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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 23:48

 


Classer les Gardiens de la Révolution Iranienne comme Terroristes, une mesure envisagée par les US, un pas de plus vers une guerre contre l’Iran.

http://www.planetenonviolence.org/Classer-les-Gardiens-de-la-Revolution-Iranienne-comme-Terroristes-une-mesure-envisagee-par-les-US-un-pas-de-plus-vers_a1321.html

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Considérations géopolitiques sur l’Iran et les guerres à venir
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La récente réélection de Barack Obama comme président des Etats Unis a été accueillie avec enthousiasme dans la majeure partie du Monde, l’administration démocrate étant réputée (ce qui reste à démontrer) plus soucieuse des droits de l’homme et du respect des nations étrangères, elle serait ainsi moins dure, moins égoïste, elle est en fait certainement plus habile au niveau de la rhétorique mais pas moins brutale, cynique et intéressée que l’administration républicaine, de surcroit elle est de fait plus souvent interventionniste au nom justement de ces fameux « droits de l’homme ».


Dans les bras de fer récents que mène l’Amérique contre différents pays étrangers, l’Iran occupe une place centrale depuis plusieurs décennies, cet état souverain assez inclassable sur le plan géopolitique, a même le triste privilège d’avoir, semble-t-il, hérité de la position d’ennemi principal des Etats Unis depuis la chute de l’URSS, cette position a priori assez peu enviable place a pour conséquence que ce pays fait l’objet d’une attention toute particulière des politiques et analystes internationaux, pourquoi l’Iran revêt il une importance aussi singulière à notre époque et d’où vient l’adversité envers cette nation, quelles en sont les conséquences directes ?


1) l’Iran puissance moyenne et position géostratégique essentielle


- Rappel historique lointain sur l’ancienne Perse, son caractère de très vieille « nation »


Encore aujourd’hui les Perses (+70% de la population iranienne) se considèrent comme les héritiers directs des anciens Perses qui ont constitué le plus grand empire de la période antique (avant Rome), dans leur esprit il n’y a pas vraiment eu de césure historique et ils se vivent toujours comme Empire central, stable, souverain et d’une pérennité absolue, un peu à la manière de la Chine, empire du milieu, cette « certitude » historique, même si elle est assez enjolivée et en partie fantasmée, est le point d’ancrage de la vision du monde extérieur du citoyen Iranien lambda et de ses rapports avec les autres nations : « nous sommes maitres chez nous depuis toujours, un peuple libre, indépendant et fier »


- Rappel plus récent sur la politique britannique puis américaine envers l’Iran


Au XIX siècle, époque où les puissances européennes, du fait d’une supériorité militaire et technologique incontestable, ont entrepris de se partager la « domination du Monde », les Britanniques avaient à l’évidence un coup d’avance, régnant en maitre quasiment sur les 5 continents, ils devaient tout naturellement s’intéresser à l’Iran pour deux raisons ; 1) ce pays est situé sur la route des Indes, comme point de passage continental obligé - 2) il fallait absolument contenir les visées d’expansion de l’empire Russe, qui après la conquête du Caucase et de l’Asie centrale, rêvait de pouvoir accéder enfin « aux mers chaudes », golfe Persique et surtout océan Indien, d’où la présence renforcée des Anglais en Afghanistan (qui leur a couté fort cher) et leurs intrigues et pressions incessantes sur l’Iran d’alors avec une seule obsession « barrer la route aux Russes », cette position géostratégique de clef de voute du moyen Orient ne s’est pas démentie ensuite au XX siècle, on peut simplement énoncer qu’elle a évolué, les Américains ayant pris le relais des Anglais toujours en vue de « contrôler » l’Iran et ses formidables ressources, d’où l’éviction forcée en 1953 d’un Mossadegh devenu trop indépendant et remplacé par le Shah lui aussi évincé à son tour en 1979 pour les mêmes raisons, seul hic, le régime venu en remplacement s’est révélé encore plus incontrôlable que son prédécesseur, une erreur de casting en qq sorte ?


- Superficie, démographie, ressources globales : un pays riche et influent


Grand 3 fois comme la France, avec une population de près de 80 millions d’habitants, l’Iran s’impose comme une puissance moyenne et un acteur essentiel de la région du Moyen orient, cette nation soudée et à la vieille histoire, peuplée essentiellement de Perses qui ont en commun quasiment tous la même religion chiite, démontre une forte autonomie et conscience de soi en tant qu’Etat indépendant et souverain, mais il tire surtout sa richesse et sa puissance grâce à d’énormes ressources en hydrocarbures, d’après les estimations l’Iran disposerait des 2èmes ressources en gaz et des 3èmes ressources en pétrole de la planète, un atout économique majeur !


- Position géographique : un pays incontournable, le détroit d’Ormuz


Un simple coup d’œil sur une carte géographique permet aussitôt de réaliser que l’Iran tient une place tout à fait centrale dans ce que l’on dénomme communément le Moyen orient, au sud de l’immense espace Russe, à mi-chemin de la route des Indes mais surtout au bord du golfe Persique dont il contrôle aisément la partie la plus étroite ou « détroit d’Ormuz », lorsque l’on sait que près de la moitié des exportations mondiales d’hydrocarbures passe par ce détroit, car les super tankers pétroliers viennent y prélever non seulement le pétrole du Koweït et de l’Irak mais aussi de l’Arabie saoudite, du Qatar, des Emirats arabes et bien sûr de l’Iran, on mesure l’importance stratégique du contrôle de cette passe maritime, un blocage du détroit d’Ormuz amènerait un triplement des prix du brut à l’exportation et un krach économique de tous les pays dépendants !


- Puissance idéologique, les vrais ennemis sont peut être ailleurs


L’Iran est loin d’être le pays islamique le plus peuplé, il est par contre le plus peuplé des pays musulmans chiites, prés de 90% de sa population, à lui seul l’Iran concentre près de la moitié des Chiites du monde entier, il est comme le temple de l’Islam chiite et cet état de fait est essentiel pour saisir les tensions et lignes de fracture qui oppose l’Iran aux autres pays musulmans, il faut avoir toujours présent à l’esprit que le monde musulman ne constitue pas un ensemble unifié que l’on pourrait opposer comme un bloc au monde chrétien (également désuni), cette position de leader du monde chiite qui est nettement minoritaire vis-à-vis de l’Islam sunnite a pour conséquence de placer l’Iran dans une situation d’adversité par rapport aux autres pays musulmans se revendiquant de l’islam majoritaire, ce conflit latent chiite/sunnite se reflète d’ailleurs dans la société iranienne où les musulmans sunnites sont moins bien considérés que les Chrétiens ou les Zoroastres !


2) la nature de « nation ennemie », l’Iran pays rebelle au Nouvel ordre mondial


Qualifié de pays de l’axe du mal par G.W.Bush, l’Iran est sans cesse fustigé par la puissance américaine pour son caractère de menace qu’il représenterait pour le monde dit libre, quels sont les arguments avancés en vue de justifier cette vindicte permanente de la 1ère puissance mondiale ?


On peut assez aisément observer que les raisons évoquées sont en fait de fausses raisons, en résumé :


- programme nucléaire


L’éternelle querelle du nucléaire civil qui amènerait irrémédiablement son corollaire, le nucléaire militaire, accusé de vouloir fabriquer la bombe atomique à partir de l’atome civil et donc de constituer une menace planétaire, l’argument est tout de même un peu faible ; 1) il y a un net saut qualitatif de technologie pour passer du nucléaire civil au militaire, pas une mince affaire - 2) vouloir interdire à tout prix à l’Iran de disposer de l’arme nucléaire relève du procès d’intention, quid alors du Pakistan tout proche, pays instable et constamment en conflit avec l’Inde ? Et que dire alors d’Israël qui possède la bombe atomique en violation de tous les règlements internationaux depuis des décennies ?


- agression envers Israël


L’état Hébreu, principal boutefeu dans ce conflit larvé envers la république islamiste, n’a de cesse de se poser en victime, voire en martyre par rapport à un agresseur potentiel qui aurait juré sa perte, c’est tout de même y aller un peu fort, comme le voleur qui crie au voleur, il convient de rappeler que depuis plus d’un demi siècle, Israël avec les Etats Unis sont les principaux auteurs des guerres déclenchées au Moyen orient tandis que l’Iran n’a jamais agressé de pays voisin depuis 3 siècles environ ! Aussi la citation reprise en boucle du président Ahmadinejad qui souhaiterait « rayer Israël de la carte » est totalement apocryphe, encore de la désinformation !


