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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 06:11
capitalisme-j.jpg
L'intrusion des banques dans la vie privée inquiète
lemonde

, Le mercredi 17 mars 2010, à 16h 37


A 53 ans, dont vingt-deux comme cliente de sa Caisse d'épargne de Rouvroy, une petite commune de 9 000 habitants du Pas-de-Calais, Janine M. n'en revient pas. Elle vient de recevoir, avec son relevé de compte, un courrier comminatoire par lequel son banquier lui enjoint de fournir, d'ici au 15 avril, la preuve de son identité, des détails sur sa profession et ses revenus, ses dernières fiches de paie, son avis d'imposition.

'Quand même, réagit-elle, choquée, ils me connaissent ! J'ai mon compte à la Caisse d'épargne depuis 1988, un Livret A depuis ma naissance. Et mon mari et moi, on est des bons clients. On n'a jamais été fichés. On a toujours payé la maison. C'est indiscret. Surtout qu'on n'a pas fait de demande de prêt, rien. Je n'ai pas l'intention de répondre.' Comme Janine M., des dizaines de milliers de clients de banques françaises reçoivent actuellement de bien étranges courriers, qu'ils accueillent avec les mêmes sentiments mêlés de vexation et d'indignation.

En fait, confrontés à des règles et des lois renforcées en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme et à l'obligation de connaître leurs clients, les établissements financiers (Caisses d'épargne, Crédit agricole, BNP Paribas, etc.) ont lancé, depuis plusieurs semaines, une vaste opération de collecte de données personnelles.

Cette démarche, inédite, serait restée confidentielle si les banques avaient limité leur champ d'investigation à leurs nouveaux clients, pour lesquels les vérifications d'identité n'auraient pas été réalisées ou seraient incomplètes. Et si, surtout, elles n'avaient employé des méthodes aussi différentes d'un établissement à l'autre pour satisfaire à des obligations réglementaires pourtant strictement identiques.

'Certaines banques s'en tiennent à la demande de pièces d'identité, de justificatifs de domicile et d'activité économique, ce qui est légal si elles ne disposent pas de ces documents. Mais d'autres exigent des informations très précises sur le patrimoine des clients, leur famille, sans les informer de ce qui est réellement obligatoire, ni s'ils encourent des sanctions s'ils ne fournissent pas les renseignements demandés', observe Isabelle Faujour, directrice juridique adjointe à l'UFC-Que choisir.

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Lire les autres articles du Monde.fr :
Taux de change du yuan : gare au pugilat américano-chinois !
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http://fr.finance.yahoo.com/actualites/l-intrusion-des-banques-dans-la-vie-prive-inquite-lemondfr-3a48931cfd45.html

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 01:40

Les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent
Opinion d'Eberhard Hamer*
inv
Les signes annonciateurs d’une
troisième guerre mondiale s’accumulent
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Les USA traversent, non seulement en raison du rachat des dettes des banques par l’Etat, mais aussi de leur dette publique qui avait déjà énormément augmenté – leurs crédits à l’étranger leur coûtent 1 milliard de dollars par jour – leur pire crise financière depuis la Seconde Guerre mondiale. Si les flux financiers cessent ou s’ils se détournent du dollar, les USA sont en faillite.


Pourtant les USA ne font pas un effort d’économie suffisant pour réduire leur dette publique croissante. Ils n’augmentent pas les impôts pour accroître leurs recettes, ne tentent guère de rogner sur les budgets publics, surtout pas sur leur budget militaire, celui qui a le plus augmenté.


Il faut dire que les USA, en divers endroits du monde, ont engagé au total 200 000 soldats. C’est pourquoi personne n’a compris que le plus grand chef de guerre du monde ait reçu le Prix Nobel de la paix bien qu’il ait renforcé ses troupes. Peut-être était-ce une mesure préventive, car la guerre en Iran dépend avant tout de lui.


Les exemples de chefs politiques qui, confrontés à un échec économique, ont choisi la guerre comme dernier recours pour se maintenir au pouvoir abondent dans l’his­toire. C’est encore plus vrai lorsqu’un pays connaît des crises économiques successives et que la guerre semble le seul moyen d’en sortir. C’est ainsi que les USA ont surmonté leur plus grave crise économique du XXe siècle en entrant dans la Première Guerre mondiale, la crise économique mondiale en entrant dans la Seconde, et ils pourraient donc être tentés de résoudre la troisième crise écono­mique de la même manière. Les deux guerres mondiales ont en effet permis aux Etats-Unis non seulement de venir à bout de leurs deux plus gros endettements, mais aussi de devenir la première puissance économique mondiale. La tentation est donc forte d’essayer une troi­sième fois le même remède.


Dans ce contexte toute une série de préparatifs de guerre semblent alarmants:


1. Le Premier ministre israélien, un homme d’extrême-droite, est un va-t-en-guerre imprévisible. Il se plaint constamment d’avoir reçu de la part de l’Iran des menaces variées dont aucune n’a jusqu’ici résisté à l’examen. Mais il hausse de plus en plus le ton et au cours des derniers mois il a fait la tournée des principales capitales mondiales pour y chercher un soutien. Il paraît même que Madame Merkel lui a juré la fidélité des Nibelungen, comme l’avait fait avant les précédentes guerres mondiales Guillaume II aux Autrichiens ou les ­Anglais et les Français à la Pologne.


2. Israël a déjà positionné les sous-marins nucléaires qu’elle a achetés à l’Allemagne, armés de missiles à ogives nucléaires, en face de l’Iran et, non content d’avoir reconstruit et pointé sur l’Iran la base de lancement géorgienne que les Russes avaient détruite il y a un an et demi, y a fait envoyer un renfort de 90 spécialistes états-uniens.


3. De semaine en semaine la presse, sous l’influence d’Israël, hausse le ton à l’égard de l’Iran pour différents motifs – une cam­pagne de propagande analogue à celle qui a permis de faire accepter, voire soutenir la guerre en Irak dans le monde entier en répandant des affirmations mensongères.


4. Les préparatifs militaires ne chôment pas non plus. Certes les troupes états-­uniennes n’ont toujours pas réussi à «pacifier» les deux pays voisins, l’Irak et l’Afgha­nistan. Mais ils y entraînent à la guerre la plus grosse concentration de troupes au monde. En outre, ils ont regroupé au large de l’Iran la plus grosse flotte militaire qu’ils aient jamais réunie. Le comité du Nobel a donc fait un bon calcul en cette affaire: pas de guerre en Iran sans l’assentiment du Président des USA, surtout s’il s’agit d’un Prix Nobel de la paix. Toutefois la pression des banques, des multinationales, du lobby de l’armement, de l’armée et du lobby israélien pourrait contraindre les USA à entrer en guerre, si Israël menait une première frappe contre l’Iran et que les puissances précitées voulaient protéger leurs intérêts.


N’oublions pas que les USA ne sont pas seulement la nation la plus endettée du monde, mais aussi que l’effondrement de leur de­vise sig­nifie celui de leur empire. La soi-disant «unique puissance hégémonique mondiale» implose en ce moment exactement comme l’a fait l’URSS il y a vingt ans. Les Chinois ont déjà fait comprendre qu’ils ne reconnaissent plus son hégémonie. Le Président des Etats-Unis se trouve donc, si Israël frappe, face à un dilemme désespéré: doit-il continuer à s’enliser dans les sables mouvants de la crise financière, économique et sociale ou chercher le salut dans une guerre mondiale, qui a déjà permis deux fois aux Etats-Unis d’en sortir gagnants.


Le danger d’une nouvelle guerre mon­diale n’a jamais été aussi grand depuis la fin de la Seconde. C’est à juste titre que depuis un an les mises en garde aux USA se sont accrues, venant surtout de certains milieux intellectuels européens. Mais nous ne pourrons pas l’empêcher.


Une guerre en Iran ne resterait pas un événement limité, même si au départ il ne s’agissait que de missiles.


Aux côtés de l’Iran se rangeraient les Chinois, directement ou indirectement, et probablement les Russes, pour ne pas laisser les troupes états-uniennes s’approcher de leurs frontières et la puissance des USA devenir excessive.


Les membres de l’OTAN seraient contraints de se ranger aux côtés d’Israël et des USA, surtout s’ils avaient auparavant prêté le serment des Nibelungen. Il faut donc nous attendre à voir l’Europe participer, elle aussi, à la guerre.


Quelles seraient pour nous les conséquences d’une troisième guerre mondiale en Iran?


1. Toute guerre avec l’Iran entraînerait la fermeture immédiate du détroit d’Ormuz et un dramatique renchérissement du pétrole, et ceci d’autant plus que la guerre se prolongerait. Du pétrole plus cher, c’est toujours des coûts plus élevés pour l’économie et les consommateurs. Nous devons donc nous attendre à des pénuries, des restrictions et des augmentations de prix pour les biens de consommation.


2. Toute guerre nécessite un surcroît d’armement. L’industrie mondiale de l’armement – et en particulier aux USA – se frottera les mains, elle sera utilisée à pleine capacité et pourra se développer. Il y aura des retombées dans les secteurs annexes, par exemple l’automobile, le textile, les chantiers navals, l’aéronautique et d’autres encore. La production augmentera, même si les prix en font autant.


3. Les grands gagnants seront les banques. On ne parlera plus de produits financiers to­xiques et de banquiers gangsters; les banques centrales devront financer la guerre par la création de monnaie. Les banques pourront de nouveau accorder des crédits. Dans un premier temps l’inflation maintiendra le dollar jusqu’à la fin de la guerre. C’est seulement après la guerre, comme d’habitude, que l’on procédera au grand nettoyage et qu’on expiera les péchés de la finance de guerre.


Les vassaux des USA doivent casquer pour les besoins financiers du maître, on l’a déjà vu avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan. La guerre n’appauvrira donc pas seulement Israël et les USA, mais nous tous. Comme il n’y a pas d’argent pour financer une guerre, on devra recourir à l’inflation, comme lors des deux premières guerres mondiales; nous devons donc nous attendre à une inflation vertigineuse.


S’ils entrent en guerre avec l’Iran, les USA mobiliseront aussi l’OTAN («clause de ­défense collective»). Le gouvernement devra alors expliquer à nos soldats pourquoi ils ne doivent plus seulement s’ac­quitter de leur tâche en Afghanistan, mais aussi en Iran, et réunir une majorité au Bundestag pour voter son budget de guerre. Le SPD et les Verts (Fischer) ont déjà voté une entrée en guerre sous le prétexte fallacieux d’un «maintien de la paix». Une troisième guerre mondiale, malgré la pression états-unienne, rencontrera plus de réticence. Et dans la population le refus devrait être massif et peut-être mener à la démission du gouvernement trop docile.


Mais peut-être le gouvernement Merkel voit-il lui aussi dans une guerre une issue politique à sa situation bloquée par l’aide aux banques, le surendettement public, le collapsus financier qui menace les systèmes de protection sociale et les troubles sociaux que risquent d’engendrer de véritables redressements de cap.


