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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 18:33

 

Le : 03 Novembre 2012

Armée française : La ruine en héritage ?

   bradage louvois effondrement autodestruction défense       

« Il semble que la phase d’autodestruction de notre défense soit désormais irrémédiablement engagée. » C’est par cette phrase lapidaire que Georges-Henri Bricet des Vallons conclut son article que Polémia a relevé dans Le Nouvel Economiste du 1 au 7/11/2012, et publié ci-après. Ce spécialiste des questions de défense livre un constat apocalyptique de la situation économique et logistique de nos armées, qui, depuis leur professionnalisme en 1996, se paupérisent au fil des gouvernements successifs en moyens matériels et en effectifs. Nous assistons, dit l’auteur, à un « effondrement radical de ces moyens ». Il ne  craint pas de choquer quelques bonnes consciences ni de tarir le flot des candidatures aux grandes écoles des trois armes.
Polémia

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L’Afghanistan a-t-il été le chant du cygne de l’ère des opérations extérieures de l’armée française ? A prendre au mot le concept de « betteravisation » qui fait florès dans nos états-majors (entendre retour au pays et fin de l’époque expéditionnaire), tout connaisseur de la chose militaire est porté à le croire. Coupes continues des crédits, purge massive des effectifs, cession gratuite du patrimoine immobilier, des milliers de militaires qui ne sont plus payés depuis des mois... La situation de la Défense est entrée dans une phase critique qui pourrait déboucher sur une crise sociale, capacitaire, et des vocations sans précédent historique. L’institution militaire sera vraisemblablement la principale victime de la politique ultra-récessive poursuivie par le gouvernement Ayrault, qui, en cela, ne fait que parachever les décisions prises sous le mandat de Nicolas Sarkozy. L’armée de terre sera la plus touchée, mais la Marine et l’armée de l’air auront aussi leurs lots.

L’affaire Louvois

Le volet le plus sensible politiquement et médiatiquement est d’abord celui des soldes non versées, lié aux dysfonctionnements chroniques qui affectent le logiciel bien mal nommé Louvois, du nom de l’énergique ministre de la guerre de Louis XIV. Problème récemment qualifié d’« invraisemblable » par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lui-même. Dans la continuité de la politique de rationalisation budgétaire actée par la Révision générale des politiques publiques (RGPP), le ministère de la Défense a décidé la mise en place de plusieurs systèmes d’information de « ressources humaines » (SIRH). Dans l’armée de terre, ce système d’information a été baptisé Concerto. Louvois (Logiciel unique à vocation interarmées de soldes) est la déclinaison du volet « salaires » de l’ensemble des SIRH des armées (Rhapsodie pour la Marine, Orchestra pour l’Armée de l’Air, Agorha pour la Gendarmerie). Problème : ce logiciel vendu à prix d’or et dont la maîtrise d'œuvre et la maintenance sont assurées par l’entre- prise Steria, ne fonctionne pas. Depuis le raccordement de Louvois à Concerto et le basculement unilatéral de la gestion des soldes en octobre 2011, les ratés du système perdurent et se multiplient : frais de déménagement non remboursés, indemnités de campagne non perçues, soldes non versées, ou versées avec six mois ou un an de délai, ou alors versées de manière aberrante (seul un cinquième du salaire est perçu), autant d’accrocs dus à la pléiade de bugs qui affectent Louvois. La conséquence directe est une précarisation radicale des familles : une manifestation de femmes de militaires a eu lieu l’année dernière, première du genre, mais le mouvement a vite été étouffé par les pressions exercées sur leurs maris. Résultat : certains militaires, qui attendent le versement de leurs soldes, sont ruinés, interdits bancaires et sont obligés d’emprunter pour rembourser des crédits déjà contractés alors même qu’ils ne sont plus payés ! Dans les cas les plus extrêmes, leurs femmes divorcent pour acquérir un statut de femme seule et toucher des allocations. L’affaire des soldes pourrait, à condition de se cantonner à une lecture de surface, ne relever que d’un simple bug. En réalité, le problème pourrait aller bien au-delà du raté informatique et concerner aussi la trésorerie de l’Etat. Les capacités d’emprunt auprès des marchés s’épuisant avec la crise, la priorité va au paiement des salaires des institutions syndiquées et dotées d’une forte capacité de nuisance médiatique (Education nationale), à l’inverse exact des militaires. Officiellement 10 000 dossiers sont en attente de traitement dans l’armée de terre (chiffre reconnu par le ministère). En réalité l’ensemble de la chaîne des soldes (troupe, sous-officiers et officiers) est impactée (120.000 bulletins de soldes touchés) et le chiffre réel pourrait atteindre 30 % des effectifs totaux. Pire, ces ratés touchent en majorité des militaires qui sont sur le point de partir en opérations ou qui en reviennent (60 % des dossiers). Là encore, impossible de faire la lumière sur le nombre exact de militaires touchés puisque le ministère n’en a aucune idée précise et vient de lancer un appel aux parlementaires pour faire remonter les doléances. Le ministre Le Drian a parfaitement conscience du scandale même s’il feint de le découvrir avec sa prise de fonction, puisqu’il était chargé des questions de défense auprès de François Hollande pendant la campagne présidentielle. Si Bercy ne freinait pas, le ministère aurait évidemment débloqué des fonds spéciaux pour gérer l’urgence, ce qu’il commence à faire. L’annonce récente d’un plan d’urgence et la mise en place d’un numéro vert suffiront-elles ? Les services concernés sont déjà débordés par le flot des plaintes et, faute de compétence technique, n’ont d’autre choix que d’intimer la patience.

Sur le fond, une autre hypothèse – conditionnelle – pourrait être émise : les ratés de Louvois pourraient relever d’une stratégie mise en place par les grandes entreprises de conseil qui ont vendu ces logiciels de gestion intégrée pour démontrer au gouvernement l’incapacité des services de l’Etat à faire fonctionner des systèmes aussi complexes et obtenir une externalisation totale de leur gestion (Louvois est géré en interne par les services de ressources humaines du ministère qui sont épaulés par des équipes de Steria). Paradoxe ? L’Etat envisagerait de confier la totalité de la gestion du parc informatique du ministère à Steria. Aucune sanction financière n’a pour l’heure été prise contre l’entreprise, ce qui ne laisse pas d’interroger, tout comme l’absence de réactivité du contrôle général des armées, pourtant censé superviser et auditer ce type de dossier. Dans un contexte aussi opaque, il est de toute façon impossible de détailler avec exactitude les responsabilités de chacun. Seule une commission d’enquête parlementaire serait en mesure de le faire. On notera que seul l’ex-chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Paloméros, constatant ces défaillances à répétition, a eu le courage de refuser le passage à Louvois. Il est depuis parti servir au sein de l’OTAN comme commandant suprême allié à Norfolk.

Le dépérissement des PME de Défense

La situation financière critique du ministère de la Défense recoupe également le problème des délais de paiement (9 à 18 mois en moyenne) aux PME de Défense (qui ont souvent pour seule clientèle l’Etat). La conséquence est que les PME n’ont pas les fonds de roulement nécessaires pour survivre à de tels délais et que la crise faisant, les banques ne prêtent plus. A cela il faut ajouter la perspective d’une contraction inéluctable des commandes de l’Etat liée aux coupes budgétaires dans les équipements. 211 millions d’euros avaient déjà été annulés sur la mission Défense 2011 pour rembourser une partie des 460 millions d’euros dus à Taïwan dans l’affaire des frégates après le rendu de l’arbitrage international. Pour le budget 2013, plus de 1,8 milliard pourraient être annulés ou décalés sur un total de 5,5 milliards. Il est à craindre que le tissu industriel des PME de Défense, déjà précarisé et très faiblement soutenu par l’Etat (à l’inverse de la politique pratiquée en Allemagne), risque à court terme la mort clinique. L’autre incidence de cette rétractation budgétaire est que l’effort de recherche et développement de programmes indispensables à notre autonomie stratégique, comme celui d’une capacité « drone », va être dramatiquement entravé, entraînant l’achat sur étagères de Reaper américains.

Le « dépyramidage » et le gel des avancements

Autre dossier brûlant : le gel de 30 % des avancements. Matignon a enjoint début septembre, via une lettre de cadrage, le ministère de la Défense d’impulser une politique de dépyramidage brutale de la structure de ses effectifs et pour ce faire de réduire du tiers les volumes d’avancement de ses personnels militaires sur les trois prochaines années. C’est l’autre bombe à retardement avec l’affaire des soldes : plus de perspective d’avancement au grade, plus d’augmentation salariale pour un tiers des militaires. Du jamais vu. Une politique de dépyramidage courageuse consisterait à acter une loi de dégagement de cadres (trop de colonels et de généraux en proportion par rapport aux officiers subalternes, sous-officiers et troupe) et à ponctionner dans les avantages du régime spécial de la 2e section (5.500 généraux en retraite dite « active », soit l’équivalent d’une brigade de réserve, pour seulement 95 rappels annuels). Le ministère ne s’y risquera sans doute pas car, contrairement à un sergent ou à un lieutenant, les généraux ont un poids politique (en interne) et une telle option susciterait des mouvements de solidarité redoutables dans un milieu pourtant sociologiquement marqué par l’individualisme.

Au final, on ne peut que constater avec dépit l’inefficacité totale de la politique de rationalisation engagée avec la RGPP de 2008. Au lieu de baisser comme prévu, la masse salariale de la Défense a augmenté : à mesure que le ministère ponctionnait dans les effectifs opérationnels, il a embauché des hauts fonctionnaires civils (+1 438 depuis 2008) comme le rapportait la Cour des comptes en juillet dernier.

Le bradage du patrimoine immobilier

Il faut également ajouter à ce triste constat le dossier du patrimoine immobilier de la Défense. Le gouvernement envisage en effet d’offrir sur un plateau les emprises parisiennes du ministère à la Mairie de Paris via une cession gratuite ou une décote de 100 % (en partie déjà opérée sur le budget 2013) pour y construire des logiciels sociaux et complaire aux demandes de Bertrand Delanoë. Ces recettes extrabudgétaires liées à la vente de l’immobilier (rue Saint-Dominique et autres emprises dans le cadre du transfert vers Balard), qui représenteraient entre 350 et 400 millions d’euros, étaient pourtant censées compenser les coupes dans les crédits d’équipement.

L’empilement des réformes non menées à terme et celles à venir

A ce contexte déjà tendu, il faut ajouter les problèmes liés à l’empilement des réformes depuis 2008. Une réduction de 55.000 personnels de la Défense avait déjà été actée par le Livre blanc passé. La Défense supportera ainsi 60 % des réductions de postes dans la fonction publique pour l’exercice 2013 : 7.234 supprimés sur les 12.298 au total. De surcroît, la refonte de la carte régimentaire (dissolution de dizaines de régiments, parfois décidée en fonction de calculs purement politiciens) qui a abouti à la création des Bases de défense, censées centraliser au niveau régional la gestion logistique et financière des emprises, et qui a été menée en fonction de postulats purement technocratiques, a abouti à créer des usines à gaz et à promouvoir un chaos gestionnaire. Les BdD ne fonctionnent pas et il est également prévu de réduire leur nombre initialement prévu (90).

Sur les difficultés non digérées des réformes passées vont enfin se greffer celles des réformes à venir et qui seront entérinées par le Livre blanc à paraître en février prochain. Si pour l’heure, ces perspectives ne relèvent que des secrets d’alcôve qui agitent les couloirs de la Commission du Livre blanc, elles semblent déjà quasi actées : le gouvernement projetterait de supprimer une annuité budgétaire complète sur la période 2014-2020, c’est-à-dire pas moins de 30 à 40 milliards sur les 220 milliards prévus sur la période par le Livre blanc (1) précédent. Une purge budgétaire qui serait corrélée à un projet de réduction de 30.000 postes opérationnels dans les armées (la quasi-totalité dans l’armée de terre, 3.000 dans la Marine et 2.000 dans l’armée de l’air) (2). Ce qui porterait les effectifs terrestres d’ici peu à un volume équivalent à celui de l’armée de terre britannique (80.000 hommes). Jamais l’armée française n’aura connu un volume de forces aussi faible dans son histoire depuis la Révolution.

Un format d’armée mexicaine

Aucune des lois de programmation militaire décidées par les gouvernements de droite et de gauche, et qui sont pourtant censées fixer le cap stratégique des armées et sanctuariser les investissements budgétaires, si cruciaux pour maintenir un modèle d’armée cohérent, n’ont été respectées depuis la professionnalisation de 1996. L’horizon d’un tel processus est clair : un effondrement radical des moyens humains et matériels (3) de nos forces, un format d’armée mexicaine (l’armée de terre compte actuellement 173 généraux en 1re section pour un effectif de moins de 110-120 000 hommes, là où le Marines Corps n’en recense que 81 pour un effectif quasi double de 220 000) avec une haute hiérarchie civile et militaire à peu près épargnée en raison de considérations politiques (puisque c’est elle qui exécute les réformes), un taux de disponibilité des matériels extrêmement faible, des forces incapables de se projeter hors des frontières et des programmes militaires vitaux qui ne pourront être pleinement financés (drones, renouvellement véhicules terrestres, développement d’une capacité de cyber-défense).

Le décrochage géostratégique de la France

La parade, qui consiste à tout miser sur un modèle d’intervention indirecte (formation à l’arrière de forces étrangères avec l’appui de notre aviation et de petits contingents de forces spéciales, comme ce qui est prévu au Mali et ce qui a été fait en Libye) et le renseignement, ne suffira pas à empêcher le décrochage brutal de notre influence géostratégique. Il se pourrait surtout que le Livre blanc acte définitivement l’idée de smart défense (*) et de mutualisation des capacités nucléaires avec l’Angleterre (qui en tirera tous les bénéfices), achevant de décapiter ce qui restait de souveraineté stratégique à la France après la réintégration dans l’OTAN. La route du désastre est donc parfaitement balisée.

Comment expliquer cette pression extrême sur le budget de la Défense ? Très simplement par le fait que l’armée est la seule institution publique à ne pouvoir compter sur un contrepouvoir syndical et que le politique se sent, en conséquence, autorisé à toutes les oukases. On pense notamment au scandale de la campagne double refusée jusqu’en 2011 aux militaires ayant servi en Afghanistan (4).

