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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 22:03
steki1_sm
 
p1060741qdd9cr 
 
Les peuples trois fois victimes:
En subventionnant les banques à l'origine de la crise,
en subissant la rigueur et l'austérité,
en étant frappés jusque dans leur maison.
L'exemple de la Grèce (photos, vidéo, témoignage):
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12656

Commentaire:

"On voit nettement les flics casser des vitrines et violer la propriété privée.

En plus de l'atteinte au bien privé, ils aggréssent des gens.

ça sent la fin pour ce systeme". 

 
 
Lire aussi: 
Arnaque à la Grèce, 3 morts
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12652
 
 
 
 
 
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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 16:39

confrontation.jpg

 

 

La crise de 1929 ? Rien, à côté de l'actuelle !

 

L'Europe est dans le collimateur des spéculateurs, de la City: Elle cherche à réguler les Marchés financiers mondiaux. Intolérable pour les libéraux, inacceptable pour les requins de la Finance ! Elle est donc attaquée, notamment via les Agence de notation. Grèce, puis Portugal, Espagne, Italie... on imagine l'effet de domino ! L'endettement des Etats est tel, que la situation est explosive. Je rappelle les propos de Jacques Attali: "L'endettement est source de guerres planétaires".

 

Le jour où le coeur de la Finance mondiale (la City, à Londres) sera touché, ainsi que les intérêts de la famille royale anglaise, l'Iran sera attaqué. Effet de domino là aussi: La guerre s'étendra dans le monde entier. Tragique fuite en avant ! L'Europe qui, via des dirigeants comme Sarkozy, a complètement lié son destin à celui des Anglo-Saxons (et donc par ricochet aussi à Israël, clone des USA) qui décident des guerres, sera au premier rang. Sa création avait été justifiée par le besoin de paix des peuples, c'était la raison officielle. En réalité, les USA feront sur le continent leurs guerres par procuration, par le truchement de l'Europe enchaînée par l'article V du Traité de l'OTAN (prêter assistance à un pays en guerre), et en réalité aussi, l'Europe a été constituée comme tremplin du NOM, du Nouvel Ordre Mondial broyeur de paix, de nations, de libertés, d'emplois... Seuls grains de sable: Le particularisme de deux grandes puissances, la Russie et  la Chine, et les Musulmans, guère friands de mercantilisme, de compétition, avec leur Charia, leur finance islamique, etc. C'est dans ce cadre qu'il faut comprendre les violentes attaques dont ils sont l'objet, en France, mais aussi dans toute l'Europe, et même partout, via les médias aux ordres de l'occident impérial.  En polarisant l'attention sur la burqa ou sur les minarets (comme en Suisse), par exemple, on dresse les citoyens, indirectement, contre les Arabes, contre les Musulmans, contre... l'Iran, en définitive, désormais présenté comme l'ennemi incontournable, bien que les motifs soient fallacieux. La guerre est proche, avec l'assentiment des citoyens, vivement remontés contre les Musulmans. Vraiment, avec leur accord ? Seront-ils dupes ? C'est un autre débat. Mais la manipulation est totale, et permanente, via les Médias aux ordres du Grand capital apatride, prédateur et guerrier... Citoyens, à vos jardins, à vos catamarans équipés pour le Pôle nord, à vos campings-cars, à vos grottes, à ce que vous voulez, mais en étant solidaires les uns des autres !     

 

La guerre mondiale est inévitable. L'endettement des nations est trop lourd, et la cupidité des financiers trop grande ! Les guerres, d'ailleurs, génèrent beaucoup de profits: Multinationales de l'Armement, de la Chimie, de la Reconstruction, du Pétrole... Et les Médias (ceux de France sont aux mains des mains des industrels de l'armement) sont là pour les relayer, inciter les citoyens à partir en guerre: "Mourir pour la patrie", d'un Benoît Duquesne ou d'une Marie Drucker. Reportages sur les Armées, qui recrutent, ou sur la Légion étrangère. Mourir pour la Patrie ! Non, pour les multinationales apatrides. Nos jeunes, de la chair à canons ? Sans emploi, il faut leur en trouver un. Et cela rentre aussi dans le programme de dépopulation, on fait d'une pierre deux coups ! Pandémies, cancers provoqués par la consommation de pesticides, agriculteurs ruinés, désespoir lié à l'absence de perspectives, suicides liés au chômage, aux OGM (comme en Inde, par centaines de milliers), aux critères de rentabilité... les guerres ne dévorent pas assez de vies !

 

Les peuples sont destinés à faire les guerres dont ils ne veulent pas, et ceux qui les programment, à s'en protéger et à récolter, ensuite, les bénéfices engrangés. 

 

La guerre n'est jamais la solution. Elle est le problème... majeur de l'humanité !

 

Le regretté Abbé Pierre disait: Déclarons la guerre à la misère; certes. Mais notre devoir est aussi de déclarer la guerre à la guerre...