La guerre est à nos portes. Les mois qui viennent nous diront si nous allons être entraînés dans une troisième guerre mondiale ou si nous y échapperons encore.
*
http://www.mittelstandsinstitut-niedersachsen.de/
inv
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkylAFEFpZwxlakFKi.shtml
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 20:32

vieille-clope

La maltraitance ordinaire des vieux

Elle n’intéresse plus la télé et pourtant elle existe toujours. La maltraitance des vieux n’intéresse le législateur que depuis 2002, alors que sur la maltraitance des enfants, autre catégorie vulnérable, il a légiféré depuis bien plus longtemps. C’est une loi du 2 janvier 2002 qui a initié le programme dit de bientraitance. Aujour’hui l’agence chargée d’évaluer l’état des choses pointe les faiblesses encore trop nombreuses du plan bientraitance.

 
Nos séniors sont-ils bien traités dans les maisons de retraite ? La chaîne France 2 s’en était souciée à l’occasion d’une enquête avec caméra cachée menée au sein de ces établissements et avait produit une émission visant à choquer, à faire du sensationnel. Depuis, plus rien : zapping ! Le sensationnel a pris d’autres chemins : ceux d’une pseudo expérience scientifique sur les limites de l’obéissance et du rôle de la télévision sur les cerveaux soigneusement soumis à un casting spécial.
 
Du coup, les vieux qu’on maltraite peuvent bien retourrner à leur anonymat, l’indifférence se réinstalle. On peut bien leur envoyer 360 volts dans les gencives que ça n’intéresserait plus grand monde, le spectateur (y compris sénior) étant tout à sa fascination pour la belle Tania Young.
 
Pourtant, L’Anesm (Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux) a rendu public en mars son rapport sur l’analyse des questionnaires d’auto-évaluation des pratiques de bientraitance en Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes).
 
[ ndlr : Il faut savoir que les établissements sont soumis obligatoirement à une évaluation interne, tous les cinq ans, de leurs activités et de la qualité des prestations délivrées. Ils disposent pour cela d’un guide de gestion des risques de maltraitance élaboré par le Comité national de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées. Une évaluation externe existe aussi : pour le recrutement des personnels, une liste d’incapacités professionnelles a été instituée, et la possibilité de consulter le casier judiciaire des candidats.]
 
Le questionnaire d’auto-évaluation montre ses limites. D’abord il s’agit d’auto évaluation par l’établissement. Ensuite, cet outil ne comporte aucun indicateur de résultats (ces indicateurs seront dit-on intégrés plus tard dans la recommandation-cadre). Il permet néanmoins de pointer les points forts et les faiblesses du plan bientraitance.
 
Si sur le volet sanitaire, il n’y a rien à signaler (l’Anesm observe une forte attention de personnels aux besoins en soins), de nombreux points faibles persistent :
 
Ainsi seulement 6 Ehpad sur 10 recueillent de manière systématique les éléments comme la prise en compte des habitudes et centres d’intérêt des nouveaux résidents.
 
Autre point noir soulevé par l’Anesm : l’absence d’évaluation systématique des risques et fragilité individuels. Seuls les Ehpad accueillant un nombre important de résidents atteints de la maladie d’Alzheimer et apparentées semblent adopter une démarche plus respectueuse de la personne.
 
Enfin, dans la plupart des cas, le projet censé être personnalisé n’est pas élaboré avec le résident. Un résultat qui, pour l’Anesm, est lié à la formation du personnel. Ainsi, pour l’Anesm, "le fait d’avoir reçu une formation Alzheimer ou une formation Bientraitance favorise le développement" des pratiques améliorant la qualité de vie des résidents.
 
Nora Berra souhaite que, "d’ici la fin 2010, les procédures de signalement des éventuels dysfonctionnements constatés par les résidents, leurs familles et le personnel soient améliorées". Par ailleurs, elle souhaite "promouvoir l’effectivité des conseils de la vie sociale" (machins obligatoires depuis la loi 2002 mais oublié à peu près partout).
 
Le dispositif de lutte contre la maltraitance des personnes âgées ne date que de 2002. La loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale avait ouvert la voie en instituant divers instruments de prévention de la maltraitance : livret d’accueil, charte des droits et libertés de la personne accueillie, procédure d’évaluation et de contrôle des structures, protection des professionnels dénonçant des faits de maltraitance.
 
Le dispositif de 2002 avait été critiqué dans un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) de 2006. C’est pour cette raison qu’un nouveau plan de lutte contre la maltraitance des personnes âgées et des personnes handicapées avait été présenté en mars 2007 par Philippe Bas, ministre du gouvernement Villepin.
 
La circulaire du 22 mars 2007 indiqua que le livret d’accueil doit préciser désormais les actions menées par l’établissement en matière de prévention et de lutte contre la maltraitance et comporter les numéros d’appel (national et/ou local) dédiés à l’écoute des situations de maltraitance (par exemple, celui de l’association ALMA). Cette circulaire du 22 mars 2007 avait prévu 20 millions d’euros sur trois ans pour développer la culture de la bientraitance. 
 
L’ALMA recueille toujours les témoignages concernant la maltraitance des personnes âgées.
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 20:23


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Jeu de la mort - Société mortifère
Par eva R-sistons à l'intolérable

Jeu de la mort, à la télévision, sur Fr2. Succès garanti, certainement. Mais la mort peut-elle être un jeu ? N'est-elle pas synonyme d'anéantissement ? Et si toute la société actuelle était mortifère ? Est-ce que nous devons nous accoutumer à toutes ses valeurs destructrices, coucheries à gogo, divorces comme on respire, alcool dès le plus jeune âge, drogues en tous genres, culte de l'argent et de la réussite à tous prix, remplacement du petit commerce de proximité par des mastodontes inhumains conduisant au surendettement, surconsommation, gaspillage, grande vitesse, travailler toujours plus ou pas du tout, mise à la rue de ceux qui ne peuvent plus payer leur loyer, armes de destruction massive mais à géométrie variable, dégraissages des individus, robotisation, virtualisation des existences, individualisme exacerbé, marchandisation du vivant, Big Brother liberticide ou Big Pharma qui tue en "soignant", guerres économiques planétaires, bombardements pour imposer la paix ou une pseudo démocratie dont les peuples ne veulent pas... loi du plus fort !!!! Et j'en passe... Pour moi, le pire c'est la compétition !

Je prépare un article sur l'extermination des Amerindiens par les grands démocrates américains, à partir de toutes sortes d'enregistrements que j'ai faits. Je voudrais juste vous livrer cette phrase, qui résume un peu la philosophie de vie de ceux que l'on appelait avec mépris les Peaux Rouges: "Ici, on mesure la fortune d'un individu à ce qu'il donne, pas à ce qu'il possède". Belle leçon des "sauvages" aux civilisés que nous prétendons être !

Il faut mesurer l'imposture de la communication actuelle. Chaque fois que l'on nous parle de "modernité", de "modernisation", par exemple, ... alerte ! Cela veut dire régression. Il faudrait étudier le langage employé aujourd'hui par nos grands communiquants, et le décalage avec la réalité: Des mots attrayants cachent des réalités horribles. Non, la modernité n'est pas synonyme de progrès, amis Lecteurs, mais de régression. Une économie modernisée ? Moins d'emplois pour tous, et plus de profits pour une toute petite minorité. Des services publics modernisés ? Ils seront rentabilisés, et au final, privatisés à notre grand détriment surtout si nos moyens sont limités. Des facs modernisées ? Livrées à un mandarin, à l'entreprise et à la sacro-sainte compétition. Malheur aux moins talentueux ! Et honte à Valérie Pécresse, formée à l'école américaine comme les Lagarde ou les frères Sarkozy. Je pourrais multiplier les exemples; un jour, je ferai un article sur le vocabulaire employé aujourd'hui pour masquer les objectifs authentiques... Tout est fait pour assujettir les citoyens. Et l'idéal proposé de la compétition pour tout, nous conduit tous droit dans le mur. Si des Elus me lisent, je leur dis de notre part à tous: Nous ne voulons pas de cette compétition ! Nous ne voulons pas nous battre les uns contre les autres à chaque instant et dans tous les domaines ! Ce n'est pas une valeur ! C'est juste un subterfuge pour permettre à tous les Tapie d'écraser les citoyens... Quoi, l'emploi doit être délocalisé ou tué au nom de la compétition ? Mais nous préférons garder nos emplois plutôt que de triompher des autres, plutôt que de coiffer au poteau d'autres pays ! Le problème, c'est qu'on nous conditionne à chaque instant pour arriver à nous faire accepter ce dont nous ne voulons pas... Il y a un mot dont nous devrions redécouvrir la saveur: C'est celui de Sagesse. Il est d'ailleurs synonyme de modération !

(..) Pour arriver à nous faire accepter tout ce dont nous ne voulons pas, l'abjecte "mondialisation heureuse", les guerres pour la patrie chères à Marie Drucker, l'humanitaire militaro-financier interventionniste, les Révolutions de couleurs, ou la compétition érigée en fin suprême, justifiant tous les moyens, rien de tel que la télévision. Avec ses jeux de morts, ses valeurs mortifères, ses fausses informations, son apologie discrète mais continue du Système capitaliste en tant qu'unique horizon, ses conditionnements contre la Chine, l'Iran, la Syrie, le Hamas, le Hezbollah, la Russie, Cuba, le Vénézuela, les 2000 militants d'Al Quaïda présentés comme la menace suprême même pour l'Amérique surarmée, son nouvel antisémitisme cette fois contre les Musulmans (et donc contre les Arabes souvent musulmans), sa préparation des citoyens aux chocs de civilisation ou au futur Nouvel Ordre Mondial totalitaire via les Attali... 


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Dans cette émission "Jeu de la mort" amenant des citoyens comme vous et moi à accepter, par soumission à l'autorité, d'être facteurs de mort, la télévision est dépeinte comme l'instrument qui impose les modèles, qui abuse des personnes, qui est Pouvoir par définition, pouvoir de manipulation, de conditionnement, d'assujetissement. L'individu, complètement écrasé par ce Pouvoir-là, subit passivement l'emprise du rouleau compresseur, un rouleau authentiquement totalitaire alors même que l'émission profite de l'occasion, une fois de plus, pour critiquer tout ce qui s'écarte de la Pensée unique. Voici ce que j'écris sur mon blog r-sistons à la désinformation (§): " Une émission qui montre, au final, l'autorité de la télévision sur nos vies, le conditionnement de tous, et une émission qui en profite pour, au passage, critiquer le grand système rival du capitalisme, le communisme, au cas où certains en auraient la nostalgie (le capitalisme doit apparaître comme le seul système possible, incontournable donc, bonjour la Pensée unique ! ), et au passage la Chine, grand rival de l'Occident qu'il faut à tous prix discréditer chaque fois que c'est possible. Un jour, il faudra bien l'attaquer, après que les  citoyens aient été préparés à cette guerre "inévitable" comme bientôt celle contre l'Iran puis contre la Russie ! Il ne vient pas un instant au Producteur de l'émission l'idée que le libéralisme est aussi, dans son orientation actuelle, de plus en plus totalitaire ! "

Il est bien évident que la télévision est notre pire ennemie. Elle véhicule, sous couleur de marivaudage (comme à Télé Matin de Leymergie, par ex) ou d'information sérieuse, les pires manipulations au service des forces, des valeurs ou des projets les plus mortifères: Peur aliénante des pseudos terrorismes, Argent-Roi, Tout chimique, guerres "humanitaires", pour la paix ou pour la "démocratie", compétition érigée en but suprême, soumission au Nouvel Ordre Mondial en gestation décidé de façon antidémocratique par une poignée de Grands Banquiers et de leurs amis, Travail forcené même le dimanche, Dieu-consommation... 

