaient !  J’avoue qu’au début nous avons eu des difficultés techniques dues au cryptage des données, ainsi qu'à l'abondance des drones  et de leurs signaux parcourant notre ciel. Mais la Résistance est parvenue à décoder les images prises par un drone israélien survolant la côte libanaise jusqu’à Ansarieh (Sud-Liban). Nous avons alors supposé que les Israéliens y préparaient une opération militaire, et donc nos hommes sont restés des semaines à surveiller la région. Et puis en 1997, un commando israélien a débarqué sur les côtes libanaises, a pris le chemin de Ansarieh, et s'est dirigé vers notre piège… Voici la vidéo !  Cette vidéo montre que le drone est un moyen efficace pour préparer une opération militaire…

Nous avons analysé les survols de drones au-dessus des lieux de différents assassinats. Voici les vidéos de deux exemples : la préparation de l’opération d’Abou Hassan Khodor, et la préparation de l’opération des frères Majzoub. (…)

A présent, venons-en au vif du sujet : l’assassinat de Rafic Hariri. Lorsque j’ai visité la famille Hariri au lendemain de l’assassinat, elle m’a demandé de l’aider dans l’enquête. Mais, les accusations contre la Syrie, puis l’affaire Der Spiegel, ont obstrué cette demande… Il n'empêche que nous avons créé une équipe pour enquêter de façon sérieuse, sur la base des aveux des agents arrêtés. Nous avons alors analysé les archives d’images prises par les drones israéliens que nous avions piraté, et nous nous sommes concentrés sur les images prises avant l’assassinat de Rafic Hariri. Nous avons travaillé pendant une année à décoder les images, à étudier quand et comment Rafic Hariri était suivi par des drones israéliens, et nous sommes parvenus à des conclusions tangibles. Nous allons vous montrer des images prises par des drones israéliens au-dessus de Beyrouth à des périodes  différentes, et sous différents angles, signifiant ainsi que la reconnaissance n'était pas innocente ou anodine. Ces images concernent le trajet de Rafic Hariri depuis son domicile jusqu’à sa résidence d’été à Fakra. (…) Vous verrez que les images prises sont souvent celles de routes partielles, de croisements de routes, ou des ruelles : le domicile de Rafic Hariri, le palais ministériel du Sérail, la côte libanaise longeant la ville de Beyrouth depuis Raouché jusqu’au lieu de l'assassinat… Les images israéliennes montrent que le président Hariri empruntait deux routes plus que les autres,  et ces mêmes images ont été prises par les drones israéliens à différentes dates, et sous différents angles. Les cercles en rouge qui s’inscrivent sur les images sont les points choisis par l'ennemi où auront lieu les assassinats… Notez que dans toutes les images prises, apparaissent toujours les cotes libanaises, un grand point fort pour les Israéliens…
 
7 -  Le trajet des drones israéliens le jour de l’assassinat de Rafic Hariri :

Nous avons certaines preuves, mais permettez-moi d'en maintenir une secrète… Voici une vidéo. (…) Des drones et des avions de combats israéliens, ainsi qu'un avion AWACS, ont survolé le Liban quelques heures avant l’assassinat de Hariri. L'avion AWACS a survolé au large des côtes libanaises le jour de l'assassinat. Comme vous le savez, un tel avion sert à superviser et à contrôler des opération militaires. Des avions de chasse israéliens ont survolé le lieu de l'assassinat la veille entre 20h43 à 23h50 heures locales. Nous avons également noté une « guerre électronique » ainsi qu'une activité aérienne israélienne anormalement élevée le jour de l'assassinat, sans compter le survol des avions militaires israéliens après l’assassinat…

8 -  Enfin, le dernier indice découvert  il y a quelques semaines :

Ghassan al-Jedd, un des agents exécutifs qui a avoué son lien dans l’assassinat de Ghaleb Awali, était présent sur le lieu de l’assassinat de Rafic Hariri la veille. C’est l’un des plus dangereux agents !


Voilà pour l’instant. Le reste, je le garde pour plus tard, car nous vivons dans un temps où il faut toujours être en alerte, et armé !


Sayed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah,
Beyrouth, le 09 août 2010.

 

Lien :  http://www.partiantisioniste.com/actualites/assassinat-de-rafic-hariri-le-hezbollah-accable-israel-0477.html

Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 02:17
La "rupture conventionnelle" sera t-elle
le fossoyeur de l'indemnisation du chômage en France ?


Lancée au détour d'une outrance verbale de Laurence Parisot : " La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? " la rupture conventionnelle fait "un tabac" chez les employeurs. Certains l'utiliseraient même pour dissimuler des licenciements économiques !

" Un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) peut dorénavant être rompu d’un commun accord entre l’employeur et le salarié, y compris pour un salarié protégé. Cet accord amiable, appelé rupture conventionnelle, est distinct du licenciement et de la démission, et ne peut pas être imposé par l’une ou l’autre des parties ... / ... " écrivait le 26/06/2008 le site Service-public

Cette nouvelle forme de rupture du contrat de travail qui selon les termes de Laurence Parisot sur son blog s'inscrira : " ... / ... dans l’Histoire ... / ... l’accord sur la rupture conventionnelle qui modernise d’un coup et le marché du travail, et la relation employé-employeur... / ... "

Cette "modernisation" historique donne en effet des résultats en termes de "dégraissages" feutrés, puisque ces licenciements ont pour but d'éviter un passage au prud'hommes ou encore mieux, comme l'écrit le site Conseil entreprises : " Pour l’employeur, les avantages ne sont pas négligeables : ce type de rupture lui permet d’éviter les frais de dossiers et les contraintes liées à un licenciement économique : litiges divers, étude de reclassement, prise en charge de la Convention de Reclassement personnalisé (CRP)… "

Les principaux utilisateurs de cette méthodes sont selon la DARES les petites entreprises

" Selon un bilan publié par la DARES la rupture conventionnelle est utilisée dans 3 cas sur 4 par les petits établissements, et plus particulièrement ceux du commerce ... / ... Elles représentent un peu moins de 8% des sorties par licenciement, démission ou rupture conventionnelle au premier semestre 2009.

La part de ces sorties pour rupture conventionnelle est supérieure dans les établissements de moins de 50 salariés : 9% contre 5% dans les établissements de 50 salariés ou plus. Dans les petits établissements du commerce, les ruptures conventionnelles représentent plus de 12% des sorties ... / ... "

Et les principaux sortants sont ... les seniors !

" Comme en matière de licenciement, ce sont les seniors (plus de 58 ans) qui sont principalement concernés par cette forme de rupture ... / ... " - Source Super-secretaire

Ces chiffres sont confirmés par Le Figaro du 17 août

" ... / ... Pour son deuxième anniversaire, l'engouement pour la rupture conventionnelle ne se dément pas. Comme l'année dernière, le ministère du Travail a fait état ce mardi d'un nombre record de ruptures au mois de juin. 24.194 contrats de ce type ont été signés, soit une hausse de 24% sur un mois et 34% sur un an.

Au total, ce sont 350.000 ruptures conventionnelles qui ont été validées par les services du ministère du Travail depuis l'entrée en vigueur du dispositif à l'été 2008 ... / ... ce nouvel outil a de quoi inquiéter les syndicats, qui soupçonnent les entreprises de substituer la rupture conventionnelle au licenciement économique.

Car ne l'oublions pas, il y a de grosses économies à faire pour les entreprises touchées par cet "engouement" !

" Dans ce cas, le salarié est perdant dans la mesure où il ne peut bénéficier des mesures de reclassement qui assortissent habituellement le licenciement pour motif économique ... / ... " Et même si chaque mois, le gouvernement est censé filtrer les demandes de ruptures conventionnelles et valide celles qui lui semblent respecter les termes de la loi, ce qu'il n'est pas en mesure de faire, c'est : " ... / ... d'apprécier la pression ayant été exercée sur le salarié…/ ... "

L'UNEDIC, pour l'instant, au travers d'un avenant, signé en mai 2009, permet aux salariés quittant leur entreprise dans le cadre d'une rupture conventionnelle de pouvoir être indemnisé comme chômeur.