 

eva R-sistons à l'intolérable    

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 16:30

 

chemtrails-stop.jpg

 

Chemtrails

Sylvie nous annonce la tenue d'une rencontre internationale qui aura lieu à Gent fin mai, voir la une vidéo de présentation :

http://www.youtube.com/watch?v=SUBbqxTwgdY

Rappelons que s'il ne faut pas voir des "chemtrails" partout, l'existence de ceux-ci ne fait pour autant AUCUN doute, puisque reconnue officiellement.

Extrait de "Floraison" n° 62 d'avril/mai 2009 :

"Le nom "chemtrail" est un néologisme construit par la contraction de l'anglais chemical trail, soit "traînée de produits chimiques", sur le modèle de (et par opposition avec) "contrail" (contraction de "condensation trail"). Les chemtrails seraient constitués de sels de baryum (en relation avec "Haarp" dont on parlera un jour), ou/et de différents produits, déversés en haute altitude. Parmi les objectifs supposés de ceux qui procéderaient à ces épandages, on trouve la modification du climat et notamment la lutte contre le réchauffement planétaire, un moyen de communication pour l'armée, des expériences de guerre biologique...

 Officiellement, des épandages sont faits à proximité des centrales nucléaires pour éloigner les orages. Mais le conditionnel est-il toujours de mise pour le reste, alors que dans un article du "Guardian", les autorités anglaises reconnaissent en "détails", que ces "essais" ont bien eu lieu (encore ?) ! Le rapport de 60 pages, récemment déclassé, parle d'énormes quantités de produits chimiques et de tests bactériologiques.".

Rappel : Aux États-Unis, un présentateur météo, ex de la "Navy", informe sur des épandages aériens d'aluminium effectués par l'armée, comme antiradar.

  

  

Marée noire

Un PDF est à télécharger ici :

http://vivresansogm.org/piecesjointesdes/index.html

C'est un document complet sur le bateau dépollueur "INTRAPOLL"

  

  

Eric nous dit ceci :

"Ils" ont commencé a effacer pratiquement toutes les vidéos sur le net de "HAARP".

Aussi bien en Français qu'en Anglais.

Par précaution, téléchargez ce que vous trouvez, pour les sauvegarder...

http://video.google.com/videoplay?docid=-838068443480044408

  

 

Plus d'infos sur : artemisia-college.org  

 

 
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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 16:13

 

 vaccin G8

 

 

Grippe A (H1N1): le contrat entre

l'État belge et GSK révélé
 
Un contrat pour le moins confidentiel, classé même top secret.
 
Mais la clause la plus étonnante est que le ministère de la Santé publique dédouane la firme de toutes ses responsabilités en cas de décès ou d'effets secondaires graves.
 
De plus, GSK ne garantit même pas ni la qualité ni l'efficacité ou même la sécurité de son propre vaccin.
 
Un juriste spécialisé qui a travaillé plusieurs années au Service public fédéral de la Santé, Philippe Van Lagendonck :
 
"Elle (GSK, ndlr) a déjà les avantages de ne pas devoir financer elle-même les essais cliniques du produit qui est controversé par rapport aux effets secondaires et elle vend le maximum au prix maximum, quoi qu'il arrive. Donc on décrète à un moment donné, qu'il ne faut pas deux doses mais qu'une dose est suffisante mais peu importe, les vaccins sont vendus et doivent être payés. Là, il y a une disproportion qui n'a aucune raison d'être sauf de respecter uniquement la finalité commerciale".
 
En Europe, seule la Pologne a refusé se contrat de dupes... Ils pourraient bien payer cher cette désobéissance à l'OMS... Quoi ? C'est déjà fait ?
 
 
 
Plus d'infos sur : artemisia-college.org
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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 15:56

Europe-non-FAKIR.jpg

   

Les dessous de la crise grecque par Gilles Bonafi

 

Vous êtes nombreux à me demander ce qu'il va se passer avec la Grèce, voici mon analyse.

La Grèce n'est qu'un prétexte ainsi que l'Espagne et le Portugal bientôt. On joue à se faire peur afin de mettre en place un CERS, Comité Européen du Risque Systémique (la même structure sera créée aux USA) ainsi qu'un trésor européen (FME ou autre), cela se retrouvera dans tous les continents et bien sûr, ils seront tous reliés au FMI qui deviendra le superviseur mondial mettant en place une monnaie supranationale qu'Attali, Strauss-Kahn et désormais Paul Jorion appellent de leurs voeux, le Bancor.
Un verrouillage complet du système donc.

 

Relisez "sauver l'Europe, mode d'emploi".

Cependant, il faut analyser plus en profondeur.

 

Nous sommes en effet face à une crise de la dette, ce qui s'illustre par les différentes phases du krach actuel:
- dettes des particuliers et surtout des "pauvres" : les subprimes.
- dette des banques, le problème du manque de liquidités par le non remboursement des crédits et la chute des CDS.
- dette des états qui injectent des milliers de milliards dans les banques et l'économie pour maintenir à flot le système.