Si nous ne nous libérons pas de nos chaînes, nous allons tous droit dans le mur. Et les jeux de la mort se mueront fatalement en vies asservies, abêties, sacrifiées. A nous de décider de notre avenir... dès dimanche prochain, en éliminant politiquement celui qui, actuellement, est le plus dangereux facteur de destruction de notre existence. Il s'appelle Sarkozy, vous le savez. Ensuite, il appartiendra à chacun de choisir sa voie... Mais dimanche prochain, nous ne devrons pas jouer avec nos vies. Elles méritent mieux que la mort programmée par les pires serviteurs du Nouvel Ordre Mondial inhumain, criminel... mortifère !

Eva R-sistons


§ http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-le-jeu-de-la-mort-l-autorite-de-la-television-sur-nos-vies-46898050.html        
        




La télé fait-elle de nous des bourreaux ?


- Imaginons une fausse émission de télé où l’on demande aux candidats d’être (très) sadiques… Résisteraient-ils ? Le documentariste Christophe Nick, s’inspirant d’une expérience américaine des années 60, l’a fait. Résultat : obéissant aveuglément au meneur de jeu, 81 % des candidats en sont venus à administrer une décharge mortelle à un être humain (un comédien). Cela suffit-il à prouver que la télé est notre nouveau maître absolu ? Le débat est lancé sur “Le jeu de la mort”, diffusé ce mercredi soir sur France 2.

Le 17 mars, les télespectateurs de France 2 ont assisté à un spectacle cruel et sidérant, avec des cris, des larmes et un mort. En avril 2009, 80 candidats se sont succédé dix jours durant sur un plateau décoré avec un mauvais goût très sûr, mené par une animatrice autoritaire et assorti d'un public parfaitement chauffé. Assis derrière un pupitre, chacun des candidats devait interroger la même personne sur une liste d'associations de mots à mémoriser. A chaque erreur du questionné, le questionneur était invité à lui administrer une décharge électrique, suivant une progression de 20 à 460 volts. Ce qu'ignoraient les 80 candidats, c'est que La zone Xtrême, à laquelle ils participaient, était un faux jeu, exploitant les leviers les plus trash de la télé-réalité pour mieux en démonter les ressorts. Le documentaire Le Jeu de la mort relate cette expérimentation, menée par le producteur Christophe Nick et une équipe de chercheurs dirigée par Jean-Léon Beauvois, professeur en psychologie sociale. Ils ont transposé dans l'univers de la télé les modalités d'une expérience menée à Yale, au début des années 1960 par Stanley Milgram. Influencé par l'analyse de Hannah Arendt sur les mécanismes du nazisme et sa théorie sur la banalité du mal, le psychosociologue américain y étudiait le rapport de soumission à l'autorité. Maintes fois reproduite depuis, cette expérience démontre qu'un individu exposé à une autorité considérée comme légitime peut aller jusqu'à causer la mort d'autrui.


Que découvre t-on dans Le Jeu de la mort ?

81 % des sujets ont poussé la manette à 460 volts, causant virtuellement la mort d'un homme (le comédien Laurent Ledoyen) - ils n'étaient « que » 62,5 % dans l'expérience de Milgram. L'emprise de la télévision serait-elle aujourd'hui plus forte que celle d'une blouse blanche dans un laboratoire ? C'est ce que suggère ce programme spectaculaire, qui soulève de nombreuses questions sur les conditions mêmes de l'expérience, comme sur l'évolution de notre société.

L'expérience de "La zone Xtrême" est-elle éthiquement acceptable ?
En amenant des individus à commettre sciemment des actes de torture, cette expérimentation expose ses sujets à un stress important, d'autant plus problématique qu'il se double d'une tromperie initiale sur la nature de l'épreuve. A ce reproche légitime, les auteurs de l'expérimentation répondent que les recherches en psychologie sociale recourent nécessairement à ce type de méthodes, ajoutant qu'un maximum de précautions ont été prises pour éviter tout dommage psychique. Le suivi des candidats commence dès leur retour dans les coulisses, quand leur est révélé le caractère fictionnel de la situation de jeu. L'empressement avec lequel la vérité leur est dite abrège leur angoisse, mais prive du même coup l'expérimentation de précieuses informations. « Habituellement, avant de tout expliquer aux sujets, on procède à un faux debriefing pour détecter les suspicieux, ceux qui auraient deviné la supercherie et que l'on peut ainsi retirer de l'échantillon », explique Laurent Bègue, qui enseigne la psychologie sociale à l'université de Grenoble-II et participe à l'interprétation des résultats de l'expérience (1). « Pourquoi s'est-on dépêché de les rassurer ? Parce que les procédures ordinairement utilisées dans la recherche n'ont pas été entièrement satisfaites. On n'est pas passé par une commission d'éthique, comme on le fait lorsque les situations expérimentales sont délicates. Il est vrai que cette précaution aurait considérablement retardé le processus de production du programme. »


Il semble cependant que le suivi psychologique des sujets ait été efficace, si l'on se fie aux retours positifs de la majorité d'entre eux, qui disent avoir appris de l'expérience et qui ne sont que trois à avoir refusé de figurer dans le montage final.


Les sujets de "La zone Xtrême" et ceux de Milgram sont-ils dans des situations équivalentes ?


En transposant l'expérience originelle dans l'univers télévisuel, La zone Xtrême modifie la nature des pressions exercées sur les questionneurs. « Dans un cas, désobéir met en difficulté un protocole scientifique ; dans l'autre, c'est foutre en l'air tout un dispositif médiatique, avec ce que cela suppose de travail, d'argent... et de désir d'exposition publique », explique Yves Jeanneret, professeur en sciences de l'information et de la communication à l'université d'Avignon, qui a étudié les réactions des différents acteurs de l'expérience. « Dès son arrivée dans les studios de La Plaine-Saint-Denis, le candidat est escorté par un preneur de son et un cameraman qui filme ses faits et gestes. Puis il rencontre le personnage du producteur, qui lui expose le principe du jeu et le projette dans un scénario qui le dépasse. Sur le plateau, il est assis dos au public, face à un écran qui lui renvoie l'image de l'animatrice et celle de son propre corps. C'est dire s'il est seul, confronté à un dispositif beaucoup plus spectaculaire que celui dans lequel était placé le sujet de Milgram. » Autre différence : le sujet « essaie de se conformer à ce qu'il pense être l'image d'un bon candidat, ajoute Dominique Oberlé, professeur de psychologie sociale à Paris-X. Il joue un rôle fantasmatiquement plus investi que celui du sujet de laboratoire. » Cette tendance à se changer en « personnage » est renforcée par le caractère ludique de la situation, qui favorise chez lui « une forme de déréalisation, de confusion dans l'appréciation du degré de réalité des souffrances qu'il inflige. »

Quelle est la fonction de l'animatrice dans le dispositif ?

Elle incarne le pouvoir du système télévisuel, comme la blouse blanche incarne le pouvoir de la science dans l'expérience canonique. Son rôle est plus riche que celui du savant de Milgram, qui se contente de demander au questionneur de continuer. « L'animatrice de La zone Xtrême tient un discours profondément idéologique, explique Pascal Marchand, professeur de psychologie sociale à l'IUT de Toulouse Paul-Sabatier. Quand elle dit au questionneur qu'il ne doit pas empêcher le candidat d'aller au bout ou que, dans dix minutes, celui-ci le remerciera d'avoir continué, elle manipule des valeurs de mérite et d'entrave à la liberté qui me rappellent certains discours normatifs très actuels, produisant eux aussi de la soumission, comme : "Vous ne pouvez pas empêcher les gens de vouloir travailler le dimanche". »


Quelle est la fonction du public ?


Absent de l'expérience de Milgram, le public joue un rôle déterminant dans sa transposition télévisuelle. Répondant avec zèle aux consignes du chauffeur de salle, il exerce sur les candidats une influence décisive. « Tout individu a peur de se retrouver seul à défendre une idée, souligne Pascal Marchand. Sous la pression de la majorité, il peut être amené à adopter une position contraire à ses convictions. A une époque comme la nôtre, où l'autonomie, la responsabilité, la prise de conscience individuelle sont très valorisées, ces phénomènes d'influence par la majorité n'ont curieusement pas faibli. »


Didier Courbet, chercheur en sciences de l'information et de la communication qui a encadré l'expérience, avoue avoir été frappé par l'absence totale de rébellion parmi les téléspectateurs. « Certains étaient gênés, voire horrifiés, mais aucun n'est intervenu. Cela s'explique sans doute par un phénomène qu'a identifié Gustave Le Bon dans les années 1920. Plus on est nombreux, moins on réagit face à un acte violent. On le constate notamment lors d'une agression dans un lieu public. Plus il y a de monde, moins on réagira individuellement, on dilue dans la masse sa responsabilité. »


Qu'est-ce qui distingue les obéissants et les désobéissants ?


Christophe Nick explique avoir veillé à ce que le documentaire s'attache à « des catégories comportementales et des situations plutôt qu'à des individus ». Dans les dernières pages de son livre, Stanley Milgram note pourtant : « Je suis certain que l'obéissance et la désobéissance ont pour origine un aspect complexe de la personnalité, mais je sais que nous ne l'avons pas encore trouvé. »


L'analyse des résultats de l'expérience par Laurent Bègue l'amène à avancer d'ores et déjà quelques constatations. « Les sujets identifiés comme "consciencieux" et/ou "aimables" se révèlent statistiquement plus enclins à se soumettre à l'autorité de l'animatrice. En revanche, la propension à se rebeller dans la vie réelle se traduit dans La zone Xtrême par une plus grande désobéissance - notamment chez les femmes. Les insatisfaits sociaux et individuels semblent plus portés à s'opposer à une situation de soumission potentielle à l'autorité. Les sujets très adaptés socialement finissant par être prisonniers du système, de par les qualités qu'ils y ont développées. »


Les résultats obtenus dans "La zone Xtrême" sont-ils réellement surprenants ?


En rapprochant les 81 % d'obéissants de La zone Xtrême des 62,5 % de l'expérience de Milgram, Le Jeu de la mort et le livre tiré de l'expérience suggèrent que l'emprise exercée par la télévision dépasse celle de la science. « Je respecte beaucoup le travail qui a été fait, avance Laurent Bègue. Mais prétendre que le taux de soumission obtenu dans La zone Xtrême est plus élevé que celui de l'expérience de référence s'apparente, selon moi, à une opération promotionnelle. Des recherches faites en laboratoires dans les conditions de Milgram en Allemagne (en 1971), aux Etats-Unis (en 1974) ou en Italie (en 1985) ont produit un taux de soumission de 85 %. Une autre, menée en Espagne en 1981, a même produit 90 % d'obéissants. Prétendre que le pouvoir de la télévision est aujourd'hui plus fort que celui de la science n'a aucune base scientifique. »


Peut-on vraiment évaluer l'impact de la télé-réalité ?