Voilà plus de soixante ans, le général De Gaulle avertissait déjà dans un discours fameux : « La Défense ? C’est la première raison d’être de l’Etat. Il ne peut y manquer sans se détruire lui-même ! » Il semble que cette phase d’autodestruction soit désormais irrémédiablement engagée. Si le politique choisit la facilité et s’entête dans ce processus de désossage budgétaire de notre puissance militaire, et si le haut commandement n’y trouve rien à redire, il ne restera bientôt à nos forces, en lieu de drapeau et de fierté, que l’héritage de la ruine. On pourra alors graver au frontispice des régiments les mots de Shelley flétrissant l’orgueil du roi Ozymandias : « Rien à part cela ne reste. Autour des décombres / De ce colossal naufrage, s’étendent dans le lointain / Les sables solitaires et plats, vides jusqu’à l’horizon. »

Georges-Henri Bricet des Vallons
docteur en science politique, spécialiste des questions de défense
Le Nouvel Economiste, n°1636, du 1 au 7/11/2012

Notes de l'auteur :

  1. Le Livre blanc 2008 tablait sur une enveloppe budgétaire de 377 milliards d’euros d’investissement sur la période    2009-2020, avec une progression nette du budget entre 2015 et 2020 (160 milliards ayant été virtuellement consommés sur la tranche 2009-2013).
  2. Ces 30.000 postes ne pourraient représenter qu’une première tranche et suivis de 30.000 autres sur les dix prochaines années, ce qui rapporterait le volume des forces terrestres à un seuil critique de 60.000 hommes.
  3.  Pour 2013, les programmes touchés sont les suivants : le camion blindé PPT, l’Arme individuelle du futur (remplaçant du Famas), le VLTP (successeur de la P4), le programme-cadre Scorpion de modernisation des forces terrestres et des GTIA.
  4. Le ministère de la Défense précédent ayant en effet refusé de qualifier l’engagement en Afghanistan de « guerre » jusqu’en 2011, les militaires partis en Opex n’ont pu prétendre aux bénéfices du dispositif de la campagne double. Parmi les régimes d’opérations qui ouvrent un droit à une bonification des cotisations de retraite, on distingue communément la campagne double (6 mois de service valent 18 mois au titre de la pension) de la campagne simple (6 mois valent 12 mois) et de la demi-campagne (6 mois valent 9 mois). Ce n’est ni le lieu ni la durée de l’engagement qui détermine le régime de campagne mais sa « nature ».

Note de la rédaction :

(*) http://www.egeablog.net/dotclear/index.php?post/2012/10/17/A-propos-de-smart-defense
     http://www.bruxelles2.eu/tag/smart-defense

 

http://www.polemia.com/article.php?id=5203

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 18:24

 

En dialoguant avec l'Iran, l'Argentine fait enrager le régime sioniste

Emilio Marin est un journaliste argentin qui publie depuis 1987 un édito hebdomadaire dans le journal La Arena qui parait dans la ville de Santa Rosa dans la Pampa. Emilio Marin collabore aussi avec un certain nombre d’organes de presse, le plus souvent de gauche mais aussi de type universitaire.
Emilio Marin
Il nous propose un article extrêmement intéressant dans lequel il offre un aperçu assez complet de l’évolution des relations entre l’Argentine et l’Iran à partir de l’attentat contre l’AMIA (l’association mutuelle israélite de Buenos Aires) à la  récente relance des discussions entre les deux pays.

Emilio Marin n’est ni chiite, ni crypto chiite (sa barbe renvoie plus sûrement à Fidel Castro et Che Guevara). Il n’empêche qu’il expédie rondement les accusations contre l’Iran dans l’affaire de l’AMIA qui reposent sur une enquête bâclée à dessein sur fond de corruption du pouvoir et de manœuvres américaines et sionistes.

Emilio Marin évoque une des raisons de cette reprise des relations : un Iran qui cherche à rompre son isolement et une Argentine en quête de débouchés pour ses productions, agricoles notamment.

Il y a bien sûr d’autres aspects qu’Emilio Marin ne fait en fin de compte que suggérer qui sont ceux de la réorientation de la diplomatie argentine vers une plus grande autonomie à l’égard de Washington dans un processus qui travaille une bonne partie de l’Amérique latine, et une volonté de rejeter les oukases imposés par la finance mondiale. Et qui dit finance mondiale, dit FMI, Banque Mondiale, dollar et donc Etats Unis et le reste du monde capitaliste.

Aussi bien sur le volet diplomatique qu’économique, l’Argentine joue une partie serrée dans laquelle les adversaires de sa politique utiliseront  tous les moyens qu’ils jugent bons pour la ramener dans ce qu’ils estiment être le droit chemin.

Les deux pays en avaient décidé ainsi aux Nations Unies et ils ont tenu leur première réunion à Genève. L’objectif est d’apurer les conflits et de trouver une solution au contentieux sur l’AMIA. Une décrispation des relations qui a deux ennemis puissants.
Par Emilio Marin, La Arena (Argentine) 3 novembre 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Les relations entre l’Argentine et l’Iran se sont améliorées petit à petit depuis 2010. Les deux parties ont cherché à surmonter les obstacles qui se dressent entre elles depuis que, en juillet 1994, s’était produit un attentat brutal à Buenos Aires contre l’AMIA, une association israélite. 85 personnes avaient trouvé la mort. Une enquête judiciaire avec une forte interférence des services secrets d’Israël et des Etats Unis avait accusé sans preuves l’Iran d’être le présumé responsable. C’est alors qu’avait commencé le déclin de cette relation et la méfiance entre les deux pays.

L’Argentine avait réclamé en 2006 auprès d’Interpol l’extradition de hauts responsables accusés d’être les commanditaires de l’attentat. Parmi eux, entre autres, l’ex président Ali Rafsandjani, l’actuel ministre de la défense Ahmad Vahidi, l’ambassadeur de l’époque à Buenos Aires, Hadi Soleimanpour, qui est maintenant vice ministre des relations extérieures, chargé des affaires africaines. Téhéran avait rejeté cette demande et les relations furent de fait réduites au minimum.

Les représentations diplomatiques des deux pays ont été ramenées au niveau de chargés d’affaires. A Buenos Aires, c’est Ali Pakdaman qui représente l’Iran.

Ces requêtes judiciaires infondées résultaient de l’instruction menée par le magistrat Juan José Galeano, en pleine époque menemiste (du président Carlos Menem) qui ne se distinguait pas précisément par la qualité ou par l’indépendance de la justice. Galeano avait fini par être destitué par le Conseil de la magistrature et ce qu’on lui reprochait avait en partie à voir avec sa gestion de ce dossier. Il avait payé 400 000 dollars, sur des fonds réservés à la SIDE (services secrets argentins) à Carlos Telleldín un des prisonniers [en relation avec l’attentat] afin qu’il charge certains accusés et qu’il en disculpe d’autres. A la fin, tous s’étaient retrouvés libres mais un des éléments de ce dossier scandaleux restait inchangé : l’accusation selon laquelle l’attentat avait été décidé par l’Iran et exécuté par ses agents du Hezbollah libanais. Les pièces de ce puzzle ne s’emboîtaient pas, mais la SIDE, la CIA et le Mossad firent en sorte qu’on les voie comme allant bien ensemble. Galeano limogé de ses fonctions à la justice le dossier sera repris tel quel par Rodolfo Canicoba Corral et le procureur de la république Alberto Nisman, qui maintiendront la pression judiciaire contre Téhéran.

On avait atteint le fond en matière de relations entre les deux pays. Le commerce bilatéral était tombé moins de 50 millions de dollars, presque rien. Le président Néstor Kirchner, puis Cristina Fernández étaient allés à l’Assemblée générale de l’ONU avec des dirigeants de la communauté israélite dans leurs délégations officielles. Et dans leurs discours, ils avaient réclamé les extraditions à Téhéran. En l’absence de réponse positive, à l’instar des Etats Unis et d’Israël, la représentation argentine avait quitté l’Assemblée Générale au moment où le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad avait commencé son discours. L’Argentine participait au boycott et aux sanctions de l’ONU sur l’accusation contre l’Iran pour un autre fait non démontré : que son programme nucléaire pacifique aurait des visées militaires.

Parlons un peu

Après ce tableau peu reluisant, a commencé à poindre un vent contraire dans les relations bilatérales à partir de 2010. Comme tout est lié, les choses avaient commencé par le commerce et les nécessités économiques. Les exportations argentines étaient en augmentation, passant à 84 millions de dollars en 2008, 371 millions en 2009, 1 455 millions en 2010 et 1 189 millions en 2011. Le chiffre sera supérieur en 2012.

La république achète surtout des denrées alimentaires, de la farine et de l’huile de soja, du blé, du maïs et d’autres produits. Et le gouvernement argentin, heureux d’un fort excédent dans les échanges, a en vue un dispositif semblable à celui qui le lie au Venezuela. L’Iran est un grand producteur de pétrole dont le client principal était jusqu’alors l’Union Européenne. Les multiples sanctions imposées par ce bloc impérialiste, aligné sur les Etats Unis, laisse une partie de la production iranienne disponible pour d’autres marchés comme la Chine ou ceux d’autres pays membres du Mouvement des Non Alignés.

Ce ne sont pas seulement les échanges avec l’Iran qui se sont améliorés mais aussi les relations politiques. A la 66ème Assemblée Générale de l’ONU, en 2011, Cristina Fernández avait proposé à son homologue de tenir le procès des responsables de l’attentat contre l’AMIA dans un pays tiers. Même si l’Iran n’a pas donné de suite favorable, insistant sur le fait qu’il n’avait rien à voir avec cet acte, cela revenait dans les faits à un assouplissement de l’exigence par Buenos Aires d’obtenir l’extradition d’un ancien président et d’un ministre en exercice, entre autres accusés.
Cristina Fernandéz et Hector Timerman
A la veille de la 67ème Assemblée, en septembre dernier, Ahmadinejad avait demandé à l’Argentine une réunion au niveau ministériel pour essayer de trouver une solution à ce différend. Il trouva un écho chez la présidente Argentine qui dans son discours à l’Assemblée répondit favorablement à cette demande. Et le 27 septembre, dans le palais de cristal newyorkais, les deux chefs de la diplomatie, Héctor Timerman et Alí Akbar Salehi, ainsi que le vice ministre des affaires étrangères Eduardo Zuain et un autre fonctionnaire Iranien.

Revenir en arrière du chemin vers la mésentente n’est jamais facile. A cette occasion, les diplomates ont dialogué et consigné leur accord de principe dans un document qui disait deux choses. Qu’ils chercheraient une solution légale compatible avec la législation de chaque pays. Et qu’ils poursuivraient le dialogue par l’intermédiaire dé délégués au siège genevois de l’ONU, jusqu’à aboutir à un accord sur le dossier de l’AMIA.

Le premier dialogue en territoire suisse a eu lieu le 29 octobre. La délégation venue de Buenos Aires comprenait le vice ministre des affaires étrangères Zuain, la responsable du Trésor [avec rang de ministre] Angelina Abbona et la directrice du service juridique du ministère des affaires étrangères, Susana Ruiz Cerutti.

Il n’y a pas eu de grandes nouveautés, ni d’informations précises de ce qui a été discuté. Ce n’est pas de l’excès de zèle mais plutôt un signe de responsabilité de la part des deux parties, pour avancer pas à pas et éviter de faire capoter un processus très compliqué, avec des ennemis puissants à l’affût. Ce qui est positif, c’est qu’ils se sont parlé à nouveau, sans que personne ne quitte la partie.

Oiseaux de mauvais augure.

Un certain nombre d’oiseaux de mauvais augure machinent et manœuvrent pour que rien de positif ne sorte de Genève.

L’un d’entre eux est le gouvernement des Etats Unis, qui a intérêt à isoler, à sanctionner et éventuellement à agresser l’Iran sous le prétexte jamais démontré d’un programme nucléaire à visées militaires. L’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), dirigée par le japonais Yukiya Amano, n’a pas été en mesure de dissiper tous les doutes en dépit de l’autorisation par Téhéran d’une inspection de tous les sites nucléaires.

On peut comparer avec Israël, l’autre grand ennemi de la réconciliation irano-argentine, qui ne montre pas ses installations nucléaires à Dimona et dans d’autres centrales, alors qu’on sait avec une quasi certitude qu’elle dispose de 200 armes nucléaires.

Le Département d’Etat a été un peu plus discret dans son travail de sape contre le dialogue de Genève et celui qui l’a précédé à New York. Mais il n’y a pas eu de changement de politique. Il y a plutôt une division du travail avec son allié sioniste qui a endossé le rôle du «méchant» qui lui va si bien.
Quand Timerman a rencontré à New York son collègue Israélien Avigdor Lieberman le 28 septembre, à peine 24 heures après en avoir fait de même avec son homologue Iranien, il fut surpris parce que l’ambassade d’Israël à Buenos Aires avait diffusé un document déplorant la rencontre entre officiels Argentins et Iraniens. Le communiqué parlait de «la grande désillusion» israélienne du fait de cette rencontre, ce qui revenait à une ingérence dans les affaires intérieures de notre pays et ç une attitude déloyale à l’égard de Timerman qui représentait habituellement le point de vue le plus pro-israélien au palais San Martin.

A l’approche de la date de la réunion des délégués Argentins et Iraniens à Genève, le 29 octobre, Israël a recommencé à tirer à l’artillerie lourde contre cette démarche. Le même calibre, ou à peu près, que celui qu’elle utilise pour bombarder les Palestiniens à Gaza.
C’est l’ambassadrice de Tel Aviv à Buenos Aires, Dorit Shavit, qui avait parlé en premier pour chicaner les autorités argentines : «nous attendons que vous ne soyez pas naïfs avec l’Iran» (La Nacion, 14/10).

Puis était arrivé au siège du ministère des affaires étrangères le directeur général du Département Amérique latine du ministère israélien, Itzhak Shoham, qui avait fait pression contre le dialogue avec la république islamique. Il avait été reçu par le sous-secrétaire à la politique latino-américaine au ministère, Diego Tettamanti et par le directeur du Département Afrique du Nord et Moyen Orient, Hernán Plorutti.

Finalement, le jour même où les délégations se sont rencontrées au Palais des Nations de Genève, on a pu entendre «La Nacion» (29/10) tirer à boulets rouges avec un éditorial. Les deux premières lignes disaient : «la décision du gouvernement de négocier avec le régime de Téhéran viole la constitution, affecte notre souveraineté et profite aux auteurs de l’attentat.»
Il aurait aussi bien pu être écrit par Benjamin Netanyahou et publié dans une gazette de l’armée israélienne. Cet éditorial se résumait à une défense inconditionnelle de l’Etat sioniste et à une critique féroce de Cristina [Fernandéz, la présidente]. Résultat : objectivité zéro, comme chez les dirigeants de l’AMIA et de la DAIA [équivalent du CRIF en Argentine].

