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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 21:00

france_vassale_us.jpg

 

 

La France de Hollande-Fabius :

De l'Etat de Droit au terrorisme d'Etat

Par eva R-sistons

 

(Article écrit pendant la Conférence de F Hollande,

actualisé ensuite)

 

 

Ainsi, la France va soutenir la coalition des opposants au régime syrien... attention, il s'agit de "soutien", pas encore de reconnaissance "formelle", mais comme dit la GB, clone de la France (de Gaulle qui ne voulait pas de la GB en Europe, doit se retourner dans sa tombe en voyant la France lier sa Défense et sa diplomatie au pilier financier de l'Empire !), "ce soutien est un premier pas". Vers quoi ? 


"La Coalition est formée sous pression internationale" annonce à chaud la jeune journaliste de France24, "il y a une certaine prudence, mais la France penche COMME la GB pour une reconnaissance semi-formelle du nouveau Gouvernement parallèle, c'est un premier pas, la France est avec la GB en pointe, elle se range définitivement dans le camp du refus du dialogue..." Joli palmarès ! Soumission, vassalisation (en position subalterne, donc), loi du plus fort au lieu de la coopération, du dialogue et du Droit : Le rusé Sayanim Laurent Fabius exécute les consignes des Anglo-Saxons et de Tel-Aviv, il met notre pays à la remorque de l'Empire sur le plan diplomatique et militaire au lieu, comme du temps du Gl de Gaulle ou de Jacques Chirac, d'affirmer à la face du monde une voix différente. C'est à cause de sa différence légendaire, que notre pays a été ciblé afin qu'il choisisse à sa tête (avec la complicité des Médias) ceux qui défendront une politique résolument atlantiste et sioniste !

 

Au lieu d'avoir une politique indépendante, respectée dans le monde entier, nous voici à la remorque de l'OTAN, de l'Empire anglo-saxon et israélien, c'est un changement radical de cap en matière de politique étrangère qui nous conduira directement vers le choc de civilisations et vers la guerre mondiale avec des armes réellement de destruction massive. Et notre Quai d'Orsay, après le nettoyage dans ses services effectué par Sarkozy agent de Washington et de Tel-Aviv, se voit contraint de se mettre au service des intérêts économiques de l'Empire, au service des conspirateurs contre la Syrie courageusement défendue par Bachar-el-Assad avec derrière lui une grande partie de son peuple (ce dont on ne parle jamais, et dans les faux débats, nous ne verrons jamais un soutien du Gouvernement en place d'ailleurs plébiscité par rapport à ceux de l'Occident avec ses 50/50) ! Au service, donc, du terrorisme anglo-saxon et israélien d'Etat, avec pour mercenaires les troupes fanatiques des Islamistes radicaux et barbares... Ainsi, notre pays, en armant (armes ou matériel high tech), en formant, en finançant les Salafistes du Qatar et de l'Arabie saoudite, soutient indirectement les terroristes d'Al Quaïda que l'on brandit par ailleurs comme menace suprême, quel paradoxe ! Notre politique nous déshonore et nous affaiblit...

 

Maintenant, nous nous dirigeons vers la reconnaissance complète (c'est l'habile politique des petits pas) d'un gouvernement parallèle, illégitime, voyou, "hors Droit", parrainé par les régimes les plus rétrogrades, c'est-à-dire par les obscurantistes du Qatar et de l'Arabie saoudite, et se substituant à celui soutenu désormais par 80 % des Syriens (et pas 70 % comme avant) soudés autour de leur courageux Président prêt à mourir, lui, pour son pays (quel panache !). Et nous nous ne nous élevons jamais contre les attentats terroristes perpétrés tous les jours contre les Syriens, en particulier contre les chrétiens fidèles à Bachar. Belle démocratie ! Nos actes sont en contradiction complète avec nos déclarations... Et cela va plus loin : Car un média comme France24 ose déclarer, donc pour les justifier indirectement, que les attentats sont une réponse aux bombardements de l'Armée de Bachar-el-Assad !

 

Jusqu'à quand serons-nous dupes ?

 

- Le changement, ce n'est pas maintenant. Hollande-Fabius poursuivent la diplomatie musclée, guerrière, illégitime, des tandems Sarkozy-Kouchner ou Sarkozy-Juppé.

- Nous avons désormais bradé notre diplomatie et nos intérêts à l'Empire.

- Nous sommes liés aux guerres criminelles et illégitimes de l'OTAN.

- Notre gouvernement nous entraîne vers l'implication directe dans une conflit planétaire, d'autant que nous sommes au premier rang de la reconnaissance de gouvernements fantoches, et même que nous impulsons cette politique d'intervention, d'ingérence diabolique !

- Au lieu de représenter une alternative, ou un modèle, nous nous soumettons complètement à l'Empire et nous soutenons désormais activement le terrorisme. Et dans sa Conférence de Presse, Hollande ose parler de "peuple qui a des références, des valeurs, un modèle dont on est fier"; Quel décalage entre les paroles et les actes !

 

Aujourd'hui, nous sommes pieds et poings liés aux intérêts de l'Empire - que nous servons en perdant notre âme, nos valeurs. Nous soutenons la monstrueuse stratégie de l'Occident impérial pour s'emparer de toutes les ressources vitales convoitées, de toutes les richesses de la planète, de toutes les positions géopolitiques avantageuses, et pour contrôler tous les gouvernements - les soumettre, en un mot. 

 

Le Droit piétiné

 

Et demain, la "Communauté internationale" - comprenez l'Occident seulement, qui abuse de son pouvoir -, avec l'appui des Régimes arabes corrompus, rétrogrades et traîtres à leurs peuples, choisira les gouvernements, substituera des régimes illégitimes et à ses ordres aux pouvoirs en place lui déplaisant pour leur non-alignement ! Et tout cela illégitimement, au mépris le plus absolu du Droit international, des règles établies... et au mépris des populations, ruinées, décimées, sacrifiées, comme en Syrie. Où va-t-on dans ce monde ne respectant rien ni personne ? 

 

Heureusement (ma position est opposée à celle des médias collabos des Puissances de l'Argent asservissantes), heureusement, donc, nous pouvons compter sur la Russie et sur la Chine pour s'opposer à ce monde inique, unipolaire. Comment ? En ne soutenant pas cette violation flagrante des règles internationales, en refusant, par exemple, la reconnaissance officielle de Pouvoirs parallèles comme le Conseil syrien fantoche et peuplé de fanatiques.

 

Il est temps de démasquer toutes les impostures et notamment, de rétablir le Droit. Plus que jamais nécessaire !

 

Eva R-sistons

http://r-sistons.over-blog.com

 

NB : Les anciennes "provinces" soviétiques comme les Pays baltes ont été intégrées dans l'Europe pour être entièrement soumises à l'OTAN (et donc ensuite à ses guerres).

.

NB 2) A l'nstant, lors de la Conférence de Presse de François Hollande : "Il n'y aura pas d'intervention militaire de la France - sans l'aval du Conseil de Sécurité", dit le Président. Quelle hypocrisie ! Cette intervention est feutrée, souterraine, mais bien réelle. Et il va plus loin qu'annoncé au début de cet article : "La France reconnaîtra la Coalition nationale syrienne seule représentante du peuple syrien (contre sa volonté, donc)... au nom de la PROTECTION de la population civile".  En laissant détruire le pays ? Quelle rouerie ! Bien fabusienne... Est-il favorable aux livraisons d'armes pour protéger les Syriens ? "Seulement si elles arrivent là où c'est nécessaire et souhaitable... Avec un gouvernement légitime de la Syrie (illégitime, mis en place par l'Occident et à son seul service ! Note d'eva), la question sera nécessairement reposée" (Le 13.11.12, 19 h 02). J'ajoute que la France des sayanims Hollande-Fabius est la première à reconnaître la Coalition artificiellement constituée en violation du droit !  

 

Troisième Guerre Mondiale.
C’est pour bientôt ?
Richard le Hir

la suite ici :


 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 20:58

 

NORD MALI : L’énigme d’une intervention africaine résultant d’un fait occidental

Publié le 13 novembre 2012

21

 

L'Azawad

L’Azawad


Sans vergogne, avec leur morgue habituelle, leur cynisme et leur mépris, les Occidentaux annoncent fièrement que ce sont les Africains qui doivent reconquérir le nord Mali, avec l’Europe qui pourrait leur apporter une soutien…logistique. Remarquez le conditionnel…Dans la foulée, comme des moutons de Panurge, quinze pays membres de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se réunissent et décident d’y envoyer des troupes. Ce qui est assez étonnant dans cette affaire, c’est le silence complice de ces dirigeants ouest-africains, sous l’égide du président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. Pire, avec une injonction non moins voilée, on leur demande d’envoyer 3300 soldats africains qui doivent intervenir pendant…un an. 

Les vrais panafricains, pas ceux autoproclamés mais demeurant dans un discours calqué sur l’Occident donc complètement aux antipodes des réalités africaines, ont le sentiment ou l’impression de devenir fous. Sans concertation, avec des expertises contradictoires quant à la future intervention africaine, ce qui étonne et détonne, chez les dirigeants africains, c’est ce pusillanime abscons. Aller combattre des groupes salafistes armés, alors que ce n’est pas de leur faute ? Ont-ils fourni des armes à ces hommes ? Non. Sont-ils de près ou de loin associés à cette partition de fait du Mali ? Non.

C’est de cette couardise que souffre l’Afrique et qui est à l’origine de son retard. La clique de trouillards ouest-africains n’est même pas capable de demander aux Occidentaux pourquoi ce sont les Africains qui doivent solutionner un problème créé par l’intervention atrabilaire contre la Libye, alors que tout pouvait se régler par la négociation et qu’ils ont été purement et simplement ignorés par ceux-là même qui veulent qu’ils remettent de l’ordre au Mali. Pourquoi sont-ils intervenus tous, sans exclusive en Libye et ne le font pas au Mali ?  Simplement parce que la zone nord du Mali reste vierge, il n’y a pas encore Eni, Total ou Exxon qui y sont implantés, alors, que les Africains se débrouillent. Hélas, sans réfléchir, voilà nos bonhommes prêts à en découdre avec ces salafistes, qui sont tout d’abord des Africains.


La tactique est rodée. Après avoir joué les  misanthropes de pacotille en Libye, avec une forte odeur du Dieu Mammon en sourdine, nos amis refusent de se mouiller au Mali. On peut noter que, pour les otages français sont déjà sacrifiés, au nom de la sacro-sainte cause de l’Afrikom de Barack Obama. C’est d’ailleurs, aujourd’hui, le dernier souci de Paris. Et dire que ces Africains détiennent un Afro-descendant qui a eu, sans doute, sur ce coup, le malheur d’avoir un passeport…français, il s’agit de l’otage Thierry Dol, qui se retrouve prisonnier dans le continent de ses ancêtres. Il est temps qu’il soit libéré, avec la dissociation de sa nationalité et de ses origines. Personne n’oublie les autres otages dont nous parlons toujours, Pierre Legrand, Daniel Larribe, et Marc Furrer.

Les forces qui occupent le septentrion malien, Ansar Eddine ou Aqmi, ont le particularité de connaître le désert et iront probablement se cacher dans celui ci, au lieu d’affronter les troupes ouest-africaines. Mais, leur capacité en matière de terrorisme risque de ne pas épargner le Mali, l’Afrique, et même l’Europe. En attendant que les Nations unies donnent leur feu vert à une intervention internationale fin novembre ou début décembre, les Africains ne comprennent toujours pas qu’ils sont perpétuellement victime d’enfumage…L’Afrique n’a pas besoin d’un conflit, les salafistes peuvent entendre raison, arrêter de martyriser les populations et d’aller aux élections s’ils croient vraiment que les Maliens adhèrent à leur idéologie ou à la charia…

 

http://allainjules.com/2012/11/13/nord-mali-lenigme-dune-intervention-africaine-resultant-dun-fait-occidental/


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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 12:15
Mardi 13 novembre 2012

Vichy--Ordre-des-Medecins.gif

L'Ordre des Médecins, c'est cette institution poussiéreuse et arrogante qui a émergé du régime de Vichy....