Ce qui semble être plébiscité par les employeurs comporte un risque non négligeable pour l'avenir de l'UNEDIC qui fonctionne essentiellement grâce à l'émission d'emprunts obligataires .

En effet, chaque rupture qui transfère un salarié vers l'UNEDIC augmente son encours de dettes : " A fin 2009, atteignait 8,9 milliards, après un déficit de 1,16 milliard sur l'année" Tout en sachant que : " le recul du résultat pourrait être encore plus prononcé en 2010 et 2011 " Indique L'agence de notation financière Fitch Ratings. Ces résultats n'ont pour l'instant aucune influence sur la note AAA que Fitch Ratings vient de confirmer pour l'UNEDIC.

Et pourquoi cette bienveillance de la part de l'agence de notation ?

Et bien tout simplement parce que selon Fitch : " ... / .... en cas de difficultés financières graves, l'Etat interviendrait pour assurer la solvabilité de l'Unedic ... / ... " et nul doute dans ce cas que l'état dont la dette est colossale et qui craint de perdre sa propre note AAA, prendrait des mesures drastiques sur les montants et durées d'indemnisation des chômeurs !

Ce qui signifie, en clair : Attention à ce que l'engouement pour les "ruptures conventionnelles" ne devienne pas avec le temps le fossoyeur de l'indemnisation du chômage en France !

Crédit photo
Le blog de DamienG

Libellés : ,

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15156

 

 

 

Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 02:14
 

*Note du webmaster concernant les "allumeurs de conscience", comme Al Gore, financés par ceux qu'ils dénoncent:

 

Al Gore, Greenpeace, Friends of the Earth, la Fondation David Suzuki, le Sierra Club, le World Wild Life Fund ainsi que de nombreuses autres ONG sont financées par le Rockefeller Brothers Fund. On retrouve les mêmes ONG, à quelques exceptions près dans la liste des subventions du Rockefeller Family Fund, et de Rockefeller Philanthropy Advisors. La Rockefeller Foundation, elle aussi, finance Greenpeace et le WWF. Or, on sait que la famille Rockefeller doit sa fortune en grande partie à l'industrie pétrolière, à savoir, la

« défunte » Standard Oil. Démantelée au début du 20e siècle, elle est à l'origine d'une trentaine de compagnies pétrolières, dont la famille détient toujours des parts. 

 

Vous avez versé des dons à Greenpeace par motif de conscience écologique?  Vous avez alors renfloué les coffres de Rockefeller!!!

 

Fin de la parenthèse!

 

Une conférence de Boulder va intensifier les efforts mondiaux visant à établir un système d'alerte précoce pour les phénomènes météorologiques extrêmes.

 

Les scientifiques de partout dans le monde, dans le domaine de la climatologie, se réunissaient cette semaine, aux Etats-Unis, pour mettre en place un système d'alerte précoce permettant de prédire l'avenir des catastrophes météorologiques causées par le réchauffement climatique.

 

La réunion, à Boulder au Colorado, a été organisée, à un niveau diplomatique, dans la crainte que les tempêtes, ouragans, sécheresses, inondations et autres événements météorologiques extrêmes menacent maintenant de déclencher des dégâts considérables dans les décennies à venir.  De nombreuses catastrophes métérologiques ont dominé les manchettes ces dernières semaines, pendant que les scientifiques avertissaient que les chiffres pour l'année 2010 indiquent l'année la plus chaude jamais enregistrée.

 

Les événements récents incluent une vague de chaleur record qui a vu Moscou recouverte de smog provenant d'incendies de tourbières, l'éclatement d'une île de glace géante de la calotte glaciaire du Groenland, et les inondations au Pakistan qui ont coûté la vie à au moins 1600 personnes et fait 20 millions de sans-abri.

 

Les scientifiques estiment que de tels événements deviendront plus sévères et plus fréquents puisque la hausse des émissions de gaz à effet de serre emprisonnentla chaleur du soleil dans la basse atmosphère et apportent des changements au niveau des systèmes météorologiques. Toutefois, ils n'ont pas la capacité de déterminer exactement où et quand les pires dévastations auront lieu. 

 

L'objectif de la réunion du Colorado est de développer des techniques de prédiction plus précises pour aider à repérer l'emplacement et la gravité des sécheresses, des inondations, des vagues de chaleur pour ainsi, sauver des milliers de vies.

Les évènements à Moscou et au Pakistan vont concentrer nos esprits très attentivement lors de notre rencontre, a déclaré Peter Stott, responsable de la surveillance du climat au Royaume-Uni.

La réunion de Boulder sera la première session de l'ACE (Attribution of Climate-related Events) qui a été mis en place par des scientifiques des trois plus grandes organisations métérologiques: le "US National Centre for Atmospheric Research" (NCAR), le "UK Met Office" et le "US National Oceanic and Atmospheric Administration" (NOAA)

 

 

Résumé de l'article:

http://www.guardian.co.uk/environment/2010/aug/15/climate-change-predict-next-disaster

 

 

http://consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=953515

Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 02:00

Sans références culturelles, le peuple US se laissse envoûter par les illusionnistes d'un univers factice de strass et de paillettes
Will_Rogers.jpg

 

Dans cet article, "Pimps, Whores, and the Glitterati Who Game the Global Empire", paru dans Dissident Voice, le 10 août 2010, Gary Corseri explique, entre autres, que le peuple des Etats-Unis a été dépouillé de toute culture historique collective, comme les grandes luttes sociales, et qu'il n'a plus qu'une notion mythique du passé.

Il y a quelque chose qui cloche quelque part

Les proxos, les putes et les célébrités qui jouent l'empire mondial

Il y a peu de chances que Michelle ou Barack Obama aient lu ou se soient intéressés aux auteurs de pièces de théâtre américains Clifford Odets et William Saroyan. Les deux hommes étaient devenus très populaires pendant la Grande Dépression – l'arrière-grand-mère de la "Grande Récession" (que, franchement, je préfère appeler par son vrai nom: "la Grande Dépression II”). Puis, comme aujourd'hui, il a fallu du courage à certains artistes pour se faire connaître dans l'univers mielleux et prospère des chimères de l’Hollywood de Fred Astaire-Ginger Rogers, et pour annoncer que l’empereur et l’impératrice n’étaient plus vêtus que de leur vanité.
Peut-être était-ce plus facile à l’époque. Les Américains lisaient encore et ceux qui étaient informés et cultivés allaient voir des pièces caustiques en prise directe avec les réalités sociales. Il y avait un mouvement syndical et les hommes qui se rendaient dans les réunions militantes apprenaient à affiner leurs discours avec des mots clairs comme "patrons" et "travailleur". Les femmes lisaient à leurs enfants des contes de Hans Christian Andersen et leur enseignaient la frugalité et la compassion envers les moins fortunés qu'eux. Des poètes/poétesses comme Edna St. Vincent Millay étaient engagé-es dans la défense de Sacco et Vanzetti qui avaient été pris comme boucs-émissaires en tant qu’anarchistes.

.