Libellés : , , , , , , , , , , , , , ,

 

http://mounadil.blogspot.fr/2012/11/en-dialoguant-avec-liran-largentine.html

 

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Cristina Kirchner

 

Cristina-Kirchner
http://www.bresilalille.com/amerique-latine/actualites-de-l-amerique-du-sud/argentine-cristina-kirchner-prete-serment-pour-un-second-mandat.html
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Tiens, au fait, j'ai trouvé cette photo
de notre Première Dame à nous :

Valérie Trierweiler : Son patron l’a mauvaise
http://fr.news.yahoo.com/val%C3%A9rie-trierweiler-patron-l-mauvaise-122000497.html
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Valérie Trierweiler : Son patron l’a mauvaise
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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 05:19

 


http://www.wmaker.net/xibarmultimedia/VIDEO-BARACK-OBAMA-ELU-44E-PRESIDENT-DES-ETATS-UNIS-Discours-du-premier-president-noir_a13496.html

[ VIDEO ] BARACK OBAMA ELU 44E PRESIDENT DES ETATS UNIS (Discours du premier president noir)

 

Il est maintenant à peu près certain qu'Obama soit réélu. Il a l'Ohio avec lui (Etat clef), et la Floride devrait tomber dans son escarcelle (Source TV5 Monde)

 

Si c'est confirmé définitivement, on échappera au pire : Au libéralisme fou de Romney, sacrifiant totalement l'Etat et les populations les plus pauvres, au néoconservatisme insensé de Bush, à la soumission totale à israël et sans doute à la guerre contre la Russie.

 

Attention aux blocages de la politique avec une Chambre des Représentants républicaine (le Sénat resterait démocrate)...

 

A suivre, eva R-sistons 

 

NB : Il n'est pas exclu que Romney gagne le vote national (et qu'il faudra recompter les voix). Mais Obama a avec lui les "Grands électeurs".

 


Maintenant c'est officiel, Obama a plus que les 270 grands Electeurs nécessaires, il est Elu (5 h 40, 275 Electeurs)

 

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La réélection d'Obama ne règlera rien

Si Romney avait été président, à n’en pas douter, le traitement aurait été plus douloureux pour le patient, avec le risque que l’éclopé, non anesthésié, réagisse méchamment sur la table d’opération et se révolte avant que d’être asphyxié. Obama président, c’est différent, le patient chloroformé – anesthésié – subira l’ablation de son porte-monnaie sans trop souffrir; il suffira de bien le contrôler au moment de s’éveiller.

 

 

Il y a effectivement des différences cosmétiques et politiques entre le parti Démocrate et le parti Républicain. La faction Démocrate représente les capitalistes monopolistes industriels, le secteur des technologies nouvelles et la bureaucratie syndicale collaboratruce, alors que la faction Républicaine représente les pétroliers, les banquiers, les capitalistes financiers et les sectes hystériques du « Bible Belt »; tandis que les mafieux et les bandes criminelles se répartissant équitablement entre les deux formations.


Les Républicains pensent qu’il faut commencer par matraquer les ouvriers et les citoyens lambda, puis les assommer de propagande terrifiante à propos de la sécurité et de tous ces dangers suite aux crimes de guerre de l’armée américaine que les frères des assassinés souhaitent venger.


Les Démocrates préfèrent apaiser l’ouvrier, et lui présenter de multiples considérations compliquées, puis le chloroformer de promesses et de publicité, et à la fin seulement matraquer ceux qui demeurent révoltés.


L’élection de Romney aurait certainement soulevé inutilement les bobos indignés – vexés de ne pas être écoutés démocratiquement-futilement. Aucun doute que l’industrie de la pétition en série aurait fait de bonnes affaires. Des millions de bobos auraient barbouillé des dizaines de pétitions sur la violence faite aux canins, sur les aérosols et le pergélisol, sur la pollution par le son et les ions, sur la barbe du père Noël ainsi que pour exiger que la pauvreté soit stigmatisée (pétitions réellement observées sur le site mondial des pétitions). Quelques agités se seraient fièrement retrouvés au journal télévisé pour dénoncer les riches affamés de profits et pour les supplier de plus de compassion.


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http://les7duquebec.org/7-au-front/anesthesie-ou-a-froid-romney-ou-obama/

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Une militante républicaine range son Mitt Romney à Savannah à la toute fin de la campagne (Stephen Morton/AP/SIPA)

Une militante républicaine range son Mitt Romney à Savannah à la toute fin de la campagne (Stephen Morton/AP/SIPA)

http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-us-2012/20121107.OBS8422/pour-les-republicains-l-heure-est-aux-reglements-de-compte.html.

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Obama : la victoire désenchantée

Posted: 06 Nov 2012 11:37 PM PST

 

Hier, les électeurs étasuniens se sont exprimés. Après une campagne où l’enthousiasme des démocrates était bien moindre qu’en 2008 et où les républicains ne l’étaient guère plus, c’est finalement Barack Obama qui l’emporte, de justesse en nombre de voix, plus largement en nombre de délégués.
Gueule de bois politique
Nous sommes bien loin de la vague d’enthousiasme de 2008, qui avait porté Obama au pouvoir, ou même de la réélection de Ronald Reagan en 1984. La faute à une crise qui a fait beaucoup de mal au pays, qui a envoyé des millions de personnes au chômage, dont, nouveauté, une grande partie le reste, et où des millions d’autres ont perdu leur maison, symbole du rêve national. Parallèlement, l’ascension de la Chine questionne l’actuelle première puissance du monde.
Face à cela, les Etats-Unis hésitent. D’une part, certains poussent à un modèle plus égalitaire, plus solidaire. Les « prix Nobel d’économie », Paul Krugman et Joseph Stiglitz, poussent dans cette direction. C’est le courant qui a porté Obama au pouvoir en 2008 avec son projet d’assurance santé pour tous alors que le néolibéralisme semblait mortellement blessé par sa crise. Mais depuis, les néolibéraux utilisent la montée des déficits et de la dette pour attaquer l’Etat.
Cette vague a été puissante en 2010, au point d’arracher le Parlement aux démocrates. Cette Amérique-là s’oppose aux aides de l’Etat aux banques (en partie à juste titre) mais le cas des constructeurs automobiles, en partie sauvés par l’Etat, démontre que le dogmatisme est mauvais conseiller. Cette frange radicale des Etats-Unis a été enthousiasmée par le discours de Ron Paul qui appelle à un repli massif de l’intervention de l’Etat et une déconstruction de l’héritage rooseveltien.
Deux candidats par défaut ?

Face à cette hésitation entre un nouveau moment Roosevelt et un nouveau moment Reagan, les Etats-Unis n’ont pas été enthousiasmé par les deux candidats de 2012. Le président sortant, malgré l’Obamacare, a beaucoup déçu. Guantanamo n’a pas été fermé. Les lobbys financiers semblent toujours aux commandes de la réglementation de la finance, dont les aides massives sont (logiquement) très impopulaires. Obama n’a pas été le nouveau Roosevelt qu’il aurait pu être.
De l’autre côté, face à des candidats volontiers extrémistes, les républicains ont choisi Mitt Romney faute de mieux. Mieux organisé, plus riche, plus préparé, plus modéré, il a nettement droitisé son discours pour les primaires, avant de revenir au centre dans la dernière ligne droite de la campagne, alimentant le procès en retournage de veste qui lui est fait. Malgré tout, il a réussi à incarner une partie des valeurs de la droite étasunienne : l’esprit d’entreprise et la famille.
Dans une campagne qui a vu un nouveau record de dépenses (plus d’un milliard pour chaque candidat), souvent utilisées pour des publicités extrêmement négatives, c’est finalement Barack Obama qui s’impose. Mais cette victoire est bien plus une victoire par défaut qu’une victoire d’adhésion. Le président sortant l’a emporté grâce aux carences des républicains, qui se sont extrêmement radicalisés, et se sont choisis un candidat très critiquable (entre ses volte-faces, son passé dans un fonds d’investissement, son faible taux d’imposition et le flou de son programme économique).

Finalement, les Etats-Unis ont choisi à la manière de The Economist. Mitt Romney n’a pas convaincu qu’il serait meilleur que le président sortant que ce dernier même si ce dernier à peiner à expliquer pourquoi il voulait un nouveau mandat. Il a désormais quatre ans pour renouer la flamme de 2008.

 

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Wall Street perd les élections

Par Menthalo – En étudiant la liste des supporters de Romney, on retrouve toutes les banques de Wall Street, alors qu’aucune d’elles n’a soutenu Obama.

Après la crise des subprimes qui a frappé le monde de la finance à partir de 2007 avec une phase aigüe marquée par la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008, qui a provoqué une crise systémique, l’administration Obama à entrepris de changer les règles de la Finance Américaine. En juin 2009, l’administration Obama a publié son projet de réforme : « Livre blanc de la Réforme sur la régulation financière ». Ce projet a été concrétisé par une loi ambitieuse, la loi Dodd-Franck, votée par le Congrès et signée par le Président Obama le 21 juillet 2010.

Depuis lors, les puissants lobbies de Wall Street ont multiplié les combats d’arrière-garde pour retarder la mise en application de cette loi, en partie soutenu par les gendarmes des marchés des matières premières et métaux précieux, le CFTC, qui n’hésitaient pas à déclarer qu’il n’était pas de leur responsabilité de provoquer une crise systémique. En effet, un des paragraphes de cet énorme document législatif multiforme  interdit les positions dominantes sur les matières premières et les métaux précieux. Or les principales banques américaines ont des positions dominantes, notamment sur l’or et sur l’argent, qui ont permis de maîtriser la valeur apparente des monnaies fiduciaires, en général, et du Dollar en particulier. En supprimant les positions dominantes, les métaux précieux pouvaient s’apprécier librement, amenant de fait une très forte dévaluation générale des monnaies.

En Juillet dernier, après deux ans de combats d’arrière-garde, le CFTC donnait enfin une définition légale du mot « Swap », lançant soudain une course contre la montre de 60 jours de bourse, pour que les Banques influentes de WS suppriment leurs positions dominantes, notamment sur l’or et sur l’argent. A deux semaines de l’échéance fatale, qui aurait amené une ré-évaluation massive de l’or, mais surtout de l’Argent, un juge de Washington remettait  en cause le pouvoir de définir ces positions dominantes du CFTC, retardant encore l’application de la loi.

Les législateurs vont être amené à affiner une fois de plus la loi pour qu’elle soit applicable, tout en renforçant et réaffirmant le rôle des gendarmes des marchés. L’élection d’hier a donné un deuxième mandat à Obama pour cela, mais le même jour, un tiers des représentants du Congrès américain devait être élu. Il semblerait que le Sénat ait conservé une courte majorité démocrate, et la Chambre des représentants une courte majorité républicaine, rendant extrêmement difficile toute avancée législative, comme on l’a vu lorsqu’il s’est agi de relever le plafond de la dette américaine. Ce sujet va revenir sur le devant de la scène dans le mois à venir, puisque le plafond a été atteint.

Wall Street a néanmoins perdu cette nuit

La pression sur les grandes banques va s’amplifier. Souvenez-vous qu’elles ont dû, au début de l’étén présenter leur « Dernières Volontés », un testament au cas où elles seraient mises en faillite, qui doit permettre aux juges de liquidation de clore au mieux toutes leurs positions apparentes ou masquées.

L’Ouragan Sandy plongeant Manhattan dans le noir, où seule la Banque Goldman Sachs était restée allumée grâce à une armée de générateurs électriques, était peut-être un signe du destin. L’Ouragan Sandy annonçait peut-être  la tempête de Wall Street.


Pour les amateurs de prophéties

La ré-élection de Barack Obama conforte la prophétie de Baba Vanga, la grande prophétesse de l’Est, 1916-1996, dont de très nombreuses visions se sont réalisées. Elle avait annoncé que « le Président noir sera le dernier Président des Etats Unis, avant que le pays ne soit divisé. » Obama a été élu une seconde fois. Il n’y aura pas de troisième fois.Nous vivons une époque formidable !

 
33 commentaires

Publié par le 7 novembre 2012 dans Non classé

 

Barack Obama triomphe pour le statu quo

Ce matin, des premiers enseignements peuvent être tirés de la réélection de B. Obama sorti vainqueur du scrutin du 6 novembre 2012.

Sur le plan géopolitique, la nouvelle victoire d’Obama a certainement été une douche froide à Jérusalem pour les jabotinskistes. A peine reconduit dans les affaires, B. Obama n’a certainement pas le désir de voir les cours de l’énergie s’envoler avec une attaque contre l’Iran, réduisant à rien la timide croissance de l’économie américaine. En outre, Obama sait que ses mentors partagent ce même point de vue comme nous l’avons annoncé dans le dernier numéro de LIESI. Il y a un calendrier que d’aucuns veulent gérer dans une certaine paix civile jusqu’en 2016… à moins bien sûr d’un grain de sable providentiel. Certains membres de l’équipe de B. Netanyahu rêvaient d’une victoire de M. Rommey, et sitôt installé à la Maison Blanche de le voir passer à l’action contre l’Iran. L’accalmie est probable et du temps pour avancer tranquillement vers ce Nouvel Ordre Mondial dont les étapes sont bien gérées par le président Obama, comme l’avait d’ailleurs exprimé Henry Kissinger il y a quelques années.

Sur le plan monétaire, aucune flambée des taux américains n’est à attendre à brève échéance comme d’aucuns l’affirmaient dans l’éventualité d’une victoire du candidat républicain. L’accalmie et le scénario actuel devraient dominer. Premier commentaire des banquiers de Citigroup qui s’attendent à «une nette détente sur les taux, une hausse de l’or, un marché actions globalement stable et une pression à la baisse sur le dollar». C’est d’ailleurs bien cela qui se produit ce matin sur les marchés des changes.

On évoque aujourd’hui le «mur budgétaire» [Un ensemble de coupes automatiques des dépenses publiques et de relèvement des impôts de quelque 600 milliards de dollars qui menace le pays si la Maison blanche et le Capitole ne s'entendent pas d'ici la fin de l'année.] Il est difficile d’imaginer qu’aucun accord ne puisse survenir entre les deux groupes démocrates et républicains sur ce point. Nous verrons bien. Commentaire de chez Natixis : «Les tractations sur le fiscal cliff vont demeurer difficiles d’autant que le Congrès actuel restera en place jusqu’au 3 janvier et qu’il faudra trouver un accord courant janvier avant notamment que les exemptions d’impôts ne soient appliquées automatiquement sur les salaires à la source». De toutes les façons, les choix se feront au-dessus de la mêlée, par ceux qui se jouent des agences de notation…

 

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VIDÉO – MISSISSIPPI (USA) : Des étudiants racistes manifestent après la réélection de Barack Obama

by Allain Jules

Le Mississippi semble vivre dans les années 1930. C'est la partie des Etats-Unis où, une frange sérieuse de la population tout comme 46% des républicains, pensent selon un sondage, que, le mariage inter-racial devrait être illégal. C'est ainsi que, dès l'annonce de la victoire de Barack Obama, simultanément, une manifestation contre sa réélection a eu lieu à [...]

