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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 01:44
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             Le capitalisme porte en lui sa propre condamnation,
                                par Eva R-sistons


Mes amis,

Notre société a perdu la tête ! Le capitalisme, déjà pervers par définition car basé sur le capital plutôt que sur le travail, la spéculation plutôt que la production, devient complètement fou, virtuel, versatile, instable, exponentiel, s'octroyant tous les droits - au détriment du Droit, des citoyens, de la vie. Nous sommes lancés dans une course à la consommation complètement artificielle, incapable d'ailleurs de résoudre les besoins fondamentaux de l'individu, nos modes de vies sont radicalement changés, la ruralité ne sera bientôt plus qu'un souvenir, nous assistons à une concentration sans précédent à la fois des individus dans des villes deshumanisées, et du capital entre les mains d'un tout petit nombre d'individus indifférents au sort de leurs congénères, des générations futures, de la vie sur terre. Au final, la nature est sacrifiée, l'avenir est sacrifié, les peuples sont sacrifiés. Nous allons droit dans le mur - d'autant plus que le capitalisme, après avoir pris en otage les peuples et les avoir rackettés, grâce à la crise elle aussi artificiellement créée, se livre désormais, pour augmenter des profits déjà exponentiels, à la casse systématique des dernières protections sociales, des services publics, et même des services régaliens, réduits à la peau de chagrin: Par exemple, nos policiers et nos gendarmes ont de quoi être furieux; outre la politique lamentable du chiffre, la casse des missions de proximité (avec pour corollaire le fossé qui se creuse entre eux et la population), voici maintenant que le Pouvoir s'attelle à diminuer leur nombre de façon drastique. Alerte ! Notre environnement sera constellé de caméras de surveillance, tuant l'emploi et contrôlées par des services privés (comme les milices privées remplacent de plus en plus les armées de métier, non soumises au Droit de la guerre, se permettant tout).

La pandémie, elle aussi artificielle, aura également contribué à grossir les portefeuilles les plus épais.

Nouvelle étape, lorsque la casse sera complète et que les citoyens auront été rackettés par le truchement d'opportunes taxes vertes, lorsqu'ils auront été pressurés, délocalisés, flexibilisés, asservis, apeurés, privés de Droit du Travail, de protections sociales, de services publics adoucissant leur vie, et condamnés à une paupérisation galopante et dramatique, lorsque tout aura été privatisé, alors il restera au Capital assassin et vorace une dernière carte à jouer: La guerre, une vraie guerre mondiale qui réduira en cendres des pays entiers et qui procurera une nouvelle rente aux Banquiers, aux industriels de la Reconstruction, de la Chimie ou du Pétrole... Comme après la 2e Guerre mondiale, plaçant les USA en position de dominer le monde. Et les concepteurs de ces Plans laissent les peuples faire à leur place les guerres qu'ils programment contre la volonté des citoyens. Pour ces derniers, ruines, désolation, souffrances incommensurables, désespoirs, handicaps, blessures, disparitions, exils...  tandis que les maîtres du monde monnayeront le sang de ceux qui se seront battus à leur place, pour s'enrichir encore davantage - et cela bien à l'abri, gonflés d'arrogance, de mépris, de suffisance, de pouvoir et d'argent. Impunité totale pour les assassins de l'humanité ! Tapis rouges devant eux, monstrueusement rouges...

Ces lignes ne sont pas une vue de l'esprit, elles réflètent les réalités passées, présentes, et elles annoncent l'avenir aux couleurs du Nouvel Ordre Mondial. Un NOM qui sent le souffre et que nous avons le devoir de dénoncer et de combattre, car si nous sommes condamnés, autant l'être debouts plutôt que couchés.

De toutes façons, la croyante que je suis sait qu'un jour, les assassins de l'humanité répondront de leurs actes. Pour l'éternité, et le châtiment sera à la hauteur des forfaits accomplis. Effroyables ! 

Eva r-sistons à l'intolérable préparé par les concepteurs du Nouvel Ordre Mondial criminel. 

Le plus grand cataclysme économique de l'histoire humaine !

Le plus grand cataclysme économique
de l'Histoire

Pour ceux qui ne comprennent pas encore que 1929 était une partie de plaisir en comparaison de la destruction économique en cours, voici le graphique du centre de recherche de la Fed de ST Louis concernant la base monétaire US.

Vous remarquerez que tout s'est accéléré dans les années 70 (Vietnam, choc pétrolier) mais surtout au moment où le dollar a cessé d'être convertible en or (1971), devenu « flottant » (1973), c'est-à-dire déconnecté de toute réalité économique. John Connally, secrétaire au trésor, déclarait ainsi en 1971: « Le dollar est notre monnaie, mais c'est votre problème. »

Or, certains font semblant de croire que les USA vont s'effondrer sans rien faire. Leur puissance économique est détruite, certes, mais leur puissance militaire est intacte. Le pire est donc à venir en espérant que cela ne dégénère pas en troisième guerre mondiale menant l'humanité à sa perte.

Albert Edwards, responsable de la recherche à la Société Générale confirme (ce que j'annonce depuis 2 ans) que nous ne sommes pas dans une crise économique "classique". Il emploie d'ailleurs le terme "Global Collapse"!

Pour ma part, il s'agit plutôt de la fin de notre système économique, un système pitoyable de captation des richesses par un petit groupe de prédateurs, un système déséquilibré qui transforme tout en exponentiel ! Un système économique fonctionnant en circuit ouvert dans une biosphère fonctionnant en circuit fermé, de la folie!

Source et suite :
blog de Gilles Bonafi

http://panier-de-crabes.over-blog.com/categorie-10454103.html


La mue de la finance mondiale 
et la spéculation verte
 

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Le président Lula da Silva idole du World Economic Forum et du Forum social mondial.

La mue du capitalisme
 
L’économie occidentale, États-Unis en tête, est en train de muer… Les arthropodes (les crustacés ou les araignées par exemple), pour croître doivent périodiquement abandonner leur enveloppe devenue trop étroite pour une plus spacieuse. Chez les vertébrés, les serpents pratiquent également la mue, une période de vulnérabilité nécessaire pour endosser des habits neufs plus spacieux. Le « capitalisme » de l’ère manégériale [1] — autrement dit qui n’a plus rien à voir avec l’archéocapitalisme patrimonial dont les paléomarxistes continuent encore de nous rebattre les oreilles — connaît lui aussi ses cycles de mutation ou de transformation systémique.

En 1945 un modèle économique déferle sur ce que l’on nommait à l’époque « le Monde libre ». Un modèle qui scelle l’intégration de l’agriculture dans le secteur industriel annonçant l’unification, aujourd’hui visible, du marché global. L’une des dimensions saillantes de cette mutation concerne donc le secteur primaire (l’exploitation des ressources naturelles et matières premières non transformées) avec la mécanisation agressive et la conquête du marché de la production agricole par les multinationales de l’agrochimie. Bientôt nombre de fermiers naguère indépendants ne seront plus que des sous-traitants, des ouvriers-métayers en quelque sorte, des transnationales de l’agro-industrie.


Ce passage d’une économie, hier encore dominée par la ruralité (en France, 43,8 % de la population vit encore directement de la terre en 1906, 31 % en 1954) à une économie déjà post industrielle (bien illustrée par le film Playtime de Jacques Tati -1967) met un point final à la grande crise de 1929 dont la guerre avait été, entre autres, l’une des conséquences. Il faudra d’ailleurs plusieurs années aux Etats-Unis pour bénéficier pleinement, notamment à travers les aides liées du plan Marshall, des retombées de leur victoire. Les géants US des engins agricoles autotractés déferlent sur le Vieux Continent par le truchement de l’aide à la reconstruction… une industrialisation qui sonne la mort des terroirs et la fin du monde rural.


L’Europe de l’Ouest commence alors, à marche forcée, de se mettre aux normes anglo-américaines ; s’ouvre ici une époque que l’on nommera très abusivement les « Trente glorieuses ». L’adoption du « modèle » productiviste induit en effet dès 1945 un exode massif des campagnards qui affluent à la périphérie des villes. Exode qui ne s’achèvera que dans les années soixante-dix à la suite de la politique de remembrement des terres agricoles engagée en 1965. Une migration qui aboutit bientôt à l’hypertrophie carcinogénique des « banlieues » où naissent et croissent les cités dortoirs, dépotoirs humains où viendront s’entasser en 1962 les rapatriés d’Algérie avant d’accueillir le flux montant de l’immigration.


On voit aujourd’hui quels sont les bienfaits véritables de cette première grande mutation de la fin de l’ère industrielle : des paysages arasés par les restructurations territoriales et le recours à des machines de plus en plus monstrueuses, une nappe phréatique extensivement contaminée par un usage délirant des intrants chimiques, engrais et pesticides qui polluent également sous forme d’aérosols l’air que nous respirons jusqu’au cœur même de nos métropoles…

L’exode rural qui s’est étalé quarante années durant en Europe occidentale, s’accomplit aujourd’hui sous nos yeux dans l’Europe orientale soumise aux contraintes normalisatrices liées à la « construction » européenne. Cela sans pour autant que les leçons d’un passé encore récent aient été, en quoi que ce soit, tirées.


2008 aura, semble-t-il, été marqué d’une rupture analogue — au moins d’un point de vue civilisationnel — que celle qui accompagna la victoire alliée sur le Reich allemand. Après la destruction accélérée des sociétés traditionnelles d’Europe de l’Ouest qui ont été littéralement « déracinées » pour se trouver projetées dans la modernité consumériste (nous passons au cours de cette période d’une économie basée sur l’épargne à une autre fondée sur le crédit puis sur la dette chronique – une forme inédite de servage), nous assistons maintenant à un nouveau changement de paradigme écosociétal.


En 2010, après les douleurs de l’accouchement, c’est un autre modèle qui tente de se mettre en place qui réduira vraisemblablement l’industrie occidentale à la portion congrue au profit des activités de services et de très hautes valeurs ajoutées (électronique, génie génétique, nanotechnique, bionique, et cætera).

Mais au demeurant, quoiqu’on en dise, si la Chine monte en puissance en s’affirmant comme l’atelier du monde, les sources du pouvoir économique planétaire dans sa dimension financière se trouvent toujours sur les berges de la Tamise, du fleuve Hudson (et accessoirement de l’Amstel), ainsi que sur la rive gauche du Potomac où siègent les grandes institutions financières : Banque mondiale, Fonds monétaire international et surtout Réserve fédérale.


La rivalité euro-dollar


Le règne du dollar est certes contesté, mais n’est pas encore au bout de ses capacités de rebond [
2]. On l’a vu lors de sa réappréciation de février 2010 face à l’euro en proie à des attaques inamicales. Des événements trop récents pour être parfaitement éclaircis mais qui se déroulent comme souvent selon un scénario convenu : des établissements financiers de Manhattan tels Goldman Sachs auraient d’un coté aidé l’Etat grec à négocier sa dette sur les marchés, de l’autre ils manipuleraient certains « fonds spéculatifs » (hedge funds) pour lancer des attaques contre l’euro, en clair contre l’Union européenne à travers la Grèce… Ce qui en dit long sur l’audace de ces raiders et sur les capacités offensives du système, l’art et la science de la manipulation de la dette à des fins de mise sous tutelle (ou de rappel à l’ordre) des États. Le FMI, organe subsidiaire de l’informelle gouvernance mondiale, ne s’est-il pas proposé à l’occasion de la crise hellénique de venir se mêler d’aider l’Europe sous-développée désormais incapable de gérer seule sa dette ?


Les sanctuaires du dieu dollar évoqués perdureront donc autant que s’y trouvera pérennisée la source créatrice de la nouvelle économie mondiale financiariste considérée tout à la fois comme art, science et technique… autrement dit tant que ces places fortes de l’ultracapitalisme où s’élaborent toutes les gammes des nouveaux produits virtuels et les outils afférents, constitueront le cœur du réacteur de l’économie mondiale… C’est à ce titre que, quand le 15 septembre 2008 ce cœur s’est un instant arrêté de battre, c’est la planète entière qui s’est tétanisée.


Vers l’Amérique-monde


Suivant en cela l’exemple états-unien, l’Europe passe donc à présent progressivement (mais avec des décrochages impressionnants : vague de restructurations et de délocalisation des années quatre-vingt-dix, contraction brutale de 2009…) d’une économie de production à une “économie de services” en grande partie dominée par le tourisme (l’Europe-musée, un mixte de Disneyland et de Versailles). 


Le géant de l’automobile General Motors ayant été détrôné (successivement par Toyota puis Fiat, un fait non contradictoire avec la suite de notre propos), l’inventive Amérique est déjà « ailleurs ». Si les industries en général ne sont évidemment pas à mettre au rang de reliques économiques, il n’en reste pas moins que, pour sa part, la prospérité des États-Unis n’en dépend plus directement qu’en proportion moindre…


Notons au passage que certaines activités créent des dépendances quasi absolues pour les économies périphériques vis-à-vis du « centre » émetteur. Prenons l’exemple du semencier Monsanto qui, grâce à des espèces végétales génétiquement modifiées (OGM), étend son emprise sur une partie croissante de la planète en créant d’étroits liens clientélistes — notamment en raison du brevetage des semences — chez les producteurs ; des liens de sujétion dont ils auront beaucoup de peine à s’affranchir… et une cause de ruine pour les productions locales.


Il ressort clairement de notre propos que l’activité « motrice » de l’économie nord-américaine tend à présent à devoir être l’ingénierie financière avec son cortège de produits dérivés déclinés dans des gammes toujours plus étendues, originales et innovantes.


Le secteur industriel se trouvant par conséquent « rétrogradé », il devra trouver sa place exacte au sein de la nouvelle forme du capitalisme en cours d’élaboration, autrement dit occuper une nouvelle fonction au sein d’un système global dont la source, avons-nous dit, n’est autre, à portée de vue et pour un temps indéfini, que l’Amérique-monde.


Le carbonne,
économie dématérialisée


La souplesse adaptative des salariés états-uniens — il est coutume de parler maintenant, sur le mode anglo-saxon, de flexibilité — habitués qu’ils sont à une « économie nomade » (nul n’hésite en Amérique à se déplacer du nord au sud et d’est en ouest du continent pour un emploi ; un état d’esprit hérité des migrants de l’ancien monde, du Pioneering Spirit ou tout bêtement, d’une nécessité s’étant imposée avec la Grande Crise des années trente) qui n’est pas dans les traditions de la veille Europe… en dépit du fait que celle-ci ait connu d’importantes vagues d’émigration principalement vers les États-Unis : Italiens, Grecs, Suédois et un quart des Irlandais après la grande famine de 1845-1849.


C’est à tort que les Européens suivent donc l’exemple de la désindustrialisation US et que nous fonçons tête baissée dans les leurres de l’économie dématérialisée et de son dernier avatar l’économie-carbone.


Fragilisée par la mondialisation et la concurrence des pays producteurs à moindre coût social et environnemental, l’industrie européenne est à l’heure actuelle sous perfusion, ce pourquoi il faut dénoncer sans relâche le piège tendu par la classe politicienne européiste, de « droite » comme de « gauche », qui voudrait plomber plus encore la production industrielle sous ces taxes-carbone qui seraient autant de pénalité supplémentaire dans un secteur déjà mis au pillage par les produits manufacturés ultra-concurrentiels des économies dites émergentes.
 

Nous ne parlons pas ici des groupes transnationaux qui eux échappent largement à l’impôt (taux moyen d’imposition à 30 % contre 45 % en France pour les entreprises ordinaires) en ayant recours aux places financières off shore (autrement dit les paradis fiscaux insulaires). Une situation parfaitement injuste mais cependant rendue nécessaire par les conditions mêmes de la concurrence mondiale… Quant à Michel Rocard, ancien Premier ministre socialiste, ci-devant président de la Conférence d’experts sur la création d’une taxe carbone ou Contribution climat énergie (CCE), il s’est fait le bon apôtre de taux prohibitifs pour la taxation carbone à l’instar des « Verts » qui paradoxalement sont parvenus à convaincre l’opinion de leur engagement philanthropique au service de l’humanité exploitée.


De grandes puissances interdépendantes
et néanmoins en guerre les unes contre les autres


Le lecteur commence certainement à saisir notre propos… Londres et Amsterdam étant la base-arrière-avancée de Manhattan dont l’emprise s’étend à l’Union européenne par le truchement du « NYSE Euronext, Inc » né en 2007 de la fusion entre le New York Stock Exchange et le groupe Euronext, lui-même issu de la fusion en 2006 du London International Financial Futures and options Exchange avec les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Porto, l’Europe se voit incitée à se fondre de plus en plus dans la nouvelle économie du « néant ».


Par néant il faut entendre de l’actif artificiel, de la valeur matériellement inexistante, des jeux d’écritures (dont les quotas d’émission carbone) appuyées sur une monnaie de singe, le dollar papier et sa version obligataire sous forme de TBonds… Gardons en mémoire qu’en 2009 l’État fédéral US faisait imprimer les billets — dont la valeur réelle se rapportait à leur seul coût d’impression — avec lesquels il se rachetait de la main gauche les bons du Trésor émis de la main droite. Étonnant jeu de bonneteau !
 

Jeux d’écritures, tours de passe-passe et économie virtuelle sont tout un. L’économie-carbone, les nouvelles filières vertes créées de toutes pièces à partir de calculs et de conclusions se parant des prestiges de la science pour mieux la trahir, n’a évidemment pas pour finalité une réorientation substantielle de l’économie au profit d’une gestion rationnelle des ressources ménagères de l’avenir, mais principalement la relance de la croissance et la consolidation du Marché.


De ce point de vue, la distorsion du réel et le détournement d’une légitime inquiétude des opinions relatives à la destruction accélérée du milieu naturel à des fins mercantiles, se révèlent à l’usage extrêmement juteuses… et si « le mort saisi le vif », le système failli dont les turpitudes ont été mises à nu (mais sans conséquence immédiate pour lui), se refait une virginité en transférant, sans autre forme de procès, la totalité de son patrimoine génétique et de ses capacités de nuisance au secours prétendu de la planète agonisante.


Pour l’heure, contrairement à ce que beaucoup pensent, l’arrivée sur la scène internationale de nouvelles grandes puissances — Chine, Inde, Brésil — ne change rien sur le fond à la configuration dynamique du Nouvel Ordre mondial, au contraire dès lors que tous sont solidairement interactifs au sein d’un système unique dont les centre nerveux se trouvent au nord-est des États-Unis et au Royaume-Uni.
 

Nous n’assistons donc qu’à une recomposition de la division internationale du travail avec pour corollaire une mondialisation (un marché unifié) dont l’intégration progresse à vue d’œil… Sommairement, la Chine est ainsi devenue le premier État-atelier de l’économie-monde, l’Inde en est le sidérurgiste et le prestataire de services informatiques, le Brésil produit les oléoprotéagineux nécessaires à notre surconsommation de produits carnés et des agrocarburants destinés à alléger certaines dépendances aux produits pétroliers importés…
 

Certes des règles communes sous l’égide de l’Organisation mondiale du Commerce et une interdépendance modératrice des ardeurs concurrentielles induisent certaines formes de solidarité entre les acteurs au sein du système universel, ceci contribuant à créer réciproquement de la richesse.
 

Cependant ce serait une lourde erreur que de prendre les inévitables, voire inexpiables, rivalités entre grandes puissances pour le contrôle et la mainmise sur les ressources naturelles, pour une contestation ou une remise en question du système par les uns ou par les autres.… De féroces concurrents qui s’affrontent dans des guerres indirectes, guerres masquées comme celle par exemple opposant les Etats-Unis et la Chine sur le continent africain, au Darfour en particulier.


Les antagonismes sont en effet d’abord géostratégiques dans le cadre de cette « impitoyable guerre économique qui ne dit pas son nom » (François Mitterrand)… Mais, contrairement aux désirs des adversaires du mondialisme, nul parmi les « Grands » ne propose une quelconque révolution conceptuelle… À savoir une sortie du modèle ultralibéral et la construction d’une vision holistique des rapports de l’homme avec son environnement biologique et physique, et de la place qu’il doit occuper dans la Nature et singulièrement dans le fleuve du vivant [3].


Jusqu’à preuve du contraire la Fédération de Russie, opposant de longue date au bloc atlantiste, ne propose aucune alternative au système actuel et surtout, n’évoque pas même la nécessité d’en chercher une. Ennemie du bloc capitaliste depuis 1945 et jusqu’à la fin du régime soviétique, les deux superpuissances n’en continuent pas moins à fonder leur légitimité morale sur un certain nombre de mythes (ceux-là mêmes aujourd’hui remis en cause par les pays Baltes) fondateurs du Nouvel Ordre International né, peu ou prou, en 1945 à Yalta. Quant à la Chine populaire et néo-impériale, elle est l’exemple même d’une intégration réussie au sein du système global ultralibéral.


Cependant, quelle que soit la force des interdépendances qui lient actuellement les partenaires et rivaux (la moitié des réserves d’actifs chinois sont libellées en Bons du Trésor US, soit quelque 1400 milliards de $), cela ne signifie pas que n’éclateront pas des guerres locales ou régionales…

Les zones de tensions ou de frictions sont nombreuses et chacun s’entendra à défendre becs et ongles ses territoires de chasse, à savoir ses marchés, sa clientèle, ses sources d’approvisionnement, ses zones d’influence.


Les différents Pékin-Washington sur le Tibet et Taïwan sont illustratifs de ce point de vue. C’est à tort que l’on croirait, avec plus ou moins d’autosuggestion, que l’actuel système d’interdépendances économiques et financières fortes garantisse la stabilité et la paix. Insistons sur le fait que les rivalités et les antagonismes géopolitiques et géoéconomiques ne constituent en aucun cas une remise en question de la logique systémique aujourd’hui à l’œuvre pour le plus grand dommage des hommes, des peuples, de la civilisation et du vivant en général.


Le collectivisme
n’est pas l’alternative


Dans le même ordre d’idée, c’est à partir de ce constat qu’il faut apprécier la portée et la signification exacte de la contestation qui s’est exprimée à Copenhague en novembre 2009 ou au forum social de Porto Alegre fin janvier 2010.


La position des Verts a été analysée comme participant d’une surenchère libéraliste-libertaire visant à toujours plus de liberté pour le marché et à un encadrement fiscal et réglementaire toujours plus étroit pour les industries nationales moyennes ou petites (indépendamment de leur présence sur les marchés extérieurs) à l’exception des groupes transnationaux qui eux y échappent en grande partie, avec l’active complicité des gouvernements grâce à leurs domiciliations excentrées (Macao, Chypre, Îles anglo-normandes, Bahamas, des enclaves juridiques comme l’Etat du Delaware etc.)…
 

Mais le « système » ne l’impose-t-il pas ? Il faut à ce propos éviter de tomber dans un moralisme à la petite semaine : la guerre économique, bien réelle mais peu visible pour l’opinion, relève essentiellement de la real politiktraders, lesquels ne sont que des agents du système et en aucun cas des donneurs d’ordre ou des décisionnaires de premier plan. et non de la morale ordinaire. Il est facile d’ailleurs pour les décideurs politiques d’agiter des chiffons rouges sous les yeux de l’opinion et de lui livrer en pâture les paradis fiscaux — qui n’ont joué aucun rôle dans la crise — ou les sur-rémunérations des  traders, lesquels ne sont que des agents du système et en aucun cas des donneurs d’ordre ou des décisionnaires de premier plan.
 

Autant de leurres destinés à polariser l’indignation et à divertir ainsi l’attention des foules sur des points marginaux en faisant coup double par l’élimination de « paradis fiscaux » concurrents, la Suisse, le Luxembourg, le Lichtenstein par exemple. « Paradis » qui, à bien y regarder, constituaient autant d’isolats culturels et de bastions de résistance au laminage mondialiste et à la « moralisation » sur mesure qui le précède : une exigence de moralisation des acteurs au seul profit des places fortes anglo-américaines, au final destinée à assurer un quasi monopole aux paradis domestiques, Londres et Manhattan en tête…


L’ultralibéralisme ennemi des libertés8 en général - sauf en ce qui regarde celles des marchés, la libre circulation des marchandises, des signes monétaires et des oligarchies qui en sont détentrices - se révèle être en réalité une forme de despotisme exacerbé à l’égard des producteurs indépendants et de la propriété patrimoniale.
 

À l’expérience, force est de constater que la « dérégulation » du marché — ce qui constitue sa raison d’être : une absolue liberté transactionnelle condition d’une supposée richesse des nations — s’accompagne nécessairement d’une destruction corrélative des structures sociales… Car fluidifier le marché revient à dissoudre l’organisation sociétale existante pour la « recomposer » ici, et parfois « ailleurs » lorsqu’on délocalise et que l’on débauche massivement… C’est également encourager la fragmentation sociale en segmentant le marché à l’infini, c’est-à-dire en créant de nouveaux besoins pour de nouvelles clientèles développées plus ou moins artificiellement à coup d’incitations consuméristes, égotistes et libertaires (l’individu s’affirmant par opposition à la norme sociale)… ados, enfants de plus en plus en plus jeunes, minorités sexuelles, ethniques, dysfonctionnelles deviennent autant de segments d’un marché communautarisé comme facteur de délitement du corps social.


Quant au tissu industriel européen, il est démantelé et transféré dans les pays à économie émergente laissant sur le carreau les hommes et leur savoir-faire (ne parlons pas des brevets rachetés ou transférés avec les entreprises dépaysées !)… Or les choses ne se faisant pas sans casse, un contrôle social de plus en plus serré et des normes sécuritaires de plus en plus lourdes s’imposent. Le paradoxe n’est donc qu’apparent entre libéralisation du marché et restrictions des libertés, l’une ne pouvant aller sans l’autre…
 

Certes les Altermondialistes réunis à Porto Alegre demandaient à cor et à cris « plus de régulation », mais sans pour autant remettre en question la logique intrinsèque du système, sauf pour quelques-uns uns à retomber dans l’imposture idéologique d’un anti-capitalisme, faux-nez du collectivisme.


En effet, pas plus que les « Verts », les Alter-mondialistes en général ne sont des contestataires conséquents de l’ordre établi et du paradigme hypercapitalistique (système de l’économie-monde ultralibérale) qui n’est au fond qu’un prolongement moderniste d’une économie de pure prédation dont on aurait retranché la sagesse des peuples primitifs qui savaient, eux, ménager leurs ressources en ne les épuisant point tout à fait...


Qu’est-ce qu’en effet qu’un système basé sur la destruction sans limites (la consommation au sens premier du terme) et sans ménagement du futur ? Il s’agit donc maintenant d’arrêter de « dévorer » la planète, autrement dit, cesser de pratiquer l’autophagie : celle du monde qui nous porte, notre enveloppe matricielle.


Les deux visages
de Lula da Silva


Il aura suffi d’observer avec amusement les aller et retour Davos-Porto Alegre du président brésilien Lula da Silva où il a été accueilli en alter héraut, pour se convaincre que les deux sommets ne sont que deux scènes et deux manifestations d’une seule et même représentation.


Qui est d’ailleurs Luiz Ignacio da Silva dit « Lula » ? [4] Au risque de contrevenir aux clichés établis, l’alter héraut de la mouvance alter-mondialiste (laquelle comme son nom l’indique n’est pas opposée au mondialisme, mais veut l’orienter différemment) est un populiste néo-conservateur à la mode sud-américaine. Il en a d’ailleurs le « profil » : ancien syndicaliste trotskyste, son parcours idéologique est somme toute analogue à bien des égards à celui de nombre de ces hommes d’influence que l’on retrouve propulsés sur le devant des scènes politiques de l’aire euratlantiste… ou que l’on croise — en réserve d’un destin fédéral au sein de l’Union — dans les diverses « Fondations » qui pullulent à Washington.


Lula da Silva de la même façon, aura eu un parcours exemplaire : de la lutte subversive à la méga agro-industrie (carburants « verts » et protéines végétales) qui s’étend à l’infini sur les cendres de la forêt amazonienne et sur le corps vivant de ce prodigieux joyau naturel qu’est le Pantanal. Ironie du sort son nom, da Silva, renvoie à la selve primordiale, celle-là même que cet alter héraut d’un mondialisme paré aux couleurs de l’humanisme tiers-mondiste, cet ami des puissants, fait détruire à un rythme effréné [5].


Consommer « écolo »


De la même façon que certaines mouches parasites pondent un œuf sur certaines fourmis, lequel œuf devenu larve dévore son hôte de l’intérieur, la révolution conservatrice néolibérale (qui tire une forte part de son inspiration du courant révolutionnaire trotskyste), après s’être débarrassée de toute servitude éthique, s’est maintenant installée sans bruit dans la peau de l’écologie pour la phagocyter sans tapage.


De sorte que la « contestation » environnementaliste récupérée se retrouve placée au centre du système avec un statut d’outil privilégié de relance et accessoirement comme moyen de légitimation de l’ordre « intérieur », de la contention des peuples nécessaire au nom de l’urgence éco-climatique, cette dernière justifiant a posteriori le libre exercice des forces du marché. Le « développement durable » redore ainsi le blason terni de l’hypercapitalisme, fait passer au second plan sa contestation et rend acceptable (déculpabilise) tous les excès d’une consommation compulsive.


Consommation qui ne vise pas à satisfaire des besoins, mais assure le recyclage permanent de productions à courte durée de vie. Servant par la même occasion à compenser toutes les frustrations engendrées par des modes de vies artificialisés… À estomper du même coup l’anxiété diffuse liée à une instabilité sociétale croissante et accompagnant l’accélération continuelle de la circulation des biens et des signes monétaires.


Une accélération des cycles production/destruction qui déstabilise en profondeur les sociétés post-industrielles puisque la quête de gains rend nomades les approvisionnements en matières premières et la production, les fonds d’investissements étant en perpétuelle migration opportuniste selon la logique des essaims de criquets pèlerins. Une surconsommation qui libère également d’une culpabilité rampante installée depuis peu dans les consciences (et pas seulement celles des occidentaux) qui ne peuvent plus davantage ignorer les ravages d’un système prédateur sans foi ni loi…


Le parler « vert »


La « période verte » de l’ultralibéralisme s’entoure d’un abondant et savant brouillard rhétorique relatif à une « croissance respectueuse de la nature », cela grâce aux énergies renouvelables, aux industries de dépollution, au génie génétique, à la recherche, etc, etc...
 

Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (Giec) [6], organe technique de la gouvernance mondiale, a réalisé un montage qui a fait illusion le temps suffisant à créer un nouvel élément mythique pour l’édifice idéologique justifiant la construction et l’instauration d’un pouvoir supranational à l’échelon planétaire, autrement dit l’instauration d’une « gouvernance » mondiale. Gouvernance qui échoira nécessairement aux mains d’oligarchies financières, celles-là même qui nommeront, ou éjecteront, les hommes et les gouvernements chargés de relayer leurs politiques à travers le monde.


Le catastrophisme écologique comme interprétations de fluctuations et des phénomènes climatiques qui échappent encore à une pleine compréhension scientifique, est ainsi maintenant exploité à fond pour orienter l’opinion publique afin que celle-ci s’engouffre dans des voies toutes tracées et soigneusement balisées par un « système » se présentant finalement en sauveur de l’humanité.


Une démarche qui, en s’appuyant sur la peur d’un réchauffement climatique cataclysmique, mais avec l’autorité de la communauté scientifique, exclue d’emblée toute réflexion sur le fond et manie la peur… Une crainte qui se combine à une culture de la « Solidarité » à l’égard des plus démunis dont les manifestations les plus spectaculaires ont eu lieu à l’occasion du Tsunami (26 décembre 2004) et du séisme de Port-au-Prince (13 janvier 2010). Des solidarités de masse méthodiquement et médiatiquement entretenues afin d’alimenter en abondance le « secteur » en pleine expansion de l’aide humanitaire.


Peur universelle et solidarité active destinées in fine à bannir toute raison raisonnablement critique à l’égard d’un système qui exploite simultanément d’un côté la peur et de l’autre la compassion sur fond d’optimisme irrationnel suivant lequel « l’Humanité menacée dans sa survie trouvera toujours une solution aux défis qu’elle est appelée à relever ». Or rien n’est moins sûr !


Il n’en demeure pas moins que dans la situation présente la solution avancée, l’hypercapitalisme repeint aux couleurs de l’Arc-en-ciel, n’est pas la solution, mais la perpétuation du mal lui-même… Quelques symptômes — les plus criants — seront effacés du paysage, mais le mal continuera à ronger les sociétés et à dévorer la nature condamnée à dépérir jusqu’à ce que désert s’ensuive.


A contrario
le marché rebaptisé « durable » continuera à déployer son inexorable logique de croissance exponentielle et d’exploitation à mort des « ressources » naturelles et humaines. Quant aux échanges se voulant « équitables », il est en toute logique destiné à rester relativement marginal puisque hors circuits des mégastructures commerciales génératrices de plus-value at large. Une industrie de la rente jamais à court de paradoxes ni d’inventivité qui fera prospérer par exemple, le commerce des permis de polluer tout en faisant admettre génialement (et sans rouspétance) l’amère pilule des innombrables éco-taxes présentes et à venir. Ainsi la société éco-totalitaire est-elle, quoiqu’on en veuille, en marche sur une route densément pavée de bons sentiments.


Le prosélytisme de la peur


Replacé dans le contexte des grandes peurs tétanisantes qui ont été instrumentées depuis le début du millénaire (le Terrorisme infiniment moins dangereux et meurtrier que le trafic de drogue, et, à ce titre, revêtu d’un inquiétant caractère d’irrationalité ; la pandémie fantôme de grippe porcine ; la crise financière qui aura permis un enrichissement spectaculaire, après refinancements publics, d’établissements financiers dont les dérives coupables auront été la cause d’un krach boursier de magnitude élevée…), la suspicion légitime qui se manifeste et qui croît à l’égard du discours dominant montre un divorce grandissant entre l’opinion publique – au sens large – et des gouvernements qui ne tiennent aucun compte de ce désaccord, voire de ce désaveu.
 

À ce sujet le rôle déplorable joué par la grande presse est proprement détestable... Il aura fallu qu’une partie de la communauté scientifique s’insurge du trucage à grande échelle des chiffres et des résultats du Giec pour que l’on commence, sous la pression de révélations difficiles à nier, à faire quelques concessions en vu d’apaiser une certaine « colère » montante. Sur le fond pourtant rien n’a changé : la finance verte est opérationnelle, la « machine » globalisante est lancée et nul n’annonce un quelconque retour quant aux taxations carbone…
 

Au final, pour nous résumer, que constatons-nous ? Qu’ayant déclenché et orchestré la grande peur du réchauffement climatique, le Club des puissants vient d’inventer une nouvelle forme d’économie dématérialisée, le commerce du « carbone », un concept décliné sous d’innombrables formes et qui, en tout premier lieu, permet d’instituer le premier impôt mondial de l’histoire humaine… rendant imposables sur le papier, les pauvres comme les riches. Mais ces derniers ayant plus d’un tour dans leur sac s’entendent déjà pour monnayer et truquer leur quote-part.


Nombre d’économistes (une corporation qui a souvent un temps de retard sur les événements, on l’a assez vu à l’automne 2008 !) glosent à présent sur la désindustrialisation et le déclin de la puissance états-unienne ! Mais ces “spécialistes” ont des yeux pour ne pas voir. C’est à se demander comment ils font pour sembler ne pas comprendre de quelle façon fonctionne le monde au XXIe siècle ? Et partant, quelle conception archaïque, académique ou instrumentale du Nouvel Ordre Mondial est la leur pour ne pas mieux lire dans “Copenhague” à cœur ouvert ?
 

Il importe peu que la manip sur le réchauffement climatique commence à être éventée, ceci tant que la contre-information se trouve confinée sur la Toile et dans la mesure où le mensonge institutionnalisé a la peau dure et même qu’il est quasiment increvable tant qu’il est utile… Entendons par là, la « vérité » imposée par les médias, supports officiels de la pensée unique et de la Novlangue dont le rôle exclusif est de diffuser de la propagande et de la publicité en faveur du Meilleur des Mondes (sous couvert de divertissement)... Deux volets d’une seule et unique réalité. En effet, l’idée d’une menace catastrophique d’ordre climatique (renforcé par de nombreux épisodes récents, cyclones, raz-de-marée, séismes, etc.), inlassablement ressassée et relayée par les télévisions est finalement parvenue à s’enraciner profondément dans l’opinion sur fond de culpabilité diffuse.


Un parallélisme serait d’ailleurs à établir avec les campagnes relatives à l’imminence du collapse climatique et celles liées la pandémie de grippe porcine. Les secondes s’étant développées naturellement sur le terrain psychologique créé et préparé par les premières. Même cause, même effets, car à l’arrivée le « commerce de la peur » s’avère être d’un haut rendement économique et financier : alors que l’industrie pharmaceutique donnait des signes de fléchissement (échéance des brevets pour nombre de molécules appelées sous peu à passer dans le domaine public, celui des “génériques”), l’opportune pandémie et son cortège de frayeurs, est arrivée à point nommé pour relancer la machine. Allelujah !


Les « crédits carbone »,
un commerce frauduleux


Le commerce du carbone ne date pas tout à fait d’hier, les pays industrialisés ont négocié entre eux dès 1990 une répartition des émissions de gaz à effet de serre. À l’époque l´Union soviétique possédait encore un vaste parc industriel et de ce fait s’est vue attribuée une importante dotation. Un an après, en 1991, l’Union soviétique collapsait. Avec l’effondrement de sa production, ses émissions ont rapidement décliné. Il n’en demeure pas moins que ces gaz qui ne seront jamais émis sont considérés comme acquis par la Russie et ses ex-satellites d’Europe orientale, qui les font intervenir à chaque négociation notamment sous forme de droits d’émission revendus au plus offrant. Ainsi, en vertu du système actuel, les États-Unis acquièrent des droits chez les nouveaux membres de l’Otan d’Europe de l’Est et se prévalent ensuite de réductions inexistantes. Autre cas de figure, si le Royaume-Uni finance la Chine populaire pour qu’elle démantèle une centrale au charbon et construise un barrage hydro-électrique, Londres bénéficie de cette réduction d’émissions de carbone, en raison des réductions globales prévues par pays. De son côté, la Chine se prévaut également de ses nouveaux équipement hydroélectriques et les déduire de ses quotas d’émission.

Pour compléter un tableau de toute façon non exhaustif, évoquons le procédé des « forêts fictives » connu sous l’acronyme de LULUCF (Land Use, Land-Use Change and Forestry) soit, l’Utilisation des terres, le changements d’affectation des terres et la foresterie. Les forêts étant autant de capteurs naturels du dioxyde de carbone, des crédits sont accordés pour leur préservation. Or les multinationales de la foresterie, nippones, canadiennes, suédoises et finlandaises sont parvenues à introduire une clause selon laquelle la « gestion durable des forêts » leur permet de réaliser des coupes à blanc sans perdre pour autant les crédits carbone attachés à la préservation intégrale des forêts. De sort qu’une forêt rasée n’alourdit pas votre bilan carbone !

Enfin notons que toutes les recommandations scientifiques prennent l’année 1990 comme point de référence du niveau dangereusement élevé dont nous devons partir. Alors, quand nous parlons d´une réduction de 40 pour cent, nous voulons dire 40 pour cent de moins qu’en 1990. Mais les Etats-uniens ont — dans un éclair de génie publicitaire — décidé de prendre 2005 comme leur niveau de référence. Tout le monde parle des niveaux de 1990, sauf eux. Alors, quand Wahington promet une réduction de 17 pour cent par rapport au niveau de 2005, il propose en fait une réduction de 4 pour cent par rapport au niveau de 1990 — beaucoup moins que les autres pays riches —.


Jean-Michel Vernochet

Ancien journaliste au Figaro Magazine et professeur à l’École supérieure de journalisme (ESJ-Paris). Dernier ouvrage paru : Europe, chronique d’une mort annoncée (Éditions de l’Infini, 2009).

 

Source : Voltairenet

Pour les liens, voir ici :

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-la-mue-de-la-finance-mondiale-et-la-speculation-verte-45925321.html
 


George Soros, la crise de l'euro
et le Nouvel Ordre Mondial


Mecanopolis

Article mis à jour le 2.02.10 à 03h44


Selon le « Wall Street Journal » des « hedge funds » emblématiques – Soros Fund Management en tête – se sont accordés sur un net déclin de l’euro par rapport au dollar. Ils visent, à terme, la parité dans le cadre d’un scénario de crise majeure de l’Union européenne. La semaine s’annonce cruciale pour la Grèce et l’Europe, qui s’enfoncent dans la crise.


soros


Des dirigeants de hedge funds majeurs se sont accordés lors d’un dîner discret à Manhattan pour parier gros sur la baisse de l’euro, selon le Wall Street journal de vendredi dernier. Parmi eux, le milliardaire américain George Soros. (...)

la suite >>>>

 

A lire ou à relire

26 Février 2010, Placé par Mecanopolis.
grece1En théorie, il y a deux solutions pour sortir de la situation de crise de la dette des Etats : le retour aux déflations dures des années 1930 ou bien une baisse drastique, immédiate (...)


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-george-soros-la-crise-de-l-euro-et-le-nouvel-ordre-economique-mondial-45898860.html


L' UE impose un nouveau
tour de vis à Athènes

Olli Rehn, commissaire aux Affaires économiques et monétaires.

Olli Rehn, commissaire aux Affaires économiques et monétaires.

Le commissaire européen Olli Rehn demande aux Grecs d’être crédibles auprès des marchés

Abolition du 14e salaire dans la fonction publique, réduction des rémunérations de certains fonctionnaires, hausse de la TVA et des taxes sur les carburants, l’alcool et les cigarettes. Telles sont les nouvelles mesures d’austérité que la Grèce pourrait, selon les spéculations, adopter en échange d’une éventuelle aide européenne pour résorber son déficit budgétaire. Le nouveau tour de vis a fait l’objet des discussions lundi à Athènes entre le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn et les autorités grecques.


«Des risques liés aux évolutions macroéconomiques et au développement des marchés sont réels et des mesures de consolidation supplémentaires sont nécessaires pour être sûr d’atteindre l’objectif d’une réduction du déficit cette année», a déclaré Olli Rehn à l’issue d’un entretien avec le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou. La Grèce s’est engagée à ramener son déficit budgétaire de 12,7% de son produit intérieur brut (PIB) en 2009 à 3% en 2012. Pour cette année, elle doit le réduire de 4 points. Olli Rehn a insisté pour que la Grèce montre sa détermination à redresser ses finances publiques et, surtout, à convaincre les marchés.

Corruption et bureaucratie


Les autorités grecques ont déjà mis en place un vaste plan dès le mois dernier pour réduire les dépenses publiques et augmenter les recettes. La population, tout en protestant contre les mesures d’austérité, se dit prête à avaler la pilule amère.


Selon le quotidien grec Kathirimini, les Grecs n’ont pas de choix que de consentir aux sacrifices. «Le pays doit introduire des changements structurels dans la fonction publique ainsi que dans le système de sécurité sociale», écrit son éditorialiste. Ce dernier, en passant, ne se prive pas d’égratigner les responsables européens qui hésitent à concrétiser un plan de sauvetage et nourrissent ainsi la spéculation.


Le journal donne quelques pistes pour moderniser l’économie grecque. «Le tourisme, le shipping et la construction ne suffisent plus et nous devons développer de nouveaux secteurs pour attirer des investissements. Nous sommes un pays trop cher et la corruption et la bureaucratie rongent jusqu’à 40% des salaires», poursuit-il. Avant de proposer que le pays devienne un centre d’excellence en matière d’éducation et de santé et créer des milliers d’emplois.

Source : LeTemps.ch

ose-un-nouveau-tour-de-vis-a-athenes-45895101.html">http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-l-ue-impose-un-nouveau-tour-de-vis-a-athenes-45895101.html




Lire aussi :

Les banques exigent des mesures d'austérité à l'encontre des peuples 

Extraits: La découverte de cette pandémie de gaspillage est une réaction directe aux exigences du capital financier international. Après avoir plongé le monde dans un désastre économique par leur course effrénée à l'enrichissement personnel, et poussé leurs Etats respectifs dans la faillite pour les avoir renfloués, les seigneurs de la finance font appel à leurs aides au gouvernement pour protéger leurs investissements en réduisant radicalement les budgets des programmes dont dépendent des centaines de millions personnes

Ces chiffres montrent que l'élite financière américaine, grâce aux bons offices du gouvernement Obama, a exploité la crise qu'elle a fabriquée de toutes pièces pour appliquer son programme de longue date de restructurer les rapports de classe en réduisant radicalement et de façon permanente les niveaux de vie de la classe ouvrière.


C'est une accélération de l'offensive menée depuis de nombreuses décennies par la classe dirigeante. L'élite dirigeante américaine a déjà énormément accru sa part de la richesse nationale grâce aux réductions des impôts pour les entreprises et les riches, à la dérégulation économique, aux coupes dans les programmes sociaux, au
quasi-démantèlement de la base industrielle du pays et au recours à la répression d'Etat appliquée avec l'aide de la bureaucratie syndicale et de sa répression de la résistance de la classe ouvrière.



La mise à mort de l'économie - contre la contestation du Système 

Extraits. L’enseignement de l’Economie devienne le « parent pauvre » de l’Ecole d’aujourd’hui.

S’interroger sur ces questions, c’est raisonner, donc insinuer le doute sur le bien fondé de ce qu’est ce système,…


On expurge donc les programmes, on les fait conformes aux intérêts du système marchand, conforme à ce que les politiciens, serviteurs zélés du MEDEF, désirent que nous sachions et ignorions…. Le tout, bien évidemment présenté sous l’aspect d’un allègement des programmes et d’une liberté de choix d’option… 


D'Artemisia.college
www.artemisia-college.org   :
 
"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...]

L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence.".

Napoléon Bonaparte

 

La crise est plus grave que vous ne le croyez

http://www.slate.fr/story/17971/la-crise-est-bien-plus-importante-que-vous-ne-le-croyez

 

 

Une monnaie pour le Monde... ou "un pas de plus vers le N.O.M. et le délire..."

http://blogs.lexpress.fr/attali/

 

 

Les banques vont prendre directement le pouvoir sur les gouvernements des nations

http://www.dailymotion.com/video/xcf1s7_alex-jones-accueille-nigel-farage-s_news 

 

 

Extrait de la pièce jointe "Les jardins de l'espoir" :

http://area51blog.wordpress.com/2009/04/07/le-projet-revelation-dr-stevent-m-geer/ 



http://r-sistons.over-blog.com/article-le-capitalisme-du-21e-siecle-insatiable-et-assassin-prepare-des-cataclysmes-45937601.html
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 01:36
Anglo-saxons-blooddees.jpg

Londres et sa City,
un Etat criminel dans l'Etat, 
et très actif dans la mise en place
du Nouvel Ordre Mondial.
P
ar eva R-sistons


Qui sont les vrais acteurs des politiques planétaires - dans les coulisses ? Qui est à l'origine des politiques militaro-financières dévastant la planète ? On a l'habitude de désigner les Américains, les Francs-Maçons, les Sionistes, les sociétés secrètes comme les Bilderberg ou la Trilatérale, que sais-je encore. Et c'est vrai qu'une grande part des malheurs de l'humanité leur incombent, n'oublions d'ailleurs pas les faux culs bénis du Vatican, plus préoccupés des choses de ce monde (et je ne parle évidemment pas des penchants de certains d'entre eux) que des affaires du Ciel. Au moins dans les faits ! 

Quoiqu'il en soit, on oublie un acteur essentiel, sans doute même le plus essentiel: Londres et sa City. Pendant des siècles, les financiers anglo-saxons ont infesté la planète, à l'affût des bons placements et des richesses à exploiter. L'impérialisme anglais, cela vous rappelle des souvenirs ? Certes, les manuels d'Histoire des Isaac et Jacob sont tendancieux, mais quand même, nous avons tous appris que l'Angleterre de Sa gracieuse Majesté écumait les mers du monde à la recherche de juteuses opportunités... 

Que lit-on sur Wikipedia ?

" La Cité de Londres (« City of London » appelé plus communément la City) est le cœur historique de la ville de Londres, englobant largement en son sein le périmètre du Mur de Londres, ancienne enceinte ceinturant l'antique cité romaine de Londinium. C'est aussi la plus petite des circonscriptions administratives du Grand Londres, qui la distingue cependant des 32 autres districts londoniens, de par un statut Sui generis lui conférant à la fois le titre de « cité » et de comté cérémonial, dont le mode d'administration est unique en Angleterre.


vue aérienne de la Cité


La City, dont l'emblème est le dragon, comprend en son sein deux enclaves (Inner Temple et Middle Temple) qui ne sont pas administrées par les autorités du Lord-Maire. En revanche, celles-ci régissent certains parcs se trouvant hors de son territoire.


C'est aujourd'hui un grand quartier d'affaires européen. Il concentre les sièges sociaux de nombreuses banques, compagnies d'assurance et grandes entreprises multinationales. C'est également la 3e place financière au monde après New York et Tōkyō avec sa bourse que l'on appelle le London Stock Exchange.


Même si la Cité de Londres conserve de prestigieux monuments londoniens comme la cathédrale Saint-Paul, chef-d'oeuvre de Christopher Wren, construite après le grand incendie de 1666 qui ravagea la plus grande partie de sa superficie, on la reconnait aujourd'hui grâce aux gratte-ciel qui ont été construits ces dernières années. Ceux-ci écrasant quelques immeubles anciens rescapés des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. De nombreuses autres de ces tours ultra modernes qui sont actuellement en projet vont largement continuer à modifier l'aspect architectural du lieu dans les prochaines années.

(..) Un centre économique et financier


La Cité a gardé, depuis son origine, ses particularités financières ; elle est principalement composée de banques, de la Bourse de Londres, de compagnies d'assurance, de grandes entreprises et de journaux. Tout ceci fait d'elle un des points de rencontre du marché international ce qui favorise le tourisme d’affaires. La Cité représente 13 % du PIB britannique[1].

Les activités financières de la Cité ont été importantes historiquement mais avaient perdu de leur poids dans l'économie mondiale pendant l'entre-deux-guerres. Depuis le « Big Bang » de 1986, elle a gagné à nouveau du terrain, en particulier face à New York, handicapé par la loi Sarbanes-Oxley, plus restrictive[2]. Sur les échanges de dérivés de gré à gré, la part de marché de la Cité est passée de 27 % en 1995 à 43 % en 2004. Un cinquième des actifs des hedge fund sont gérés à Londres (dont 80 % des actifs des fonds européens), comparé à 10 % en 2002[3].

Aujourd'hui, Londres est la première place financière du monde en ce qui concerne les devises et son avance ne cesse de progresser selon le rapport trisannuel de la
Banque des règlements internationaux réalisé en avril et publié le 25 septembre 2007. Sur le marché des devises, sa part de marché est passée entre 2004 et 2007 de 31,3 à 34,1 % contre respectivement 19,2 et 16,6 % pour New York[4]. Néanmoins, les récents problèmes de Northern Rock ont pu faire naître des inquiétudes chez certains sur la fragilité de la place. "


Petit rappel historique

La puissance financière de Londres est ancienne, liée à l'aristocratie anglo-saxonne. Dès le XIIIe siècle, la Couronne britannique doit composer avec l'élite financière, marchande, commerciale, aux ambitions planétaires, et active par le biais de nombreux groupes de pressions (déjà les fameux lobbies) irrigant le Parlement comme les Médias et d'une façons générale, tous les centres de pouvoir. Dès le Moyen Age, aussi, les grandes Compagnies sillonnent les mers, c'est l'âge d'or de l'impérialisme britannique teinté de messianisme, toujours à l'affût des zones stratégiques (comme Hong-Kong ou Gibraltar), des secteurs clefs ou des richesses. De vastes territoires sont peuplés par les sujets de Sa Majesté, qui impriment leur marque en Amérique du Nord, en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Afrique australe, et les voies de communication deviennent le fer de lance de la pénétration dans les terres, permettant l'exploitation de celles-ci... Le modèle anglo-saxon est exporté aux quatre coins de la planète ! Surtout, la puissance financière de Londres, reposant sur des banques performantes, ne cesse de s'affirmer, conquérante, arrogante, cupide, sans scrupules. Et terriblement prédatrice !

Petit aperçu, en Chine: 



"Quand vos autorités ont interdit l'usage et l'importation de l'opium en 1839, nous n'avons pas apprécié. Ce trafic était géré par nos amis britanniques, à partir de leurs possessions en Inde, de la province du Bengale plus précisément. Faire rentrer la drogue à partir du port de Canton (Guangzhou), était une véritable mine d'or pour beaucoup en Occident. Civils, militaires, politiciens...


Les promoteurs de ce trafic, à l'origine d'immenses fortunes personnelles, ainsi que de celle des politiciens européens qu'ils soudoyaient, méritaient d'être pendus. Ils ont été anoblis par la Couronne britannique... Une bonne partie de la Chambre des Lords actuelle est constituée, ainsi, des héritiers de ces trafiquants, de ces dealers. Nous, dans notre République, il n'y a plus de titres de noblesse, on donne des promotions, des décorations ou, mieux, des rentes de situation.


Les puissances occidentales ont considéré votre refus d'importer la drogue, produite et transportée par les occidentaux, comme une atteinte grave au "Libéralisme Economique". On n'a pas le droit d'interdire, dans le commerce international. C'est un blasphème. Du moins, quand l'Occident le décide...


Alors, on vous a fait la guerre, sachant que vous n'aviez pas les moyens de la soutenir. On vous savait en difficulté, à l'époque. C'était l'occasion idéale. Ce fut officiellement la "Première Guerre de l'Opium", de 1839 à 1842. L'essentiel, de l'effort militaire était assuré, initialement, par les britanniques. Etaient réunis dans cette coalition (l'OTAN n'existait pas encore), la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, les Etats-Unis et le Japon.


Les britanniques, par le traité de Nankin de 1842, vous ont donc obligé à importer la drogue, vous arrachant Hong-Kong par la même occasion. Tout le monde s'y est mis. Les Etats-Unis vous ont imposé le traité de Wanghia (ou Wangxia), en 1844. Nous, français, en avons profité pour vous imposer le traité de Whampoa (ou Huangpu), la même année.


Elle fut complétée par une "Deuxième Guerre de l'Opium", de 1856 à 1860. Pour confirmer la légalisation du commerce de l'opium sur le territoire chinois, arracher d'autres ports, concessions et sommes d'argent, par des traités spécifiques Tianjin et Aigun (1858) et, surtout, Convention de Pékin, du 8 octobre 1860. Finalité : déchiqueter votre pays, le rendre exsangue".
 (http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html)

Autre exemple: On doit aussi aux Anglais la reconnaissance d'un foyer juif en Palestine (Déclaration Balfour, du nom d'Arthur James Balfour homme politique britannique: "Le
2 novembre 1917, le Royaume-Uni publie cette lettre dans laquelle il se déclare en faveur de l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif" - Wikipedia) (1)


Vers le Nouvel Ordre Mondial



Londres constitue un Etat dans l'Etat de Grande-Bretagne, la City constitue un Etat (financier) au sein de Londres, et les esprits les plus brillants accaparent tous les postes stratégiques, en politique, en économie, dans les médias, au sein de l'Armée... L'élite financière et commerciale a rapidement nourri des rêves de domination planétaire, aspirant à mettre sous la tutelle de la City, et de Wall Street, le monde entier. Les plans du Nouvel Ordre Mondial ont germé très tôt. Ils ont pris leur envol sous Cecil Rhodes, au 19 e siècle, convaincu de la supériorité des Anglo-Saxons pour mener à terme des projets hégémoniques sur la planète.

Le Nouvel Ordre Mondial doit être marchand, financier et commercial. L'humain ? Sacrifié ! La cupidité de l'aristocratie mercantile est sans limites... et la philosophie, les méthodes, les principes élaborés à la City sont implacables, d'ailleurs teintés d'eugénisme: La population mondiale devra diminuer pour être dominée plus facilement. Ainsi, le monde sera contrôlé par les Anglo-Saxons, de gré ou de force. Et même si la mise en place est progressive, quoiqu'accélérée depuis quelques temps (avec la crise et la pandémie), le Nouvel Ordre Mondial verra le jour. A peine élu Président du Conseil européen, le belge Herman Van Rompuy a d'ailleurs déclaré : "2009 est aussi la première année de la gouvernance mondiale avec l'instauration du G20" (Discours d'acceptation, 13.11.2009).

L'objectif du NOM n'est pas de gouverner dans l'intérêt des peuples, comme il voudrait le faire croire, mais d'établir la domination définitive du capitalisme anglo-saxon sur le monde, d'étendre sa puissance tant financière que commerciale. Mais avec moins d'habitants, et plus soumis... 

La Grande-Brtagne est un acteur important dans la création de l'Union européenne, une UE de plus en plus inféodée à Washington (alliance euro-atlantique), en particulier via l'intégration à l'OTAN. Pour prévenir une nouvelle guerre ? Pas du tout. Ca, ce sont les objectifs officiels. En réalité, il s'agit de substituer aux Etats souverains, indépendants, une structure unifiée, tremplin pour le Nouvel Ordre mondial, pouvant s'intégrer plus facilement dans le cadre du gouvernement mondial. Vous voulez mon opinion ? L'Etat nazi sous direction allemande fait progressivement place à un super-Etat totalitaire aux couleurs anglo-saxonnes. Et pour le faire mieux accepter par l'opinion, on le présente écologique... C'est d'ailleurs le Prince Philips, le mari de la Reine d'Angleterre, qui a dirigé le WWF pendant une quinzaine d'années.

Derrière le Nouvel Ordre Mondial se dessine un contrôle total des populations et des richesses planétaires. Nous sommes loin de la présentation presque idyllique qui en est faite !


Londres, en quelques mots

Les grands événements mondiaux prennent leur source à Londres. Pas seulement culturels (comédies musicales, Théâtres, musées gratuits, créativité..), mais surtout dans le monde des Affaires. Pour mémoire, les meilleures banques et les plus grandes sociétés d'assurance ont leur siège à Londres. Les principaux échanges commerciaux et financiers passent par Londres. Dans cette ville séparée du reste du pays, il y a une concentration de richesse financière et de compétences, un dynamisme sans équivalents dans le monde. Mais s'agit-il d'un colosse aux pieds d'argile ? Pour Lyndon Larouche, "au sommet de la pyramide, la City de Londres réalise que son système financier est condamné, et elle est prête à déchaîner l'enfer sur terre" (Alterinfo.net). 

L'enfer sur terre ? Certes, avec le Nouvel Ordre Mondial en gestation. Mais un NOM lui-même précédé d'une longue histoire de prédations, de guerres de conquêtes, de crimes innombrables...aux quatre coins de la planète. Il est temps de démasquer les vrais coupables, il est temps de révéler au monde le vrai visage de Londres et de sa City, un cancer de l'humanité, édifiant de grandes fortunes sur le sang et la misère de millions d'individus.

Le passé de cet Etat dans l'Etat parle de lui-même. Nous savons que l'avenir dessiné par lui sera implacable, encore et toujours...

Eva r-sistons  

    

(1) La Déclaration Balfour de 1917 est une lettre ouverte adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), publiée le 2 novembre 1917 par Arthur James Balfour, le ministre britannique des Affaires Étrangères, en accord avec Chaim Weizmann, alors président de la Fédération Sioniste et qui sera élu en 1948 Président de l'Etat d'Israël.

À l'aube de la Première Guerre mondiale, la Palestine fait partie de l'empire ottoman. Les troupes britanniques, emmenées par le Général Sir Edmund Allenby, s'engagent dans une campagne contre les Turcs en 1917. Le 31 octobre, les Britanniques remportent une victoire décisive, dans la ville de Beer-Sheva, ce qui conduit à la capitulation de l'empire ottoman. http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_Balfour_de_1917



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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 01:28
Avez-vous entendu parler de cette Puce ?
(source : wikipedia)

 

 

Le VeriChip est une marque déposée pour une puce électronique de la société Applied Digital, en forme de grain de riz qui peut être insérée sous la peau des êtres humains.

Le composant comporte un numéro d'identification unique à 16 chiffres qui peut être consulté à distance par un lecteur de données spécifique (propriétaire).

Ce lecteur peut ensuite se connecter à des serveurs informatiques (un système d'information d'un hôpital par exemple), afin de récupérer des informations pointues sur la personne implantée (groupe sanguin, allergies, maladies, nom, numéro de dossier médical pour un hôpital ; compte bancaire, crédit, placements financiers si on l'utilisait pour les distributeurs automatiques, etc.).

L'implantation se fait sous anesthésie, par une opération très rapide.

Applications

Les premières applications sont celle d'une authentification rapide. Il est envisagé d'utiliser cette technologie (ou des solutions proches) pour surveiller et suivre les déplacements d'anciens condamnés considérés comme dangereux (avec l'objectif de réduire les risques de récidive) ou encore pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Cette puce ne permet (dans l'état actuel) que d'emmagasiner un numéro de série de 16 chiffres, un identifiant unique. Cependant, en connexion avec un système d'information, le VeriChip (ou son successeur) permet alors d'assister les équipes médicales au cas où le porteur se retrouverait, par exemple, seul dans le coma, ou encore qu'il aurait des troubles de la mémoire.

Ce genre de technologie est déjà utilisé, par exemple, pour le marquage du cheptel bovin, pour suivre des baleines pendant leurs déplacements, et plus récemment dans des hôpitaux américains.

Applied Digital tente de la faire généraliser, et utiliser pour bien d'autres applications :

  • marquage d'animaux domestiques,
  • géolocalisation des personnes en cas de kidnapping,
  • etc.

Dans le cadre de la mise en place de certaines de ces applications, l'entreprise Verichip est associée aux projet de RTLS 2006-2016 (real-time-locating-system) qui vise à suivre informatiquement les RFID, éventuellement même par satellite.


http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/ext/http://humeurs-en-billets.over-blog.com/

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 21:10
Sortir la France de l'Union Européenne du grand capital!


Lors du
référendum de mai 2005 sur la constitution européenne, 55% des citoyens ont voté non. Lors des élections européennes, 60% des électeurs se sont abstenus, rendant les eurodéputés non représentatifs. Il est clair que les peuples, et notamment le nôtre, REJETTENT de plus en plus la “construction européenne” sur la base de leur expérience.

En effet, l’UE est de A à Z, une construction antisociale, impérialiste, réactionnaire, et fascisante:

 

- « antisociale »


Aucune mesure de l’UE n’a été favorable au monde du travail : retraites, Sécu, indemnités chômage, services publics, droit du travail, tout est ciblé par le grand capital au niveau européen avec le relais de Bruxelles ; rien d’étonnant à cela puisque «
l’UE est une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ». Ainsi le capitalisme, sous la forme d’un libre échange débridé pour le seul profit des trusts, interdit le “social” : avec l’UE, la classe laborieuse est condamnée à une posture défensive, à voir rogner ses conquêtes les unes après les autres, quoi qu’en disent les collabos de la Confédération Européenne des Syndicats.

 

- « impérialiste »


Dès son origine, l’UE a été un cartel d’Etats impérialistes européens sous la houlette des USA dans le cadre de l’OTAN, pour consolider le système capitaliste à l’Ouest et renverser le socialisme à l’Est. Aujourd’hui, et dans la même relation aux Etats-Unis, l’UE
et l’OTAN étendent leur mainmise impérialiste sur les pays de l’ex camp socialiste après la contre-révolution bourgeoise en Europe centrale et orientale, cela sans résoudre les contradictions inter-impérialistes : au contraire l’UE renforce les contradictions entre les impérialismes, faisant courir le risque d’une nouvelle guerre mondiale, tandis qu’elle est tournée contre les peuples du Tiers Monde, dont les populations sont traitées comme des néo-colonies, dont les richesses naturelles sont pillées, et dont les ressortissants sont discriminés ;

 

- « réactionnaire »


L’intégration européenne est une arme politique contre l’expression des souverainetés populaires, comme en témoigne le mépris du suffrage universel que constitue le refus des résultats des référendums en France, aux Pays-Bas et en Irlande. C’est le sens des attaques idéologiques permanentes contre l’héritage de la Révolution démocratique bourgeoise française , de la volonté de placer l’UE sous la référence au christianisme, de criminaliser le communisme pour effacer de la mémoire des peuples la Commune de Paris, la Grande Révolution socialiste d’Octobre, le Front populaire, la résistance armée antifasciste des FTP, la victoire de l’URSS contre le nazisme,
les acquis de 1945/47,obtenus grâce au rôle central du PCF pour faire appliquer le programme du Conseil National de la Résistance. Il s’agit par là d’empêcher que les peuples s’approprient la seule alternative possible au capitalisme, le socialisme. Et si, malgré tout, c’était le cas, l’OTAN se déchaînerait. Comment pourrait-il en être autrement, alors que l’UE est conçue par le capital financier et les monopoles pour la gestion exclusive, égoïste, apatride de leurs intérêts ? C’est ainsi que chaque oligarchie financière se partage des segments économiques, au mépris des intérêts populaires et nationaux. L’impérialisme français qui, avec l’impérialisme allemand, cogère l’Union européenne, sacrifie tout ce qui n’apporte pas la rentabilité attendue, donnant la priorité aux prétendus services et à l’exportation des capitaux, entraînant la casse industrielle. L’UE permet de légiférer en dehors de la pression des peuples dans ce sens exclusivement. C’est pourquoi, par exemple, 80% des lois votées au parlement français sont des transpositions des directives de Bruxelles dictées par les monopoles ; l’UE organise les privatisations (poste, EDF…), ordonne la destruction du système de retraite, interdit de combattre les délocalisations et les privatisations des grandes entreprises par la nationalisation pour maintenir et relancer l’emploi. C’est aussi pour faire passer la pilule de cette politique régressive - dont toutes les données sur le ressenti de l’UE par les masses populaires montrent qu’elle est rejetée massivement - que l’UMP, qui s’évertue à casser la souveraineté nationale par la soumission à l’UE, utilise aussi la xénophobie et le racisme d’Etat pour diviser les travailleurs. Pour cela, le scandaleux ministère de l’identité nationale et de l’immigration a pour rôle objectif de stigmatiser les Français d’origine non européenne en niant l’enrichissement que leur présence apporte à la nation.

 

- « fascisante »


Des forces politiques poussent à l’utiliser comme une machine à réprimer les communistes et les syndicalistes. Alors que l’extrême-droite se développe de l’Italie (où les néo-mussoliniens sont au pouvoir) aux Pays baltes (où les ex-Waffen SS paradent), des textes européens prétendent criminaliser les PC et la lutte anticapitaliste ; le Pape, ancien des Jeunesses hitlériennes et admirateur de son prédécesseur fasciste Pie XII, prend une place majeure dans le dispositif idéologique de l’UE ; l’armée européenne est conçue comme une police contre les peuples d’Europe ; l’”Europe blanche” traque les travailleurs venus d’Afrique tout en laissant les milliardaires européens exporter sans limite leurs capitaux ; quant aux scrutins disant NON à l’UE, ils sont contournés et ignorés (France, Irlande, Pays-Bas…) ; le caractère policier des Etats se renforce et, au nom de l’UE, se met en place un appareil répressif sans aucun contrôle.

Quitte à  pourrir la vie de 80% du peuple de France, les Sarko, Parisot et Cie veulent co-piloter l’Europe avec A. Merkel pour permettre au CAC 40 de gagner plus en exploitant plus. Fidèles gestionnaires du Capital monopoliste, les dirigeants du PS comme Strauss-Kahn et Lamy gèrent la mondialisation capitaliste (FMI, OMC) ; les autres - comme Jospin en son temps mettant en place les privatisations (France Télécom, Air France…) et l’euro - s’apprêtent à continuer la même politique que Sarkozy en s’abritant derrière Bruxelles. Les Verts, derrière Cohn-Bendit, sont prêts à leur prêter main forte, pour tous les mauvais coups en préparation. L’Europe « sociale » n’est qu’un mensonge, dont les états-majors syndicaux se font le relais, pour leurrer les travailleurs. On ne “démocratise” pas une construction réactionnaire de A à Z, on la combat.

L’extrême droite ment quand elle se dit anti-européenne, alors que le FN a voté l’Acte unique européen en 86. En fait, pour récupérer les acquis sociaux, l’industrie, les services publics, la souveraineté, pour la défense de la culture, cela nécessite un combat politique conséquent pour SORTIR de l’UE, cet instrument au service de l’oligarchie financière.

Refusant le combat pour sortir de l’UE, les « euro-constructivistes » n’auront d’autre alternative que de plier devant les diktats de l’UE et à terme, comme le PS, de se mettre au service des intérêts des trusts en Europe abandonnant leur programme, comme le PS l’a fait en 81 puis en 1997…

La lutte pour la sortie de l’UE est indissociable de la lutte pour le socialisme, une société où le travailleur est au centre de la vie politique au lieu d’être traité comme un mouchoir jetable. C’est une condition sine qua non pour que la volonté populaire, la souveraineté, puisse être respectée !


La rupture de notre pays avec cette prison des peuples susciterait la sympathie de millions de travailleurs sur tout le continent
. Cette construction impérialiste serait frappée au cœur, et l’initiative passerait du côté des peuples, pas seulement en France. Notre pays pourrait nouer de nouveaux accords internationaux progressistes, respectueux du progrès social, de l’équilibre écologique, de la culture et de la souveraineté des peuples. Loin d’être un repli nationaliste, ce serait un acte d’internationalisme prolétarien.

 

Une vie meilleure est possible pour les travailleurs : l’alternative anticapitaliste est indissociable du combat contre l’UE, du combat pour le socialisme en France et en Europe !
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 20:50

napalm-gaza.jpg

napalm sur Gaza

Les manœuvres diplomatiques de Messieurs Sarkozy et

Kouchner



Cette « nouvelle » proposition de M. Kouchner n’est pas au demeurant si nouvelle que ça. C’est la reprise de la « Feuille de route » rendue publique en 2003 et prévoyant en 3 phases « la création d’un État palestinien au plus tard en 2005 ». 

Les Palestiniens ont pu constater sur le terrain et dans leur chair les effets de la « Feuille de route » : construction du Mur de la Haine, bombardements au phosphore blanc sur la population de Gaza, intensification de la colonisation israélienne dans les Territoires occupés et dans Jérusalem avec son cortège d’expropriations et d’expulsions. A noter que M. Moratinos avait activement participé en 2003 à la rédaction de la « Feuille de Route ». 

Il est intéressant de remarquer que dans son entretien dans le Journal du Dimanche, M. Kouchner précise : « c’est la construction d’une réalité : la France forme des policiers palestiniens, des entreprises se créent en Cisjordanie... ». Nous ne savons pas si ces policiers palestiniens sont entrainés en France dans les mêmes salles que celles misent gracieusement à la disposition des milices sionistes du Bétar et de la LDJ (Ligue de défense juive). Mais il est symptomatique que M. Kouchner associe dans la même phrase, la formation des policiers et les investissements en Cisjordanie, souvent détournés pour servir à corrompre certains politiciens palestiniens « dociles » et disposés à reconnaître la légitimité de l’entité sioniste. C’est en quelque sorte la vieille politique de la carotte et du bâton. 

L’audace de M. Kouchner va jusqu’à prôner un « État palestinien sur la base des lignes de 1967 avec échanges de territoires et Jérusalem comme capitale des deux États ». Ce qui ne l’empêche pas d’affirmer plus loin vouloir « assurer des garanties à l’Identité juive d’Israël » (que deviendraient alors les Israéliens non juifs ?). Bien entendu, il est souhaité une paix définitive entre la Syrie, le Liban et Israël.

M. Kouchner et M. Sarkozy seraient-ils devenus des dirigeants soucieux du peuple palestinien ?  Non, il y va tout simplement de la sécurité d’Israël à long terme, car ajoute M. Kouchner au JDD : « dans cette région, d’autres menaces autrement plus préoccupantes exploitent l’impasse palestinienne à des fins de propagande et de diversion politique ».


Et c’est là que se trouve le véritable sens de la manœuvre diplomatique française essayant d’y entrainer l’Union Européenne : venir au secours d’Israël en renforçant les régimes en place dans la région afin de prévenir une Intifada généralisée dans tout le monde musulman en cas d’agression contre l’Iran. Et cela au prix d’un pseudo État palestinien sans frontières définies et ayant Jérusalem comme capitale, sans doute quand tous les Palestiniens en auront été expulsés ! 

Il s’agit donc d’isoler le camp de la Résistance (Iran, Syrie, Hezbollah et Hamas), de donner les moyens politiques et matériels à l’Autorité palestinienne pour briser le Hamas et tromper à nouveau l’opinion publique notamment musulmane. 

L’entité sioniste traverse actuellement la période la plus difficile de son histoire, en attendant sa disparition définitive. La paix armée actuelle l’affaiblit chaque jour et une nouvelle guerre dans la région (contre le Liban ou l’Iran) pourrait signifier son suicide. Cette situation « ni guerre, ni paix » use chaque jour davantage le sionisme dans le monde. 

Alors, la diplomatie française s’efforce de rendre politiquement acceptable 
à l’opinion musulmane une future agression. Tout cela dans le contexte de crise générale que traverse l’USraël.

Cette aide à Israël dictée par le lobby sioniste en France a pourtant peu de chance d’être couronnée de succès. 

Tout d’abord, parce que les peuples de la région savent par expérience que le sionisme se considère au-dessus de tout Droit International. Ils savent que les résolutions des Nations-Unies ne sont jamais appliquées par Israël, et que dans le monde le lobby sioniste est là pour assurer l’impunité à Tel Aviv. 

Les peuples de la région savent surtout, depuis la Révolution Islamique d’Iran et les victoires politiques et militaires du Hezbollah et du Hamas, que non seulement la Résistance au sionisme est possible, mais qu’elle est leur seule voie 
de survie face à un ennemi qui ne connait que la force et la volonté de domination. 

Ajoutons qu’ils savent aussi que le Gouvernement français actuel n’est plus celui du Général de Gaulle mais un pouvoir totalement inféodé à Tel Aviv et à son lobby en France : le CRIF. Ils savent aussi que de plus en plus de Français et de citoyens de l’Union Européenne n’ont aucune envie d’être complices de la politique israélienne et de se voir entraînés dans une guerre qui, non seulement n’est pas la leur, mais surtout est totalement immorale.  

Nous savons qu’en France de nombreux amis sincères de la cause palestinienne sont encore trompés par la théorie des « deux États démocratiques côte-à-côte ». Cette théorie n’est qu’une illusion soigneusement entretenue par le sionisme et ses complices pour diviser le peuple palestinien ainsi que ses amis en France. 

Mais la réalité, la dure réalité, est toujours la meilleure école de la vie. Cela s’applique également au combat politique et nous sommes convaincus que, très prochainement, les vrais amis du peuple palestinien seront tous rassemblés dans le combat contre le sionisme…

 

Le Président,
Yahia Gouasmi.

http://www.partiantisioniste.com/communications/le-mythe-de-l-etat-palestinien-au-secours-du-sionisme-2eme-partie-0361.html

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 20:31
1er-mai-drapeau-rouge.jpg


5 PRIORITÉS DU M’PEP POUR DES RÉGIONS VRAIMENT À GAUCHE
 
Par le mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)
 
Le 3 mars 2010.
 
Pour imprimer ou lire l’intégralité des 5 priorités, cliquez ici : http://www.m-pep.org/spip.php?article1647
 
Les 20 régions sur 22 dirigées par le Parti socialiste depuis 2004 ont intégré les contraintes de Bruxelles et de Paris. Elles ont mené une gestion tranquille, sans faire appel à la mobilisation de la population, dans le plus pur style technocratique.
 
Les présidents PS de ces 20 régions, dans la plupart des cas, ont agi comme des barons défendant leur fief, n’hésitant pas à tenter des incursions sur les territoires « adverses » au motif des politiques d’ « attractivité des territoires ». Elles se sont livré une concurrence féroce.
 
Imaginons ce que pourraient faire les régions si elles étaient vraiment à gauche et qu’elles agissent ensemble de manière coordonnée !
 
Dimanche, la droite sera battue. Ce qui compte maintenant est de savoir comment elle sera battue et par qui.
 
Le M’PEP appelle à voter pour les listes « Ensemble, pour des régions à gauche, solidaire, écologiques et citoyennes ». Ces listes résultent d’une alliance entre les trois membres du Front de gauche (PCF, PG, GU) et, selon les régions, 5 organisations : Alternatifs, FASE, M’PEP, PCOF, République et socialisme.
 
Le M’PEP propose 5 priorités pour des régions vraiment à gauche :
 
1.- Des référendums se tenant le même jour, sur les mêmes sujets, dans toutes les régions de gauche, sur la « désobéissance européenne » pour refuser les directives libérales
 
2.- Installation d’un service régional d’intervention économique auprès des salariés, des syndicats, des élus locaux, des petites entreprises, notamment pour relocaliser la production
 
3.- Création d’un Livret E, identique au Livret A, qui servirait à financer l’emploi de qualité dans les PME et PMI régionales, et les coopératives
 
4.- Mise en place d’un service administratif régional de l’environnement et d’un service public interrégional de l’environnement
 
5.- En attendant la nationalisation de Dexia, organisation d’une « Banque d’investissement des collectivités locales » indépendante du système bancaire
 
 
Pour imprimer ou lire l’intégralité des 5 priorités, cliquez ici :
http://www.m-pep.org/spip.php?article1647

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Pour aider financièrement le M’PEP pendant la campagne électorale, cliquez ici :
http://www.m-pep.org/IMG/pdf/BulletinSoutienFinancierV2.pdf
 
Pour adhérer au M’PEP, cliquez ici :
http://www.m-pep.org/IMG/pdf/BulletinAdhesion2010.pdf
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 01:53
banquiers juifs
Dees

Bien mal acquis profite toujours (à Goldman Sachs)

Les Etats ont sauvé les banques sans exiger de contrepartie. Les banques retournent leur force retrouvée contre les Etats. Et les rançonnent en tirant profit de la révélation des turpitudes qu’elles leur ont recommandées. Car, quand le crédit public diminue, les taux d’intérêt des prêts augmentent...


Goldman Sachs a donc aidé la Grèce à emprunter des milliards d’euros en secret. Puis, pour contourner les règles européennes limitant le niveau de la dette publique, la firme de Wall Street a conseillé à Athènes d’avoir recours à d’ingénieux artifices comptables et financiers. La facture de ces innovations a ensuite arrondi la plantureuse dette grecque (
1). Qui gagne, qui paie ? Président-directeur général de Goldman Sachs, M. Lloyd Craig Blankfein vient d’encaisser un bonus de 9 millions de dollars ; les fonctionnaires hellènes vont perdre l’équivalent annuel d’un mois de salaire.


Un peu à l’égal d’une banque, un pays est « trop gros pour faire faillite » (lire l’article de Laurent Cordonnier). On le sauve donc aussi, mais lui paiera cher sa survie. Déjà, le gouverneur de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet se montre d’autant plus intraitable envers le gouvernement d’Athènes que son institution affecte de découvrir les roueries de Wall Street. La Grèce, a prévenu M. Trichet, devra corriger avec la plus « extrême vigueur » sa « trajectoire aberrante ». Sous « surveillance intense et quasi permanente » de l’Union européenne, c’est-à-dire en renonçant à sa souveraineté économique, il va lui falloir ramener son déficit de 12,7 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009 à 3 % en 2012. Récupérer près de dix points de PIB sur un solde budgétaire constitue une gageure, en particulier en zone de croissance anémique. Il ne s’agira donc pas de « rigueur », mais de chirurgie lourde. Le paradoxe est que celle-ci a pour objet de garantir la fermeté de l’euro à un moment où les Etats-Unis et la Chine s’emploient, pour consolider leur reprise, à sous-évaluer leur monnaie (
2)...


Mme Angela Merkel a jugé qu’il serait « honteux » que « les banques, qui nous ont déjà amenés au bord du précipice, aient également participé à la falsification des statistiques budgétaires de la Grèce ». De tels moulinets verbaux ne peuvent qu’indifférer Goldman Sachs. Interrogé sur le bonus de M. Blankfein, le président Barack Obama a d’ailleurs renoncé à s’en offusquer : « Comme la plupart des Américains, je ne médis pas du succès et de la fortune. Cela fait partie de l’économie de marché. » Ce « succès » sert — c’est connu — toute la collectivité : Goldman Sachs n’a-t-il pas payé dernièrement 0,6 % d’impôts sur ses profits (
3) ?

Serge Halimi

http://www.monde-diplomatique.fr/2010/03/HALIMI/18882

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 01:28
Suppression du juge d’instruction 
Révision de la prescription
Réforme de la justice ou défense des copains et des coquins ?




En France, le juge d’instruction est le magistrat chargé de diligenter des enquêtes judiciaires. Il ne peut se saisir d’office et ne peut effectuer d’enquête que dans la limite de sa saisine, cette limite étant fixée par le Procureur de la République. Ce n’était déjà pas si mal !!

Mais voilà, le Medef et d’autres forces n’aimaient pas cela ! Et Sarkozy n’a rien à refuser à « ces gens là » !

Sarkozy l’avait annoncé, lors de la rentrée solennelle de la Cour de Cassation : la prochaine suppression des juges d’instruction. «Un juge en charge de l’enquête ne peut veiller en même temps à la garantie des droits de la personne» mise en cause, a souligné Nicolas Sarkozy.

Alors que le parquet, lui, il peut ?? Comment ?? En utilisant une police dont les bavures ne se comptent plus ?????

REFORME OU REACTION ??

Nous connaissons maintenant les grandes lignes du projet et il est pire encore que prévu.

-      La suppression du juge d’instruction :

Cela, hélas, on le savait et ça faisait déjà hurler tout le monde : des avocats à la très modérée pourtant Union Syndicale des Magistrats (USM) en passant par le Syndicat de la magistrature. La suppression du juge d’instruction c’est le parquet roi ! Et le parquet, comme chacun le sait, est aux ordres du politique, en l’occurrence le Garde des Sceaux qui siège d’ailleurs maintenant à l’Elysée puisque le P’tit est ministre de tout ! Avec ça, pensiez-vous les copains politiques sont à l’abri ? Hé bien non ! Cela ne suffisait pas !! Il fallait aussi penser aux copains économiques.

D’où la « réforme » des délais de prescription. Dans deux arrêts en date du 14 juin 2006, la Chambre criminelle de la Cour de cassation avait censuré deux arrêts de cours d’appel pour avoir mal apprécié les éléments permettant d’exclure ou, au contraire, de révéler l’existence d’une dissimulation.

La chambre criminelle disait ainsi que la dissimulation existe, et persiste, aussi longtemps que les actionnaires ne reçoivent pas une information complète, ou du moins suffisante, pour pouvoir découvrir par eux-mêmes les actes ayant porté atteinte à leur intérêt social.

En exigeant des juges d’appel qu’ils motivent leurs arrêts en précisant les éléments objectifs leur permettant de retenir ou d’écarter l’existence d’une dissimulation, la Cour de cassation reprenait le contrôle de cette notion essentielle qui permet de marquer le point de départ de la prescription de l’action publique.

Or, pour le délit d’abus de biens sociaux, par exemple, c’était la prescription triennale de droit commun qui s’appliquait. En principe, celle-ci commençait à courir au jour de la réalisation matérielle du délit, c’est-à-dire jour au jour de l’accomplissement de l’acte délictueux.

En clair, après les deux arrêts de la Cour de Cassation, la prescription commençait à courir non à la commission des faits mais à leur découverte ! C’en était trop ! Passe qu’on durcisse par des dizaines de textes la punition des délits mineurs mais de là à s’attaquer à la délinquance en col blanc, fallait pas pousser !!!

-      La révision des délais de prescription :

Rappelons que : en 1999 les dernières statistiques du ministère de la justice en matière de délinquance économique et financière  révélaient une augmentation constante du nombre de condamnations pour abus de biens sociaux qui passait de 355 en 1995 à 429 en 1999.

Dans 59 % des cas l’infraction était commise par un dirigeant de SARL et dans 40 % par un dirigeant de société par action.

Au cours de la même période 53 % des dirigeants reconnus coupables ont été condamnés à de la prison avec sursis, 26% à une amende et seulement 15% à de la prison ferme, ce qui mis en perspective avec le nombre croissant d’infractions fait dire à que l’abus de biens sociaux n’est pas puni de manière suffisamment dissuasive. C’est le moins qu’on puisse dire !!

Depuis ces chiffres, nul n’ignore que la délinquance financière n’a fait que croître et embellir et la crise ne l’a que trop montré !

Mais c’est encore trop !!

Enrichissez-vous ! Disait François, Pierre, Guillaume GUIZOT dans un discours à ses électeurs de Lisieux au XIXème siècle ! Il leur restait, il est vrai Lisieux pour pleurer !!

Et Guizot était un orfèvre, membre de tous les cénacles du pouvoir de Charles X à Louis-Philippe ! Monsieur Deng ne disait d’ailleurs pas autre chose aux chinois à la fin de son parcours !

Hé bien, on y revient ! La « réforme » de la prescription s’invite aussi à la table du banquet des copains et des coquins !

Si telles avaient été les règles dans un passé récent nous n’aurions peut-être jamais entendu parler de :

-      L’affaire Urba,

-      L’affaire Elf,

-      Les affaires de la Mairie de Paris,

-      Du financement passé de l’UDF,

-      L’Angolagate,

-      Etc.

Comme vous voyez, il y en a pour tous les goûts et les tendances.

(..)

UNE TENDANCE GENERALE :

La France n’est d’ailleurs pas le seul pays à souffrir d’une pareille dérive vers l’Etat autoritaire :

-      En Italie, Berlusconi tente de se dépêtrer des dossiers en cours qui le mouillent jusqu’à l’os.

-      La Corée du Sud est gouvernée par un homme de Huyndaï qui n’est pas blanc-bleu non plus.

-      La Grande Russie laisse tranquillement assassiner ses journalistes les plus courageux. Il est d’ailleurs symptomatique que ce qui précède se passe pendant la visite à Paris de Medvedev vers qui la France semble opérer un rapide virage sur l’aile :

o   Mestralet de Suez passe la brosse à reluire à Medvedev avec Gazprom en point de mire. Les groupes GDF Suez et Gazprom ont signé un protocole d’accord sur l’entrée à hauteur de 9% du français dans le capital du projet de gazoduc North Stream, qui acheminera du gaz russe vers l’Europe via la mer Baltique.

Le BPC Mistral source Servir et Défendre

o   Lors de la visite du Premier ministre russe Vladimir Poutine, en novembre 2009, plusieurs contrats majeurs avaient déjà été conclus: Renault avait signé un accord sur un plan de sauvetage du russe Avtovaz, tandis qu’EDF avait conclu un accord avec le russe Gazprom pour entrer dans le consortium en charge du projet de gazoduc South Stream, concurrent du projet européen Nabucco. Mais cette fois, nous allons faire mieux !!

o   La possible acquisition par la Russie du bâtiment de projection et de commandement de type Mistral avait déjà fait jaser. Les voisins de la Russie craignaient que ce navire ne soit utilisé contre eux. Hé bien, nous allons faire plus et mieux ! Il risque d’y avoir deux Mistral pour les russes. Donc, le vent va souffler en Baltique !! Tout ceci se tient, n’est-ce pas ?

o   Confirmation aussi d’un partenariat entre le groupe industriel Alsthom et le constructeur de trains russe Transmashholding.

Notre politique se résume donc aujourd’hui en : « Requins de tous les pays, unissez-vous et enrichissez-vous ».

Sauf que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, cela nous prépare une nouvelle crise fraîche et joyeuse !

Mais tout ceci révèle surtout la possibilité pour le capitalisme d’une voie de sortie de crise déjà rodée : la voie autoritaire !

Mais si nos droits rétrécissent comme peau de chagrin, il nous en reste un, imprescriptible celui-là :

Le droit (ou le devoir) d’insurrection laquelle peut prendre diverses formes pas nécessairement violentes !

Guy Dutron

France – Suppression du juge d’instruction – Révision de la prescription : Réforme de la justice ou défense des copains et des coquins ?

 
Guy DUTRON
Co-porte-parole du RESEDA

http://www.marcfievet.com/article-france-quant-a-la-suppression-du-juge-d-instruction-par-guy-dutron-45934645.html
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 01:08

Retraites : la réforme rêvée
de Nicolas et Guillaume Sarkozy



Nicolas Sarkozy et Guillaume Sarkozy (Philippe Wojazer et Charles Platiau /Reuters)



Connaissez-vous Guillaume Sarkozy ? C'est un des frères de Nicolas. C'est aussi le DG d'un groupe d'assurance. Il y a quelques années, Guillaume dirigeait une entreprise de textile. Mais il s'est reconverti dans l'assurance santé et l'assurance retraite. C'est plus rentable. D'autant que Guillaume a des projets pour développer son affaire et il connaît quelqu'un, au sommet de l'Etat, qui veut l'aider à réaliser ses projets.


Le 4 juin 2008,
Le Monde a publié un document qui dévoilait les intentions de Guillaume Sarkozy :

« La Caisse des dépôts et le groupe Médéric, qui est dirigé par Guillaume Sarkozy, veulent créer une filiale commune spécialisée dans le financement des retraites. Un document de travail daté du 16 mai et estampillé “confidentiel”, relève que, en 2020, les non-cadres subiront une baisse de 5% du taux de remplacement pour une carrière complète et les cadres subiront une baisse de 20%.

Les grandes lignes de ce projet de partenariat sont posées : la création d'une “nouvelle entreprise d'assurance”, qui proposera “un bilan retraite et des services adaptés, en phase d'épargne et au moment de la retraite” aux salariés. L'objectif est d'atteindre un chiffre d'affaires de 7 milliards d'euros en 2019. Les futurs partenaires se fixent “des taux de rentabilité raisonnables sur le long terme”. »

Chez les Sarkozy, on se partage le travail : Nicolas diminue le niveau des retraites et Guillaume propose des complémentaires aux salariés les mieux payés. Quelle équipe. Quel cynisme !

« Le recul de l'âge de la retraite ne sert à rien »

Pour comprendre comment la réforme Sarkozy va amener à une baisse quasi-générale des retraites, il faut cesser les débats pseudo-théologiques sur la « retraite à 60 ans » et regarder la réalité des chiffres : aujourd'hui, quand un salarié solde sa retraite, à 61 ans en moyenne, il est au chômage ou au RMI-RSA depuis trois ans (en moyenne). Il n'y a que 22% des salariés qui sont encore au travail quand ils partent en retraite.

Dans ce contexte de chômage de masse, quel impact aurait l'allongement de la durée de cotisation que veut imposer le clan Sarkozy ? Une année de cotisation en plus pour bénéficier d'une retraite à taux plein ? Pour tous ceux et celles qui sont au chômage (presque 80 % des salariés), il ne sera pas possible de cotiser un an de plus. Il va leur manquer quatre trimestres. Ils subiront donc une décôte de 10% !

Allonger la durée de cotisation sans avoir fait radicalement reculer le chômage des 58-62 ans ne peut en aucun cas « sauver les retraites ». Jean-Paul Fitoussi, président de l'OFCE, écrivait dans Le Monde du 6 mars 2001 :

« S'il n'est pas porté remède au chômage, le recul de l'âge de la retraite ne sert à rien. Cela revient à demander aux gens de travailler plus longtemps alors qu'ils manquent déjà de travail. Le vrai problème, c'est le chômage. »

Comment fait-on pour vivre avec 900 euros par mois ?

Voilà comment, avec des arguments pleins de bon-sens (« l'espérance de vie a augmenté, donc il faut cotiser plus longtemps »), on prépare une baisse généralisée du niveau de vie des retraites de la Sécurité sociale. Ceux qui veulent développer les systèmes d'assurance privés sont évidemment très favorables à cette réforme mais on comprend que tous les syndicats s'opposent à ce nivellement par le bas.

Baisser aussi fortement le niveau de vie de millions de retraités serait vraiment scandaleux : derrière les chiffres, il y a des hommes et des femmes qui veulent vivre -vivre pleinement et pas seulement survivre ou sousvivre- avec ce que la Sécu leur verse. Comment fait-on pour vivre avec 900 euros par mois ? Comment fait-on pour accueillir ses petits-enfants quand chaque sou est compté ? Un spécialiste du dossier explique :

« Soyons clairs : sans doute faudra-t-il un jour travailler plus longtemps. Mais tant que l'on ne s'est pas donné les moyens de lutter radicalement contre le chômage, travailler plus longtemps est contre-productif.

C'est comme quand on fait du vélo en montagne : bien sûr qu'après avoir passé le col, il faudra freiner. Mais si on freine dans la montée, on n'arrivera jamais au col ! La priorité, la seule, c'est de lutter contre le chômage et les petits boulots. »

Dans son dernier livre, Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, affirme que, depuis deux ans, sous prétexte de « sauver les banques », on a consacré des centaines de milliards à sauver les actionnaires des banques. Une autre stratégie, totalement différente, était possible pour sauver les banques, mais Stiglitz montre que Obama et la plupart des chefs d'Etat ont plié devant les pressions des banquiers et du « big business ».

De même, sous prétexte de vouloir « sauver les retraites » (qui peut s'opposer à cet objectif ? ), Nicolas Sarkozy veut imposer une réforme dont l'objectif n'est absolument pas de sauver les retraites, mais de favoriser ceux qui veulent développer des systèmes d'assurance privée : son frère et ses amis.

Augmenter le nombre de ceux qui cotisent

Pour sauver les retraites, l'essentiel aujourd'hui n'est pas d'augmenter le nombre de trimestres de cotisation mais d'augmenter le nombre de ceux et celles qui ont un emploi, augmenter le nombre de ceux qui touchent un vrai salaire et donc augmenter le nombre de ceux qui cotisent…

On ne pourra pas sauver les retraites si on ne parvient pas à lutter radicalement contre le chômage et la précarité. Hélas, presque trois ans après leur arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy et François Fillon n'ont engagé aucune réforme pour lutter contre le chômage et la précarité. Le total des inscrits à Pôle emploi a augmenté de 800 000 en dix-huit mois, mais le gouvernement semble se moquer totalement de cette question. Ce silence en dit long sur les priorités de l'équipe au pouvoir.

Le chômage et la précarité sont au cœur de la crise dans laquelle s'enfonce notre pays : que l'on parle du dossier des retraites, de l« 'intégration des jeunes de banlieue » ou de la défiance de plus en plus grande des citoyens vis-à-vis des politiques, on en revient toujours au lancinant problème du chômage.

Pour vaincre le chômage, nous ne pensons pas qu'on puisse encore et toujours attendre le retour de la croissance (voir à ce sujet notre réponse vidéo à Luc Chatel : Sainte Rita fera-t-elle revenir la croissance ? ). Attendre le retour de la croissance n'est pas la solution, il faut agir !

Voilà pourquoi, dès le mois d'avril, Europe Ecologie veut organiser dans chaque région des Etats généraux de l'emploi. En investissant massivement dans le logement, en investissant massivement dans les transports en commun, en investissant massivement dans les économies d'énergie, en développant sur tous nos territoires des réseaux de PME et des entreprises de l'économie solidaire, en favorisant une agriculture moins polluante (et plus riche en emplois), en développant les circuits courts économes en énergie mais riches en emplois non-délocalisables, en engageant vraiment la transformation écologique de nos économies, nous pouvons créer des centaines de milliers d'emplois.

Certains voudraient nous faire croire qu'entre la crise écologique et la crise sociale, il faut choisir. C'est impossible car les deux crises sont aussi graves. Et il est tout à fait possible de répondre en même temps à la crise écologique et à la crise sociale. Dans ces deux domaines, des choses intéressantes ont été faites depuis six ans dans les régions socialistes mais il est vital, il est urgent, d'aller plus loin, plus vite. Il est vital, il est urgent d'agir avec des outils et des méthodes nouvelles. Tel est notre objectif.

Cécile Duflot, tête de liste Europe Ecologie en Ile-de-France et secrétaire nationale des Verts.

Pierre Larrouturou, tête de liste Europe Ecologie dans les Hauts-de-Seine.



Photo : Nicolas Sarkozy et Guillaume Sarkozy (Philippe Wojazer et Charles Platiau /Reuters


http://www.rue89.com/2010/03/03/retraites-la-reforme-revee-de-nicolas-et-guillaume-sarkozy-141278

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 00:17

Banquier big 

 

 

"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...]

L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence.".

Napoléon Bonaparte (1769-1821), Empereur Français


 

La crise est plus grave que vous ne le croyez

http://www.slate.fr/story/17971/la-crise-est-bien-plus-importante-que-vous-ne-le-croyez

 

 


Une
monnaie pour le Monde... ou "un pas de plus vers le N.O.M. et le délire..."

http://blogs.lexpress.fr/attali/

 


 

Les banques vont prendre directement le pouvoir
sur les gouvernements des nations

http://www.dailymotion.com/video/xcf1s7_alex-jones-accueille-nigel-farage-s_news (10 mn)

 


 

Extrait de la pièce jointe "Les jardins de l'espoir" :

http://area51blog.wordpress.com/2009/04/07/le-projet-revelation-dr-stevent-m-geer/ (13 mn)


www.artemisia-college.org

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