Will_Rogers.jpg
Will Rogers

Un des hommes les plus populaires du pays était *Will Rogers, un humoriste qui faisait tourner un lasso au dessus de sa tête tout en disant ironiquement qu’il ne croyait qu’à ce qu’il lisait dans les journaux – et tout le monde comprenait qu’il ne croyait pas un seul mot de ce qu’il disait – et qu’il ne fallait pas qu’ils y croient non plus.
Plus personne ne sait se servir d'un lasso aujourd'hui; les Américains sont peut-être ceux qui sont le plus déconnectés de tout contexte culturel.
Il y a un mois environ, j’ai aperçu à la télé Maman Michelle sur une plage du Golfe du Mexique touché par la marée noire qui incitait ses compatriotes à descendre la rejoindre : Venez vous baigner! Mangez du gumbo (plat traditionnel de Louisiane, NDT)! Soutenez l’économie du pays !
Quinze jours plus tard, la revoilà en robe de soirée décolletée – joli décolleté, First Lady! - jouant à se faire passer pour plus "cougar" que Naomi Campbell !
Et, puis, tiens ! On dirait qu’il y a un gala à la Maison Blanche avec Paul McCartney en vedette.
Avance rapide, et deux semaines plus tard, on la retrouve avec sa fille de dix ans, Sasha, dans l’hôtel le plus cher d’Espagne. Il paraît que la "Première Famille" paie les factures concernant ses "dépenses personnelles", mais le contribuable en est de sa poche d’au moins 375.000 dollars pour le carburant d'Air Force 2, les frais pour les agents des services secrets qui les accompagnent, etc. (une nuit d'hôtel coûte la bagatelle de 6500 dollars - sans compter le service d'étage).
Mais qu’est-ce c'est de nos jours que ces misérables 375,000 dollars? - trois francs six sous pour un peu d'intimité entre une mère et sa fille.
Demandez aux ouvreurs d’huitres du Golfe du Mexique ce que cette somme représente pour eux. Demandez à M. et Mme Américain-Dépossédé-de-ses-Biens obligés de céder leur maison aux banques renflouées.
Mais, inutile de demander aux Clinton. Apparemment, cela ne leur pose aucun problème de lâcher 2 millions de dollars pour le mariage de leur fille Chelsea.
Vous vous souvenez quand la candidature malheureuse d’Hillary à l'investiture démocrate avait accumulé une énorme dette? Les Démocrates se sont indignés : aidez cette pauvre Hillary à rembourser ses gogos à talons aiguilles !
Vous vous souvenez du séisme à Haïti, il y a 6 mois? Il y avait Bill et un nouveau pote à lui, George Va-t-en-Guerre Bush, qui faisaient un numéro de claquettes sur les décombres de Port-au-Prince, agitant leurs chapeaux pour que les petits Américains envoient leurs sous aux petits Haïtiens qui mouraient de faim.
haiti_girl_fmsc.org.jpg
Aux dernières nouvelles, il y a encore plein d’enfants qui meurent de faim à Haïti, et davantage encore en Irak depuis l’invasion et l’occupation américaines. Combien d’enfants pourrait-on nourrir avec 2 millions de dollars?
Moscou suffoque, le Pakistan se noie, Gaza s’étiole, les nuages de la guerre s’amoncèlent au-dessus de l’Iran et de la Corée … il y a des endroits où il n'y a plus de vie dans les océans … mais, hourrah ! Chelsea vient d’épouser son banquier!
Il y a vraiment quelque chose qui cloche quelque part !
Neuf ans après le 11 sept et personne n’a encore eu l’idée de construire des maquettes des Tours Jumelles puis de lancer sur elles des maquettes d’avion pour démontrer comment un effondrement vertical a pu ou n’a pas pu se produire ! Nous sommes noyés dans les manipulations, la "science" et la "vérité" servent l’état et la finance, et nous pouvons rigoler avec Bush des armes de destruction massive absentes et des bras et des jambes manquants des petits Irakiens !
Nous n’avons aucune référence qui replace dans leur contexte les images qui défilent à toute vitesse dans notre monde technologique postmoderne: juste une vague notion mythologique de héros herculéens — Washington, Jefferson, Lincoln — dont tous, si on y regarde de plus près, avaient des pieds d’argile. L'image que nous avons de l’avenir depuis la seconde guerre mondiale – le rêve d’un peuple courageux et indépendant à l'origine de vies d’épanouissement et de sécurité - s'estompe au fur et à mesure que nous nous approchons, et que nous nous retrouvons dans une monstrueuse galerie des glaces où figurent les silhouettes ondulantes du "travailleur", du " col bleu", du "profession libérale", des "progressistes", des "conservateurs", de l'"homme", de la "femme", avec, planant au dessus de leurs têtes, comme des dieux, des géants et les Néphilim de la bible, nos "célébrités", ces Colosses de la gloire et de la fortune que nous adorons, craignons et vénérons, car ils possèdent le pouvoir de vie et de mort.
Mais nous n'avons aucune culture littéraire propre. Nous ne regardons pas les grandes pièces de théâtre d’autrefois sur nos grands écrans de télé haute définition, qui diffusent en boucle du sport, des massacres, des rires en boite, des infos et des analyses formatées, des émissions de "télé-irréalité". On nous ressert les rediffusions de séries policières et leurs ersatz pour nous avertir des dangers de la rue, notre unique salut étant de nous en remettre à l’autorité officielle - de plus en plus zélée et envahissante.
Des sitcoms débiles discréditent la vie des gens ordinaires (c'est-à-dire de la majorité de la population) et banalisent leurs luttes. Nous ne savons plus nous parler, ni percevoir la simple expression de ce qui est authentique et de ce qui est moral. Nous sommes une nation de faux semblants – des hommes et des femmes sans consistance qui défilent comme des mannequins dans l'allée des cauchemars de nos enfants.
Je suis conscient qu'on peut voir le passé à travers des lunettes roses. Et je ne pleure pas la disparition de ses pires aspects – le gaspillage, l'ignorance et la violence. Mais quelles cataractes avons-nous contractées qui nous empêchent de voir clair dans le jeu de ces bling-blings qui nous possèdent et nous oppriment ?
Peut-être que si nous avions une culture littéraire, peut-être que si nous étions encore un peuple qui lit et réfléchit, et qui encourage le théâtre militant … peut-être qu’alors serions-nous capables d'apprendre, et de gagner en maturité et en profondeur de vue. Et alors, peut-être, comprendrions-nous des pièces de théâtre comme celles d’Odet et de Saroyan, et le " Singe Velu" d’Eugene O’Neil — des tragédies sur la dignité, voire l’héroïsme des "petites gens".
Et alors, peut-être aurions-nous une vision globale qui nous permettrait de saisir l’étendue de l’histoire humaine, même la nôtre – courte, baignée de sang avec, en contrepoint, des actes de bravoures. Nous pourrions nous rencontrer pour nous raconter nos histoires respectives. Nous ferions notre éducation et l’évaluerions, non pas selon les critères des programmes stupides du "*No Kid Left Behind" et ceux des programmes d'"enseignement" de la période Bush basés sur des tests, tout aussi stupides et honteux, mais selon notre capacité à raconter nos histoires, à celle de réagir sous la pression des circonstances, et selon les valeurs humaines essentielles que nous aurons partagées.

Gary Corseri a été publié dans Dissident Voice et dans des centaines d'autres revues, ses pièces ont été jouées à la Bibliothèque présidentielle Carter"(Carter Presidential Library), etc. Il a enseigné dans les prisons et les universités. Parmi ses livres: Holy Grail, Holy Grail, A Fine Excess, and Manifestations.

Quelques citations de Will Rogers:
"Ce n'est pas ce que nous ignorons qui nous pose problème. C'est ce que nous tenons à tort pour vrai".
"Tout le monde est ignorant, sur des sujets différents".
"Ce n'est pas difficile de devenir humoriste quand tout un gouvernement travaille pour vous"
"Mes ancêtres ne sont pas arrivés sur le Mayflower, ils sont venus les accueillir à la descente du bateau".

