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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 01:28

L'édito d'Eva sur le sujet, ici :
http://r-sistons.over-blog.com/article-le-capitalisme-du-21e-siecle-insatiable-et-assassin-prepare-des-cataclysmes-45937601.html


Le plus grand cataclysme économique de l'histoire humaine !

Le plus grand cataclysme économique
de l'Histoire


Pour ceux qui ne comprennent pas encore que 1929 était une partie de plaisir en comparaison de la destruction économique en cours, voici le graphique du centre de recherche de la Fed de ST Louis concernant la base monétaire US.

Vous remarquerez que tout s'est accéléré dans les années 70 (Vietnam, choc pétrolier) mais surtout au moment où le dollar a cessé d'être convertible en or (1971), devenu « flottant » (1973), c'est-à-dire déconnecté de toute réalité économique. John Connally, secrétaire au trésor, déclarait ainsi en 1971: « Le dollar est notre monnaie, mais c'est votre problème. »

Or, certains font semblant de croire que les USA vont s'effondrer sans rien faire. Leur puissance économique est détruite, certes, mais leur puissance militaire est intacte. Le pire est donc à venir en espérant que cela ne dégénère pas en troisième guerre mondiale menant l'humanité à sa perte.

Albert Edwards, responsable de la recherche à la Société Générale confirme (ce que j'annonce depuis 2 ans) que nous ne sommes pas dans une crise économique "classique". Il emploie d'ailleurs le terme "Global Collapse"!

Pour ma part, il s'agit plutôt de la fin de notre système économique, un système pitoyable de captation des richesses par un petit groupe de prédateurs, un système déséquilibré qui transforme tout en exponentiel ! Un système économique fonctionnant en circuit ouvert dans une biosphère fonctionnant en circuit fermé, de la folie!

Source et suite :
blog de Gilles Bonafi


http://panier-de-crabes.over-blog.com/categorie-10454103.html


La mue de la finance mondiale 
et la spéculation verte
 

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Le président Lula da Silva idole du World Economic Forum et du Forum social mondial.
La mue du capitalisme

L’économie occidentale, États-Unis en tête, est en train de muer… Les arthropodes (les crustacés ou les araignées par exemple), pour croître doivent périodiquement abandonner leur enveloppe devenue trop étroite pour une plus spacieuse. Chez les vertébrés, les serpents pratiquent également la mue, une période de vulnérabilité nécessaire pour endosser des habits neufs plus spacieux. Le « capitalisme » de l’ère manégériale [1] — autrement dit qui n’a plus rien à voir avec l’archéocapitalisme patrimonial dont les paléomarxistes continuent encore de nous rebattre les oreilles — connaît lui aussi ses cycles de mutation ou de transformation systémique.


En 1945 un modèle économique déferle sur ce que l’on nommait à l’époque « le Monde libre ». Un modèle qui scelle l’intégration de l’agriculture dans le secteur industriel annonçant l’unification, aujourd’hui visible, du marché global. L’une des dimensions saillantes de cette mutation concerne donc le secteur primaire (l’exploitation des ressources naturelles et matières premières non transformées) avec la mécanisation agressive et la conquête du marché de la production agricole par les multinationales de l’agrochimie. Bientôt nombre de fermiers naguère indépendants ne seront plus que des sous-traitants, des ouvriers-métayers en quelque sorte, des transnationales de l’agro-industrie.


Ce passage d’une économie, hier encore dominée par la ruralité (en France, 43,8 % de la population vit encore directement de la terre en 1906, 31 % en 1954) à une économie déjà post industrielle (bien illustrée par le film Playtime de Jacques Tati -1967) met un point final à la grande crise de 1929 dont la guerre avait été, entre autres, l’une des conséquences. Il faudra d’ailleurs plusieurs années aux Etats-Unis pour bénéficier pleinement, notamment à travers les aides liées du plan Marshall, des retombées de leur victoire. Les géants US des engins agricoles autotractés déferlent sur le Vieux Continent par le truchement de l’aide à la reconstruction… une industrialisation qui sonne la mort des terroirs et la fin du monde rural.


L’Europe de l’Ouest commence alors, à marche forcée, de se mettre aux normes anglo-américaines ; s’ouvre ici une époque que l’on nommera très abusivement les « Trente glorieuses ». L’adoption du « modèle » productiviste induit en effet dès 1945 un exode massif des campagnards qui affluent à la périphérie des villes. Exode qui ne s’achèvera que dans les années soixante-dix à la suite de la politique de remembrement des terres agricoles engagée en 1965. Une migration qui aboutit bientôt à l’hypertrophie carcinogénique des « banlieues » où naissent et croissent les cités dortoirs, dépotoirs humains où viendront s’entasser en 1962 les rapatriés d’Algérie avant d’accueillir le flux montant de l’immigration.


On voit aujourd’hui quels sont les bienfaits véritables de cette première grande mutation de la fin de l’ère industrielle : des paysages arasés par les restructurations territoriales et le recours à des machines de plus en plus monstrueuses, une nappe phréatique extensivement contaminée par un usage délirant des intrants chimiques, engrais et pesticides qui polluent également sous forme d’aérosols l’air que nous respirons jusqu’au cœur même de nos métropoles…

L’exode rural qui s’est étalé quarante années durant en Europe occidentale, s’accomplit aujourd’hui sous nos yeux dans l’Europe orientale soumise aux contraintes normalisatrices liées à la « construction » européenne. Cela sans pour autant que les leçons d’un passé encore récent aient été, en quoi que ce soit, tirées.


2008 aura, semble-t-il, été marqué d’une rupture analogue — au moins d’un point de vue civilisationnel — que celle qui accompagna la victoire alliée sur le Reich allemand. Après la destruction accélérée des sociétés traditionnelles d’Europe de l’Ouest qui ont été littéralement « déracinées » pour se trouver projetées dans la modernité consumériste (nous passons au cours de cette période d’une économie basée sur l’épargne à une autre fondée sur le crédit puis sur la dette chronique – une forme inédite de servage), nous assistons maintenant à un nouveau changement de paradigme écosociétal.


En 2010, après les douleurs de l’accouchement, c’est un autre modèle qui tente de se mettre en place qui réduira vraisemblablement l’industrie occidentale à la portion congrue au profit des activités de services et de très hautes valeurs ajoutées (électronique, génie génétique, nanotechnique, bionique, et cætera).

Mais au demeurant, quoiqu’on en dise, si la Chine monte en puissance en s’affirmant comme l’atelier du monde, les sources du pouvoir économique planétaire dans sa dimension financière se trouvent toujours sur les berges de la Tamise, du fleuve Hudson (et accessoirement de l’Amstel), ainsi que sur la rive gauche du Potomac où siègent les grandes institutions financières : Banque mondiale, Fonds monétaire international et surtout Réserve fédérale.

La rivalité euro-dollar

Le règne du dollar est certes contesté, mais n’est pas encore au bout de ses capacités de rebond [2]. On l’a vu lors de sa réappréciation de février 2010 face à l’euro en proie à des attaques inamicales. Des événements trop récents pour être parfaitement éclaircis mais qui se déroulent comme souvent selon un scénario convenu : des établissements financiers de Manhattan tels Goldman Sachs auraient d’un coté aidé l’Etat grec à négocier sa dette sur les marchés, de l’autre ils manipuleraient certains « fonds spéculatifs » (hedge funds) pour lancer des attaques contre l’euro, en clair contre l’Union européenne à travers la Grèce… Ce qui en dit long sur l’audace de ces raiders et sur les capacités offensives du système, l’art et la science de la manipulation de la dette à des fins de mise sous tutelle (ou de rappel à l’ordre) des États. Le FMI, organe subsidiaire de l’informelle gouvernance mondiale, ne s’est-il pas proposé à l’occasion de la crise hellénique de venir se mêler d’aider l’Europe sous-développée désormais incapable de gérer seule sa dette ?