Si Le Jeu de la mort place la télé-réalité en position d'accusée, l'obéissance des sujets de La zone Xtrême n'est pas directement liée à une consommation plus ou moins grande de ce type de programme. Pour nombre d'observateurs, c'est de manière plus diffuse que se manifeste le pouvoir de la télé-réalité. Selon Yves Jeanneret, sa possible nocivité sociale tient à « la banalisation de ses dispositifs ». Les émissions de télé-réalité véhiculent des valeurs et des méthodes néolibérales de compétition à outrance et d'individualisme forcené, que le public intègre peu à peu jusqu'à tolérer des processus qu'il aurait hier jugés inacceptables.


« Roland Barthes l'avait déjà relevé en 1957 dans ses Mythologies : l'emprise de l'idéologie n'est jamais plus forte que dans la transparence. Aujourd'hui, le pouvoir est devenu tellement invisible, on a tellement intériorisé ses règles et ses injonctions que l'on se croit plus libre qu'autrefois. En réalité, on n'est pas libres du tout ! C'est cela que Milgram a montré au début des années 1960, et c'est cela que montre l'expérience de La zone Xtrême. » 

.
Hélène Marzolf et François Ekchajzer
Télérama n° 3139

(1) Il est l'auteur, avec Jean-Léon Beauvois, Dominique Oberlé et Didier Courbet, de l'article « La Soumission à l'autorité » à paraître ce mois-ci dans Cerveau & Psycho.

A lire
La Soumission à l'autorité, de Stanley Milgram, éd. Calmann-Lévy.
L'Expérience extrême, de Christophe Nick et Michel Eltchaninoff, éd. Don Quichotte.

A voir
Le Jeu de la mort, écrit et produit par Christophe Nick, mercredi 17 à 20 h 35, France 2.
Le Temps de cerveau disponible
, jeudi 18 à 22 h 45, France 2.
Informations sur france2.fr :
http://programmes.france2.fr/jusqu-ou-va-la-tele/


http://television.telerama.fr/television/les-participants-aux-jeux-televises-peuvent-ils-devenir-des-bourreaux,53482.php


http://r-sistons.over-blog.com/article-jeu-de-la-mort-societe-mortifere-valeurs-assassines-competition-abjecte-46849364.html




L’expérience de Milgram

Cette expérience du début des années 60, consistant à soumettre des personnes à la pression d’une autorité, pour voir jusqu’où elles iront, a été reprise sous la forme d’un jeu télévisé.

Bilan : 81 % des signataires du contrat avec la production, ont obéi en allant jusqu’au stade ultime (voltage mortel).

On vient de vivre cela en vrai, avec la fausse pandémie. Tout cela montre que nous avons un devoir d’insoumission à toute autorité, quelle qu’elle soit.

Nous devons toujours réfléchir et juger par nous-mêmes.

L’éducation, la politique, le commercial, sont toutes choses qui prétendent réfléchir pour nous et nous imposer leurs solutions.

On pourra dire que 19 % de ceux qui ont signé le contrat étaient plus humains, sauf que ce n’est pas en cours d’exécution qu’il faut réagir, il est déjà bien tard, c’est AVANT de signer.

Il ne fallait pas signer pour ce jeu de con, voilà tout ! Ça s’appelle « voir plus loin que le bout de son nez » !

Il ne faut pas « rentrer dans le jeu » ! Il faut analyser la situation et s’insurger dès que l’on comprend le piège…

Nous n’avons pas le droit à la « connerie », mais un devoir d’intelligence ! Il faut considérer les conséquences globales de nos décisions et actes.

Pour la petite histoire, nous avons été confronté à cette expérience de Milgram, certes, pas en « immersion » (c’était en regardant un film avec Yves Montand), mais à l’énoncé de l’expérience, nous avons tout de suite vu l’aspect inacceptable et où cela pouvait mener, bilan : insoumission 100 % ! Ça vous étonne ?

Il faut passer d’une culture de soumission systématique à une culture de rébellion par défaut.

Plus d'infos sur : www. artemisia-college.org

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 22:46
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Gary Younge La guerre contre le terrorisme est destinée
à faire peur aux gens, pas à les protéger.


Ainsi donc, il n’y avait aucune bombe à retardement qui faisait tic-tac.

Aucune nécessité d’infliger des tortures pour soutirer des informations qui auraient permis de sauver in extremis la civilisation tout entière. Aucune nécessité de procéder à des écoutes téléphoniques, de construire des prisons spéciales ou de violer le droit international. Aucun innocent à faire enlever chez lui et à expédier vers l’autre côté de la planète et à soumettre à la torture de la noyade. Il s’avère que les drones, les bombes d’une demi-tonne, les invasions et les occupations n’étaient pas nécessaires.

En fait, lorsque le moment est arrivé, pour éviter une atrocité terroriste les autorités américaines n’ont même pas eu besoin d’aller chercher l’information. Le père du terroriste s’est présenté lui-même à l’ambassade des Etats-Unis au Nigeria pour les avertir que son fils, Umar Farouk Abdulmutallab, avait disparu et qu’il pouvait se trouver en compagnie de terroristes yéménites.

Entretemps, l’Agence de Sécurité Nationale US savait qu’Al Qaeda au Yémen préparait un Nigérian non identifié pour une attaque contre les Etats-Unis. Et pour couronner le tout, voilà Abdulmutallab lui-même, un Nigérian de 23 ans à destination de Détroit qui achète son billet en espèces, n’enregistre pas de bagages et ne fournit aucune adresse de contact. Pendant sept ans le gouvernement américain a manipulé l’opinion publique avec ses niveaux d’alertes terroristes multicolores. Mais lorsque tous les voyants étaient au rouge, il n’a rien fait.

Qualifier cette tentative « d’échec systémique », comme Barack Obama vient de le faire, est à la fois vrai et incorrect. Car une telle qualification ne fait que ramener toute l’étendue de l’amoralité, de la malveillance politique et de l’inconscience stratégique constante qui caractérise la réaction américaine aux attentats du 11/9 à une simple erreur de gestion.

« Le terrorisme est avant tout la peur du prochain attentat, » explique Arjun Appadurai dans “Fear of small numbers”. Pendant les années Bush, le terrorisme était couramment employé à des fins de contrôle social, de mobilisations militaires et électorales. Dans le même temps, les moyens administratifs qui auraient pu permettre d’empêcher la prochaine attaque faisaient cruellement défaut. En un mot comme en cent, la stratégie anti-terroriste de Bush n’était pas destinée à protéger les gens mais à les effrayer.

Afin de galvaniser la nation en prévision d’une guerre à l’étranger et d’endormir la population en prévision d’une répression à domicile, l’administration précédente a monté une menace terroriste qui était devenue omniprésente dans le temps, apocalyptique par son ampleur et imminente par nature. Ce n’est qu’à partir de là qu’ils ont pu opposer les droits de l’homme et la sécurité, comme s’ils étaient non seulement contradictoires mais mutuellement incompatibles.

Al Qaeda ne s’est pas fait prier. Dans un tel état de crise permanente, ce sont les terroristes et les réactionnaires qui prospèrent. Les terroristes arrivent à créer un climat de peur ; les gouvernements réussissent à exploiter cette peur et étendre leurs pouvoirs.

« Je suis absolument convaincu que la menace à laquelle nous sommes actuellement confrontée, celle d’un terroriste au milieu d’une ville avec une arme nucléaire, est très réel et que nous devons employer des mesures exceptionnelles pour la gérer, » a dit l’ancien vice-président Dick Cheney.

Le problème c’est que, même selon leurs propres critères douteux, aucune de ces « mesures exceptionnelles » n’a jamais marché. Aucune nouvelle loi n’était nécessaire pour empêcher le 11/9. Si les services d’immigration, le FBI et la CIA avaient fait correctement leur travail, les attaques auraient pu être évitées.

Néanmoins, au lendemain du 11/9, le gouvernement US s’est lancé dans la « détention préventive » d’environ 5000 hommes sur foi de leur lieu de naissance et a procédé ensuite à 19000 « interviews volontaires ». Au cours de l’année suivante, plus de 170.000 hommes de 24 pays à majorité musulmane et de la Corée du Nord ont eu leurs empreintes digitales relevées et ont été interrogés dans le cadre d’un programme « d’enregistrement spécial ». Il n’en est sorti pas une seule condamnation pour terrorisme.

Mais le pli était pris pour les années à venir : écoutes téléphoniques, enlèvements extraordinaires, tortures, opérations clandestines. Ceux qui d’habitude critiquent le gouvernement se sont mis à exiger plus de pouvoirs pour le gouvernement, même lorsque les résultats étaient pour ainsi dire nuls. Lorsqu’on les confrontait à ce résultat lamentable, leur seule réponse était la menace de la prochaine attaque. « La prochaine fois, la preuve pourrait survenir sous la forme d’un champignon nucléaire » a déclaré Condoleezza Rice, qui a ajouté : « Eux, il leur suffit de réussir une seule fois. Nous, nous sommes obligés de réussir à chaque fois. » Cette dernière semaine, même une réussite "de temps en temps" aurait été déjà pas mal.

Il n’y a pas grand-chose à défendre ici.

 La responsabilité pour Abdulmutallab revient à Obama. Il a été au pouvoir depuis plus longtemps que Bush lorsque ce dernier a reçu le rapport du FBI intitulé « Ben Laden est déterminé à attaquer les Etats-Unis sur leur territoire ». L’administration Bush était peut-être plus alarmiste et agressive, mais malgré ses tons rassurants, Obama n’a pas touché à l’appareil de répression que Bush a mis en place. Obama s’est exprimé en faveur de procès devant des commissions militaires pour les prisonniers de Guantanamo tandis que son chef de la CIA a exprimé sa volonté de maintenir les enlèvements extraordinaires. Pendant ce temps, les photos des tortures et les documents décrivant ces « interrogatoires poussés » restent sous scellés.

« Leon Panetta a été enrôlé de force par ceux qui ont mené la croisade en faveur de la mise en place du programme d’interrogatoires, » a déclaré un ancien officier de la CIA au Washington Post. Présenter la guerre en Afghanistan comme la ligne de front de la guerre contre le terrorisme est un bon exemple de délire. Al Qaeda est désormais plus présent au Pakistan, un pays allié des Etats-Unis, qu’en Afghanistan et la dernière menace est venue du Yémen. Le terrorisme est une stratégie, pas un lieu – les bombardements massifs et les occupations ou conquêtes échoueront, inévitablement.