 

Censé réguler la profession, l'Ordre des Médecins s'avère au contraire, dans les faits, un fervent défenseur de la pensée unique en médecine, véritable obstacle au développement de la Science, et ce, pour le plus grand bonheur des pharmas.

 

Institution opaque, les patients qui portent plainte devant celle-ci n'auront jamais de réponse sur la suite qui y aura été donnée. Les médecins peu scrupuleux sont la plupart du temps assurés d'une tranquillité parfaite, là où tous ceux qui osent sortir des sentiers battus font le plus souvent l'objet d'une féroce chasse aux sorcières (le Dr Andrew Wakefield et ses collègues en ont d'ailleurs fait les frais avec le General Medical Council, l'équivalent britannique de l'Ordre des Médecins.)

 

Les exemples à cet égard sont nombreux: Dr Gardénal en France, fut accusée à tort de charlatanisme et condamnée à 6 mois de suspension, dont 3 avec sursis, pour avoir notamment manqué d'autorité vis à vis de patients qui ne voulaient tout simplement pas suivre les traitements anti-cancer traditionnels!! Dans une vidéo assez accablante, elle révèle que les médecins français sont tenus, depuis UNE LOI DE 2005, de dénoncer, par recommandé avec accusé de réception, les patients jugés "déviants" au Conseil de l'Ordre ainsi qu'à la Sécurité Sociale!

 

Le Dr Gardénal a écrit en 2006, dans une lettre adressée au Président de la République:

 

« Une cinquantaine de mes patients est convoquée, et soumise à un flot de questions, le plus souvent sans leur expliquer qu'il s'agit d'une enquête à mon sujet.

Exemple de questions :

 

Comment est décoré le cabinet? Le Docteur imposait-il les mains ? Fait-il des prières ? Utilise-t-il un pendule?

 

Ils ont parfois subi de la part de ces enquêteurs des pressions pour les obliger à suivre des traitements dont ils ne voulaient pas, en particulier pour une de mes patientes atteinte de leucémie. Pratiquement soumis à « la question » ils ont fini par avouer qu’ils suivaient d'autres traitements, non prescrits par moi-même, mais pratiqués partout en Europe, et ne faisant pas partie de l’arsenal allopathique français. Mes patients, totalement responsables de leur santé, se tiennent informés de tout ce qui existe. La plupart d'entre eux est sortie totalement traumatisée de ces interrogatoires inquisitoriaux. »

 

Ou encore :

 

Il est honteux que des médecins soient  poursuivis tout simplement parce que depuis qu'ils sont sortis de la faculté, ils ont amélioré leurs connaissances et obtiennent d'excellents résultats en prescrivant un minimum d'allopathie et d'autres thérapeutiques. Ils font faire des économies à la Sécurité Sociale  qui devrait les féliciter.

 

Avec plus de 182 000 morts par an en France par le cancer, on ne peut pas prétendre que les traitements allopathiques (chimiothérapie et radiothérapie) même s’ils ont parfois quelques succès soient « des techniques scientifiquement avérées ».

 

Les malades ont conscience de cela. Il y a eu l'amiante, le sang contaminé, la vache folle, le distilbène, le Vioxx… Il y aura bientôt le cancer. »

 

Le Dr Philippe Bry, pédiatre, a écopé de 3 mois de suspension après avoir été dénoncé par un confrère. Il lui était reproché de "jeter la suspicion sur l'utilité des vaccinations" et de "recourir à des traitements insuffisamment éprouvés alors qu'il ne faisait qu'essayer d'aider un enfant victime de vaccins! La journaliste de La République du Centre Ouest n'a pu évidemment que s'indigner de pareil scandale et écrivait en 2001 à ce sujet:

 

« C'est là un comble: accuser quelqu'un de mettre la vie en danger, alors qu'il tente de soigner un patient dont la vie a été mise en danger par des vaccins. Les accusateurs mesurent-ils le paradoxe? D'autant que les isothérapiques sont des médicaments vendus en pharmacie, qu'ils sont employés par de nombreux médecins pour des drainages vaccinaux et que même l'lnstitut Pasteur les préconise ! (Réponse d'un responsable de l'lnstitut Pasteur à une victime du vaccin hépatite B atteinte de troubles qu'elle ne savait pas comment soigner) [1]. 

 

"Philippe BRY, pour sa part, analyse la mesure qui le frappe comme un procès en sorcellerie: " On m'a déjà enlevé mes cours auprès des sages-femmes, on m'a supprimé les gardes pédiatriques et mes interventions à l'hôpital Clocheville. J'ai été parmi les premiers à tiquer contre le vaccin de l'hépatite B. Il y a un tabou médical sur les vaccins, il ne faut pas entacher le dogme selon lequel le vaccin va sauver le monde. Je paie pour ma liberté de parole".

 

[…]  Rappelons que le Dr P. BRY était intervenu, parmi tous les autres orateurs, au colloque « Faut-il avoir peur des vaccinations » le 16 octobre 1999 à Paris, ce qui lui avait valu d'être cité, lui seul, dans le journal Impact Médecin hebdo (n° 466 du 22 octobre 1999, p. 45) qui rapporta ses paroles: "Les médecins devraient être mieux formés à la connaissance des effets secondaires des vaccins", et: "  Mieux informées, les familles devraient choisir librement les vaccins de leurs enfants". Jugez vous-même du sacrilège ! »

 

Plus récemment, le cas du Dr Moulinier, médecin cancérologue français, s'est fait connaître au public, grâce aux meilleurs moyens de communications (internet, vidéo etc) mais il faut savoir que ce médecin fait en réalité l'objet d'une chasse aux sorcières depuis des années. L'Ordre des Médecins lui reproche de ne pas utiliser des traitements dont l'efficacité est avérée et de recourir à des méthodes dangereuses (ce qui rejoint les mêmes stratégies que celles utilisées pour tenter de discréditer le Dr Gardénal donc). En dépit de l'absence d'une quelconque plainte émanant de ses patients - et ceci constitue un point commun saillant entre tous ces cas de médecins pourchassés-, l'Ordre des Médecins a cette fois condamné le Dr Moulinier a un an de suspension. Cela signifie donc qu'il ne peut plus donner des soins aux assurés sociaux pendant une longue année alors qu'il avait dans sa clientèle quantité de gens souffrant de cancer, satisfaits de ses traitements, et ne pouvant pas être laissés à leur sort pendant tout ce temps. Mais non, il fallait punir le Dr Moulinier pour faire un exemple: on n'a pas le droit de sortir du carcan des protocoles classiques de chimio ou radiothérapie sous peine de coups de bâton, parce que cela serait bien trop dérangeant pour l'establishment que le bruit se répande que leurs standards de soins sont hélas en la matière, ceux de la souffrance et de la médiocrité, à en juger par les réactions des malades et les statistiques officielles de "succès" de ces traitements prétendument "avérés".

 

Mais, dans le même temps, des médicaments dangereux et totalement inefficaces comme l'Afinitor (de Novartis) sont approuvés et remboursés en dépit de leur coût prohibitif, au terme de décisions surréalistes et incohérentes, qu'on peine à comprendre si on ne prend pas en compte la collusion évidente qui règne entre autorités sanitaires et pharmas. Le Dr Moulinier explique à très juste titre ce paradoxe écœurant, preuves à l'appui.

 

Plus récemment sur son site, le Dr Moulinier nous apprenait également les magouilles fiscales de ces grands pontes de l'Ordre des Médecins qui se placent finalement au-dessus des lois tout en toisant et en jugeant ceux qu'ils considèrent comme des subordonnés (le parallèle nous a d'ailleurs sauté aux yeux avec la Fédération Wallonie-Bruxelles, ex Communauté Française, qui fut sévèrement désapprouvée par le jury d'Ethique publicitaire en novembre 2011 pour sa publicité trompeuse sur les vaccins mais qui décida tout de même de continuer à diffuser une telle publicité trompeuse en estimant cette instance décisionnelle non compétente. Dans le même temps, des journalistes à la solde de cette instance tentaient de disqualifier Initiative Citoyenne en nous présentant comme "virulents et bien organisés"!)

 

Voici un extrait délectable tel qu'on peut d'ailleurs le lire sur le site de ce médecin courageux:

 

« En 2007 un scandale éclatait au sein de notre institution ordinale suite à une enquête de l’IGAS.(voir ICI). L’ensemble de la profession médicale française apprenait avec stupeur que certains de nos représentants aux conseils de l’Ordre des médecins  étaient  grassement rémunérés.   Il me paraît important de préciser que la loi interdit aux syndiqués et aux conseillers ordinaux de percevoir une quelconque rémunération mais ne les empêche pas de percevoir des indemnités qui, jusqu’à une période très récente, étaient non imposables. Sur Bordeaux nous avons essayé par deux fois de connaître le montant de ces indemnités et, bien évidemment, nous n’avons jamais reçu de réponse. Bien-sûr ce scandale a été vite étouffé car notre sainte institution doit rester irréprochable. Toutefois votre serviteur avait la mauvaise habitude d’étudier le bilan comptable annuel du conseil national de l’Ordre des médecins  qui était publié dans sa revue. L’institution se glorifiait  d’avoir une comptabilité certifiée par un haut  commissaire  aux comptes agréé par le gouvernement sous la haute surveillance bienveillante des conseillers d’État délégués pour surveiller la bonne marche juridique de l’institution. En somme que des gens irréprochables qui du fait de leur statut sont d’une compétence incontestable et d’une intégrité absolue. Mais alors comment est ce possible, car personne n’a été surpris de voir apparaitre à partir de 2008 deux nouvelles lignes de comptabilité conséquentes (voir ICI) ? Cela est étonnant non ? Et permet de s’assurer un complément de retraite non négligeable bien au chaud au sein de la noble institution. […] Vous ne rêvez pas,  nos braves conseillers, du moins pour ceux qui décrochent les bonnes places, arrivent à encaisser sur le dos de nos cotisations  plus de 2 millions d’euros et leurs frais sont remboursés jusqu’à hauteur de 1,715 millions d’euros. L’ensemble de la profession accepte tout cela sans même s’y intéresser vraiment. [ …] Celui qui a été la cheville ouvrière de ma condamnation, à savoir Mr Jean François de Vurpillières,  conseiller d’État âgé de 75 ans , sauf erreur de ma part , ancien vice-président du conseil d’État en 2009 , actuel président de la commission des infractions fiscales serait également conseiller d’État au conseil de l’Ordre des dentistes, aurait touché de manière non conforme à la législation 31 000 € (selon maître RUDYARD BESSIS)  d’indemnités annuelles  pour ses prestations auprès des dentistes . »

 

Dans un article paru dans Le Monde le 21 juin dernier, on pouvait notamment lire ceci:

 

"[...] François Mitterand avait inscrit la fin de l'Ordre dans ses 10 propositions. [...] Cet ordre, créé en 1940, puis dissous et recréé dans sa forme actuelle en 1945- il avait été un serviteur zélé du régime de Vichy."

 

Mais aussi ceci concernant les propos de Michel Legmann, actuel président du Conseil National de l'Ordre des médecins français:

 

"Le temps où les médecins n'avaient pas de comptes à rendre est révolu. Il faut rentrer dans la normalité..."

 

Ces propos ne peuvent bien sûr que faire bondir ceux qui ont compris le petit manège répétitif avec des cas comme ceux de Gardénal, Bry ou encore Moulinier. On ne peut que frémir à l'idée de ce que ces gens considèrent comme "LEUR normalité" qui est finalement un carcan idéologique extrêmement lucratif pour certains mais éminemment dommageable pour une majorité d'autres. 

 

Mais ces propos doivent aussi sembler bien hypocrites à cette maman de Menton qui s'était adressée en vain à l'Ordre des Médecins pour y dénoncer l'attitude pourtant gravissime d'une pédiatre locale qui l'a littéralement agressée verbalement parce que cette maman osait poser quelques questions sur la sécurité des vaccins!

 

L'Ordre des Médecins couvre donc des médecins fanatiques à partir du moment où ils sont respectueux des dogmes et peu importe si ce genre de fous furieux sont bons à enfermer ou dangereux pour leur patientèle!

 

Mais il faut dire qu’en France, le vice-président du Conseil National de l’Ordre des Médecins, le Dr Jean Pouillard, avait, semble-t-il, déjà donné l’exemple dans un document de 2004 intitulé « Comment faire face à un refus de vaccination ? »

 

Ce document écœurant qui parle notamment des efforts à déployer par les praticiens pour « venir à bout des réticences », stipulait également que « les vaccinations recommandées ne doivent pas être considérées comme facultatives » ou encore, tenez-vous bien, que « Le médecin ne doit pas s’incliner face à un refus vaccinal systématique car ce refus constitue en effet une mise en danger de l’enfant, une maltraitance, un refus de soins. », l’auteur étant même en faveur d’un retrait de la garde parentale et d’un signalement au Procureur de la République en cas de refus vaccinal !

 

Chez nous, en Belgique, la question de l'Ordre des Médecins a recommencé à faire débat il y a quelques mois suite à différentes dérives médicales. Laurette Onkelinx a alors prétendu souhaiter une réforme mais tout dépend bien sûr du résultat concret attendu avec ce genre de réforme.

 

Laurette Onkelinx a déclaré que l'Ordre des Médecins ne "correspond plus aux valeurs actuelles de la société" mais il est vrai qu'en matière de transparence, le contrat secret d'achat de vaccins H1N1 que Laurette Onkelinx a signé  au nom de l'Etat belge, a montré que ses valeurs étaient sans doute bien différentes de celles du reste de la société.

 

Dans un article du 4 avril dernier qui titrait "Faut-il réformer l'Ordre des Médecins?", l'association Médecine pour le Peuple indiquait notamment:

 

« Plusieurs médecins contactés par nos soins le pensent mais n'osent s'exprimer publiquement sur le sujet, par crainte de sanctions de l'Ordre. En revanche, un médecin généraliste de Herstal a décidé d’en faire une question de principe. Non seulement il parle, mais en plus il refuse de payer toute cotisation à l'Ordre des médecins depuis 30 ans. "Ne pas payer sa cotisation est une sorte de désobéissance civile", explique Johan Vandepaer qui se veut pratiquant d’une "médecine solidaire pour le peuple". Le docteur Vandepaer "ne se retrouve pas dans cet ordre, censé représenter l’éthique médicale", mais qui est à ses yeux «complètement hors du temps». 

 

Ou encore :

  

 

« A la médecine pour le peuple, on propose tout simplement d'abolir l'Ordre des médecins et de le remplacer par un Conseil supérieur de déontologie. Pour le docteur Vandepaer, cet organisme doit représenter toutes les professions. "Juristes et spécialistes d’éthique devraient y prendre place, ainsi que les mutualités, soit tous les acteurs de soins de santé", conclut-t-il. »

 

Marrant, voilà une association qui semble mal porter son nom puisque "Médecine pour le peuple" oublie ... le peuple (les patients donc) parmi les acteurs des soins de santé alors que ce sont justement les principaux, l'essence même du système: pas de patients, pas de médecin et pas de système médical non plus! C'est quand même un comble! Mais cela doit sans doute être là les vestiges d'un paternalisme qui colle littéralement à la peau d'une majorité de médecins.

 

Mais voici ce qu'on pouvait lire d'autre dans cet article:

 

« L’Ordre a déjà déposé son propre projet de réforme dans lequel on peut notamment lire que  les audiences disciplinaires pourraient devenir publiques. On saurait alors par exemple si un médecin qui monnaie des certificats est sanctionné. Et le docteur Kerzmann d’ajouter : "vous imaginez bien que vous pourrez compter sur le public présent aux audiences disciplinaires pour assurer le battage médiatique". »

 

La meilleure défense est donc toujours l'attaque: présenter un projet plutôt que de le voir s'imposer à soi, quoi qu'avec Laurette Onkelinx... auraient-ils vraiment quelque chose à craindre?



Le Dr Sophie Merckx, également de l'association Médecine pour le Peuple, refuse elle aussi de payer sa cotisation à l'Ordre des Médecins depuis des années. Son dossier a révélé au public qui ne le savait sûrement pas, que la loi impose normalement aux médecins de financer cette sorte de police interne qui s'avère bien davantage selon les cas français évoqués ci-dessus, être une police de la pensée (or l'Ordre belge diffère-t-il beaucoup de l'Ordre français? Et si oui, en quoi?).



Dans l'article posté à ce sujet sur RTBF Info, on apprend que c'est le 3 décembre prochain que la justice rendra une décision dans ce dossier où l'Ordre des Médecins réclame à ce jour pas moins de 1500 euros au Dr Sophie Merckx...



« "Aujourd’hui, en Belgique, déclare Sofie Merckx, ce sont uniquement des médecins qui jugent des médecins. C’est justement cela que nous mettons en cause. A nos yeux, c’est une espèce de guilde comme on en connaissait au siècle passé. J’estime qu’en refusant de payer, je continue quelque part le débat démocratique." A Anvers, depuis 1985, ajoute-t-elle, "on a été devant le même juge des saisies. Celui-ci a déclaré qu’il s’agissait d’un conflit politique et a donc prononcé la non-recevabilité de la plainte de l’Ordre des médecins."

 

« A Anvers mais aussi à Liège ou encore dans le Limbourg, ceux qui ne payent pas ne sont plus poursuivis. Ce n’est pas le cas en Hainaut. Pour le docteur Jean-Marie Bourgeois (président du conseil provincial de l’Ordre des médecins), ces cotisations sont pourtant nécessaires afin de faire tourner une structure qui contrôle la profession. "Cela permet de réguler la profession en intervenant dans pas mal de situations plus ou moins scabreuses que les patients ou les autres médecins nous révèlent." »



L'Ordre des Médecins joue en réalité un jeu d'hypocrite car d'un côté, il prétend défendre la déontologie mais d'un autre, et de la bouche même de ce président du conseil provincial encore bien, il démontre dans les faits qu'il encourage la délation entre confrères, ce qui est par définition contraire à la notion de confraternité qui se trouve au cœur même de la déontologie médicale. Il s'agit en fait bien de délation, comme au temps de Vichy ou il fallait aussi dénoncer et "rentrer dans la normalité"... le Dr Bry a d'ailleurs pu en faire les frais car il a été dénoncé par un confrère.



Ici aussi, en Belgique, nous avons connaissance de cas de médecins qui ont été dénoncés par des confrères, soit pour leurs positions vaccinales soit sous de faux prétextes (mais avec en toile de fond aussi des positions vaccinales). D'autres médecins encore ont décidé volontairement de rendre leur numéro Inami et de se radier eux-mêmes tant ils étaient  écœurés des dérives mercantilistes de la profession et de l'encouragement malsain à agir comme un robot distributeur de pilules.



Sur le site Pediablog, le Dr Jean-Pierre Lellouche écrit d'ailleurs dans son article intitulé "Convictions vaccinales":



« Lorsqu’un médecin milite pour les vaccins, lorsqu’il affirme que la cause est entendue, qu’il n’y a aucun doute et qu’il faut vacciner, il attire vers lui ceux qui pensent de la même manière. […]  Lorsqu’un médecin est convaincu qu’il y a un danger majeur et que le vaccin va éradiquer ce danger, il se perçoit comme celui qui va sauver un  grand nombre de personnes. Cela suffirait à le mobiliser, mais de plus, il  sait qu’il existe des médecins (des fous, des criminels, des ignorants à ses  yeux) qui ne veulent pas de ce vaccin. Il perçoit sa mobilisation comme  une lutte contre la maladie, mais aussi comme une lutte contre la bêtise criminelle de certains de ses confrères. »



Le 11 octobre à la Chambre, la Ministre Onkelinx disait être d'accord de faire de la réforme de l'Ordre des Médecins "une priorité absolue".

 

La Ministre a encore ajouté: "Je crois qu'au-delà des règlements déontologiques, il faudra trouver les moyens de supervision ad hoc pour éviter que les faits se produisent en amont et ce, par un travail de prévention et de contrôle des praticiens."



Vu les attitudes des autorités avec leur publicité trompeuse sur les vaccins fièrement revendiquée ou encore leur pacte de stabilité en faveur des pharmas, nul doute que ce "contrôle des praticiens" ne s'exercera sûrement pas en faveur de la liberté thérapeutique et des chances de santé des citoyens.

 

"Ce qu'il faut savoir et les gens n'en ont pas du tout conscience, c'est que le Conseil de l'Ordre, le corps médical, la Sécurité Sociale marchent main dans la main avec les lobbys pharmaceutiques, ce qui signifie que nous sommes dans un cadre et que nous n'avons pas le droit de sortir de ce cadre." Dr Martine Gardénal, médecin homéopathe, Présidente du Groupement français des Médecins spécialistes homéopathes.

 

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Europe1.fr - Des chercheurs ont appelé lundi à la poursuite des recherches sur sa nocivité alors que son usage se généralise.

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 04:58

 

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a affirmé lundi qu'elle était prête à «regarder» la question du prix des assurances professionnelles des médecins, alors que les chirurgiens des cliniques privées et les internes des hôpitaux publics démarrent un mouvement de grève.

http://www.leparisien.fr/economie/medecins-en-colere-touraine-veut-bien-regarder-la-question-des-assurances-12-11-2012-2314199.php

 

 

La suppression des dépassements d’honoraires n’est toujours pas d’actualité...

L’appât du gain plutôt que le sens d’une mission au service d’autrui ?

Par Pascal Marichalar, sociologue au Groupe de sociologie politique européenne.


Les négociations sur l’encadrement des dépassements d’honoraires des médecins viennent de se terminer... mal.Actuellement, la loi précise seulement que le médecin « doit fixer ses honoraires avec tact et mesure », une formulation particulièrement creuse. Des études récentes montrent que les dépassements d’honoraires fournissent plus du tiers des revenus des médecins les plus riches. Les 1 % des médecins libéraux aux plus hauts revenus touchent 32 000 euros par mois au seul titre des dépassements, en plus de leurs 42 000 euros par mois au titre des honoraires tarif Sécu... On sait également que certains praticiens hospitaliers touchent jusqu’à 50 000 euros par mois grâce à leurs consultations privées données au sein de l’hôpital public, aux files d’attente bien plus courtes que les consultations publiques données par les mêmes.

Pourtant, la Confédération syndicale des médecins français s’oppose à un encadrement de ces dépassements par la loi, avançant ­plutôt l’idée d’une revalorisation du tarif Sécu standard afin d’inciter les médecins à ne pas pratiquer de dépassements. De la discussion sur les revenus très élevés de certains ­médecins, on a ainsi glissé de manière habile à une discussion sur la revalorisation nécessaire des honoraires d’une majorité de médecins insuffisamment reconnus, voire en voie de paupérisation.

Pour clarifier ce débat, quelques données statistiques s’imposent.

97 % des Français sont payés moins que les médecins libéraux. En 2008, les médecins spécialistes libéraux ont déclaré en moyenne environ 10 100 euros par mois de revenus à l’administration fiscale ; les médecins généralistes libéraux, environ 6 400 euros par mois.

Comparons. Dans la population active française, le revenu fiscal médian des ­ménages s’élevait au même moment à environ 1 700 euros par mois (50 % des personnes déclaraient moins que ce niveau, 50 % des personnes déclaraient plus). Au final, le niveau moyen de revenus des généralistes libéraux les situe parmi les 3 % les plus riches de nos concitoyens ; celui des spécialistes libéraux les situe parmi les 2 % les plus riches.