- atteintes aux droits de l’homme


Histoire d’en remettre une couche dans un large processus de propagande, la république islamiste est régulièrement accusée de toutes les exactions des pires régimes dictatoriaux, certes le régime est semi-démocratique (théocratique en fait) autoritaire et la peine de mort y est appliquée (comme aux Etats Unis) mais ce n’est pas une dictature religieuse, les minorités confessionnelles comme les Chrétiens ou les Juifs disposent de sièges réservés au Parlement et ne sont pas inquiétés par les autorités ou la population ce qui n’est pas le cas de pays voisins comme le Pakistan ou les monarchies pétrolières, régimes bien plus brutaux et répressifs mais qui curieusement ne font pas l’objet des mêmes campagnes de dénigrement, y aurait il qq parti pris dans ces accusations ?


A l’évidence ces motifs invoqués et repris ensuite par les médias du monde dit « libre » ne constituent pas les réels ressorts de l’acharnement du bloc atlantico-sioniste envers l’Iran, les vraies raisons, beaucoup moins avouables de cette hostilité constante seraient plutôt celles-ci :


- la non soumission au N.O.M.


Le N.O.M. ou Nouvel ordre mondial est l’idéologie mondialiste qui entend amener la planète entière sous la férule d’un seul gouvernement qui serait selon les interprétations, sous domination sioniste avec pour capitale Jérusalem ou sous domination anglo-américaine avec qq marges d’autonomie pour d’autres puissances reconnues sous réserve que celles-ci consentent à l’instauration du Nouvel ordre mondial ; ce projet délirant, transposition moderne de la Tour de Babel, rencontre des résistances plus ou moins ouvertement affichées en particulier au sein des pays musulmans, entre lesquels il convient d’opérer un subtil distinguo selon qu’ils font seulement semblant de s’y opposer dans les discours de leurs dirigeants comme les monarchies pétrolières, l’Egypte, la Turquie ou qu’ils s’y opposent réellement et ouvertement comme la république islamique d’Iran ou les états laïcs nationaux tels l’Irak (détruit) la Libye (éliminée) ou la Syrie (encore résistante), l’attitude de l’Iran en cette matière constitue réellement un « casus belli » majeur !


- le soutien à des pays également rebelles


Comme déjà exprimé, l’Iran ne s’est plus engagé ouvertement depuis des temps immémoriaux dans des conflits avec des puissances étrangères, ce qui ne le dispense pas de prodiguer son aide à des états ou des communautés pour des raisons géopolitiques ou confessionnelles, on a ainsi pu observer l’Iran venir en aide de façon discrète à l’Irak lors des 2 guerres du Golfe, de même à l’Afghanistan puis plus récemment à la Syrie pour des raisons géopolitiques évidentes car il s’agissait d’éviter que son environnement proche ne tombe sous la coupe de puissances étrangères menaçantes, un autre type de soutien est celui qui est accordé aux mouvements chiites dans le monde arabe, l’exemple le plus fameux étant le Hezbollah libanais, largement soutenu par l’Iran et qui joue un rôle essentiel dans la résistance régionale à Israël, autre aide plus discrète mais pas moins responsable de l’hostilité ouverte des monarchies pétrolières envers la république islamique, le soutien de fait aux très fortes minorités chiites qui peuplent les pays arabes des bords du Golfe persique ..


- les réserves stratégiques d’hydrocarbures


Le pétrole est de nos jours un enjeu majeur pour toutes les économies de la planète, à ce titre les richesses du sous sol iranien provoque la convoitise des principales puissances, lesquelles n’hésitent parfois pas à s’en emparer de gré ou de force, les monarchies pétrolières étant sous contrôle de l’empire US (elles acceptent sans barguigner le Dollar comme monnaie d’échange), 2 producteurs essentiels du Moyen orient commençaient à regimber, l’Irak (son sort fut réglé en 2 guerres) et la Libye (récemment éliminée) ; reste l’Iran, le 3ème détenteur mondial des réserves d’Or noir pose donc problème à la puissance américaine qui entend normalement par le contrôle des hydrocarbures de la planète, régenter le contrôle des économies en développement au 1er rang desquelles la Chine qui ne peut se développer sans d’énormes quantités de pétrole, la mainmise de fait sur tout le pétrole du Moyen orient constituerait un avantage stratégique décisif pour l’empire US qui prévoit de facto "d’asphyxier" l’économie chinoise concurrentielle naissante !

3) les éventuelles guerres à venir risquant d’impliquer l’Iran


La récente réélection (redite) d’Obama à la Maison blanche par rapport au discours ultra-sioniste et va-t-en guerre d’un Romney laisserait espérer un peu de répit pour cette partie du monde, un peu seulement car les faits sont têtus et certaines réalités, écartées juste un moment, reviennent à la vitesse d’un boomerang, en raison des faits déjà énoncés l’Iran est à classer de toutes façons dans la catégorie des adversaires du bloc atlantico-sioniste qui domine actuellement militairement la planète ; cela dit les problèmes cruciaux rencontrés par cet attelage improbable formé entre l’état sioniste et la puissance américaine sont assez différents mais peuvent malheureusement conduire à des actions communes, actions violentes et destructrices !


En gros Israël est dans une logique de « fuite en avant » la guerre est comme consubstantielle à l’état Hébreu qui pour garantir sa survie doit procéder à son expansion géographique par des guerres de conquête régulières, la guerre ou rien, la guerre sinon je meurs, comme un cycliste ne peut faire du surplace sans tomber, Israël ne peut rester en paix sans dépérir, donc en résumé pour Israël c’est « en avant toute », même s’il faut s’en prendre à un « gros morceau » comme l’Iran avec tout de même une réserve, qui est d’avoir l’assurance de la participation de l’Oncle Sam, question de masse critique, militairement parlant ..


Vu du côté US, les mobiles d’intervention contre l’Iran ne sont pas exactement les mêmes, tant s’en faut, l’intérêt de la puissance américaine dans la région est surtout de contrôler les hydrocarbures, à part cela elle risque gros pour pas forcément grand-chose à s’attaquer à la nation Perse, l’Iran n’est pas l’Irak et encore moins l’Afghanistan, voici donc le type de problématique sur lequel doivent plancher jour et nuit les stratèges du Pentagone, sachant que ces gens là n’ont aucun scrupule et sont d’un cynisme absolu, quels sont les différents scénarios à redouter ?


- la guerre économique et idéologique :


On est déjà en plein dedans, c’est une sorte de guerre froide qui vise à isoler (stratégie de containment) l’adversaire par un blocus économique et une propagande idéologique comme cela fut appliqué vis-à-vis de l’URSS et de ses satellites durant les 40 années ayant suivi la 2ème guerre mondiale, stratégie qui s’est révélée payante pour avoir fini par provoquer l’effondrement intérieur de la puissance adverse presque sans coup férir, sans conflit armé en tout cas, les Etats Unis appliquent actuellement cette stratégie contre l’Iran, obligeant ses vassaux (comme la France) à abandonner toute coopération industrielle avec ce pays (ex : Peugeot PSA), de même au niveau idéologique en bloquant l’émission par satellite des chaines Iraniennes, il y a une volonté globale de l’empire US de nuire par tout moyen (encore non guerrier) à la république islamique, face à cela l’Iran devrait réorienter ses approvisionnements avec les pays non hostiles (Russie, Inde, Chine, etc...) pour au moins survivre « en attendant », le vainqueur d’une guerre d’usure étant celui qui parvient à tenir juste un jour de plus que son adversaire !


- la guerre « tout court » :


On vient de le voir, Israël, avec le Likoud à sa tète, est de toutes façons « pour » mais a besoin de la participation active de son allié américain, quels pourraient être les motifs de remise en question de la position (encore prudente) d’adversité modérée des Etats Unis envers l’Iran en échange d’une attitude offensive ouverte ?


La réponse pourrait être « c’est que des fois, une bonne guerre », car la guerre n’est pas atroce pour tout le monde, certains en profitent et elle fait l’objet de nombreux calculs géopolitiques, quand on examine lucidement la situation économique des USA, celle-ci est absolument intenable du fait de sa dette abyssale et si elle ne s’est pas encore complètement écroulée c’est grâce à la suprématie du Dollar, imposé de fait comme devise mondiale et valeur de réserve que tous les partenaires commerciaux se doivent d’accepter, de gré ou de force, le moindre changement à ce paradigme signifierait l’écroulement complet du système financier mondial et la mort subite du géant américain, chose qu’il ne peut bien évidement pas accepter, un « bon » moyen de remettre en marche la machine économique est de faire fonctionner à fond l’industrie de guerre sans compter que le chaos global engendré par un conflit planétaire permet le plus souvent une remise à zéro des décomptes de dettes entre nations (reset aux compteurs), d’une pierre 2 coups, quand on vous le dit « une bonne guerre » avouez que c’est tentant ?


Avant de débuter une guerre, il faut normalement s’assurer de la gagner, donc s’en prendre de préférence à un adversaire nettement moins puissant que vous, il est donc hors de question pour les Etats Unis d’attaquer directement la Chine par exemple, par contre quelque guerre périphérique avec un ennemi pas trop redoutable serait une bonne diversion, si en plus cet ennemi est facile à « diaboliser » et que sa prise présente des avantages substantiels en terme de ressources, on tient là une proie de choix, voyons l’Iran par exemple, ne serait-il pas l’ennemi idéal dans le cadre d’un conflit limité ?


Les 2 derniers mots sont essentiels, à condition que le conflit soit limité, les tribulations actuellement en cours au niveau de la Syrie, en particulier les résistances constantes de la diplomatie russe font craindre le pire aux stratèges du Pentagone en cas d’attaque contre l’Iran, et si la Russie intervenait ? On aurait alors enfin droit à la « der des der », atomisés, vitrifiés, c’est que c’est ennuyeux si l’on doit aussi y passer, certainement ils doivent se dire « vu comme cela ce n’est pas le bon plan, il va falloir finasser », à n’en pas douter les 2 prochaines années vont être décisives, on va assister à un lancement régulier de « ballon d’essai » de l’administration américaine visant à tester la capacité d’adversité de l’ours Russe dans cette partie du Monde avec, c’est à craindre, la République Islamique comme enjeu majeur de cette nouvelle logique d’affrontement bloc contre bloc !


L’Iran, pays du milieu, une des plus vieilles civilisations antiques, ne peut être détruit sans entrainer dans sa chute la destruction d’un grand nombre de nations, son implication à notre époque comme pièce maitresse dans un conflit généralisé est une indication de plus que nous sommes bien à la veille d’une « fin des temps »

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFVkVVAFZAWgMpUuAL.shtml
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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 23:44

 

Le Qatar et le « colonialisme salafiste »
Le Qatar et le « colonialisme salafiste »

par Rachid BARNAT

Ex: http://mediabenews.wordpress.com/

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Le paradoxe d’un émir bourré de pétrodollars, ami des Frères musulmans et des Etats Occidentaux, qui maintient des liens privilégiés avec Israël et le Hamas et joue au sponsor des nouveaux régimes issus des «révolutions» arabes.

Le paradoxe de l’émir du Qatar Hamad bin Khalifa Al Thani, c’est son double jeu: il joue les modernistes avec ses «amis» occidentaux, et soutient les extrémistes religieux chez ses «frères» orientaux… mais probablement avec l’approbation de ses amis occidentaux, les pétrodollars de l’émir servant à faire passer la pilule du paradoxe!

A moins que son «jeu» n’entre dans la stratégie des Etats-Unis : 1- neutraliser les extrémistes de «l’intérieur», tout en les soustrayant à une probable récupération iranienne chiite! Ce que vient de faire l’émir du Qatar avec le Hamas de la bande de Gaza qui flirtait avec le régime des Ayatollah et soutenait Bachar el Assad, l’autre «ami» des iraniens. Et 2- permettre une reprise du dialogue entre les Palestiniens et les Israéliens à fin qu’Obama (s’il est réélu !), concrétise son beau discours-programme lors de sa prise du pouvoir: en finir avec un problème qui empoisonne les relations internationales depuis plus de 60 ans !

L’émir à vie apprend au président povisoire à poser devant les photographes.

Parasiter les révolutions par l’exportation massive du wahhabisme

D’autant que le Qatar, avec l’Egypte, sont les rares pays «arabes» à reconnaître Israël et à entretenir avec ce pays de bonnes relations.

Avec au passage une «reconnaissance» de la part du monde dit «arabe» au Qatar pour sa contribution à la résolution du «problème» palestinien, et pour avoir neutralisé les Ibn Saoud et leur nuisance, alors que le monde entier «découvre» le réel danger de cette dynastie moyenâgeuse qui ne doit son salut qu’au wahhabisme obscurantiste et rétrograde, et qui est «tenue» de l’exporter et d’en faire le prosélytisme pour respecter le deal  avec Ibn Abdelwahhab, qui lui avait accordé le pouvoir temporel sur la oumma!

Mais comme cet émir veut faire de l’ombre à son frère ennemi Ibn Saoud, celui-ci tente de «parasiter» son jeu par une exportation massive du «wahhabisme saoudien», plus violent et totalement rétrograde, pour neutraliser le wahhabisme qui se veut «éclairé» de l’émir!

L’autre paradoxe, et celui-là il est occidental, est illustré par l’attitude de la France vis-à-vis d’un «ami» encombrant à certains égards.

Le gouvernement français, qui entend combattre l’islamisme radical sur son territoire, a pour partenaire privilégié l’émir du Qatar, doté d’un statut fiscal avantageux, à la tête d’une monarchie absolue au modernisme tapageur, mais trompeur, qui soutient partout les Frères musulmans et les salafistes armés !

L’émir du Qatar avec le leader du Hamas Ismaïl Haniye à Gaza.

Peut être le gouvernement français se réveillera-t-il après le renvoi de la mission française pour raison d’ingérence de l’émir dans le choix des livres jugés «haram» (illicites) pour les conformer à la doctrine wahhabite. Preuve s’il en est besoin que ces monarques exportent leur modèle sociétal, wahhabisme compris!

Les Français souhaitent équilibrer leurs liens avec les pétro monarques en se rapprochant des Ibn Saoud, frères ennemis de l’émir du Qatar, mais là encore c’est un rapprochement avec des un régime fonctionnant sur le même modèle que celui du Qatar, pratiquant le wahhabisme comme système politico-religieux, en plus obscurantiste chez les Saoudiens! Mais peut on faire autrement?

L’émir du Qatar avec le président Obama

Il est tout de même anormal qu’au nom de la realpolitik on collabore avec des régimes qui soutiennent les islamistes les plus radicaux! Viendra, hélas, le jour du retour du boomerang car ces régimes seront probablement un jour les victimes de leurs créatures : «les salafistes jihadistes»!!

Qui aurait cru à la générosité de l’émir?

Si on réfléchit bien, l’émir du Qatar est logique avec lui-même! Il sert uniquement ses intérêts et protège ses arrières: étant à la tête d’un Etat pas plus grand que la Corse, très pauvre, vivant de la pêche perlière qui très vite a était concurrencée par les perles de culture développées par les Japonais, ne devant sa richesse subite qu’au gisement de gaz au large de ses côtes… mais conscient qu’une telle manne n’est pas inépuisable, investit et place ses pétrodollars dans le monde entier en achetant des actions, de l’immobilier, des terres… aussi bien en Occident que dans le monde arabe! Comme la Tunisie sur laquelle il a jeté son dévolu depuis Ben Ali, mais que, grâce à son protégé Ghannouchi, il va pouvoir avoir pour une bouchée de pain!

L’émir du Qatar reç à l’Elysée par François Hollande.

S’il s’est invité dans les révolutions du «printemps arabe», ce n’est nullement par altruisme: il fera tout pour les avorter car le risque est trop grand pour lui qu’elles contaminent les pétromonarchies.

Et quoi de mieux, pour neutraliser ces peuples en révolte, que de diffuser parmi eux le wahhabisme, système politico-religieux parfait, qui maintient sur leur trône des pétro monarques au pouvoir absolu et incontesté comme le leur accorde l’imam Mohamed Abdelwahhab, fondateur du wahhabisme !

Qui aurait cru à la générosité de l’émir qui le conduirait à aider ses frères arabes du Hamas à Gaza? Derrière cette aide se cache des intentions politiques et économiques plus terre à terre.

Des experts ont découvert récemment des gisements importants de gaz sur lesquels l’émir veut mettre la main. Son alliance avec Hamas coupe les liens incestueux qu’il entretenait avec l’Iran chiite, voisin et ennemi héréditaire de l’émir dont il craint toujours la puissance! Et sa «présence» à Gaza, lui assure le «contrôle» du voisin égyptien toujours imprévisible et qui prétend lui aussi au leadership du monde «arabe», un leadership plus ancien que celui du Qatar et de l’Arabie …

La reine Elizabeth et le prince Philip reçoivent le cheikh Hamad et son épouse.

Le réel paradoxe est celui des Occidentaux qui n’ignorent rien des intentions de l’émir et de sa capacité de nuisance aux peuples qui aspirent à la démocratie, mais pour lequel ils ferment les yeux par calculs géopolitiques et par intérêts économiques!

Toutes ces puissances «démocratiques» ou «financières» ne jouent-elles pas avec le feu au détriment de peuples qui ne leur demandent rien? D’autant que laisser se propager le wahhabisme chez les peuples en révolte finira tôt ou tard de les atteindre de gré ou de force, les jihadiste salafistes ne reculant devant rien! Le 11 septembre n’aura donc pas servi de leçon?

Seul un peuple éclairé peut déjouer ou du moins rejeter une telle ingérence!

Les Tunisiens sauront-ils résister à cette ingérence et rejeter le «colonialisme religieux» qui la sous-tend par l’exportation massive du wahhabisme des pétro monarques?

 

.http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2012/11/11/le-qatar-et-le-colonialisme-salafiste.html

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 23:41

 

 

 

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mercredi 14 novembre 2012

La guerre au coeur du capitalisme
Gilles Bonafi, économiste

 


La guerre joue un rôle clé dans notre système économique, elle est l'arme absolue qui lui permet de survivre.


Pour ceux qui en doutent, voici quelques données :

Source : Fed of St Louis research

On peut constater que le taux de chômage aux USA qui avait atteint le pic de 20 % le 1 juin 1938, disparaît totalement (0,24 % le 1 juin 1942) au cours de la seconde guerre mondiale. En effet, les USA sont entrés en guerre en 1941 suite à l'attaque de Pearl Harbor.


Contrairement aux idées reçues, ce n'est pas le New Deal, la fameuse politique Keynésienne de Roosevelt, qui a permis de sortir de la crise économique provoquée par le krach de 1929, mais bel et bien la guerre.

En plaçant la banque et surtout l'intérêt au coeur du système, on finit par créer ce que l'on appelle en mathématiques des exponentielles.


                Placement de 100 000 dollars au taux de 4% sur 100 ans : y = 100000 x (1,04 puissance 100)

L'exponentielle étant une droite qui tend vers l'infini on comprend mieux pourquoi l'économie possède un fonctionnement cyclique illustré par Nikolaï Kondratiev.

C'est pour cette raison que tous les trentes à trente cinq ans (1815 – 1848 – 1870 - 1914 – 1939 - 1971), il faut remettre les compteurs à zéro, rôle qui est dévolu aux révolutions et surtout aux grandes guerres (première et seconde). Or, avec les bombes atomiques, à moins d'un suicide collectif, le processus est brisé. Ainsi, le système financier international mis en place par les accords de Bretton Woods en 1944, plaçant le dollar comme monnaie de référence a totalement implosé le 15 août 1971. Le président Nixon, imposa la fin de la convertibilité du dollar par rapport à l'or. Les économistes n'ont d'ailleurs pas compris à l'époque que ce n'était pas seulement le déclin des USA qui débutait, mais, la fin de tout notre système économique basé sur la dette. Le système, pour survivre, devait de façon virtuelle accroître sans cesse la masse monétaire, un rôle dévolu à la finance. On a donc décorrélé l'argent de toute réalité physique pour le faire lentement glisser dans le domaine du virtuel.

Une fois atteint le point de rupture, les dépenses militaires explosent avec, pour les USA, le chiffre  hallucinant de 834,6 milliards de dollars (Q3 2012) :

Il est d'ailleurs intéressant de comparer les dépenses militaires des USA avec celles du reste du monde :

Source : SIPRI

Lorsque l'on parle de notre système économique, personne ne parle du rôle majeur de la guerre : la soupape de sécurité du système. Il serait peut-être grand temps d'inventer une autre façon de vivre ensemble qui ne se résume pas à acheter, vendre et s'entretuer.


« Jamais dans l'histoire telle que nous la connaissons, l'homme n'a été autant qu'aujourd'hui un problème pour lui-même. » Max Scheler
http://gillesbonafi.blogspot.fr/2012/11/la-guerre-au-coeur-du-capitalisme.html
Voir aussi :

Le Capitalisme c'est la Guerre !

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 23:32

 

 

Avaaz :
un écran de fumée
occultant les bombes libératrices
à uranium appauvri


L'Association Kokopelli a décidé de présenter " Avaaz : un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri ", - un article d’investigation concernant l'organisation Avaaz, rédigé par Dominique Guillet et posté sur son site Liberterre - car nous sommes scandalisés qu’une pétition en défense de Kokopelli ait été présentée, sans notre consentement, par cette organisation militariste (1). Cette pétition, de plus, colporte des informations complètement erronées. Depuis plusieurs mois, nous ne cessons d’informer nos amis et clients que nous n'avons pas été condamnés par la Cour Européenne de Justice à stopper nos activités (4), que nous ne sommes pas fermés, que nous continuons d’exister et que nous continuons de distribuer des semences.


Par la même occasion, nous dénonçons tout autant l'opacité de l'organisation Change.org qui, elle aussi, a mis en ligne une pétition concernant Kokopelli sans notre accord (2). Ces sites pétitionnaires sont une gigantesque farce : Dominique Guillet, en utilisant une fausse adresse e-mail et un pseudonyme, a lancé une parodie de pétition adressée au directeur de Change.org pour demander que la pétition pour sauver Kokopelli soit supprimée ! (3) Cela prouve amplement le niveau de non-sécurisation de Change.org - une organisation basée à San Francisco, employant plus de 100 salariés et mettant en ligne 500 nouvelles pétitions tous les jours. La première question fondamentale que l'on doive se poser : quels sont les gentils financiers qui rémunèrent plus de 100 salariés chez Change.org ? L'un de ces gentils financiers est l'incontournable milliardaire prédateur George Soros, évoqué dans l'article de Dominique sur Avaaz, car Change.org fait partie de Media Consortium, un pseudopode de l'empire Soros. Change.org et Avaaz partagent de la même opacité quant à leurs finalités intrinsèques ; d'ailleurs, Ben Wikler, le directeur de campagne d'Avaaz vient de devenir le vice-président et directeur exécutif de Change.org.


Quel est l’objectif réel de toutes ces pétitions - prétendument destinées à sauver Kokopelli - dont le premier effet collatéral est de semer le doute, dans le public, quant à notre capacité de continuer notre travail de libération des semences et d'exister ?


Nous remercions tous les amis de Kokopelli de faire circuler ce présent communiqué.



(1) http://www.avaaz.org/fr/petition/Que_la_justice_revienne_sur_la_decision_prise_contre_Kokopelli/

(2) http://www.change.org/fr/pétitions/françois-hollande-faire-annuler-la-condamnation-de-kokopelli

(3) http://www.change.org/fr/pétitions/ben-ratray-et-les-responsables-de-change-org-faites-stopper-la-pétition-concernant-l-association-kokopelli

(4) http://kokopelli-semences.fr/juridique/proces_perdu_2012

 

https://kokopelli-semences.fr/actualits/nouvelle_novembre_2012

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 01:40

 

 

 

Dans l'obscurité la plus totale, une base de données géante vient de voir le jour en Grande Bretagne. Toutes les informations administratives, scolaires ou comportementales des enfants y sont stockées. Avec possibilité de consultation et d'enrichissement par divers services (police, services sociaux, médecins)...


Capita One - 8 millions d'enfants fichés en Grande Bretagne

Les parents n'ont pas été informés. Pourtant, le système, répondant au doux nom de "One", développé par la société Capita, un gros prestataire du gouvernent, est déjà en place et des milliers de professeurs s'en donnent à coeur joie. Tandis qu'une centaine d'autorités locales est dès à présent en mesure de consulter les données.


Tout ce qui peut concerner la scolarité de l'enfant y est enregistré : son adresse, ses fiches de présences, ses notes, son comportement, ses photos, les remarques de l'encadrement scolaire... Ces données pourront être conservées indéfiniment, et... enrichies par d'autres intervenants autorisés : la police ou les services sociaux notamment... Bref, une vaste base de données généralisée où tout pourra être consigné, tout au long de la vie des personnes, et consultable à volonté. La modernité...


Les auteurs de Science Fiction n'en reviennent toujours pas, on leur a piqué leur business.

[Sources : thesundaytimes.co.uk, dailymail.co.uk]

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

 

 

 

 

Pour 60 dollars, t'as plus rien... sauf chez Yahoo qui offre, contre cette somme, l'intégralité des données personnelles de ses utilisateurs aux services du gouvernement américain. Noël avant l'heure...

Yahoo vend votre vie privée pour 60 dollars

Malgré les efforts déployés par Yahoo pour l'en empêcher, le site Internet Cryptome a publié mercredi 2 décembre le guide du parfait petit espion policier édité par la troisième firme Internet du monde (après Google et Facebook). Yahoo a refusé de confirmer l'authenticité du document, daté de décembre 2008, tout en lançant un recours contre Cryptome pour... violation du droit d'auteur. Le géant du Web a affirmé craindre que ce guide soit utilisé pour lui "faire honte" et "choquer" ses utilisateurs. On se demande bien pourquoi...

Big Brother affamé de données personnelles, Yahoo lui présente le menu

Le document intitulé "Guide de conformité pour l'application des lois" dévoile la méthode et la tarification pratiquées pour permettre aux agents gouvernementaux d'accéder aux données personnelles des utilisateurs de Yahoo. Pour 20$, la société offre les informations de base de votre profil (nom, adresse...). Pour 30-40$, elle fournira le contenu de votre compte, y compris les emails. Et pour 60$, c'est la totale : tous les détails de votre activité (emails, discussions Yahoo groups, photos Flickr, messagerie instantanée, recherche Internet...) seront livrés, soigneusement emballés dans un paquet cadeau. Yahoo n'est pas la seule société à coopérer de façon commerciale avec les autorités. En 2008, le gouvernement a fait 8 millions de demandes à la société Sprint-Nextel (troisième opérateur GSM des Etats-Unis) pour obtenir des informations de localisation géographique de ses clients.

Plus belle la vie

N'est-il pas en effet rassurant de se sentir espionné par la police, qui nous protège ainsi en temps réel des prédateurs pédophiles à tendance terroriste ? N'est-il pas sécurisant de savoir que notre moteur de recherche préféré stocke discrètement nos données personnelles et filtre nos recherches (Yahoo le fait en Chine) pour nous éviter de tomber nez-à-nez avec des contenus psychologiquement ou politiquement choquants ? N'est-il pas tranquillisant de savoir que la justice (lourde, souvent inefficace et laxiste, toujours en retard sur son temps) n'a pas son mot à dire dans cette affaire ? Et qu'une entreprise comme Yahoo fasse du profit sur les petits détails croustillants de notre vie privée, n'est-ce pas bon pour stimuler la reprise économique ? Alors, de quoi se plaint le peuple ? De violation du droit d'auteur, peut-être ?

Espionnage made in France

Ce qu'on pourrait éventuellement reprocher au gouvernement US, c'est son manque de savoir faire. Qu'il prenne exemple sur la France... Le mouchard Hadopi scrutera scrupuleusement tous les échanges Internet (voire plus) : forums, emails, messageries instantanées, logiciels bancaires, photos, vidéos et fichiers personnels. Et au frais du client, s'il vous plait ! Puisque ce sera à l'internaute de payer pour avoir le droit de se faire espionner. Le mouchard Loppsi, aussi, nous sera imposé, mais à l'insu de notre plein gré, cette fois. Et il aura le droit de faire ce qu'il veut sur notre ordinateur, celui-là. Du piratage pur et simple, donc gratos.

Vraiment aucun sens du commerce... ces apprentis espions yankee !


(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 01:39

 


 

                          http://laplote.blogs.courrierinternational.com/

 

 

 

Les statistiques générales de votre blog depuis sa création

(et malgré une interruption de plus de six mois) :

Bientôt 2.000.000 de visiteurs uniques !

 

Merci à vous pour votre fidélité, de tout coeur !

 

Votre eva R-sistons

 

Date de création : 20/12/2008
Pages vues : 3 733 754 (total)
Visites totales : 1 956 460
Journée record : 03/05/2011 (12 909 Pages vues)
Mois record :

05/2011 (167 312 Pages vues)

 

 


 

solidarite.1236388211.gif.

 

http://corinefertiti.blog.lemonde.fr/2009/03/08

 

 

Osons un monde solidaire... de coopération et de paix ! (eva)

 

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 00:01

Très préoccupant

by Patrick Le Hyaric


 

On se souvient peut-être de tout le mal que pensait l’un des candidats à l’élection présidentielle de la TVA sarkozyste. A Brest, le 30 janvier 2012, il déclarait ceci : « Je la considère inopportune, injuste, infondée et improvisée ». Voilà qui était déjà un jugement sévère. Mais il ajoutait : « C’est inopportun d’augmenter la TVA au moment même où la croissance se ralentit, de l’aveu même du premier ministre, c’est infondé. La compétitivité n’est qu’un faux prétexte. Ce n’est pas en abaissant les cotisations patronales de quelques points qu’il y aura quelque progrès que ce soit dans notre commerce extérieur. Il y a là un mauvais prétexte pour une mauvaise cause ».

Ce candidat est devenu président de la République : François Hollande. Pourquoi ce qu’il jugeait, à juste raison en février, avec une telle sévérité est devenu sa politique aujourd’hui ? Avec le premier ministre, ils viennent en effet de décider d’un nouveau cadeau de 20 milliards d’euros aux grandes entreprises sans contrepartie. Cette somme sera payée par chacune et chacun de nous à chaque fois que nous achèterons quelque chose, avec l’impôt le plus injuste qui soit : la TVA. Et l’autre impôt en cours de gestation est une taxe prétendument écologique. Nous sommes là dans le droit fil de l’application des orientations que Merkel et Sarkozy ont baptisé le « pacte euro plus ». C’était leur programme commun.

Un gouvernement socialiste et écologiste n’a pas à appliquer ce programme, pas plus qu’il ne devait faire adopter, comme il l’a fait, le nouveau traité européen d’austérité budgétaire et la loi de programmation budgétaire qui en découle. C’est parce que cette loi, qui détermine les orientations du budget de la Nation pour plusieurs années, pousse à la réduction des crédits publics pour l’investissement comme pour les services publics que les parlementaires communistes et Front de Gauche ne l’ont pas votée. Ils ne se déterminent que sur la base d’un seul critère : l’intérêt général, l’intérêt des populations et l’efficacité économique. Or, les politiques d’austérité qui appauvrissent les familles populaires vont provoquer une grave récession qui aggravera encore le chômage.

Cela fait des années que les gouvernements successifs diminuent les contributions des entreprises au bien commun. Ceci n’a servi qu’à enrichir les grands actionnaires, à augmenter les profits sans aucun bénéfice pour l’emploi et les investissements d’avenir. De leur côté, les petites et moyennes entreprises sont elles-mêmes écrasées, à la fois par les restrictions de consommation, par les prix que leur imposent les grandes multinationales et par des taux trop élevés du crédit.

En choisissant la gauche au printemps dernier, une majorité de nos concitoyens aspirait à sortir des choix qui nous menaient à l’impasse. Voilà que le gouvernement socialiste les reprend à son compte, comme si on était autorisé à changer de gouvernement mais c’est toujours la même politique qui s’applique. Ceci est particulièrement grave.

Il serait pourtant indispensable de progresser vers un autre partage des richesses valorisant le travail améliorant les retraites et la protection sociale, une nouvelle fiscalité poussant dans le sens de la justice et de l’efficacité économique, des dispositifs nouveaux pour défendre l’emploi et le travail partout. Dans l’immédiat, il serait indispensable pour chaque plan de licenciement annoncé ou entreprise se déclarant en difficulté, de réunir des commissions départementales ou locales, sous l’autorité des préfets et des commissaires régionaux au redressement productif, associant les représentants des personnels, les élus, les responsables d’entreprises, les banques, pour examiner les moyens d’éviter tout plan de réduction d’emploi et d’impulser un nouveau développement. Le secteur bancaire et financier doit être mis au service de ces objectifs et non de la rapacité de la finance. Enfin, un gouvernement au service du monde du travail et des retraités devrait non seulement résister aux injonctions européennes, mais se placer à l’avant-garde d’un mouvement de réorientation-transformation de l’actuelle construction européenne.

Le seul moyen d’affronter la crise est d’affronter le monde de la finance. Un gouvernement qui se réclame des idées socialistes devrait le faire et se placer résolument du côté des aspirations populaires. Il ne le fait pas. Les conséquences peuvent en être terribles pour la vie de l’immense majorité qui va souffrir encore plus, mais aussi pour la situation politique car c’est sur ce ferment de crise et d’engagements non tenus que se développe l’inquiétante extrême-droite.

A nous, aux forces de résistance et de progrès de se mobiliser.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 23:44

 

 

http://comaguer.over-blog.com - Au fil des jours et des lectures n°152

L’AMERIQUE « DEMOCRATIQUE » A SURPASSÉ L’ALLEMAGNE FASCISTE
Comaguer

dimanche 11 novembre 2012, par Comité Valmy


10.11.2012

Cet article publié récemment par le journal ukrainieL’AMERIQUE « DEMOCRATIQUE » A SURPASSÉ L’ALLEMAGNE FASCISTEn « Rabotché–Krestyyanskaya Pravda (n° 8-2012) a été traduit et diffusé par le mensuel « Nouvelles d’URSS » * (N° 118 Novembre-décembre 2012)

*(pour commandes et abonnements écrire à ASSAMUNSOV - 30 rue des Trois Frères 75018 Paris)

La comparaison Etats-Unis/Allemagne nazie pourra a priori choquer certains mais le lecteur occidental a souvent tendance à considérer que son pays a été libéré par les seules armées alliées, l’armée des Etats-Unis en tête alors que le fardeau de la guerre contre le nazisme a été très largement porté par l’URSS (25 millions de morts, un pays dévasté dans toute sa partie occidentale) ce qu’aucun habitant de l’ex-URSS ne peut oublier et que la liquidation définitive du régime nazi à Berlin a été l’œuvre de la seule Armée Rouge.

N’oublions pas non plus qu’avant de défaire le III° Reich dans la grande guerre patriotique l’URSS avait, dés 1939, infligé une défaite cuisante au régime fasciste japonais (voir à ce sujet l’ouvrage de l’historien étasunien Alvin D. CooX : NOMONHAN - Japan against Russia 1939) et s’était ainsi débarrassé du second des signataires du pacte anti-Kominterm destiné comme le rappelle indirectement l’auteur à l’attaquer sur deux fronts : à l’Ouest et à l’Est.

L’article souligne à juste titre que l’Allemagne nazie a été laissée libre de ses premières actions guerrières par ses voisins français et britanniques et que pour les gouvernements occidentaux elle ne constituait pas un adversaire pouvant être rangée selon l’expression de l’auteur comme un « régime socio-économique différent ». Le Grand Capital étasunien : Ford, Esso, IBM, Coca-Cola … était présent en Allemagne avant 1933 et y est demeuré sans être dérangé par le pouvoir nazi. Pour ce qui concerne la France les deux ouvrages d’Annie Lacroix-Riz (Le choix de la défaite – De Munich à Vichy) ont apporté la démonstration sans appel des sympathies et affinités de la bourgeoisie française pour le régime hitlérien.

Enfin même s’ils ne sont pas invités dans les grands médias il existe aux Etats-Unis même des intellectuels comme, parmi d’autres William Blum et Michael Parenti* qui dénoncent le caractère fasciste et impérialiste du régime en place mais sont peu ou pas traduits en France.

*Les lecteurs anglophones apprécieront son dernier article sur le prix Nobel de la paix attribué à l’Union Européenne

http://michaelparenti.org/nobel_peace_prize_for_war.html

L’AMERIQUE « DEMOCRATIQUE » A SURPASSÉ L’ALLEMAGNE FASCISTE

La situation du monde est actuellement bien plus mauvaise qu’elle ne l’était en 1938-1939. Seule la Russie peut arrêter la guerre et le 22 juin, nous nous souvenons de la tragédie. Nous pleurons les disparus. Nous sommes fiers de ceux qui ont reçu le choc et qui y ont répondu, tout comme de celui, le peuple, qui, ayant reçu le choc terrible, a rassemblé toutes ses forces et a écrasé ceux qui le lui avaient porté. Mais tout cela est tourné vers le passé. Et la société a depuis longtemps déjà oublié la thèse qui, pendant 50 ans, a protégé la paix de la guerre : « L’année 41 ne doit plus se répéter ». Outre qu’elle a empêché, cette thèse, qu’il ne se répète, elle a empêché sa réalisation pratique.

Il arrive que même les gens et les hommes politiques (ne parlons pas de ceux qui pensent être à présent devenus des ressortissants d’un autre pays) pleinement orientés dans l’optique soviétique, prennent parfois des positions sceptiques à propos de la surcharge de l’économie de l’U.R.S.S. par les dépenses militaires et ironisent quant à la « doctrine d’Oustinov » : « l’U.R.S.S. doit être prête à mener la guerre simultanément contre deux adversaires quelconques » (on avait en vue les Etats-Unis d’Amérique et la Chine) et ils assurent que c’est précisément pour avoir suivi cette doctrine que l’économie de l’U.R.S.S. a été ruinée.

Ruinée ou pas, c’est là une question, car jusqu’en 1991, la production croissait dans l’écrasante majorité des industries-clés. Mais voilà, malgré cela, les rayons des magasins étaient vides tandis qu’ils se sont instantanément, comme par miracle, regarnis de produits en quelques deux semaines, après qu’il ait seulement été décidé d’en augmenter arbitrairement les prix. Mais voilà déjà une autre question et qui se pose à d’autres personnes. Oustinov a effectivement fait prévaloir cette approche, mais ce n’est pas lui qui l’a formulée : en politique mondiale, le statut de grande puissance suppose depuis longtemps la capacité de mener une guerre simultanément contre deux adversaires quelconques. Et Oustinov le savait, c’est pourquoi il l’a fait prévaloir ; parce que le 9 juin 1941, lorsqu’il a dû occuper le poste de commissaire du peuple à l’Armement de l’U.R.S.S., il a alors su ce qu’’il en coûtait d’équiper une armée déjà obligée de faire la guerre en étant sous-équipée. Et il est resté à ce poste, malgré tous les changements de noms de la fonction, jusqu’à ce qu’il devienne ministre de la Défense en 1976.

Ensuite, fin des années quatre-vingt, il a été annoncé que l’armement de l’U.R.S.S. n’était plus nécessaire et qu’à présent, la guerre froide terminée, plus personne ne nous menaçait. La guerre froide a eu ce très important mérite : c’est qu’elle n’était pas « chaude ». Mais à peine avait-elle pris fin que, dans le monde, et à présent en Europe, la guerre « chaude » commençait.

Il est vrai que personne pour le moment n’a attaqué la Russie : personne à titre personnel et directement. Mais premièrement, de « menus objets militaires » lui sont déjà plus d’une fois tombés dessus, sur instruction et avec l’appui de grands pays. Secondement, les grands pays ne l’ont pas attaquée principalement parce que la Russie détenait encore les armes créées en U.R.S.S. et que, malgré la démoralisation de l’armée, de l’Etat et de l’économie, cet armement aurait largement suffit pour anéantir plus d’une fois n’importe lequel d’entre eux, pris séparément ou tous ensemble. Mais après la création du système américain de défense antimissile, cette situation n’existe déjà plus.

En plus de cela, l’actuelle situation n’est guère beaucoup meilleure dans le monde, et pour être plus précis n’est en rien meilleure, que celle qui prévalait tant avant 1914 qu’avant 1939-1941. Le discours qui consiste à dire que si l’U.R.S.S. (la Russie) cessait de s’opposer à l’Occident, si elle démantelait et renonçait à son régime socio-économique, alors la menace de guerre mondiale disparaitrait et tout le monde commencerait à vivre en paix et dans l’amitié, ce discours ne peut pas même être considéré comme une simple arriération mentale. C’est un pur mensonge orienté sur 1a capitulation morale de l’U.R.S.S., en particulier parce que la majorité des guerres de l’histoire ont été des guerres non pas entre pays à régimes socio-économiques différents, mais entre pays à régimes similaires. En 1914, l’Angleterre et la France différaient peu de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie, tandis que la Russie monarchiste a guerroyé aux côtés, non pas des dernières monarchies, mais des démocraties britannique et française.

Et la Seconde guerre mondiale a commencé non pas par la guerre de pays capitalistes contre l’U.R.S.S., pays socialiste, mais par des conflits et des guerres entre pays capitalistes. Tandis que ce qui en est devenu le prétexte direct, ce fut la guerre entre deux pays non seulement capitalistes, mais fascistes : l’Allemagne et la Pologne. Penser aujourd’hui que la guerre entre les Etats-Unis et 1a Russie ne peut avoir lieu parce qu’ils sont tous les deux, disons-le avec circonspection, capitalistes, c’est être tout simplement prisonnier de ses propres aberrations d’entendement. En 1939, Hitler était en conflits d’intérêts autant avec l’U.R.S.S. qu’avec des pays qui lui étaient socialement similaires et ces conflits d’intérêts n’étaient pas moindres que ceux qui aujourd’hui agitent déjà les Etats-Unis.

Hitler a introduit alors ses troupes dans la zone démilitarisée de Rhénanie qui, il est vrai, se trouvait sur le territoire même de l’Allemagne. Puis il a procédé à l’Anschluss de l’Autriche, formellement par voie pacifique, sur 1a base de la volonté exprimée de l’Autriche elle-même. Ensuite, il a annexé, avec l’accord des puissances occidentales, la région des Sudètes en Tchécoslovaquie, pour finalement s’emparer de toute la Tchécoslovaquie elle-même. Enfin, il a participé à la guerre civile en Espagne du côté de Franco. En tout, quatre conflits dont un armé, proprement parlant. Et tout le monde l’a reconnu comme agresseur et a dit que la guerre était à nos portes.


Les Etats-Unis et l’OTAN aujourd’hui

 


1. Ils ont par deux fois agressé la Yougoslavie, l’ont dépecée en plusieurs morceaux, en ont arraché une partie du territoire et l’ont anéantie en tant qu’État unique.
2. Ils ont envahi l’Irak, jeté bas son pouvoir national et occupé le pays, y installant un régime de marionnettes.
3. Ils ont fait la même chose en Afghanistan.
4. Ils ont préparé, organisé et déclenché la guerre du régime de Saakhachvili contre la Russie et l’ont pris sous leur protection après sa défaite militaire.
5. Ils ont fomenté l’agression contre la Libye, l’ont soumise à leurs bombardements barbares, jeté bas son pouvoir national, tué le dirigeant du pays et installé au pouvoir un régime généralement barbare.
6. Ils ont provoqué la guerre civile en Syrie, y participent pratiquement du côté de leurs satellites et préparent l’agression armée contre ce pays.
7. Ils menacent de guerre l’Iran souverain.
8. Ils ont renversé les gouvernements nationaux en Tunisie et en Égypte.
9. Ils ont renversé le gouvernement national de la Géorgie, ils ont installé un régime dictatorial de marionnettes et ont en fait occupé le pays. Jusqu’à le priver de son droit de faire usage de la langue maternelle, le géorgien : à présent : la principale obligation en Géorgie pour entrer dans un service public ou obtenir un diplôme de l’enseignement supérieur est de maîtriser couramment la langue des Etats-Unis d’Amérique.
10. Ils ont partiellement réalisé la même chose ou ont tenté de la réaliser en Serbie et en Ukraine.

 

 

Au total : 13 actes d’agression (1) dont 6 ont été des ingérences militaires directes. Contre 4 pour Hitler en 1939 dont une armée. Les mots sont différents, mais les actes sont analogues. Certes, les Etats-Unis d’Amérique peuvent dire qu’en Afghanistan, ils ont agi en état de légitime défense (2) mais Hitler pouvait lui aussi dire qu’en Rhénanie, il agissait en défendant la souveraineté de l’A1lemagne. Comme s’il était absurde de comparer les Etats-Unis démocratiques à l’Allemagne fasciste, pourtant, il n’en serait pas moins pénible aux Libyens, Irakiens, Serbes et Syriens tués par les américains. Par l’envergure et le nombre de leurs actes d’agression les Etats-Unis ont depuis longtemps et de beaucoup surpassé l’Allemagne hitlérienne de l’époque d’avant-guerre. Seulement, si paradoxal que cela puisse paraître, Hitler était bien plus honnête : il envoyait ses propres soldats se faire tuer au combat, lesquels sacrifiaient leurs vies pour lui. Quant aux Etats-Unis, ils envoient pour l’essentiel leurs mercenaires, tandis qu’eux-mêmes portent leurs coups en traître peut-on dire, tuant l’adversaire du haut de leurs avions à l’abri de tout danger.


Du fait de leur offensive géopolitique, les Etats-Unis d’Amérique ont perpétré trois fois plus d’actes d’agression et provoqué six fois plus d’agressions militaires qu’Hitler dans la période d’avant-guerre. Et il ne s’agit pas, dans le cas donné, de déterminer lequel des deux était le plus mauvais (encore que Hitler aurait peu s’en faut plutôt l’air d’un politicien modéré au regard des guerres ininterrompues des États-Unis d’Amérique durant ces dernières années), mais de dire que la situation du monde est plus mauvaise qu’elle ne l’était en 1938-1939. Ce pays dominant et aspirant à l’hégémonie a perpétré plus d’agressions que cet autre pays analogue au seuil de 1939. Les actes d’agression commis par Hitler ont été relativement localisés et n’ont concerné pour l’essentiel que des territoires contigus. Les actes d’agression des Etats-Unis d’Amérique sont répartis dans le monde entier.

Dans les années trente, il existait dans le monde et en Europe des centres de force sensiblement égaux par leurs dimensions et qui, les circonstances le rendant possible, auraient pu prévenir l’agression et empêcher Hitler de la commettre. Aujourd’hui, il n’y a qu’un seul centre de force aspirant à l’hégémonie qui l’emporte de plusieurs fois par son potentiel militaire sur presque tous les autres protagonistes restants dans la vie politique mondiale.

Le danger d’une nouvelle guerre mondiale est aujourd’hui plus grand qu’il ne l’était dans la seconde moitié des années trente. L’unique facteur qui la rend pour le moment irréalisable, ce sont les possibilités dissuasives de la Russie. Non point des autres puissances nucléaires (leur potentiel est insuffisant pour cela), mais bien de la Russie, Mais ce facteur va disparaître dans quelques années lorsqu’aura été créé le système américains de défense antimissile.

Peut-être la guerre est elle inévitable.

Peut-être n’aura-t-elle pas lieu. Mais elle n’aura pas lieu que dans le cas où la Russie y sera prête. L’ensemble de la situation se présente de manière beaucoup trop identique à celle du début du XXe s et des années trente. Le nombre de conflits militaires impliquant des pays dominants du monde est en progression. Le monde va vers la guerre. La Russie n’a pas d’autre issue que de s’y préparer. Aiguiller l’économie sur la voie de la production militaire. Chercher des alliés. Rééquiper l’armée. Anéantir les réseaux d’agents et la cinquième colonne de l’adversaire. Le 22 juin 1941 ne doit effectivement pas se répéter.

Serguéï TCHERNYAKOVSKI


(1) note Comaguer : en 21 ans, de 1991 à 2012 soit plus d’une tous les deux ans

(2) note Comaguer : ils peuvent le dire et ils n’ont cessé de le dire mais c’est admettre sans débat et sans preuves que l’Afghanistan – le pays, pas ben Laden - était l’auteur des attentats du 11 Septembre

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2965

 

 

 

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L'Amérique d'Obama : Bilan désastreux

L’art de la guerre : Heureusement que Barack est là

Obama Speaks At African American Policy in Action Leadership Conference

 

Les laboratoires militaires étasuniens ont peut-être inventé une substance qui, répandue dans l’air, fait perdre la mémoire. Ceci explique pourquoi autant de voix de la gauche se sont unies à l’hymne à Barack qui est monté d’un large choeur multi-partisan, heureux  parce qu’ « Obama y est arrivé ».


Balayée l’idée qu’il puisse exister un monde différent du monde capitaliste, l’unique perspective reste celle du moins pire. Mais sommes-nous sûrs qu’Obama représente le moins pire ? Pendant son administration –indique le New York Times à partir de données officielles- « les disparités de revenus aux Etats-Unis ont grimpé aux plus hauts niveaux de la Grande Dépression ».


Après avoir provoqué par des spéculations financières la crise de 2008, étanchée par le gouvernement avec des centaines de milliards de dollars reversés des caisses publiques dans celles des banques, le 1% plus riche s’est accaparé les 93% des gains de la reprise. Et les super-riches (0,01% de la population) ont quadruplé leurs revenus. L’augmentation des taxes aux riches, qu’Obama a promise en revêtant pendant la campagne électorale le costume de Robin des Bois, sera très relative. C’est ce que confirme le boom des acquisitions, à Manhattan,  des super-attiques à partir de 10 millions de dollars.


En même temps, aux Usa prolifèrent les « tent cities », les villages de tentes habités surtout par des familles de la middle-class dont les maisons ont été réquisitionnées par les banques créditrices. Sur les secteurs les plus démunis retomberont les coupes dans les dépenses publiques, prévues pour 1,200 milliards de dollars en dix ans. L’école publique empirera encore, déjà exsangue à cause des coupes (mais sans préoccuper Obama, qui envoie ses filles dans de coûteuses institutions privées).


L’assistance sanitaire restera précaire pour la majorité : la réforme tant pavoisée est un business lucratif pour les grandes compagnies d’assurance, qui reçoivent des centaines de milliards pour fournir une assistance sanitaire sur la base de mécanismes qui laissent en tous cas nombre de gens sans soins appropriés. De plus, les fonds de Medicare (l’assistance aux personnes âgées) seront amputés de 11 milliards de dollars en 2013.


Et il ne reste pas trop d’espoir non plus pour les plus de 50 millions de citoyens, parmi lesquels 17 millions d’enfants, en condition d’ « insécurité alimentaire », c’est-à-dire n’ayant pas assez de nourriture à cause du manque d’argent, et qui ont augmenté pendant l’administration Obama de 12% à plus de 16% de la population.