Les sanctuaires du dieu dollar évoqués perdureront donc autant que s’y trouvera pérennisée la source créatrice de la nouvelle économie mondiale financiariste considérée tout à la fois comme art, science et technique… autrement dit tant que ces places fortes de l’ultracapitalisme où s’élaborent toutes les gammes des nouveaux produits virtuels et les outils afférents, constitueront le cœur du réacteur de l’économie mondiale… C’est à ce titre que, quand le 15 septembre 2008 ce cœur s’est un instant arrêté de battre, c’est la planète entière qui s’est tétanisée.

Vers l’Amérique-monde

Suivant en cela l’exemple états-unien, l’Europe passe donc à présent progressivement (mais avec des décrochages impressionnants : vague de restructurations et de délocalisation des années quatre-vingt-dix, contraction brutale de 2009…) d’une économie de production à une “économie de services” en grande partie dominée par le tourisme (l’Europe-musée, un mixte de Disneyland et de Versailles). 


Le géant de l’automobile General Motors ayant été détrôné (successivement par Toyota puis Fiat, un fait non contradictoire avec la suite de notre propos), l’inventive Amérique est déjà « ailleurs ». Si les industries en général ne sont évidemment pas à mettre au rang de reliques économiques, il n’en reste pas moins que, pour sa part, la prospérité des États-Unis n’en dépend plus directement qu’en proportion moindre…


Notons au passage que certaines activités créent des dépendances quasi absolues pour les économies périphériques vis-à-vis du « centre » émetteur. Prenons l’exemple du semencier Monsanto qui, grâce à des espèces végétales génétiquement modifiées (OGM), étend son emprise sur une partie croissante de la planète en créant d’étroits liens clientélistes — notamment en raison du brevetage des semences — chez les producteurs ; des liens de sujétion dont ils auront beaucoup de peine à s’affranchir… et une cause de ruine pour les productions locales.


Il ressort clairement de notre propos que l’activité « motrice » de l’économie nord-américaine tend à présent à devoir être l’ingénierie financière avec son cortège de produits dérivés déclinés dans des gammes toujours plus étendues, originales et innovantes.


Le secteur industriel se trouvant par conséquent « rétrogradé », il devra trouver sa place exacte au sein de la nouvelle forme du capitalisme en cours d’élaboration, autrement dit occuper une nouvelle fonction au sein d’un système global dont la source, avons-nous dit, n’est autre, à portée de vue et pour un temps indéfini, que l’Amérique-monde.

Le carbonne,
économie dématérialisée

La souplesse adaptative des salariés états-uniens — il est coutume de parler maintenant, sur le mode anglo-saxon, de flexibilité — habitués qu’ils sont à une « économie nomade » (nul n’hésite en Amérique à se déplacer du nord au sud et d’est en ouest du continent pour un emploi ; un état d’esprit hérité des migrants de l’ancien monde, du Pioneering Spirit ou tout bêtement, d’une nécessité s’étant imposée avec la Grande Crise des années trente) qui n’est pas dans les traditions de la veille Europe… en dépit du fait que celle-ci ait connu d’importantes vagues d’émigration principalement vers les États-Unis : Italiens, Grecs, Suédois et un quart des Irlandais après la grande famine de 1845-1849.


C’est à tort que les Européens suivent donc l’exemple de la désindustrialisation US et que nous fonçons tête baissée dans les leurres de l’économie dématérialisée et de son dernier avatar l’économie-carbone.


Fragilisée par la mondialisation et la concurrence des pays producteurs à moindre coût social et environnemental, l’industrie européenne est à l’heure actuelle sous perfusion, ce pourquoi il faut dénoncer sans relâche le piège tendu par la classe politicienne européiste, de « droite » comme de « gauche », qui voudrait plomber plus encore la production industrielle sous ces taxes-carbone qui seraient autant de pénalité supplémentaire dans un secteur déjà mis au pillage par les produits manufacturés ultra-concurrentiels des économies dites émergentes.
 

Nous ne parlons pas ici des groupes transnationaux qui eux échappent largement à l’impôt (taux moyen d’imposition à 30 % contre 45 % en France pour les entreprises ordinaires) en ayant recours aux places financières off shore (autrement dit les paradis fiscaux insulaires). Une situation parfaitement injuste mais cependant rendue nécessaire par les conditions mêmes de la concurrence mondiale… Quant à Michel Rocard, ancien Premier ministre socialiste, ci-devant président de la Conférence d’experts sur la création d’une taxe carbone ou Contribution climat énergie (CCE), il s’est fait le bon apôtre de taux prohibitifs pour la taxation carbone à l’instar des « Verts » qui paradoxalement sont parvenus à convaincre l’opinion de leur engagement philanthropique au service de l’humanité exploitée.

De grandes puissances interdépendantes
et néanmoins en guerre les unes contre les autres

Le lecteur commence certainement à saisir notre propos… Londres et Amsterdam étant la base-arrière-avancée de Manhattan dont l’emprise s’étend à l’Union européenne par le truchement du « NYSE Euronext, Inc » né en 2007 de la fusion entre le New York Stock Exchange et le groupe Euronext, lui-même issu de la fusion en 2006 du London International Financial Futures and options Exchange avec les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Porto, l’Europe se voit incitée à se fondre de plus en plus dans la nouvelle économie du « néant ».


Par néant il faut entendre de l’actif artificiel, de la valeur matériellement inexistante, des jeux d’écritures (dont les quotas d’émission carbone) appuyées sur une monnaie de singe, le dollar papier et sa version obligataire sous forme de TBonds… Gardons en mémoire qu’en 2009 l’État fédéral US faisait imprimer les billets — dont la valeur réelle se rapportait à leur seul coût d’impression — avec lesquels il se rachetait de la main gauche les bons du Trésor émis de la main droite. Étonnant jeu de bonneteau !
 

Jeux d’écritures, tours de passe-passe et économie virtuelle sont tout un. L’économie-carbone, les nouvelles filières vertes créées de toutes pièces à partir de calculs et de conclusions se parant des prestiges de la science pour mieux la trahir, n’a évidemment pas pour finalité une réorientation substantielle de l’économie au profit d’une gestion rationnelle des ressources ménagères de l’avenir, mais principalement la relance de la croissance et la consolidation du Marché.


De ce point de vue, la distorsion du réel et le détournement d’une légitime inquiétude des opinions relatives à la destruction accélérée du milieu naturel à des fins mercantiles, se révèlent à l’usage extrêmement juteuses… et si « le mort saisi le vif », le système failli dont les turpitudes ont été mises à nu (mais sans conséquence immédiate pour lui), se refait une virginité en transférant, sans autre forme de procès, la totalité de son patrimoine génétique et de ses capacités de nuisance au secours prétendu de la planète agonisante.


