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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 01:17

 

Manifeste pour une humanité libérée
Un Manifeste toujours d'actualité (1976)
L'humanité vit une crise profonde et globale; des peuples entiers en saignent et en meurent. Mais les sociétés riches, accaparées par leurs possessions, entravées par leurs appareils, enfermées dans leurs problèmes, se réfugient encore derrière la façade de leurs certitudes. Les sociétés industrielles « avancées » sont, en général, aveugles sur leur propre situation, dans une fuite en avant qui les rend incapables de remettre en cause les moteurs de leur type de développement et les finalités concrètes de leur existence. Elles ne s'aperçoivent pas qu'elles sont structurées pour développer des inégalités croissantes dans chaque pays et entre les pays. Dans leurs pratiques, ces sociétés sont sourdes aux cris qu'élèvent les hommes en détresse ou en révolte : peuples dominés, nations humiliées, jeunesse ignorée ou méprisée. Des responsables et des élites du tiers-monde veulent sortir leurs pays d'une situation d'infériorité et de misère. Ils proposent pour cela un nouvel ordre économique international qui récuse le droit des forts à exercer librement leur domination et qui requiert de tous des devoirs de solidarité. Mais à peine ébauché, ce nouvel ordre se trouve menacé par des divisions profondes ; une rupture entre les pays du Nord et les pays du Sud est même possible. Les conséquences en seraient incalculables pour les uns et pour les autres. Une telle coupure provoquerait des bouleversements, des désordres dans tous les pays et sans doute des conflits meurtriers dont les plus faibles seraient encore les victimes. Cependant, il serait tout aussi dangereux de répondre à l'exigence de la construction d'un nouvel ordre économique par des propositions hypocrites ou dilatoires. Les jeunes, les faibles, les démunis, les «sans voix » du monde ne peuvent plus accepter de vivre sans avenir et sans espoir. Aujourd'hui, l'appel de cette humanité pauvre et opprimée devient revendication, contestation, clameur, révolte, volonté révolutionnaire. Nous devons y répondre en adoptant collectivement une autre conduite et des pratiques différentes permettant le véritable développement de tout homme et de tous les peuples. Cela va exiger, à n'en pas douter, des transformations radicales et parfois douloureuses dans le comportement social des individus et des groupes. La résistance des structures et des mécanismes des sociétés industrielles sera grande et la réaction "des groupes sociaux privilégiés sera très forte.
C'est pourquoi, face à une telle situation, nous dénonçons : - un prétendu ordre social qui crée l'inégalité, l'injustice et le désordre humain ; - une amélioration de la qualité de la vie qui exclurait une répartition équitable des richesses du monde et serait un défi au droit à l'existence des peuples sous-développés ;
- un semblant de justice qui n'octroierait pas la dignité et la liberté à tout homme et à tout peuple ; - des idéologies et un nationalisme qui aboutiraient à constituer des rapports de forces contraires à la solidarité entre les peuples et entre les générations ; - un progrès technique et une croissance économique qui auraient pour conséquence d'accroître les inégalités de travail et de vie à l'intérieur des pays et entre pays ; - une société enfin qui manquerait du sens de la mesure, bloquée sur un type de rationalité, incapable de s'ouvrir à toutes les exigences de l'humain.
La construction d'un nouvel ordre économique international ne saurait s'identifier à une simple remise en ordre ou à un ajustement du modèle actuel de croissance. Une remise en cause profonde de ce type de société s'impose. Pour atteindre un nouvel objectif, nous proposons de constituer des forces et de soutenir activement les groupes capables de : - reconnaître les droits des nouveaux partenaires de l'économie mondiale, Etats ou groupes sociaux ; - être ouvert aux aspirations des autres peuples et des nouvelles générations; accepter que leur vision de l'avenir puisse se projeter d'une manière toute différente de la nôtre, même et surtout si cela dérange l'ordre des choses existant ; - admettre l'interdépendance des avenirs économiques en accordant une priorité aux besoins fondamentaux, individuels et collectifs, en tenant compte aussi des choix de développement et des choix de société des pays neufs et des jeunes du monde ; - faciliter partout la pratique et les objectifs de ceux qui veulent compter d'abord sur leurs propres forces, avec tout ce que cela entraîne en matière de choix de gestion et de responsabilité ; - contribuer à résoudre les grands problèmes globaux du monde : crise alimentaire, exode rural, racisme et recrudescence de la violence ;
- travailler à l'aménagement
de l'espace mondial et du temps de tous les hommes comme construction d'une grande oeuvre collective ; - considérer que les pays neufs et la jeunesse du monde sont les premiers partenaires avec lesquels doit s’établir une authentique coopération pour des solidarités entre régions du globe et entre générations.
Convaincus de la gravité de la partie qui se joue aujourd'hui pour le devenir du monde, estimant que la construction d'un nouvel ordre économique et social international est une oeuvre trop importante pour être laissée entre les mains des seules élites au pouvoir, percevant une résistance active et passive à la mise en cause du modèle de croissance qui a présidé aux choix des sociétés industrielles, souhaitant un véritable dialogue entre le Nord et le Sud et entre les générations, où les plus forts viendraient à douter de leurs certitudes pour faire place à l'imagination créatrice des faibles, nous en appelons à l'opinion publique et à tous les responsables quelles que soient leurs appartenances idéologiques, religieuses ou philosophiques, en leur demandant de prendre en compte dans leurs actions les sept points de la déclaration suivante :
1. Nous reconnaissons que l'humanité a besoin d'une nouvelle visée directrice, d'un nouveau vouloir commun pour remplacer la froide organisation rationnelle de nos sociétés par une qualité de tous les rapports humains et l'extension des solidarités à la terre entière.
2. Nous devons travailler à construire de nouvelles formes d'interdépendance et de solidarité, respectueuses de l'autonomie des groupes et des pays les plus faibles et capables de neutraliser les causes permanentes d'agressivité et de conflit.
3. Nous devons en particulier pour cela supprimer les causes d'infériorité et d'humiliation qui sont dues aux divers effets de domination, consciente ou non, que les groupes ou pays les plus forts exercent sur les démunis et les faibles.
4. Nous nous engageons à soutenir les efforts qui sont faits pour redécouvrir, comprendre et revaloriser l'héritage des savoirs pratiques, des outils et des structures de vie dont les formes actuelles nous écrasent, mais dont la mémoire retrouvée pourrait faire des moyens de libération parmi d'autres.
5. Nous nous efforçons de faciliter la pleine utilisation de l'expérience vécue et des capacités de création des travailleurs, des consommateurs et d'une façon générale des citoyens pour qu'ainsi se constitue le contre-pouvoir concret, nécessaire à la mise en cause du modèle actuel de société.
6. Nous luttons pour que s'organise la résistance active à l'aliénation et à la dépersonnalisation et pour que s'affirme comme pouvoir réel une volonté politique de contrôle sur les pouvoirs économiques et techniques.
7. Nous nous engageons à devenir les artisans exigeants de la construction d'un nouvel ordre économique et social international, en étant les promoteurs d'une véritable coopération entre les peuples et les générations, et les messagers d'une volonté de concertation qui ne se démente jamais.
La revendication de justice des pays de la faim, du sous-emploi et de la servitude ne peut plus être dissociée de l'attente même des sociétés industrielles pour un avenir mieux maîtrisé, plus juste pour tous, plus respectueux des hommes et des peuples. Le nouvel ordre mondial ne peut résulter que d'une nouvelle volonté politique commune. Ne pas démissionner devant une pareille tâche implique certes un grand effort collectif, mais cet effort est tout simplement le prix du futur. 
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http://rogergaraudy.blogspot.com/
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    Qui est Garaudy ?
  Garaudy est un grand philosophe du XXe siècle. Né à Marseille en 1913 dans une famille de petits employés, Roger Garaudy commence son engagement comme militant protestant, ce qui ne l'empêche pas d'entrer en 1933 au Parti communiste et d'y faire une ascension fulgurante après guerre, tout en poursuivant des études de philosophie. Mobilisé en 1939, il est déporté dans les camps vichystes d'Afrique du Nord. Il se montre très critique à l'égard du régime de Vichy au point d'être condamné à mort. Mais les soldats musulmans refusent de le fusiller. C'est là un événement fondateur dont il montrera l'importance par la suite. Devenu membre du Comité central du Parti en 1945, il est élu député communiste du Tarn (1945-1951), puis de la Seine (1956-1958), et sénateur de Paris (1962).
Directeur du Centre d'études et de recherches marxistes, il fut pendant des années le philosophe officiel du Parti, avant d'en être exclu en juin 1970, après sa protestation face à l'invasion de Prague par les soviétiques. Il devient alors catholique  sans renier son idéal communiste. Il pense même que christianisme et marxisme sont complémentaires et se sent très proche des théologies de la libération.
Garaudy a évoqué dans son œuvre la plupart des grands événements du XXe siècle en ne cessant de souligner le fossé entre les pays riches et les pays pauvres et en dénonçant le « monothéisme du marché », la course effrénée de la société occidentale derrière le profit et l'individualisme de jungle. Mais ses analyses les plus fines, il les a réservées à l'esthétique. 60 œuvres qui annoncèrent le futur (Skira) paru en 1974, est un véritable chef-d'œuvre. Il y montre que les grandes œuvres d'art, à chaque époque, manifestent les rapports que l'homme établit avec son environnement, avec ses semblables et avec Dieu.
En 1982, il se convertit à l'islam sans renier ses idéaux antérieurs. L'islam est une religion qui « subsume » les deux autres, qui parachève la révélation. Il veut aussi être du côté des « dominés » et de ceux qui lui ont jadis épargné la vie. Il a créé sa propre fondation en Espagne à Cordoue, la fondation Roger Garaudy. Avec Senghor, il a aussi créé sur l'île de Gorée l'Université des Mutants (un mutant étant un homme ou un groupe d'hommes portant en lui le projet d'un ordre économique, social et culturel nouveau et préparant ainsi une « mutation historique ».).
En 1996, il publie Les Mythes fondateurs de la politique israélienne qui lui vaut un procès et le lynchage des médias. Depuis lors, on ne trouve plus, dans les librairies occidentales, un seul livre de Roger Garaudy.
Durant sa période communiste, Garaudy a été un porte-parole du matérialisme historique. Mais ses idées dépassent largement une simple illustration des idées de Marx et Lénine. Il a notamment montré l'importance de la révolution scientifique et technique propre au XXe siècle, la révolution cybernétique : il est l'un des seuls hommes de gauche à souligner ce qui est à ses yeux la grande chance de demain à condition qu'elle s'accompagne d'une révolution dans les rapports sociaux. Il insiste sur l'exigence révolutionnaire que mettent dans leur foi un nombre de plus en plus grand de chrétiens qui sont « de la même famille » que les marxistes et qui peuvent et doivent avec eux préparer la société socialiste de demain. Enfin, il affirme que l'éducation esthétique doit faire de chacun de nous un « militant de la révolte » contre toutes les aliénations et un « poète de la création ».
Aujourd'hui, Garaudy ne renie pas l'idéal communiste qui a toujours été le sien, mais il pense aussi que « le communisme n'a jamais existé », c'est-à-dire que son idéal a été assez vite trahi par l'Union soviétique et les régimes mis en place dans les pays de l'Est.
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    La critique de l'Occident et le dialogue des cultures
L'œuvre de Garaudy a été écrite sous le signe du « dialogue des civilisations » mais surtout des cultures non occidentales. Selon lui, du XVIe siècle à la fin du XXe siècle, le développement du monde occidental a reposé sur trois primautés : celle de l'action et du travail (« C'est en agissant sans relâche que l'homme déploie toute sa grandeur », dit le Faust de Goethe), celle de la raison (l'esprit étant réduit à la seule intelligence) et celle de la croissance vue en termes quantitatifs (production de besoins artificiels et des moyens de les assouvir). Pour Roger Garaudy, un tel modèle ne pouvait conduire qu'à la crise que nous connaissons aujourd'hui.
D'après lui, nous sommes en train d'assassiner nos petits-enfants : notre modèle de croissance dilapide en une génération des richesses accumulées dans les entrailles de la terre depuis des siècles. Cette politique tue déjà chaque année, par la faim, cinquante millions d'êtres humains dans le tiers monde  et accule ceux-ci  à l'extermination ou à la révolte. Et l'on propose, aux Etats-Unis et en France, des « forces d'intervention militaire »… Cette crise, par ses violences qui nous poussent au suicide nucléaire, à la désintégration de notre société et de ses idéologies, est la plus grave qu'ait jamais traversé une civilisation.
Pour la mesurer et la surmonter, Roger Garaudy prend le recul de cinq mille ans d'histoire et d'un dialogue universel avec les civilisations de l'Asie et de l'Afrique, de l'Amérique latine, de l'Islam. Il évoque aussi les plus belles visions prophétiques des hommes mais aussi le sens d'un socialisme islamique, indien, chinois, africain, et débouche, pour l'Occident, sur un projet politique concret : à partir d'un tableau économique rigoureux de nos gaspillages, mais aussi de nos ressources et de nos possibilités, et d'une rencontre inédite de la politique et de la foi, il trace le plan d'une nouvelle croissance, en rupture avec les politiques, les technocrates et les intégristes de tous bords.