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Pourquoi je veux demissionner... de mes rêves


par Slah Pacha, jeudi 8 novembre 2012, 17:47 · 
Je viens parler de l’Homme
Et de ses chances de vie
Et je reconnais qu'à mon temps
Je ne vois plus pour l’homme
Ni d’espoir ni de chance de vie
 
Au niveau où il s’est mis !
L’homme agit, en ses jours
En oubliant  que l’éphémère
Aime changer avec le temps …
En éphémère plus juste
Et plus adapté aux évolutions …
 
Fini le temps des Empires
Fini aussi un monde centralisé,
Qu’on veut enfin  ramasser
Dans un mouchoir d’intérêts…
Fini Le pari sur les différences
Fini les chansons de disparités
 
On ne sera plus vos arabes
Et vous n’utiliserez pas,
Aux mauvaises fins
Ni nos juifs, ni nos chrétiens
 
Demain on ne voudra pas être,
Quelque soit l’alibi ou le pris
Vos champs de combats
Pour alimenter vos bourses
De pétrole  et de guerres
En nous donnant à cultiver
 Vos permis et vos mines
De pauvretés et de faims
 
Nous n’accepterons plus
La  sécurité ou la paix
Garantie de vos mains,
Et de vos pouvoirs de vétos
Qui se font, de nos malheurs
Une impérieuse justification
Pour faire couler notre sang
 
Hier se faisaient les guerres
Pour une histoire de répartition
De territoires et d’intérêts
Aujourd’hui on fait la guerre,
Pour imposer et faire reconnaitre
La richesse des puissants
A la pauvreté des hommes
De toutes les origines
Et de toutes les confessions !
 
Que m’importe, à l’une de mes kasbah
De Jérusalem… Gaza, ou Kélibia
Qu’Obama soit élu Président
Quand il a baigné dans mon sang
Que m’importe les gens du pouvoir
Qui lui reconnaissent un droit
De  faire entendre son penchant
A décimer les chances de la paix
Et à proclamer la puissance de l’intérêt
 
Demain l’homme voudra dessiner
Un autre type d’homme
Plus équitable et plus intelligent
Et qui ne se reconnait pas de filialité,
Aux tenants  de la guerre
Qui veulent se faire gagner
Plus d’armes de destruction
Pour abaisser toute l’humanité
A leurs bottes et à leurs pieds
 
Et si de nos jours nos rêves
Sont tombés si bas
Et que nos hommes
De liberté et de foi
Ne voient plus de solution
Que dans la régression
Je vais alors me reconnaitre
Un minimum de droit
Celui de proclamer
Ma différence et mon choix,
 De démissionner de mes rêves
Et de cette stupide  civilisation !
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14 h 17 : Même politique dans les 2 camps, mais plus brutale et directe avec Romney, plus subtile et sournoise avec Obama (ex : déstabilisation "terroriste" des Etats comme en Syrie - en armant, en formant, en finançant les Salafistes, entre autres -, plutôt qu'attaque directe, avec avions et chars,  ou bien Révolutions "de couleurs", etc). Il n'y a pas lieu de se réjouir !

 

eva R-sistons


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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 05:17

 

Pourquoi l’immobilier français menace de s’effondrer de 63%

leadimg

Par Lionel Ségaut, auteur du blog Gold-up

L’immobilier influe directement sur la santé économique d’un pays : si les prix s’effondrent, l’ensemble du système bancaire est emporté par l’insolvabilité des emprunteurs lors de la revente. Ce constat a été fait aux Etats-Unis avec la crise des subprime et plus récemment en Espagne…

En France, les prêts à l’habitat représentent 51% des encours bancaires.

La moitié est donc directement exposée au risque de dépréciation.

Quand les prix sont poussés vers le bas, la valeur des biens ne couvre plus les montants empruntés et les entreprises de construction (fondement de l’économie) tombent les unes après les autres. Le chômage vient augmenter le risque d’insolvabilité des emprunteurs, etc.

La spirale déflationniste s’amorce.

La destruction de l’économie espagnole est la conséquence de l’éclatement de sa bulle immobilière et le même scénario se profile silencieusement en France.

Si l’Etat sauve les institutions bancaires en faillite — ce qui est déjà le cas pour le Crédit Immobilier de France — la nation se porte garante de la banqueroute des banques et la BCE imprime des billets pour camoufler l’insolvabilité de la nation.

Les banques françaises s’apprêtent-elle à vivre le cauchemar immobilier espagnol ?

Depuis plus de 20 ans, la pierre en Espagne comme en France n’a cessé d’être gonflée de papier :

Graphique des encors de crédits immobiliers en Esapgne et en France, 1980-2012

Mais si l’on fait un zoom arrière à l’aide du graphique suivant, nous constatons une chose frappante : de 1970 à 1997, les prix de l’immobilier (courbe rouge), le CAC 40 (courbe bleue), le PIB par ménage (courbe verte) et le prix des loyers (courbe violette) évoluent à la même vitesse en ordre serré.

Graphique de la comparaison bourse et immobilier

Puis, deux fortes surévaluations (bulles spéculatives) surviennent :

  1. Sur le CAC 40 en 2000
  2. Sur le CAC 40 ET l’immobilier en 2007

Pour l’instant, seul l’indice parisien s’est dégonflé, même s’il reste surévalué par rapport à la richesse détenue par citoyen français.

Il est plus ou moins admis par les économistes que la tendance de la bourse suit celle de l’immobilier. Nous constatons donc une aberration historique : le niveau des prix de la pierre est équivalent à son niveau de 2007 alors que le CAC 40 était à 6 000 points !

Le prix des logements a toujours progressé au même rythme que le PIB par ménage et l’indice parisien depuis 1970 ; une baisse de 63% remettrait l’immobilier au niveau des revenus et des actions.

Pour contrer cette correction et maintenir le marché immobilier en lévitation, la magie économique devrait intervenir sur deux secteurs :

  1. Faire exploser rapidement le taux de richesse détenue par citoyen de 70%
  2. Tout en propulsant une hausse des loyers d’environ 100%

Comme indiqué dans le guide de self-défense financière (en savoir plus), l’immobilier français n’a pas encore souffert grâce aux manoeuvres concertées de la Banque centrale européenne et du système bancaire, les capacités d’action se sont émoussées depuis 2008.

Ce graphique confirme une nouvelle fois ma certitude que l’immobilier s’apprête à subir une double contraction (rattrapage de 2000 et de 2008) en une seule fois !

Le pire est donc devant nous… et 2013 pourrait être l’année de la débâcle.

Conseil : si actuellement vous avez du mal à vendre votre logement, ne fixez pas votre prix en fonction de votre capital restant dû et/ou de votre nouvel achat, mais en fonction de ce qui s’est déjà vendu dans votre quartier à caractéristiques égales.

Un prix légèrement en dessous de la moyenne vous garantit une vente rapide et vous évitera d’être pris dans la tempête qui s’annonce.

Si toutefois vous persévérez à croire que nous sommes dans une situation de “retour à la normale” et que vous ne modifiez pas votre prix de vente, je vous invite à comparer les bulles spéculatives du CAC 40 et de l’immobilier du graphique précédent avec celui-ci (vous y verrez d’étranges similitudes) :

Graphique des principales phases d'une bulle spéculative

 

Pourquoi l'immobilier français menace de s'effondrer de 63%

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 05:12

 

 

Racisme légal, par Dominique Ziegler

 

 

A la fin du dix-neuvième siècle, en France, le gouvernement républicain mené par son chef, Jules Ferry, entame une lutte acharnée contre les congrégations religieuses, qui dominent le monde de l’éducation, et entreprend d’instaurer l’école laïque obligatoire. Ce combat trouvera son dénouement avec la loi de 1905, dite de séparation de l’Eglise et de l’Etat, qui renvoie le clergé à ses seules occupations spirituelles. Cette lutte contre la mainmise du religieux sur la vie civile constitue, de l’avis général, une étape importante dans l’émancipation de la conscience humaine.


Cet idyllique tableau mérite toutefois d’être relativisé. Pour les mouvements d’extrême gauche de l’époque (dont alors la majeure partie des socialistes), il ne s’agissait ni plus ni moins que de la poudre aux yeux, destinée à donner l’impression d’une avancée démocratique majeure, mais sans toucher à l’ordre social. Bien au contraire, sous ce vernis de modernisme, une nouvelle classe dominante – la bourgeoisie d’affaires – prenait définitivement les commandes en faisant coup double: elle portait un coup fatal à la mouvance monarchiste, qui avait pu compter en tout temps sur son allié le clergé pour asseoir sa domination à grands renforts de superstition et de trahison de la parole chrétienne originelle, et donnait au peuple l’impression de se préoccuper du bien collectif. Pour l’historien Henri Guillemin, «Jules Ferry a remplacé le curé par l’instituteur comme supplétif du pouvoir.» Et Jules Guesde, leader du Parti socialiste de France, flairant la manœuvre, déclarait en 1904: «On n’a rien fait contre le congrégations les plus dangereuses, celles qui spéculent sur la misère, la faim et la maladie ouvrières. L’anticléricalisme dont on fait parade a surtout pour but de détourner les travailleurs de leur lutte contre le capitalisme

Le net mouvement d’islamophobie qui gangrène la civilisation occidentale n’est pas le simple fait de fascistes isolés, mais trouve ses relais les plus néfastes dans les bonnes consciences de l’intelligentsia de gauche, de droite et du centre !

Il n’est pas ici question de relancer le débat sur l’enseignement religieux ou non, ni de nier les acquis de ces avancées laïques, mais de s’intéresser aux mouvements souterrains, pratiques et théoriques qui accompagnaient cette démarche et de voir en quoi ils nous concernent aujourd’hui. Dans le même temps que Ferry menait son combat local pour «la libération des consciences», il impulsait comme jamais auparavant le mouvement colonial de son pays, envoyant des troupes en Afrique, en Asie. «Il est du devoir des civilisations supérieures d’apporter leur lumières aux civilisations inférieures» déclarait le chantre de la laïcité.
Cette contradiction originelle entre émancipation locale et domination globale marque aujourd’hui les débats de manière inconsciente, mais ô combien évidente. Ainsi, le net mouvement d’islamophobie qui gangrène la civilisation occidentale n’est pas le simple fait de fascistes isolés, mais trouve ses relais les plus néfastes dans les bonnes consciences de l’intelligentsia de gauche, de droite et du centre! C’est dire si l’éventail est large. Il n’est pas un jour durant lequel tel ou tel politicien, écrivaillon ou témoin quelconque vienne s’étaler dans les médias sur sa détestation de l’islam, religion dont on peut dire le plus grand mal sans encourir les foudres de la loi, puisque la laïcité, conquête historique, permet la critique de la religion.

Là où le bât blesse, c’est que, comme dans le mouvement impulsé par Ferry, le progrès de laïcité sert souvent de cache-sexe à un racisme nauséabond, de tradition coloniale. Sous couvert de liberté d’expression, dans un cadre areligieux, les frustrés et les racistes de toute obédience peuvent faire ce que la morale réprouve, mais qu’une habile lecture de la loi et de l’histoire permet: cracher sa haine des Arabes.

L’islamophobie est devenue un lieu commun, anodin aux yeux de l’opinion publique et des pouvoirs politiques.

Le phénomène touche aussi la Suisse. Ainsi, il y a trois semaines, sur une page entière du Matin Dimanche1, une autoproclamée «féministe socialiste» assénait sa haine de l’islam et assumait sa proximité idéologique avec le vice-président de l’UDC Oskar Freysinger. (Elle accordait dans le même temps une interview au site raciste Riposte laïque). Ces propos ne semblaient pas susciter l’opprobre générale ni porter à conséquence sur son appartenance au Parti socialiste. Pourquoi en serait-il autrement? L’islamophobie est devenue un lieu commun, anodin aux yeux de l’opinion publique et des pouvoirs politiques.
Comme en de précédents temps de crise de sinistre mémoire, la haine de l’autre permet un formidable dérivatif à l’analyse des raisons de cette crise. Ainsi les politiciens à la solde du système (pléonasme!) s’en donnent-ils à cœur joie, comme l’ignoble Jean-François Copé, en France, pour jeter en pâture le si pratique bouc émissaire musulman au bon peuple qui se débat avec une situation sociale en déliquescence. La manœuvre est vieille comme le monde, mais fonctionne toujours.

En France, les faux anarchistes de Charlie Hebdo publient des dessins sur les musulmans dignes des caricatures anti-juives des années trente, dans leur torchon néo-conservateur au bord de la faillite, et remontent leur chiffre d’affaires.

Mais, cette fois, les sbires de l’ordre économique peuvent compter sur les bonnes consciences de gauche pour relayer leur détestation de l’Arabe via le prétexte religieux. Et, comme si ce n’était pas suffisant, voilà qu’émerge une horde de seconds couteaux, pseudo-intellectuels, pseudo-artistes ou autres émanations surprenantes de la société civile pour relayer cette boue. Car l’islamophobie est aussi un formidable fonds de commerce pour les ratés de tout poil.
Ainsi, toujours en Suisse, on invite très doctement un ancien animateur radio romand à se répandre sur sa «peur» de l’islam (alors que ce dernier admet sa méconnaissance totale de cette religion et de cette culture) dans l’émission politique Infrarouge2; l’intéressé précise qu’il a demandé à ses éventuels «amis» de confession musulmane de se retirer de son compte Facebook. On lui offre encore une pleine page dans les quotidiens 24 heures, ou 20 minutes pour déverser les mêmes fulgurances.

En France, les faux anarchistes de Charlie Hebdo publient des dessins sur les musulmans dignes des caricatures anti-juives des années trente, dans leur torchon néo-conservateur au bord de la faillite, et remontent leur chiffre d’affaires. Une dénommée Caroline Fourest (ancienne collaboratrice de Charlie), auteure d’une biographie à charge de Tariq Ramadan mal documentée, se voit bombardée «chercheuse», «spécialiste ès religions», et est invitée sur tous les plateaux télé pour expliquer son soi-disant combat contre «les extrémismes», qui, dans la plus pure tradition faussement républicaine, est, en vérité, un combat pour le pouvoir blanc. Il va de soi que sous couvert de progressisme, c’est bien le racisme qui est en marche.
Le double mouvement impulsé par Jules Ferry a débouché sur un des rares exemples de dialectique négative, permettant à tous les apôtres de la tolérance, de l’enseignant de gauche jusqu’au punk à chiens, des anciens soixante-huitards jusqu’aux réactionnaires lettrés, en passant par les centristes mollassons, de marcher main dans la main avec les extrémistes de droite les plus redoutables dans une belle unanimité anti-arabe. Une vraie vague rose-brun qui passe par le bleu… toutes les couleurs de l’arc-en-ciel politique y sont représentées!
Une lame de fond raciste décomplexée qui transcende les courants politiques et les classes sociales, qui fédère les frustrations, les haines, via une image diabolisée de l’autre, sous des prétextes sous de prétextes nationaux comme progressistes, ça ne vous rappelle rien ?

Dominique Ziegler, pour Le Courrier

Reproduction autorisée avec indication des sources

Notes :

  • 1. Interview de Mireille Vallette, auteure de Boulevard de l’islamisme, dans Le Matin Dimanche du 11 octobre 2012. ndlr.
  • 2. Ivan Frésard, créateur de La soupe est pleine sur La Première, invité au débat d’Infrarouge du 25 septembre 2012: «Caricatures de Mahomet: doit-on censurer?». ndlr.

http://www.mecanopolis.org/?p=26543

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 04:47
http://www.alexandrelatsa.ru/p/propos.html

L’offensive américaine sur les banlieues françaises Alexandre Latsa

La Voix De La Russie  06/11/2012

Il n'y a pas que le Qatar qui cherche à marquer de son influence les banlieues communautarisées françaises.