Note perso:
Les "Gliterrati", les "bing-bling", quoi, sont aussi chez nous aujourd'hui. Arrivés en force en 2007 jusque dans les palais de la république, ils se sont installés comme s'ils en étaient les propriétaires.
Et ils remplissent les pages des magazines pipole. Chouchou à vélo; Chouchou qui se dispute sur le lieu de tournage du film de Woody Allen où "joue" Chochote (on se demande pourquoi WA avait besoin d'aller s'embrouiller avec cette engeance!); Chouchou qui tape sur l'épaule de Poutine ou de quelque roi ou reine; Chouchou qui emmène sa famille et ses "amis" dans les visites officielles.
L'étalage de la vulgarité et de l'inculture. Quant à la culture et à l'éducation, ils suivent la voie tracée par les oligarques US qui les ont depuis longtemps abandonnées pour les remplacer par le culte de l'argent et de la réussite matérielle, ignorant (et s'en méfiant) les intellectuels au bénéfice de "célébrités" parées des plumes du paon.
Ici aussi.
Le ministre de l'éducation, éduqué chez les jésuites, a fait des études de marketing, est entré chez L'O.. al en 1990, où il était DRH jusqu'en 2002: c'est dire si c'est l'homme de la situation dans un ministère où les postes tombent comme à Gravelotte.
Quant au sulfureux ministre de la culture, il a montré son incompétence et son élitisme d'entrée de jeu. Il y a peu de choses à attendre de sa part pour la promotion d'une culture populaire.
Non, vraiment, il n'y en a aucun qui soit à sa place à la tête d'une république.
Et le strass ne fait que souligner leurs prévarications.

Et puis, pendant que le manant regarde les étoiles, tout s'écroule autour de lui.

Et, enfin, Obama se serait baigné dans le Golfe de Mexico. Bizarrement, la presse n'était pas la bienvenue. Allez savoir pourquoi.


Auteur : emcee - Source : Des bassines et du zèle

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15155

 

 


Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 01:50

 

 

Des « ateliers du futur », des « forums prévisionnels » ou des « ateliers de démographie » en vue du soi-disant « développement de la commune » – cela n’existe pas en Suisse seulement. C’est à travers l’Europe entière que les communes ont affaire à de telles organisations douteuses et anti-démocratiques. Et partout elles se déroulent selon le même schéma, guidées par des animateurs externes.

.

manipulation3

 

.

En Allemagne, c’est la Fondation Bertelsmann qui en fournit le modèle. Sur ses sites internet on trouve des directives stratégiques, des conseils, des manuels en vue de créer des «ateliers dans les communes» ainsi que des «visions sur le développement communal».1

Quant aux «visions» de la Fondation Bertelsmann, elles sont évidentes. Il s’agit du détournement vers le privé des institutions communales («out-sourcing»), de l’usurpation de tâches réservées à la souveraineté de la commune, de privatisation de piscines commu­nales et des régies communales de l’eau, des maisons de retraite, des associations et unions d’intérêt public etc.; les communes et leurs institutions devront, selon ces plans, devenir des entreprises fonctionnant selon le principe de gain et profit, quitte à participer à la course aux avantages locaux. Il est évident que cela n’a plus rien à voir avec la démocratie.

En Angleterre, l’entreprise Arvato, filiale à 100% de la Fondation Bertelsmann, a ainsi pris possession de la commune de East Riding, Yorkshire, gérant maintenant des tâches auparavant réservées à la souveraineté communale dans une circonscription qui compte pas moins que 325 000 habitants (cf. en­cadré) – s’étendant du prélèvement des impôts communaux, en passant par la distribution des allocations d’aide sociale, jusqu’à la gestion des finances.2

En Allemagne, c’est la ville de Wurzburg (Basse-Franconie) où Arvato gère «la totalité des prestations administratives».3 D’autres communes devraient suivre ce modèle.

Or, en Allemagne, il s’agit de 105 milliards d’euros, provenant des fonds fiscaux qui, selon estimation, circulent dans les communes et leurs institutions par an. Ce sont ces milliards-là qui provoquent l’avidité de la multinationale Bertelsmann. Pour le moment, Arvato «se contente» d’un cinquième de cette somme, comme dit son chef, Rolf Buch: «Il s’agit d’un marché de plus de 20 milliards d’euros, soit autant que le chiffre d’affaires actuel de Bertelsmann.»4

Non, décidément, avec Bertelsmann, on n’a plus affaire à un cercle à connivence chrétienne distribuant des livres et des périodiques dont les magazines illustrés peuplaient, du temps de l’après-guerre, les mé­nages, les cabinets médicaux et les pharmacies allemands. Aujourd’hui, il s’agit d’un empire des médias connecté dans le monde entier, disposant d’un chiffre d’affaires en milliards et qui, dans de nombreux pays, entretient des relations les plus privilégiées avec des hommes politiques de haut rang, des présidents de partis et des chefs d’Etat, ainsi qu’avec des fonctionnaires de syndicats etc. Les gens de Bertelsmann siègent dans des institutions et commissions de l’UE et influencent tous les domaines de la politique – qu’il s’agisse de la Constitution europé­enne, de la formation d’une armée européenne ou de la privatisation des domaines de la formation et de la santé et, dernièrement aussi des communes.5

La «vision» de la Fondation Bertelsmann est une «Europe des régions» dans laquelle les nations souveraines ont disparu6 et dont les unités administratives sont des «espaces métropolitains» ou des communes fusionnées, unités sous l’administration centrale de Bruxelles7 et exploitées sur le marché par Bertelsmann. C’est dans cette direction-là qu’est dirigé ce «changement», changement où les décisions démocratiques des citoyens ne font que déranger.

Pour démarrer le «changement» on convoque – après concertation avec les conseillers externes – un groupe, complètement arbi­traire, mais pourtant soigneusement choisi – de membres d’exécutifs, d’associations, d’Eglises, de corps de métier et corporations, d’entreprises etc. dans les «ateliers du futur» susnommés qui n’ont aucune légitimation ni représentation démocratiques. Ainsi, avec le recours à des méthodes de manipulation psychologique employées dans des groupes d’envergure (mise en place, «open space» etc.) qui n’ont rien à faire dans un processus de décision libre et démocratique, on se met à dis­soudre «les forces récalcitrantes» de la société.8 Il s’agit de créer une «ambiance positive de renouveau» qui vise «l’enthousiasme des acteurs locaux».9 Ceux qui mettent en doute les «visions» sont traités de «passéistes» et de «traditionalistes arriérés». De telles images nuisibles ne font que semer la discorde dans les communes et déranger la paix politique.

Nous n’avons pas besoin d’«ateliers du futur» qui, comme des «cabinets de l’ombre», se mettent à saper l’autonomie communale. Il ne nous faut pas du «strip-tease» psycholo­gique dans des salles polyvalentes pour procréer des «visions communales», qui ne créent, en fait, que des coûts. Le vrai débat sur les thèmes d’avenir se situe dans les conseils municipaux et les réunions communales où chaque citoyen est censé contribuer, proposer des motions et solliciter un vote, dénué de tout endoctrinement et de toute manipulation.

Mais détrompons-nous: en Suisse aussi, une 5e colonne de traîtres au pays se bâtit sous forme d’«acteurs» en vue du développement européen régional misant sur les méthodes Bertelsmann. Ainsi «régiosuisse», un réseau central national en faveur du développement régional suisse, recommande-t-il chaudement «la fondation allemande de Bertelsmann». «Sur son site internet», poursuit-il, «elle fournit toute une gamme d’idées à l’usage des gestionnaires régionaux et instances constructrices de réseaux» (sic!); on y trouve, ajoute-t-il, «diverses publications et une banque de données intitulée ‹Best Practices des communes pour les com­munes› etc. qui offrent, également aux instances ac­trices suisses pour le développement communal d’intéressants intrants.»10

Voilà pourquoi, dans nos communes, les «ateliers du futur» surgissent du sol comme des champignons. Il ne faut pourtant pas oublier que ce sont toujours les citoyennes et citoyens qui décideront, en dernière in­stance, s’ils veulent effectivement l’«Anschluss» à une «Europe des régions», gérée de manière centraliste par Bruxelles, où il n’y aurait plus de nations souveraines, ni par conséquent, de citoyens jouissant de leurs pleins droits de démocratie directe.