Pour l’heure, contrairement à ce que beaucoup pensent, l’arrivée sur la scène internationale de nouvelles grandes puissances — Chine, Inde, Brésil — ne change rien sur le fond à la configuration dynamique du Nouvel Ordre mondial, au contraire dès lors que tous sont solidairement interactifs au sein d’un système unique dont les centre nerveux se trouvent au nord-est des États-Unis et au Royaume-Uni.
 

Nous n’assistons donc qu’à une recomposition de la division internationale du travail avec pour corollaire une mondialisation (un marché unifié) dont l’intégration progresse à vue d’œil… Sommairement, la Chine est ainsi devenue le premier État-atelier de l’économie-monde, l’Inde en est le sidérurgiste et le prestataire de services informatiques, le Brésil produit les oléoprotéagineux nécessaires à notre surconsommation de produits carnés et des agrocarburants destinés à alléger certaines dépendances aux produits pétroliers importés…
 

Certes des règles communes sous l’égide de l’Organisation mondiale du Commerce et une interdépendance modératrice des ardeurs concurrentielles induisent certaines formes de solidarité entre les acteurs au sein du système universel, ceci contribuant à créer réciproquement de la richesse.
 

Cependant ce serait une lourde erreur que de prendre les inévitables, voire inexpiables, rivalités entre grandes puissances pour le contrôle et la mainmise sur les ressources naturelles, pour une contestation ou une remise en question du système par les uns ou par les autres.… De féroces concurrents qui s’affrontent dans des guerres indirectes, guerres masquées comme celle par exemple opposant les Etats-Unis et la Chine sur le continent africain, au Darfour en particulier.


Les antagonismes sont en effet d’abord géostratégiques dans le cadre de cette « impitoyable guerre économique qui ne dit pas son nom » (François Mitterrand)… Mais, contrairement aux désirs des adversaires du mondialisme, nul parmi les « Grands » ne propose une quelconque révolution conceptuelle… À savoir une sortie du modèle ultralibéral et la construction d’une vision holistique des rapports de l’homme avec son environnement biologique et physique, et de la place qu’il doit occuper dans la Nature et singulièrement dans le fleuve du vivant [3].


Jusqu’à preuve du contraire la Fédération de Russie, opposant de longue date au bloc atlantiste, ne propose aucune alternative au système actuel et surtout, n’évoque pas même la nécessité d’en chercher une. Ennemie du bloc capitaliste depuis 1945 et jusqu’à la fin du régime soviétique, les deux superpuissances n’en continuent pas moins à fonder leur légitimité morale sur un certain nombre de mythes (ceux-là mêmes aujourd’hui remis en cause par les pays Baltes) fondateurs du Nouvel Ordre International né, peu ou prou, en 1945 à Yalta. Quant à la Chine populaire et néo-impériale, elle est l’exemple même d’une intégration réussie au sein du système global ultralibéral.


Cependant, quelle que soit la force des interdépendances qui lient actuellement les partenaires et rivaux (la moitié des réserves d’actifs chinois sont libellées en Bons du Trésor US, soit quelque 1400 milliards de $), cela ne signifie pas que n’éclateront pas des guerres locales ou régionales…

Les zones de tensions ou de frictions sont nombreuses et chacun s’entendra à défendre becs et ongles ses territoires de chasse, à savoir ses marchés, sa clientèle, ses sources d’approvisionnement, ses zones d’influence.


Les différents Pékin-Washington sur le Tibet et Taïwan sont illustratifs de ce point de vue. C’est à tort que l’on croirait, avec plus ou moins d’autosuggestion, que l’actuel système d’interdépendances économiques et financières fortes garantisse la stabilité et la paix. Insistons sur le fait que les rivalités et les antagonismes géopolitiques et géoéconomiques ne constituent en aucun cas une remise en question de la logique systémique aujourd’hui à l’œuvre pour le plus grand dommage des hommes, des peuples, de la civilisation et du vivant en général.

Le collectivisme
n’est pas l’alternative

Dans le même ordre d’idée, c’est à partir de ce constat qu’il faut apprécier la portée et la signification exacte de la contestation qui s’est exprimée à Copenhague en novembre 2009 ou au forum social de Porto Alegre fin janvier 2010.


La position des Verts a été analysée comme participant d’une surenchère libéraliste-libertaire visant à toujours plus de liberté pour le marché et à un encadrement fiscal et réglementaire toujours plus étroit pour les industries nationales moyennes ou petites (indépendamment de leur présence sur les marchés extérieurs) à l’exception des groupes transnationaux qui eux y échappent en grande partie, avec l’active complicité des gouvernements grâce à leurs domiciliations excentrées (Macao, Chypre, Îles anglo-normandes, Bahamas, des enclaves juridiques comme l’Etat du Delaware etc.)…
 

Mais le « système » ne l’impose-t-il pas ? Il faut à ce propos éviter de tomber dans un moralisme à la petite semaine : la guerre économique, bien réelle mais peu visible pour l’opinion, relève essentiellement de la real politiktraders, lesquels ne sont que des agents du système et en aucun cas des donneurs d’ordre ou des décisionnaires de premier plan. et non de la morale ordinaire. Il est facile d’ailleurs pour les décideurs politiques d’agiter des chiffons rouges sous les yeux de l’opinion et de lui livrer en pâture les paradis fiscaux — qui n’ont joué aucun rôle dans la crise — ou les sur-rémunérations des  traders, lesquels ne sont que des agents du système et en aucun cas des donneurs d’ordre ou des décisionnaires de premier plan.
 

Autant de leurres destinés à polariser l’indignation et à divertir ainsi l’attention des foules sur des points marginaux en faisant coup double par l’élimination de « paradis fiscaux » concurrents, la Suisse, le Luxembourg, le Lichtenstein par exemple. « Paradis » qui, à bien y regarder, constituaient autant d’isolats culturels et de bastions de résistance au laminage mondialiste et à la « moralisation » sur mesure qui le précède : une exigence de moralisation des acteurs au seul profit des places fortes anglo-américaines, au final destinée à assurer un quasi monopole aux paradis domestiques, Londres et Manhattan en tête…


L’ultralibéralisme ennemi des libertés8 en général - sauf en ce qui regarde celles des marchés, la libre circulation des marchandises, des signes monétaires et des oligarchies qui en sont détentrices - se révèle être en réalité une forme de despotisme exacerbé à l’égard des producteurs indépendants et de la propriété patrimoniale.
 

À l’expérience, force est de constater que la « dérégulation » du marché — ce qui constitue sa raison d’être : une absolue liberté transactionnelle condition d’une supposée richesse des nations — s’accompagne nécessairement d’une destruction corrélative des structures sociales… Car fluidifier le marché revient à dissoudre l’organisation sociétale existante pour la « recomposer » ici, et parfois « ailleurs » lorsqu’on délocalise et que l’on débauche massivement… C’est également encourager la fragmentation sociale en segmentant le marché à l’infini, c’est-à-dire en créant de nouveaux besoins pour de nouvelles clientèles développées plus ou moins artificiellement à coup d’incitations consuméristes, égotistes et libertaires (l’individu s’affirmant par opposition à la norme sociale)… ados, enfants de plus en plus en plus jeunes, minorités sexuelles, ethniques, dysfonctionnelles deviennent autant de segments d’un marché communautarisé comme facteur de délitement du corps social.