On peut remarquer également que ­l’attractivité des rémunérations est devenue un argument explicite dans le choix des ­spécialités d’internat ou des modes d’exercice. Sur les forums Internet de carabins, on n’a plus honte à dire qu’on cherche à gagner beaucoup d’argent.

Un futur médecin se demande par exemple : « D’un point vue purement financier, est-il préférable, donc plus lucratif, de faire un temps-plein à l’hôpital ou travailler en clinique ? » Un autre avoue : « Chirurgie plastique, ça me botte bien. Même si je suis dans un groupe de cliniques, tu peux faire des dépassements monstrueux. » Un troisième : « Je voulais faire chirurgie mais il n’y a pas de salut en dehors de la chirurgie plastique, de l’orthopédie, de l’ophtalmo ou de l’ORL, sinon tu ne gagnes pas bien ta vie. » Un étudiant hésite : « A priori si je gagne 5 000 euros par mois, je suis un médecin pauvre... mais ça dépend des aspirations de chacun. » Alors qu’un de ses camarades estime au contraire que c’est « catastrophique en médecine générale : 5 000 par mois de trente à soixante-cinq ans (donc sans évolution) ».

Quelques années plus tard, ces mêmes ­étudiants livreront un serment solennel lors de la soutenance de leur thèse de doctorat : « Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la ­recherche de la gloire... »

Le problème des revenus des médecins est lié en grande partie à la composition sociale du groupe des aspirants médecins. Environ 45 % des médecins sont issus d’une famille de cadres supérieurs (contre 8 % de l’ensemble de la population active) ; seuls 8 % sont issus d’une famille ouvrière (contre 39 % de la population active).

La plupart des futurs médecins grandissent ainsi dans un milieu dans lequel il est courant de recevoir des rémunérations de 4 000, 5 000 euros par mois et plus, parfois bien plus. Leurs camarades d’école, également issus des classes supérieures pour la plupart, vont eux-mêmes devenir cadres supérieurs dans de grands groupes, courtiers dans la finance, avocats. C’est à ces modèles que les médecins comparent leurs perspectives de ­revenus, plutôt par exemple qu’aux enseignants, bien moins payés, et pourtant également une profession à mission d’intérêt général et à longues études.

Le jour où un gouvernement aura le ­courage d’encadrer strictement les honoraires des médecins, au nom de la santé publique et de la maîtrise des comptes de l’assurance maladie, certains de ces étudiants qui ­raisonnent en « kilo-euros » donneront peut-être finalement leur préférence aux ­métiers de la finance ou du pétrole.

Cela créera un appel d’air pour des ­candidats issus de milieux moins favorisés pour lesquels un revenu « normal » se situera à un niveau plus proche du revenu médian de la population générale ; et plus généralement, à des candidats motivés non tant par l’appât du gain que par le sens d’une mission au service d’autrui.

Rien ne permet de dire que ces médecins seraient moins bons que leurs prédécesseurs qui cumulaient les consultations et les dépassements et étaient prêts à signifier à un patient que « non, monsieur, si vous n’êtes pas prêt à payer le tarif fort, alors il faudra attendre six mois supplémentaires ».

 

Pascal Marichalar

 

http://www.humanite.fr/societe/l-appat-du-gain-plutot-que-le-sens-d-une-mission-au-service-d-autrui-507133

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 04:50

 

Texte intégral de l’interview exclusive accordée par le Président syrien à Russia Today

 

Texte intégral de l’interview exclusive accordée par le Président syrien à Russia Today
Assad : « Je suis Syrien. J’ai été façonné par la Syrie. Je dois vivre et mourir en Syrie »
Le 9 Novembre 2012, la chaîne Russia Today a diffusé un entretien exclusif entre le Président de la Syrie, le Docteur Bachar al-Assad, et la journaliste Mme Sophie Shevardnadze. L’entretien a eu lieu à Damas. En voici le texte intégral.
11 novembre 2012
Assad : ce n’est pas une guerre civile, le terrorisme est mon ennemi

­ « Notre ennemi est le terrorisme et l’instabilité en Syrie »

Mme Sophie Shevardnadze : Merci Monsieur le Président pour avoir accordé cet entretien à la chaîne "Russia Today".

M. le Président Al-Assad : Bienvenue à vous, à Damas.

Q. Il y a un an, beaucoup étaient convaincus que vous ne tiendriez pas jusqu’ici. Et pourtant, nous nous trouvons aujourd’hui au palais présidentiel rénové et enregistrons cet entretien. Qui sont vos ennemis du moment ?

R. Notre ennemi est le terrorisme et l’instabilité en Syrie. Là est notre ennemi. Ce n’est pas un problème de personne. Tout le problème ne peut se ramener à ce que je parte ou reste. Il s’agit de la sécurité ou de l’insécurité du pays. Tel est l’ennemi que nous combattons en Syrie.

Q. Je suis ici depuis deux jours et j’ai donc eu l’occasion de m’entretenir avec quelques personnes à Damas. Certains disent que, que vous partiez ou que vous restiez n’a désormais plus d’importance. Qu’en pensez-vous ?

R. Je pense que la question de savoir si le président doit rester ou partir revient au peuple, non à l’opinion de quelques uns. La seule chose à faire est de s’en remettre aux urnes électorales. Par conséquent, le problème ne dépend pas de ce que l’on entend dire mais des élections qui diront à n’importe quel candidat s’il doit rester ou s’en aller. Tout simplement.

Q. Je crois que ce qu’ils entendent par là est que vous n’êtes plus la cible. C’est la Syrie qui est ciblée !

R. Je n’ai jamais été la cible. En tous cas, je ne suis pas le problème. L’Occident se crée des ennemis. Dans le passé, l’ennemi était le communisme, c’est devenu l’Islam, puis Saddam Hussein pour une autre raison. Maintenant, les Occidentaux veulent se créer un nouvel ennemi représenté par Bachar… C’est pourquoi ils disent que le problème est le président et que, par conséquent, il devrait s’en aller. C’est pourquoi nous devons nous concentrer sur le vrai problème et ne pas perdre notre temps à écouter ce qu’ils disent.

­ « Nous ne sommes pas dans la bataille du président ; c’est la bataille des Syriens »

Q. Croyez-vous toujours que vous êtes le seul homme capable de garantir l’unité de la Syrie, le seul homme capable de mettre fin à ce que le monde entier qualifie de « guerre civile » ?

R. Nous devons considérer le problème sous deux aspects. Le premier est celui de la Constitution. C’est de la Constitution que je tiens mes prérogatives. Et conformément à la Constitution et à ces prérogatives, je dois être en mesure de résoudre le problème. Mais si avez voulu dire qu’il n’y a pas un autre Syrien qui pourrait devenir président, non, tout Syrien peut devenir président. Nous avons beaucoup de Syriens éligibles pour cette fonction. Vous ne pouvez pas toujours relier tout le pays à une seule personne et de façon permanente.

Q. Mais vous vous battez pour votre pays. Pensez-vous être l’homme qui peut mettre fin à ce conflit et ramener la paix ?

R. Je dois être l’homme qui le peut et c’est ce que j’espère. Ceci dit il ne s’agit pas du pouvoir du président mais de la société dans son ensemble. Nous devons être précis sur ce point. Le président ne peut rien faire sans le concours des institutions et le soutien du peuple. Nous ne sommes pas dans la bataille du président ; c’est la bataille des Syriens. Chaque Syrien est désormais impliqué dans la défense de son pays !

Q. C’est vrai. Beaucoup de civils meurent aussi dans ces combats. Par conséquent, si vous deviez gagner cette guerre, comment vous réconcilierez-vous avec votre peuple après tout ce qui s’est passé ?

R. Une fois de plus, restons précis. Le problème n’est pas entre moi et le peuple. Je n’ai aucun problème avec le peuple, mais les États-Unis sont contre moi, l’Occident est contre moi, nombre de pays arabes sont contre moi, et la Turquie qui n’est évidemment pas un pays arabe est contre moi. Si le peuple syrien était contre moi, comment serai-je encore là ?!

Bashar al Assad et la journaliste de RT Sophie Shevardnadze

« Nous ne sommes pas dans une guerre civile. Il s’agit de terrorisme et du soutien accordé aux terroristes à partir de l’étranger pour déstabiliser la Syrie »

Q. Le peuple n’est pas contre vous ?

R. Alors le monde entier, ou disons une grande partie de ce monde y inclus le peuple syrien, est contre moi ? Serais-je Superman ? Je suis un être humain. C’est illogique de dire que le peuple est contre moi. Il ne s’agit pas de me réconcilier avec le peuple, ni que les Syriens se réconcilient entre eux. Nous ne sommes pas dans une guerre civile. Il s’agit de terrorisme et du soutien accordé aux terroristes à partir de l’étranger pour déstabiliser la Syrie. C’est cela notre guerre.

Q. Vous ne croyez toujours pas qu’il s’agit d’une guerre civile ? Je vous pose cette question parce que je sais que beaucoup pensent qu’en Syrie existent des opérations terroristes indéniables et un conflit sectaire, à la fois. Pour exemple, nous avons tous entendu parler de cette mère dont l’un des fils se bat au côté de l’armée réglementaire tandis que l’autre se bat au côté de l’opposition, comment se pourrait-il qu’il ne s’agisse pas d’une guerre civile ?

R. Il existe des divisions, mais les divisions ne signifient pas guerre civile. C’est totalement différent, les guerres civiles se fondant sur des problèmes d’origine ethnique ou confessionnelle. Des tensions entre ethnies ou communautés peuvent parfois survenir, mais ce ne sont pas des problèmes pour autant. Un désaccord au sein d’une famille, d’une tribu, ou d’une ville ne témoigne pas d’une guerre civile. C’est complément différent et c’est même normal. Nous devons nous y attendre.

Q. Si j’ai parlé de votre réconciliation avec le peuple c’est parce que je vous ai entendu dire à maintes occasions que votre seul souci est ce que le peuple syrien pense de vous, ressent pour vous, et s’il souhaite ou non que vous soyez le président. Ne craignez-vous pas qu’en fin de compte, les Syriens finissent par se désintéresser de la vérité, et qu’ils se contentent de vous blâmer pour le carnage qu’ils ont subi ?

R. C’est là une question hypothétique, parce que ce que le peuple pense est bon. Pour savoir ce qu’il pense, il nous faut donc le consulter. Je ne dispose pas de cette information pour le moment. Je ne crains pas ce que certains pensent. J’ai peur pour mon pays. Nous devons nous concentrer là-dessus.

Q. Depuis des années, nous entendons parler de la super puissance de l’armée syrienne, de la force et de l’importance des services de sécurité syriens. Mais voilà que ces forces n’ont pas pu écraser l’ennemi comme le peuple s’y attendait et que des attentats terroristes ont lieu au centre même de Damas quasi-quotidiennement. Est-ce que tout ce qu’on nous a raconté n’était que de la mythologie ?

R. Normalement, l’armée et les services de sécurité et du renseignement se concentrent sur l’ennemi extérieur même s’il existe un ennemi intérieur tel que le terrorisme, parce que notre société nous aide ne serait-ce qu’en ne couvant pas les terroristes. Or, aujourd’hui nous vivons un nouveau style de guerre, une « proxy war », dans laquelle le terrorisme se pratique aussi bien par l’intermédiaire de Syriens vivant dans le pays, que par l’intermédiaire de combattants venus de l’étranger. C’est un nouveau style de guerre et nous devons nous y adapter, mais cela demande du temps et n’est pas facile. Non, cette situation n’est pas comparable à une guerre conventionnelle ou régulière. Premièrement, ce type de guerre est beaucoup plus difficile qu’une guerre conventionnelle. Deuxièmement, l’appui politique ainsi que le soutien en armes, en argent et en toutes sortes d’autres moyens dont bénéficient ces terroristes sont sans précédent. C’est pourquoi nous devons nous attendre à ce que cette guerre soit longue et difficile. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu’un petit pays comme la Syrie puisse vaincre, en quelques jours ou semaines, tous les pays qui le combattent par l’intermédiaire de leurs mercenaires.

Q. Oui. À bien y regarder, vous avez d’un côté une armée disposant d’un commandement qui dirige les opérations dans un sens ou un autre, et de l’autre des groupes terroristes disparates et sans stratégie unifiée pour vous combattre. Alors, comment cela se passe-t-il lors des combats ?

R. Ce n’est pas le problème. Le problème est que les terroristes opèrent de l’intérieur des villes au milieu des civils. Malgré cela, nous devons les combattre parce que nous ne pouvons les laisser tuer et détruire ; ce qui nous impose de veiller à n’occasionner que le minimum de dommages aux civils et aussi, aux infrastructures. Telle est la difficulté de ce type de guerre.

­ « Sans les combattants rebelles étrangers et les armes amenées clandestinement tout serait terminé en quelques semaines »

Q. Vous savez que l’infrastructure du pays et son économie souffrent au point que la Syrie semble au bord de la ruine, et le temps travaille contre vous. À votre avis, combien de temps vous faudra-t-il pour écraser vos ennemis ?

R. Nous ne pouvons pas répondre à cette question et nul ne peut prétendre y répondre tant que nous ne saurons pas à quel moment ils cesseront d’infiltrer des étrangers venus des quatre coins du monde - le monde musulman et le Moyen-Orient en particulier- et à quel moment ils cesseront de leur fournir toutes sortes d’armement. S’ils arrêtaient, je pourrais vous répondre. Je peux vous dire que tout serait terminé en quelques semaines. Ce n’est pas insurmontable. Mais si l’approvisionnement en armes et l’assistance logistique de ces terroristes perdurent, la guerre sera longue.

Q. Et que penser de vos quatre mille kilomètres de frontière difficilement contrôlable, que vos ennemis peuvent traverser pour aller se fournir en armes et accéder aux soins médicaux en Jordanie ou en Turquie, puis revenir vous combattre !?

R. Aucun pays au monde ne peut « sceller » ses frontières. Ils utilisent ce mot parfois, mais il est impropre. Par exemple, même les États-Unis n’arrivent pas à sceller leur frontière avec le Mexique, et il pourrait en être de même pour la Russie qui est un vaste pays. Aucun pays ne le peut. En revanche, on peut arriver à une meilleure situation à ses frontières en établissant de bonnes relations avec ses voisins ; ce qui nous fait défaut en ce moment, du moins avec la Turquie. La Turquie soutient plus que tout autre pays le trafic de terroristes et d’armes vers la Syrie.

­ « L’armée syrienne n’a pas reçu l’ordre de bombarder le territoire turc »

Q. Puis-je vous poser une question ? J’ai visité la Turquie récemment et j’ai trouvé que les gens étaient très préoccupés par ce qui pourrait arriver entre la Syrie et la Turquie. Pensez-vous qu’une guerre avec la Turquie soit un scénario réaliste ?

R. Raisonnablement, non je ne le pense pas et pour deux raisons. La guerre nécessite un soutien populaire, et la majorité du peuple turc ne veut pas de cette guerre. Par conséquent, je pense qu’aucun responsable raisonnable ne peut aller à l’encontre de la volonté du peuple, et il en est de même pour la Syrie. Il n’y a pas de conflit ou de différend entre le peuple syrien et le peuple turc. Le problème se situe entre les gouvernements et les responsables officiels, les nôtres et les leurs, à cause de leur politique. Donc, je ne vois pas de guerre entre la Syrie et la Turquie à l’horizon.

Q. À quand remonte la dernière fois où vous avez rencontré M. Erdogan, et comment s’est terminé votre entretien ?

R. En Mai 2011 après sa victoire aux élections.

Q. Donc, vous l’avez juste félicité, et c’était votre dernière rencontre ?

R. Oui, et ce fut la dernière.

Q. Qui bombarde le territoire turc ? Les forces gouvernementales ou les rebelles ?

R. Pour pouvoir répondre, il faudrait un comité mixte des deux armées pour dire qui bombarde qui, parce qu’il y a un grand nombre de terroristes à la frontière et qu’ils sont munis de mortiers, ils sont donc capables de bombarder aussi. Il faudrait mener une enquête sur la nature des projectiles et leur lieu de chute, etc. Ce qui n’a pas été fait. Nous avons proposé au gouvernement turc la formation d’un tel comité, mais il a refusé, nous ne pouvons donc pas répondre à la question. Ceci dit, étant donné le grand nombre de terroristes à la frontière, leur éventuelle implication n’est pas à exclure, parce que l’armée syrienne n’a pas reçu l’ordre de bombarder le territoire turc, que nous n’avons aucun intérêt à cela, et qu’il n’y a pas d’inimitié entre nous et le peuple turc. Nous considérons les Turcs comme des frères. À moins qu’il ne s’agisse d’une erreur, pourquoi agirions-nous de la sorte ? Une enquête est donc nécessaire.

Q. Acceptez-vous l’idée qu’il s’agisse d’une erreur de vos forces gouvernementales ?

R. C’est une possibilité. Dans toutes les guerres des erreurs sont commises. Vous savez qu’en Afghanistan, ils ne cessent de parler de « tirs amis ». Donc, si une armée en arrive à tuer les siens par erreur, cela signifie que la même chose pourrait se produire dans n’importe quelle guerre, mais nous ne pouvons pas dire que c’est arrivé.

­

« Erdogan se voit en Calife »

Q. Pourquoi la Turquie que vous traitiez en nation amie s’est-elle transformée en point d’appui pour l’opposition ?

R. Pas la Turquie, le gouvernement de M. Erdogan, pour rester précis. Le peuple turc a besoin de bonnes relations avec le peuple syrien. C’est M. Erdogan qui croit que si les Frères musulmans s’emparaient du pouvoir dans la région, et particulièrement en Syrie, il pourrait garantir son avenir politique. L’autre raison est qu’il considère être, lui-même, le nouveau sultan ottoman et qu’il pourrait prendre le contrôle de la région comme ce fut le cas sous le règne de l’Empire ottoman, mais sous une nouvelle ombrelle. En son for intérieur, il se voit en Calife. Voilà les deux raisons qui font que sa politique de « zéro problème » s’est transformée en politique de « zéro ami » !

Q. Mais ce n’est pas seulement l’Occident qui est contre vous ; vous avez beaucoup d’ennemis dans le monde arabe. Il ya deux ans, l’évocation de votre nom suscitait un grand respect, et les voilà qui vous trahissent à la première occasion. Pourquoi tant d’ennemis dans le monde arabe ?

R. Ce ne sont pas des ennemis. La plupart des gouvernements arabes soutiennent implicitement la Syrie, mais n’osent pas le déclarer publiquement.

Q. Pourquoi ?

R. Pressions de l’Occident, et parfois pressions des pétrodollars dans le monde arabe.

Q. Qui vous soutient dans le monde arabe ?

R. De nombreux pays soutiennent la Syrie sans oser le déclarer explicitement. Tout d’abord, il y a l’Irak qui joue un rôle efficace en appuyant la Syrie dans cette crise, car c’est un pays voisin et ses dirigeants savent qu’en cas de guerre contre la Syrie, il y aura guerre dans le voisinage, y compris en Irak. D’autres pays témoignent de leurs positions favorables, comme l’Algérie et Oman en particulier. D’autres encore, que je ne citerai pas ici, ont adopté une attitude positive sans l’accompagner d’actions concrètes.

Q. Pourquoi cette insistance de l’Arabie saoudite et du Qatar à réclamer votre départ, et en quoi la déstabilisation du Moyen-Orient pourrait-elle servir leur agenda ?

R. Franchement, je ne peux pas répondre à leur place. C’est à eux de répondre à cette question. Mais ce que je peux dire est que le problème entre la Syrie et de nombreux autres pays du monde arabe ou de la région et de l’Occident, est dû au fait que nous disons « non » quand nous pensons devoir dire « non ». Certains pays pensent pouvoir contrôler la Syrie par les diktats, l’argent ou les pétrodollars. Ce n’est pas possible en Syrie. C’est là le problème. Ils voudraient peut-être y jouer un certain rôle. Nous n’y voyons pas d’inconvénients. Qu’ils le méritent ou non, ils peuvent jouer leur rôle, mais pas au détriment de nos intérêts.

Q. S’agit-il de contrôler la Syrie ou d’y exporter leur vision de l’islam ?

R. Vous ne pouvez pas dire que telle est la politique gouvernementale des pays en question. Parfois ce sont des individus ou, pour certains pays, des institutions qui soutiennent cette approche sans qu’elle soit annoncée comme politique officielle, car ils ne cherchent pas à ce que l’on fasse la promotion de leur attitude extrémiste. Il n’empêche qu’en réalité, c’est bien cette politique qu’ils pratiquent par un soutien indirect des gouvernements, ou par des aides venant de fondations, d’institutions et de particuliers. Cela fait partie du problème. Mais puisque je m’exprime au nom d’un gouvernement, je ne peux parler que de la politique annoncée, laquelle comme toute autre politique dépend des intérêts et des jeux de rôle. Nous ne pouvons donc pas ignorer ce que vous avez évoqué.

Q. L’Iran, qui est un allié très proche, est également soumis à des sanctions économiques et fait aussi face à la menace d’une invasion militaire. Si vous étiez confronté à l’option de restaurer la paix dans votre pays à la condition de rompre vos liens avec l’Iran, le feriez-vous ?

R. Nous n’avons pas d’options contradictoires à ce sujet, parce nous avons de bonnes relations avec l’Iran depuis 1979 jusqu’à aujourd’hui et qu’elles sont en constante amélioration, mais en même temps nous cherchons la paix. Nous avons travaillé au processus de paix, et nous avons travaillé aux négociations de paix. L’Iran n’a pas été un facteur contre la paix. C’est une information inexacte que l’Occident tente de promouvoir en disant que si nous avons besoin de la paix, nous n’avons pas besoin d’avoir de bonnes relations avec l’Iran. Il n’existe aucun rapport entre ces deux sujets, qui sont complètement différents. L’Iran a apporté son soutien à la Syrie. Il a soutenu notre cause ; celle des territoires occupés. Nous devons le soutenir dans sa cause. C’est simple. L’Iran est un pays très important dans la région. Si nous voulons la stabilité, nous devons cultiver nos bonnes relations avec l’Iran. Vous ne pouvez pas parler de stabilité si vous avez de mauvaises relations avec l’Iran, la Turquie et ainsi de suite. C’est clair.

­ « Le but final d’Al-Qaïda est la création d’un émirat islamique en Syrie »

Q. Avez-vous des informations sur le financement, des rebelles combattant en Syrie, par des agences occidentales du renseignement ?

R. Non, ce que nous savons c’est qu’elles offrent leur savoir-faire aux terroristes à partir du territoire turc, et parfois à partir du territoire libanais. Cependant, certaines agences régionales sont encore plus actives que les agences occidentales, tout en restant sous le contrôle des services de renseignement occidentaux.

Q. Quel est le rôle d’Al-Qaïda en Syrie en ce moment ? Contrôlent-t-ils une force de coalition rebelle ?

R. Non, je ne pense pas qu’ils cherchent à contrôler, mais plutôt qu’ils cherchent, selon leurs propres termes, à établir leurs propres royaumes ou émirats, en effrayant ou en intimidant la population par leurs attentats, assassinats, attentats-suicides et toutes sortes d’exaction. Ils espèrent ainsi pousser les gens au désespoir qui les amènerait à les accepter comme fait accompli. Ils avancent donc, étape par étape, leur but final étant la création, disons le ainsi, d’un émirat islamique en Syrie, à partir duquel ils pourraient promouvoir leur idéologie particulière dans le reste du monde.

Q. Parmi ceux qui s’opposent à vous et ceux qui vous combattent, avec qui parleriez-vous ?

R. Avec toute personne qui aurait la réelle volonté d’aider la Syrie, mais nous ne perdons pas notre temps avec celui qui voudrait exploiter la crise pour ses intérêts personnels.

Q. À maintes reprises, les forces gouvernementales, pas vous, ont été accusées de crimes de guerre commis contre les civils syriens. Acceptez-vous de telles accusations ?

R. Nous combattons le terrorisme et appliquons la Constitution pour protéger le peuple syrien. Rappelez-vous ce qui s’est passé en Russie il y a plus d’une décennie. Vous faisiez face au terrorisme en Tchétchénie et ailleurs. Ils attaquaient les théâtres, les écoles et autres lieux publics, et l’armée russe a protégé le peuple. Appelleriez-vous cela des crimes ? Non, vous ne le feriez pas. Premièrement, "Amnesty International" a reconnu, il y a deux jours, les crimes de guerre commis par un groupe armé qui avait capturé et exécuté des soldats syriens quelques jours auparavant ; et "Human Rights Watch" a également reconnu ce fait, tout comme il a reconnu plus d’une fois les crimes de ces groupes terroristes et les a décrit comme des crimes de guerre. Deuxièmement, il est illogique qu’une armée commette des crimes de guerre contre son propre peuple, d’autant plus que l’armée syrienne est issue de ce même peuple. Et, une armée qui commettrait des crimes contre son peuple se diviserait et se désintégrerait. Par conséquent vous ne pouvez pas avoir une armée forte alors que vous tuez votre peuple. Troisièmement, aucune armée ne pourrait tenir vingt mois dans des circonstances aussi difficiles sans le soutien du peuple. Par conséquent, comment pourriez avoir un tel du soutien du peuple alors que l’armée l’assassine ? C’est une contradiction ! C’est ma réponse.

­ « Je dois vivre et mourir en Syrie »

Q. À quand remonte la dernière fois où vous vous êtes entretenu avec un dirigeant occidental ?

R. C’était avant la crise.

Q. À un moment ou à un autre, vous ont-ils proposé des conditions qui reviendraient à dire que si vous quittiez la présidence, la paix reviendrait en Syrie ?

R. Non, ils ne l’ont pas proposé directement, non, mais qu’ils fassent une telle proposition directement ou indirectement, c’est une question de souveraineté et seul le peuple syrien a le droit d’en parler. Partant de là, ce type de propositions direct ou indirect ou par médias interposés n’a pas de sens, ni de poids en Syrie.

Q. Mais avez-vous encore le choix ? Parce que vu de l’extérieur, vous n’avez nulle part où aller. Où iriez-vous si vous décidiez de partir ?

R. En Syrie. J’irai de la Syrie en Syrie. C’est le seul endroit où nous pouvons vivre. Je ne suis pas une marionnette. L’Occident ne m’a pas fabriqué pour que je me réfugie chez lui ou ailleurs. Je suis Syrien. J’ai été façonné par la Syrie. Je dois vivre et mourir en Syrie !

­ « Je crois en la diplomatie et dans le dialogue. Mais nous devons rester réalistes »

Q. En ce moment précis, pensez-vous qu’il reste une chance pour la diplomatie ou le dialogue, ou bien seule l’armée peut mettre fin à cette crise ?

R. Je crois toujours en la diplomatie et j’ai toujours cru dans le dialogue même avec ceux qui ne le comprennent pas ou n’y croient pas. Nous devons continuer à essayer. Je pense que nous pourrons en obtenir un succès partiel. Nous devons donc poursuivre nos efforts dans le sens de ce succès partiel avant d’arriver au succès total. Mais nous devons rester réalistes. Il ne faut pas croire qu’à lui seul le dialogue peut nous garantir le succès ; ceux qui commettent ces actes criminels appartenant à plusieurs sortes d’individus. La première correspond à ceux qui ne croient pas au dialogue, en particulier les extrémistes. La seconde est constituée de hors la loi condamnés par la Justice des années avant le début de la crise, leur ennemi naturel étant le gouvernement puisqu’ils reviendront à la case prison si la vie normale reprenait son cours. La troisième englobe les individus soutenus par l’étranger et qui ne sont redevables qu’aux individus ou gouvernements qui les ont payés et leur ont fourni des armes ; ceux-là ne sont pas maîtres de leur décision, et c’est l’une des raisons qui nous invite à rester réalistes. Mais, il existe un tout autre groupe de personnes, combattanst ou hommes politiques, qui acceptent le dialogue. C’est avec eux que nous poursuivons le dialogue depuis des mois, certains combattants ayant déjà déposé les armes et repris le cours normal de leur vie.

­ « Le coût d’une invasion étrangère serait supérieur à ce que le monde entier pourrait supporter »

Q. Pensez-vous qu’une invasion étrangère de la Syrie soit imminente ?

R. Je pense que le coût d’une telle invasion, si elle se produisait, serait supérieur à ce que le monde entier pourrait supporter, parce que si maintenant les problèmes sont en Syrie - à savoir le dernier bastion de la laïcité, de la stabilité et de la coexistence dans la région - l’effet domino qui en résulterait affectera le monde de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. Et vous savez quelles en seraient les implications sur le reste du monde. Je ne pense pas que l’Occident se dirige dans cette direction. Si jamais cela devait arriver, nul ne peut prédire la suite.

Q. Monsieur le Président, vous reprochez-vous quoi que ce soit ?

R. Il est normal de vous attendre à commettre des erreurs à chaque prise de décision, sinon vous n’êtes pas humain.

Q. Quelles seraient vos plus graves erreurs ?

R. Franchement, elles ne me viennent pas à l’esprit en cet instant. Avant même de prendre une décision, je considère toujours qu’une partie de celle-ci pourrait être une erreur. Mais on ne peut juger ses erreurs à chaud. Parfois, et notamment en période de crise, on ne peut distinguer ce qui est juste de ce qui est faux qu’une fois le problème surmonté. C’est pourquoi, je ne serai pas objectif si je parlais de mes erreurs en ce moment, puisque nous sommes en plein milieu de la crise.

Q. Vous n’avez donc pas encore de regrets ?

R. Non, pas actuellement. C’est quand tout devient clair que vous pouvez parler de vos erreurs, certainement qu’il y en a, et c’est normal.

Q. Si nous étions le 15 Mars 2011, lorsque les manifestations ont commencé à se développer et à s’intensifier, quelles sont les choses que vous auriez faites différemment ?

R. J’aurai fait ce que j’ai fait le 15 Mars.

Q. Exactement la même chose ?

R. Tout à fait. J’aurai demandé à toutes les parties de s’engager dans le dialogue et de faire barrage aux terroristes, car c’est ainsi que les choses ont commencé. Les manifestations ont servi de couverture à des combattants qui ont fait feu sur des civils et des militaires à la fois. Peut-être qu’au niveau tactique, il aurait fallu agir autrement, mais en tant que président, vous n’êtes pas tacticien et prenez vos décisions à un niveau stratégique, ce qui est d’un ordre différent.

Q. Monsieur le président Al-Assad, comment vous voyez-vous dans une dizaine d’années ?

R. Je me vois à travers mon pays. Je ne peux pas me voir moi-même. Je peux voir mon pays. Je peux me voir à travers lui.

Q. Vous vous voyez en Syrie ?

R. Absolument. Je ne peux être qu’en Syrie. Je ne parle pas de la fonction. Je ne m’y vois pas en tant que président ou autre. Ce n’est pas mon souci. Je me vois dans ce pays, comme dans un pays sûr, stable et plus prospère.

Mme Sophie Shevardnadze : Merci M. le Président Bachar al-Assad pour cet entretien accordé à Russia-Today.

M. le Président Bachar al-Assad : Merci à vous pour être venue en Syrie.

Russia Today , 9 novembre 2012.

Vidéo transcrite et traduite par Mouna Alno-Nakhal [Biologiste]
10.11.2012.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 04:48

 

 

La crise grecque vécue de l’intérieur,
en vidéo


Voici le premier épisode d'un documentaire qui propose de découvrir ce qu'il se passe au coeur de la population grecque.

 

Il était déjà disponible en version "audio", mais voici la nouvelle version avec un montage image.

 

La page web du projet : http://hivereuropeen.wordpress.com/

 

Et les deux épisodes suivants se trouvent ici :

 

http://hivereuropeen.wordpress.com/listen/episode-2-athens-second-part/

http://hivereuropeen.wordpress.com/listen/episode-3-athenes-troisieme-partie/

 

 

 

En Grèce, l’austérité est en train de ravager la société existante. Les premiers à pouvoir en parler sont les Grecs eux mêmes, qui ont ici le temps de nous livrer le témoignage de ce qu’ils vivent.

Ça fait froid dans le dos, et ce n’est que le début (en tous cas d’après la Troïka qui en veut encore pendant huit ans...).

 

Ceci est le premier épisode de la série, dans sa version vidéo. Les deux deux épisodes suivants sont à écouter à ces adresses :

http://hivereuropeen.wordpress.com/listen/episode-2-athens-second-part/

http://hivereuropeen.wordpress.com/listen/episode-3-athenes-troisieme-partie/

 

Plus d’informations sur le documentaire à trouver ici : http://hivereuropeen.wordpress.com/

 

Bonne écoute.

 

Image : Stefania Mizara, tous droits réservés

 

http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/la-crise-grecque-vecue-de-l-36926

 

 

_____________________________________

 

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Link to OkeaNews

Similitudes, par Etienne Haug [Chroniques d'un hiver européen]

Posted: 12 Nov 2012 12:44 AM PST

Imaginons un pays. Une crise financière sans précédent provenant de Wall Street va déstabiliser son économie. En moins d’un an, le pays plonge en récession et la baisse de la production combinée à l’augmentation du chômage de 9 à 14% de la population active vont gravement détériorer les finances de l’état. Ces finances étaient déjà fragiles à cause d’une dette importante contractée de manière plutôt contestable. Mais la nouvelle montée en flèche de l’endettement due à la crise économique inquiète les autorités qui procèdent à un changement de gouvernement et mettent au pouvoir un conservateur issu de la bourgeoisie, économiste formé à la London School of Economics. Dans le même style : :
  1. Chroniques d’un Hiver Européen, Episode 2 Aujourd'hui, deuxième épisode de "Chroniques d'un Hiver Européen", un superbe web radio-documentaire citoyen. Ce documentaire est à partager, à diffuser, partout : il est l'ensemble des voix grecques qui souhaitent...
  2. Chroniques d’un hiver Européen – Episode 3 Chroniques d’un hiver européen est une série documentaire radiophonique racontant le quotidien de citoyens européens pendant la crise économique connue sous le nom de « crise de la dette européenne...
  3. Chroniques d’un Hiver Européen, Episode 1 Aujourd'hui, premier épisode de "Chroniques d'un Hiver Européen", un web radio-documentaire citoyen. Comme je l'avais cité dans ce post, j'ai eu la chance de rencontrer Etienne Haug, le porteur du...

L’actualité complète de la Grèce pour la semaine du 5 au 9 novembre

 

2012 [avec rbnews]

Posted: 11 Nov 2012 02:54 AM PST

Retour sur une semaine d’actualité dense, en partenariat avec RadioBubble. Les faits marquants de la semaine : La Grèce encore a fait la une des médias internationaux au cours des deux dernières semaines, d’abord en raison de l’arrestation du journaliste Kostas Vaxevanis et d’autres cas de censure des médias, puis en raison du nouveau plan d’austérité familièrement connu comme le [...] Dans le même style : :
  1. Mordorandum : vers une Grèce du tiers mondeLe mordorandum est passé. 199 députés ont dit "Nai se ola" - oui pour tout - cette nuit. Les députés des 2 partis majoritaires (PASOK et ND) ayant voté "non"...
  2. Grèce : le mémorandum est-il légal ?A l'heure où la troïka et certains gouvernements européens (ou le nouveau président français, voir ici, commentaires à suivre dans un futur article) continuent à prôner l'austérité concernant la Grèce,...
  3. Mémorandum, Mordorandum : allocation chômage, prise d’otage et … scandale européen ?Deuxième effet Mémorandum : après la baisse de 22% des salaires, activée aujourd'hui, le 12 mars prochain, 290 000 personnes sans emploi -et ayant cotisé- vont voir leur allocation baisser...
AFP / 11 octobre 2012 17h53) ATHENES -
La Grèce se prépare à accueillir jusqu'à 20.000 refugiés de Syrie

www.romandie.com
 
 
Angela Merkel à Lisbonne sous les huées des manifestants
fr.euronews.com
Photo : === FLASH ! === L’EUROPE, UNE DICTATURE QUI SE MET EN PLACE = CONFÉRENCE + DÉBAT DE FRANÇOIS ASSELINEAU DIMANCHE 25 NOVEMBRE À 15H30 À ASNIÈRES (HAUTS-DE-SEINE) https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/-leurope-une-dictature-qui-se-met-en-place-conf%C3%A9rence-d%C3%A9bat-de-fran%C3%A7ois-asseline/10151115980387038

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 04:46
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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 04:31

 

Après la guerre, les affaires


Cherif Brahmi
Lundi 12 Novembre 2012


Après la guerre, les affaires

Après un hold-up, vient toujours le partage du butin. L’argent du pétrole libyen tombé dans l’escarcelle des pays occidentaux n’échappe pas à cette règle. La France prend sa part de dividendes récoltés à la suite de l’intervention militaire occidentale en Libye, qui a conduit à l’assassinat de Mouammar Kadhafi et à l’installation de nouvelles autorités dans ce pays plongé dans le chaos depuis et où, ironie du sort, l’essence manque. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a annoncé que le fonds souverain de l’Etat libyen, Libyan Investment Authority, vient d’adresser une lettre d’intérêt en vue d’une reprise éventuelle pour sauver la raffinerie française Petroplus de Petit-Couronne, menacée de fermeture. Le Fonds stratégique d’investissement français prendrait une place symbolique à ses côtés comme partenaire minoritaire, pour soigner la forme. Le tribunal de commerce de Rouen décidera le 13 novembre de la prolongation de la période de dépôt des offres pour permettre l’opération. Et si ça marche avec cette raffinerie, pourquoi ne pas continuer, les annonces de fermeture d’activités et de mise au chômage de salariés ne manquent pas en France. Il faut savoir que la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen (Seine-Maritime), qui emploie 470 salariés, est en liquidation judiciaire suite à la faillite de sa maison mère suisse. Arnaud Montebourg part en Libye la semaine prochaine, avec le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, pour peaufiner cette formule, manière de faire payer aux Libyens l’addition de la coûteuse intervention militaire dans leur pays. Pour la petite histoire, Petroplus, raffineur suisse en faillite, n’a pas payé les cargaisons que lui a livrées Sonatrach. Cela représente 250 millions de dollars. Mais les responsables algériens disent disposer des mécanismes nécessaires pour résoudre cette affaire.


Cherif Brahmi

algeriepatriotique.com

 

http://www.alterinfo.net/Apres-la-guerre-les-affaires_a83457.html

 

 

 

 

 

sur ce site

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 03:30

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Pour voir les vidéos sur les Poilus,

aller directement sur mon site officiel "Chantal Dupille",

parution complète ici :

Les Poilus, dossier. Pas de commémoration de toutes les guerres ensemble !

 

  http://angely.over-blog.com/article-24692972.html

20081111_StJulien-expo-poilus_3145.jpg Verdun

 

 

N'enterrons pas

la page de nos Poilus.

Par Chantal Dupille

 

 

Ils avaient 18 ou 20 ans,

ils ont été fauchés avant même d'avoir vécu, aimé.


Les plus chanceux sont revenus - mais dans quel état ?

"Gueules cassées", esprits blessés...

C'est l'horreur de la guerre !


Le dernier poilu, Lazare Ponticelli,

a dit : "La Der des Der" !

Mais ce ne sera pas la Der des Der.

Car les canons doivent être vendus.

Alors, nos enfants seront la chair.

Comme les gosses américains

qui partent sur les champs de bataille

pour payer leurs études ou pour avoir un job.

Et puis, les multinationales de mort

réclament leur lot de victimes.

Les Financiers se frottent les mains.

Les mères pleurent,

les fiancées pleurent,

les gosses pleurent.

Les Grands n'ont cure de nos larmes !

 

Mais Verdun,

mais les Poilus

et l'atroce vie dans les tranchées,

c'est autre chose.

Ils ont enduré l'horreur

au quotidien.

Ils sont morts pour rien.

60.000 en un jour !


Les Puissants ne sont puissants

que sur le sang des peuples.

On ne meurt jamais pour la patrie,

mais pour engraisser

les vampires de la City et de Wall-Street.

 

Mais le sang des Poilus,

de nos Poilus,

de nos ancêtres,

c'est une page d'Histoire

que nous ne devons jamais oublier.

Elle est différente. Elle est unique.

Notre belle terre porte les cicatrices

du sacrifice de nos pères

partis à l'âge où ils étaient encore des enfants.


Nous n'avons pas le droit de confondre cette guerre

avec les aventures impériales et impérialistes.

Nous ne devons pas commémorer

toutes les guerres ensemble,

d'autant que cela s'achèvera sans doute

par la seule évocation des camps de la honte.


N'acceptons pas que toutes les pages d'Histoire

se réduisent à une seule,

comme on veut tuer les Nations pour n'en faire qu'une,

gérée par les gangsters de la banque.


On n'a pas le droit de réduire notre Histoire,

on n'a pas le droit de n'en faire qu'une page,

chacune est spécifique.

Et la page de nos Poilus est sans doute

la plus effroyable de toutes.


Ne tuons pas une 2e fois nos Poilus

en les ensevelissant dans un quasi oubli,

dans l'affreux magma de toutes les guerres de l'OTAN !

 

Battons-nous pour préserver l'honneur de nos Poilus,

battons-nous pour que leur sacrifice n'ait pas été vain !

 

Chantal Dupille

 

 


lfdaadp.jpg
C’était le dernier d’une immense cohorte, celle des 8,5 millions de soldats français de la Grande guerre : Lazare Ponticelli, dernier poilu français survivant, s’est éteint , hier, à l’âge de 110 ans.
Il était le dernier témoin direct de la « der des der ». «L’horreur de cette guerre, je ne l’ai pas oubliée, ni pour moi ni pour ceux qui sont morts. C’est pourquoi je vais le 11 novembre au monument aux morts... » Lazare Ponticelli, seul « poilu » français rescapé de la Première guerre mondiale, n’ira plus se recueillir pour ses camarades. Il est mort, hier, à l’âge de 110 ans.

 
Immigré italien arrivé à 5 ans à Paris, Lazare Ponticelli s’était engagé en août 1914 dans la Légion étrangère en « trichant sur son âge ». Il avait alors 16 ans. Il fut envoyé au front à Soissons, dans l’Argonne puis à Douaumont. D’abord affecté à creuser des fosses pour enterrer les morts, il dut ensuite construire des tranchées, avant d’être enrôlé dans le 3e régiment de chasseurs alpins italiens en 1915. Il fut envoyé combattre les Autrichiens dans le Tyrol, où il fut blessé. A son retour en France en 1921, Lazare Ponticelli créa, avec ses deux frères, une entreprise de chauffage et tuyauterie.

 

Blog de schumi76 :le bon,la brute et le truand...oui ç est bien moi !, Tchao poilu.....

Avec Lazare Ponticelli disparaît le dernier combattant en France de la guerre de 1914-1918, qui fit dix millions de morts, dont 1,4 million de soldats français : paysans, employés, instituteurs, ouvriers, Bretons ou Auvergnats, tirailleurs marocains ou sénégalais, tués sur les coteaux de la Marne, dans les tranchées de Verdun ou du Chemin des Dames. Le conflit aura aussi fait trois millions de blessés, dont un million d ’ invalides, amputés ou gazés et 15.000 « Gueules cassées » , ces soldats défigurés. La Grande Guerre, ce sont aussi des milliers de disparus ou jamais identifiés dans la boue de la Marne ou de Verdun, symbolisés par le Soldat Inconnu qui repose sous la voûte de l’Arc de Triomphe.
Il ne resterait désormais dans le monde que huit survivants de la Première guerre mondiale ayant réellement combattu, selon le recensement effectué par Frédéric Mathieu, concepteur du site spécialisé Derdesders.

 

[ Le Télégramme ]
http://bibliza.over-blog.com/article-17650816.html




pdpc.jpg
Voici une occasion de vous parler de la collection Librio/RadioFrance qui publie régulièrement des Paroles de... Dans un recueil à 2€, des témoignages d'anonymes sur des périodes clés de l'Histoire, ds récits de vie, ... L'un des premiers publiés fût justement Paroles de Poilus, en 1998.
J'aime beaucoup cette collection, je les ai presque tous : ça prend de place dans les étagères et c'est poignant à lire. c'était une belle initiative, de RadioFrance et de Librio de créer cette collection et de continuer à l'entretenir.




pdp2.jpgParoles de Poilus,
Collectif,
Ed. Librio, 1998


Mot de l'éditeur :


 Ces extraits de lettres, de journaux intimes et de récits autobiographiques sont authentiques, tendres et poignants ; ils illustrent notre mémoire collective et rendent à l'histoire sa dimension humaine. Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prénommaient Gaston, Louis, René. Ils étaient palefreniers, boulangers, colporteurs, ouvriers ou bourgeois. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers... Voyageurs sans bagage, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants, revêtir l'uniforme mal coupé et chausser les godillots cloutés... Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures... Huit mille personnes ont répondu à l'appel de Radio France visant à collecter les lettres, jusqu'ici éparpillées, de ces Poilus. Cet ouvrage en présente une centaine. Des mots écrits dans la boue et qui n'ont pas vieilli d'un jour. Des mots déchirants, qui devraient inciter les générations futures au devoir de mémoire, au devoir de vigilance comme au devoir d'humanité...


Le dernier Poilu s'est éteint, quatre-vingt dix ans après la signature de l'Armistice. C'est toute une génération qui s'éteint. C'était la période de l'Histoire de France la pluséloignée dont on ait encore des survivants pour raconter. Aujourd'hui, il ne reste que les livres (comme celui-là), les films, les archives de guerre, ...
Quand on pense que Guillaume Apollinaire, Charles Peguy ou Ernest Hemingway ont fait cette guerre, ça nous semble vraiment loin, mais quand on apprend que le dernier Poilu vient de nous quitter, ça nous semble plus proche, c'est étrange...
Bref, voilà une funeste occasion de lire ou relire cet ouvrage, ou d'autres concernant la Première Guerre Mondiale

 

http://bibliza.over-blog.com/article-17650816.html

 

Paroles de verdun : lettres de poilus - Jean-Pierre Guéno

Description Du 21 février au 18décembre 1916, ce fut l' " enfer de verdun ". Au jour le jour, durant ces dix longs mois, les combattants ont écrit à leur famille ou à leurs proches, et leurs lettres révèlent en direct la tragédie de cet événement. jean-pierre guéno en a réuni un florilège, qui témoigne de l'endurance de ces hommes à la boue des tranchées, à la faim, à la soif, au désespoir, et à l'incompétence des élites militaires, celle de joffre par exemple, qui fit désarmer les forts de la ville six mois avant la ruée allemande. " verdun " est une bataille à somme nulle : 301 jours d'affrontements sévères pour, au final, raccompagner les allemands à la case départ, laissant la meuse tel un immense champ voué au carnage jusqu'en novembre 1918. restent l'humanisme, la formidable bravoure des poilus, à la fois victimes et héros. jean-pierre guéno dirige les éditions radio france. la sensibilité et la finesse de son travail antérieur, paroles de poilus, se retrouve dans ce recueil de lettres qui rend hommage à leurs auteurs et les immortalise

Jean-Pierre Guéno (Auteur)

 


3346030016275.jpg

Coffret 14-18 Paroles de Poilus Coffret DVD (2 disques)

http://www.editionsmontparnasse.fr/p890/Coffret-14-18-Paroles-de-Poilus-Coffret-DVD

la suite ici :

http://www.wat.tv/video/paroles-poilus-1wuum_2hheh_.html

 

 

  VIDEO SUR LE SITE

Le guide rouge de Verdun et de ses champs de bataille.
Images d'après-guerre.

http://livresanciens-tarascon.blogspot.fr/2011/11/le-guide-rouge-de-verdun-images-dapres.html


 

verdun%2B001.jpg

 

Une pensée pour le million de poilus tombés au champ d'honneur et pour les 8 millions de morts qu'a fait cette première guerre mondiale. On aimerait que cette commémoration ne soit pas un tremplin, une tribune pour les opposants ou les militants politiques de tous bords ! Et puis non…

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" Tous des cons ! " aurait dit Céline qui s'y connaissait, lui aussi, avec la connerie humaine. Bien sûr, il faudrait qu'il n'y ait plus de guerre ; bien sûr, il faudrait que les gentils soient heureux et que les méchants meurent – ah, non ! Qu'ils aillent tous en prison. Quel programme !

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Violence : A peine faites-vous une faute de conduite ou encore moins, un regard à la sortie d'une boite de nuit, une pensée qui dérange et l'on vous fait un bras d'honneur, on vous insulte, on se bat avec vous. Et des fois, vous trouvez ça normal. Et des fois, vous vous battez aussi…

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Et vous voudriez quoi ? Ne pas être un exemple ? Tiens ! Une lettre du front pour vous indigner. C'est très à la mode de s'indigner… Pierre

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Karl Fritz, caporal. Argonne, le 16 Août 1916

Chers parents et chères sœurs,

Le 2, à Saint-Laurent, nous avons entendu le signal de l'alerte. On est venu nous chercher avec des véhicules, et on nous a amenés jusqu'à quelques kilomètres du front de Verdun. [...] Vous ne pouvez pas avoir idée de ce qu'on a vu là-bas. Nous nous trouvions à la sortie de Fleury, devant le fort de Souville. Nous avons passés trois jours couchés dans des trous d'obus à voir la mort de près, à l'attendre à chaque instant. Et cela, sans la moindre goutte d'eau à boire et dans une horrible puanteur de cadavres. Un obus recouvre les cadavres de terre, un autre les exhume à nouveau. Quand on veut se creuser un abris, on tombe tout de suite sur des morts. Je faisais partie d'un groupe de camarades, et pourtant chacun ne priait que pour soi. Le pire, c'est la relève, les allées et venues. A travers les feux de barrages continus. Puis nous avons traversé le fort de Douaumont, je n'avais encore jamais rien vu de semblable. Là, il n'y avait que des blessés graves, et ça respirait la mort de tous les côtés.

verdun%2B007.jpg
En plus, nous étions continuellement sous le feu. Nous avions à peu près quarante hommes morts ou blessés. On nous a dit que c'était somme toute assez peu pour une compagnie. Tout le monde était pâle et avait le visage défait. Je ne vais pas vous en raconter davantage sur notre misère, je pense que ça suffit. Nous étions commandés par un certain adjudant Uffe. On ne l'a pas vu. Mais le Seigneur m'est venu en aide. Là-dessus, nous sommes repartis pour Spincourt où on nous a chargés sur des véhicules à destination de Grandpont, puis nous sommes revenus en deux jours à nos positions devant Chapelle, où nous sommes maintenant un peu mieux installés. Je vais écrire à Guste. Je vous embrasse de tout coeur et vous recommande à Dieu. Votre fils et frère reconnaissant. Karl



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COLLECTIF. Le Guide Rouge de Verdun et de ses champs de bataille.Verdun, chez Fremont & Fils, sd (1920). Format in-12. Ouvrage réuni par deux solides agrafes non oxydées, couverture illustrée. Publicités aux contre-plats. Cahiers bien solidaires. 112 pages. Nombreuses illustrations et photographies. Livre en bon état. 15 € + port

 


verdun%2B008.jpg

 

► 10:12► 10:12

dailymotion.com30 janv. 2006 - 10 min
Essai libre réalisé en classe de 1ère (année 2004/2005) sur le thème de la première guerre mondiale et des poilus ...

Essai libre réalisé en classe de 1ère (année 2004/2005) sur le thème de la première guerre mondiale et des poilus. Montage effectué à l'aide de Windows Movie Maker 2 (avec des moyens archaïques donc !) mais une bonne note au final : un 20 ! :D

http://www.dailymotion.com/video/xrt8_paroles-de-poilus_creation

(conseillé par eva)

 

Affiche du film d'Emile Buhot Verdun tel que le Poilu l'a vécu (1927)

http://crdp.ac-amiens.fr/pensa/3_13_case3.php

 

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http://museevirtuelmilitaire.centerblog.net/rub-documents-premiere-guerre-.html?ii=1

 

Preview by Thumbshot.org
L’offensive de Verdun
Voir l’animation

Guerre 1914-1918

 

 

Exposition au couvent de CLUNY EN 2011 sur 14/18

Exposition sur la grande guerre au couvent de Cluny en 2011   Petite reconstitution du champ de bataille. Verdun Les tranchées sont « labourées » par l’artillerie Les Poilus sont « hachés » par les obus, mais s’accrochent à cette terre Lorraine

  • un-poilu-raconte-1915-1918.jpg
    Un poilu raconte... 1915-1918
    15 €
    Détails
  • les-poilus-la-france.jpg
    Les Poilus : La France sacrifiée
    8,40 €
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  • Poilus : Les Ders des Ders
    Poilus : Les Ders des Ders
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http://dijon1900.blogspot.fr/2010/03/14-avril-1916-ouverture-du-poilus.html

 

 

  VIDEO SUR LE SITE

 

 

Blogbo-poilus3_p.jpg  Blogbo-poilus4_p.jpg
Cliquez sur les images pour les agrandir

 


Blogbo-poilus1_p.jpg  Blogbo-poilus2_p.jpg

 

 


Blogbo-poilus5_p.jpg  Blogbo-poilus6_p.jpg
Cliquez sur les images pour les agrandir

 

 

Peut-être avez-vous lu "Paroles de Poilus", ce superbe livre composé de lettres de soldats à leur famille durant la première guerre mondiale ? Si ce n'est pas le cas, il faut absolument le faire pour y découvrir, loin des livres d'histoire égrenant chronologiquement des faits de guerre en exaltant l'héroïsme des combattants, le douloureux quotidien d'une génération sacrifiée, les sentiments, les peurs, les angoisses, les colères de ces hommes, parfois tout juste sortis de l'adolescence, parfois père de famille, arrachés de leurs terres pour aller servir de chair à canon.

J'ai eu envie aujourd'hui, alors que le dernier d'entre eux s'en est allé récemment, d'apporter un modeste addendum familial, sous la forme de trois cartes postales écrites durant cette sombre période par deux de mes arrières-grands-pères et adressées à chaque fois - simple coïncidence - à leurs belles-soeurs respectives. Ce sont hélas les seules traces écrites de leur main qui ont su traverser le temps en échappant aux rongeurs et à la pourriture. On y devine, malgré un ton presque badin, un peu de l'enfer qui fut le leur quatre années durant

 

http://blogborygmes.free.fr/blog/index.php/2008/05/03/948-paroles-de-poilus-addendum

 



PAROLES_DE_POILUS.JPG..

 

 

Les Poilus, dossier. Pas de commémoration de toutes les guerres ensemble !

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 03:08

 

Michel Aglietta

Michel Aglietta, Cepii – « La Chine n’a pas fini de nous surprendre en positif « Un état des lieux et une mise en perspective du développement chinois sous l’œil affuté de l’économiste de la régulationhttp://www.lenouveleconomiste.fr/michel-aglietta-cepii-la-chine-na-pas-fini-de-nous-surprendre-en-positif-11889/

 

 

Dimanche 11 novembre 2012

« Capitalisme et Empire » propose une approche différente

 

L’un de mes amis lecteurs m’a signalé que l’article « Congrès du parti communiste chinois : maîtriser les crises et scandales - 10 novembre 2012 » reflète le point de vue des médias occidentaux, qui mettent en avant le capitalisme d’Etat, la corruption et la contre façon, sans aller au fond des explications historiques du développement chinois.

 

Michel Aglietta offre une vision plus complète de la Chine dans le livre « La voie chinoise, Capitalisme et Empire ».

Le succès économique de la Chine est incontestable. S'agit-il d'une économie capitaliste qui ne dit pas son nom ? Si c'est le cas, où est l'État de droit qui devrait l'accompagner ? Et comment concevoir un capitalisme sans capitalistes, ces acteurs privés dont l'influence politique est prépondérante ?
Les auteurs tournent ici le dos aux explications néolibérales pour explorer le formidable héritage culturel et politique de la Chine. Dans une approche qui allie à la théorie du développement économique la philosophie chinoise et les enseignements de l'histoire, ils expliquent pourquoi ce miracle économique ne s'est pas produit après la chute de l'Empire en 1911 et montrent l'importance de l'époque socialiste (1950-1978) pour la réussite de la réforme. Au-delà des changements que connaît la Chine depuis trente-cinq ans, ils analysent ses atouts et les adaptations nécessaires pour aborder le défi d'une croissance soutenable.
Vaste fresque inspirée de la méthode de Fernand Braudel, ce livre propose une réflexion foisonnante sur les rapports entre les institutions politiques et sociales et les marchés. Une véritable référence sur la Chine d'aujourd'hui
.

 

Dans un entretien réalisé par Dominique Bari et Lina Sankari, paru dans « l’Humanité des débats » le 2 novembre et sur le site du PCF de Villepinte le 6 novembre, Michel Aglietta explicite sa pensée.

Dans la Voie chinoise. Capitalisme et empire (Odile Jacob - économie), Michel Aglietta et Guo Bai renversent l’idée dominante selon laquelle l’empire du Milieu aurait construit sa puissance grâce à sa seule intégration dans l’économie de marché. À la veille de l’ouverture du 18e congrès du Parti communiste chinois, Michel Aglietta trace les grandes lignes économiques et politiques de la Chine qui vient.

L’économie, moyen ou fin ? L’approche du 18e congrès du Parti communiste chinois favorise une abondante production littéraire de qualité variable sur l’empire du Milieu. Le livre de Michel Aglietta et Guo Bai, la Voie chinoise. Capitalisme et empire a le mérite de proposer une approche différente, loin des errements sinophobes ou « sinobéats ». L’alliance de ce professeur à Paris-X-Nanterre et de cette chercheuse à HEC rappelle qu’à compter du IIIe siècle avant notre ère, la Chine réalise son unité politique et surtout la préserve.

Au fil du livre, le lecteur saisit comment un régime socialiste parvient à « édifier un capitalisme spécifique », à développer une industrie presque inexistante avant Mao et à poser les bases des réformes, socles de l’ascension économique. Autre mérite : l’ouvrage pose les bases de nouvelles réformes dans une société en proie aux tensions. Si l’économie est un moyen, la fin reste la stabilité, l’unité et le « bien-être » social. Un long chemin pour un pays qui compte 1,3 milliard d’êtres humains. L’un des ouvrages les plus intéressants du moment.

Voir Michel Aglietta. « La Chine peut inventer un système original d’harmonie sociale »

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