Etant donné la nature du terrorisme, on peut prédire avec une macabre certitude qu’une autre attaque aura lieu. Avant le 11/9, il y a eu l’attentat d’Oklahoma City et avant cela un autre attentat au World Trade Center. Dans un pays où le fait de tirer sur des innocents dans une école, université, église ou café est un acte relativement courant, il va sans dire qu’un seul individu perturbé et armé, avec ou sans objectif précis, peut réaliser un bon petit carnage. Si plusieurs forment une équipe et ont des moyens, les dégâts peuvent être énormes. Tout ce que les autorités peuvent raisonnablement espérer, c’est de limiter les risques.

Les Etats-Unis ont fait le contraire. Grâce à la guerre et la torture, ils ont fait gonfler le nombre de personnes qui aimeraient leur faire du mal. On a beaucoup parlé de la radicalisation d’Abdulmutallab lors de son séjour à Londres. Mais il a bien fallu le radicaliser avec quelque chose. A Abou Ghraib, Haditha, Fallujah et ailleurs, les Etats-Unis ont fourni de nombreuses raisons.

Pendant ce temps, il apparait que dans les services de renseignement qui sont censés combattre le terrorisme, lorsqu’un terroriste potentiel attire l’attention, il est repéré par tous les radars. Et pourtant, étrangement, trop souvent, il arrive à passer inaperçu.

Alors au lieu de réduire le risque, les politiciens l’invoque. « S’il y a 1 % de chances que des scientifiques Pakistanais aident Al Qaeda à construire une arme nucléaire, » a déclaré Cheney un jour, « nous devons agir comme s’il s’agissait d’une certitude. Ce n’est pas une question d’analyse, mais de riposte. » Mais c’est justement parce que leurs analyses sont tellement fausses que leurs ripostes sont si inadaptées. Si les choses ne s’améliorent pas, il y a un gros risque que la campagne US contre le terrorisme se répète : d’abord comme une farce, ensuite comme une tragédie.

Gary Younge

(The Guardian)

http://www.guardian.co.uk/global/20...

Traduction le Grand Soir

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/La-guerre-contre-le-terrorisme-est-destinee-a-faire-peur-aux-gens-pas-a-les-proteger-The-Guardian.html


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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 21:18


 

Catherine Ashton

Pitoyable ploutocratie européenne…

Le Monde en ligne de ce samedi 13 mars, la Vice-présidente de la Commission européenne et Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité – excusez du peu ! – Mme Catherine Ashton, baronne britannique sortie d’on ne sait quel chapeau de l’un des pays les plus eurosceptiques de l’Union et toujours bien aligné sur la politique guerrière de l’empire US, se dit « très préoccupée » par l’annonce du ministère israélien de l’intérieur d’un projet de construction de 1.600 nouveaux logements dans un quartier de Jérusalem-Est… À la lecture de cette contrariante information, l’on ose à peine imaginer la tête de celle qu’un simple sourire transforme déjà en grimace ! Ainsi, malgré la pléthore de fonctionnaires et gratte-papiers surpayés qui grouillent dans les dédales des institutions européennes, découvrirait-elle soudain l’arbre qui cache la forêt ? Il serait opportun dès lors, de la documenter sans tarder sur les projets sionistes en question et de lui conseiller la lecture – à la source, comme on dit – du journal de gauche israélien Haaretz faisant état de projets totalisant 50.000 nouveaux logements dans la partie Est de Jérusalem dans les prochaines années, pour une population estimée à 200.000 nouveaux colons !… (Haaretz)

 

 

Dans la foulée, la présidence tournante de l’UE – vous savez, ce carrousel pour grands enfants nantis qu’il convient ainsi de ne pas froisser – assurée pour l’instant par l’Espagne, s’est même « montrée inquiète » de la chose ! Si, le ministre espagnol des affaires étrangères Miguel Angel Moratinos allant jusqu’à déclarer que « …si nous attendons encore deux ans, il sera trop tard, parce qu’il n’y aura plus de territoires à négocier… » Perspicace, n’est-ce pas ?!

Après ces annonces musclées, nous, citoyens démocrates européens, ne pouvons qu’être admiratifs de nos élites… C’est vrai, après de telles déclarations, nous pouvons enfin nous sentir fiers et constater à quel point nos multiples et innombrables représentants politiques ont pris toute la mesure et l’étendue du problème. Et nous pouvons finalement dormir sur nos deux oreilles, sachant que dorénavant nos éminences vont agir, puisqu’elles se disent « préoccupées »… C’est dire si l’Etat hébreu peut bien trembler sur ses bases désormais, devant tant d’unanimité et de détermination européennes !

Cependant, une question me taraude et n’a de cesse de m’encombrer l’esprit : si après plus de soixante deux ans d’injustice flagrante faite au peuple palestinien, la toute fraîche représentante de la diplomatie européenne ne semble être que « préoccupée » par la situation, ne faudra-t-il pas encore bien des années et de nombreux éléments à charge de la politique coloniale d’Israël pour que l’Europe passe du registre de la « préoccupation » à celui des sanctions, comme il en est question pour tout autre État violant de manière si flagrante, le Droit international et humanitaire depuis des décennies? Cherchez l’erreur…

Pour preuve du grand cas que fait Israël de ces discours vains et creux d’une diplomatie européenne aussi disparate et encombrée qu’inutile, la réaction dès le lendemain dimanche du 1er Ministre israélien Netanyahu « minimisant » déjà la récente polémique à propos de ces 1.600 nouveaux logements, fort sans doute de la dernière déclaration renouvelée de l’administration américaine par l’intermédiaire de son Vice-président Joe Biden lui-même à « l’engagement total, absolu et sans réserve à la sécurité d’Israël ». (Libération). Ce qui devrait quelque peu « préoccuper » la chère baronne et ses gens, après cette autre déclaration émanant du professeur israélien Martin Van Karfeld, spécialiste en histoire militaire, lors d’une interview diffusée sur la 7è chaîne sioniste au cours de laquelle il a dit : « Israël se verra obligé de détruire le continent européen, au cas où il est menacé d’effondrement total...» ... Et alors, quoi !? Dans un tel scénario, bien moins improbable que les exécrables fictions dont nous abreuve le cinéma hollywoodien, l’engagement dont parle le Vice-président Biden irait vers qui : le minuscule Etat d’Israël ou l’Europe ? Quand il est dit dans ce monde décidément malade, que la réalité dépasse la fiction, je laisse à chacun le soin d’imaginer la suite…

Dans tous les cas, si j’étais au gouvernement israélien, je me dirais qu’il reste encore un certain laps de temps pour poursuivre la politique de colonisation menée actuellement, et qu’à l’horizon des deux années déjà concédées par M. Moratinos, il sera toujours de temps d’évaluer en quels termes l’Europe passera du stade de la « préoccupation »… à celui probable et déjà prévisible de la « vive inquiétude », ou quelque chose dans le genre selon la terminologie aseptisée et émasculée de tout ce beau monde virevoltant dans un univers de plus en plus éloigné des réalités de terrain. Au fond, dans cet incommode et contrariant dossier palestinien, « tout va très bien, Madame la marquise baronne, tout va très bien, tout vaa trèès bien… » ! Et il ne faut pas être devin que pour pronostiquer que votre visite de ces prochains jours dans la région, ne changera rien à l’affaire, étant entendu qu’il s’agit, in fine, de populations arabes, fort éloignées sans doute de nos vos critères communautaires de rehaussement des statuts que seules méritent nos identités européennes ou apparentées…

Plus sérieusement, dans cette hypocrisie et cette lâcheté totales de nos instances, que vous y ajoutiez votre grain de sel ou non, une chose semble claire : que l’État d’Israël profite bien de ces quelques années qu’il lui reste encore pour apprécier la quiétude et l’impunité dans lesquelles il baigne… parce que les évènements se retourneront bientôt contre lui. Le temps dont il est persuadé qu’il joue en sa faveur dans sa guerre « inachevée » pour la « reconquête » de son territoire, finira par l’engloutir de la même manière qu’il est occupé à engloutir lentement mais sûrement les USA malgré leur toute puissance affichée et déployée un peu partout sur la planète… Il suffit de prendre le recul historique suffisant pour voir combien de fois cette thèse s’est vérifiée, quelle que soit la puissance en place. Ne pas (vouloir) le voir et ne pas en tenir compte conduit inévitablement à prendre des initiatives erronées. Et ne peut qu’entraîner un peu plus vite, à une irrémédiable chute…

 

Daniel Vanhove : Observateur civil, membre du Mouvement Citoyen Palestine, auteur de Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes - 2004 et de La Démocratie Mensonge – 2008 parus aux Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire


 Articles de Daniel Vanhove publiés par Mondialisation.ca


http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18136

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 06:03
EPR : vers un "accident majeur type Tchernobyl" ?


C'est ce qu'affirme le réseau Sortir du nucléaire, sur la base de documents confidentiels obtenus par une source anonyme interne à EDF. De "simples documents de travail", assure-t-on chez EDF et Areva.

Construction d'un réacteur de troisième génération (EPR) à Flamanville (AFP)

Construction d'un réacteur de troisième génération (EPR) à Flamanville (AFP)

C'est jouer à l'apprenti sorcier, c'est choquant, irresponsable, scandaleux." C'est ce qu'affirme lundi 8 mars à Nouvelobs.com Charlotte Mijeon, porte-parole de Sortir du nucléaire, à propos des documents confidentiels obtenus par une source anonyme interne à EDF, publiés par le réseau, et qui pointent le risque d'"accident de type Tchernobyl" que fait courir le réacteur de troisième génération EPR.
"Nous avons fait une première lecture des documents, avant de les confier à des experts pour une analyse plus approfondie, mais il y a déjà des choses très graves qui sont évidentes. Le problème semble provenir du système de pilotage, qui doit permettre de moduler la puissance de réacteur pour s'ajuster à la demande d'électricité. Ce système est prévu pour accroître la rentabilité. Le souci, c'est que le nucléaire n'est pas du tout fait pour les variations d'intensité, et que cela peut provoquer une perte de contrôle, un emballement et un accident type Tchernobyl. C'est une vraie bombe, c'est très explosif", poursuit la porte-parole.


CRS et policiers pour la conférence de presse

Elle précise par ailleurs qu'une conférence de presse de Sortir du Nucléaire s'est déroulée "sous haute vigilance" ce matin à Paris, place de Colombie. "On s'est fait contrôler par les CRS quand toute la délégation est arrivée tout à l'heure à 9h, et nous sommes maintenant entourés d'une douzaine de policiers carapaçonnés. Ils n'ont pas envie que cela éclate."
Le réacteur EPR construit sur la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) pose "un sérieux risque d'accident majeur" de "type Tchernobyl", a estimé samedi le réseau Sortir du nucléaire, sur la base de documents confidentiels obtenus par une source anonyme interne à EDF, le futur exploitant du site.
"Il semble (...) que la conception de l'EPR accroisse le risque d'un accident de type Tchernobyl, qui entraînerait la destruction de l'enceinte de confinement et la dispersion massive de radionucléides dans l'atmosphère", a conclu le comité d'experts chargé par le réseau associatif d'étudier ces documents.
Ces huit documents internes du groupe EDF, datés de 2004 à 2009, révèlent que "l'essentiel des arguments en faveur de l'EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s'avèrent faux", estime Sortir du nucléaire, qui a mis ces documents en ligne sur son site internet. "Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l'explosion du réacteur à cause d'un accident d'éjection de grappes (ESG)", servant à modérer la réaction nucléaire, précise le réseau.