Horizons et Débats

Sur le même sujet, lire également Les « ateliers du futur », nouvelle cinquième colonne des stratèges de l’UE

Notes :

1 Bertelsmann-Stiftung: Workshops für Kommunen. URL: www.bertelsmann-stiftung.de/cps/rde/xchg/SID-0FEC8238-A85109F4/bst/hs.xsl/93630.htm
2 Privat statt Staat: Das englische Modell. Bertels mann-Tochter Arvato übernimmt Verwaltung. «Neue Westfälische», Bielefeld, 1/9/06
3 Arvato Services Bertelsmann: Arvato startet Dienstleistungen für die öffentliche Verwaltung in Deutschland. URL: www.arvato-services.de/de/news-20070427.html
4 Siebenhaar, Hans-Peter: «Ein riesiger Markt vor der Haustür». «Handelsblatt», 4/4/08
5 cf. Hillard, Pierre: La Fondation Bertelsmann et
la gouvernance mondiale, Paris 2009
6 cf. Hillard, Pierre: La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale, Paris 2009
7 cf. Wüthrich, Marianne: Bruxelles tente de court-circuiter la structure politique de la Suisse. Horizons et débats no 31 du 10/8/09
8 Willener, Alex: Zukunftswerkstatt. Hochschule Luzern o.J. URL: www.hslu.ch/s-zukunftswerk-statt.pdf
9 Bertelsmann-Stiftung (Hrsg.): Demographie konkret – Handlungsansätze für die kommunale Praxis. Gütersloh o.J., S. 35
10 regiosuisse: Organisationen/Institutionen/Netz werke (CH/EU). www.regiosuisse.ch/adressen/links/links/#organisationen-institutionen-ch

 

http://www.mecanopolis.org/?p=19204

Partager cet article
Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 01:41

antisemitisme-accusation-car-defend-paix.jpg

 

Peut-on critiquer Israël ?

En quoi les sionistes sont-ils légitimés

pour instrumentaliser l’antisémitisme ?

 

Union Juive Française Pour La Paix

 

Pierre Stambul Luxembourg le 28/06/2010

 

 

L’expulsion des Palestiniens de leur propre pays s’est faite, il y a 62 ans. Ce nettoyage ethnique (800000 personnes expulsées de leur propre pays) s’est réalisé avec la complicité de la communauté internationale. Après des siècles d’un antisémitisme européen jalonné de nombreux pogroms, et immédiatement après le génocide nazi qui a entraîné la mort de 6 millions de Juifs (la moitié des Juifs européens), l’Occident s’est « débarrassé » de sa responsabilité … sur le dos du peuple palestinien qui n’avait joué aucun rôle dans cette persécution.
Alors que la décolonisation (certes très imparfaite) a été la règle partout, la question palestinienne évolue à contre-courant. Plusieurs facteurs bloquent toute solution. Il y a la manipulation de l’histoire, des mémoires et des identités.

L’Etat d’Israël et celles ou ceux qui soutiennent sa politique nient le crime fondateur, les droits du peuple autochtone, voire même l’existence de ce peuple. Pour eux la « légitimité » d’un Etat qui s’est proclamé « Etat Juif » et refuse toute citoyenneté aux autres habitants de la région est indiscutable et les Palestiniens sont des intrus. Ils en sont toujours aux mensonges initiaux : « une terre sans peuple pour un peuple sans terre », « du désert, nous avons fait un jardin », « les Arabes sont partis d’eux-mêmes » et ils défendent contre toute vraisemblance historique l’idée qu’après 2000 ans d’exil, les Juifs sont retournés dans leur pays.
Le sionisme est devenu une idéologie totalitaire qui prétend parler au nom de tous les Juifs. Depuis des années, une technique s’est bien rodée. Quiconque critique Israël et sa politique, quiconque défend les droits du peuple palestinien, est forcément un antisémite s’il n’est pas juif et un traître ayant la haine de soi s’il est juif. Quiconque dit ce qui est à l’œuvre : nettoyage ethnique, colonialisme, apartheid, crimes de guerre … est forcément un négationniste nostalgique d’Hitler.

Traître ou complice ?
Refusant d’avoir le choix entre être complice ou être un traître, je me sens donc sommé de dire « d’où je parle ». Je suis né en 1950 dans le souvenir omniprésent du génocide nazi. Mère née Dvoira Vainberg, communiste résistante dans la MOI, seule rescapée d’une famille nombreuse disparue (sans qu’on sache même où et comment) en Bessarabie. Père Yakov Stambul, membre du groupe Manouchian (l’Affiche Rouge), en « triangle » avec Jozsef Boczor et Emeric Glasz fusillés au mont Valérien. Il a été déporté à Buchenwald. Sa mère avait été 40 ans plus tôt une survivante du pogrom de Kichinev. J’utilise volontairement mes origines pour contester tout droit des sionistes à parler au nom de tous les Juifs ou au nom de l’antisémitisme et du génocide.
En 1948, Menachem Begin (le responsable du massacre de Deir Yassin) projetait de visiter les Etats-Unis. Les plus grands intellectuels juifs américains de l’époque (Hannah Arendt, Albert Einstein …) avaient signé une pétition demandant au président Truman d’arrêter ou d’expulser ce terroriste. Encore à cette époque, le mot « juif » évoquait Einstein, Arendt, Freud, Rosa Luxembourg… et pas Liberman, Barak , Livni ou Nétanyahou.
Aujourd’hui, on assiste à un véritable acharnement consistant à effacer ce passé, à manipuler l’histoire, la mémoire et les identités juives. La caricature de ce hold-up, c’est un avocat sioniste français osant intenter un procès à Edgar Morin pour antisémitisme. Edgar Morin a été un grand résistant et il a écrit dans « Vidal et les siens », à partir de son histoire familiale, une étude de la trajectoire des Juifs venus de Salonique. Edgar Morin, comme de nombreuses personnalités françaises d’origine juive, trouve que la politique israélienne actuelle n’est pas seulement criminelle pour les Palestiniens et suicidaire pour les Israéliens, c’est aussi une caricature d’une histoire riche qui n’a rien à voir avec le militarisme colonial actuel.

Sionisme et antisémitisme
L’idéologie sioniste est une réponse, fausse à mes yeux, à l’antisémitisme. En 1880, environ 60% des Juifs du monde entier vivent dans un seul pays : l’empire russe et ils forment environ 10% de la population de la « zone de résidence » entre Baltique et Mer Noire. La société juive est en butte à un terrible antisémitisme d’état qui essaie de détourner la colère populaire contre les Juifs. Une partie de la population juive abandonne la religion. Les idées révolutionnaires influencent massivement les Juifs qui se sont prolétarisés et adhèrent en nombre à différents partis révolutionnaires dont le Bund. À contre-courant de ces idées, le sionisme considère que l’antisémitisme est inéluctable, que la lutte pour la citoyenneté ou l’égalité des droits n’a aucun sens et que la seule solution est la fuite et la colonisation de la Palestine. Dès le départ, le sionisme est une théorie de la séparation : juifs et non juifs ne peuvent pas vivre ensemble. Dès le départ, les sionistes n’ont qu’un seul but : construire le futur Etat juif et ils ne participeront que de façon très marginale aux luttes sociales, au combat pour l’émancipation ou à la résistance antifasciste. Dès le départ, le sionisme se sert de l’antisémitisme pour faire avancer son projet. Peu avant sa mort, Herzl rencontre un des pires ministres antisémites du Tsar (Plehve) pour lui expliquer que l’un et l’autre ont les mêmes intérêts : qu’un maximum de Juifs quittent la Russie. La persécution antisémite sera toujours décrite, notamment plus tard par Ben Gourion, comme une aide décisive pour convaincre les Juifs de partir en Palestine. Dès le départ, les sionistes qui prétendent réagir au pire des racismes se montrent totalement négationnistes vis-à-vis du peuple palestinien autochtone. Ils organisent sa dépossession bien avant le génocide nazi et envisagent très tôt l'expulsion qui sera réalisée en 1948.