Pour lui, la création d'un avenir heureux exige que soient retrouvées toutes les dimensions de l'homme développées dans les cultures non occidentales. Comprendre la vie, c'est d'abord la saisir dans son unité. Il développera cette thèse dans Pour un dialogue des civilisations (Denoël, 1977) et dans Appel aux vivants (Seuil, 1979) en témoignant de l'expérience planétaire qui l'a conduit à cette certitude et en présentant un projet politique concret.
Les religions de la Chine et du Japon ont enseigné à l'homme la fusion de tous les éléments avec le grand Tout. Le taoïsme exige l'insertion dans le principe universel qu'il saisit par une connaissance intuitive, par une contemplation au terme de laquelle se concrétise l'union de l'homme et de la nature. Le bouddhisme qui, de l'Inde, gagnera massivement l'ensemble de l'Asie, enseigne que l'homme ne mettra fin à ses souffrances qu'en renonçant au désir et au plaisir et en se fondant dans l'éternité comme une tasse d'eau versée dans la mer. L'école bouddhiste Tch'an (Zen, en japonais) met l'accent sur la nécessité de libérer l'esprit afin qu'il puisse accueillir l'illumination.
Pour les peintres chinois de l'époque Song (de 960 à 1279), la nature n'est pas une matière inerte dont on cherche à se rendre maïtre. L'univers forme un tout animé d'un même mouvement de vie, englobant aussi bien la rivière que les sommets des montagnes, l'arbre que les rochers, les nuages que l'oiseau, et l'homme n'est qu'un moment de ce cycle éternel.La peinture est un medium de l'expérience zen. Contrairement à nos tableaux de la Renaissance, l'artiste ne cherche pas à représenter un spectacle, mais à communiquer un état d'âme de la nature. IL saisit les lignes de force d'un paysage et en compose le yin et le yang, les contrastes et les tensions.
L'art africain tente, lui aussi, de « rendre visible l'invisible » (l'expression est de Paul Klee). Au contraire de l'art grec, qui part de l'individuel pour en extraire les lignes essentielles, le créateur africain part de son expérience vécue du grand Tout pour donner une forme concrète à ses talismans. Un masque, par exemple, doit être avant tout considéré comme un condensateur d'énergie. La force qu'il contient et qu'il dégage a pour sources la nature, les ancêtres et les dieux. Les oeuvres africaines n'ont pas été créées pour la contemplation. Ce sont des objets de participation destinés à l'accomplissement de cérémonies rituelles. Quand les Africains dansent avec leurs masques, ils y puisent une énergie qu'ils irradient dans toute la communauté.
L'art musulman appelle des remarques analogues à celles que Garaudy fait à propos des arts de la Chine, du Japon ou de l'Afrique : partir du sens pour déchiffrer le signe. La conception islamique du monde n'incite pas à la représentation réaliste. Pour elle, toute image détourne le croyant de la prière pure, l'amène à prendre conscience de l'unité de Dieu. Ainsi, la mosquée est-elle décorée des versets du Coran. Le développement de la calligraphie s'explique d'ailleurs par le caractère même de l'Islam, religion centrée sur un texte sacré, parole de Dieu dont Mohamed n'est que le messager.
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    Garaudy est-il un antisémite ?
Garaudy témoigne de beaucoup de respect pour les trois religions du livre. Mais suite à la publication des Mythes fondateurs de la politique israélienne (1996), il a été taxé d'antisémitisme.
En fait, ce que Garaudy a voulu mettre en cause dans ce livre, c'est l'impérialisme israélien, le sionisme. Les Israéliens cherchent à justifier l'expulsion des Palestiniens de leurs terres et la domination qu'ils leur font subir. Pour cela, ils instrumentalisent la Bible où Dieu a choisi un peuple et une terre, « la terre promise ». En quelque sorte, les Israéliens ne feraient qu'accomplir cette promesse faite par Dieu dans l'Ancien Testament. En outre, ils instrumentalisent la shoah en jouant sur le sentiment de culpabilité des Occidentaux qui n'ont pu empêcher le massacre des juifs.
Garaudy a fait œuvre d'historien et met en doute le chiffre de 6 millions de juifs morts dans les camps de concentration. Mais au-delà des chiffres il reconnaît le génocide. Ce qui a suscité le scandale, c'est qu'il affirme n'avoir trouvé dans les nombreux documents qu'il a consultés aucune trace des chambres à gaz. Les juifs auraient été décimés par le travail forcé et le typhus et les crématoires servaient à brûler les cadavres des victimes. Il n'y aurait pas de témoins fiables. On peut penser  en effet que les nazis avaient effacé toutes traces de leur ignominie ! Des tortures auraient été infligées aux prisonniers nazis pour leur faire avouer leur génocide. On a donc fait de Garaudy un négationniste. L'antisionisme radical de Roger Garaudy l'avait déjà conduit, dès 1982, à placer sur le même plan sionisme et nazisme.
L' « affaire Garaudy » est d'abord révélée par le Canard enchaîné en janvier 1996, suivi par quelques quotidiens nationaux, entraînant contre lui le dépôt de plusieurs plaintes avec constitution de partie civile pour contestation de crime contre l'humanité, diffamation publique raciale et provocation à la haine raciale par des associations de résistants, de déportés et des organisations de défense des droits de l'homme. Puis, le scandale est médiatisé en avril :  Roger Garaudy est contraint de s'éloigner de la vie médiatique. Converti à l'Islam depuis le début des années 1980, il avait reçu pendant le procès le soutien d'intellectuels de pays arabes et musulmans au nom de la liberté d'expression.
Roger Garaudy a été condamné le 27 février 1998, au titre de la loi Gayssot (jugée négativement à l'époque de son adoption par de nombreux hommes politiques  et des spécialistes du droit et de l'histoire), pour contestation de crimes contre l'humanité et diffamation raciale. Depuis lors, ses ouvrages, si célèbres pendant les années 60 à 80,  sont introuvables dans les librairies occidentales.
Cette affaire a suscité l'écriture d'un dernier ouvrage, son testament spirituel en quelque sorte,  Le terrorisme occidental (Al-Qalam, 2004).

Quoi qu'il en soit, Garaudy est un philosophe engagé dans son siècle , un des plus grands témoins de son temps.
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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 01:09

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sarkozy scarface

 

 

« Les fruits et légumes ne sont pas très chers, en France, faut pas abuser » Difficile de répondre à son collègue, à son ami, ou à sa voisine lorsque de tels propos sont lâchés en pleine conversation. Quel argument trouver, sinon tenter la comparaison des chiffres entre pays?
Finalement il y a plus parlant, en tout cas pour l’agriculture: il y a les prix payés aux agriculteurs et le prix que nous, consommatrices – consommateurs, payons.

Ce matin, les agriculteurs manifestent encore leur ras le bol. Ils viennent exprès de Marmande, place de Paris Bastille.
« La France quel pays de râleurs! » diront certainement nos touristes. Sauf que, comme à chaque fois, nos politiciens gagnent du temps voire oublient leurs promesses, et tous les ans, nous nous retrouvons avec les mêmes crises (cf la guerre du Lait), tous les ans, les mêmes mots d’ordre de grève, tous les ans, les mêmes qui abusent: la Grande Distribution et les intermédiaires. D’où l’obligation des agriculteurs de recommencer leurs opérations.
Faisons donc du concret. Prenons le prix de vente du kilo de nectarine. Un mets bien trop couteux pour bon nombre de nos concitoyens, les plus précaires, même en pleine saison.
Prix vendu sur les étales de vos hypers: 4 euros le kilo.
Prix payés aux agriculteurs: 70 à 80 centimes le kilo

Prix vendu à l’occasion de la manif’: 2 euros le kilo à destination unique de l’agriculteur.
Alors monsieur Leclerc, envie de se reprendre pour le Robin des Bois des consommateurs avec votre marge arrière?

Un épiphénomène? Prenons le prix du lait. Dans cette fameuse guerre du lait, où l’on retrouve comme par hasard le financier de Sarkozy, Albert Frère, dans le camp des industriels avec Sodiaal, nous obtenons le même prix aberrant pratiqué en super et hypermarché.
Prix vendu: entre 0,70 et 0,85 euros le litre.
Prix du litre 0,30 euros le litre (sur la base de 301 euros / 1000 litres dernier accord signé entre les producteurs et les transformateurs):
Du simple au double ici. Si vous avez le malheur d’acheter du bio, il faudra débourser 1,10 euros le litre environ. Votre Leclerc, votre Carrefour, votre Cora etc… n’étant visiblement pas prêts à rogner sur leurs marges pour vous faire profiter d’un meilleur lait, moins pollué en pesticides.
Après, ses marques peuvent toujours afficher: « le positif est de retour », « la qualité est là », « des prix bas bien moins cher »…ou vous donner généreusement des bons d’achats à la sortie des caisses. Bluffs et esbroufes!
Si les grands distributeurs avaient un minimum de franchise, ils oseraient: « Chez nous, on arnaque mais avec la vaseline »

Optimiste ou pessimiste?
Vous croyez probablement que ce principe ne vaut que pour la production agricole? Que nenni. En France, nous pouvons nous enorgueillir des meilleurs cartels qui existent, le monde nous les envient! Après la Grande Distribution se répartissant le territoire national avec leur supérette, leur supermarché aux noms différents pour éviter un effet de claustrophobie voire de paranoïa commerciale, nous avons le monopole de GDF Suez et de EDF.
Officiellement tout est fini depuis la privatisation. Officieusement la situation a empiré: il faut dorénavant mettre la main à la poche dès que le PDG de l’une ou de l’autre des firmes vient râler auprès de Christine Lagarde, la pression des lobbys et le « système corrompu » sarkozien faisant le reste (Henri Proglio, PDG EDF, ami de Sarko!).
Rappelez-vous ainsi en juillet 2009, EDF voulait augmenter ses tarifs de 20%. Et finalement nous avons eu et nous aurons:


prix électricité
Source Corse Matin – Ministère des Finances


Quand on pense que les partisans de la privatisation utilisaient l’argument du maintien des prix bas pour imposer leurs vues!
Et avec la marge – pour info, EDF c’est 3,9 milliards d’euros de bénéfices en 2009 – Electricité de France peut racheter des entreprises à l’international (comme British Energy au Royaume-Uni ) et devenir ainsi le n°1 mondial de l’électricité.

Petite parenthèse
D’ailleurs on peut s’étonner de ce fait troublant: en 2009 EDF achète British Energy pour 15 milliards d’euros (donc avec nos factures gonflées et nos impôts qui ont financés la construction des barrages et des centrales depuis l’après-guerre). En 2010, EDF revend la partie distribution (et garde la production) à un revendu au milliardaire chinois Li Ka-shing pour seulement 6,9 milliards d’euros. Faut-il y voir l’une des clauses du pacte secret lien l’UMP au PC Chinois?

Pourquoi se priver, ce sont les français qui payent!
Même topo avec son cousin français, GDF, devenu GDF Suez pour là encore la bonne fortune d’Albert Frère.
Le PDG de cette magnifique usine à gaz rouspète auprès de Christine Lagarde, une fallacieuse et fictive commission se réunit et l’augmentation désirée par une entreprise privée est imposée à tous les clients du pays. Grandiose non? Et avec la marge réalisée, là encore, GDF Suez peut – non pas mettre à jour ses plans de conduite ni les rénover, évitant des catastrophes, faire ses courses à l’international en rachetant International Power.
Voilà pourquoi nous français, nous paierons bientôt aussi cher que tous les autres citoyens européens… et avec le sourire en plus!

Dernier Cartel qui fallait dénoncer: celui des télécoms. Après nous avoir sucer jusqu’au fond, avec le fameux abonnement téléphonique, France Telecom continue sur sa lancée avec les abonnements mobiles. Déjà épinglé avec ses amis SFR et Bouygues Telecom pour avoir volontairement maintenu les prix élevés – ensemble tout est possible, racontait un nain nerveux un matin – France Telecom profite, use et abuse de sa position dominante (car historique) pour engranger ce qu’on appelle vulgairement du « cash ».
Ainsi, après nous avoir fait des forfaits Wanadoo prohibitifs à 45 euros mensuel ADSL 512Kbits, France Telecom (FT) comme les autres opérateurs s’amusent désormais à surfacturer les forfaits 3G. Pourquoi le mot « surfacturer »?
Parce que, comme s’en étonnait un certain Xavier Niel souhaitant semer le trouble dans le cartel mobile, au nom de quoi un abonnement de téléphone portable coûte plus cher qu’un abonnement à la téléphonie fixe, alors qu’il n’y a que des antennes à déployer, aucun câble à poser? Par pitié, inutile de brandir l’argument de « la technologie coûte chère et devient vite obsolète »…les 62 millions de clients mobile en France (plus que la population!) suffisent à découvrir le pot aux roses: les investissements sont vites rentabilisés finalement.
Terminons d’enfoncer le clou dans le porte-monnaie avec ce diagramme, comparant le prix des données transmises en 3G (ici données pour l’ipad) suivant les pays.


prix 3g data monde
Source: webactus.net (prix data 3g ipad)

Des prix 50 fois plus élevés en France qu’à Singapour et 25 fois plus cher…qu’en Allemagne. A noter la filiale belge de France Telecom, Mobilstar, 2ème du classement des forfaits 3G data les plus chers du monde!

Alors après ce topo, quelles propositions?
- Prix coutant pour les fruits et légumes dans les super et hypermarchés (la Grande Distribution se faisant sa marge sur tous les autres produits manufacturés)
- Accroissement des pouvoirs de la DGCCRF quant au cartel des mobiles.
- Instauration d’une véritable réglementation sur les prix de l’énergie.
- Renforcer les contrôles et les normes sur la sécurité des barrages et centrales diverses (les budgets de maintenance étant réduits pour améliorer la rentabilité!), contrôles à réaliser par un institut indépendant pouvant obliger à faire stopper les activités en cas de manquements graves. (cf incidents Fessenheim)
- reNationalisation des entreprises aux enjeux vitaux pour le pays: eau, gaz, électricité
- Interdire le pantouflage des haut-fonctionnaires (passer du privé au public et inversement) afin d’éviter tous conflits d’intérêts
- Créer une vraie plainte collective française (promesse de campagne de Sarkozy, non tenue)

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Auteur : CPolitic - Source : CPolitic

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15154

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 00:53

 



Evacuation de familles sans logement à la Courneuve
envoyé par Mediapart. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

 

Voici des images tournées dans une obscure république où un petit homme sans esprit, soutenu par une bande de copains patrons de presse, barons de la finance, empereurs du pétrole et du béton a fini par prendre le pouvoir, au bénéfice de discours populistes, basés sur l’opposition entre les différentes classes sociales, la peur de l’autre et des recettes simplistes dignes des meilleures brèves de comptoirs.


En trois ans, le messie gigotant sur son trône a pris le contrôle direct des télés et radios publiques où les humoristes trop satiriques ont été muselés. Il vidéo-surveille, traque, relève l’ADN d’une large partie de sa population, garde à vue tout suspect, tente de démanteler les garde-fous d’une justice qui devrait faire la part belle aux puissants.

Son équipe et lui pillent petit à petit tous les biens collectifs. Ils les refilent à leurs copains des groupes privés dont ils ont longtemps côtoyé les conseils d’administration. Le discours, aussi bien huilé que faux, consiste à dire que la concurrence fait baisser les prix. Pourtant, la vie n’a jamais été aussi chère. Toute autre proposition de modèle économique est immédiatement taxée d’ultra-gauchisme aux relents staliniens. Cela permet de faire oublier que lorsqu’on dîne ensemble ou que l’on voyage sur les mêmes jets privés, on arrive aisément à s’entendre pour maintenir les prix hauts et continuer s’engraisser entre gens de bonne compagnie, sur le dos de salariés sous pression, devenus une variable d’ajustement entre toutes.

Ils rognent sur la santé, ne reversent pas les taxes pour mieux creuser le trou de la sécurité sociale et ainsi peu à peu justifier sa privatisation, car vous comprenez, ça ne peut plus durer. Ils nous pondent régulièrement des enquêtes démontrant que l’éducation nationale ne fait pas son boulot et que les profs du public sont tous des fainéants. Nous ferions bien de confier nos gamins aux écoles privées.

Ils rejètent tout système de répartition, la vie c’est chacun pour soi, la réussite consiste à en avoir une plus grosse que son voisin. Il faut être toujours plus rentable, plus performant. Il convient de garder un maximum de gens juste au-dessus du seuil de pauvreté, sous contrats précaires, travaillant le dimanche, la nuit, vivant dans des logements insalubres hors de prix. Le travailleur pauvre est idéal car il ne se révolte pas, lui au moins a un travail, alors il est docile, il pourrait tout perdre.

Une bonne dose de société du spectacle par accompagner tout ça et le tour est joué : des séries policières en permanence édulcorent l’image des forces de l’ordre. Des reality show pitoyables font en sorte que tout se vaille, tout se ressemble. Des journalistes passifs sans répartie interviewent nos gouvernants. Des people sans talents sont censés devenir nos modèles. Tout pour rendre nos cerveaux disponibles. Le bonheur passe désormais par une consommation compulsive d’objets souvent inutiles et obsolètes sitôt achetés.

Aujourd’hui, le petit homme trépigne car il a beau avoir choisi une poupée (sans voix) comme épouse pour impressionner le populo, il a beau faire plein de moulinets avec ses petits bras, multiplier les voyages dans des jolis avions tous neufs pour visiter les grands de ce monde, rien n’y fait : il n’est plus très populaire, et ça, c’est insupportable. Près à tout pour parvenir à ses fins, peu soucieux de bafouer le fonction présidentielle et de s’asseoir sur la République, il n’a pas d’autre solution que de tapiner à l’extrême droite, comme il l’avait fait pour son élection, en attisant alors la haine dans les banlieues qui s’étaient enflammées.

En plein chassé-croisé, au moment où tout le monde a le poste branché sur l’autoroute des vacances, il nous sort une carte aussi nauséabonde que connue, celle des boucs émissaires : pour l’heure, les jeunes de banlieues et les roms. Voici nouvellement crées des sous-catégories de français, présumés coupables. Il menace de leur retirer la nationalité, une proposition aussi démagogique qu’inapplicable. Il ne sait même plus ce qu’il raconte : le droit international interdit de fabriquer des apatrides, la plupart des français n’ont en effet pas de double nationalité. La constitution stipule que les français sont égaux en droit quelle que soit leur origine mais peu importe, l’impact médiatique est là, la solution est simple, on s’occupe enfin de nous.

Les jeunes des banlieues cassent, brûlent, insultent. Tous les clichés sont bons à exploiter. Allons nous régler le problème en les stigmatisant encore un peu plus, en leur déclarant une « guerre nationale » ? L’objectif est clair : répandre la graine du désordre, afin de justifier toutes les dérives sécuritaires.

Puis il y a les roms, éternels parias. Le petit homme propose de détruire leurs camps illégaux. Parfait pour semer le trouble dans nos campagnes et rallier les fachos. Il oublie juste que presque tous les camps sont illégaux car seulement 20% des communes répondent à l’obligation faîte par la loi de mettre à disposition un terrain pour les gens du voyage. Alors on en fait quoi d’eux ? On brûle leurs caravanes ? On les chasse comme en Italie ou des milices de voisinages s’organisent ?

Surtout, après eux, qui ? Les homosexuels qui portent atteinte aux bonnes moeurs ? Les handicapés qui servent à rien ? Les vieillards qui creusent le trou de la sécu ? Ceux qui votent à gauche de la droite dure ?

Lorsque nos grandes puissances se goinfrent en pillant les ressources d’un tiers-monde toujours plus pauvre, sans que les populations ne bénéficient de quoi que ce soit, entretenant des régimes corrompus, doit-on s’étonner que des gens cherchent à fuir, aspirent à une vie meilleure en tentant de rejoindre nos pays ? Qui souhaiterait quitter sa famille et les siens pour s’expatrier à l’autre bout du monde, parce que c’est ça ou la famine, ça ou la torture ? A quel désespoir faut-il être livré pour embarquer sur une frêle embarcation vers l’Europe au péril de sa vie en laissant ses proches ?

Le petit homme aux instincts guerriers et ses copains marchands d’armes sont en Afghanistan. Il faut se préoccuper du sort de la femme musulmane (juste quand elle est loin alors). Il faut lutter contre les terrorismes, que nous entretenons par ailleurs par des ventes d’armes obscures. Tout est bon à prendre en business. Quelques bavures de temps en temps, 50 villageois tués la semaine dernière, permettent d’attiser le ressentiment. Pourtant, tout afghan opposé aux forces internationales est qualifié d’insurgé, de terroriste. Il fut un temps dans d’autres contrées où nous appelions plutôt ce type de combattants des résistants. Le terrorisme a bon dos : personne ne dit trop fort que gisent en Afghanistan plus de 1000 milliards de dollars de lithium, l’énergie de l’avenir pour alimenter nos ordinateurs, nos iPhone, et nos prochaines bagnoles.

En témoigne ce film, aujourd’hui dans son propre pays, même la femme et l’enfant ne sont rien si leur couleur de peau ne convient pas. Il y a des jours où j'ai envie de chialer...


Auteur : Rémi Thivel - Source : Rémi Thivel guide de haute montagne

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15137

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 00:18

 

Marche monciale des femmes 2010La Rencontre Internationale des Femmes et Peuples des Amériques contre la Militarisation aura lieu en Colombie du 16 au 23 août 2010. La rencontre se tiendra dans un contexte de repositionnement impérialiste des États-Unis dans le continent, visible par l’intensification de l’installation de forces militaires nord-américaines en Colombie et Panama ; le coup d’état au Honduras ; les menaces d’un coup d’état au Paraguay ; l’occupation militaire en Haïti profitant de la catastrophe naturelle, parmi d’autres nombreux exemples.     

De plus, la rencontre aura lieu dans un pays dont le gouvernement maintien une histoire de 40 ans de coopération militaire avec les États-Unis, qui – sous le sophisme de la lutte contre les drogues, le narcotrafic et le terrorisme, employé comme excuse pour la poursuite et stigmatisation de la protestation sociale – cachent les vrais intérêts économiques derrière le conflit en Colombie: maintenir le contrôle sur ses ressources naturelles, ses territoires et son peuple.  

Du 16 au 23 août, plus de 1000 femmes et hommes militants d’organisations sociales, politiques et mouvements populaires de l’Amérique Latine et du monde entier se rendront en Colombie pour voir les effets de la militarisation sur les missions humanitaires dans différentes régions du pays, pour construire une agenda stratégique commune de travail conjoint (mettant l’accent sur les bases militaires), et pour réaliser une veille de protestation contre la militarisation et la présence de forces militaires étrangères sur le territoire.    

On lance un appel à toutes les organisations sociales, politiques et aux mouvements populaires de l’Amérique Latine et du monde entier, pour qu’ils soient en alerte et qu’ils  organisent pendant toute la durée de la rencontre (mais notamment le 23 août), une journée internationale de solidarité avec les femmes et peuples de la Colombie et des Amériques qui luttent contre la militarisation, avec des différentes activités, telles que:

  • Des veilles ou d’actes devant les consulats et représentations sur la Colombie ou les États-Unis le 23 août
  • Des actions dans la rue, avec distribution de pamphlets sur la militarisation, dans des endroits très fréquentés, tels que des places, des stations de bus, train, métro, etc.     
  • Des discours et vidéos d’appui aux peuples de la Colombie et des Amériques
  • Appeler les parlementaires pour demander aux gouvernements de réduire les dépenses militaires et réorienter ces ressources vers les services sociaux et la création d’emploi et de revenus.
  • Séminaires, conférences, lancement de brochures et d’autres matériaux, ainsi que des projections cinéma et vidéo et d’autres événements culturels, afin de parler de la rencontre et augmenter la prise de conscience sur l’impact de la militarisation sur la vie des femmes et des peuples, et pour dénoncer les intérêts des multinationales, de l’industrie de l’armement et des gouvernements du monde entier dans la perpétuation des guerres et conflits.
  • Appeler les médias ou organiser des conférences de presse pendant la semaine du 16 au 23 août, pour parler de la rencontre en Colombie et de la situation qui subissent les femmes et peuples qui habitent des zones en conflit.


·         On vous prie de nous envoyer à l’adresse americas@marchemondiale.org des détails complets sur les actions et événements qui sont en cours de préparation (type et titre de l’événement, lieu, date, heure, données de contact de la personne responsable). On systématisera ces informations et on les divulguera largement sur le site web de la Rencontre (http:// www.movimientos.org/encuentromujerespueblos/), ainsi que sur les sites de nos mouvements.


Source : Marche mondiale des femmes

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15136

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 05:04

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Obama menace l’Iran

par Alex Lanthier


Lors d’un point de presse, mercredi à la Maison-Blanche, le président Obama a personnellement ajouté sa voix au chœur grandissant des menaces de guerre contre l’Iran émanant de Washington et de ses alliés.

Les récentes menaces renferment des remarques faites par le secrétaire américain à la Défense Robert Gates qui en 2008 avait exprimé son avis contre « une autre guerre au Moyen-Orient » mais, le mois dernier avait déclaré que les Etats-Unis « n’acceptaient pas l’idée que l’Iran dispose d’armes nucléaires ». Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a dit qu’il était « encore temps de prendre des sanctions », mais qu’« à un moment donné, nous devons reconnaître que les sanctions ne fonctionnent pas ».

C’est dans ce contexte que la Maison-Blanche a réuni des journalistes choisis pour un point presse sur l’Iran. Ceux-ci n’auraient, semble-t-il, découvert qu’après leur arrivée que la personne intervenant à ce « point de presse » apparemment routinier n'était autre que le président lui-même.

L'objectif d’Obama était de lancer une mise en garde directe contre le gouvernement iranien : il a le choix, soit de se plier aux exigences des Etats-Unis en abandonnant son programme nucléaire soit de s’attendre à une attaque américaine.

Obama a dit que les responsables iraniens « devraient savoir ce à quoi ils peuvent dire "oui" ». Si la « fierté nationale » pousse l’Iran à développer des armes nucléaires, a poursuivi Obama, « ils en subiront les conséquences ». Il a dit « toutes les options » sont ouvertes pour « empêcher une course aux armements nucléaires dans la région et pour empêcher un Iran nucléaire. »

Craignant que certains journalistes ne se méprennent sur les phrases creuses prononcées par Obama concernant la diplomatie, telle l’indication de projets de mener de nouvelles négociations avec l’Iran, de hauts responsables de la Maison-Blanche ont, pour bien mettre les choses au clair, discuté plus tard avec l’un des journalistes présents, le journaliste pro guerre bien connu, Robert Kagan.

Dans un article paru dans le Washington Post, Kagan a critiqué les journalistes qui avaient posé aux hauts responsables américains des questions ayant trait à la diplomatie avec l’Iran : « Ceci a mis les responsables dans une situation délicate : ils ne voulaient pas dire ouvertement que le gouvernement ne suivait pas une nouvelle initiative diplomatique parce que cela pourrait donner l’impression que le gouvernement ne s'intéressait pas du tout à la diplomatie. »

Kagan a fait le commentaire suivant, « Comme l’un des hauts responsables stupéfait me l'a fait  remarquer plus tard, si le sujet du point presse avait été la diplomatie, alors le gouvernement aurait fait venir ses négociateurs influents à la réunion, au lieu de tous ces gens chargés d’exercer la pression sur l’Iran. »

En fait, la politique du gouvernement Obama n’a jamais été de négocier avec l’Iran mais de soumettre à Téhéran une liste d’exigences humiliantes et non négociables. Celles-ci ont été présentées dans le contexte d’une politique à deux voies : une campagne de sanctions et de menaces de guerre pouvant mener soit à la capitulation de Téhéran, soit à poser le fondement d’une action militaire.

En juin dernier, le gouvernement Obama a tenté en vain d’imposer à Téhéran un régime pro américain en renversant les résultats de l’élection d’Ahmadinejad. Les Etats-Unis ont tacitement soutenu la soi-disant « Révolution verte » dirigée par le candidat défait, Mir Hossein Mousavi et le milliardaire Akbar Hashemi Rafsanjani et qui était soutenue par des sections de la classe moyenne de l’Iran. L’intention de Washington a toutefois été déjouée lorsque ces forces, émanant des couches plus fortunées de la société iranienne, n'ont pas réussi à recueillir un large soutien.

Le gouvernement croit encore que quelque forme de « changement de régime » intérieur est possible. Kagan a remarqué que les responsables de la Maison-Blanche espéraient que les forces politiques derrière la Révolution verte pourraient se lier aux récentes grèves des marchands des bazars et que cette combinaison « constituerait une menace réelle pour le régime. »

Toutefois, le gouvernement Obama semble à présent de plus en plus miser sur la guerre comme unique moyen de préserver ses intérêts politiques dans la région. Il considère qu’une victoire américaine dans la confrontation avec l’Iran est maintenant cruciale pour le maintien du prestige et du rôle hégémonique que joue Washington dans les affaires mondiales.

Un rapport du groupe d’étude de la politique américaine Bipartisan Policy Center (BPC) qui conseille le gouvernement Obama a remarqué que « La crédibilité américaine… serait sérieusement endommagée si après des avertissements répétés exprimant le contraire, elle permettait à Téhéran de franchir ce seuil nucléaire, » c’est-à-dire d’acquérir des armes nucléaires. Il y est dit que les Etats-Unis doivent être prêts pour des « actions extraordinaires » afin de préserver leur crédibilité en tant que plus grande puissance militaire du monde en réclamant des « préparatifs pour une option militaire visible et crédible. »

La campagne américaine contre le programme nucléaire de l’Iran est une imposture politique. Washington n’a pas organisé une telle campagne à l’encontre du programme nucléaire de l’Inde parce qu’ils considèrent l’armée indienne comme un atout stratégique américain dans la région. Dans le cas de l’Iran – considéré par Washington comme un adversaire stratégique – l’industrie nucléaire du pays et qui, aux dires de l’Iran, est destinée uniquement à usage énergétique, devient le prétexte à une campagne américaine pour l’isoler et l’assujettir.

Il est quasiment impossible pour le régime iranien de prouver aux Etats-Unis qu’il n’est nullement une menace sans complètement s’émasculer politiquement. L’Iran entretient des liens politiques et militaires avec l’Irak et l’Afghanistan qui sont occupés par les Etats-Unis ainsi qu’avec le Liban et la bande de Gaza. De plus, il est un important fournisseur de pétrole et de gaz naturel du marché mondial, y compris des principaux concurrents des Etats-Unis, telle la Chine ; et il a développé un programme nucléaire considérable.

Pour pouvoir conclure un accord durable avec Washington, l’Iran devrait publiquement renoncer à soutenir les partis ou mouvements de résistance dans les régions opprimées par les Etats-Unis ou Israël, accorder l’accès ou le contrôle de ses champs pétroliers à des sociétés américaines et soumettre son programme nucléaire à des contrôles intensifs. Ceci correspondrait à une déclaration publique du gouvernement iranien d’être le laquais de l’impérialisme américain.

Dans la mesure où les suspicions grandissent que Téhéran n’est pas prêt de prendre de tels engagements, Washington favorise de plus en plus la guerre. Il existe même déjà des appels pour une campagne médiatique dans le but de préparer l’opinion à la guerre. Le rapport BPC a exigé un « débat public sur des options militaires » tandis que le journal français Le Monde a dernièrement posé la question à savoir si l’opinion publique était psychologiquement préparée pour un scénario de guerre contre l’Iran.

Les menaces américaines proférées lors d’une réunion non annoncée avec une poignée de journalistes, soulignent le mépris du gouvernement Obama à l’égard de l’opinion publique. Elu suite à une opposition de masse anti-guerre contre la politique agressive du gouvernement Bush, Obama menace à présent de déclencher une guerre qui éclipserait les conflits en Irak et en Afghanistan en menaçant d’engloutir la région entière.

 


Auteur : Alex Lanthier - Source : http://www.mondialisation.ca/

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15145

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 04:58

Israël attaquera t-il le Liban pour lui voler son gaz ?

 

 

Ce n’est plus un secret : de très importants gisements de gaz et de pétrole sont situés en Méditerranée au large de Chypre, du Liban, de Gaza… et d’Israël. Compte tenu des appétits et des méthodes du régime de Tel-Aviv, le partage des richesses semble impossible. Pour le géopoliticien mexicain Alfredo Jalife-Rahme, la question est de savoir si Israël se contentera de voler les réserves de ses voisins en les siphonnant grâce à des technologies sophistiquées, ou s’il s’emparera de leurs gisements par la force.

 

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Alfredo Jalife-Rahme

Plusieurs analystes expérimentés ont compris que derrière la guerre d’Israël contre Gaza —gouverné par le groupe islamique sunnite Hamas— se trouve un enjeu caché : les pléthoriques gisements de gaz des côtes palestiniennes en Méditerranée.

Bien que doté d’un maximum de 400 bombes nucléaires et de la meilleure aviation de tout le Proche-Orient —à présent on ne peut plus affirmer qu’il possède la meilleure armée de la région après ses récents revers aussi bien au Sud du Liban contre la guérilla islamique chiite qu’à Gaza face au Hamas— Israël affiche deux points faibles incontestables :
- 1. l’eau, raison pour laquelle il ne se résout pas à restituer à la Syrie les territoires occupés du plateau du Golan, bordant le lac de Tibériade (Galilée) et
- 2. le pétrole, il importe plus de 300 000 barils par jour (pour la plupart, en provenance d’Égypte), tandis que sa production de gaz destinée à la consommation nationale est extrêmement réduite.

Je viens de rentrer d’un voyage d’un mois en Grèce, au Liban et en Turquie, où j’ai mesuré l’importance stratégique du gaz, aussi bien pour Gaza que pour le Liban, enfoui sous les eaux communes à Israël et à l’île de Chypre (elle même divisée en partie grecque et turque).

Naharnet (28 juin 2010), un site libanais pro-occidental, dit très justement que les réserves de gaz reparties entre les eaux du Liban et d’Israël peuvent représenter une énorme manne financière, mais qu’elles peuvent également susciter une nouvelle guerre d’Israël contre son faible voisin du nord.

La situation est dramatique car les deux Etats, aussi bien le Liban qu’Israël, sont énormément tributaires des importations d’hydrocarbures.

Quant au Liban, son cas est le plus grave car il est éprouvé par le piteux état de son système de production électrique, qui n’a pu être ni réparé, ni modernisé après 15 ans de guerre civile.

Que cela plaise ou non, face à la cupidité israélienne, ce n’est rien de moins que la guérilla chiite du Hezbollah qui s’est chargée de la défense du gaz libanais. Jusqu’à présent, mis à part le Hezbollah [1], personne d’autre dans la vaste mosaïque libanaise n’a manifesté ouvertement sa position sur ce sujet, qui est loin d’être un sujet de moindre importance et qui peut dégager de grands bénéfices politiques et financiers ou, à défaut, dégénérer en une guerre d’Israël contre le Liban (et non le contraire).

Non sans se référer à des précédents et à des justifications historiques, le Hezbollah accuse Israël de programmer le “vol” du gaz naturel des eaux territoriales libanaises. Les chiites du Sud du pays en ont acquis une grande expérience lors du pillage par Israël des eaux du fleuve Litani.

De son côté, Israël rétorque que les champs pétrolifères et gaziers qu’il exploite ne s’étendent pas jusqu’aux eaux libanaises.

Le problème réside en ce que les limites territoriales —et par extension, les limites maritimes— n’ont toujours pas été fixées, du fait que les deux pays sont techniquement encore en guerre.

Israël a déjà commencé —grâce à un développement technologique plus avancé et à la complicité des compagnies pétrolières et gazières anglo-saxonnes— à développer les deux champs de Tamar et Dalit, dont les abondantes réserves ont fait s’envoler la Bourse de Tel-Aviv, exactement le même jour où le duo Netanyahu-Lieberman était frappé de répudiation mondiale à cause de sa piraterie meurtrière en eaux internationales contre un navire turc d’aide humanitaire destiné à Gaza (la plus grande prison à ciel ouvert du monde).

Les réserves découvertes dans les champs de Tamar et de Dalit sont colossales : 160 milliards de mètres cubes avec lesquels on peut satisfaire les besoins des Israéliens pendant deux décennies.

La compagnie pétrolière et gazière texane Noble Energy, qui fait partie du consortium chargé des explorations des gisements gaziers de la partie soi-disant israélienne de la Méditerranée, a estimé que grâce à la découverte d’un troisième champ —dont le nom, d’intéressante portée sémantique, est Léviathan (de 450 milliards de mètres cubes, presque trois fois ce qui contiennent les gisements de Tamar et Dalit)— Israël pourrait devenir un riche exportateur vers l’Europe et l’Asie.

Pour le moment, Nabih Berri, président du Parlement libanais, et de surcroît, allié du Hezbollah, a condamné le fait qu’Israël soit en train de se transformer en “émirat pétrolier” grâce à du gaz qui ne lui appartient pas, en déniant le fait que ces champs s’étendent jusqu’aux eaux territoriales du Liban. Le Liban reproduira-t-il face à Israël les expériences tragiques que le Mexique vit aujourd’hui face aux États-Unis pour ce qui est des gisements “transfrontaliers” dont il est dépouillé par les compagnies pétrolières et gazières texanes grâce à la technologie cleptomane du siphonnage ?

Les fonctionnaires de l’Infrastructure nationale d’Israël affirment —tel que l’affirme également, comme on aurait pu s’y attendre, la compagnie texane Noble Energy ainsi que la compagnie norvégienne Petroleum Geo-Services— que les trois champs découverts se trouvent en “zone économique” israélienne. Quelle précision de la géographie divine !

Al Manar (4 juin 2010), le média du Hezbollah fustige “Israël [qui] est sur le point de légaliser le vol du gaz libanais” par un amendement législatif. Il cite la télévision israélienne rapportant que le gouvernement du duo Netanyahu-Lieberman “considère la découverte des champs de gaz naturel dans la Méditerranée comme une découverte israélienne sur laquelle personne (super sic !) n’a de droit”.

Nom d’un diable ! Qu’en est-il alors du droit international transfrontalier lorsque la technique du siphonnage de ce qui appartient à autrui est utilisée par les transnationales anglo-saxonnes dotées d’une meilleure technologie que celle des pays affectés, pour ne pas dire spoliés ?

Pire encore, selon la chaîne de télévision déjà citée, “le comité exécutif du gouvernement et la Knesset (Parlement) préparent une loi qui écarterait le droit des Libanais”. Au besoin, l’armée israélienne sera là pour appliquer de manière unilatérale la nouvelle loi de spoliation.

En dehors du légendaire saccage israélien des territoires occupés, sous tous ses aspects, avec ou sans “cartes géographiques” ou lois pour le justifier, la classe politique libanaise, à cause de ses querelles internes stériles sur l’identité de l’heureux exploitant et producteur de pétrole et de gaz, a laissé filer une précieuse décennie : un vide temporel et territorial qui a été exploité par Israël.

Au mois d’octobre dernier, la compagnie norvégienne Petroleum Geo-Services avait communiqué sur la forte probabilité qu’il existe de grands gisements aussi bien au Liban qu’à Chypre. À propos de ce dernier cas, il semblerait que les gisements seraient repartis entre les deux pays voisins. Que d’artifices souverains nous présente la géographie !

Pour le Liban, n’importe quel type de découverte pétrolière et gazière constituerait une bénédiction qui permettrait de réduire la formidable dette atteignant 52 milliards de dollars, l’une des plus importantes du monde proportionnellement (147 %) à son produit intérieur brut (PIB) de 33 milliards de dollars.

Cependant, il ne faut pas surestimer la dette libanaise, sans doute énorme, car elle est amortie par des dépôts bancaires colossaux allant jusqu’à 110 milliards, ce qui facilite sa gestion.

Quoi qu’il en soit, les nouvelles découvertes de pétrole et de gaz au Liban —souveraines ou partagées avec Israël ou avec Chypre— atteigneraient le chiffre mirifique d’un milliard de milliard de dollars.

Osama Habib, du quotidien libanais en anglais The Daily Star (28 juin 2010), a affirmé que “la richesse du pétrole et du gaz du Liban représente une bénédiction mitigée qui génère en même temps de l’enthousiasme et de l’angoisse” (de par ses conséquences géopolitiques). Elle a révélé au grand jour la lutte primaire des politiciens libanais pour l’obtention de la meilleure part du gâteau dans la gestion des hydrocarbures.

Selon les experts, la production ne sera effective qu’après 15 ans d’exploration des eaux libanaises, mais le risque majeur vient de l’appétit insatiable d’Israël, qui serait capable, une énième fois, d’entreprendre une nouvelle guerre afin de s’approprier du gaz de Gaza et des hydrocarbures du Liban et de Chypre.

 

 

Alfredo Jalife-Rahme

Écrivain, spécialiste en affaires internationales. Auteur de plusieurs ouvrages sur les symptômes indésirables de la mondialisation. Il publie chaque semaine deux articles dans le quotidien mexicain La Jornada et une chronique dans l’hebdomadaire Contralínea

 

[1] Au début des années 2000. cette question avait opposé le président libanais Emile Lahoud d’une part, à son Premier ministre Rafic Hariri et au président français Jacques Chirac, d’autre part, lorsque des navires de la Marine française avaient illégalement entrepris de sonder les fonds marins libanais. Malgré la campagne médiatique internationale pour le dénigrer, le président Lahoud avait refusé de céder les intérêts libanais aux Français. Il s’en était suivi un blocage politique et le gel de l’exploration. Ndlr

 

http://www.voltairenet.org/article166740.html

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 04:53


 

 

Le projet High Frequency Active Auroral Research Program, abrégé en HAARP, est un programme américain à la fois scientifique et militaire de recherche sur l'ionosphère. Ses activités dépendent de la base aérienne de Kirtland AFB et sont financées conjointement par l'armée de l'air et la marine des États-Unis, ses activités scientifiques étant gérées par l'Université d'Alaska et sa mise en oeuvre par le laboratoire Phillips de l'US Air Force et l'Office of Naval Research [1] .

 

Les installations du HAARP utilisent notamment la technologie IRI (ionospheric research instrument) et des techniques radioélectriques afin de comprendre les mécanismes complexes qui gouvernent l'ionosphère, région de la haute atmosphère. Un des objectifs, par excitation via des ondes haute fréquence (HF), est d'étudier l'impact de l'ionosphère sur les communications longues distances.

 

L'installation utilise un réseau d'antennes phasées comportant 180 antennes dipôle. La puissance rayonnée est de 3,6 MW PEP pour une puissance ERP (puissance irradiée) de 3,891 MW (84 dbW)[réf. nécessaire]. La gamme de fréquence HF utilisée est de 2,8 à 10 MHz. Occasionnellement les radioamateurs sont amenés à participer à ce projet en communiquant des rapports d'écoute lors de tests effectués sur 3.3, 3.39 et 6.99 MHz.

 

Le site est installé près de Gakona, en Alaska. L'installation aurait couté 30 millions de dollars.

 

HAARP est le 3e site de recherche ionosphérique des États-Unis, les autres étant dans les environs de l'observatoire d'Arecibo à Porto Rico, et proche de Fairbanks en Alaska, la station HIPAS. La station de recherche Européenne EISCAT avec une puissance de 1000 MW (ERP)[réf. nécessaire] est située près de Tromsø, en Norvège. Une station similaire se trouve en Russie près de Nijni Novgorod, avec une puissance de 190 MW[réf. nécessaire], il s'agit de la station Sura.

 

Selon le site web dédié à ce programme (voir liens externes), cette installation a pour objectif d'étudier les propriétés de l'ionosphère. Plus particulièrement, elle permet d'étudier comment les perturbations de cette couche de la haute atmosphère par les orages magnétiques affectent les communications radio mondiales, les systèmes de navigation par satellite ainsi que les réseaux de transport d'électricité sur de longues distances.

 

Avec ces installations, les chercheurs « tentent aussi de produire de petits changements temporaires sur une région limitée, directement au-dessus du site d'investigation, qui, en aucun cas, ne peut être comparable aux phénomènes globaux provoqués par les perturbations solaires. Les instruments, d'une sensibilité extraordinaire, installés à l'observatoire HAARP permettent de faire des corrélations détaillées à partir des effets limités ainsi produits, permettant une meilleure compréhension de la façon dont l'ionosphère répond à une grande variété de phénomènes naturels.»

 

Dans le livre Les anges ne jouent pas de cette HAARP écrit en 1995 par le docteur Nick Begich et la journaliste Jeane Manning les auteurs prétendent que la capacité d'HAARP à influencer l'ionosphère serait beaucoup plus importante qu'admise officiellement. Selon eux, ces 180 antennes permettraient un jour de faire des recherches pour pouvoir modifier le climat, interrompre toute forme de communication hertzienne, détruire ou détourner avions et missiles transcontinentaux et finalement, influencer les comportements humains, tout cela via des actions sur l'ionosphère. Toutefois, aucune donnée tangible ne permet de soutenir cette théorie. Quant au ministère américain de la Défense, il apporte du financement à quantité de projets, sans que cela n'ait un rapport avec l'armement (transports, alimentation, communications, météo, etc.).

 

En 1999, un rapport de la sous-commission sécurité et désarmement du Parlement Européen mentionne que « le système militaire américain de manipulation ionosphérique, HAARP, lequel est basé en Alaska et ne représente qu'une partie du développement et de l'usage d'armes électromagnétiques à des fins de sécurité tant extérieure qu'intérieure, constitue un exemple d'une nouvelle menace militaire particulièrement grave pour l'environnement et la santé humaine au niveau planétaire ». Le point 27 de ce même rapport mentionne « demande que soit établi un accord international visant à interdire à l'échelle mondiale tout développement et déploiement d"armes qui pourraient ouvrir la porte à toute forme de manipulation de l'homme.».

 

En 2001, un journaliste s'est demandé si les tempêtes que la France a connues à partir du 26 décembre 1999 auraient un rapport avec une expérience réalisée sur le site HAARP en Alaska deux jours plus tôt[6]

 

Voir cet excellent reportage de la télévision française sur le projet HAARP:

http://www.youtube.com/watch?v=4v6jA0vX58U

 

Les rapports du GRIP (ingénierie commerciale):

"Le programme HAARP: science ou désastre?"

http://www.grip.org/pub/rapports/rg98-5_haarp.pdf

 

http://consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=953372

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 04:50

Sarkozy aggrave volontairement la délinquance


inv
Nicolas Sakozy veut remplacer les policiers par des cameras. Près de 3500 postes de policiers seront supprimés dans les 3 ans et 60’000 nouvelles cameras seront installées à la place. Ceux qui croyaient en la volonté de Sarkozy de tenir ses promesses de karcherisation seront deçus. Depuis son accession au pouvoir la politique de Sarkozy a été volontairement tourné vers une augmentation contrôlée des violences urbaines.


Sarkozy applique à la lettre les politiques employées par ses mentors "américains" bushistes.


Après avoir détectée et isolée "la manipulation qui fonctionne", on met en place les politiques qui visent à la maintenir le plus longtemps possible efficace. La plus grande partie de l’économie américaine est par exemple basée sur l’économie de guerre. Il faut donc entretenir la guerre pour entretenir l’économie. Ce n’est pas nouveau. Avant les américains, les anglais ont ainsi pillé le monde en s’auto-alimentant par la guerre pendant leur croissance que la mythologie ambiante accorde à la révolution industrielle.


C’est l’alliance des interêts financiers de quelques groupes de pression et de l’Etat qui amène cette instrumentalisation en général.

mais revenons à Sarkozy..


Pour continuer à avoir un discours sécuritaire efficace, il faut que le niveau de sécurité ressenti par les populations baisse ce qui permet de légitimer une ré-orientation de certains budgets vers des aspects ressentis comme luttant contre l’insécurité - mais profitant surtout aux copains (création de milices privées , officine de sécurité, cameras, radars...) - en compressant des budgets qui n’alimentent pas le secteur privé ou qui sont moins rentables pour lui (politique de ré-insertion ou de prévention).


En d’autres termes, plus le taux de criminalité augmente, plus les copains à Sarko s’en mettent pleins les poches, moins les associations ont de sous...mais le problème reste intacte pour continuer à alimenter la machine tout en assurant une base électorale solide car populaire.


Selon LeMonde.fr , la révision générale des politiques publiques (RGPP), qui touchent tous les ministères, celui de l’intérieur doit gérer les conséquences durables des revalorisations de carrières et des nombreuses primes accordées aux forces de l’ordre par Nicolas Sarkozy entre 2002 et 2007.


D’autant que s’est ajouté un autre phénomène : l’allongement des carrières des policiers, qui conduit au maintien en poste des fonctionnaires les plus âgés, donc les mieux rémunérés, nettement plus coûteux pour l’Etat que les jeunes fonctionnaires qui auraient dû les remplacer.


Bref ceux d’entre nous qui ont visité des commissariats connaissent parfois le dénuement le plus total dans lequel ils sont , surtout dans les zones dites "sensibles".


Je cite le blog du syndicat des officiers de police (la CGC hein...) :[2]


"En Juin 2004, les deux syndicats d’Officiers signent le protocole de réforme des corps et carrières qui prévoit entre autre mesure la fin des HS pour le 1 janvier 2008. L’échéancier de ce protocole prévoit également le paiement sur plusieurs années du reliquat de HS comptabilisé au taux de 9,25 euros, taux qui avait été validé en 1998.


En décembre 2007, fidèle au contrat signé en 2004, Synergie Officiers négocie pour vous en échange de la perte des HS (Heures Supplémentaires), le protocole additionnel, package comprenant diverses mesures qui nous projettent dans un régime de cadres....."


En d’autre termes, depuis le 1er janvier 2008, l’etat Sarkozyien qui veut plus de police "partout" refuse tout simplement les heures supplémentaires ce qui revient à ne pas payer ceux qui en font réellement tout en diminuant les effectifs de police par une non renouvellement des classe d’âge.


Nous avons moins de policiers et en moyenne "plus vieux" coutant "plus chers".


L’effet est relativement direct : la délinquance explose...spécifiquement sur les mineurs.


« À l’aube du XXIe siècle, la délinquance se durcit : en moins de dix ans, les condamnations des mineurs ont crû de 150 % ».


Cette politique assumée de Sarkozy à savoir diminuer l’efficacité de la police en la paupérisant peut avoir 2 conséquences bénéfiques pour lui à court terme :

- Renforcer son discours sécuritaires si Sarkozy contrôle bien la communication ce qui est facile avec la presse française.

- Pouvoir justifier un rapprochement électoral local avec le Front National qui développe des thèses qui sont au final très proches.


A moyen ou long terme, les français s’apercevront qu’ils sont pris pour des cons tout les jours et réagiront alors avec les tripes en votant à l’extrême droite "pour de bon" , en faisant la police eux-même (ce que j’appelai la guerre civile dans mon précédent post) ou en rejetant le sarkozysme dans son entier (ce que j’espère) en votant pour des hommes politiques de droite ou de gauche qui ont la volonté de faire évoluer les choses dans le bon sens pour tout le monde.
_____________
*
http://www.media-business.biz/
Opinion de Pierre Jean Duvivier
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EklkEuuFluvToGsjmF.shtml
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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 04:47
La dictature médicale veut lobotomiser le public pour l’asservir

Alterinfo, 05 août 2010

 

Prison Planet, Paul-Joseph Watson, 3 août 2010

L’establishment médiatique et la dictature médicale font la promotion de vaccins altérant le cerveau qui, en lobotomisant pratiquement les gens, restructurent leur mental dans un état de respect servile, de sorte que leur instinct naturel à se fâcher et se rebeller contre la tyrannie qui leur est imposée est rendu inopérant.


 Selon le Daily Mail, « Des universitaires se disent prêts à développer le premier vaccin contre le stress : une piqûre unique qui nous aiderait à nous détendre sans décompresser. »


Le Dr Robert Sapolsky, professeur en neurosciences à l’université Stanford de Californie, affirme que ce vaccin est destiné à imposer un état de « calme déterminé » (focused calm), en modifiant la chimie du cerveau.

Ce projet renvoie de manière inquiétante au film d’horreur dystopien de 1971 de George Lucas, THX 1138, dans lequel la population est contrôlée et asservie grâce à des drogues spéciales qui répriment les émotions.

Se sentir stressé, se mettre en colère, exprimer des émotions et de la passion, tout cela est inné, naturel, et représente un aspect vital du comportement humain. Réagir par le stress à des situations dangereuses ou gênantes constitue une réponse indispensable et saine, et s’associe à peu près à tout ce qui vit sur la planète.

Des scientifiques nous racontent à présent que la colère, le bouleversement et la passion sont anormaux, et que ça doit être « traité » par quelque nouvelle dose de drogue injectée qui nous transformera en quasi lobotomisés dans un état de soumission docile. Ça fait manifestement partie de l’éventail complet d’agressions contre notre esprit, corps et système nerveux à travers la contamination de nos aliments et eaux.

La nouvelle recherche sur des vaccins altérant le cerveau va de pair avec les projets d’ajout de lithium aux réserves d’eau dans le but de traiter les « troubles de l’humeur. »

Les gens sont déjà bombardés à l’échelle planétaire de fluorure de sodium, un poison qui agit au niveau du système nerveux et qui provoque le cancer, grâce aux réserves d’eau, au dentifrice, et à de nombreux aliments.

La première affaire d’eau potable fluorée sur Terre s’est passée dans les camps de prisonniers de l’Allemagne nazie. La Gestapo avait peu de soucis au sujet de l’effet supposé du fluor sur les dents des enfants ; leur raison alléguée du traitement de masse de l’eau au fluorure de sodium était de stériliser les humains et contraindre à la soumission calme la population des camps de concentration.
[Ndt : Ça me fait penser au fameux bromure qui agrémentait généreusement la graille du pauvre appelé sous les drapeaux pour en faire un bœuf de caserne avant que ça se transforme en lieux de perdition.]

Comme de plus en plus de gens dans le monde commencent à se renseigner sur ce qu’on leur fourre dans le corps et sur la manière dont ils font l’objet d’attaques chimiques et biologiques avec la nourriture [industrielle] qu’ils mangent, l’establishment devient de plus en plus acharné à tenter de maintenir la population malade et abattue, en lui racontant même que l’injection de poisons mercuriels dans le sang sera un vrai bonheur pour sa santé.

La tentative visant à lobotomiser chimiquement le public fait partie du programme de l’« élite, »* visant à créer une sous-espèce d’esclaves drogués et affaiblis, privés de l’intelligence et de l’énergie qui leur permettrait de résister aux mesures de contrôle imposées sur eux par une maigre population de maîtres obsédés, qui sera libre de prendre du plaisir.
[* Ndt : je me suis permis de mettre élite entre guillemets car l’auteur, comme beaucoup d’écrivains anglo-zuniens, utilise ce terme en faisant, à mon avis, un contresens, vu les actions de cette élite. Sans doute pensait-il à « psychopathes qui tiennent lieu d’élite » ?]

Infowars lance une nouvelle expression de recherche spéciale sur Google pour cerner au maximum ce grave problème.

En recherchant « brain eating vaccines » (vaccins dévoreurs de cerveau), on peut obtenir des millions de nouvelles personnes que l’on n’auraient jamais pu trouver autrement par hasard.

Original : www.prisonplanet.com/establishment-media-pushes-brain-eating-vaccines.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

http://www.futurquantique.org/?p=10007

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 04:38

 



 

La presse anglaise n'a pas les pudeurs de la presse française.

 

Aujourd'hui à la une du site internet du Times, il est écrit que les opérations menées contre les Roms, gens du voyage, forains et nomades (citoyens français pour au moins 95% d'entre eux) rappellent les rafles de la Gestapo.

 

Lire la suite l'article


Le Times n'est pas l'un de ces tabloïds qu'il est de bon ton de dénigrer.

 

Le Times est l'un des plus vénérables journaux britanniques. Le Times est plus qu'une institution, c'est une tradition.

 

Fort de cette constatation, l'alternative est simple.

 

Ou ce qu'écrit le Times est honteux, car ne correspondant pas à la vérité, auquel cas le Times amorce un virage éditorial sur l'extrême gauche assez inattendu.

 

Ou bien c'est mérité, auquel cas, le Times, fidèle à sa vocation de journal attaché aux droits et libertés publiques met l'accent sur la dérive française en la matière et c'est une honte pour la France.

 

 

http://fr.news.yahoo.com/63/20100817/tpl-sur-la-home-du-times-sarkozy-expulse-5cc6428.html  (Le Post)

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