"Calcul économique"

Sortir du nucléaire accuse EDF, futur exploitant de l'EPR de Flamanville 3 (F3), de prendre des risques "pour des raisons de calcul économique".
Interrogée par Nouvelobs.com sur ces documents, Caroline Muller, responsable de la communication chez EDF, assure qu'"il s'agit de documents de travail comme il y en a énormément". "Il est tout à fait normal d'étudier le fonctionnement et les réactions possible du réacteur, y compris dans les circonstances les plus improbables. Nous nous devons de nous poser toutes les questions. Et bien sûr de trouver les réponses", poursuit-elle.
Même son de cloche chez Areva, où l'on dénonce "des propos anxiogènes". Et où l'on s'étonne que de tels documents "sortent à la veille d'une conférence sur le nucléaire et à quelques jours des régionales".
Ces documents font "partie de nombreux documents de travail" qui serviront à établir le rapport de sûreté final qui sera rendu à l'Autorité de sureté nucléaire, afin de permettre d'achever la construction du réacteur. "Nous remettrons dans quelques mois un rapport complet à l'ASN) qui instruira le dossier. Nous sommes très confiants", conclut Caroline Muller chez EDF. Une enquête interne a-t-elle été lancée pour retrouver la source qui a divulgué les documents ? "Je n'ai pas d'éléments à ce sujet", affirme encore la responsable de la communication.

"Marquer les esprits"

"Oui, il s'agit de documents de travail", répond Charlotte Mijeon à Nouvelobs.com. "Mais ils s'échelonnent sur plusieurs années. Cela fait des années que les ingénieurs d'EDF savent qu'il y a des problèmes, et ne trouvent pas la parade… alors qu'il y a déjà deux EPR en construction."
Alors que Nicolas Sarkozy a inauguré la Conférence internationale sur l'énergie nucléaire civile, Sortir du nucléaire estime qu'"il est scandaleux que la France continue ainsi à faire la promotion du nucléaire en général, et de l'EPR en particulier, alors même que la dangerosité de ce réacteur est aujourd'hui démontrée". Le réseau appelle à l'abandon de la construction de l'EPR en Finlande, en Chine et en France, à Flamanville (Manche) où le premier EPR doit entrer en service en 2012, comme à Penly (Seine-Maritime), qui devrait accueillir un second EPR cinq ans plus tard. "En sortant ces documents ce week-end, notre but était de marquer les esprits avant la conférence d'aujourd'hui à Paris, qui doit permettre au plus grand nombre de pays d'accéder au nucléaire", affirme Charlotte Mijeon.

(Anne-Sophie Hojlo - Nouvelobs.com)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20100308.OBS9126/epr__vers_un_accident_majeur_type_tchernobyl_.htm
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 04:13



PIERRE  HILLARD


La régionalisation pour dynamiter les Etats
inv
Le principe de régionalisation en Europe va bien au-delà d’une simple réorganisation du vieux continent. En fait, il s’agit d’octroyer des pouvoirs politiques, économiques et financiers aux régions, ces dernières traitant directement avec les instances bruxelloises.


Ce phénomène est dû aux volontés politiques allemandes qui ont su insuffler ces mesures dans le cadre de la construction européenne. Comme le rapporte le professeur en sciences politiques, Rudolf Hrbek dans la revue «Documents, revue des questions allemandes»: «Le point de départ de cette nouvelle série d’initiatives fut la résolution de la conférence des ministres-présidents d’octobre 1987 à Munich, où fut fixé comme objectif une Europe aux structures fédérales. Deux ans plus tard, les ministres-présidents des Länder créèrent un groupe de travail de leurs chancelleries d’Etat en lui commandant un rapport sur la position des Länder et des régions face aux développements futurs de l’Union européenne».


Tous ces travaux ont trouvé leur impulsion grâce à l’action du gouvernement du Land de Basse-Saxe en 1996. A l’époque, dirigé par le ministre-président Gerhard Schröder, le député socialiste du Land de Basse-Saxe, Peter Rabe, est à l’origine de l’élaboration de la recommandation 34 (1997) du CPLRE (Congrès des Pouvoirs locaux et régionaux d’Europe). C’est ce document qui autorise une recomposition politique de l’Europe. Le principe en lui-même est simple. Il s’agit d’octroyer le maximum de pouvoirs aux régions, celles-ci traitant de plus en plus avec l’Union européenne (UE) au dépens des Etats.


Dans cette construction, l’élément intermédiaire, en l’occurrence l’autorité nationale, est complètement court-circuité. Ce principe poursuit l’objectif de démanteler les Etats au profit d’une Europe des régions, plus exactement d’une Europe des eurorégions. La création de ces dernières consiste à mettre sur pied des entités territoriales rassemblant plusieurs régions de différents pays. C’est le cas de l’eurorégion Alsace/Pays de Bade ou encore Pyrénées/Méditerranée.


Cette politique conduit à déstructurer les Etats européens afin de les broyer. Il va de soi que des pays n’appartenant pas encore à l’UE comme la Suisse doivent tôt ou tard entrer dans la danse. Comme le rapporte René Schwok, titulaire de la Chaire Jean Monnet à l’institut européen de l’université de Genève, la Suisse subit déjà l’attraction de Bruxelles. Il souligne avec satisfaction que les lois suisses sont à près de 50% issues des directives européennes. Cette évolution est logique. En effet, compte tenu de la volonté de créer un bloc européen unifié selon un modèle unique, il s’avère nécessaire de faire rentrer tous les Etats dans le même moule dans tous les domaines. Les attaques du ministre allemand des finances, Peer Steinbruck, à l’égard de la Suisse entrent dans cette volonté de casser le particularisme bancaire suisse afin de mieux l’absorber dans un cadre régi par les mêmes lois.
L’objectif officiel qui consiste à faire la guerre aux paradis fiscaux est le prétexte pour essayer d’abattre un modèle qui échappe aux eurolâtres de Bruxelles. Dans cette volonté d’assujettir le modèle helvétique, Peer Steinbrück se garde bien de condamner la maison mère contrôlant la plupart des paradis fiscaux … la city de Londres. Comme c’est étonnant. Cette caractéristique est à relier à la volonté d’intégrer toute l’Europe à un vaste bloc euro-atlantique qui doit, théoriquement, voir le jour en 2015.


Dans cette immense restructuration politique, économique et financière, il est nécessaire d’uniformiser l’ensemble. N’oublions pas que des échéances importantes se présentent devant nous: l’effondrement du dollar qui doit être suivi de la création d’une nouvelle monnaie dont le nom n’est pas encore officialisé (amero ou dollar nord-américain). La création d’un bloc nord-américain politique, économique et militaire (North American Union) réunissant Etats-Unis, Canada et Mexique dans le cadre du Partenariat pour la Sécurité et la Prospérité (PSP) doit voir le jour théoriquement en 2010.


Ce bloc devant s’associer à l’Union européenne afin de constituer en 2015 une «Union atlantique» pour reprendre l’expression du fondateur de la Paneurope, Richard de Coudenhove-Kalergi, doit impérativement contrôler les dernières niches fiscales et bancaires. Pour cela, la Suisse doit passer à la trappe et se fondre dans ce nouvel ensemble transatlantique destiné à constituer un pôle occidental unifié.
____________________
*Professeur en relations internationales
A lire:La décomposition des nations Européennes : De l'union euro-Atlantique à l'Etat mondial
http://www.amazon.fr/gp/product/2868399517?ie=UTF8&tag=gaullismefr-21&link_code=as3&camp=2522&creative=9474&creativeASIN=2868399517
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http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkylyyyAFAyONUIODt.shtml

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 04:02

Une opinion de Bernard Conte
La Grèce préfigure la Tiers-Mondialisation de l’Europe

La Grèce préfigure la Tiers-Mondialisation de l’Europe
inv

La cure d’austérité drastique à laquelle la Grèce est sommée de se soumettre trouve son modèle dans les politiques d’ajustement structurels qui ont été imposées par le FMI aux pays du sud après la crise de la dette déclenchée par la remontée des taux de la Fed en 1982, note l’économiste Bernard Conte. A l’époque, comme aujourd’hui, la véritable difficulté consistait à faire accepter aux peuples de supporter le coût de la crise. Mais depuis lors, les politiques permettant de faire passer ces purges amères ont été peaufinées, prévient-il, rappelant que l’OCDE a rédigé à toutes fins utiles un guide décrivant les stratégies à employer en de telles circonstances. On peut par exemple y lire que « si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. » Cela ne vous évoque rien ?


La Grèce est très endettée et la finance internationale attaque ce maillon faible de la zone euro pour tester la cohésion de l’ensemble, avant éventuellement de spéculer contre d’autres pays pour générer d’énormes profits.


La réaction à cette attaque devrait entraîner la mise « sous tutelle » de la Grèce par la Commission européenne, par ses partenaires au sein de la zone euro et/ou par un éventuel Fonds monétaire européen. A l’instar des pays du Tiers-Monde à partir des années 1980, la Grèce va se voir imposer un programme d’ajustement économique et social drastique, traduisant sa Tiers-Mondialisation qui préfigure sans doute celle d’autres pays européens.


La Grèce enregistre des déficits publics importants qui doivent être financés par l’emprunt dont le cumul accroît le volume de la dette de l’État. Pour rétablir la confiance de ses bailleurs de fonds privés, le pays doit réduire son endettement. A défaut, la prime de « risque », réclamée par les bailleurs, qui s’ajoute au taux d’intérêt « normal » pourrait conduire à un taux usuraire. Georges Papandréou n’a pas le choix, il doit impérativement s’endetter moins, voire diminuer le volume de la dette grecque.


L’exemple du Tiers-Monde en 1982


La situation de la Grèce, liée au « surendettement », n’est pas sans rappeler celle des pays du Tiers-Monde lors de la crise de la dette de 1982. En effet, pour pouvoir faire face à leurs obligations financières, les pays du Sud, en quasi cessation de paiements, ont été « aidés » par le FMI et par la Banque mondiale. Ces institutions ont accordé des prêts aux pays du Sud afin qu’ils puissent rembourser leurs banques créancières. Lesdites banques ont ainsi pu transférer au FMI et à la Banque mondiale une bonne partie de leurs créances « pourries » (ou « actifs toxiques » en langage politiquement correct). En contrepartie, les pays « aidés » se sont vus imposer des programmes d’ajustement structurel, traduction du consensus de Washington [1] d’inspiration néolibérale monétariste.


A travers l’application de ses dix commandements, le consensus de Washington vise à permettre aux pays sous ajustement de recouvrer la capacité d’assurer le service (principal + intérêts) de leur dette extérieure. Il faut, à n’importe quel prix, dégager des fonds pour payer les créanciers.


Réduire le déficit de l’Etat


Cette démarche passe par la compression des dépenses et l’augmentation des recettes de l’État.