Quant au tissu industriel européen, il est démantelé et transféré dans les pays à économie émergente laissant sur le carreau les hommes et leur savoir-faire (ne parlons pas des brevets rachetés ou transférés avec les entreprises dépaysées !)… Or les choses ne se faisant pas sans casse, un contrôle social de plus en plus serré et des normes sécuritaires de plus en plus lourdes s’imposent. Le paradoxe n’est donc qu’apparent entre libéralisation du marché et restrictions des libertés, l’une ne pouvant aller sans l’autre…
 

Certes les Altermondialistes réunis à Porto Alegre demandaient à cor et à cris « plus de régulation », mais sans pour autant remettre en question la logique intrinsèque du système, sauf pour quelques-uns uns à retomber dans l’imposture idéologique d’un anti-capitalisme, faux-nez du collectivisme.


En effet, pas plus que les « Verts », les Alter-mondialistes en général ne sont des contestataires conséquents de l’ordre établi et du paradigme hypercapitalistique (système de l’économie-monde ultralibérale) qui n’est au fond qu’un prolongement moderniste d’une économie de pure prédation dont on aurait retranché la sagesse des peuples primitifs qui savaient, eux, ménager leurs ressources en ne les épuisant point tout à fait...


Qu’est-ce qu’en effet qu’un système basé sur la destruction sans limites (la consommation au sens premier du terme) et sans ménagement du futur ? Il s’agit donc maintenant d’arrêter de « dévorer » la planète, autrement dit, cesser de pratiquer l’autophagie : celle du monde qui nous porte, notre enveloppe matricielle.

Les deux visages
de Lula da Silva

Il aura suffi d’observer avec amusement les aller et retour Davos-Porto Alegre du président brésilien Lula da Silva où il a été accueilli en alter héraut, pour se convaincre que les deux sommets ne sont que deux scènes et deux manifestations d’une seule et même représentation.


Qui est d’ailleurs Luiz Ignacio da Silva dit « Lula » ? [4] Au risque de contrevenir aux clichés établis, l’alter héraut de la mouvance alter-mondialiste (laquelle comme son nom l’indique n’est pas opposée au mondialisme, mais veut l’orienter différemment) est un populiste néo-conservateur à la mode sud-américaine. Il en a d’ailleurs le « profil » : ancien syndicaliste trotskyste, son parcours idéologique est somme toute analogue à bien des égards à celui de nombre de ces hommes d’influence que l’on retrouve propulsés sur le devant des scènes politiques de l’aire euratlantiste… ou que l’on croise — en réserve d’un destin fédéral au sein de l’Union — dans les diverses « Fondations » qui pullulent à Washington.


Lula da Silva de la même façon, aura eu un parcours exemplaire : de la lutte subversive à la méga agro-industrie (carburants « verts » et protéines végétales) qui s’étend à l’infini sur les cendres de la forêt amazonienne et sur le corps vivant de ce prodigieux joyau naturel qu’est le Pantanal. Ironie du sort son nom, da Silva, renvoie à la selve primordiale, celle-là même que cet alter héraut d’un mondialisme paré aux couleurs de l’humanisme tiers-mondiste, cet ami des puissants, fait détruire à un rythme effréné [5].

Consommer « écolo »

De la même façon que certaines mouches parasites pondent un œuf sur certaines fourmis, lequel œuf devenu larve dévore son hôte de l’intérieur, la révolution conservatrice néolibérale (qui tire une forte part de son inspiration du courant révolutionnaire trotskyste), après s’être débarrassée de toute servitude éthique, s’est maintenant installée sans bruit dans la peau de l’écologie pour la phagocyter sans tapage.


De sorte que la « contestation » environnementaliste récupérée se retrouve placée au centre du système avec un statut d’outil privilégié de relance et accessoirement comme moyen de légitimation de l’ordre « intérieur », de la contention des peuples nécessaire au nom de l’urgence éco-climatique, cette dernière justifiant a posteriori le libre exercice des forces du marché. Le « développement durable » redore ainsi le blason terni de l’hypercapitalisme, fait passer au second plan sa contestation et rend acceptable (déculpabilise) tous les excès d’une consommation compulsive.


Consommation qui ne vise pas à satisfaire des besoins, mais assure le recyclage permanent de productions à courte durée de vie. Servant par la même occasion à compenser toutes les frustrations engendrées par des modes de vies artificialisés… À estomper du même coup l’anxiété diffuse liée à une instabilité sociétale croissante et accompagnant l’accélération continuelle de la circulation des biens et des signes monétaires.


Une accélération des cycles production/destruction qui déstabilise en profondeur les sociétés post-industrielles puisque la quête de gains rend nomades les approvisionnements en matières premières et la production, les fonds d’investissements étant en perpétuelle migration opportuniste selon la logique des essaims de criquets pèlerins. Une surconsommation qui libère également d’une culpabilité rampante installée depuis peu dans les consciences (et pas seulement celles des occidentaux) qui ne peuvent plus davantage ignorer les ravages d’un système prédateur sans foi ni loi…

Le parler « vert »

La « période verte » de l’ultralibéralisme s’entoure d’un abondant et savant brouillard rhétorique relatif à une « croissance respectueuse de la nature », cela grâce aux énergies renouvelables, aux industries de dépollution, au génie génétique, à la recherche, etc, etc...
 

Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (Giec) [6], organe technique de la gouvernance mondiale, a réalisé un montage qui a fait illusion le temps suffisant à créer un nouvel élément mythique pour l’édifice idéologique justifiant la construction et l’instauration d’un pouvoir supranational à l’échelon planétaire, autrement dit l’instauration d’une « gouvernance » mondiale. Gouvernance qui échoira nécessairement aux mains d’oligarchies financières, celles-là même qui nommeront, ou éjecteront, les hommes et les gouvernements chargés de relayer leurs politiques à travers le monde.


Le catastrophisme écologique comme interprétations de fluctuations et des phénomènes climatiques qui échappent encore à une pleine compréhension scientifique, est ainsi maintenant exploité à fond pour orienter l’opinion publique afin que celle-ci s’engouffre dans des voies toutes tracées et soigneusement balisées par un « système » se présentant finalement en sauveur de l’humanité.


Une démarche qui, en s’appuyant sur la peur d’un réchauffement climatique cataclysmique, mais avec l’autorité de la communauté scientifique, exclue d’emblée toute réflexion sur le fond et manie la peur… Une crainte qui se combine à une culture de la « Solidarité » à l’égard des plus démunis dont les manifestations les plus spectaculaires ont eu lieu à l’occasion du Tsunami (26 décembre 2004) et du séisme de Port-au-Prince (13 janvier 2010). Des solidarités de masse méthodiquement et médiatiquement entretenues afin d’alimenter en abondance le « secteur » en pleine expansion de l’aide humanitaire.


Peur universelle et solidarité active destinées in fine à bannir toute raison raisonnablement critique à l’égard d’un système qui exploite simultanément d’un côté la peur et de l’autre la compassion sur fond d’optimisme irrationnel suivant lequel « l’Humanité menacée dans sa survie trouvera toujours une solution aux défis qu’elle est appelée à relever ». Or rien n’est moins sûr !


Il n’en demeure pas moins que dans la situation présente la solution avancée, l’hypercapitalisme repeint aux couleurs de l’Arc-en-ciel, n’est pas la solution, mais la perpétuation du mal lui-même… Quelques symptômes — les plus criants — seront effacés du paysage, mais le mal continuera à ronger les sociétés et à dévorer la nature condamnée à dépérir jusqu’à ce que désert s’ensuive.