Les Américains le font déjà depuis longtemps. Le débat engagé par le gouvernement Sarkozy sur l'identité nationale visait justement à en faire un sujet "tabou" dans le cadre d'une destruction lente et savamment orchestrée par certaines élites atlantistes de l'état nation qui repose sur ce pilier qu'est l'identité nationale. Hollande continue le travail de sape avec le vote des étrangers aux élections locales.

Faire croire que l'on défend l'identité nationale la France et le peuple français alors que c'est l'inverse qu'on veut les couler dans le moule d'une mondialisation économique politique culturelle "Made in USA" tel est l'objectif N°1 de l'UMPS de Sarkozy Hollande. Et pour mieux asservir la France et les Français rien de mieux que de promouvoir le FN comme seul défenseur de l'identité nationale de la France et des Français " de souche". La boucle est bouclée et les internationalistes de gôche de la gôche joue dans ce concert de destruction leur partition.

..."selon Wikileaks, dans un texte envoyé en janvier 2010 par l’ambassadeur Rivkin, on peut lire cette phrase plus que surprenante: « Nous continuerons et renforcerons notre travail avec les musées français et les enseignants pour réformer le programme d’histoire enseigné dans les écoles françaises, pour qu’il prenne en compte le rôle et les perspectives des minorités dans l’histoire de France ». De façon surprenante une loi est alors votée en France en septembre 2010. Cette loi réduit ou supprime la partie des manuels d’histoire consacrée à certains personnages historiques français ou à certains évènements de l’histoire de France,..."


"...De toute évidence, les difficultés que la France rencontre actuellement avec ses minorités sont liées au développement rapide de la communautarisation, qu’elle soit identitaire, sociale et ethnico-religieuse. Sur le territoire, des sous cultures transversales se sont développées, qui sont indépendantes voire hostiles à l’identité française..."
http://www.planetenonviolence.org/notes/L-offensive-americaine-sur-les-banlieues-francaises-Alexandre-Latsa-La-Voix-De-La-Russie_b4894007.html
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L’offensive américaine sur les banlieues françaises (Partie 1)

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Photo : EPA

Ils pourraient prêter à sourire plus qu’à les prendre au sérieux, sauf pour ceux qui s’inquiètent de l’offensive du Qatar, qui vient de promettre au gouvernement français de s’occuper des quartiers défavorisés, en échange du rachat d’un peu de dette française. Pourtant les banlieues françaises ne sont pas seulement visées par le Qatar mais également par de nombreux stratèges du département d’état américain, qui ont développé une stratégie à long terme basée sur la démographie des jeunes français issus de l’immigration africaine qui implique, à terme, une prise progressive de pouvoir et d’influence en France pour ces minorités.

C’est un câble datant du 25 janvier 2007 publié par Wikileaks qui révèle cette étonnante affaire. L’ambassade américaine y affirme clairement développer une politique active de soutien et de développement envers les communautés afro-arabes de France, en visant clairement les jeunes musulmans français. Les premiers éléments de cette politique furent fixés en 2001, juste après le 11 septembre, alors qu’il semblait vital au département d'état de tenter d'améliorer l'image de l’Amérique aux yeux des musulmans d'Europe.

Mais c’est suite aux émeutes françaises de 2005, que le président Obama nomme en 2009 Charles Rivkin comme nouvel ambassadeur des États-Unis en France. Celui-ci va alors par le biais de l’ambassade développer une intense campagne de lobbying auprès de jeunes français issus de l’immigration. Cette campagne prendra différentes formes : l’organisation de voyages sponsorisés aux Etats-Unis dans le cadre de programmes politiques, des déplacements de l’ambassadeur dans des zones sensibles à forte concentration de population d’origine immigrée, l’organisation de visites de stars américaines issues de la diversité dans ces quartiers, ou encore l’organisation d’événements (politiques ou artistiques) avec des jeunes français issus de la diversité. L’ambassadeur est principalement assisté dans ses activités de lobbying en direction de ces minorités par Mark Taplin, un diplomate de carrière, spécialiste des méthodes d’influence et du soft-power. Ancien attaché de Presse adjoint en 1994 à l’ambassade américaine à Moscou il a ensuite travaillé en Ukraine, Moldavie et Biélorussie de 1999 à 2004, année de la révolution de couleur en Ukraine.

L’année suivante, en 2010, l’ambassade américaine à Paris rédige un câble dans lequel l’ambassadeur Charles Rivkin explique les activités américaines en direction des minorités. Le câble décrit la crise de la représentation nationale en France, la nécessité pour les américains de développer une stratégie pour la France, de s’engager dans un discours positif, de mettre en avant un exemple fort, lancer un programme agressif de mobilisation de la jeunesse, l’encouragement des voix modérées, une diffusion des meilleures pratiques, l’approfondissement des compréhensions du problème, et enfin le ciblage des efforts. Le câble a été traduit et il est consultable ici, il est plus qu’explicite et mérite d’être lu. Il y est clairement expliqué que l’opération n’a comme intérêt final que de faire progresser les intérêts américains en France via la prise de pouvoir progressive de jeunes français issus de la diversité. Bien sur de nombreuses associations et fondations américaines opèrent depuis longtemps pour s’assurer du soutien à l’Amérique au sein des élites françaises, que l’on pense à la très célèbre fondation Franco-américaine, au club Jean Moulin (destiné à créer un projet d’opposition au gaullisme) ou encore plus récemment au conseil national pour les visiteurs internationaux. Mais la nouveauté de cette politique de séduction est qu’elle est focalisée sur des communautés ethnico-religieuses en France et notamment sur les jeunes musulmans.

Cette activité diplomatique vise donc les élites françaises tout comme les sites internet de la communauté immigrée en France. Sont cités notamment comme relais les sites oumma et saphir, qui ont confirmé leurs bonnes relations avec l’ambassade des Etats-Unis en France (voir ici et la). Mais des personnalités publiques et politiques issues de la diversité ont également été visées, comme par exemple Rokhaya Diallo, Reda Didi (ex-responsable du mouvement socialiste écologiste français les Verts qui a notamment publié un ouvrage À nous la Franceracontant son expérience américaine). Il y a aussi Ali Soumaré (ancien candidat PS aux élections régionales), Almamy Kanouté, (militant associatif et à la tête d'une liste indépendante à Fresnes), Najat Belkacem, ancienne porte-parole de Ségolène Royal, et aujourd’hui membre du gouvernement français, ou encore Said Hammouche, fondateur du cabinet de recrutement Mozaïk RH, qui vise à favoriser la diversité dans les entreprises françaises. Enfin, le rappeur Axiom, qui a lui aussi participé à ce programme et publié un ouvrage intitulé J'ai un rêve, appelant à lancer, en France, une vraie dynamique de lutte des droits civiques, sur le modèle américain. Cette liste n’est pas exhaustive.

Plus surprenant, ce travail de lobbying des minorités cible particulièrement les musulmans français. L’ambassade américaine a par exemple contribué à lancer une association nommée Confluences, destinée à promouvoir les minorités et particulièrement la minorité musulmane dans la région lyonnaise, tout autant qu’ à lutter contre les discriminations. L’attaché culturel du consulat américain à Lyon siège au conseil d’administration de l’association. Plus récemment, c’est une maison des Etats-Unis qui a été créée, destinée à informer les Lyonnais sur l’Amérique. Notre ambassadeur est aussi fortement intéressé par les « écoles de la seconde chance » destinées à favoriser l’intégration des jeunes défavorisés, souvent issus des agglomérations cosmopolites des grandes villes françaises. Ce travail en faveur des minorités défavorisées est plus limpide lorsque l’on lit le vibrant hommage rendu à l’ancien directeur de Sciences Politiques Richard Descoings, décédé dans des circonstances sordides aux Etats-Unis au début de cette année. On sait le travail énorme fourni par Richard Descoings pour ouvrir Sciences Po à la nouvelle diversité française, et aux minorités des quartiers dits défavorisés.

Au passage, la presse française, qui a applaudi cette initiative au nom de l’égalitarisme social et républicain a curieusement passé sous silence la gestion financière catastrophique de l’établissement.

http://french.ruvr.ru/2012_11_03/France-offensive-americaine/

 

L’offensive américaine sur les banlieues françaises (Partie 2)
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Photo : EPA

« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerr e permanente, une guerre vitale, une guerre économique (...) sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. » (François Mitterrand).

Les ingérences américaines prennent parfois d’autres formes : BBC News a révélé que les États-Unis avaient très largement financé un manga japonais (Manga to promote US-Japan military alliance) destiné au jeune public japonais afin de le convaincre de l'intérêt de l'alliance militaire entre les États-Unis et le Japon (et notamment le maintien de la base américaine d'Okinawa, de plus en plus contestée par la population).

A titre de comparaison, une « action culturelle » destinée à la France : En décembre 2010 est apparu aux Etats-Unis un nouveau super héros de bande dessinée appelé Nightrunner. Le personnage s’inspire de Billi Asseiah, un sunnite algérien de 22 ans immigré en France et installé à Clichy-sous-Bois. Incarnant les valeurs de justice, d'honneur et de droiture, il secourt la veuve et l'orphelin selon l'expression consacrée. Il défend aussi et surtout les intérêts de sa communauté (les musulmans) injustement attaquée. Un élément d'autant plus inquiétant que le premier épisode de la BD se déroule durant les émeutes de banlieues de 2005 en France. Accompagné par un ami, Bilal, alors âgé de 16 ans, est injustement pris à partie par la police, passé à tabac alors qu'il n'a rien fait de mal. Ensuite, son ami est abattu après avoir incendié un commissariat. Bilal devient alors Nightrunner pour rétablir l'ordre juste et démocratique. Figurant dans Annual Batman Detective Comics n" 12, nul doute que ce Batman d'un nouveau genre n'apparaisse prochainement dans les kiosques français, en particulier dans les banlieues.

En outre et toujours selon Wikileaks, dans un texte envoyé en janvier 2010 par l’ambassadeur Rivkin, on peut lire cette phrase plus que surprenante: « Nous continuerons et renforcerons notre travail avec les musées français et les enseignants pour réformer le programme d’histoire enseigné dans les écoles françaises, pour qu’il prenne en compte le rôle et les perspectives des minorités dans l’histoire de France ». De façon surprenante une loi est alors votée en France en septembre 2010. Cette loi réduit ou supprime la partie des manuels d’histoire consacrée à certains personnages historiques français ou à certains évènements de l’histoire de France, dans les programmes de certaines classes, au profit des cultures étrangères. Ainsi Clovis, Charles Martel, Hugues Capet, Louis IX, dit Saint Louis, François Ier, Louis XIII ont disparu des instructions officielles des classes de sixième et de cinquième des lycées.

Le programme des classes de sixième des lycées passe par exemple sans transition de la fin de l'Empire romain au IIIe siècle à l'empire de Charlemagne, soit une impasse de six siècles. Les « invasions barbares » des IVe et Ve siècles, pourtant fondamentales dans l'histoire de l'Europe, ne sont même plus évoquées. Louis XIV n’apparait plus sous le nom de « Roi Soleil ». La partie qui lui est consacrés s’intitule « Émergence du roi absolu ». L’étude de la Révolution et de l’Empire est abrégée afin de mieux étudier les civilisations extra-européennes à certaines périodes.

Il y a au choix des enseignants: « la Chine des Hans à son apogée », c'est-à-dire sous le règne de l'empereur Wu (140-87 avant J.-C.), ou « l'Inde classique aux IVe et Ve siècles ». Au sein de la partie « Regards sur des mondes lointains» on trouve l'empire du Ghana (VIIIe-XIIe siècles), l'empire du Mali (XIIIe-XIVe siècles), l'empire Songhaï (XIIe-XVIe siècles) ou le Monomotapa (XVe-XVIe siècles). On y trouve aussi l'étude de la naissance et du développement des traites négrières en 3 heures, alors que la totalité de l’histoire de la Révolution de 1789 et de l’Empire ne se fait qu’en 8 heures. Enfin de grandes parties de l’histoire de France sont aussi désormais optionnelles et au choix du professeur.

Ces décisions de modification des programmes scolaires ont été prises en France au nom de « l’ouverture aux autres civilisations de notre monde ».

Quelles conclusions faut-il tirer de cette activité diplomatique américaine dirigée vers les minorités françaises visibles et simultanément de ces changements de contenu des manuels scolaires français ?

Tout d’abord les américains sont dans une démarche impérialiste de promotion de leur modèle de société. Cette logique impérialiste vise à établir un modèle de société unique et une vision commune de l’histoire, en Europe et en Amérique, une Amérique dans laquelle les bébés de souche européenne ne sont déjà plus majoritaires, une Amérique dans laquelle les minorités deviendront majorité a l’horizon 2050.

Ensuite on peut douter que ce modèle de société soit applicable a la France et aux nations européennes, dont l’homogénéité ethnique et culturelle ancienne n’a été que récemment bousculée par une immigration post coloniale et majoritairement d’une autre religion, ce qui n’est pas le cas aux Etats-Unis ou les minorités sont très majoritairement chrétiennes.

Enfin, ces stratégies de réseaux et d’influence présentent un réel danger pour la France. L’intégration réussie des nombreuses vagues d’immigration que la France à connu dans le passé s’est toujours réalisée sans aucune revendication ethno-religieuse mais par un processus complexe d’assimilation généralement volontaire, bien différent du modèle communautaire américain, modèle qui pourtant semble se développer dans plusieurs pays européens qui connaissent une forte immigration. De toute évidence, les difficultés que la France rencontre actuellement avec ses minorités sont liées au développement rapide de la communautarisation, qu’elle soit identitaire, sociale et ethnico-religieuse. Sur le territoire, des sous cultures transversales se sont développées, qui sont indépendantes voire hostiles à l’identité française.

Pour la France, pays chrétien et européen dont l’avenir est en Europe, cette activité d’ingérence est extrêmement négative. En accroissant les sentiments communautaristes et revendicatifs de minorités ethniques et religieuses à l’égard de l’état français, les américains prennent le risque de créer des tensions qui pourraient aboutir à un point de non retour. En outre, cette agression en règle contre le modèle assimilationniste choisi par la France pourrait avoir des conséquences explosives, lorsque l’on sait que les revendications ethno-religieuses s’ajoutent à des revendications régionalistes déjà sous jacentes.

 

http://french.ruvr.ru/2012_11_06/93646488/

 

http://chiron.over-blog.org/

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 20:29

 

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René Backmann

France-Palestine : la volte-face de François Hollande

 

Triomphe sur toute la ligne pour Benjamin Netanyahou : lors de sa visite en France, il a obtenu du président français un alignement inédit sur la position israélienne dans le dossier israélo-palestinien. Et la trahison de ses engagements de campagne sur la reconnaissance internationale de la Palestine.