Vous pouvez le constater, la dette suit une courbe exponentielle car elle est la contrepartie de la loi de Pareto (reflet mathématique de la loi de la jungle) qui est elle aussi une exponentielle (du capital accumulé entre autre).

Bien sûr, il faudra bientôt aller chercher l'argent ailleurs, dans une structure supranationale, le FMI avec ses petits satellites futurs (FME).

Une gigantesque fuite en avant car notre système économique fonctionne selon un triptyque qui n'a aucun sens: dette = consommation = travail. La dette n'est donc que la contrepartie naturelle au capital accumulé par quelques-uns et qui n'est pas réinjecté dans l'économie réelle.
Il faut bien comprendre que la création d'argent « ex nihilo » ou pour faire simple la création d'argent par les banques à partir de rien ne sert qu'à désigner les banques comme seules responsables, ce qui au passage permet de ne pas dénoncer les tares structurelles inhérentes à notre système économique. 
En effet, nos supers prédateurs (qui n'en ont jamais assez) ont mis au point un système complexe de captation des richesses que l'on désigne par le mot finance. 

Tout ceci n'est pas viable et nous sommes aujourd'hui à la fin de ce système à bout de souffle.

Albert A. Bartlett, physicien nous donnait la clé mathématique de l'absurdité du capitalisme :
« La plus grande déficience de l'espèce humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle. ».
Nos économies modernes fonctionnent en effet selon un processus fondamental : la croissance.
Or, la consommation détruit notre écosystème.

Pour bien comprendre, l'exemple de la Chine est édifiant.
D'après la Commission nationale pour le développement et la réforme, au cours du 11ème plan quinquennal (2005-2010), la Chine aurait besoin de créer chaque année 20 millions de nouveaux emplois, ce qui impose une croissance minimale de 7% par an. Or, il faut le rappeler, 7% de croissance signifie 7% de pétrole, 7% de bois,7% de nourriture, 7% de pollution en plus, etc. etc.

 
Tout ceci ne peut que très mal se terminer. Gilles Bonafi

 

voir son blog : http://gillesbonafi.skyrock.com/

 

 

Dette des USA

  

  

L'avenir de la bourse

http://www.dailymotion.com/video/xd62ev_indices-update_news (9 mn)

 

 

 

Rappel:

 

Voir http://sos-crise.over-blog.com/article-qui-veut-detruire-la-grece-par-mikis-theodorakis-washington-fmi-49837053.html

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 15:47

 

 

Portrait de Jules Mazarin, frère de Michel.

Extrait du  « Diable  Rouge " -Wikipedia

 

 

Extrait du « Diable Rouge », pièce d'Antoine Rault retraçant la vie de MAZARIN

 

Extrait d'une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV

 

Colbert :  Pour  trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.  J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y  prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au  cou…

 

Mazarin : Quand on  est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on  va en prison. Mais l’Etat…  L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison.  Alors, il continue, il creuse la dette !  Tous les Etats font  ça. 

Colbert : Ah  oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent.  Et comment  en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On  en crée d’autres.

Colbert : Nous ne pouvons pas  taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui,  c’est impossible. 

 

Colbert : Alors, les  riches ? 

Mazarin : Les  riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.  Un riche qui  dépense fait vivre des centaines de  pauvres.  

 

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,  tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le  derrière d'un malade) ! il y a quantité de gens   qui  sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui  travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres !  C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours  plus ! Ceux là ! Plus tu leur  prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir  inépuisable.

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 15:44

Le top 10 des élus les plus chers de la République

Slovar - Blogueur Associé | Mercredi 5 Mai 2010 à 05:01 | Lu 14989 fois


Selon l'INSEE, le salaire moyen de l'ensemble des salariés était de 1 997 euros net par mois en 2008. Bien loin de nos chers élus comme nous le rappelle le blogueur Slovar.



Flickr - CC
Flickr - CC
Comment se porte le pouvoir d'achat des élus?

Voila une question, que l’on aimerait voir plus souvent posée par la presse économique !



Il est vrai que celle-ci est plus diserte sur : l’indispensable compétitivité des salariés français, les « avantages exorbitants » des fonctionnaires, « l’indispensable réforme des retraites » ou le « bonheur d’être Français à Londres » comme nous l’expliquent Les Echos 



Commençons par rappeler quelques chiffres concernant les salaires des français

.

Selon l’Insee, le salaire moyen de l’ensemble des salariés était de 1 997 euros net par mois en 2008. De son côté, le salaire médian était de 1 594 euros net par mois. Source MSN Finances (blog de Patrick Dorffer )



Part des salariés rémunérés sur la base du SMIC

2009 :10,6 %
Salariés à temps partiel
2009 :23%
Source INSEE 



Du côté des élus et politiques, il faut se tourner vers le JDN qui vient de publier une étude baptisée : « Le salaire des élus et hommes politiques »



Quelques exemples de rémunérations et indemnités perçues :




Président de la République



Traitement mensuel : 27 287,95 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (21 194,52 €), une indemnité de résidence (635,84 €) et une indemnité de fonction non imposable (5 457,59 €). Avantages : logement de fonction à l’Elysée, accès gratuit au réseau SNCF, voitures de fonction et chauffeurs, mise à disposition d’une flotte d’avions, bénéfice de plusieurs résidences secondaires.