A contrario
le marché rebaptisé « durable » continuera à déployer son inexorable logique de croissance exponentielle et d’exploitation à mort des « ressources » naturelles et humaines. Quant aux échanges se voulant « équitables », il est en toute logique destiné à rester relativement marginal puisque hors circuits des mégastructures commerciales génératrices de plus-value at large. Une industrie de la rente jamais à court de paradoxes ni d’inventivité qui fera prospérer par exemple, le commerce des permis de polluer tout en faisant admettre génialement (et sans rouspétance) l’amère pilule des innombrables éco-taxes présentes et à venir. Ainsi la société éco-totalitaire est-elle, quoiqu’on en veuille, en marche sur une route densément pavée de bons sentiments.

Le prosélytisme de la peur

Replacé dans le contexte des grandes peurs tétanisantes qui ont été instrumentées depuis le début du millénaire (le Terrorisme infiniment moins dangereux et meurtrier que le trafic de drogue, et, à ce titre, revêtu d’un inquiétant caractère d’irrationalité ; la pandémie fantôme de grippe porcine ; la crise financière qui aura permis un enrichissement spectaculaire, après refinancements publics, d’établissements financiers dont les dérives coupables auront été la cause d’un krach boursier de magnitude élevée…), la suspicion légitime qui se manifeste et qui croît à l’égard du discours dominant montre un divorce grandissant entre l’opinion publique – au sens large – et des gouvernements qui ne tiennent aucun compte de ce désaccord, voire de ce désaveu.
 

À ce sujet le rôle déplorable joué par la grande presse est proprement détestable... Il aura fallu qu’une partie de la communauté scientifique s’insurge du trucage à grande échelle des chiffres et des résultats du Giec pour que l’on commence, sous la pression de révélations difficiles à nier, à faire quelques concessions en vu d’apaiser une certaine « colère » montante. Sur le fond pourtant rien n’a changé : la finance verte est opérationnelle, la « machine » globalisante est lancée et nul n’annonce un quelconque retour quant aux taxations carbone…
 

Au final, pour nous résumer, que constatons-nous ? Qu’ayant déclenché et orchestré la grande peur du réchauffement climatique, le Club des puissants vient d’inventer une nouvelle forme d’économie dématérialisée, le commerce du « carbone », un concept décliné sous d’innombrables formes et qui, en tout premier lieu, permet d’instituer le premier impôt mondial de l’histoire humaine… rendant imposables sur le papier, les pauvres comme les riches. Mais ces derniers ayant plus d’un tour dans leur sac s’entendent déjà pour monnayer et truquer leur quote-part.


Nombre d’économistes (une corporation qui a souvent un temps de retard sur les événements, on l’a assez vu à l’automne 2008 !) glosent à présent sur la désindustrialisation et le déclin de la puissance états-unienne ! Mais ces “spécialistes” ont des yeux pour ne pas voir. C’est à se demander comment ils font pour sembler ne pas comprendre de quelle façon fonctionne le monde au XXIe siècle ? Et partant, quelle conception archaïque, académique ou instrumentale du Nouvel Ordre Mondial est la leur pour ne pas mieux lire dans “Copenhague” à cœur ouvert ?
 

Il importe peu que la manip sur le réchauffement climatique commence à être éventée, ceci tant que la contre-information se trouve confinée sur la Toile et dans la mesure où le mensonge institutionnalisé a la peau dure et même qu’il est quasiment increvable tant qu’il est utile… Entendons par là, la « vérité » imposée par les médias, supports officiels de la pensée unique et de la Novlangue dont le rôle exclusif est de diffuser de la propagande et de la publicité en faveur du Meilleur des Mondes (sous couvert de divertissement)... Deux volets d’une seule et unique réalité. En effet, l’idée d’une menace catastrophique d’ordre climatique (renforcé par de nombreux épisodes récents, cyclones, raz-de-marée, séismes, etc.), inlassablement ressassée et relayée par les télévisions est finalement parvenue à s’enraciner profondément dans l’opinion sur fond de culpabilité diffuse.


Un parallélisme serait d’ailleurs à établir avec les campagnes relatives à l’imminence du collapse climatique et celles liées la pandémie de grippe porcine. Les secondes s’étant développées naturellement sur le terrain psychologique créé et préparé par les premières. Même cause, même effets, car à l’arrivée le « commerce de la peur » s’avère être d’un haut rendement économique et financier : alors que l’industrie pharmaceutique donnait des signes de fléchissement (échéance des brevets pour nombre de molécules appelées sous peu à passer dans le domaine public, celui des “génériques”), l’opportune pandémie et son cortège de frayeurs, est arrivée à point nommé pour relancer la machine. Allelujah !


Les « crédits carbone »,
un commerce frauduleux


Le commerce du carbone ne date pas tout à fait d’hier, les pays industrialisés ont négocié entre eux dès 1990 une répartition des émissions de gaz à effet de serre. À l’époque l´Union soviétique possédait encore un vaste parc industriel et de ce fait s’est vue attribuée une importante dotation. Un an après, en 1991, l’Union soviétique collapsait. Avec l’effondrement de sa production, ses émissions ont rapidement décliné. Il n’en demeure pas moins que ces gaz qui ne seront jamais émis sont considérés comme acquis par la Russie et ses ex-satellites d’Europe orientale, qui les font intervenir à chaque négociation notamment sous forme de droits d’émission revendus au plus offrant. Ainsi, en vertu du système actuel, les États-Unis acquièrent des droits chez les nouveaux membres de l’Otan d’Europe de l’Est et se prévalent ensuite de réductions inexistantes. Autre cas de figure, si le Royaume-Uni finance la Chine populaire pour qu’elle démantèle une centrale au charbon et construise un barrage hydro-électrique, Londres bénéficie de cette réduction d’émissions de carbone, en raison des réductions globales prévues par pays. De son côté, la Chine se prévaut également de ses nouveaux équipement hydroélectriques et les déduire de ses quotas d’émission.

Pour compléter un tableau de toute façon non exhaustif, évoquons le procédé des « forêts fictives » connu sous l’acronyme de LULUCF (Land Use, Land-Use Change and Forestry) soit, l’Utilisation des terres, le changements d’affectation des terres et la foresterie. Les forêts étant autant de capteurs naturels du dioxyde de carbone, des crédits sont accordés pour leur préservation. Or les multinationales de la foresterie, nippones, canadiennes, suédoises et finlandaises sont parvenues à introduire une clause selon laquelle la « gestion durable des forêts » leur permet de réaliser des coupes à blanc sans perdre pour autant les crédits carbone attachés à la préservation intégrale des forêts. De sort qu’une forêt rasée n’alourdit pas votre bilan carbone !

Enfin notons que toutes les recommandations scientifiques prennent l’année 1990 comme point de référence du niveau dangereusement élevé dont nous devons partir. Alors, quand nous parlons d´une réduction de 40 pour cent, nous voulons dire 40 pour cent de moins qu’en 1990. Mais les Etats-uniens ont — dans un éclair de génie publicitaire — décidé de prendre 2005 comme leur niveau de référence. Tout le monde parle des niveaux de 1990, sauf eux. Alors, quand Wahington promet une réduction de 17 pour cent par rapport au niveau de 2005, il propose en fait une réduction de 4 pour cent par rapport au niveau de 1990 — beaucoup moins que les autres pays riches —.
 

Jean-Michel Vernochet

Ancien journaliste au Figaro Magazine et professeur à l’École supérieure de journalisme (ESJ-Paris). Dernier ouvrage paru : Europe, chronique d’une mort annoncée (Éditions de l’Infini, 2009).