 

Si les dirigeants palestiniens attendaient de François Hollande un soutien plus concret que celui apporté à leur cause par Nicolas Sarkozy, ils ont dû être cruellement déçus au lendemain de la visite à Paris de Benjamin Netanyahou. Sur deux points cruciaux aux yeux des Palestiniens - le gel de la colonisation et la reconnaissance internationale de la Palestine  -, le président français a tenu des propos qui ont visiblement plu au premier ministre israélien et qui ont provoqué désillusion et amertume à Ramallah. Voici pourquoi.


Le gel de la colonisation


Contrairement à ce qu’affirment les dirigeants israéliens, il ne s’agit pas là d’une exigence nouvelle, propre aux Palestiniens et destinée à masquer leur refus de négocier. L’arrêt de la colonisation n’était pas mentionné dans la "Déclaration de principe" de 1993 (le règlement de la question des colonies était renvoyé aux conversations sur le statut final) mais constituait l’une des recommandations du rapport Mitchell, rendu public en mai 2001.


Ce document préconisait en fait un "gel de l’extension des colonies juives de peuplement" et recommandait parallèlement l’incarcération des terroristes palestiniens. Le tout devant contribuer à la "restauration de la confiance" entre les deux parties. Le gel de la colonisation constitue surtout l’une des revendications essentielles de la Feuille de route, présentée en avril 2003 par le Quartette (Etats-Unis, Nations unies, Russie, Union européenne) et toujours en vigueur. Il est aussi l’une des recommandations constantes de l’Union européenne, rappelée à de multiples reprise depuis dix ans. Il est en effet tenu pour indispensable à la mise en place d’une solution à deux Etats.

 

281.000 colons en 1993, 550.000 aujourd’hui

 

Si les Palestiniens en ont fait une condition à la reprise des négociations avec Israël, c’est que depuis 1993, les colonies n’ont cessé de se multiplier et de s’étendre en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Tous les gouvernements israéliens qui se sont succédés depuis la signature des accords d’Oslo ont poursuivi - toutes étiquettes politiques confondues - cette politique de colonisation. Evalué à 281.000 en 1993, le nombre de colons israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est dépasse aujourd’hui 550.000. Et cette expansion des colonies, accompagnée d’un accroissement parallèle des réserves foncières et d’un développement du réseau routier, a transformé la Cisjordanie en un archipel de mini-cantons palestiniens séparés par des routes ou des zones sous contrôle israélien.


Illégale au regard du droit international, jugée "illégitime" par Barack Obama dans son discours du Caire, critiquée auparavant par la secrétaire d’Etat de George Bush, Condoleezza Rice, la colonisation est aujourd’hui considérée par nombre de chancelleries comme l’un des principaux obstacles à la création d’un etat palestinien viable. Son caractère illégal est régulièrement rappelé par l’Union européenne.


Officiellement, le gouvernement israélien s’est engagé à en geler le développement lors de la conférence d’Annapolis en 2007. Il a ensuite proclamé, en novembre 2009, un moratoire limité sur les "nouvelles constructions". Ce qui n’a pas empêché la population israélienne des colonies de s’accroître - selon le Bureau israélien des statistiques, de 65.000 personnes entre 2007 et aujourd’hui.


La multiplication des faits accomplis

 

Parallèlement, la construction du mur et de la barrière de séparation qui annexent de fait les plus grands blocs de colonies et l’écrasante majorité des colons au territoire israélien ont confirmé que la poursuite et le développement de la colonisation constituent pour le gouvernement israélien un choix stratégique majeur.


C’est encore plus vrai depuis l’arrivée au pouvoir de Benjamin Netanyahou qui s’appuie, à la Knesset, sur la majorité la plus à droite de toute l’histoire d’Israël. Une majorité nationaliste et conservatrice au sein de laquelle les colons et leurs partisans pèsent d’un poids décisif. Et l’accord récemment conclu entre Netanyahou et son ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, pour rapprocher leurs deux formations en vue des élections législatives de janvier, vient de déplacer encore plus vers l’extrême-droite le centre de gravité de la coalition gouvernementale israélienne.


Fort de ce soutien intérieur et de la passivité - voire de la connivence - de ses interlocuteurs étrangers, le gouvernement israélien peut multiplier impunément les faits accomplis et les déclarations provocatrices, comme il l’a fait en annonçant, pendant la visite du vice-président américain Joe Biden à Jérusalem, en mars 2010, la construction de 1.600 logements à Jérusalem-Est. Ou comme il vient de le faire en annonçant la construction de 1500 nouveaux logements à Jérusalem-Est, quelques jours avant la visite de Benjamin Netanyahou à Paris.


Le soutien de l’Union européenne aux colonies

 

Sur la question de la colonisation, François Hollande a admis qu’il avait des "divergences" avec Netanyahou, car il souhaitait "la voir arrêtée". Mais il n’a pas relevé que la poursuite de la colonisation mettait en péril la solution à deux Etats qu’en principe, la France continue de préconiser et de soutenir pour résoudre la question palestinienne. Il n’a pas rappelé non plus à son interlocuteur israélien que la colonisation viole le droit international et se poursuit en contradiction avec des engagements souscrits par le gouvernement israélien.


Le silence de François Hollande sur cette question est d’autant plus assourdissant qu’il coïncide avec la publication du rapport accablant de 22 ONG occidentales présentes et actives dans les territoires occupés. Préfacé par l’ancien commissaire européen aux Relations extérieures, Hans van den Broek, ce document de 20 pages établit que l’Union européenne importe massivement depuis près de 20 ans des marchandises - produits agricoles et industriels - estampillées "Made in Israël" mais provenant des colonies israéliennes.


En agissant ainsi, l’UE apporte son soutien aux colonies israéliennes et facilite leur développement. Elle contribue ainsi à une stratégie qui permet au gouvernement israélien de contrôler - à travers les colonies - près de 40% du territoire d’un potentiel Etat palestinien. Elle renforce, à sa façon, une présence israélienne qui empêche la reprise de négociations entre les deux parties.


La reconnaissance internationale de la Palestine


Si les dirigeants palestiniens ont tenté en vain, l’année dernière, et vont tenter de nouveau dans quelques semaines, d’obtenir, devant l’Assemblée générale des Nations unies, l’admission de la Palestine comme "Etat non-membre", ce n’est pas dans le but de remporter un succès diplomatique d’ailleurs symbolique et de peu de poids, face aux attentes concrètes et de plus en plus impatientes de leur peuple.


Cette stratégie avait pour objectif de sortir de l’impasse dans laquelle les négociations israélo-palestiniennes directes, avec ou sans médiation ou parrainage des Etats-Unis, ont enfermé le processus de paix. Placés devant le fait accompli territorial de la colonisation et de la construction de la barrière de séparation, mais aussi confrontés aux réticences de Washington, à l’impuissance de l’Union européenne et à la duplicité des pays arabes, les négociateurs palestiniens ont fini par accepter l’idée qu’ils n’avaient plus qu’une option, puisque la lutte armée demeure exclue : en finir avec les face-à-face à huis clos, les négociations secrètes et ouvrir le dossier israélo-palestinien devant le forum des nations. En commençant par obtenir leur admission aux Nations unies.


"Je soutiendrai la reconnaissance internationale…"

 

Dans son programme pour l’élection présidentielle, "Le changement, c’est maintenant", François Hollande semblait avoir mesuré l’urgence d’une reprise du dialogue et compris l’importance, pour les Palestiniens, de cette reconnaissance internationale. "Je prendrai", lisait-on dans la proposition n°59, "des initiatives pour favoriser, par de nouvelles négociations, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine. Je soutiendrai la reconnaissance internationale de l’Etat palestinien".


En juin 2011, le PS avait publié une déclaration appelant "la France et l’Europe à reconnaître l’Etat palestinien pour avancer vers la paix et la réconciliation entre les peuples israélien et palestinien". "La communauté internationale", précisait le document, "doit convoquer au plus tôt une conférence de paix sur le Proche-Orient afin de fixer les paramètres de l’accord de paix israélo-palestinien et les engagements de la communauté internationale en matière de sécurité, d’aide économique et de coopération avec la région." En clair, le parti du candidat François Hollande prenait ses distances avec la position israélienne, qui repose sur la reprise des négociations bilatérales sans conditions.


Quelques mois de pouvoir plus tard, c’est un tout autre langage que le président français tenait devant le premier ministre israélien. "La France", a déclaré la semaine dernière François Hollande lors de la conférence de presse commune avec Benjamin Netanyahou, "souhaite la reprise - sans condition - des négociations entre Israéliens et Palestiniens. Avec le même objectif, celui que nous poursuivons depuis des années, pour ne pas dire depuis des décennies, c'est-à-dire deux Etats : l’Etat d’Israël avec la sécurité qui doit lui être garantie et l’Etat palestinien qui doit pouvoir vivre. […] Je sais qu’il y a des élections dans quelques semaines en Israël. Il y a aussi la tentation pour l’Autorité palestinienne d’aller chercher, à l’Assemblée générale des Nations unies ce qu’elle n’obtient pas dans la négociation. Seule la négociation pourra déboucher sur une solution définitive à la situation de la Palestine."


Occasions manquées

 

Oublié, comme on voit,  l’engagement de soutenir "la reconnaissance internationale de l’Etat palestinien". Oubliée la nécessité de "fixer les paramètres de l’accord de paix". Sur ces deux points, le président français colle désormais à la politique israélienne.


François Hollande avait pourtant l’occasion, en recevant le premier ministre israélien, de faire entendre une voix divergente dans le consensus complice des capitales européennes. Il avait aussi l’occasion de dire à Benjamin Netanyahou, surtout après leur visite commune à Toulouse, que l’attachement de la France à la protection des juifs de France et à la sécurité d’Israël lui donnait le droit d’attendre d’Israël un respect scrupuleux du droit international, des résolutions des Nations unies et des accords conclus par les gouvernements précédents. Il n’a pas su saisir ces occasions. Serait-il, selon la formule appliquée autrefois à Yasser Arafat par un ministre des Affaires étrangères israélien l’un de ces hommes "qui ne ratent jamais une occasion de rater une occasion" ? 

 

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/11/05/france-palestine-la-volte-face-de-francois-hollande.html

 

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carte_palestine_territoires_occupes_1947_carte_palestine_20.JPG

 

 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 14:06
La commission européenne se prépare à la faillite des banques

C’est un journal qui est peu médiatisé mais qui a pourtant de bons articles, « Shéhérazade le journal de la nuit » vous propose aujourd’hui cet article que je m’empresse de relayer, merci à lui:


http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/uploads/2012/11/INBOX6147.jpg

 

Elle a présenté le 6 juin une proposition de directive « établissant un cadre pour le redressement et la résolution des défaillances d’établissements de crédit et d’entreprises d’investissement ». Cela fait plus d’un an que la commission travaillait sur ce document et il est révélateur qu’il soit publié au moment même où les banques espagnoles sont en pleine tourmente. Le besoin de recapitalisation de ces banques est estimé entre 50 et 200 milliards d’euros et le sauvetage de la seule Bankia nécessiterait 23,5 milliards d’euros, soit près de 18 fois plus que l’estimation faite fin 2011 par l’Autorité bancaire européenne.

Cette directive qui prétend avoir vocation de protéger le contribuable en cas de faillite bancaire est instructive en ce sens qu’elle reconnaît des réalités qui ont été niées jusqu’à ce jour. Elle admet notamment que « l’intervention des pouvoirs publics a coûté très cher au contribuable et a même compromis la viabilité des finances publiques dans certains états membres dont la France. » Pour mémoire, 4 500 milliards d’euros d’aides d’État ont été accordés aux établissements financiers entre octobre 2008 et octobre 2011. La Commission fait également un constat d’échec des politiques d’aide aux banques en relevant que « les plans d’urgence élaborés pour lutter contre les crises financières ont été insuffisants ». En clair, les 4 500 milliards d’aide ont été accordés aux banques en pure perte pour les contribuables !!!

sans prendre les mesures nécessaires pour l’empêcher…


Pour faire face à une crise bancaire systémique et à un risque de contagion à l’ensemble de l’Europe, la commission préconise des transferts d’actifs entre entités, la cession obligatoire de certaines activités, le remplacement des dirigeants par un administrateur spécial, la suspension du paiement des dividendes, le renflouement interne ou « bail-in », la mise en place de fonds de résolution et de systèmes de garantie de dépôts financés par le secteur bancaire. Mais le « bail-in » n’entrerait en vigueur qu’en … 2018. Quant aux fonds de résolution, le quotidien Les Échos du 6 juin pointe les limites de ce dispositif en soulignant qu’il n’est « pas question encore de mutualiser les ressources : les fonds imaginés par Bruxelles sont seulement des fonds nationaux ». Ce même journal relève également qu’il n’existe toujours pas en Europe d’harmonisation des systèmes de garantie des dépôts. Ce n’est pas avec des mesures nettement insuffisantes, et dont l’entrée en vigueur est repoussée dans le temps (2014 ou 2018) « pour ne pas effrayer les marchés », que l’on sauvera un système bancaire au bord de la faillite.

Les Banques Populaires et Caisses d’épargne directement en cause…

Malgré les discours rassurants des patrons, la crise bancaire menace également les Caisses d’épargne le Groupe BPCE. Pour preuve, l’action NATIXIS a perdu 90 % de sa valeur d’origine et des PSE (Plans de Sauvegarde de l’Emploi) ont supprimé des centaines d’emplois dans nos entreprises ces dernières années. Actuellement, les Sociétés Locales d’Épargne sont appelées à se prononcer sur une modification de leurs statuts qui prévoit de conditionner le remboursement des parts sociales à l’autorisation du Conseil d’Administration de la SLE, le Conseil pouvant déléguer ce pouvoir d’autorisation à son Président, à son Vice-président ou au délégué de la Caisse d’épargne. Si cette modification est présentée comme une mise en conformité avec la réglementation européenne relative au ratio « core tier one » elle permet aux dirigeants de refuser le remboursement de leurs parts sociales aux clients sociétaires et éviter ainsi que des ventes massives viennent diminuer significativement les fonds propres des Banques Populaires et Caisses d’épargne. Or, dans le même temps où ces dirigeants se réservent la faculté d’interdire aux petits porteurs de récupérer leur argent, les traders des banques et des fonds spéculatifs restent libres de se livrer au « trading de haute fréquence » qui leur permet d’acheter et de revendre des actions en quelques millionièmes de seconde à l’aide de programmes informatiques.

Contre la crise bancaire, il existe une solution…

Si l’on considère que la monnaie, l’épargne, le crédit et le système dans lequel ils s’inscrivent sont des biens publics, et si l’on sait que la sécurité des encaisses monétaires de la population et la préservation de l’intégrité du système des paiements sont indispensables, alors l’instauration d’un service public bancaire s’impose comme une nécessité. Il faut arrêter le sauvetage coûteux des banques effectué sans conditions dont le seul effet est d’augmenter la dette publique…


1700 milliards rien que pour la France !!!
5.5 fois les recettes annuel de notre pays !!! Ce chiffre ne vous fait il pas bondir ?