Instrumentalisation du génocide
À la sortie du musée Yad Vashem de Jérusalem consacré au génocide, un monument symbolise l’issue « rédemptrice » selon les sionistes : la création de l’Etat d’Israël. Certes, le projet de création d’un Etat juif n’aurait pas abouti et même serait resté très minoritaire parmi les Juifs sans le génocide. Les Juifs qui avaient été considérés comme des parias en Europe, sont soudainement devenus dès 1945 de bons européens établissant une tête de pont au Proche-Orient et il y a eu un consensus international pour soutenir la création de l’Etat d’Israël et le nettoyage ethnique qui l’a accompagnée.
Et pourtant, le sionisme a-t-il joué un rôle notable face au nazisme et au fascisme ? En fait, aucun mouvement politique et aucun Etat n’a voulu ou su faire face à cette « résistible ascension » du fascisme. Les Occidentaux ont refusé l’intervention en Espagne, ont signé les accords de Munich et plus tard pendant la guerre, n’ont rien fait pour empêcher l’extermination des Juifs. Les Soviétiques ont signé le pacte germano-soviétique. Ne parlons pas du Parlement français qui a voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.
Mais les sionistes n’ont pas fait mieux et les faits qui suivent sont facilement vérifiables.
L’idéologue du courant révisionniste du sionisme, Vladimir Jabotinsky était un admirateur du fascisme italien et les méthodes qu’il a préconisées dès 1930 (le « transfert » des Palestiniens au-delà du Jourdain) s’inspirent du fascisme. Quand en 1933, les Juifs américains organisent un boycott contre l’Allemagne Nazi, Ben Gourion le brise aussitôt. L’organisation sioniste mondiale aura un bureau en Allemagne nazi jusqu’en 1941 et les Nazis favoriseront l’émigration des Juifs allemands ou autrichiens expulsés vers la Palestine (avec transfert de fonds) alors que la grande majorité d’entre eux préféraient partir en Occident. Pire, celui qui sera Premier ministre sous le nom d’Itzhak Shamir a dirigé avec Stern un groupe terroriste qui assassinera de nombreux soldats britanniques entre 1940 et 1943, ce qui en dit long sur l’intérêt que ce groupe portait au génocide en cours.
Il y a eu une résistance spécifiquement juive pendant la guerre, essentiellement communiste et bundiste (dans la MOI avec d'autres, en Pologne avec l’insurrection du ghetto de Varsovie). Les sionistes n’y ont joué qu’un rôle marginal.
Israël s’est souvent présenté comme le havre de paix pour les Juifs après la guerre. Il n’y a qu’à écouter le discours de Sharon lors du 60e anniversaire de la libération d’Auschwitz, expliquant que l’extermination n’aurait pas eu lieu si Israël avait existé et accessoirement qu’Auschwitz justifiait ce qu’Israël inflige aux Palestiniens.
Il y a pourtant à dire sur l’arrivée des rescapés du génocide. À la fin de la guerre, des centaines de milliers d’entre eux sont dans des camps de réfugiés, essentiellement en Allemagne. Le Yiddishland a disparu. Ils attendent des visas pour l’Occident que la plupart n’obtiendront pas. En 1951, le dernier camp se révolte en Bavière et les derniers réfugiés sont expulsés … en Israël.
Ces rescapés seront très mal accueillis en Israël. On opposera la prétendue résignation des victimes face à l’extermination, à l’Israélien nouveau fier de lui qui se bat et défriche son pays. Il reste aujourd’hui un peu plus de 200000 rescapés en Israël. La moitié d’entre eux touchent des pensions misérables et vivent sous le seuil de pauvreté, en particulier ceux qui sont venus des pays de l’Est. Régulièrement, des rabbins et non des moindres, insultent la mémoire des victimes en affirmant qu’ils ont pêché et que Dieu les a punis. Entre deux injures racistes contre les Palestiniens, le grand rabbin Ovadia Yossef, idéologue du parti Shass (Salah Hamouri est accusé sans preuve d’avoir voulu attenter à sa vie) s’est plusieurs fois livré à des diatribes contre les victimes du génocide.

La question du racisme en Israël
Pourquoi les institutions communautaires juives, si promptes à voir partout l’antisémitisme sont-elles aussi silencieuses face au racisme et aux discriminations en Israël ?
Il existe un racisme institutionnel contre les Palestiniens. Ceux qui ont la nationalité israélienne dans un Etat qui se dit « juif et démocratique » vivent les discriminations au travail (un grand nombre de métiers leur étant interdits), au logement, à la possession de la terre dans un pays où « légalement », 98% des terres sont réservées aux Juifs. Plus de 60 ans après la création de l’Etat d’Israël, plus de 100000 Bédouins du Néguev vivent dans des bidonvilles en plein désert. Leurs villages non reconnus sont détruits. Ils n’ont pas le droit de construire en dur, ils n’ont ni route, ni eau, ni électricité, ni école. On détruit leurs maisons dès qu’ils construisent en dur.
De très nombreux dirigeants israéliens profèrent régulièrement des injures racistes qui sont parfois des appels au meurtre contre les « Arabes » en toute impunité. Dans le cadre du « choc des civilisations » et de la « guerre du bien contre le mal », les médias israéliens considèrent le Hezbollah ou le Hamas comme des êtres démoniaques. D’où l’indifférence de l’opinion israélienne face aux crimes de guerre commis au Liban (2006) ou à Gaza (décembre-janvier 2008-9).
Que dire des Juifs séfarades ou Mizrahis venus des pays musulmans ? Avant l’avènement du sionisme, ils n’avaient jamais connu quelque chose d’équivalent à l’antisémitisme européen. Au contraire, quand les Juifs ont été expulsés d’Espagne, ils ont été accueillis au Maghreb et dans l’Empire Ottoman. C’est à la fois la construction d’un Etat juif expulsant les Palestiniens et le colonialisme européen qui vont déstabiliser ces communautés. Bien sûr, les régimes arabes ou le colonialisme français ont une responsabilité évidente dans le départ de communautés vieilles parfois de 2000 ans. Mais la propagande sioniste a joué un rôle essentiel. Il s’agissait de donner au nouvel Etat israélien le prolétariat qui lui faisait défaut après l’expulsion des Palestiniens. Quand les Juifs hésitaient à partir, tout a été fait pour les convaincre et par exemple les attentats de Bagdad de 1950-51 qui ont décidé la plus vieille communauté juive (celle d’Irak) à émigrer, ont été réalisés par des sionistes.
On a raconté une histoire assez fantastique aux Juifs venus des pays musulmans : « vous viviez dans des pays de sauvages au milieu des Arabes et les Ashkénazes (les juifs européens) vous ont sauvés en vous offrant un pays ». Ils se retrouvent aujourd’hui coupés de leur histoire, de leur culture, de leurs langues, de leurs racines. Les Juifs algériens qui étaient des autochtones ont dû quitter leur pays avec les colons à cause du décret Crémieux qui les a coupés de la population musulmane en les faisant passer du côté des colons.
Les Juifs du monde arabe ont souffert dès leur arrivée en Israël d’un racisme violent. On les a envoyés dans les régions périphériques ou désertiques. Ils ont occupé les emplois les plus dévalorisants, et leur niveau de vie en Israël est très nettement inférieur à celui des Juifs européens. Dans les années 50, des rayons X ont été expérimentés sur des enfants de Juifs marocains, on estime que le nombre de victimes tourne autour de 6000 morts. Il y a eu des révoltes dont celles des Panthères Noires. Les Juifs du monde arabe ont été éduqués à adopter une histoire, celle de l’antisémitisme européen, qui n’est pas la leur. Leur traumatisme, être coupé des Arabes avec lesquels ils avaient toujours vécu et être définitivement éloignés de leurs terres ancestrales, a été totalement nié et refoulé. Sans passé, ni présent, ni avenir, ils ont été une proie facile pour les partis de droite.
Enfin il est difficile d’évoquer le racisme en Israël sans parler des Falachas. La fameuse opération visant à les sauver tourne à la farce sinistre. Il y a aujourd’hui près de 100000 Ethiopiens en Israël dont beaucoup n’ont rien à voir avec le judaïsme. Ils subissent un racisme violent, et pas seulement de la part des autorités religieuses.
La société israélienne est à l’unisson de l’occident sur les questions du tiers-monde et des migrations. Plusieurs milliers de Sans Papiers venus d’Afrique de l’Est sont enfermés dans des centres de rétention. Leurs enfants ne sont pas scolarisés et le gouvernement construit une barrière entre Gaza et la Mer Rouge pour les empêcher d’entrer. Il y a en Israël des centaines de milliers de travailleurs immigrés notamment venus de l’Est de l’Asie et ils subissent les mêmes discriminations que les immigrés vivant en Europe.