[1] Cf. The Managerial Revolution : What Is Happening in the World, par James Burnham. Version française : L’Ère des organisateurs, avec une préface de Léon Blum (1947).

[2] « Le talon d’Achille des USA », par L.C. Trudeau ; « La guerre monétaire est déclarée contre les États-Unis », par Thierry Meyssan ; « La chute du dollar s’accentue », par Ernesto Carmona ; « Au revoir dollar, bonjour euro », par Emad Mekay ; « La Chine commence à s’écarter du dollar » ; « L’ALBA abandonne le dollar et envisage une alliance militaire face aux USA » Réseau Voltaire, 4 avril et 27 octobre 2003, 18 janvier et 9 février 2005, 22 mai et 17 octobre 2009

[3] Pierre Theilard de Chardin, La Place de l’Homme dans la Nature (1965). Konrad Lorenz, L’Homme dans le fleuve du vivant 1981.

[4] « La trahison de Lula », par Jhannett Madriz Sotillo, Réseau Voltaire, 26 novembre 2003. « Brasil : Reelección de Lula ¿y ahora ? », por Leonardo Boff, Red Voltaire, 28 septembre 2006.

[5] Au Brésil, en dépit des déclarations fracassantes de la présidence, pour la période 2003-2004 ce sont 26 130 km2 soit 20 % de la forêt amazonienne qui ont été détruits. La grande selve abrite 30 % des espèces recensées, animales et végétales, de la planète. Dans les zones de déforestation, les températures de la saison sèche auraient crû de 1 à 3 °C d’après l’Institut national brésilien de recherches spatiales (INPE).

[6] « Il n’y a pas de consensus scientifique à l’ONU », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 17 décembre 2009.

Source : Voltairenet

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-la-mue-de-la-finance-mondiale-et-la-speculation-verte-45925321.html
 


George Soros, la crise de l'euro
et le Nouvel Ordre Mondial


Mecanopolis

Article mis à jour le 2.02.10 à 03h44


Selon le « Wall Street Journal » des « hedge funds » emblématiques – Soros Fund Management en tête – se sont accordés sur un net déclin de l’euro par rapport au dollar. Ils visent, à terme, la parité dans le cadre d’un scénario de crise majeure de l’Union européenne. La semaine s’annonce cruciale pour la Grèce et l’Europe, qui s’enfoncent dans la crise.


soros


Des dirigeants de hedge funds majeurs se sont accordés lors d’un dîner discret à Manhattan pour parier gros sur la baisse de l’euro, selon le Wall Street journal de vendredi dernier. Parmi eux, le milliardaire américain George Soros. (...)

la suite >>>>

 

A lire ou à relire


26 Février 2010, Placé par Mecanopolis.


grece1En théorie, il y a deux solutions pour sortir de la situation de crise de la dette des Etats : le retour aux déflations dures des années 1930 ou bien une baisse drastique, immédiate (...)

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-george-soros-la-crise-de-l-euro-et-le-nouvel-ordre-economique-mondial-45898860.html


L' UE impose un nouveau
tour de vis à Athènes

Olli Rehn, commissaire aux Affaires économiques et monétaires.

Olli Rehn, commissaire aux Affaires économiques et monétaires.

Le commissaire européen Olli Rehn demande aux Grecs d’être crédibles auprès des marchés

Abolition du 14e salaire dans la fonction publique, réduction des rémunérations de certains fonctionnaires, hausse de la TVA et des taxes sur les carburants, l’alcool et les cigarettes. Telles sont les nouvelles mesures d’austérité que la Grèce pourrait, selon les spéculations, adopter en échange d’une éventuelle aide européenne pour résorber son déficit budgétaire. Le nouveau tour de vis a fait l’objet des discussions lundi à Athènes entre le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn et les autorités grecques.


«Des risques liés aux évolutions macroéconomiques et au développement des marchés sont réels et des mesures de consolidation supplémentaires sont nécessaires pour être sûr d’atteindre l’objectif d’une réduction du déficit cette année», a déclaré Olli Rehn à l’issue d’un entretien avec le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou. La Grèce s’est engagée à ramener son déficit budgétaire de 12,7% de son produit intérieur brut (PIB) en 2009 à 3% en 2012. Pour cette année, elle doit le réduire de 4 points. Olli Rehn a insisté pour que la Grèce montre sa détermination à redresser ses finances publiques et, surtout, à convaincre les marchés.

Corruption et bureaucratie


Les autorités grecques ont déjà mis en place un vaste plan dès le mois dernier pour réduire les dépenses publiques et augmenter les recettes. La population, tout en protestant contre les mesures d’austérité, se dit prête à avaler la pilule amère.


Selon le quotidien grec Kathirimini, les Grecs n’ont pas de choix que de consentir aux sacrifices. «Le pays doit introduire des changements structurels dans la fonction publique ainsi que dans le système de sécurité sociale», écrit son éditorialiste. Ce dernier, en passant, ne se prive pas d’égratigner les responsables européens qui hésitent à concrétiser un plan de sauvetage et nourrissent ainsi la spéculation.


Le journal donne quelques pistes pour moderniser l’économie grecque. «Le tourisme, le shipping et la construction ne suffisent plus et nous devons développer de nouveaux secteurs pour attirer des investissements. Nous sommes un pays trop cher et la corruption et la bureaucratie rongent jusqu’à 40% des salaires», poursuit-il. Avant de proposer que le pays devienne un centre d’excellence en matière d’éducation et de santé et créer des milliers d’emplois.

Source : LeTemps.ch

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-l-ue-impose-un-nouveau-tour-de-vis-a-athenes-45895101.html

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 01:09

Actualités > Education

publié par roland (webmaster) le 28/02/2010 10H40 

Economie

MATIERE A REFLEXION


Il peut paraître paradoxal que l’enseignement de l’Economie devienne le « parent pauvre » de l’Ecole d’aujourd’hui. En effet, pour un système qui ne jure que par l’économique, réduire comme peau de chagrin la connaissance des bases de ce même système a quelque chose de pas très cohérent.

Pourtant à y regarder de plus près, tout s’explique et même en dit long à la fois sur la conception qu’il à de l’économie et les intentions des gestionnaires de ce système.

UN CHOIX PUREMENT IDEOLOGIQUE
Chassez l’idéologique par la porte, il rentrera par la fenêtre.
Les libéraux se font un devoir de tout « objectiver », c'est-à-dire de dépouiller de considérant social, politique, historique, éthique et pour tout dire, idéologique, les phénomènes économiques qu’ils analysent. Les mécanismes « objectifs » du marché se suffisant à eux-mêmes, on ne s’en tient qu’à eux…. Tout le reste, échappant à la science n’est que pure, si j’ose dire, spéculation, donc perte de temps, donc perte d’argent.
Une telle attitude nécessite un préalable : considérer l’économique comme un simple mécanisme étranger, extérieur, à la conscience des hommes, un peu comme les lois de la physique indépendantes de la conscience et de la volonté humaines.
La longue gestation qui a donné naissance à la science économique, sous l’influence, à la fois de la pensée rationnelle/rationnaliste, scientifique et des impératifs de la gestion du Capital a abouti à une véritable chimère : une science à la fois au cœur, et cœur, de l’activité des hommes, fondant des mécanismes (les marchés) qui les exclue totalement. On a assisté, et on assiste, la pensée libérale en étant le chantre, à un véritable renversement : une science qui s’élabore en reniant son propre objet : l’activité historique des hommes.
Ce choix qui se targuait d’être purement « scientifique » et dégagé de toute subjectivité et idéologie est, paradoxalement, le plus parfait exemple de la démarche idéologique. Pourquoi ?
Parce que, élaborer un science fondée sur une activité humaine indépendamment de ce que sont les êtres humains, dans leur complexité, leur subjectivité, leur imprévisibilité, est une escroquerie intellectuelle.
A moins,… à moins, que le choix soit délibéré et motivé par d’autres raisons que la rigueur scientifique.

UNE REFORME PUREMENT IDEOLOGIQUE
Aborder la question du chômage, des inégalités, des fondements structurels de la spéculation,… bref de tout ce qui, aujourd’hui, « fait problème », « pose question »,… c’est, si on veut être rigoureux, donc crédible, réinterroger les fondamentaux du système marchand. Or, de cela, les gestionnaires du système, MEDEF en tête, ne veulent pas en entendre parler.

S’interroger sur ces questions, c’est raisonner, donc insinuer le doute sur le bien fondé de ce qu’est ce système,…
un peu à l’image des interdits imposés par l’Eglise au 16e siècle sur les théories de Giordano Bruno – brûlé le 17 février 1600 pour hérésie à Rome - et de Galilée – condamné en 1633 pour la même raison - qui par leur existence et diffusion remettaient en question la vision officielle du monde.


On expurge donc les programmes, on les fait conformes aux intérêts du système marchand, conforme à ce que les politiciens, serviteurs zélés du MEDEF, désirent que nous sachions et ignorions…. Le tout, bien évidemment présenté sous l’aspect d’un allègement des programmes et d’une liberté de choix d’option…
Ben voyons !

L'option de trois heures hebdomadaires en classe de seconde disparaît. A la place, les élèves auront, au choix, une heure trente de Sciences Economiques et Sociales ou de «Principes généraux de l'économie et de la gestion», une nouvelle matière.

 

C’est finalement moins la réduction horaire, plus ou moins compensée que la réorientation de l’enseignement de l’économie qui est significatif…. Et ne nous faisons pas d’illusions,… ce n’est qu’un début.
Il faut dire qu’il est beaucoup plus important que les « citoyens en devenir », que sont les jeunes, apprennent « comment vendre au consommateur un produit à l’utilité douteuse, mais qui peut ouvrir de nouveaux marchés », que de connaître les  « vraies raisons qui poussent les entreprises, pour conserver les hauts dividendes des actionnaires, à réduire le nombre de salariés ». De même qu’il est plus important de décrire la formation des salaires par un ridicule graphique qui illustre la rencontre entre l’Offre de travail et sa Demande ( ?), plutôt que de s’interroger sur la perte de pouvoir d’achat et la remise en question des systèmes de retraites.
Dans le premier cas, c’est de la « science » ( ?). Dans le deuxième ce sont des « questions de société ». Les premières sont pratiques et rassurantes, les secondes sont troublantes et angoissantes. Bref les premières sont nobles, les secondes c’est « caca boudin »

UNE CITOYENNETE ACULTUREE
On peut ainsi entrevoir le profil du futur citoyen : tout dans la calculette et l’ordinateur,… rien dans la cervelle.
Mais n’abordera-t-on jamais ces « questions de société » ? Si probablement mais de manière douce, pas compromettante, pas dangereuse.
Parfois à l’Ecole, dans les cours de philosophie où l’on traitera, en faisant référence à de « grands anciens », morts depuis longtemps et donc silencieux sur leurs propos d’une autre époque, des grandes questions : la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, la Solidarité, … Tout cela précautionneusement emballé et méthodiquement coupé de la réalité contemporaine.
A l’ENA, Ecole Nationale d’Administration où les futurs gestionnaires, directs ou indirects du capital, apprendront, à partir d’une « question de société », à répondre à une autre question qui n’a rien à voir avec la première, tout en donnant l’impression d’y répondre… Voir pour s’en convaincre leurs exploits médiatiques et/ou lors de leurs interventions télévisées et des campagnes électorales.
Le système marchand s’assure, ou espère s’assurer, ainsi d’une paix des consciences avec une masse ignare, inculte des vrais problèmes, incapable de comprendre, ainsi plus facilement manipulable par la démagogie des politiciens, facilement « paniquable » dans le sens souhaité et des cadres tout à fait capables d’esquiver les questions des provocateurs et autres « mauvais esprits » qui voudraient comprendre.
Quand on voit aujourd’hui, le degré abyssal d’inculture qui règne dans notre société – sans parler de l’Ecole -, on comprend que désormais l’objectif des dirigeants est d’obtenir une masse manipulable à souhait.

Auteur : PatrickMignard - Source : l'En Dehors

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=11301#11301
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 00:43
Economie

Les banques exigent des mesures d'austérité contre les pays « gaspilleurs »


Barry Grey
Mardi 2 Mars 2010

Les banques exigent des mesures d'austérité contre les pays « gaspilleurs »

Avec le déclenchement de la crise européenne de la dette souveraine, une nouvelle catégorie est apparue dans la presse bourgeoise, celle des « pays gaspilleurs. » Les éditorialistes accusent régulièrement des populations entières, à commencer par les Grecs mais aussi d'autres, d'avoir vécu au-dessus de leurs moyens. Elles doivent à présent en subir les conséquences.

Comme remède presque universel émanant de politiciens aussi bien libéraux que conservateurs, c'est un assaut sans précédent qui est engagé contre l'emploi, le salaire et le niveau de vie de la classe ouvrière et la démolition des retraites, du système de santé, de l'éducation et d'autres services sociaux de base.

La découverte de cette pandémie de gaspillage est une réaction directe aux exigences du capital financier international. Après avoir plongé le monde dans un désastre économique par leur course effrénée à l'enrichissement personnel, et poussé leurs Etats respectifs dans la faillite pour les avoir renfloués, les seigneurs de la finance font appel à leurs aides au gouvernement pour protéger leurs investissements en réduisant radicalement les budgets des programmes dont dépendent des centaines de millions personnes.

La canaille journalistique qui promeut la croisade contre le gaspillage ignore le fait bien connu que le niveau de vie de la population laborieuse est en baisse depuis des décennies dans tous les pays industrialisés tandis que la fortune de l'élite financière connait une augmentation exponentielle.