Gouvernement



Premier ministre Traitement mensuel : 27 287,95 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (21 194,52 €), une indemnité de résidence (635,84 €) et une indemnité de fonction non imposable (5 457,59 €).



Avantages : logement de fonction à Matignon, accès gratuit au réseau SNCF, voitures de fonction et chauffeurs, mise à disposition d’une flotte d’avions, bénéfice de plusieurs résidences secondaires.



Cumul : possible. Un Premier ministre ne peut cumuler son indemnité ministérielle avec des indemnités de mandats électifs que dans la limite d’une fois et demie le montant de son traitement ministériel. Autrement dit 13,644 € bruts par mois. Un Premier ministre peut donc toucher jusqu’à 40 932 € par mois de la part de l’Etat.



Ministre



Traitement mensuel : 18 192,96 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (14 129,68 €), une indemnité de résidence (423,89 €) et une indemnité de fonction non imposable (3 638,39 €). 



Avantages : logement de fonction ou prise en charge par l’Etat d’une superficie maximale de 80 m² plus 20 m² par enfant à charge, accès gratuit au réseau SNCF, voiture de fonction et chauffeur, quota de déplacements aériens.



Cumul : possible. Un ministre ne peut cumuler son indemnité ministérielle avec des indemnités de mandats électifs que dans la limite d’une fois et demie le montant de son traitement ministériel. Autrement dit 9 096,48 € bruts par mois. Un ministre peut donc toucher jusqu’à 27 289 € par mois de la part de l’Etat.



Secrétaire d’Etat



Traitement mensuel : 17 282,37 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (13 825,89 €), une indemnité de résidence (402,7 €) et une indemnité de fonction non imposable (3456,47 €).



Avantages : logement de fonction ou prise en charge par l’Etat d’une superficie maximale de 80 m² plus 20 m² par enfant à charge, accès gratuit au réseau SNCF, voiture de fonction et chauffeur, quota de déplacements aériens.



Cumul : possible. Un secrétaire d’Etat ne peut cumuler son indemnité ministérielle avec des indemnités de mandats électifs que dans la limite d’une fois et demie le montant de son traitement ministériel. Autrement dit 8 641,2 € bruts par mois. Un secrétaire d’Etat peut donc toucher jusqu’à 25 923 € par mois de la part de l’Etat



Le conseil constitutionnel 



13 223 € bruts par mois



Pour mémoire, les anciens présidents de la République sont membres de droit et à vie du Conseil Constitutionnel - Article 56 de la Constitution ... ce qui améliore l’ordinaire !



Elus nationaux



Député

 

Indemnité mensuelle : 7 064,8 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (5 487,25 €), une indemnité de résidence (164,62 €) et une indemnité de fonction non imposable (1 412,97 €). Cela représente 5 261,01 € net par mois. Indemnité représentative de frais de mandat : 5 884,9 € net par mois, pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, d’habillement...)



Avantages : 9 093 € mis à disposition pour rémunérer ses collaborateurs, accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en 1re classe, remboursement des forfaits de cinq lignes téléphoniques et d’un abonnement internet. Le président de l’Assemblée nationale jouit d’une indemnité propre de plus de 14 000 €. 



Cumul : possible. Un député ne peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d’autres mandats électifs que dans la limite d’une fois et demie le montant brut de l’indemnité parlementaire de base, soit 8 230,88 €. Un parlementaire ne peut donc percevoir plus de 2.743,63 € au titre de ses mandats locaux.



Sénateur

 

Indemnité mensuelle : 7 064,8 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (5 487,25 €), une indemnité de résidence (164,62 €) et une indemnité de fonction non imposable (1 412,97 €). Cela représente 5 378,88 € net par mois. Indemnité représentative de frais de mandat : 6 209,1 € net par mois pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, d’habillement...).

 

Avantages : 7 203,8 € mis à disposition pour rémunérer ses collaborateurs, dotation micro-informatique, accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en 1re classe, forfait global de communications téléphoniques. Le président du Sénat jouit d’une indemnité propre de plus de 14 000 €. 



Cumul : possible. Un sénateur ne peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d’autres mandats électifs que dans la limite d’une fois et demie le montant brut de l’indemnité parlementaire de base, soit 8 230,88 €. Un parlementaire ne peut donc percevoir plus de 2 743,63 € au titre de ses mandats locaux.




Elus territoriaux

 

Président de communauté urbaine : de 3 404 à 5 485 € bruts par mois 



Maire d’un village : de 643 à 1 627 € bruts par mois



Commune de 500 à 999 habitants : 1 172,6 € bruts par mois, soit 14 071 € bruts par an. Un adjoint gagne 312,1 € bruts par mois soit 3 744,7 € bruts par an. 