Devoir de mémoire ou devoir de soutien inconditionnel ?
Il aura fallu du temps pour que le nouvel Etat israélien réalise tout le profit qu’il y avait à créer une religion du souvenir. La mémoire ne peut pas être un devoir. La mémoire n’est pas un rite. Elle a un sens évident, comprendre ce qui a produit les horreurs et faire en sorte qu’il n’y ait « plus jamais cela ». Ce sens a été perverti.
Avec la création du musée Yad Vashem et le procès Eichmann, l’Etat israélien s’est autoproclamé seul dépositaire de la mémoire du génocide. C’est lui qui nomme les « Justes », celles et ceux qui ont sauvé des Juifs. Tous les ans, chaque Israélien doit s’arrêter au garde-à-vous pour célébrer la Shoah et le voyage à Auschwitz pendant les années d’études est obligatoire.
Et pourtant ! Dès les années 50, pour pouvoir retrouver sa place dans le concert des nations, l’Allemagne fédérale a décidé d’indemniser les victimes juives du nazisme (pas les autres, pourquoi ?). L’Etat d’Israël a reçu des milliards de marks qui ont joué un rôle décisif dans son développement économique. Or le chancelier Adenauer a un passé douteux sur la question juive et plusieurs de ses conseillers qui ont mis en place l’aide à Israël sont des anciens nazis. Les Israéliens ont fermé les yeux.
Aujourd’hui c’est pire. Un président polonais se fait élire avec le soutien décisif d’une radio antisémite (Radio Marya) et il est décrit par tout le monde comme un ami d’Israël. Dans les pays baltes ou en Croatie, des partis héritiers des collaborateurs qui ont joué un rôle majeur dans l’extermination des Juifs, se retrouvent au pouvoir. Peu importe, ce sont des amis d’Israël ! En France, des anciens du groupe fasciste Occident se retrouvent dans les Amitiés France-Israël.
Aux Etats-Unis, les « Chrétiens sionistes » sont très puissants. Ces intégristes affirment que les « Arabes, c’est Armageddon, c’est le mal », que les Juifs doivent les expulser de la terre sainte, mais que bien sûr après, ils devront se convertir au christianisme ou disparaître. Ce sont des antisémites, héritiers de l’antijudaïsme chrétien traditionnel. Les Chrétiens sionistes ont donné une aide financière décisive pour coloniser la Cisjordanie et en particulier pour construire Maale Adoumim qui coupe la Cisjordanie en deux et qui rend non-viable dans ces conditions tout hypothétique Etat Palestinien. Bref, il faut le dire, la colonisation est financée par d’authentiques antisémites.
Mais en Israël et chez ceux qui défendent inconditionnellement les gouvernements israéliens, le curseur s’est déplacé. Tous les dirigeants politiques ont proclamé « qu’Arafat est un nouvel Hitler », que les Palestiniens sont les héritiers du nazisme (alors que, comme le montre Gilbert Achkar dans son livre « les Arabes et la Shoah », les sympathies arabes pour le nazisme ont été rares, à l’exception du mufti Amin al-Husseini). Le complexe de Massada fonctionne à fond qui persuade les Israéliens que les victimes, ce sont eux, et pas le peuple occupé. On ne traque plus les antisémites, on traque ceux qui critiquent Israël et qui sont « forcément » quelque part des antisémites. On a passé sous silence en Israël le fait qu’en 2002, les plus grands intellectuels palestiniens (Elias Sanbar mais aussi Edward Saïd et Mahmoud Darwish aujourd’hui décédés) ont empêché la tenue d’un colloque négationniste de Garaudy à Beyrouth.

L’antisémitisme aujourd’hui.
Il n’y a pas eu dans l’histoire un seul antisémitisme. Il y a d’abord eu pendant des siècles en Europe l’antijudaïsme chrétien. Les deux religions ont été en concurrence au début de l’ère chrétienne et le christianisme est issu du judaïsme. Quand le christianisme devient religion d’Etat, les persécutions antijuives commencent. Ce sont les interdits, notamment la possession de la terre, l’enfermement dans les juderias ou les ghettos, les stéréotypes racistes, l’accusation de déicide, les expulsions et les massacres de masse. Quand l’émancipation des Juifs européens commence au XVIIIe siècle, cet antijudaïsme chrétien va se transformer en antisémitisme racial. Tous les nationalismes européens ont en commun l’équation simpliste « 1 peuple = 1 Etat » (idée reprise par les sionistes) et il y a un consensus antisémite considérant que les Juifs sont « apatrides et cosmopolites » et constituent un obstacle à la construction d’Etats ethniquement purs. Cet antisémitisme racial a produit les horreurs du nazisme.
Après 1945, c’est principalement l’extrême droite qui propage l’antisémitisme avec le renfort d’un petit courant venu de l’ultra-gauche (Rassinier) qui nie l’existence de l’extermination. Les principaux courants politiques n’affichent plus l’antisémitisme d’avant-guerre, mais il ne faut pas se méprendre. Il ne s’agit pas d’un sentiment de culpabilité, mais d’une joie que les Juifs aient un Etat et donc éventuellement qu’ils puissent partir. Déjà en 1917, Balfour, le créateur du « Foyer National Juif » était un antisémite. Son projet politique visait à la fois à créer une tête de pont européenne au Proche-Orient et à se débarrasser des Juifs européens.
Il y a aujourd’hui un risque que se développe une troisième phase de l’antisémitisme. Edgar Morin a utilisé le terme d’antiisraélisme. À partir du moment où les partisans de l’Etat d’Israël mélangent sciemment juif, sioniste et israélien, il est logique que les mêmes confusions aient lieu dans les rangs de celles ou ceux qui défendent les droits des Palestiniens. Il est tout à fait illusoire, face à ce phénomène, d’hurler à l’antisémitisme aux côtés de ceux qui nient les crimes commis par l’armée israélienne. La meilleure parade à cette possible montée d’un nouvel antisémitisme, c’est de faire ce que font les anticolonialistes israéliens ou ce que fait l’Union Juive Française pour la Paix : montrer en tant que juifs que nous sommes solidaires des Palestiniens, parce que cette guerre n’est ni une guerre raciale, ni un conflit communautaire, ni une guerre religieuse. Elle porte sur des questions universelles : l’égalité des droits et le refus du colonialisme. Et nous sommes solidaires aussi au nom de notre identité et de notre histoire.
En même temps, il existe et il a toujours existé en petit nombre d’authentiques antisémites qui se dissimulent derrière le combat pour la Palestine. Je citerai les groupies d’Israël Shamir, un curieux Israélien d’origine soviétique, le parti dit « antisioniste » dont le fondateur (Dieudonné) est devenu un familier de Le Pen ou le « parti des musulmans de France ». Ces groupes sont totalement infréquentables et faire un bout de chemin avec eux discrédite un combat mené au nom des droits fondamentaux.
L’antisémitisme est-il un racisme « à part », « hors norme » ? Il l’a été car en général les communautés discriminées ne sont pas victimes d’un génocide systématique. Mais l’antisémitisme actuel n’est en rien comparable à ce qu’a été l’antisémitisme des années 30 ou 40 et par exemple en France, le racisme frappe beaucoup plus massivement les Noirs, les Roms et les Arabes.