Ceux qui ont par contre beaucoup d’espoir sont les chefs du Pentagone et les actionnaires des industries de guerre. Avec un Prix Nobel de la paix à la Maison Blanche, la dépense militaire étasunienne a grimpé à plus de 700 milliards de dollars, la moitié environ de la dépense militaire mondiale. Ainsi le Pentagone peut-il garder « des forces militaires prêtes à se concentrer soit dans les guerres actuelles, soit dans les futurs conflits potentiels ».


Le modèle est la guerre contre la Libye, que les Usa adoptent pour essayer de désagréger d’autres états, dont la Syrie et l’Iran, qui font obstacle à leur avancée dans la région Asie/Pacifique. Une guerre de plus en plus secrète, conduite avec des forces spéciales et des drones, où le président rédige lui-même la « kill list » comprenant des personnes du monde entier qui, jugées nocives pour les Etats-Unis, sont condamnées à mort en secret.


Et tandis que Michelle Obama fait la promotion de la campagne « Thank an American Hero », en envoyant des cartes postales aux militaires en guerre, dans le Salento[1] on lui dédie un olivier millénaire, symbole de paix.

 

Edition de mardi 13 novembre 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20121113/manip2pg/14/manip2pz/331633/


Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


Notes 

NdT: Le titre reprend ironiquement celui de la chanson dédiée à Berlusconi : « Menomale che Silvio c’è » ; vidéo officielle de l’hymne de campagne du Parti de la liberté :http://www.youtube.com/watch?v=1mZB9LY3-Jk&feature=related, NdT.

[1] Région méridionale des Pouilles, somptueux oliviers multi centenaires.

.http://www.mondialisation.ca/lart-de-la-guerre-heureusement-que-barack-est-la1/5311579
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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 23:04

 

http://www.notre-ecole.net/olivier-delamarche-origine-de-la-crise-et-crack-boursier-cet-ete/

 

olivier delamarche

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O. Delamarche :

« Le Japon c’est cuit,

la France bientôt dégradée »,

l’Allemagne vers la sortie de l’Euro...


http://revelation-sacraal.over-blog.com/article-o-delamarche-le-japon-c-est-cuit-la-france-bientot-degradee-l-allemagne-vers-la-sortie-de-l-112418873.html

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 23:00

 

Mardi 13 novembre 2012

Stop aux expulsionsPendant des mois, des centaines, des milliers de personnes se sont mobilisés contre les expulsions tout en dénonçant le rôle des banques. Mais une violente colère a explosé durant la nuit à Barakaldo. Samedi matin (10 novembre, NDLR), des dizaines de succursales bancaires dans la zone industrielle de la ville de Bilbao et plus largement dans le reste du Pays basque ont été couvertes d’inscriptions sans équivoque rédigées en langue basque et en espagnol : "hiltzaleak", "asesinos" : « assassins »

 

La vague d'indignation a été déclenchée par la mort d’Amaia Egana. Cette femme de 53 ans s’est défenestrée après qu’un huissier accompagné d'officiers de police ont pénétré dans son appartement situé au quatrième étage pour procéder à son expulsion.

 

Les graffitis laissés en masse sur les vitrines des banques et les distributeurs automatiques de billets a été revendiquée par la plate-forme « Stop Desahucios Bizkaia », un collectif qui lutte pour bloquer les expulsions effectuées depuis quelques mois dans la province de Bilbao, comme cela est arrivé ailleurs. Son porte-parole, Marta Uriarte, a parlé de terrorisme financier, dénonçant les profits exorbitants réalisés sans scrupule sur le dos des pauvres gens qui, du fait de la crise et du chômage, ne peuvent plus se permettre de rembourser les prêts magnanimement accordés par les institutions financières à des taux (et à des pénalités) pouvant avoisiner les 20 %.

 

À Barakaldo, il y a avait près de 10.000 personnes à défiler, la rage au ventre et le cœur brisé par l’émotion, en signe de protestation contre le chômage, les expulsions et les coupes dans les budgets sociaux. Amaia a vécu avec son mari et son fils de 21 ans, jusqu'à ce vendredi matin où son sort bascula. Une délégation de personnes expulsées est partie le 12 novembre de Barakaldo pour manifester à Madrid sous le siège national du parti populaire de Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol. Pour crier la haine vis-à-vis d’un gouvernement qui a donné des milliards d’euros aux banques mais qui n'a ni fourni les aides économiques aux familles en proie à des emprunts toujours plus pesants, ni mis en œuvre les mécanismes législatifs pour arrêter les expulsions par la force publique.

 

Le parti socialiste, sentant qu’il a un coup à jouer, ne manque pas de se faire l’écho de la colère populaire, exploitant le fait que la victime était depuis quelques années la conseillère municipale socialiste de la ville d'Eibar. Mais les membres du collectif « Stop Desahucios Bizkaia » ont explicitement invité le parti de Rubalcaba (secrétaire général du PSOE), aussi libéral et européiste que le parti populaire de Mariano Rajoy, à ne pas tirer profit de la mort de cette femme à des fins de propagande.

 

Dans l’État espagnol, la mort d’Amaia Egana est la seconde liée au scandale des expulsions en quelques jours. Un homme de 54 ans originaire de Grenade (Andalousie) l’avait précédée le 25 octobre ; il s’est pendu peu avant l'arrivée de la police. Le lendemain, un autre expulsé avait tenté de se suicider en Burjassot (province de Valence).

 

Les combats du collectif « Stop Desahucios Bizkaia » ne sont plus seulement dirigés contre les banques et les gouvernements locaux ou nationaux. Ils visent également à atténuer le désespoir qui pousse certaines personnes à franchir le pas fatidique. Ce n'est d’ailleurs pas un hasard si ces derniers temps se sont multipliés de toutes parts les appels à s’organiser et à faire bloc contre les huissiers de justice.

 

Les revendications du mouvement contre les expulsions, soutenues par certains syndicats et quelques partis de gauche, ont trouvé un soutien pour le moins inattendu de la part de la Cour européenne de Justice. Cette dernière, dans un jugement rendu il y a peu, a en effet estimé que la législation espagnole qui réglemente la question des expulsions était juridiquement non applicable (elle date de 1909 !). Le cas d’Amaia Egana est emblématique à cet égard. Bien qu’il n’eût pas encore été procédé à l’expulsion, la banque est devenue propriétaire du bien immobilier en raison du non-paiement de l'hypothèque. La Caixa avait mis en vente l'appartement depuis au moins un an, sans même accepter ni un ajournement ni aucune autre forme de renégociation de la dette.

 

Le gouvernement de Mariano Rajoy, face aux difficultés rencontrées, a annoncé qu’il retoquerait la loi en question, se gardant néanmoins d’annoncer ce qu’il avait prévu de faire. Dans le même temps, certaines banques ont commencé, pour éviter peut-être d'être une cible de protestations plus radicales, de répondre à certaines des exigences du collectif. La caisse d’épargne basque Kutxabank, par exemple, a décidé de suspendre toutes les procédures d'exécution d'hypothèques jusqu'à ce que le gouvernement précise clairement ses intentions. D’autres banques ont annoncé des mesures similaires. Il faut savoir que beaucoup de maisons saisies par les banques aux expulsés à cours d’argent restent invendus ou sont vendues aux enchères à quelques dizaines de milliers d’euros. L’Espagne est en effet en proie à une crise noire, et le prix de l’immobilier s’est logiquement écroulé sous l’effet du taux de chômage (il dépasse les 25 % au troisième trimestre)… tout comme les achats immobiliers.

 

Pour faire bonne mesure, l’association espagnole des établissements bancaires a annoncé lundi 12 novembre, pour des raisons humanitaires, un moratoire de deux ans concernant les cas d’extrême nécessité. Elle ne précise bien entendu pas les critères définissant ces cas. En mars, le gouvernement avait déjà mis en place un code des bonnes pratiques qui incitait les banques à geler les expulsions dans les cas extrêmes, mais si restrictif qu'il a été peu appliqué.

 

La situation est si grave que ce sont souvent les juges eux-mêmes qui demandent au gouvernement et aux autorités locales de prendre des mesures pour prévenir des expulsions. Et, dans bien des cas, la dette auprès des banques n’est nullement éteinte ; les contrats signés par toute personne qui demande un prêt hypothécaire permettent aux institutions, une fois l'appartement saisi et vendu aux enchères, d’exiger des entrepreneurs à payer la différence entre ce qui est fruit de la vente aux enchères et l'évaluation initiale de la propriété.

 

Dans toute l’Espagne, ce sont déjà 350.000 familles qui ont été jetées sans tambour ni trompette à la rue. Nous saurons dans les quelques jours qui suivent si la mort d’Amaia Egana aura servi à quelque chose...

 

Capitaine Martin

 

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