L’action sur la dépense publique implique la réduction :


- de la masse salariale de la fonction publique (baisse des effectifs et/ou du niveau des traitements)
- des autres dépenses de fonctionnement (éducation, social...)
- des subventions (services publics, associations...)
- des investissements publics (infrastructures...)


L’augmentation des recettes réclame :


- l’alourdissement de la fiscalité
- la privatisation de services publics rentables (eau, électricité...)


Plus généralement, la croissance est censée élargir les marges de manœuvre par le développement de l’activité économique qui, mécaniquement, augmente les recettes de l’Etat. La croissance peut être tirée par les exportations si la production nationale gagne en compétitivité externe, grâce à la dévaluation de la monnaie nationale, ou, si cette opération se révèle impossible, par la désinflation compétitive (comme pour le franc CFA avant la dévaluation de 1994 [2] ) qui consiste à obtenir un taux d’inflation plus faible que celui des pays concurrents.


La philosophie des programmes d’ajustement est, in fine, d’une part, de tenter d’augmenter la production locale de surplus (par la croissance) et, d’autre part, de réduire la consommation locale dudit surplus afin de l’exporter. En aucun cas, il s’agissait de se préoccuper du bien-être des populations.


Un bilan des ajustements dramatique


Malgré de nombreuses études financées par la Banque mondiale et le FMI, tendant à démontrer que l’ajustement générait de la croissance et, par effet de ruissellement, bénéficiait même aux pauvres. Les conséquences sociales négatives ont été rapidement mises à jour et dénoncées [3] . Ainsi, la pauvreté s’est accrue et les classes moyennes préexistantes ont été paupérisées. Les populations du Sud ont subi les conséquences funestes de l’ajustement pour rembourser des dettes dont elles n’avaient que peu profité.


La Grèce « inaugure » les politiques d’ajustement en Europe


Jusqu’à présent, l’ajustement néolibéral imposé était réservé aux pays « non développés ». La Grèce inaugure le processus de Tiers-Mondialisation de l’Europe en passant sous les fourches caudines de « l’ajustement ». A l’instar des pays du Tiers-Monde, il s’agit de dégager des marges de manœuvre budgétaires pour rembourser la dette extérieure à travers la réduction du périmètre de l’État, la privatisation, la dérégulation, les coupes claires dans les budgets de santé, d’éducation...


La Grèce est un test pour l’Europe néolibérale


L’inconnue reste la réaction populaire. La population va-t-elle accepter l’austérité ? Déjà, des grèves et des manifestations se déroulent. Hier, le 11 mars, plus de 100 000 personnes manifestaient dans les rues d’Athènes. Au Portugal et en Espagne, la mobilisation sociale s’opère. L’ajustement va-t-il buter sur l’obstacle social ? D’autant plus que les conséquences des troubles sociaux pourraient atteindre le domaine politique avec l’émergence et l’éventuelle arrivée au pouvoir de forces politiques situées en-dehors du « consensus » : droite « molle » - gauche « caviar ». Mais, là aussi, les élites complices peuvent trouver l’inspiration dans l’expérience du Tiers-Monde pour faire « passer » les réformes.


La faisabilité politique de l’ajustement


Dans les années 1990, de nombreux travaux ont été menés, au sein de l’OCDE, sur la faisabilité politique de l’ajustement néolibéral [4]. Christian Morrisson prévient : « l’application de programmes d’ajustement dans des dizaines de pays pendant les années 1980 a montré que l’on avait négligé la dimension politique de l’ajustement. Sous la pression de grèves, de manifestations, voire d’émeutes, plusieurs gouvernements ont été obligés d’interrompre ou d’amputer sévèrement leurs programmes » (p. 6). Il convient de minimiser les risques et adopter une stratégie politique adéquate.


Prendre des mesures politiquement et socialement peu risquées


A partir de plusieurs études-pays, Christian Morrisson met en avant « l’intérêt politique de certaines mesures [...] : une politique monétaire restrictive, des coupures brutales de l’investissement public ou une réduction des dépenses de fonctionnement ne font prendre aucun risque à un gouvernement. Cela ne signifie pas que ces mesures n’ont pas des conséquences économiques ou sociales négatives : la chute des investissements publics ralentit la croissance pour les années à venir et met sur-le-champ des milliers d’ouvriers du bâtiment au chômage, sans allocation. Mais nous raisonnons ici en fonction d’un seul critère : minimiser les risques de troubles » (p. 16). Peu importe, « dans la réalité, les entreprises du bâtiment souffrent beaucoup de telles coupures [dans les investissements publics] qui multiplient les faillites et les licenciements. Mais ce secteur, composé surtout de petites et moyennes entreprises, n’a quasiment aucun poids politique » (p.17). « La réduction des salaires et de l’emploi dans l’administration et dans les entreprises parapubliques figure, habituellement, parmi les principales mesures des programmes [d’ajustement] » (p. 29).


Selon Christian Morrisson, cette mesure est « moins dangereuse politiquement » que d’autres « et elle touche les classes moyennes plutôt que les pauvres » (p. 29). En cas de troubles (grèves...), « le gouvernement a toutefois les moyens de faire appel au pragmatisme des fonctionnaires. Il peut, par exemple, expliquer que, le FMI imposant une baisse de 20 pour cent de la masse salariale, le seul choix possible est de licencier ou de réduire les salaires et qu’il préfère la seconde solution dans l’intérêt de tous. Les expériences de plusieurs gouvernements africains montrent que ce discours peut être entendu » (p. 29). Ce qui est vrai en Afrique l’est certainement sous d’autres cieux.


Agir sur la qualité des services publics


« Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population » (p. 30). Sans commentaire !


Diviser et opposer pour imposer


« Un gouvernement peut difficilement [ajuster] contre la volonté de l’opinion publique dans son ensemble. Il doit se ménager le soutien d’une partie de l’opinion, au besoin en pénalisant davantage certains groupes. En ce sens, un programme qui toucherait de façon égale tous les groupes (c’est-à-dire qui serait neutre du point de vue social) serait plus difficile à appliquer qu’un programme discriminatoire, faisant supporter l’ajustement à certains groupes et épargnant les autres pour qu’ils soutiennent le gouvernement. » (p. 17). Comme « la plupart des réformes frappent certains groupes tout en bénéficiant à d’autres, [...] un gouvernement peut toujours s’appuyer sur la coalition des groupes gagnants contre les perdants » (p. 18). Il faut donc diviser et opposer pour imposer.


Un régime « dictatorial » serait idéal pour imposer les réformes


« Une comparaison pour les pays d’Amérique latine entre des régimes démocratiques comme la Colombie, l’Équateur, le Pérou, et des régimes militaires, comme l’Argentine et le Chili, en 1981-82, montre que les troubles sont plus rares lorsque le régime est militaire [...] La comparaison entre les deux expériences de l’Argentine sous un régime militaire (en 1981) et en démocratie (1987) est parlante : le niveau de protestation a été trois fois plus élevé en 1987 et il y a eu beaucoup plus de manifestations » (p. 12). Ainsi, un régime dur serait idéal pour imposer les réformes. Le néolibéralisme serait-il entrain de déraper ?


Au total, la Grèce préfigure bien la Tiers-Mondialisation de l’Europe




[1] Voir : Le consensus de Washington

[2] Bernard Conte, Dévaluation du Franc CFA et équilibre des paiements courants, DT n°20, C.E.D., Bordeaux, 1997

[3] Voir par exemple : Cornia, Giovanni Andrea, Richard Jolly, and Frances Stewart. Adjustment with a human face. Protecting the vulnerable and promoting growth vol 1. Oxford : Clarendon Press, 1987

[4] Cf. Christian Morrisson, La faisabilité politique de l’ajustement, Paris, Centre de développement de l’OCDE, Cahier de politique économique n° 13, 1996. (jusqu’à la dernière note, les numéros de page des citations se réfèrent au présent document).
_____________
*Maître de conférences à l’université de Bordeaux, 12 mars 2010


 
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http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkylZZlyZkQSlyfwUf.shtml

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 03:52
Danger pour la France :
Sarkozy : Les Binationaux et le sionisme


Sarkozy : Les Binationaux et le sionisme
inv

Yahia Gouasmi*

Il y a quelques jours j’ai fait parvenir au nom du Parti Anti Sioniste un courrier à M. Sarkozy, Président de la République, à Michèle Alliot-Marie, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, aux Députés, Sénateurs et parlementaires européens français, une lettre attirant leur attention sur le scandale que représentent les franco-israéliens.


Il existe en effet un grand nombre de binationaux israéliens qui prennent part, au sein de l’armée israélienne ou d’autres services, aux agressions de l’entité sioniste contre les Palestiniens ou les pays arabes voisins. Pire encore, ces franco-israéliens, tout en résidant en France, ont le statut de réservistes et peuvent être rappelés pour les prochaines agressions décidées par Israël.


Sans mandat du gouvernement français, la France et son peuple se retrouvent, de fait, impliqués dans des guerres qui ne sont pas les siennes. Je n’insisterai pas aujourd’hui sur l’assassinat d’un dirigeant palestinien à Dubaï mais la preuve a été apportée que des passeports français ont été utilisés par des agents du Mossad. Étaient-ce des binationaux ? L’enquête le déterminera.


Quelques jours avant l’envoi de ces courriers, M. Sarkozy m’a répondu, je dirais par anticipation, remettant la Légion d’Honneur au Grand Rabbin de France Gilles Bernheim (ce curieux religieux qui a approuvé les massacres de l’armée israélienne à Gaza).


Lors de l’échange des discours, M. Sarkozy a fait une apologie de la binationalité franco-israélienne. Je le cite : « Vous n’avez pas à vous excuser de votre attachement envers Israël ». Puis, confondant volontairement sionisme et judaïsme, il prétend reconnaître aux Juifs un attachement profond pour la religion sans que ce sentiment ne s’accompagne pour autant de la pratique religieuse. Et d’ajouter que chez les Juifs, « le culte et la culture ne sont pas si éloignés ». Tout est dit. M. Sarkozy, devenu pour un instant spécialiste de la religion juive, nous affirme que celle-ci peut dispenser de la pratique religieuse alors que chacun connaît la quantité de prescriptions obligatoires que contient cette religion pour ses adeptes.


Enfin, il pense que dans le cas des Juifs, le culte et la culture ne sont pas si éloignés. Ce qui revient à dire que les Juifs sont dispensés de ce fameux principe de la laïcité qui a empêché de mentionner les racines chrétiennes de l’Europe dans le projet de constitution européenne.


En fait, ces deux affirmations confirment bien une réalité. Quand M. Sarkozy dit les Juifs, il pense aux sionistes. Et quand il parle de religion à propos des Juifs, il pense à l’utilisation mensongère du judaïsme qu’en font les sionistes. D’ailleurs, les Juifs religieux antisionistes de Yechouroun et de Neturei Karta soutiennent le peuple palestinien, la résistance libanaise et le Président Ahmadinejad pour leur combat antisioniste, et sont les premiers à dénoncer cette imposture.


Oui, je l’affirme : le prétendu judaïsme des sionistes n’est qu’un paravent pour tenter de masquer une politique d’usurpation et de domination. C’est un pseudo-judaïsme tellement politique que, selon M. Sarkozy, il dispense de sa pratique… Les juifs pieux apprécieront !