Peut être est il temps que le budget de l’état soit géré avec le même sens des responsabilités
que le fait un père ou une mère, chef de famille avec son budget familial,
avec les contraintes qui, à leurs justes proportions sont les siennes !

L’expropriation des banques et leur transfert au secteur public sous contrôle citoyen est le seul moyen de protéger l’épargne et d’affecter le crédit à l’économie réelle afin de financer la mise en place d’une politique de plein emploi et d’investissements publics, mais aussi de sauver nos emplois. L’assainissement du secteur bancaire nécessite également la levée du secret bancaire, la mise en place de commissions d’enquête sur les agissements des banques et enfin un audit des dettes détenues par les banques, en particulier celles sur les États, les collectivités et les établissements publics, pour identifier les dettes illégitimes qui n’ont pas à être remboursées.

Et enfin… Traduire les responsable de cette situation
de nos politiques en cause aux dirigeant du FMI devant le tribunal de La Haye…

Les politiques d’austérité, c’est aux banques qu’il faut les imposer, pas aux peuples !
Nous ne paierons pas leur crise !!!
 

http://www.facebook.com/sheherazade.jdn.31?ref=tn_tnmn

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/11/05/la-commission-europeenne-se-prepare-a-la-faillite-des-banques/#more-33248

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 03:35

 

"Moi, président de la République" : ce que François Hollande a oublié de nous dire

Avatar de Matthieu Lépine

Par 
militant au Parti de gauche

LE PLUS. On se souvient de l'anaphore, pleine de conviction, prononcée par François Hollande le 2 mai 2012 lors du débat télévisé de l'entre-deux-tours, en pleine campagne présidentielle. Mais aujourd'hui, un contributeur déçu par ces 6 premiers mois de présidence a décidé de réécrire à sa façon le discours de François Hollande, dans une anaphore fictive qui en dit long sur son amertume.

Édité par Gaëlle-Marie Zimmermann  

Le texte qui suit est une fiction. Pour lire le discours original prononcé par François Hollande sur France 2 le 2 mai 2012, cliquez ici.

 

"Je veux être un président qui d’abord ménage le patronat, qui le considère. Un président qui sera sans arrêt dans la recherche d’un compromis même si cela me pousse à revenir sur mes promesses ou à passer outre les valeurs et principes de la République. Un président qui ne cherchera pas la rupture avec le gouvernement précédent.

 

Moi président de la République, je mènerai sur les questions économiques et sociales une politique de continuité avec celle du gouvernement Fillon.

 

Moi président de la République, je nommerai comme Premier ministre le 'socialiste' qui veut redonner vie à l’adage sarkozyste 'travailler plus pour gagner plus'.

 

Moi président de la République, je composerai avec mon Premier ministre un gouvernement 'socialiste' totalement soumis au dogme du libéralisme dont l’action consistera à mener une politique d'accompagnement du capitalisme.

 

Moi président de la République, j’ôterai au peuple français sa souveraineté budgétaire en faisant ratifier par le Parlement le traité européen écrit par mon prédécesseur Nicolas Sarkozy.

 

Moi président de la République, je rassurerai le patronat en envoyant mon Premier ministre lui faire la danse du ventre lors de l’université d'été du MEDEF.

 

Moi président de la République, je tournerai les talons à chaque fois que l’une de mes mesures déplaira au patronat afin de le satisfaire et de lui montrer ma bonne volonté.

 

Moi président de la République, j’augmenterai le SMIC de 5 centimes par heure afin de relancer l’activité économique et de mettre un frein aux politiques d’austérité.

 

Moi président de la République, je repousserai aux calendes grecques l’une de mes plus emblématiques promesses de campagne, le droit de vote pour les étrangers aux élections locales, comme le fit avant moi François Mitterrand.

 

Moi président de la République, j’enterrerai ma promesse sur le non-cumul des mandats afin de ne pas me mettre à dos les députés et sénateurs socialistes.

 

Moi président de la République, je bafouerai la laïcité, comme le fit si souvent mon prédécesseur, en assistant en tant que représentant de la Nation à une messe et en constitutionnalisant le Concordat en Alsace-Moselle.

 

Moi président de la République, je recevrai avec les honneurs à l’Élysée le premier ministre d’un État qui mène une politique violente et inhumaine de colonisation ; un homme qui a choisi l’alliance avec l’extrême-droite pour les prochaines élections législatives.

 

Moi président de la République, je ferai expulser des camps de Roms, sans pour autant proposer de solution de relogement à ces populations les livrant ainsi encore plus à la misère, à la rue et à la pauvreté et entretenant ainsi à leur encontre un climat de haine et de violence.

 

Moi président de la République, je privilégierai la répression policière au dialogue, je ferai charger les forces de l’ordre sur les citoyens qui s’opposent au projet mégalo d’aéroport de mon Premier ministre.

 

Moi président de la République, je ferai ce que Guéant et Sarkozy n’avaient pas osé faire, je livrerai une citoyenne française à un pays étranger bien que ce qui lui est reproché soit légal sur notre territoire".

 

Le renoncement, c’est maintenant…

 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/684123-moi-president-de-la-republique-ce-que-francois-hollande-a-oublie-de-nous-dire.html

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 01:45

 

  

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Introduction d'eva R-sistons

Alerte ! Valls sera le Franco de la France


Alerte ! Ce fils d'Espagnol, né à Barcelone, est dangereux. Catherine Nay, Editorialiste à Europe 1, a sorti une parole qui devrait être historique : Cet homme est "inquiétant" (C dans l'Air, "Gouvernement, qu'est-ce qui cloche" ? 9 octobre 2012, émission pour attaquer le Gouvernement Hollande-Ayrault et faire la promotion de Valls §). Observez-le bien : Il est réellement inquiétant (cf son regard) ! Un homme d'une dureté implacable, par exemple, déjà, avec les Roms ou avec les sdf ! Voyez aussi ce qu'il est dit à la fin de cette parution. Je ne suis d'ailleurs pas d'accord avec tout : Jacobin de droite ? Nous faire oublier qu'il n'est pas né Français, mais en Espagne, en Catalogne ? Pire que ça. Pour moi, une graine de dictateur, à la droite de la pire des extrêmes-droites !
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Assurément, en dehors de Sarkozy (et de Fabius, si roublard), Valls est avec Copé l'Elu le plus dangereux de France. Pour moi, il est l'homme remarqué par les Décideurs (les Maîtres du Monde qui se réunissent à Bilderberg chaque année, et où Valls s'est d'ailleurs rendu, ne l'oublions pas) pour son ambition sans scupule, pour sa voix et pour son talent d'orateur (il est avocat, lui aussi) - pour sa belle gueule, éventuellement...

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Remarqué, et programmé, pour prendre le pouvoir et aligner complètement et définitivement la Gauche sur la Droite la plus brutalement ultra-libérale ! Ministre de l'Intérieur d'une violence plus audacieuse que celle de Guéant, d'accord avec Sarkozy sur TOUTES ses réformes (dont celle des retraites, pour mémoire), reconnaissant qu' "il est éternellement lié à israël",  Valls est le chéri des Médias orchestrés par ses amis ultra-sionistes, ce qui devrait TOUS nous interpeller. A ce titre, on nous le présente par exemple dans le faux journal de Gauche le NouvelObs, comme "le Vice-Président",  ou ailleurs comme "le préféré des Français" (grâce à une propagande éhontée dans les Médas), afin, anti-démocratiquement, de nous l'imposer ensuite à la tête de la France. Et ne soyons pas surpris si dans le même temps, tout est fait pour affaiblir Martine Aubry (alors qu'on ne rappelle pas à Fabius son rôle dans la grave affaire du sang contaminé), afin de tuer dans l'oeuf toute idée de propulsion de la Maire de Lille comme Premier Ministre à la place de Jean-Marc Ayrault constamment discrédité.
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Tout doit être fait pour mettre sur orbite Valls le chou-chou des Bilderberg, du CRIF et des Médias collabos. Et ainsi, de surcroît, tous les postes d'importance, en France, seront détenus par des Sayanims. Avec Valls, on aura le Sayanim (c'est-à-dire l'agent d'israël, comme Sarkozy, Copé, Jacob, BHL, DSK, Hollande, Delanoë, Hidalgo, Fabius, Huchon, Harlem Désir...) et, à Gauche, un homme dans la très à droite ligne du dictateur Franco, en effet. Alerte ! Ne tombons pas dans le piège !

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Eva R-sistons

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§ Résumé émission  C dans l'Air :

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Alors que la côte du tandem de l’exécutif dégringole dans les sondages, celle de Manuel Valls continue de grimper. Personnalité politique préférée des Français, il est aussi celui dont l'action est jugée la plus efficace au sein du gouvernement. Au point de faire de l’ombre au Premier ministre.


http://www.france5.fr/c-dans-l-air/politique-interieure/gouvernement-qu-est-ce-qui-cloche-37299


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Source : Catalogne selon Margarita

 

Aurore MARTIN, nationaliste basque, avait failli être extradée par la France à l’époque où Claude Guéant occupait le fauteuil de ministre de l’intérieur mais finalement, devant la levée de bouclier en faveur de celle que le gouvernement espagnol voulait emprisonner dans ses geôles royalistes, Guéant s’était dégonflé, mais pas Manuel Valls !  

L’extradition d’Aurore Martin est une honte qui éclabousse tous ceux qui ont voté à gauche et une faute impardonnable que nous ne pardonnerons pas !

Le 6 mai dernier la gauche arrive au Pouvoir, portée par la foi populaire en des promesses toutes plus réconfortantes les unes que les autres ! Enfin on avait un gouvernement qui allait faire du social, humaniser la politique et s’occuper des plus démunis.

Las ! 6 mois plus tard l’atterrissage est brutal ! Chaque ministère a déçu mais celui qui fait plus que décevoir c’est le ministère de l’intérieur !

Valls est pire que Guéant ! Jugez un peu : camps des roms désintégrés, reconduites à la frontières manu militari des sans papiers, militants pacifistes anti aéroport de Nantes évacués sans ménagement par une horde de gendarmes, pic sans précédent d’expulsions avant la trêve hivernale…. N’en jetez plus on sature !

Et pourtant ça continue ! Manuel Valls décroche le pompon de la félonie en s’en prenant à Aurore Martin, qu’il fait remettre sous bonne garde aux autorités espagnoles alors que Claude Guéant n’avait pas osé franchir le Rubicon !

La classe politique de gauche toute tendance confondue s’insurge, la presse de droite tel cet article du Figaro lire…  se régale : Que cherche Manuel Valls ? - Ce que Guéant n’avait pas osé Manuel Valls l’a faitValls semble vouloir créer la discorde en entretenant sciemment l’amalgame et la confusion

La presse de gauche est ébaudie tel le Nouvel Observateur ICI sur lequel on peut lire : Seize élus « socialistes et républicains » du Pays basque (…) se disent « consternés » dans un communiqué commun - Nous rappelons que les faits visés par l’Espagne ne sont pas répréhensibles en FranceL’association humanitaire pour les réfugiés basques Anai Artea a qualifié d’ »acte minable » et de « provocation » le fait de livrer Aurore Martin à Madrid de la part d’un « ministre de l’Intérieur qui ne sait plus s’il roule pour Paris ou Madrid« …  Cette dernière phrase sous-entend que Valls garde une sympathie particulière pour la droite espagnole et pour le franquisme ?

Ceci expliquerait le comportement aberrant du ministre de l’intérieur, mais il faut pour cela remonter dans le temps. Manuel Valls, né en 1962 à Barcelone, s’est fait naturaliser français à 20 ans, en 1982 ?

1982, l’après le franquisme a 7 ans, la Catalogne Sud a, à nouveau, le droit de parler sa langue, de voter ses propres lois, de promouvoir sa culture et de lancer les bases de son indépendance, ceci en harmonie avec la Catalogne Nord qui, entraînée par ce vent nouveau, prend conscience du génocide culturel sournois dont elle est victime depuis 1659.

1982 en Catalogne, c’est le plein boom de la « Nova Cançò » où des artistes comme Lluis Llach, Teresa Rebull, Marina Rossell, Maria del Mar Bonet etc.. peuvent enfin chanter la résurrection de leur pays sans risquer leur vie. 1982, la Catalogne Nord voit s’ouvrir à Perpignan des écoles de catalan, l’Université inscrit le Catalan dans ses matières. Par ailleurs, de nombreux artistes du Nord, parmi lesquels Pere Figueres, Gisela Bellsola, Cris Cayrol, Albert Bueno etc… sans oublier ceux qui nous ont quitté depuis Jordi Barre et  Joan-Pau Giners  luttent pour que le catalan du Nord conserve sa spécificité Roussillonnaise.

1982 c’est pour toute la Catalogne le renouveau inespéré et c’est à cette date que le jeune Manuel Valls, catalan de Barcelone, choisit de se faire naturaliser… « français » ?!! MADRE DE DEU !

Sachant cela on se dit que la brutalité du ministre « français » de l’intérieur Manuel Valls (qu’on prononce « Ballç » en bon catalan !) à imposer une politique ultra répressive du haut d’un poste qui lui donne quasiment les pleins pouvoirs n’a rien d’étonnant. Par son jacobinisme exacerbé le bonhomme veut sans doute prouver au peuple de France que meilleur français que lui, il n’y a pas ?


Le problème c’est qu’avec Valls ce n’est pas la gauche qui agit au ministère de l’intérieur, mais le pire du jacobinisme de droite exercé par un homme frustré, mal dans sa peau et dévoré d’ambition, un homme qui veut plus que tout oublier et faire oublier qu’il n’est pas né français, adoptant pour ce faire des pratiques qui doivent faire pâmer Marine Lepen.

Reste à espérer qu’Hollande va comprendre que ce n’est pas avec un apostat au ministère de l’intérieur qu’il va pouvoir appliquer ses promesses de « Moi Président de la République … » ce n’est pas un trublion au dents longues qu’il faut à ce poste, mais plutôt un homme ou une femme sincèrement attachés aux valeurs qui font la grandeur de la gauche !

La véritable déception, en tout cas pour moi, c’est que Christiane Taubira serait complice de Manuel Valls dans le guet-apens tendu à Aurore Martin. J’avais confiance en cette femme…

 

Ne manquez pas de lire le communiqué publié ce jour par le journal militant LE GRAND SOIR qui n’hésite pas à écrire :  

Aurore Martin est donc la première victime politique de Manuel Valls qui ne cache plus ses liens profonds avec le gouvernement néo-franquiste de Rajoy, de par ses racines et son histoire familiale ambigüe ; en effet le père aurait quitté l’Espagne en 1948 pour fuir le fascisme mais le fils est né à Barcelone en 1962 en pleine période d’hyper répression fasciste.

 

 

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Aurore Martin :
Valls et Hollande, ces malades de la répression


Gilles Devers
Samedi 3 Novembre 2012


Aurore Martin, 33 ans, française, a été livrée par l’Etat français à l’Etat espagnol. Pourtant vous avez tous en tête ce principe : un Etat n’extrade pas ses nationaux. Guéant et Sarko s’y refusaient, mais Valls et Hollande n’ont eu pas ces scrupules. Voilà ce qui arrive quand on élit le « moins pire ».la_grande_illusion,9.jpg

Aucun acte de violence
La faute d’Aurore ? Aucun acte de violence, sinon je ne prendrai pas sa défense. Je suis totalement psychorigide sur ce truc. En droit, l’occupation armée justifie la résistance armée, comme le font les patriotes Palestiniens, Afghans ou Sahraouis. Mais l’Espagne, avec tous ses défauts, est un Etat de droit, acceptant le contrôle de la CEDH. Je n’idolâtre ni la démocratie espagnole, ni la CEDH et ses convictions molles, mais il existe suffisamment de garanties pour dire qu’en Espagne, le recours à la violence armée est illicite.
Sur ce blog, je me suis fâché (provisoirement) avec bien des amis à cause de Battisti. Battisti a été jugé pour des faits d’armes commis en Italie, qu’il a revendiqués. Pour moi, c’est une fin de partie. Si Battisti en voulait aux magouilleuses autorités italiennes de l’époque, ou aux US finançant les ligues d’extrême-droite, il pouvait tenter de s’en prendre à ces autorités. Mais tuer de braves gens qui mènent leur vie, non, jamais. Il n'y a de place pour la violence armée ni en Italie, ni en Espagne. 

Aurore Martin n’a rien à voir avec ces errances. Elle est membre du parti indépendantiste Batasuna, parti légal en France,... mais illégal en Espagne, car les malades sécuritaires espagnols le considèrent comme lié à l’ETA. En France, Batasuna présente des candidats aux élections locales. Oki ?
La faute d'Aurore ? Elle a participé à deux réunions publiques de Batasuna en 2006 et 2007, à Pampelune, en Espagne. C’est çà et c’est tout. Voilà la prise de ces accros à la répression que sont Valls et Hollande : une française, membre d’un parti légal en France, a participé à deux réunions de ce parti, illégal en Espagne. Pour cela, elle risque 12 ans de prison. Pour cela, la France extrade une française.
 
Cette bouse de mandat d’arrêt européenla_grande_illusion,1.jpg
L’Espagne, le 13 octobre 2010, a demandé à la France l’extradition d’Aurore,... qui est française. Cela aurait dû suffire à planter l’affaire, mais ici entre en jeu cette bouse de mandat d’arrêt européen (MAE).
Le MAE est le signe de la déliquescence européenne : l’ordre remplace la loi, pendant que les politiques se murgent à la buvette.
Le venin est celui de la poursuite judiciaire idolâtrée, une maladie des juges justiciers qui se l’étaient pété avec l'Appel de Genève de 1996, signé notamment l’ineffable Renaud Van Ruymbeke et d'autres candidats au enflement de tronche.
Les politiques se sont couchés devant les justiciers ignorants.
Le MAE a été adopté 2002 au prétexte de lutter contre la criminalité transfrontalière, grand sujet de consensus chez les blaireaux. Avec le MAE, on supprime les procédures d'extradition entre les Etats membres de l'Union Européenne, vu la confiance amoureuse existant entre Etats européens, et on s’aime tellement qu’on permet l’extradition par un Etat de ses propres nationaux. Et la CEDH, lamentablement, se couche.
Comme si ça ne suffisait pas, le législateur a adopté la loi n° 2004-204 du 9 mars 2004, qui inclut dans le Code de procédure pénale cet article 695-23, pourri jusqu'à la moelle.  
D’abord le principe :
« L'exécution d'un mandat d'arrêt européen est également refusée si le fait faisant l'objet dudit mandat d'arrêt ne constitue pas une infraction au regard de la loi française.
Puis l’exception qui ruine le principe :
« Par dérogation au premier alinéa, un mandat d'arrêt européen est exécuté sans contrôle de la double incrimination des faits reprochés lorsque les agissements considérés sont, aux termes de la loi de l'Etat membre d'émission, punis d'une peine privative de liberté d'une durée égale ou supérieure à trois ans d'emprisonnement ou d'une mesure de sûreté privative de liberté d'une durée similaire et entrent dans l'une des catégories d'infractions suivantes :
- participation à une organisation criminelle ;
- terrorisme […].

Bref : il suffit qu’un juge espagnol écrive « terroriste » sous votre nom pour que tous les Etats européens se mettent à vous courser, en s’interdisant de vérifier si vous avez un lien quelconque avec le terrorisme.
Ne rigolez pas : c’est exactement le même projet (rédigé par Guéant et Sarko) que Valls et Hollande veulent faire voter pour remonter les filières « terroristes » islamistes.

Un traquenard pour livrer Aurore aux prisons espagnolesla-grande-illusion.jpeg

Aurore a tenté tous les recours, mais le texte sur le MAE, agrémenté de l’article 695-23 est un mur, et les juges n’ont pu que constater l’existence de ce mur. La CEDH aurait pu renverser la table, mais elle reste un bébé devant la politique.
Elle ne se cachait pas. Elle avait réuni autour d’elle de nombreux soutiens, et pour cause : c’est une simple militante d’un parti légal ! Elle a toujours assumé son militantisme, expliquant qu’au sein de Batasuna», elle participait à un processus de paix au Pays basque: «Pour moi, chaque jour dehors est un jour où je peux travailler, un bonus».
Aurore a été interpellée jeudi lors d'un contrôle routier « fortuit » à Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques).
Fortuit ?... Ouah le gros balourd !
Jean-François Lefort, l’un des responsables de Batasuna à Bayonne, décrit un traquenard : « Nous réfutons la thèse d’un contrôle fortuit : au moment où Aurore Martin a été arrêtée, il y avait un important peloton de gendarmerie à un autre endroit où elle aurait pu passer ».

Valls, gros venin, gros malin
Quatre jours plus tôt, Valls avait donné une interview à El Pais, affirmant que l’ETA était toujours l’ennemi et qu'il n'y aurait pas de Pays basque français dans la prochaine loi de décentralisation, alors que cette question était bien avancée.
Avant-hier, Valls a fait arrêter Mohammed Hammami, iman de la Mosquée Omar, décrit aujourd’hui comme une abomination intégriste,... alors qu’il est responsable du mouvement Tabligh, autorisé à participer sous le contrôle du ministre de l’Intérieur Sarkozy aux élections au CFCM. Son fils est trésorier du CFCM. Mohammed Hammami est âgé de 77 ans, et le 15 mai, la commission des expulsions avait rendu un avis défavorable à son expulsion. Mohammed Hammami est bien connu, et il a pignon sur rue depuis des années. Guéant avait menacé de recourir à son expulsion, mais c'est Valls qui l'a fait, avec une urgence soudaine, la veille de l'arrivée du premier ministre israélien. 
Valls a un discours à tenir, et les décérébrés du PS l’ovationnent, lui permettant de rêver au poste occupé par Ayrault, alors ce n’est pas la loi qui va le limiter…
Meme chose pour Aurore, mais cette fois-ci le consensus est pour la victime de Valls. Tout le monde s’oppose à l’extradition d’Aurore. 

Les réactions politiques La-grande-illusion.jpg
Le PS de Désir d’amour fait le canard, et ça ne surprend personne. 
Mais pour le reste, c’est très intéressant.
Max Brisson, conseiller général UMP : « Cet événement est un nouveau signal préoccupant pour tous ceux qui œuvrent pour un Pays basque apaisé et le vivre-ensemble. La société civile du Pays basque et bon nombre d'élus ont dit combien ils pensaient que ce mandat d'arrêt était disproportionné par rapport aux faits reprochés à Aurore Martin. »

Jean-Jacques Lasserre, sénateur MoDem : « Je suis choqué de voir de quelle façon ce gouvernement utilise des méthodes extrêmement brutales pour traiter  des problèmes délicats ».

Trois parlementaires PS, seize élus socialistes et républicains, par un communiqué commun : « Nous sommes consternés ». Ils condamnent l'application du mandat d'arrêt européen et réclament le « retour immédiat sur le territoire français » d’Aurore et ajoutent : « Nous rappelons que les faits visés par l'Espagne ne sont pas répréhensibles en France : appartenance à un parti politique légal en France et participation à des manifestations publiques ».
Kotte Ecenarro (PS), vice-président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques : « Je déplore un situation ubuesque, incompréhensible en plein processus de paix. Ça tourne à la provocation de la part des gouvernements français et espagnol ».
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF des Pyrénées-Atlantiques : «Le gouvernement Ayrault vient d'écrire une page déshonorante pour notre pays. Il est insupportable et indigne qu’une ressortissante française, militante d’un parti autorisé en France, soit extradée pour des faits non punissables dans notre pays».
EELV Pays basque : «  Alors que les élus de tous bords et la société civile s'allient à la fois pour travailler à l'avenir du territoire et pour rendre pérenne la paix rendue possible par le dépôt des armes d'ETA, M. Valls semble vouloir créer la discorde en entretenant sciemment l'amalgame et la confusion ».
Noël Mamère : « Le ministre de  l’Intérieur prend le risque de rallumer le feu. Il est en train de mettre en péril le processus de paix qui est engagé au Pays basque, alors même que l'ETA a annoncé en 2011 qu'elle déposait les armes. M. Valls joue un jeu extrêmement dangereux dans le but de soigner son image de ministre de l'Intérieur intransigeant ».
Le Parti de Gauche : «Là où en 2011, Guéant et Sarkozy avaient reculé devant la mobilisation des nombreux soutiens de gauche comme de droite de la militante politique, Valls et Hollande n'ont pas hésité à bafouer les libertés d'opinion et d'expression reconnues par notre constitution et trahissent honteusement les principes fondateurs de la gauche ».
Anita Lopepe, membre de la coalition basque EH Bai : «Valls s’aligne sur le Partido Popular, c’est un simple relais de Madrid à Paris».

Le Comité de défense des droits de l’Homme Pays basque rappelle : «François Hollande lui-même avait apporté son soutien à la jeune Aurore quand il était candidat ».
*   *   *
La décision de Valls et Hollande est claire : ils ont extradé une Française qui n’a commis aucune infraction au regard du droit français, pour jouer aux chefs de guerre contre le terrorisme. Bush est leur modèle.

Je ne fais que deux observations.

1/ Comme l’alcoolique qui bat sa femme, celui qui viole la loi la reviolera. Les expulsions collectives de Roms, condamnées par l’ONU, démontraient un mépris souverain du droit, et ouvraient vers maintes violations du droit, et des plus graves. Nous sommes tous solidaires.

2/ La République, c’est le respect du droit, alors il faut dégager Hollande. 
Et ne me parlez plus du « moins pire », cette grande illusion.

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/
http://www.alterinfo.net/Aurore-Martin-Valls-et-Hollande-ces-malades-de-la-repression_a83162.html
Aurore Martin : Valls et Hollande, ces malades de la répression..
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lundi 5 novembre 2012

Manuel Valls, le danger qui vient
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Non, nous ne sommes pas à Tarnac, petite commune de 327 habitants oubliée dans un coin du plateau de Millevaches (qui veut dire Mille Cours d'Eau, et non Mille Ruminants, même si ceux-ci n'en sont pas absents).
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Nous sommes devant les grilles (fermées, évidemment) du pire bunker de la république française après la salle de crise de l'Élysée, mais pas pour les mêmes raisons. Nous sommes Place Beauvau, à Paris. Passez votre chemin, citoyens, ici il n'y a rien à voir. L'opacité est de mise. La "fermeté" également. Pour preuve l'occupation de la rue de Solférino le jour d'une manifestation à Paris contre l'aéroport de Notre Dame des Landes. Tous les passants, au garde-à-vous, arboraient le même seyant costume. Les véhicules, également. Quidams en maraude, passez votre chemin.
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Les Français "au courant" avaient pris l'habitude d'un ministère de l'Intérieur brutal, sans pitié, délogeur de pauvres et protecteur des riches, pourvoyeur de charters aux frais des contribuables malgré leur opposition, plus prompt à embastiller des Tarnaciens que des financiers coupables de faire leur "métier". C'était à une époque où régnaient des natifs ou d'anciens habitants de Neuilly, et il suffisait d'attendre avec une patience angélique qu'ils dégagent !
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L'époque a changé, c'est toujours un ancien habitant de Neuilly qui est à l'Élysée, mais Place Beauvau c'est un ancien catalan qui officie désormais. Il était né à Barcelone en 1962, en pleine répression, alors que son père avait fui l'Espagne en 1948 pour éviter d'être arrêté comme opposant au franquisme. Cherchez l'erreur. Il suffit de constater la façon dont s'est passée l'arrestation d'Aurore Martin pour deviner quelles sont ses inclinations politiques. Les autorités françaises et espagnoles se sont mutuellement félicitées de cette capture, alors qu'ensuite le ministre affirme, la main sur le cœur, qu'il n'a rien pu faire pour l'éviter.
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Il n'en restera pas là, soyons-en persuadés. Ses prédécesseurs avaient eu le cas Tarnac, il a celui-ci - que Guéant n'avait pas osé aborder - et il n'y a plus qu'à attendre le suivant.
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Cet homme a les dents longues. Disons-nous bien qu'il brigue déjà la présidence de 2017. Déjà les médias le portent aux nues, les instituts de sondages lui donnent des chiffres de popularité impressionnants, sortis sans doute du chapeau de Garcimore (je préfère un lapin). Compte tenu de ses états de service, le résultat serait, à n'en point douter, pire qu'avec l'ancien "occupant" de l'Élysée. Avocat comme lui, moins dispersé, plus calme, il pourrait être un excellent geôlier de Marianne.
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C'est pourquoi il est indispensable de souligner dès à présent, et jour après jour, le danger que représente cet homme. Il faudra s'y employer. Dénonçons, dénonçons le potentiel qu'il représente en matière de malignité.
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Rappelons qu'il est prévu entre l'Union Européenne de sinistre mémoire et le gouvernement des États Unis d'Amérique qu'entrent en application en 2015 des accords aussi bien commerciaux (un libre-échange total) que de sécurité. Ces accords seront une arme terrible pour frapper les lanceurs d'alerte, les opposants et tous ceux qui se dresseront dans le chemin de l'intégration transatlantique. En effet, ils prévoient la mise en commun des données personnelles des citoyens, de tous les citoyens. Nous ne sommes plus en démocratie ? Ce sera pire encore. Plus rien d'important ne sera soumis à l'approbation des citoyens, voire plus rien du tout. Avec un tel homme, il est permis de craindre que notre situation ne soit encore pire que ce que prévoient ces funestes accords.

Citoyens, soyons vigilants, prévoyants et constants. Cet homme ne doit pas devenir le décisionnaire de notre pays. Jamais.

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