Commune de 1 000 à 3 499 habitants : 1 626,5 € bruts par mois soit 19 518 € bruts par an. Un adjoint gagne 624,1 € bruts par mois soit 7 489,5 € bruts par an.

Elus européens



Député européen Traitement mensuel : 7 665,31 € bruts par mois. Après déduction de l’impôt européen et de la cotisation d’assurance accidents, il s’établit à 5 963,33 €. Il est ensuite intégralement imposé par les États membres. Indemnité de frais généraux : 4 202 € par mois. Elle couvre les frais de bureau du député dans son Etat d’élection, de téléphone, d’équipements informatiques et de déplacement (...)



Avantages : le coût réel des titres de transport pour assister aux réunions leur est remboursé sur présentation des pièces justificatives. Il dispose d’une indemnité annuelle de voyage de 4 148 euros. Enfin le Parlement verse une indemnité forfaitaire de 298 euros pour chaque jour de présence aux réunions des organes du Parlement.



Lire l’intégralité du dossier 



Quels constats tirer de ces chiffres ?



Et bien, qu’à part beaucoup d’élus communaux, dont les indemnités sont parfois du domaine symbolique, on peut dire que la République française et l’Union européenne sont bonnes filles et savent préserver le pouvoir d’achat de leurs élus !



Et que, si la mondialisation (dont de nombreux élus nous vantent les mérites), impose aux salariés des contraintes de plus en plus importantes et des salaires de plus en plus bas, nos élus sont à l’abri d’une délocalisation dans un pays à moindre coût et d’une baisse drastique de leurs revenus pour des raisons de compétitivité !



La crise ne peut quand même pas toucher tout le monde ...
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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 15:38

Syndicalisme: 20 millions d'oubliés, ça fait pas un peu beaucoup ?


"Les défilés du 1er mai en France samedi n'ont pas fait le plein de manifestants.
La CGT, qui organisait les manifestations avec la CFDT, la FSU et l'Unsa (fonctionnaires, surtout) ainsi que Solidaires (Sud et autres syndicats), a revendiqué 350.000 manifestants dans tout le pays. Le ministère de l'Intérieur en a compté 195.000.
Des chiffres très inférieurs à ceux de l'année dernière"
La Tribune



S'il y a bien une chose qui m'aurait empêchée de hurler de rire hier, alors que nous étions tous censés nous fendre la poire et garder la banane, c'est bien les discours lénifiants de nos leaders syndicaux, à la suite d'un premier mai foireux.

Certes, j'avais d'autres raisons plus personnelles d'être préoccupée, mais ce n'est pas à la lecture de leurs déclarations que j'aurais pu me dérider !

Bernard Thibault ouvre le bal des guignols avec une belle pirouette : pour lui, cette mobilisation est tout de même "supérieure aux rendez-vous traditionnels" du 1er-Mai. (Et pourquoi ne pas reprendre, je vous le demande, une moyenne sur le siècle tant qu'on y est ?)

Fausse barbe reprise par François Chérèque qui en modifie à peine la formulation en reconnaissant une mobilisation "certes un peu moins [importante] que l'année dernière" mais "plus importante que les 1er-Mai traditionnels".

Bernard Thibault en rajoute une couche en oubliant sans doute que nous ne sommes pas complètement abrutis. Il explique ainsi la baisse de participation par "le contexte de crise" actuel en France. (Contexte de crise qui, la veille, justifiait pour lui que nous soyons en foule dans les rues !).

François Chérèque reprend sur un thème tout aussi décalé : "Il ne faut jamais faire du 1er-Mai un test social, le 1er-Mai a toujours été une journée de rassemblement pour exprimer les difficultés du jour". (Mais n'était-ce pas justement sur ces "difficultés du jour" que les mots d'ordre étaient centrés ??).

Enfin, pour se déresponsabiliser pleinement, M. Chérèque préfère taper sur les petits copains : Ceux qui ont décidé de faire route à part ont tort car cela affaiblit le mouvement social" et ils "portent une responsabilité dans les difficultés du moment et de demain". Une pathétique tactique qui ne trompe plus l'opinion publique. (Un spectacle de Guignol, je vous dis !).

Quant aux "traitres" selon Chérèque, eh bien ?.... ils sont ravis ! : "Au nom de la direction de FO, Michèle Biaggi, présente dans le cortège, s'est dite "très satisfaite" du niveau de la mobilisation. "

La seule qui semble encore en phase avec la réalité est Bernadette Groison de la FSU qui déclare qu'"On aurait tort de penser que si les mobilisations sont moins fortes que l'an dernier, cela vaudrait acquiescement de la politique gouvernementale".


Moi, j'ai bien aimé la remarque de l'ami Dagrouik sur Twitter, je me suis reconnue...