La confusion organisée
Quand l’ONU a publié le rapport Goldstone confirmant que les troupes israéliennes avaient commis des crimes de guerre à Gaza, des défenseurs d’Israël ont affirmé qu’il s’agissait d’un rapport antisémite. Richard Goldstone est pourtant un Juif sud-africain réputé proche du sionisme.
Quand « l’association pour le bien-être du soldat israélien » (ABSI) n’a pas trouvé de salle pour faire sa réunion à Lyon, celle-ci s’est faite dans une synagogue. Mais si bien sûr, une synagogue est caillassée, il s’agira d’un acte antisémite.
Quand des militants se lancent activement dans la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions contre Israël) initiée par la société civile palestinienne, ils sont accusés d’antisémitisme et menacés directement par la ministre de la Justice.
Quand un conseiller régional interpelle M. Frèche, président de la région Languedoc-Roussillon, sur le soutien qu’il apporte à la construction du terminal Agrexco, compagnie qui exporte les produits des colonies de Cisjordanie, il est traité d’antisémite.
Quand la plupart des élus français vont au dîner du CRIF et acceptent benoîtement des propos considérant que toute critique d’Israël est antisémite, on marche sur la tête.
Ça suffit ! J’apporte publiquement mon appui et celui de l’Ujfp à Madame Biermann, citoyenne luxembourgeoise engagée, victime d’une accusation infamante d’antisémitisme lancée contre elle par le consistoire israélite. Oui, il existe un lobby qui use et abuse de l’antisémitisme pour interdire toute critique d’une politique criminelle. Oui, face à Etat qui se dit Juif, qui a installé des colonies « juives », qui prétend parler au nom de tous les Juifs et face à des institutions communautaires ou religieuses qui sont devenues les auxiliaires de cette politique, il est logique et normal d’interpeller les Juifs. Le crime se fait en leur nom, et c’est une des raisons de l’existence de l’Ujfp. Qu’ils cessent de soutenir une politique criminelle et suicidaire et qu’ils se souviennent de ce qu’a produit le soutien d’un grand nombre de pieds-noirs à l’OAS pendant la guerre d’Algérie.
À tous et à toutes ! Ne vous laissez pas intimider ! Ne confondez jamais juif, sioniste et israélien ! Et rappelez-vous que ceux qui défendent jour après jour et quoi qu’il arrive la politique israélienne n’ont aucun droit à vous traiter d’antisémite. Défendre les droits du peuple palestinien comme ceux de tout peuple est un devoir universel, quelles que soient nos origines.

Pierre Stambul

 

http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=778

 

 

 

Israël 
L’“Etat membre” le plus coûteux de l’Union

 

Partenaire privilégié de l’UE, l’Etat hébreu prend régulièrement pour cible des équipements financés par l’Union lors de ses attaques contre des installations palestiniennes. Et Bruxelles peine à obtenir des compensations pour les dégâts ainsi causés.  De l'orphelinat Al Karameh à Gaza, il ne reste que quelques ruines. L'établissement, qui accueillait 50 enfants palestiniens, a été détruit par l'aviation israélienne lors de l'opération "Plomb durci" en janvier 2009. Il avait coûté près de deux millions d'euros, dont la moitié avaient été payés par l'Agence espagnole de coopération internationale (AECID) et la Fondation Olof Palme.
Cet orphelinat n'est que l'un des 78 projets financés par des fonds européens qui ont été détruits par les attaques de l'armée israélienne en Palestine au cours des dix dernières années. D'après un rapport de la Commission européenne, leur valeur était supérieure à 79,5 millions d'euros (selon les plus basses estimations). Au moins huit avaient été payés intégralement par l'Espagne et avaient coûté plus de 33 millions d'euros.

Partenariat juteux

En même temps que son armée détruisait systématiquement ces projets européens, Israël parvenait avec l'UE à un accord très profitable à l'Etat hébreu. "Cet accord d'association donne à Israël beaucoup d'avantages dans sa relation avec l'Union européenne, aussi bien au niveau politique qu'au niveau économique", s'est félicité le ministre israélien des Affaires étrangères.
L'Europe est le principal marché d'exportation pour les produits agricoles israéliens et a versé 637 millions d'euros à Israël depuis 1981 par l'intermédiaire de la Banque européenne d'investissement. L'année dernière, 25 millions d'euros ont été accordés à l'Etat hébreu pour la construction d'une usine de désalinisation à Hadera, au nord de Tel Haviv, en plus des 120 millions déjà versés en 2007.
D’autre part, depuis le début de la deuxième Intifada en 2000, le gouvernement israélien a entamé une campagne de destruction des installations palestiniennes. L'aéroport, les routes, les ponts, les centrales électriques, les stations de traitement des eaux, les hôpitaux, les serres et les granges ont subi la punition collective infligée par l'armée d'Israël.

Passivité critiquée

L'UE n'a pas encore osé réclamer une compensation à Israël pour les dégâts causés à ses constructions en Palestine. "Les projets financés par l'UE appartiennent légalement à l'Autorité palestinienne, et nous n'avons pas connaissance d'une demande de dédommagement de sa part à l'Etat hébreu", avait répondu en mars 2009 Benita Ferrero-Waldner, alors commissaire européenne pour les Relations extérieures, aux questions des députés européens sur le sujet. "Il serait juste de demander une compensation à Israël pour les dépenses engagées par l'Europe", estime l'eurodéputé autrichien Johannes Swoboda.
La passivité de l'UE est critiquée par beaucoup d'ONG internationales. "Le problème est que l'UE ne veut plus être celle qui paie dans le processus de paix, et que le rôle de médiateur a été pris par les Etats-Unis, explique Brigitte Herremans, spécialiste du Proche-Orient à l'ONG belge Broederlijk Denle. Et l'UE ne veut pas faire pression sur Israël et perdre toute son influence."
Le projet le plus coûteux avait été l'aéroport de Rafah, au sud de la Bande de Gaza. Les nombreux bombardements d'Israël et l'action de ses bulldozers sur son unique piste l'ont complètement rasé. Il ne reste plus que les squelettes du terminal et d'un bâtiment annexe. La tour de contrôle a disparu et la piste est devenue une carrière où les Palestiniens récupèrent les morceaux d'asphalte pour s'en servir comme matériau de construction.

Institutions européennes

Un lobby puissant à Bruxelles "L´influence d´Israël en Europe s´est multipliée dans les dernières années grâce aux groupes de pression installés à Bruxelles et dans les autres capitales européennes", affirme Público. Une activité de lobbying qui vise à influencer la politique de l´UE au Moyen Orient, "mais aussi celles des pays européens pris individuellement, surtout en ce qui concerne le conflit israélo-paléstinien et l´Iran", souligne le journal. Une politique inaugurée par le puissant American Jewish Committee, qui a ouvert un bureau à Bruxelles en 2004. D´autres organisations, comme l’European Jewish Congress, B´nai B´rith, le think-tank Transatlantic Institute ou l'European Friends of Israel, une "alliance formée par des eurodéputés toutes tendances confondues", agissent quant à eux essentiellement pour "combattre l´antisemitisme", poursuit le journal. Cette dernière a entre autres suggeré la création d´une "politique policière commune" contre l´antisémitisme.

Alter Info l'Information Alternative


Auteur : Óscar Abou-Kassem - Source : Alter Info

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15164

 

 

 

 

Israël expulse des immigrés

pour préserver son « caractère juif » !

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15173

 

 


Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche