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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 04:47

Fidel Castro s’adresse à Barack Obama

Fidel Castro s’adresse à Barack Obama


Devant le Parlement cubain, ce samedi 7 août 2010, quatre ans après avoir cédé le pouvoir, le leader historique de la révolution cubaine Fidel Castro, 84 ans, a lancé un appel pour éviter une conflagration nucléaire entre les États-Unis et l’Iran. Il avait également évoqué ce risque dans une interview donnée à des journalistes vénézuéliens, et largement reprise par les chaînes de télévision latino-américaines.

Selon Fidel Castro, un conflit nucléaire entre les États-Unis et l’Iran, voulu par les Israéliens, est malheureusement probable. Bien que l’Iran ne cèdera jamais aux menaces, un processus incontrôlable pourrait se déclencher à partir d’un simple contrôle de navire iranien (comme le prévoient les nouvelles sanctions du Conseil de Sécurité), et mener au cataclysme nucléaire. Il ajoute en substance que les Israéliens pensent avoir persuadé Washington de déclencher cette guerre le moment venu.

D’après l'ancien leader cubain, tout dépend aujourd'hui d’un seul homme : le président Obama, qui en dernière analyse devra prendre ou non la terrible décision d’être à l’origine d’une guerre nucléaire pouvant causer 100 millions de morts. L'objectif primordial selon lui est d’éviter la guerre grâce à une opposition de toutes les grandes puissances. De ce fait, les Israéliens ne pourraient se permettre de tirer un seul missile de façon unilatérale.

En s’adressant aux députés cubains, Fidel Castro s’adressait en réalité à l’opinion publique mondiale et au Président Obama, qu’il considère quelque peu différent de ses prédécesseurs (« descendant d’Africains et de Blancs, de Mahométans et de Chrétiens »), le créditant de certaines qualités qui pourraient l’empêcher d’être à l’origine d’un suicide collectif. Nous remarquons la faible importance que les médias français, aux ordres du lobby sioniste, ont donnée à cet appel, comme s'ils avaient reçu pour principale mission d’endormir l’opinion publique en l’égarant avec l’affaire Woerth ou les perquisitions dans les banlieues de Grenoble…  Cette anesthésie de l’opinion publique française fait partie, sans aucun doute, de la préparation psychologique à l’agression.

Fidel Castro, dont la longévité et l’expérience lui confèrent en politique un rôle de vieux sage, parlait-il en son nom propre, ou au nom d’autres chefs d’États qui voient venir la catastrophe voulue par Israël et le sionisme et ne comptent plus que sur Obama pour l’empêcher ?  A-t-il voulu mettre en garde le président américain sur la responsabilité morale qu’il endosserait en obéissant aux ordres d’Israël, et en déclenchant une telle guerre nucléaire, ou a-t-il voulu l'avertir des dangers qu’il rencontrerait s’il venait à contrecarrer les plans du lobby sioniste ?  Fidel Castro, qui était déjà au pouvoir quand le président John Fitzgerald Kennedy fut assassiné, s'exprime ici avec tout le poids de l’expérience !

Cet avertissement et cet appel du prestigieux dirigeant cubain sont peut-être les derniers avant que ne se produise le pire. C’est une raison de plus pour affirmer haut et fort sa solidarité avec la République islamique d’Iran et le Front de la résistance (Iran, Syrie, Liban, Hamas), et désigner le seul fauteur de guerre : l’USraël et son lobby au pouvoir en France. La détermination et la combativité restent les meilleurs moyens de stopper ceux qui, aussi bien à  Tel Aviv qu’à Washington, pensent préserver leur domination mondiale en sacrifiant des dizaines de millions d’êtres humains.


Le Président,
Yahia Gouasmi.

 

Lien : http://www.partiantisioniste.com/communications/fidel-castro-s-adresse-a-barack-obama-0479.html

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 04:40

 

 

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Le syndrome du larbin


I) Définition

Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.

II) Analyse des symptômes

L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire. Les arguments économiques qu’il invoque inlassablement n’ont pas servi à forger sa conviction, le syndrome du larbin est malheureusement une vocation qui se trimbale dès le plus jeune âge et contre laquelle il n’existe aucun remède. Le larbin n’a pas choisi d’aimer les riches, il aime les riches parce qu’il est un larbin. De tendance nettement libérale le larbin est celui qui vous vante les bienfaits du bouclier fiscal alors même qu’il ne paye pas d’impôts. C’est encore le même larbin qui voudrait réduire ou supprimer l’impôt sur la fortune même s’il sait qu’il ne sera jamais concerné par la question. Un écervelé victime du syndrome du larbin n’a pas de conscience politique, il vote instinctivement dans l’intérêt de ceux qui l’exploitent pour s’attirer leur bienveillance. Le larbin estime que l’argent qui lui fait défaut, est beaucoup plus utile dans le coffre d’un riche qui pourra ainsi le réinvestir beaucoup plus utilement qu’il ne l’aurait lui même dépensé. Le larbin cautionne tous les sacrifices et les plans d’austérité dont il pourrait être l’objet comme la baisse des salaires, ou encore l’augmentation de l’âge de la retraite même si son travail ne lui convient d’aucune façon et que ses maîtres ne lui offrent aucune perspective d’améliorer sa condition.

III) Hypothèses sur l’origine du syndrome

Deux théories principales s’affrontent pour expliquer l’origine du syndrome : la thèse génétique et la pathologie mentale.
Après des siècles d’esclavage et de féodalité, les larbins pourraient être le produit d’une sélection artificielle des soumis par leurs maitres. La transmission génétique des caractères aurait favorisée la sélection d’une souche vivace de larbins domestiques au profit d’une nouvelle espèce de primates : l’homo larbinus.
Selon cette hypothèse le mécanisme en œuvre serait similaire à la sélection des chiens et des chevaux mais directement appliqué à l’homme.
Pour les tenants de la pathologie mentale le caractère héréditaire n’est pas retenu, il s’agirait plutôt d’un trouble qui se développerait dès l’enfance. Le processus s’aggraverait au passage à l’âge adulte lorsque le sujet prend conscience de la médiocrité de sa condition, le larbin développerait des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif pour justifier l’acceptation de sa subordination. Le larbin finit ainsi par s’identifier à ses maîtres en s’imaginant appartenir au corps social qui l’exploite.

IV) Quelques exemples

Le larbin réagit vivement à toute discussion qui ose remettre en cause les privilèges des plus fortunés, incapable de se livrer à une argumentation convaincante, ses messages distillent la peur et les intimidations dont il est l’objet. En réaction le larbin brandit instinctivement une succession de termes caractéristiques qu’il essaye de glisser dans son discours tels que : communisme, bolchévisme, tirage vers le bas, la Stasi, Corée du Nord, isolement, dictature socialiste, évasion fiscale, paupérisation, millions de morts...
Les quelques messages qui suivent portent la quasi-signature "littéraire" d’un larbin digne de ce nom :

Les riches il faut les bichonner, les câliner, si on les spolie trop ils s’installeront ailleurs.

Le Bolchévisme ? Non merci les Russes ont essayé en 17...

Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ?

La fortune de Bill Gates ? Ça fait 3 pizzas par Africain et après on fait quoi ?

Si les riches disparaissent on pourra plus leur vendre des produits de luxe !

Ma patronne paye trop de charges !

Les parachutes dorés c’est une compensation pour dissuader de saboter davantage l’entreprise, divisé par le nombre de salariés ça fait beaucoup moins que dans une seule poche.

V) Population affectée

Le syndrome du larbin ne prolifère pas seulement chez les plus démunis intellectuellement comme on pourrait le penser, il affecte une large fourchette de la population sans corrélation apparente avec le niveau d’étude (20% de la population pense faire parti des 1% les plus riches). Les larbins sévissent en masse sur les forums d’économie dont l’étude de cette discipline semble en aggraver les symptômes. Le paysage politique avec l’élection d’un président au service des ploutocrates révèle un seuil de contamination critique dans la patrie des droits de l’homme. La situation est grave mais peut-être pas complètement désespérée et les symptômes ne cessent d’évoluer au fil de l’actualité, aussi aidez-nous à maintenir et à diffuser ce document pour lutter efficacement contre ce fléau des temps modernes.

Pour la santé publique.

 


Auteur : Julien Arlandis - Source : http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15032

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 04:36

 

 

Le président russe, Vladimir Poutine (g) et son Premier ministre, Dmitri Medvedev.(Photo : Reuters)

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Alerte ! Paralysie de la Russie par la mésentente au sommet 

Dans la dernière vidéo, on apprend qu'entre Medvedev et Poutine c'est la guerre à mort, les parents de medvedev étaient des juifs, devenus orthodoxes (d'où peut-être le rapprochement avec les USA), on parle aussi des armes climatiques et des armes sysmiques.
Trois vidéos extrêmement intéressantes sur la politique internationale, Moyen-Orient, Proche-Orient, Asie etc.
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Eva:
Deux politiques totalement différentes. Poutine est pour le rétablisseent de la Russie, Medvedev baisse la garde, prêt à s'aligner sur les USA.
Ne nous étonnons donc pas si les Médias épargnent Medvedev et même le mettent en avant, tout en critiquant chaque fois que c'est possible Poutine.
Les Israéliens ont, les premiers, commis un attentat terroriste en faisant assassiner par des anciens membres du Lehi le baron suédois Bernadotte, émissaire de l'ONU, ils sont spécialisés dans les meurtres ciblés, personnellement je m'attends à ce qu'ils fassent tout pour éliminer Poutine et perpétuer le pouvoir de Medvedev, qui est d'origine juive et qui se rapproche des USA, cela aux dépens de la volonté des Russes et des intérêts de ce pays. Je souhaite me tromper... 

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(Cliquer sur le lien, 3  vidéos  passionnantes)

 

 


 

 

 


 

 

 


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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 04:25

 

Une ex-soldate a mis en ligne des photos la montrant souriante devant des Palestiniens aux mains entravées et aux yeux bandés. Lire la suite l'article

Photos/Vidéos liées

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Sur Facebook, un petit "Abou Ghraïb" choque Israël (mis à jour)

 

Beaucoup moins choquante que celle de la soldate américaine Lynndie England en compagnie de détenus torturés à Abou Ghraïb, cette affaire fait polémique en Israël en raison des commentaires postés sur le réseau social par l'ex-appelée et ses amis.

Originaire de la ville d'Ashdod, la jeune femme, Eden Abergil, a créé sur Facebook un album-souvenir de son service militaire intitulé « Armée israélienne - les meilleurs moments de ma vie ». Au moins deux photos la montraient posant avec des prisonniers palestiniens. Eden Abergil, qui a servi comme sous-lieutenant, a bloqué son profil depuis que des blogs, relayés par la presse israélienne, ont révélé cette affaire lundi 16 août.

Un blog israélien traduit les commentaires laissés sous une de ces photos par les amis de la jeune femme :

« Tu es la plus sexy comme ça ! »

Réponse d'Eden : « Oui je sais LOL, quelle journée ça a été, regarde comme il [le Palestinien] complète bien mon image, je me demande s'il est aussi sur Facebook.

Il faut que je le tague [marquer son visage pour faire un lien vers son profil] sur la photo ! LOL. »

Des actions « laides et inhumaines » selon l'armée israélienne

 

 

Lire la suite sur Rue89

 

http://fr.news.yahoo.com/69/20100816/twl-sur-facebook-un-petit-abou-ghrab-cho-b11dcaf.html

 

 

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Bertrand Delanoë et Israël,

Danielle Bleitrach

Eva R-sistons

 

suivi d'articles sur le Proche-Orient,

et d'une pétition pour abolir la Loi Gayssot

 

Sur le blog d'eva R-sistons à l'intolérable

 

 

 

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Lettre au maire de Paris sur le cas de Salah Hamouri, par Danielle Bleitrach

 

 

 

Monsieur le maire,


je vous ai écrit au début du mois d’août pour dénoncer le deux poids deux mesures que vous pratiquez en matière des droits de l’homme . Il s’agissait alors du cas des 5 Cubains et en particulier de l’un d’entre eux Gerardo injustement placé au « trou » dans la fosse d’une prison de haute sécurité aux Etats-Unis pour avoir tenté de protéger leur patrie du terrorisme étasunien. Cas sur lequel vous pratiquiez un silence d’autant plus suspect qu’il tranche avec votre bruyant appui aux « dames en blanc » stipendiées elles par les dits Etats-Unis. Depuis, mais vous n’y êtes pour rien, Gerardo est sorti de sa cellule de châtiment tant la pression internationale a été forte.

Vous n’avez même pas daigné encore me répondre et m’expliquer en quoi la cause de stipendiés du gouvernement des Etats-Unis pour attaquer de l’intérieur leur patrie cubaine subissant terrorisme et blocus, vous paraissait plus digne d’attention que celle de 5 Cubains tentant de prévenir le terrorisme d’une mafia cubano-américaine qui sévit dans toute l’amérique latine, provoquant mort, torture en leur nom propre et celui de la CIA ? Est-ce que vous êtes de ces socialistes dont le silence à l’époque a accompagné l’assassinat d’Allende et le martyre du peuple chilien ?

Mais aujourd’hui je voudrais vous parler d’un autre cas, celui d’un jeune français qui croupit injustement dans les prisons israéliennes Salah Hamouri. Il a de nombreux points communs avec le précédent, ce qui m’incite à m’interroger sur les motifs réels de vos choix d’engagement.

 

Vous avez pris fait et cause pour le soldat Shalit qui est prisonnier du hamas, un soldat avec double nationalité française et israélienne. Vous avez affiché son portrait dans et sur la mairie de Paris. Le défendez vous en tant que Français ou le faites vous par sympathie pour Israël ? Si c’est en tant que Français, la libération de Salah Hamouri mérite un combat équivalent. La marie de Paris, son parvis et son premier magistrat doivent consacrer une part égale à ces deux cas.

Peut-être est-ce parce que vous n’acceptez pas qu’il y ait des otages, j’ai la même prévention contre ce moyen de pression sur les individus, je ne suis pas d’accord avec le fait que des personnes puissent être prises en otage, deviennent des garanties contre les lois, je crois au contraire que les lois sont faites pour être des garanties contre l’usage de la force par de personnes qui la déteniennent et en abusent. Et c’est là qu’on peut s’interroger sur l’incarcération injuste, sur l’abus de droit, du cas de Salah Hammourri. Parce que Salah Hamouri est lui aussi otage et de ce qu’on peut qualifier de terrorisme d’Etat et de viol répété et continu de la légalité internationale.

Et c’est là que le cas de salah Hamouri et celui des 5 Cubains emprisonnés aux Etats-unis se rapprochent étrangement. Cuba est soumis à un terrorisme d’Etat, un blocus condamné tous les ans à Genève y compris par notre propre pays  la France- sauf par les Etats-Unis et Israël. Ce blocus s’accompagne d’actions terroristes, de meurtres et de nombreux blessés, un Cubain a le droit et le devoir de tenter de protéger sa patrie de ce fléau, de ce viol de la légalité internationale, de cet abus de droit. Et si par injustice révoltante, l’Etat qui accomplit le crime renforce l’arbitraire en emprisonnant le patriote, le viol des droits de cet homme là ne peut être toléré. Il en est de même pour les Palestiniens, Israël ne cesse d’ignorer les résolutions de l’ONU, il agit dans un viol perpétuel de toute légalité internationale et ne le fait que parce que la protection des Etats-unis lui assure l’impunité.

Est-ce que vous croyez réellement contribuer à aider  Israël en l’encourageant dans les crimes contre le peuple palestinien ou les Etats-Unis quand ils s’acharnent contre Cuba ? La seule manière que vous auriez d’aider ces pays et leurs peuples ce serait de les inciter à choisir une attitude de justice en conformité avec la légalité internationale, votre complaisance à soutenir des bourreaux pratiquant le terrorisme d’Etat ne témoigne en aucun cas d’une véritable amitié pour les peuples israélien et nord-américain, mais simplement d’une partialité qui fait de votre attitude « morale » de défense des droits de l’homme une simple morale de l’attitude pour show médiatique. C’est votre droit de choisir un tel ridicule pas celui d’impliquer la capitale française dans une vision aussi étriquée, desséchée, inintelligente des droits de l’homme.

Les gens que vous défendez ne le sont pas à partir de principes universels mais par une vision subjective, vous défendez des on-dits, des préjugés non étayés en droit mais construits de toute pièce par la rumeur médiatique, alors que vous semblez ignorer les cas de viol de lois démontrés quand ils émanent des maître du monde.

Il me semble qu’avoir à coeur la défense des droits de l’homme, c’est d’abord se battre pour l’application du droit international, bafoué systématiquement par Israël,  comme celui de Cuba est bafoué par les Etats-Unis, comment un représentant politique français peut-il ignorer cette exigence ? Car si nous n’avons pas la force d’imposer ce droit, sans y renoncer, au moins combattons pour ce devoir absolu de ne pas changer en crime ce qui n’est que la tentative de la victime, de celui qui est spolié, de revendiquer la justice que l’iniquité d’Israël et des Etats-Unis leur refuse.

C’est ce droit de l’homme là qui fonde notre revendication à défendre Salah Hamouri et il n’admet nulle exception.

Israël veut se constituer en exception et prétend  justifier par une hypocrite référence à l’histoire des juifs ce viol perment du droit qu’il pratique, en particulier ce droit fondamental des palestiniens à avoir une patrie, un Etat indépendant . Il prend pretexte de sa sécurité pour créer l’enfer aux Palestiniens, pour les exproprier, les enclore dans des zones fermées,et toutes ses infamies il les justifierait au nom de l’holocauste en deshonorant tous ceux, et j’en fais partie, qui ont vécu eux et leur famille les crimes du nazisme. Il pratique la prise en otage de ce fait des juifs, de leurs martyre et cela nul n’a le droit de le faire dans un sens ou dans un autre.

Jugeons de la politique israélienne comme celle d’un Etat comme les autres c’est le minimum que l’on doive aux juifs, à tous les juifs qui ne se reconnaissent pas dans le fanatisme d’une minorité d’extrême-droite.   Un nombre grandissant de juifs tolère de plus en plus mal la manière dont la politique du gouvernement israélien et celle des bruyantes organisations juives qui prétendent parler en leur nom  et défendent l’indéfendable . Les juifs s’ils ont deux sous de bon sens et d’humanité souhaitent que les Etats ne fassent pas d’exception au nom des races, des religions, et estiment que le respect de la légalité, le droit des citoyens quelle que soit leur origine , un des acquis de la Révolution française, est ici comme ailleurs la meilleure défense contre le racisme , les préjugés et l’arbitraire dont ils ont tant souffert. Ils sont inquiets de voir ce qui se passe en Israël-Palestine venir envenimer les haines communautaire en France, l’injustice attiser tous les racismes.

Pourquoi, vous qui vous prétendez socialiste avoir choisi là encore d’appuyer une faction juive contre ceux qui veulent la paix ?

Mais au-delà de toute appartenance il y a l’universel des droits de l’homme sur lequel devrait être fondé toute action politique, toute prise de position de représentant du peuple français. Et il fonde le droit non sur une pseudo-sympathie pour les juifs qui sur le fond leur nuit mais sur le droit.

Et cet universel nous dit qu’on a réduit le peuple palestinien à une lutte si inégale qu’il est obligé d’employer des moyens qui reflètent cette assymétrie et que la guerre livrée aux pauvres, aux démunis fait que leur réponse est stigmatisée sous le nom de terrorisme. Nous avons connu cela jadis, souvenez vous de l’Affiche-rouge. Donc sans justifier la prise d’otage, considérons que l’enfermement contre Salah hammourri est révoltant pas seulement parce qu’il est français mais parce qu’il reflète aussi une situation intolérable d’injustice d’un occupant . Alors si nous voulons être juste, là encore il ne saurait y avoir deux poids, deux mesures: demander bruyamment la libération du soldat Shalit qui lui aussi est français mais a choisi d’occuper et laisser glisser dans un injuste oubli le cas de Salah Hamouricelui qui défend sa patrie occupée.

Salah Hamouri est en prison depuis 5 ans dans les geoles israéliennes où croupissent non des terroristes mais des Palestiniens revendiquant le droit légitime, reconnu par la légalité internationale, à une patrie.

 Voici les mots par lesquels il nous invite, il vous invite vous monsieur le maire de Paris à prendre son cas en compte:

 « Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc.

Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.

Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation.

Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ?

Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant 62 ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.

Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de 5 ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser.

Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation.

Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.

Bien à vous,
Salah Hamouri
Prison de Guilboa Section 4
Le 14 juillet 2010
« 

Monsieur le maire de Paris, vous penserez sans doute pouvoir ignorer cette lettre comme vous ignorez la précédente sur le cas des 5 Cubains, Vous renouvellez, et ce n’est pas un hasard la même injustice face au peuple palestinien, à travers le cas de Salah Hamouri,que celle que vous exercez contre le peuple cubain, avec le même mépris partial de la légalité internationale, et ce par esprit partisan,  mais dites vous bien que non seulement vous faites la démonstration que votre pseudo-défense des droits de l’homme n’est que despotisme, abus d’autorité mais qu’alors vous vous déshonorez  vous même et surtout notre capitale française. 

J’attends votre réponse, ma précédente lettre est diffusée massivement dans tout internet, celle-ci le sera également et je l’espère contribuera sinon à changer votre position partisane à tout le moins à alerter sur le cas de Salah Hamouri. Parce que monsieur le maire si je m’adresse à vous c’est parce que dans une certaine mesure vous me représentez comme citoyenne française, mais aussi parce que malheureusement vous représentez dans votre incroyable partialité la manière dont on prétend trafiquer la générosité et les peurs du peuple français en tentant de les persuader que dans l’humanité, il y a les vrais hommes et femmes, ceux qui méritent d’être défendus parce qu’ils appartiennent au camp occidental et les autres les barbares face auxquels toutes les exactions sont permises. Des coupables a priori qui ne méritent pas d’être défendus, des « déshumanisés » dans votre vision du droit.

Et cela doit être combattu au nom de la France, celle de la grande Révolution, celle de la Commune de Paris se réunissant sur le parvis de l’hôtel de ville, celle de toutes les résistances à l’oppression.

Veuillez accepter monsieur le maire mes salutations qui ne demanderaient qu’à être respectueuses si vous m’en offriez l’occasion par une nouvelle prise de position.

danielle bleitrach


Auteur : Danielle Bleitrach - Source : Changement de société

 

 

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Eva R-sistons soutient totalement la démarche de cette grande militante qu'est Danièle Bleitrach . Elle réagit à son tour...

 

 

L'admirable lettre de D. Bleitrach doit être lue par tous. Elle honore la France des Droits de l'Homme. M. Delanoë deshonore la France, son Histoire, ses traditions, ses valeurs, et même...  son soi-disant engagement "socialiste".

 

Tandis que les Palestiniens ont des problèmes d'approvisionnement d'eau, celle-ci étant en partie scandaleusement détournée  par l'occupant Israélien tout puissant (comme jadis Hitler l'était pour accomplir l'intolérable), vous osez utiliser 100.000 euros des fonds que les Parisiens vous confient pour offrir à vos amis hébreux une fontaine ? De qui vous moquez-vous ? C'est une trahison de vos engagements pour la Justice (notamment sociale) et un authentique scandale. Etes-vous l'élu de TOUS les Parisiens épris de justice, ou comme Sarkozy ou D. Strauss-Kahn, exclusivement l'homme d'Israël ? Alors, quel esprit partisan ! Quel mépris pour les Droits de l'Homme que vous prétendez servir ! Quel mépris pour votre fonction d'Elu ! 

 

M. Delanoë, il est temps de jeter le masque et de montrer votre vrai visage. Celui d'un Elu socialiste, ou d'un inconditionnel de l'Etat d'Israël qui viole tous les Droits de l'Homme, le Droit international et le Droit tout court ? La duplicité doit cesser. Il est temps d'annoncer la couleur, d'être honnête ! L'imposture n'a que trop duré. Vous ne pouvez vous réclamer du socialisme et prendre le parti des puissants contre les faibles, des Goliath contre les David.

 

La cause de M. Salah Hamouri est l'occasion d'affirmer que vous refusez le deux poids deux mesures qui est intolérable. Sous peine de vous décrédibiliser, de vous ridiculiser, même. Croyez bien que les Parisiens sauront se souvenir de votre honteuse PARTIALITE. Une partialité que j'avais déjà remarquée: Vous avez dit un jour que vous vouliez être l'élu des homosexuels. De la même façon, vous qui êtes d'origine juive, vous voulez seulement défendre votre clocher ? C'est lamentable, M. Delanoë. Vous avez le devoir d'être l'élu de TOUS, des Juifs comme des non-Juifs, des homosexuels comme de ceux qui ne le sont pas.  Et puisque vous vous prétendez "socialiste" (votre comportement ne plaide pas en faveur de cette noble cause), il est enfin temps de mettre en accord actes et proclamations. Un socialiste doit défendre la Justice, il doit défendre les opprimés. Et le monde entier sait qu'Israël opprime les Palestinens (qui pourtant ne sont aucunement à l'origine de leurs malheurs) presque comme ils ont été opprimés dans les années 40.

 

La cause des Cubains rejoint en effet celle des Palestiniens. Les deux peuples défendent la liberté, leur souveraineté, le droit de choisir élus et engagements. Les Cubains défendent un modèle de développement dont les socialistes authentiques devraient s'inspirer: L'attention à tous, notamment aux plus faibles, Santé, Education et Culture gratuites, produits de premère nécessité subventionnés, etc. Et résistance à l'impérialisme militaro-financier criminel de l'Occident.

 

Les Palestiniens sont des résistants comme à l'époque, les Gaullistes l'ont été. Scandaleusement dépouillés du droit de se défendre, ils utilisent la seule arme qui leur reste, celle du pauvre. Pouvez-vous le concevoir, vous qui vous affirmez socialiste, donc épris de Justice ? Ou les considérez-vous, au nom d'un communautarisme étriqué (votre appartenance juive), comme des terroristes ? Leur cause est-elle injuste, d'après-vous ? Et si leur cause est juste, ont-ils le droit de se défendre comme ils peuvent ?

 

M. Delanoë, l'heure de vérité approche. Etes-vous réellement socialiste, défendant la justice ? Alors, prouvez-le. Dans le cas contraire, vous n'êtes qu'un imposteur, comme DSK, utilisant le noble mot de socialisme pour détenir le pouvoir à des fins purement communautaristes et ultra-libérales. Et dans ce cas, l'Histoire tranchera. Comme pour Sarkozy, "voyou" de la République...

 

Eva R-sistons à l'intolérable de l'hypocrisie,

 

http:// r-sistons.over-blog.com

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15020

 

 

 

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Déclaration. Procès contre cinq militants
du collectif Boycott 68 à Mulhouse

 

PROCES CONTRE 5 MILITANTS DU COLLECTIF BOYCOTT 68

"Nous sommes cinq militants convoqués le 13 septembre devant le tribunal correctionnel de Mulhouse, accusés de provocation « à la discrimination, à la haine ou à la violence ». Il nous est reproché d’avoir, par tract, le 26 septembre 2009 à l’hypermarché Carrefour d’Illzach, appelé au boycott des produits importés d’Israël et d’avoir porté des tee-shirts comportant l’inscription « Palestine vivra, Boycott Israël ».

Notre action a été menée dans le cadre de la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), une initiative non-violente lancée par 171 organisations palestiniennes et soutenue par des organisations israéliennes. Elle se développe en France comme dans le monde entier. Elle vise à faire appliquer le droit international, le droit humanitaire et les droits de l’homme en Palestine, ce que ni les Institutions internationales ni les Etats ne font. Soutenant le boycott, Stéphane Hessel écrivait le 15 juin : « L'absence d'action significative de la part des gouvernements pour rendre Israël responsable devant le droit international laisse ouverte une voie pour les citoyens de conscience : celle de prendre eux-mêmes cette responsabilité... ».

Cette campagne se veut une sanction de la politique israélienne pour faire cesser la colonisation des territoires palestiniens, lever le blocus de Gaza et défendre les droits d’un peuple qui vit sous l’occupation.

Le boycott a été utilisé efficacement par Gandhi pour la décolonisation de l’Inde, Martin Luther King contre la ségrégation envers les Noirs-américains et pour dénoncer l’apartheid qui sévissait en Afrique du Sud.

Par nos actions non-violentes nous voulons exprimer notre indignation face à l’oppression et l’occupation vécue par le peuple palestinien depuis plus de 60 ans. S’indigner devant le non-respect du droit est une liberté et à nos yeux un devoir.

Ce procès est politique. Il a été commandé par le gouvernement. L’accusation est choquante parce qu’elle veut étouffer notre liberté d’expression. Elle est choquante parce qu’elle cherche à pénaliser une action légitime et à faire taire les militants de la cause palestinienne.


Le Collectif Boycott 68 demande à tous les citoyens de participer à la campagne BDS et de signer la lettre-pétition « Moi aussi, je boycotte ! »."


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Vous trouverez  aussi le communiqué de soutien des organisations aux 5 prévenus de Mulhouse sur le site suivant:

htpp://palestine68.canalblog.org

Un comité de soutien vient de se former. Notre collectif, le Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix, y a adhéré, ainsi que le comité BDS 67. Vous trouverez la liste des organisations signataires sur  le site ci-dessus indiqué.

 

 

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Un article d’Haidar Eid

sur l’Apartheid israélien

 

Quelles leçons peut-on tirer du combat antiapartheid pour faire tomber le siège de Gaza ?
On a accordé beaucoup d’attention à « l’allègement » du siège de Gaza par Israël, début juillet 2010. Les Palestiniens dans la bande de Gaza ont maintenant accès à des produits précédemment interdits, comme les pâtes alimentaires et le chocolat. Cependant, il n’existe toujours aucune liberté de déplacements ni pour les personnes ni pour les marchandises. Autrement dit, Gaza reste assiégée comme elle l’est depuis 2006, presque complètement isolée du reste du monde.
Le conseiller politique d’
Al-Shabaka, Haidar Eid, réfléchit sur la mesure dans laquelle l’analogie avec l’apartheid s’applique à la situation à Gaza. Il en dégage des comparaisons révélatrices avec le combat contre l’apartheid en Afrique du Sud et soutient que le mouvement national palestinien en a ignoré les enseignements, à ses propres dépens.

  Un apartheid israélien dans Gaza ?

Le mouvement national palestinien n’a pas pris en compte cette question : la bande de Gaza ressemble-t-elle aux bantoustans racistes de l’apartheid d’Afrique du Sud ? Durant cet apartheid, la population noire d’Afrique du Sud est restée isolée et privée de ses droits politiques et civiques. Est-la même chose à Gaza ? La réponse est oui, et non.

Qu’est-ce qu’un apartheid ? Tel que défini par la Convention des Nations-Unies de 1973, un apartheid est une politique de ségrégation raciale ou ethnique fondée sur un ensemble de pratiques discriminatoires qui favorisent un groupe spécifique afin d’assurer sa suprématie raciale sur un autre groupe [http:// untreaty.un.org/cod/avl/ha/cspca/cspca.html en français : (...)" name="nh1">1]. En Israël, la discrimination raciale institutionnalisée est sans équivoque fondée pour assurer la primauté d’un groupe de colons juifs sur les Arabes palestiniens. Quand on compare les applications de ces politiques d’apartheid, il est difficile de faire ressortir des différences entre la domination blanche en Afrique du Sud et la domination israélienne en Palestine, en termes de ségrégation et de désignation de certaines zones réservées aux juifs israéliens et d’autres aux Arabes, de contenu de certaines lois et certains privilèges pour les juifs et de l’ensemble des lois discriminatoires qui s’appliquent seulement pour les Palestiniens.

Actuellement, tant en Israël que dans les Territoires palestiniens occupés (TPO), il existe deux systèmes de routes, deux systèmes de logements, deux systèmes d’enseignement, et des systèmes judiciaires et administratifs différents selon que l’on est juif ou non juif. A chaque loi votée pendant l’apartheid d’Afrique du Sud correspond une loi en Israël. Notamment les lois sur les Zones réservées, sur l’Interdiction des mariages mixtes, sur les Déplacements et les Laissez-passer, sur la Sécurité publique, sur la Classification de la population, d’Immoralité, sur la Terre, et, bien sûr, la loi sur la Citoyenneté des Noirs des homelands. A ces lois, correspondent des lois israéliennes, la loi du Retour, les lois « temporaires » de 2003 sur l’Interdiction des mariages mixtes, les lois sur l’Enregistrement de la population, sur la Citoyenneté et l’Entrée en Israël, sur la Nationalité israélienne, et les lois sur la Terre et la Propriété.

Comme en Afrique du Sud. Le type d’apartheid d’Israël se mêle à un colonialisme de peuplement. Comme aux Etats-Unis et en Australie, ce colonialisme d’implantation en Israël et en Afrique du Sud implique un nettoyage ethnique ou un génocide de la population aborigène, influencé par un racisme et/ou une idéologie religieuse de suprématie.

Quand on l’évalue sous cet angle, le terme d’apartheid s’applique manifestement à la politique israélienne dans la bande de Gaza. Les Palestiniens de la bande de Gaza sont isolés du reste de la population de la Palestine historique et ne bénéficient d’aucun des droits politiques minimums ni des conditions de vie élémentaires à la disposition des résidents juifs, parce qu’ils sont nés de mères d’une religion « qui est dans l’erreur ». Dans ce contexte, il faut rappeler que 80% de la population de la bande de Gaza sont des victimes du nettoyage ethnique de 1948, et ont l’interdiction de revenir dans les villages et villes d’où ils furent chassés.

Les bantoustans relevaient de la formule raciste du régime d’apartheid pour séparer la population noire et préserver la « suprématie blanche ». Bien que les bantoustans aient été appelés des « homelands indépendants », leurs habitants ne disposaient ni de droits égaux ni même d’un pouvoir de décision politique indépendant - signes avant-coureurs de ce qui a été prévu pour le soi-disant Etat palestinien indépendant dans les frontières de juin 1967. En Afrique du Sud, le débat portait sur 11 Etats qui pouvaient vivre côte à côte dans la paix. En dépit des plus grands efforts de Pretoria, les bantoustans n’ont jamais acquis une reconnaissance internationale, un problème pour Israël.

Gaza est privée même de cette formule raciste. Israël apparemment a tiré cette leçon de l’Afrique du Sud. Il n’a pas désigné de chefs locaux pour donner « une autonomie limitée » à la Cisjordanie et à la bande de Gaza. A la place, en coordination avec les Etats-Unis et protégé par la communauté internationale, Israël a permis la tenue d’élections « libres », de sorte que son processus de bantoustanisation puisse acquérir une « légitimité » et une approbation internationale, avec le consentement du peuple aborigène. Bien que saluées internationalement, les élections qui eurent lieu sous l’occupation furent une tragédie pour les Palestiniens. Israël a réussi à persuader le peuple aborigène de Palestine de promouvoir l’illusion d’une « indépendance » éventuelle sur des parties de territoires représentant 22% de la Palestine historique. Israël présentant au monde ces parcelles de terre sans souveraineté comme un Etat palestinien indépendant.

Gaza assiégée

En même temps, à la question de savoir si la notion d’« apartheid » s’applique aussi à Gaza, on peut également répondre non. La bande de Gaza est passée, au cours des années des accords d’Oslo (1993-2002), du stade de bantoustan à celui d’un vaste camp de concentration. Plusieurs militants antiapartheid sud-africains, notamment le Prix Nobel de la Paix, l’archevêque Desmond Tutu, ont déclaré lors de leur venue dans les TPO que ce qu’ils voyaient était pire que ce qu’ils avaient connu pendant l’apartheid d’Afrique du Sud. La différence entre les deux régimes apparentés - Israël et l’Afrique du Sud de l’apartheid - est la différence qui existe entre infériorité et déshumanisation. Comme Saree Makdisi l’a expliqué, c’est la différence entre exploitation et génocide [2].

Jamais, dans toute l’histoire de l’apartheid en Afrique du Sud, les forces racistes n’ont utilisé toute la force de l’armée contre la population civile des ghettos. Par contre, depuis le déclanchement de la Deuxième Intifada en septembre 2000, et surtout lors de l’invasion de l’hiver 2008-2009, Gaza a été agressée par des F16, des hélicoptères de combat Apache, des navires de guerre, des chars d’assaut Merkeva, et des bombes au phosphore, prohibées internationalement.

Le siège d’Israël contre Gaza a été imposé après que les Palestiniens eurent élu le Hamas dans des élections, autorisées et observées internationalement, en janvier 2006. Le siège a été renforcé après la victoire du Hamas sur les forces fidèles au Fatah du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, en juin 2007. Depuis lors, ce furent plus de 200 produits qui devinrent interdits d’entrer dans Gaza, notamment le ciment, le papier, les médicaments contre les cancers, et même les pâtes alimentaires et le chocolat ! Selon l’organisation israélienne Gisha - centre juridique pour la liberté de mouvement -, Israël ne laissait entrer que 97 produits, à comparer avec les 4 000 d’avant le blocus. Environ 80% de la population de la bande de Gaza ne survivaient que grâce à l’humanitaire. Plus de 90% des entreprises de Gaza avaient fermé.

Alors que le siège durait depuis 18 mois et qu’il avait été incapable de briser la volonté des Palestiniens de Gaza, Israël lança son invasion assassine fin 2008. Selon des organisations des droits humains et le rapport Goldstone demandé par les Nations-Unies, plus de 1 400 Palestiniens, dont plus de 300 enfants, ont été tués, et des milliers d’autres blessés. Israël a détruit au moins 11 000 logements, 105 usines, 20 hôpitaux et centres médicaux, et encore 159 écoles, universités et instituts techniques. En outre, l’agression a poussé 51 800 Palestiniens à partir de chez eux, dont 20 000 sont toujours sans toit.

Commentant cette situation, Karen Abu Zayd, ancienne commissaire générale de l’UNRWA (Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens au Proche-Orient) déclara : « Gaza est sur le point de devenir le premier territoire à être intentionnellement réduit à un état de misère inimaginable, en toute connaissance et avec l’accord - et certains diraient avec l’encouragement - de la communauté internationale ».

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L’un des 630 barrages permanents en Cisjordanie sous occupation ; les colons (illégaux) passent librement sur les routes qui leur sont réservées.

Tirer les leçons de l’Afrique du Sud

Il y a un besoin urgent, en ce moment historique qui suit l’invasion israélienne de l’hiver 2008-2009 de Gaza, de reformer l’opinion publique internationale favorable à la cause palestinienne, en mettant l’accent sur les multiples similitudes existant entre le régime sioniste et le régime d’apartheid d’Afrique du Sud. On peut le faire en se focalisant sur la souffrance commune de la population noire aborigène et des Palestiniens aujourd’hui, non seulement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, mais aussi dans la diaspora palestinienne et à l’intérieur d’Israël.

Il est regrettable que la direction palestinienne « officielle » n’ait pas étudié et tiré les leçons de l’expérience sud-africaine. Au contraire, elle a accepté, quasiment à l’unanimité, la création d’un système basé sur la bantoustanisation, système que le mouvement antiapartheid d’Afrique du Sud a rejeté. On s’interroge sur la véritable raison à ce manque d’intérêt délibéré pour cette expérience sud-africaine très riche. Découle-t-elle de la même notion erronée que celle de dirigeants de bantoustans qui revendiquaient un nationalisme racial africain ? Implique-t-elle un chauvinisme et un manque d’ouverture à l’égard de ce qu’ont pu vivre d’autres peuples ? Notre cause est-elle si vraiment exceptionnelle, d’un point de vue historique, que nous devions exceptionnellement accepter des solutions racistes, présentées comme solutions « autonomes » ?

Malheureusement, le combat pour la libération a été ramené à un combat pour des bantoustans. En d’autres termes, la conscience du combat palestinien a été déchirée par la fétichisation du concept d’Etat au détriment de la libération, invalidant le droit au retour sans le dire, et par la répétition fastidieuse du « projet national palestinien ». Cela entre en conflit avec les aspirations de l’immense majorité des Palestiniens qui sont des réfugiés et dont le droit au retour est garanti par le droit international.

L’option d’un Etat palestinien indépendant est devenue impossible pour plusieurs raisons, et notamment en raison des tentatives d’Israël visant à faire des colonies de véritables villes, à augmenter le nombre de colons jusqu’à plus d’un demi-million, à construire un mur d’apartheid en Cisjordanie occupée, à étendre le Grand Jérusalem et à le nettoyer de ses habitants palestiniens, et à faire de Gaza, méthodiquement, le plus grand centre de détention sur la face de la terre. Il est évident que le mouvement national palestinien, dans son ensemble, a été infecté par le virus d’Oslo. Le virus d’Oslo crée une fausse conscience qui transforme le combat pour la libération, pour le retour des réfugiés, les droits humains et une pleine égalité, en un combat pour une « indépendance » avec une souveraineté dérisoire : un drapeau, un hymne national, et un petit bout de territoire sur lequel exercer une souveraineté municipale et installer des ministères, le tout avec la permission de l’occupant [3]. Il n’est pas surprenant dès lors que l’ancien premier ministre Ariel Sharon et l’actuel, Benjamin Netanyahu, avec son ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, ne s’opposait pas et ne s’opposent plus à la création d’un Etat palestinien.

L’autre fraction de la direction palestinienne propose fréquemment une trêve de 10 et 20 ans, faisant valoir que la trêve est une « alternative » après la disparition de la solution à deux Etats. Bien qu’il n’y ait aucune différence significative, au niveau du principe de l’acceptation d’une pure solution nationaliste à la cause palestinienne, entre ces deux fractions de l’Autorité palestinienne, ce désaccord mineur a pris une plus grande importance et il a été utilisé pour servir la solution raciste. La soi-disant « alternative » d’une trêve de 20 ans fait le pari que la nature pragmatique de cette proposition va réussir à « convaincre » la communauté internationale. En réalité, elle manque d’une vision stratégique claire permettant de résoudre le conflit de manière à garantir le retour des réfugiés. Que veut dire une trêve de 20 ans ? N’est-ce pas un message vers les réfugiés leur disant qu’ils vont devoir le rester 20 ans de plus, jusqu’à un certain équilibre grâce à un changement dans les rapports de forces ? Et qu’advient-il en absence de changement ?

La solution à deux Etats est malheureusement devenue le discours politique dominant au cours de ces vingt dernières années. Certains intellectuels, traditionnellement de gauche, qui se sont transformés, socialement et politiquement, en une droite ou une gauche « néolibérales », défendent cette solution comme la seule disponible compte tenu de l’équilibre des forces qui prévaut. Ils la défendent aussi comme un projet transitoire - c’est-à-dire intermédiaire. Ils menacent de temps à autre d’épouser la solution à un seul Etat, s’en servant comme d’un épouvantail non seulement pour faire peur à Israël mais aussi contre nous, la population aborigène. Ces tentatives démontrent un déclin idéologique et un manque de foi dans la capacité du peuple palestinien et plus largement, dans celle des mouvements internationaux de solidarité, à construire des changements révolutionnaires tels que ceux qui se sont produits dans le régime d’apartheid.

Dans une histoire courte, La Musique du violon, de l’écrivain sud-africain Njabulo Ndebele, l’un des personnages commente ainsi les « concessions » faites par le régime d’apartheid au peuple aborigène : « Voilà comment c’est prévu. Il s’agit de nous donner un peu de tout, et le prix pour nous du peu que nous aurons est d’oublier la liberté. » Dans ce même récit, un intellectuel révolutionnaire noir dit que « (qu’il) préfère être un chien affamé divaguant librement dans les rues, qu’un chien gras, enchaîné, accablé par lui-même et le poids de sa chaîne. » [4] Ces deux exemples qui nous viennent d’Afrique du Sud résument les leçons que nous devons tirer de Gaza 2009. Il n’y avait aucune possibilité de coexistence avec l’apartheid en Afrique du Sud, et nous ne pouvons pas en accepter moins.

Haidar Eid
Al-Shabaka



An_open_letter_to_Barack_Obama_texte_2.j Le Dr. Haidar Eid est Professeur associé au Département de Littérature anglaise de l’Université Al-Aqsa , à Gaza, Palestine. Il est membre fondateur du “One Democratic State Group” (http:// odsg.org/co) et membre de la Campagne palestinienne pour le Boycott académique et culturel d’Israël (http://PACBI.org).

Traduit de l’anglais par JPP :
http:// www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=9239

Texte original en anglais :
http://al-shabaka.org/gaza-enduring-siege

 


[1] http:// untreaty.un.org/cod/avl/ha/cspca/cspca.html
en français : http:// www.aidh.org/Racisme/T_Discrim_03.htm

[2] Saree Makdisi, “Un racisme en dehors du langage : l’apartheid d’Israël” , Pambazuka News, 11 mars 2010.

[3] Voir la brève politique de Camille Mansour sur Al-Shabaka : “Quel État souverain ?” et celle de Mouin Rabani : “Palestine 2010 : le moment pour le Plan B

[4] Ndebele Njabulo, Imbéciles et d’autres histoires, (1983).


Toutes les versions de cet article :
- Gaza: The Enduring Siege


Auteur : Haidar Eid - Source : Ecrits Politique - Silvia Cattori
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14986
____________________________________________________________________________________________
gato+copie.jpg

 

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                                   http://sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com/ 

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 04:22

 

 

 

Reçu ce mot d'Isabelle:
"L'état de la menace de guerre est à son apogée"
.
Bonjour,

Depuis les dernières heures, les menaces de guerre se sont intensifiées et
les possibilités d'attaques sont multiples et imminentes. 

Est-ce qu'Israël va déclencher la guerre par des bombardements sur le Liban,
sur la Syrie, sur l'Iran?  Est-ce que ces pays vont préventivement
frapper Israël et les flotilles américaines logées dans cette région?
Est-ce que la Corée du Nord va perdre patience et envoyer une série
de missiles sur la Corée du Sud et sur les Marines américains qui mènent
des exercices militaires dans le pays?  Est-ce que nous assisterons
à une autre opération "false flag" (comme le 11 septembre 2001) où
des terroristes  musulmans se feront sauter devant la Maison Blanche,
justifiant alors la guerre contre les pays musulmans?

Faites votre choix, toutes ces réponses sont bonnes!!!

Les menaces de représailles ne se font pas entendre seulement depuis
hier, mais elles devront forcément être exécutées pour "honorer" les
puissances qui les profèrent.  Plusieurs nations agissent comme des
gamins qui se lancent des cailloux en guise d'hostilité, pendant que
les copains préparent les ruses du combat!

Voici les plus récentes nouvelles géopolitiques qui font croire
qu'une déclaration de guerre est sur le point d'être déclarée:
.

/
.
- La Corée du Nord menace la Corée du Sud et les États-Unis d'un
châtiment militaire sans merci! (15 août)

- Préparatifs de guerre? Le plus important exercice militaire de
l'infanterie israélo-américaine. (15 août)

- L'Iran met en garde les États-Unis de représailles si une attaque
devait se produire. (16 août)

www.consciencedupeuple.com
.

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 04:13

Lutte Ouvrière n°2193 du 13 août 2010 Sommaire du n°2193


Wikipedia

 

Editorial


C'est le système capitaliste qui nous asphyxie

La canicule qui sévit en Russie a des conséquences dramatiques et l'incapacité des autorités à faire face à la catastrophe est patente.

Les habitants de Moscou et de nombreuses régions ne sont pas seulement accablés par la chaleur, ils sont asphyxiés par les fumées des incendies de dizaines de milliers d'hectares de forêts et de tourbières, que les autorités ne parviennent pas à contrôler. Les concentrations de gaz carbonique sont plusieurs fois supérieures aux normes considérées comme acceptables et, pour espérer pouvoir respirer, la population en est réduite à attendre la fin de l'été. Les morts se comptent sans doute par milliers parmi les personnes les plus vulnérables, notamment les personnes âgées, même si tous les chiffres ne sont pas communiqués.

Il ne manque pas de commentateurs pour voir dans l'incapacité du pouvoir russe un héritage de l'époque soviétique. Et de mettre en cause l'opacité du système politique russe, son autoritarisme, l'absence de contrôle démocratique possible de la part de la population, toutes choses évidemment bien réelles, mais qui ne sont pas propres à la Russie.

Et voilà qu'à l'occasion de cette catastrophe, on apprend aussi qu'après la fin de l'Union soviétique les services chargés de la protection de la forêt, nombreux et compétents, ont été démantelés. L'État issu de la révolution ouvrière de 1917 était malheureusement soumis à la dictature de bureaucrates, qui étaient désormais décidés à liquider tout ce qui restait de cette révolution. Ils déclaraient que dorénavant le seul mode de gestion valable était de faire ce qui rapportait le plus d'argent possible, et le plus vite possible, en commençant par ce qui pouvait grossir leur propre compte en banque. La protection des forêts et de l'environnement n'était donc pas sur la liste, sans parler des pompiers.

Ces services ont donc été pratiquement supprimés, le ministère de l'Environnement aussi, et la protection des immenses forêts du pays a été laissée à l'initiative éventuelle des autorités locales. Mais celles-ci, tout comme d'ailleurs les autorités centrales, s'occupaient d'abord de ce qui pouvait rapporter et mettaient à sac l'économie et le pays. En fait d'investissements utiles, les nouveaux riches russes s'empressaient d'aller dépenser l'argent ainsi dérobé en achetant des villas, sur la Côte d'Azur ou ailleurs, ou bien un club de football en Angleterre. Tout cela avec les applaudissements des dirigeants occidentaux devant cette conversion des dirigeants d'un pays se disant communiste aux soi-disant bienfaits du capitalisme.

La catastrophe qui sévit en Russie n'a donc pas seulement des causes naturelles. Ses conséquences sont aggravées, non par l'héritage du communisme, mais bien par la loi du profit capitaliste. L'incapacité du pouvoir russe n'a d'ailleurs d'égale que celle des gouvernements occidentaux. Il suffit de rappeler les 15 000 morts de la canicule de 2003 en France. Et puis, pour toute aide à la Russie, la France a été capable de fournir un bombardier d'eau, et l'Italie deux Canadair. Il n'est pas un été sans que les feux de forêt ne dégénèrent en catastrophe en Grèce ou au Portugal, en France ou en Espagne. Là aussi, la protection de la forêt et des populations et la lutte contre les incendies ne rapportent pas assez pour justifier que l'État y consacre des moyens : il a déjà bien trop à faire pour aider les banquiers à faire des profits.

De même, il n'y a pas une semaine que la société pétrolière BP est finalement parvenue à colmater la fuite de son puits du golfe du Mexique, une fuite qui a duré quatre mois et provoqué la pire des marées noires. Pour cette société, parmi les plus riches et dotée de la meilleure technologie, investir dans la sécurité aurait coûté trop cher, et surtout n'aurait pas rapporté. L'environnement en a payé les conséquences, de même que la population de la région et le personnel lui-même, qui a eu onze morts dans l'accident de la plate-forme.

Si l'on ajoute à tout cela la crise économique qui s'approfondit, c'est bien la gestion capitaliste de la société qui nous apporte chaque jour une démonstration de sa monstrueuse inefficacité. Et en effet la collectivité devrait pouvoir contrôler et décider de ce que font les autorités censées veiller à ses intérêts, mais aussi et surtout de ce que devient l'argent que s'approprient les banquiers et les capitalistes qui dirigent l'économie. Un système qui pourrait s'appeler le communisme, et sans lequel c'est toute la société qui est peu à peu asphyxiée.

Éditorial des bulletins d'entreprise du lundi 9 août

Il n'est point besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Guillaume le Taciturne


Auteur : Lutte Ouvrière Hebdo - Source : Lutte Ouvrière Hebdo

 

 


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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 04:09

superman hortefeux adn

Estrosi la polémique…on aurait aimé que les médias traditionnels, France Télévisions, JDD, le Point, le Monde, relayent avec un peu plus d’insistance – puisqu’ils en ont tout de même parler – cette autre polémique, bien plus intéressante.


Georges Charpak et d’autres scientifiques invitent à renoncer au réacteur à fusion nucléaire Iter un titre pour le moins clair et sans équivoque. Quel est le problème? Ce fameux projet né d’un accord international entre la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom) et 6 pays (Chine, Inde, Japon, Corée du Sud, Russie et USA), projet au coût exorbitant qui se chiffre en dizaine de milliards d’euros, vise normalement à découvrir une nouvelle forme plus propre et bon marché de générer de l’électricité. Sauf qu’il semble être géré en dépit du bon sens.
En tout état de cause, la première mauvaise nouvelle, ce que reproche Charpak et le collège de scientifiques qui s’associent à cette diatribe, c’est la déduction des sommes investies dans Iter aux autres budgets de la recherche. En somme, le gouvernement s’amuse à déshabiller Jacques pour habiller Paul.
Or le succès du programme Iter, est par essence, impossible à prévoir. Nous sommes dans le domaine de la Recherche et comme le précise le prix Nobel de physique, la première des difficultés sur les 3 que comptent la fusion nucléaire, ne sera étudiée qu’en 2019 (sic!) Comment alors justifier l’abandon des autres secteurs de la recherche scientifique au profit d’un seul programme? Une hérésie pure qui ressemble à s’y méprendre à l’adage « mettre ses oeufs dans le même panier »
Malheureusement la polémique lancée par ces courageux scientifiques est retombée aussi sec, les rédactions préférant se rassasier en plein été de sujets faciles tels que l’insécurité.
Rappelons que le projet Iter a été initié bien avant l’accession au trône de Nicolas, dans un élan de la communauté scientifique internationale. Derrière ce projet se cache le lobby nucléaire qui promettait déjà en 2005 en échange des sommes investies plus de 4.000 emplois créés dans la zone de Cadarache (Bouches-du-Rhône). Cadarache haut lieu sismique, l’endroit rêvé pour construire un complexe de recherche nucléaire…
5 ans après l’octroi du projet – cadeau empoisonné plutôt – à l’Europe, les responsables du projet découvrent à leur grand étonnement la sismicité des lieux transmutant le coût initial du réacteur 5,9 milliards à 7,2 milliards d’euros entre 2007 et 2020 (20% à la seule charge de la France).
Dans un monde financier secoué par la crise, en juillet 2010, seul Pierre Lellouche (député UMP) pouvait s’enorgueillir d’un « Nous allons trouver les réponses financières à donner » avant d’ajouter humblement « pour trouver la source d’énergie de la planète à la fin de ce siècle ».
Ah le lobby nucléaire est très puissant…

A lire: la vision du projet ITER par Jean-Pierre Petit physicien et ancien chercheur au CNRS de Marseille, grand vulgarisateur et pédagogue.

Et pendant ce temps-là, pendant que la France fait joujou avec ses atomes, le monde entier se lance dans la conquête de l’ETM ou énergie thermique des mers ou énergie maréthermique, terme que vous pouvez retrouver en anglais sous l’acronyme Ocean thermal energy conversion. Il consiste « bêtement » à exploiter la différence de température entre des eaux superficielles et profondes pour produire de l’électricité. Un concept aussi vieux qu’Hérode ou presque, puisque déjà le visionnaire Jules Verne en 1869 le mentionnait déjà par la bouche du Capitaine Némo!
La première industrialisation fut l’invention du fondateur d’Air Liquide, l’ingénieur français Georges Claude, qui construisit en 1928 un groupe ETM dans une mine belgeLe procédé consistait à jouer sur la différence de température entre l’eau chaude d’un circuit de refroidissement d‘un haut fourneau et l’eau froide de la Meuse.
Depuis les scientifiques du monde entier travaillent de concert dans une véritable lutte pour la conquête du marché, car au fur et à mesure des années les obstacles techniques ont été soulevé.
Après avoir validé élément par élément les différents organes, les scientifiques et industriels passent désormais aux tests de faisabilité et de fiabilité en eaux profondes, grandeur nature.
Suite à l’abandon de la technologie au début des années 80 – le lobby nucléaire et pétrolier n’étant pas étranger à ce revirement – la France reprend ses recherches depuis 2007 pour tenter de combler son retard sur les pays étrangers, USA, Japon, Russie. Premiers nouveaux tests à la Réunion puis en Polynésie Française.
L’objectif final sera de générer de l’hydrogène, à partir de l’eau et de l’électricité obtenu via l’ETM, plutôt que via l’énergie fossile. L’hydrogène créé par électrolyse à partir de ces 2 composés permettra ensuite de stocker de l’électricité, dans les futurs piles à hydrogène. Ne reste plus qu’à stocker l’hydrogène sous une forme facilement exploitable, notamment à basses pressions.
L’ETM semble être une des vraies solutions, complémentaire des autres sources d’énergie renouvelable, pour commencer à entrevoir un avenir sans nucléaire. Encore faut-il investir massivement dans cette voie…

Terminons cet article dédié aux sciences par le récent et ridicule classement mondial de Shanghaï des universités. Encore un classement qui comme chaque année continue le dénigrement des principes républicains de l’université et qui sert sur un plateau, classement oblige, des arguments fallacieux aux néoconservateurs de la pire espèce pour détruire l’université à la française face au modèle américain avec la fameuse université privée d’Harvard.
Pourquoi ridicule? Simplement parce, comme s’en émeuvent les enseignants-chercheurs français, les méthodes de calcul (comme les questions des sondages du Figaro) sont biaisées!
Ainsi le système se base sur nombre de prix Nobel et du nombres de publications scientifiques.
Or il ne prend pas en compte véritablement la qualité de la formation et encore moins la réussite de l’intégration dans le milieu professionnel après la formation.
Pour preuve d’après le site web de l’ENS de Lyon, Transversale:
Qualité de l’éducation :
- [point 1] (nombre d’élèves de l’institution qui gagnent un prix Nobel ou une médaille Fields [récompense en mathématiques] ) : 10%
Qualité de l’institution :
- [point 2] (nombre de membres de l’institution qui gagnent un prix Nobel ou une médaille Fields) : 20%
- [point 3] (Les chercheurs les + cités dans des revues scientifiques reconnues de 21 disciplines, étude ISI, HiglyCited.com ) : 20%
Production Recherche :
- [point 4] (Articles parus dans Nature & Science, sauf pour les shs, pour les shs les 20% sont répartis sur les autres indicateurs) : 20%
- [point 5] (Articles parus mais dans le Social Science Citation Index de l’ISI http://scientific.thomson.com/products/ssci/) : 20%
Taille de l’institution :
[- point 6] (performance académique par rapport à la taille de l’institution) : 10%
Un système bien partiel et partial donc, basé uniquement sur les apparences souvent trompeuses, les récompenses et autres médailles Fields ne faisant pas tout.

Et nos politiques dans tout ça? Pour le moment, ceux au pouvoir, comme Borloo, ministre des autoroutes, demeurent plutôt réceptifs au lobby du nucléaire, du pétrole, au BTP, aidés dans leur duperie de l’opinion publique, de grands guignols nouvellement écolos comme Yann-Arthus Bertrand. Quant aux autres domaines de la recherche scientifique, comme la génétique, les arrières pensées les plus abjectes prennent le dessus. Rappelez-vous, le fichage génétique:


Auteur : CPolitic - Source : CPolitic

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15022

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 04:05

 

 

Tibet

 

Ce commentaire sur le film de Martin Scorcese intitulé Kundu, reflète tout le système de propagande mis en place pour oublier et remodeler l’histoire (relevé dans TV grandes chaînes nr. 161).


Je cite « Le parcours du Dalaï-lama, chef spirituel et politique du Tibet, de sa reconnaissance comme 14ème réincarnation de Bouddha à son exil forcé après l’invasion de son pays par l’armée chinoise ».

Commençons par l’appellation « son pays ». Le Tibet a été indépendant et « reconnu » comme Etat environ 150 ans en tout et pour tout depuis 4.000 ans. Cela s’est passé durant la dynastie des Tubo et a duré du 7ème au 9ème siècle (629 à 842). Cette dynastie expansionniste, qui a transformé une société tribale en société de castes, a envahi la Chine de l’époque pour constituer ce qu’il est convenu d’appeler « le grand Tibet » avec comme apogée le milieu du 8me siècle, quand leur royaume initialement de 200 km2 allait s’étendre de GuangZhou à HangZhou, ChengDu, en annexant Xi’An, capitale de la Chine soit 1/3 du territoire actuel de la Chine (J.Gernet in « le monde chinois). C’est ce territoire que le Dalai Lama revendique, sans vergogne ! Un peu comme si nous, français, revendiquions les territoires conquis par Napoléon…

Entre 815 et 841 cette dynastie décide de distribuer les terres, les fermes, les troupeaux et les hommes/esclaves aux communautés bouddhistes.

Du 9ème au 13ème siècle, c’est le chaos, les divisions tribales, la chasse aux bouddhistes, la floraison des écoles diverses et des Tantras dont Kala Chakra (id. la roue de la destruction in www.trimondi.de), qui n’est autre qu’une école violente sur laquelle s’est basée le nazisme. L’invasion par l’Islam va permettre à ce tantra de situer définitivement le Dharma dans les « régions nordiques et cachées du Shambala » (in R.M.Davidson Tibetan tantric Buddhism in the Renaissance) soit l’emplacement du Tibet actuel. En 1956 l’actuel Dalai Lama a officié sa première cérémonie sur la base de ce Tantra, avec comme pour chaque cérémonie basée sur ce Tantra, et au-dessus de la tête du Dalai Lama était le grand tankha, une représentation du seigneur suprême et de son épouse copulant, en ayant dans leurs 32 mains 24 armes sur lesquelles sont fichés des corps humains, des têtes de morts, des brochettes de têtes humaines, etc (in peintures du 14ème siècle, palais du Potala)… où est la non violence ?

Les rivalités hidouisme-bouddhisme, puis les invasions successives des mongols 1154 - 1227 et des mandchous 1644 - 1911, avec entre temps une longue période de réforme du bouddhisme tibétain sous le règne des 12 premiers Dalai Lamas, le 1er régnant de 1391 à 1474. Cette période de près de 400 ans a été marquée par des guerres entre les différentes écoles bouddhistes, entre ces maîtres qui avaient droit de vie et de mort sur les esclaves. Ce n’est en aucun cas durant cette période que le Tibet a cherché à être reconnu comme pays, ratant définitivement l’occasion d’exister

Dans le même registre l’appartenance du Tibet à un individu censé être la réincarnation d’un dieu relève de la toute puissance de cet individu et de ses séides sur toute une population, et les moines tibétains ne se sont pas privés de rendre esclaves, d’avoir le droit de vie et de mort, de couper les mains et bras des réfractaires ou voleurs. Les paysans n’avaient pas de terres, pas de droits, c’était le moyen-âge dans sa partie la plus sordide. Jusqu’en 1959 les terres du territoire tibétain étaient partagées en 38% Dalai Lama et son gouvernement, 37% communautés bouddhistes et 25% seigneurs et maîtres (in E.Maertens Histoire du bouddhisme tibétain).

En 1913, c’est la conférence de Simla , suite à la 1ère demande réelle d’indépendance du Tibet, qui aboutit à la non reconnaissance de cette indépendance et à un partage entre un Tibet qui politiquement est une province chinoise mais dont l’économie est supervisée par les anglais.

Ensuite durant la seconde guerre mondiale, et pour contrer l’expansionniste indien et anglais (ligne Mac Mahon, guerre de l’opium, Traités inégaux), également pour punir le Dalai Lama de son alliance avec le Japon (in QingYongZhang A secret story of Japan coveting Tibet), le Président Roosevelt a promis à Tchang Kai Tchek que le Tibet resterait dans le giron chinois et ne serait jamais reconnu comme Etat par les USA (in Telegrams sent by Soong Tes-ven, foreign minister of the Republic of China (ROC) during World War II, showed that Kuomintang leader Chiang Kai-shek and U.S. President Franklin D. Roosevelt reached a consensus that Tibet was part of China’s territory. The collection, compiled by professor Wu Jingping from the Shanghai-based Fudan University and Kuo Tai-chun, research fellow at the Hoover Institution of Stanford University, included telegrams sent in 1943, when Soong reported to Chiang the results of his discussion with British Prime Minister Winston S. Churchill over the Tibet issue at a Pacific Council meeting in Washington DC. In one of the telegrams, written in Chinese, Soong reported a dialogue between Roosevelt and Churchill. "Roosevelt said, ’I asked Churchill why did he mention Tibet at all, and he replied that Britain had no intention to occupy the region. I then said that Tibet had been part of China since imperial times and it is now part of the Republic of China, which had nothing to do with Britain.’").

La chine communiste a simplement mis en application cette promesse. . Lorsque les troupes chinoises sont entrées au Tibet elles entraient simplement dans une de leurs provinces, il n’y a donc pas eu « invasion », pas même occupation, et ce d’autant plus que la majorité des tibétains, alors illettrés, se sont retrouvés avec une répartition des terres, avec le droit d’aller à l’école, avec la fin de la justice de caste. Seule continuité notable qui peut choquer notre sens de la démocratie participative telle que nous la faisons appliquer en Irak ou en Afghanistan, ils n’ont pas obtenu le droit de vote, mais comme ils ne l’avaient pas auparavant… Les moines quand à eux ont fui pour ne pas risquer de se retrouver jugés par une justice ordinaire et non plus divine, ou pire, se retrouver obligés de se mettre au travail ne serait-ce que pour pouvoir se nourrir. Parmi ces fugueurs, le dalaï-lama et son précepteur (un ancien officier nazi, Heinrich Harrer qui l’a accompagné plus de 20 années et qui était venu en Chine en 1939 dans le cadre d’une expédition organisée par l’armée allemande « plus précisément la SS »).

La fuite en Inde de ces 2 personnages a d’ailleurs été l’objet d’un sordide marchandage des autorités indiennes qui n’ont accepté la présence de ces réfugiés qu’en échange de la prise en charge par les USA et pour une durée indéterminée de tous les frais liés à cette présence sur leur territoire, ainsi que de l’envoi aux USA de jeunes scientifiques indiens chargés d’apprendre les techniques de la fusion et de la fission pour équiper l’Inde de l’arme nucléaire. Rien n’est gratuit en ce bas monde (in K.Conboy and J.Morrison The CIA’s secret war in Tibet, and in http://images.library.wisc.edu/FRUS..., qui est le site du Foreign Relations of USA). D’ailleurs la 1ère bombe indienne a été nommée « le sourire du bouddha » (in Press Trust of India du 10/10/1997, visible sur le net).

Gérard Luçon
Sinologue

En complément :

voir les 3 articles publiés ici par Maxime Vivas à l’occasion d’un voyage au Tibet avec des journalistes du Monde, du Figaro et des journalistes indépendants. L’article publié dans le Figaro est annexé au troisième article. Celui du Monde, dont la lecture est payante sur le Net, est en attente d’une autorisation de publication par LGS.

« Le Grand Soir » au Tibet : http:// www.legrandsoir.info/Le-Gran...

Choses vues au Tibet : http:// www.legrandsoir.info/Choses-...

Tibet : un pacifiste chez les bouddhistes : http:// www.legrandsoir.info/Tibet-u...


Auteur : Gérard LUCON - Source : Le Grand Soir

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14995

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 00:10

 

 

CLIQUEZ ET SIGNEZ ICI :
http://sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com/

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 23:22

 

 Pour le 17ème Festival

de la Fédération Mondiale

de la Jeunesse Démocratique (FMJD)

FMJE

 

 

  

A la jeunesse et aux étudiants du monde

pour le 17ème Festival de la Jeunesse et des Etudiants,

en Afrique du Sud

 

La jeunesse a toujours été une force vitale dans le développement des sociétés. Avec une créativité naturelle, une volonté de changement, de transformation et de force, ainsi que la lutte de la jeunesse pour la liberté, la paix et la transformation sociale, pour le droit à l’éducation, à l’emploi, aux droits démocratiques et la paix, elle a toujours eu un rôle significatif dans la lutte générale pour un monde juste et de paix.

Cela a été démontré par le passé, mais aussi aujourd’hui où les grandes manifestations d’étudiants, de jeunes travailleurs et des jeunes en général constituent une avant-garde de la résistance contre l’exploitation, le recul des droits, le pillage impérialiste des ressources, le racisme, la discrimination sexuelle, le colonialisme, le fascisme, les interventions militaires et la guerre, et pour la survie de l’être Humain.

 

Nous appelons la jeunesse à continuer ces luttes.

 

Dans les temps actuels où l’impérialisme domine le Monde, et dans le cadre de l’une des crises structurelles du système capitaliste les plus profondes, la situation des jeunes s’aggrave. Ceci est clairement démontré par l’accroissement du nombre de jeunes au chômage ou confrontés au travail précaire, alors que les profits des grands groupes économiques ne cessent d’augmenter, le nombre de personnes résistant augmentent chaque jour, dans tous les pays où les jeunes et les gens sont victimes de l’impérialisme et résistent courageusement, autant que dans beaucoup de pays confrontés à des sanctions, des blocus et des occupations.

 

Cette crise montre les limites historiques de ce système et le fait qu’il y a plus de potentiel pour lutter contre lui, et d’inverser la balance entre les différentes forces du monde.

 

Nous appelons tous les jeunes à nous rejoindre dans notre lutte de résistance à l’exploitation des peuples et de l’environnement, et pour la réelle satisfaction des besoins humains.

 

Alors que les forces impérialistes accroissent la militarisation du Monde, en implantant plus de bases militaires, par la compétition entre eux pour s’accaparer les marchés et les ressources naturelles, par l’augmentation de la puissance de feu des armées et de leur budget, le développement d’armes de hautes technologies, et la dévastation de l’environnement et des ressources naturelles, prouvant le caractère “éco-prédateur” de l’impérialisme, la Terre est devenue un endroit plus dangereux à habiter pour la jeunesse. Parallèlement à l’autonomisation des structures impérialistes, come l’OTAN, l’UE, l’AFRICOM et d’autres, l’impérialisme est chaque jour plus agressif envers les organisations progressistes, démocratiques et communistes, ce qui exige que nous renforcions la lutte pour la paix.

L’augmentation des offensives militaires et des provocations contre tous les gouvernements progressistes d’Amérique Latine et des Caraïbes, la persécution des mouvements étudiants et de jeunesse en Colombie ainsi que des forces progressistes et anti-impérialistes dans les pays d’Europe de l’est, la comparaison du communisme au nazisme, les attaques au Sahara Occidental contre l’UJSario, les jeunes, et la population, les crimes contre la jeunesse et la population de Palestine par l’occupation sioniste Israélienne soutenue par l’impérialisme, l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan, la continuation de l’occupation de Chypre, l’oppression des populations indigènes, et beaucoup d’autres exemples démontrent que la tentative de l’impérialisme de détruire les droits démocratiques n’est pas seulement un évènement isolé dans un pays, mais est un des éléments clé de l’attaque et de la stratégie impérialiste.

 

La jeunesse a lutté, lutte et luttera pour une éducation publique, gratuite, de qualité et démocratique, pour le droit à l’emploi avec l’intégralité des droits des travailleurs, pour les droits démocratiques, pour le droit exclusif à un accès gratuit à la santé, le sport et la culture, pour la protection de l’environnement, pour la souveraineté, une vie décente, d’amitié, de solidarité et de paix entre tous les peuples du monde.

 

Il n’y a pas de campagne impérialiste, pas de manuel scolaire anti-scientifique, pas d’industrie de la culture, pas de sentiment nationaliste, de préjudices raciaux, de mouvements sécessionnistes promus par l’impérialisme, de conflits ethniques ou religieux soutenus par l’impérialisme qui puissent à jamais empêcher la lutte des jeunes et de l’ensemble des travailleurs contre l’exploitation de l’homme par l’homme de se produire et d’être victorieuse.

Le 17ème Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants (FMJE) se tiendra avec son riche passé d’expériences, en particulier l’expérience du 16ème FMJE, tenu à Caracas, au Venezuela en août 2005, dont le succès représente une grande responsabilité et un grand espoir pour le 17ème FMJE, qui se tiendra à Pretoria en Afrique du Sud en Décembre 2010.

 

Le 17ème FMJE en Afrique du Sud souligne le caractère anti-impérialiste des Festivals Mondial de la Jeunesse et des Etudiants. La dure confrontation avec l’impérialisme était un des ciments du FMJE, avec une importante contribution des pays progressistes et socialistes. La participation internationale massive de la jeunesse et des étudiants et les caractéristiques politico-culturelles sont des éléments que nous devons renforcer, ainsi que la solidarité avec la résistance Sud Africaine à tout type d’intervention impérialiste, dans la construction d’un pays souverain, de paix, de justice sociale, multiculturel et multinational, depuis que la courageuse lutte des Sud Africains et de sa jeunesse a brisé les barreaux de l’apartheid.

 

En outre, organisé le 17ème Festival sur le continent Africain est un signe de soutien à la jeunesse africaine, qui se bat courageusement contre les nouvelles vagues de l’impérialisme, aussi bien contre son aspect militaire, comme l’implantation de bases militaires à travers tout le continent (en particulier le dangereux projet américain d’AFRICOM) et l’accroissement de sa présence militaire en Somalie ; ou contre son expression politique et économique par la tentative de forcer tous les pays à se plier aux volontés impérialistes, punissant avec des sanctions tout ce qui refuse d’accepter cette nouvelle sorte d’attaque néo-colonialiste contre leurs pays et leurs peuples.

 

Le Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants est organisé collectivement et représente les millions de jeunes qui luttent pour un futur de paix sans l’impérialisme et ses structures. Son processus démocratique, depuis les premier temps de la préparation jusqu’à la cérémonie de clôture est unique et doit être préservé et approfondi, afin d’être toujours mieux connecté avec les luttes quotidiennes concrètes de la jeunesse et des étudiants dans les pays du monde entier.

 

Nous appelons tous les jeunes et étudiants progressistes à se joindre à la lutte pour la paix et contre l’impérialisme, et à travailler activement dès aujourd’hui pour soutenir le 17ème FMJE dans leur pays et à participer au Festival en Afrique du Sud.

Vainquons l’impérialisme, pour un monde de paix, de solidarité et de transformation sociale !

Travaillons pour un 17ème Festival de la Jeunesse et des Etudiants réussi en Afrique du Sud.

 

 

Traduction réalisée par Olivier Le Roy


 

 

Article publié sur le site du 17ème Festival de la Jeunesse et des Etudiants

 

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-appel-a-la-jeunesse-et-aux-etudiants-du-monde-55423800.html

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