Parce que la vérité, elle est bien là. Dans une France de plus en plus précarisée et clivée, les syndicats ne semblent plus défendre qu'une poignée de salariés que d'aucuns pourraient même considérer comme privilégiés.


Voici pour preuve, un petit rappel chiffré sans concession :

  • "En France, 25,6 millions de personnes ont un emploi (chiffres 2008). Mais avec des statuts très différents.
  • Parmi elles, 2,8 millions d’indépendants, soit 10,8 % de l’ensemble : un groupe au sein duquel les inégalités sont parfois extrêmes, entre l’artisan maçon soumis aux aléas du bâtiment et le chirurgien de renom.
  • Les écarts sont aussi énormes parmi les 22,5 millions de salariés. Les salariés les plus soumis aux aléas économiques sont les 2,8 millions d’employés en statut précaire"
  • "5,5 % de l’ensemble des actifs sont à temps partiel et souhaiteraient travailler davantage, soit 1,4 million de personnes."
  • " Près d’un métropolitain sur cinq vit en milieu rural. Les « Français des champs » sont au nombre de 11 millions, soit 18% de la population de France métropolitaine. Un récent rapport de l’Igas montre que cette France des champs est beaucoup plus pauvre que la France des villes. "
  • Quand au taux de chômage, il connaît un rebond et repasse au-dessus de la barre des 10%. "Au total, on compte 2.727 millions de chômeurs au sens du BIT (personne de 15 ans ou plus qui n'a pas travaillé, recherche activement un emploi et est disponible dans les deux semaines) en France métropolitaine."

Tant que les syndicats n'auront pas reconsidéré leur manière d'envisager la réalité du marché de l'emploi en France et continueront de défendre des acquis sociaux auxquels de moins en moins de gens peuvent effectivement prétendre, leurs appels à la mobilisation resteront de piètre effet.


Aussi, tandis que près de 20 millions de personnes se sentent exclus, in fine à juste titre, des préoccupations, des réflexions, des revendications et surtout de l'action concrète des syndicats, je bouillonne de colère et d'impuissance en écoutant les Thibault-Chérèque !

http://www.hyposblog.info/2010/05/syndicalisme-20-millions-doublies-ca.html
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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 10:26
L'extermination nucléaire rendue respectable par le New York Times
par James Petras Le 5 aout 2008
Iran : 70 millions de morts ???
Le 18 juillet 2008, le New York Times a publié un article de l'historien juif israélien, le Professeur Benny Morris, recommandant une attaque israélienne nucléaire génocidaire contre l'Iran avec la possibilité de tuer 70 millions d'Iraniens – 12 fois le nombre de victimes juives de l'Holocauste nazi.

« Les dirigeants de l'Iran feraient bien de repenser leur jeu et de suspendre leur programme nucléaire. S'ils ne le font pas, le mieux qu'ils puissent espérer c'est que l'attaque d'Israël contre leurs installations nucléaires avec des armes conventionnelles détruira celles-ci. Cela voudrait dire sûrement des milliers de victimes iraniennes et une humiliation internationale. Mais l'alternative c'est un Iran transformé en désert nucléaire. »

Morris fait régulièrement des conférences, il est aussi consultant auprès des institutions politiques et militaires israéliennes et à de ce fait un accès unique auprès des planificateurs militaires stratégiques israéliens. La recommandation de Morris et son soutien public à une expulsion massive et brutale de tous les Palestiniens est de notoriété publique. Malgré ses prises de position génocidaires, cela ne l'a pas empêché de recevoir de nombreuses récompenses universitaires. Ses écrits et points de vue sont publiés en Israël dans les journaux et magazines les plus importants. Les positions de Morris ne sont pas de vaines rodomontades d'un psychopathe marginal, comme en témoigne son article d'opinion récemment publié dans le New York Times.

Que nous révèle la publication par le New York Times d'un article qui appelle à l'incinération nucléaire de 70 millions d'Iraniens et à la contamination d'environ un billion de personnes du Moyen Orient à l'Asie et l'Europe, sur la politique et culture US ? Car c'est le NYT qui informe les « classes éduquées » des US, publie des suppléments du dimanche, des pages littéraires et éditoriales et qui sert de « conscience morale » pour d'importants secteurs de l'élite culturelle, économique et politique.

Le NYT offre une certaine respectabilité au meurtre de masse, exprimé par les points de vue de Morris et dont ils ne pourraient pas bénéficier si, disons, ils étaient publiés dans des hebdomadaires ou mensuels néo cons. Le fait que le NYT considère la perspective d'une extermination israélienne de millions d'Iraniens comme faisant partie du débat politique au Moyen Orient révèle à quel point le Zionisme-Fascisme a infecté les « hauts « cercles culturels et journalistiques des Etats Unis. Il est vrai que c'est le développement logique de l'acceptation publique par le NYT du blocus économique par Israël pour affamer 1.4 millions de Palestiniens à Gaza ; la dissimulation par le Times de l'influence de l'organisation Israélo sioniste AIPAC sur l'attaque lancée par les US contre l'Irak conduisant au meurtre de plus d'un million d'Irakiens.

Le Times donne le ton pour toute la scène culturelle de New York, qui privilégie les intérêts israéliens, au point de les assimiler au discours politique US non seulement dans leurs violations routinières des lois internationales, mais leurs menaces, en fait promesses de dévaster d'immenses zones de la terre dans leur poursuite de suprématie régionale. La volonté du NYT de publier un article recommandant un génocide ethnocide, nous montre la force des liens entre un journal pro israélien « institutionnel libéral » et la droite totalitaire israélienne. C'est comme si en publiant cela le NYT considérait que les points de vue des nazis non juifs étaient inacceptables, mais que les points de vue et politiques judéo fascistes nécessitaient un examen attentif et une possible mise en application.

L'article de Morris « d'extermination nucléaire » dans le New York Times n'a provoqué aucune opposition des 52 présidents des plus importantes Organisations Juives Américaines (PMAJO) car, dans leur bulletin quotidien, Daily Report, elles ont fréquemment publié des articles par des israéliens et des sionistes américains, préconisant une attaque nucléaire israélienne et ou US contre l'Iran. En d'autres termes, les points de vue totalitaires de Morris font partie de la Matrix culturelle profondément enracinée dans les réseaux organisationnels sionistes et leurs « influence » étendue dans les cercles culturels et politiques US. Ce que le Times a fait en publiant l'article démentiel de Morris a sorti le discours génocidaire des cercles d'influence limités sionistes, et l'a placé dans le champ traditionnel de lecture de millions de lecteurs américains.

Mis à part une poignée d'écrivains (non juifs et juifs) qui publient sur des sites marginaux, il n'y a aucune condamnation politique ou morale émanant de tout le monde littéraire, politique et journalistique, à cet affront à notre humanité. Aucune tentative n'a été faite de lier les politiques totalitaires génocidaires de Morris aux menaces publiques officielles d'Israël et aux préparations pour une guerre nucléaire. Il n'y a aucune campagne anti nucléaire menée par nos intellectuels ayant le plus d'influence sur l'opinion publique pour dénoncer l'état (Israël) et ses intellectuels connus qui préparent une guerre nucléaire qui peut potentiellement exterminer plus de dix fois le nombre de juifs massacrés par les Nazis.

Une incinération nucléaire de la nation iranienne est l'équivalent israélien des chambres à gaz d et fours crématoires d'Hitler, écrit en grosses lettres. L'extermination est la dernière étape du Sionisme : sur la base de la doctrine dominer le Moyen Orient ou ruiner l'air et la terre de la planète. C'est le message clair de Benny Morris (et de ses sponsors officiels israéliens) qui, comme Hitler, lance des ultimatums aux Iraniens, « rendez vous ou vous serez détruits » et qui menace les US, joignez vous dans le bombardement de l'Iran ou sinon vous devrez affronter une catastrophe écologique et économique mondiale.

Que Morris soit complètement, carrément et cliniquement fou ne fait aucun doute. Le New York Times, en publiant ses divagations génocidaires fournit de nouveaux signes prouvant comment la puissance et la richesse ont contribué à la degenerescence de la vie intellectuelle et culturelle juive aux Etats Unis. Pour comprendre les dimensions de cette décadence nous avons seulement besoin de comparer le brillant écrivain juif allemand tragi romantique, Walter Benjamin, fuyant désespèremment l'avancée de la terreur totalitaire nazie, à la recommandation criminelle de l'écrivain juif israélien, Benny Morris, d'une terreur nucléaire sioniste, publié dans le New York Times.

La question de la puissance sioniste en Amérique n'est pas seulement une question d'influence du « lobbying », sur les décisions du Congrès et de la Maison Blanche concernant l'aide étrangère fournie à Israël. Ce qui est en jeu actuellement, ce sont les questions liées, celle de la recommandation d'une guerre nucléaire par laquelle 70 millions d'Iraniens sont menacés d'extermination et la complicité des médias de masse US qui fournissent une plateforme, voire une certaine respectabilité politique pour un meurtre de masse et une contamination mondiale. Contrairement au passé nazi, nous ne pouvons pas affirmer, comme l'ont fait les bons allemands « que nous ne savions pas « ou « qu'on ne nous a pas prévenu », parce que cela a été écrit par un universitaire israélien notoirement connu et cela a été publié dans le New York Times.

Article original en anglais,
The New York Times: Making Nuclear Extermination Respectable, 30 juillet 2008

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org.  


James Petras
est l'auteur du livre « Zionism, Militarism And the Decline of U.S Power (Clarity Press Atlanta ) " publié en Août 2008. 