Tout cela soulève d’ailleurs une question à laquelle les sionistes, qui ont transformé leur politique en religion, ne peuvent pas répondre : un juif athée est-il encore un juif ? Pour M. Sarkozy, l’adhésion au sionisme, c’est-à-dire à une idéologie d’apartheid, raciste, à une politique d’usurpation et de conquête, cette adhésion est compatible avec les valeurs de la République française : Liberté, Égalité, Fraternité.


Pour ma part, je pense que les valeurs du sionisme sont tout autant étrangères au judaïsme qu’à la République française.


Par ces propos, M. Sarkozy est en train de nous inventer une nouvelle définition de l’identité française. Si on suit son raisonnement, les valeurs de la République et celles du sionisme sont tellement proches et complémentaires qu’un jour, on nous expliquera que les seuls vrais Français sont ceux qui soutiennent Israël(Note d'Eva: C'est en effet un risque bien réel, avec Sarkozy, il faut le mesurer...).


__________
*Président du PAS
http://www.partiantisioniste.com/

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkylylyEEyKhmWafpJ.shtml




Du même Yahia Gouasmi
 
inv
L'appel aux Musulmans de France
inv
Nous nous sommes récemment adressés aux Chrétiens de France dans le cadre de la lutte contre le sionisme. Nous lançons aujourd'hui un appel à la mobilisation des Musulmans de France.


Le Parti Anti Sioniste est un parti politique français opposé à toute forme de communautarisme. Les communautarismes ne peuvent que semer la discorde et la haine pour le seul profit d’une idéologie que nous combattons : le sionisme. Il est d’ailleurs intéressant d’observer que lors du récent débat sur l’identité nationale, tous ceux qui se sentent israéliens sur le territoire français n’ont jamais été cités et que l’on s’est bien gardé de leur demander : quelle est votre identité nationale ?


En revanche, des millions de Français, eux, se sont sentis non seulement concernés mais visés, soupçonnés, voire parfois accusés. Ce sont ces fameux « dérapages » qui, à force de se répéter, finiront par être la ligne droite d’une certaine classe politique.


Ces millions de Français ont eu le sentiment que leur qualité de citoyens français était remise en cause. Ces Français sont appelés différemment selon les cas : « Français d’origine maghrébine, Beurs, Arabes, Musulmans, Islamistes… ». Dans l’immense majorité des cas, c’est en réalité le musulman qui est pointé du doigt. Or, l’Islam est une religion universelle qui englobe également des Européens, des Africains, des Asiatiques, y compris des Nord-Américains ! C’est donc aux Musulmans que nous nous adressons, à tous ceux qui, en France, ont senti peser sur eux je ne sais trop quel soupçon-accusation pendant ce débat sur l’identité.


Ce débat s’est terminé comme il le méritait, par une sorte de flop, qui a quand même eu le temps de répandre ses propos de haine et de discorde à l’égard d’un groupe de Français. A ces compatriotes, nous voulons redire que la France où ils sont nés et où ils ont grandi est tombée aujourd’hui entre les mains d’un lobby. Il s’agit du lobby sioniste et de son idéologie raciste et d’apartheid. Ce lobby ne survit qu’en divisant et en opposant les autres composantes de la Nation. Ce lobby, malheureusement, est parvenu par un mélange de menaces, chantages et privilèges, à ligoter la classe politique française. C’est pourquoi les partis du Système ne le dénoncent jamais, cherchant même à nous faire croire qu’il n’existe pas.


En réalité, tous ces partis, d’une manière ou d’une autre, sont « tenus ». Il suffit pour s’en convaincre de constater leur soumission au CRIF et à Israël.


A l’approche des élections régionales, ces partis sionistes (qui se partagent le pouvoir à tour de rôle depuis trente ans) vont faire appel à vos voix : promesses par ci, déclarations antiracistes par là. Sachez leur montrer que vous n’êtes pas dupes et boycottez les lors de ces élections. Toutes les formes sont bonnes : abstention, vote nul (par exemple en écrivant sur le bulletin de votre choix : « Je vote Parti Anti Sioniste »), vote blanc. Seule cette attitude politique leur montrera que vous n’êtes plus « de la chair à canon électoral » que l’on manipule comme on veut. Que tous ceux qui se sont sentis visés ces derniers temps refusent massivement de participer à cette élection dont le résultat n’empêchera ni le chômage, ni la pauvreté, ni l’exclusion et encore moins le lobby sioniste de gouverner notre pays.
___________________

*Président du PAS
http://www.partiantisioniste.com/

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkylFuyyAkmSQZMHKo.shtml



De Yahia Gouasmi* également :

Nucléaire Israélien, l’Europe à l’abri ?
inv

Selon un communiqué de l’AFP (08/03/2010), Israël annonce faire appel à la France pour la construction d’une centrale nucléaire (Conférence internationale sur le nucléaire civil, Paris, 09/03/2010). Il s’agit d’un « projet commun avec la Jordanie voisine, sous la supervision de la France qui fournirait la technologie ». La même dépêche s’empresse de rappeler que « Israël n’est pas signataire du Traité de non-prolifération nucléaire et qu’il n’adhère pas non plus au projet d’un Moyen-Orient dénucléarisé que défend le Président américain Barack Obama ». Sans doute pour relativiser la portée du nucléaire civil israélien, il est précisé également que « l’État hébreu s’est doté de 200 ogives nucléaires ainsi que de missiles à longue portée ».


On a vite compris le but de cette conférence : continuer à diaboliser et isoler l’Iran qui, lui, signataire du Traité de non-prolifération, est pourtant soumis à des sanctions à la demande d’Israël. Pourtant les nombreuses inspections confirment le caractère civil du nucléaire iranien. L’autre but est de nous faire « oublier » le nucléaire militaire sioniste que les gouvernements occidentaux (soumis au sionisme) se gardent bien de vouloir inspecter.


Nous voulons vous parler de ce nucléaire israélien, le nucléaire militaire, jamais inspecté, rarement mentionné, qui est la réelle menace non seulement pour le Moyen-Orient mais également pour la Russie et l’Europe. Ce sont les socialistes français (gouvernement Guy Mollet, avec Maurice Bourgès Maunoury, Ministre de la Défense Nationale à l’époque) qui ont offert l’arme nucléaire à Israël en 1956 lors de l’agression coloniale franco-anglaise contre l’Égypte (affaire dite de Suez). Le prix à payer pour la participation de l’entité sioniste à l’agression mais aussi la preuve d’une adhésion sans complexe des socialistes français au sionisme. Toute cette affaire s’est faite à l’insu des autres membres du Gouvernement, de l’Assemblée et du Sénat, et bien entendu du Peuple français. Les socialistes français portent devant l’Histoire la terrible responsabilité d’avoir introduit l’arme nucléaire au Moyen-Orient en l’offrant à Israël (offerte et non vendue !). Depuis, grâce au soutien des États-Unis, de l’Union Européenne et surtout de la complicité active des réseaux sionistes dans le complexe militaro-industriel mondial, Israël est aujourd’hui une puissance nucléaire : 200 têtes selon les experts, et des missiles à longue portée qui en font une puissance stratégique autonome.


Ce ne sont pas seulement les États du Moyen-Orient, la Turquie et l’Iran qui peuvent être des cibles, mais également la Russie et l’Europe. De plus, selon le quotidien Libération (14/10/2003), Israël dispose de 3 sous-marins nucléaires équipés de lance-missiles. Aujourd’hui, le nucléaire israélien fait courir au monde le principal risque de guerre, d’autant plus que le lobby sioniste (largement présent dans les sphères gouvernementales et médiatiques) cherche partout, notamment en France, à entraîner d’autres nations dans sa guerre.


Longtemps, le nucléaire israélien a été tabou pour le grand public. Peu mettait en garde le monde contre un tel danger. Un homme courageux, le physicien et pacifiste israélien Mordechai Vanunu, a beaucoup aidé à briser le tabou. Technicien à la centrale nucléaire de Dimona (Israël), il alerte l’opinion en présentant plusieurs photos des laboratoires et services au quotidien britannique Sunday Times. Kidnappé à Rome en 1986 par le Mossad, condamné à Tel-Aviv en 1988, il ne sera libéré qu’en 2004. Dix-huit ans de prison dans la « seule démocratie du Moyen-Orient » pour avoir dénoncé, preuves à l’appui, ce dont on se doutait. Depuis, des officiels israéliens ont reconnu à mi-mot l’existence du nucléaire.


En ce domaine aussi, les grands médias appliquent le deux poids deux mesures. Chaque jour l’opinion est intoxiquée au sujet du « nucléaire iranien », à usage civil selon les organismes internationaux de contrôle. Aujourd’hui, dans la propagande de l’USraël, le « nucléaire iranien» joue le même rôle que les fameuses « armes de destruction massive » avant l’attaque contre l’Irak : préparer l’opinion mondiale à une agression contre l’Iran. Ainsi, Israël, un pays non signataire du Traité de non-prolifération, refusant un Moyen-Orient dénucléarisé, refusant toute inspection… pousse à la guerre contre une nation qui elle, signataire dudit Traité, accepte des inspections permanentes. Malgré cela l’Iran est soumis à l’injuste embargo décidé par Tel-Aviv.


Trop souvent, les Européens (notamment les Français) pensent que la question du nucléaire israélien ne concerne que la région du Moyen-Orient et l’Iran. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, ils se croient à l’abri de toute guerre, limitant souvent leurs préoccupations politiques aux questions économiques et sociales. Pourtant l’Europe n’est pas à l’abri. Les nombreuses zones d’ombre qui continuent à entourer les attentats du 11 septembre, le récent assassinat d’un leader palestinien à Dubaï, démontrent amplement que le sionisme ne reconnait aucune frontière. Il s’est donné le droit de frapper où bon lui plaît. Pour cela il compte sur l’impunité que son lobby lui fournit depuis plus de 60 ans.

Nous avons déjà attiré l’attention sur le risque d’un nouvel 11 Septembre, cette fois en Europe. Un tel crime permettrait à l’USraël de relancer sa machine de guerre en cherchant à unir les Européens autour de Washington et Tel-Aviv en vue d’une nouvelle agression.

Chaque année de nombreux composants destinés au nucléaire (voir par exemple le site en ligne du Financial Times, repris par l’agence de presse Belga en date du 19/06/2008) disparaissent sans que cela n’alerte outre mesure les gouvernements. On connait l’importance des réseaux sionistes dans le domaine de l’armement sophistiqué et des protections dont ils disposent. Voilà pourquoi ce nouvel 11 Septembre en Europe pourrait bien être nucléaire. Et bien entendu la « traçabilité » de l’arme du crime conduirait comme par hasard à des commanditaires… musulmans.


Sommes-nous devenus « conspirationistes » ? Certainement pas. Mais n’oublions jamais que quelqu’un qui aurait parlé du 11 Septembre une semaine avant qu’il ne se produise n’aurait pas été cru ! Et pourtant…
___________
*Président du PAS
http://www.partiantisioniste.com/


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