 Articles de James Petras publiés par Mondialisation.ca
L'extermination nucléaire rendue respectable par le New York Times
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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 10:00
L’Europe est l’Homme malade du monde

Trente milliards ou cent milliards n’y changeront rien car le ver est dans le fruit et les investisseurs du monde entier devraient s’attendre à un dénouement catastrophique de la tragi-comédie Européenne qui se joue sous nos yeux ! Peut-on encore parler et employer le terme de "sauvetage" alors que tout ce qui a été jusque là tenté par les autorités Européennes a été mal conçu, mal géré, mal communiqué, bref a été marqué du sceau d’un amateurisme inqualifiable ayant progressivement asséché la confiance en la Zone Euro.

Savez-vous que le Portugal - dont la notation internationale vient d’être dégradée - devra ainsi aux termes des savantes combinaisons (ou combines ?) Européennes prêter à la Grèce 774 millions d’Euros sur 3 ans à un taux de 5% alors que lui-même se refinance sur les marchés à ... 5.6% ? Les marchés spéculatifs eux-mêmes y regardant aujourd’hui de beaucoup plus près dès lors qu’il s’agit de prêter à la Grèce puisque le bon grec à 2 ans est vendu à 75% de sa valeur démontrant effectivement que même les parieurs internationaux escomptent ne récupérer que 75% de leurs placements grecs... Dans un contexte où il est quasiment sûr que les dizaines et les centaines de milliards prodigués aujourd’hui à la Grèce tourneront la tête à des marchés trop heureux de s’attaquer au prochain pigeon (Portugal ou Espagne), ne vaudrait-il pas mieux laisser la Grèce faire faillite et pouvoir ainsi redresser son économie (et ses finances) par une dévaluation massive de sa monnaie tout en punissant des spéculateurs trop heureux de festoyer sur les restes de sa dépouille ? 

En dépit des comparaisons certes tentantes effectuées ces dernières semaines entre la déroute grecque et la faillite de Lehman Brothers, ces situations sont pourtant fort divergentes, en tout cas du point de vue qualitatif : Les autorités Américaines avaient autorisé la plus grosse faillite de l’Histoire de leur pays afin d’offrir un sacrifice expiatoire à des marchés où la notion de "moral hazard" s’était terriblement diluée... Quelle leçon magistrale fut ainsi infligée aux marchés, aux spéculateurs et à la corporation des Banquiers prêts à tous les risques car persuadés que le sauvetage par l’Etat était un acquis ! Et quelle différence avec l’attitude actuelle des dirigeants de l’Europe qui, loin d’un Darwinisme financier indispensable quoique bien-sûr douloureux, en sont toujours à l’épisode du sauvetage (inutile) de Bear Stearns qui fut, en Mars 2008, une mise en bouche ou une répétition générale avant le drame de l’automne suivant ! 

En réalité, l’analogie avec les maladresses du sauvetage de Citigroup par le Gouvernement US serait nettement plus appropriée. La Trésorerie Fédérale n’avait-elle pas effectivement et par trois fois recapitalisé cet établissement entre 2008 et 2009 tant et si bien qu’elle avait fini par en être le propriétaire ? Pour autant, ce qui se révèle aujourd’hui être une affaire fructueuse pour le contribuable Américain qui revend avec bénéfices ses participations dans Citigroup risque de tourner en une opération calamiteuse pour l’Union Européenne qui, au final, devra débourser des sommes plus proches du plan TARP Américain (700 milliards de dollars !) si elle prétend tirer d’affaire certains pays du Club Med Européen... En fait, les subsides de 100 milliards d’Euros accordés à la Grèce dans le cadre de ses dernières déclarations d’intention en date autoriseront l’Union à posséder virtuellement la moitié du P.I.B. de ce pays ! 

Est-ce là le grand projet Européen que nombre d’Euro-enthousiastes (dont je faisais partie) avions appelé de nos voeux ? La réalité est que cette Europe ne fait plus rêver et pour cause du reste puisqu’elle n’offre plus qu’une croissance misérable à ses citoyens qui devront se contenter d’un maigre 1% cette année alors que (selon le F.M.I.) la croissance mondiale sera de plus de 4%. Le Japon lui-même fera mieux que nous en 2010... 

Que font nos politiques et comment nos autorités nationales et Européennes réagissent-elles pendant ce temps ? Ils blâment des agences de notation accusées d’aggraver la crise : Il est vrai qu’il est tellement plus facile et opportuniste de tirer sur le messager que de remettre en cause les dogmatistes Keynésiens accrochés à leurs certitudes selon lesquelles les ennuis grecs se résument à des problématiques de liquidités qui seront solutionnées par des apports en liquidités... Ne soyons donc pas choqués par les prochaines dégradations de notation de pays Européens, inévitables du fait d’une croissance condamnée à rester mièvre à cause d’un modèle Européen structurellement déficient.

L’expérience réjouissante du lancement de l’Euro et de l’Union Monétaire de ces dix dernières années a vécu en dévoilant aujourd’hui ses points les plus vulnérables. Alors que les Etats-Unis croissent à un rythme dépassant les 3% et que les pays émergents s’enrichissent selon des proportions encore supérieures, l’Europe est l’Homme malade du monde. 

 

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-europe-est-l-homme-malade-du-74440?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29

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