Un exemple notoire de ce type d'experts a été fourni dimanche dans la rubrique « éditorial et opinion », par Thomas Friedman, le chroniqueur du New York Times qui couvre les affaires internationales. Friedman, toujours le chef de troupeau de la suffisance libérale, et porte-parole bien nanti du libéralisme américain écrit : « Oui, Monsieur, nous venons tout juste d'avoir nos 70 années d'abondance aux Etats-Unis. Et durant ces 70 dernières années, diriger. a en grande partie consisté à prodiguer des bienfaits. »

Il poursuit : « Mais maintenant il semble que nous entrons dans une nouvelle ère, « où la grande tâche du gouvernement et de la direction politique consistera à retirer des choses aux gens », a dit Michael Mandelbaum, expert aux affaires étrangères de l'université John Hopkins. En effet, diriger signifie à présent réduire, licencier ou dégraisser les prestations de services, les programmes ou le personnel. »

Friedman continue en comparant la population des Etats-Unis à des sauterelles qui ont rongé « la prospérité qui nous avait été léguée. »

Il donne le conseil suivant au président Obama (dont la campagne en faveur de l'austérité fiscale prouve qu'il n'en a guère besoin) : « Le président doit convaincre le pays d'investir dans l'avenir et de payer pour le passé - le gaspillage passé - et ce tout en même temps. Nous devons payer plus que jamais pour davantage de nouvelles écoles et plus d'infrastructure tout en acceptant plus de coupes sociales que jamais au moment où la confiance dans le gouvernement est au plus bas. »

Deux jours après la publication de l'article de Friedman, le contrôleur des finances de l'Etat de New York a publié un rapport soulignant qui sont les véritables gaspilleurs. Le rapport évalue que les bonus de Wall Street ont grimpé de 17 pour cent en 2009 pour atteindre 20,3 milliards de dollars. De plus, il y est dit que les sociétés de courtage à la bourse de New York ont engrangé une somme record de 49,9 milliards de dollars au cours des trois premiers trimestres de 2009 et qu'elles vont encaisser plus de 55 milliards de dollars de profit sur l'ensemble de l'année - soit près de trois fois plus que le record absolu précédent.

Les revenus moyens des plus importantes banques de Wall Street, telles Goldman Sachs et JPMorgan Chase, ont augmenté de 31 pour cent l'année dernière tandis que l'ensemble des revenus moyens a augmenté de 27 pour cent pour passer à plus de 340.000 dollars.


Ces chiffres montrent que l'élite financière américaine, grâce aux bons offices du gouvernement Obama, a exploité la crise qu'elle a
fabriquée de toutes pièces pour appliquer son programme de longue date de restructurer les rapports de classe en réduisant radicalement et de façon permanente les niveaux de vie de la classe ouvrière.


C'est une accélération de l'offensive menée depuis de nombreuses décennies par la classe dirigeante. L'élite dirigeante américaine a déjà énormément accru sa part de la richesse nationale grâce aux réductions des impôts pour les entreprises et les riches, à la dérégulation économique, aux coupes dans les programmes sociaux, au
quasi-démantèlement de la base industrielle du pays et au recours à la répression d'Etat appliquée avec l'aide de la bureaucratie syndicale et de sa répression de la résistance de la classe ouvrière.


Citons quelques faits :


L'Institut de politique économique rapporte que dans les 30 années qui ont précédé 2008, près de 35 pour cent de la croissance du revenu total aux Etats-Unis étaient allés au 0,1 pour cent de tête du 1 pour cent des gens aux plus hauts revenus. Les 90 pour cent inférieurs se partageaient durant la même période seulement 15,9 pour cent de la croissance des revenus.

La hausse de l'inégalité des revenus avait même démarré avant que la crise financière n'éclate en 2008. Selon une étude, deux tiers de la croissance des revenus étaient allés entre 2002 et 2007 au 1 pour cent le plus riche de la société et les revenus du 1 pour cent classé en tête avaient augmenté dix fois plus vite que ceux des 90 pour cent restant. Le 1 pour cent de tête des gens aux plus hauts revenus percevait en 2007 une part du revenu plus importante qu'à aucun autre moment depuis 1928.

Les derniers chiffres publiés par l'agence américaine qui collecte les impôts, l'Internal Revenue Service (IRS), montrent que le revenu moyen des 400 familles américaines est passé de 16 millions à 87 millions de dollars entre 1992 et 2007, soit une quintuple augmentation. Pendant ce temps, le pourcentage du revenu national total qui est allé à ces 400 familles a triplé, passant de 0,52 pour cent en 1992 à 1,59 pour cent en 2007.

Entre-temps, le revenu d'un Américain moyen est tombé de 13 pour cent au cours de la première décennie de ce siècle.

La conséquence est que les Etats-Unis ont le plus haut niveau d'inégalité des revenus des pays hautement industrialisés. Ils figurent en cela à un rang d'inégalité plus grande que le Sri Lanka et sur un pied d'égalité avec le Ghana et le Turkménistan.

C'est ce que le capitalisme a fait pour la population américaine avant le déclenchement de la crise financière. Depuis le crash de 2008, d'autres millions de personnes ont été précipitées dans le chômage, la pauvreté, la famine et sont devenues sans domicile fixe. Aujourd'hui, 40 millions d'Américains vivent dans la pauvreté tandis que six millions (2 pour cent de la population) n'ont pas de revenu et ne subsistent qu'avec des bons alimentaires.

Telles sont les conditions qui, selon Friedman et l'establishment patronal et politique pour lesquels il parle, doivent être aggravées de façon drastique.

La crise actuelle est en train d'éliminer toute prétention démocratique en exposant les réalités de classe d'un système fondé sur la propriété privée des moyens de production et la subordination des besoins sociaux à l'enrichissement personnel d'une élite parasitaire. Il ne s'agit pas de réformer le système mais de rompre avec la mainmise de cette aristocratie moderne par la mobilisation politique de la classe ouvrière américaine et internationale dans une lutte pour le socialisme.


http://www.alterinfo.net/Les-banques-exigent-des-mesures-d-austerite-contre-les-pays-gaspilleurs_a43298.html
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 00:21


FMO 

Briser l'isolement des 4 millions de personne
atteintes en France de l'une des
8000 maladies rares et méconnues.




Madame, Monsieur,

 
Après bientôt 15 années d’existence et de combat, l’aventure de la Fédération des Maladies Orphelines (FMO) s’achève dans la douleur et la tristesse.
 
Née du rêve et de l’espoir portés par quelques parents désireux de faire sortir de l’ombre ces maladies méconnues et délaissées, la FMO a su fédérer les énergies, réunir les associations de malades, mettre en place des projets novateurs et imposer les maladies orphelines comme enjeu de santé publique. La fin de la seule association indépendante et reconnue d’utilité publique en charge de la lutte contre les maladies rares et orphelines est inquiétante.
 
Dès la première heure, alors que j’étais encore présidente de l’Association française Gilles de la Tourette, j’ai rejoint la FMO, convaincue par l’impérieuse nécessité d’unir nos forces associatives et de faire entendre nos revendications. J’étais – et je le suis toujours – fondamentalement solidaire de l’esprit qui a fait le souffle et la force de la FMO : le travail de proximité, l’attention portée aux problématiques sociales, la volonté d’apporter des réponses aux plus démunis d’entres nous (malades isolés ou sans association). C’est tout cela que les malades et leurs proches perdent avec la disparition de la FMO.
 
La FMO traverse des difficultés financières qui ont fini par avoir raison de son combat, de ses projets et des espoirs qu’elle portait. Elue présidente en avril 2009, j’ai pris acte d’une situation critique et engagé, avec le nouveau trésorier et le conseil d’administration, des mesures radicales pour sortir de la crise. Placée sous procédure de sauvegarde de justice, la FMO a réduit considérablement ses charges et resserré son champ d’action. Malgré tous nos efforts et l’énergie déployée par l’équipe des salariés, la réalité s’impose durement à nous tous : la liquidation judiciaire s’impose.
 
Comment comprendre cet état de fait ? Quelles en sont les causes ? Plusieurs éléments de réponse s’entremêlent.
 
En premier lieu : la FMO souffrait d’une fragilité structurelle de ses ressources. Le développement de ses missions de service public reposait sur la seule générosité de ses donateurs (sans aucun soutien du Téléthon notamment) et de ses partenaires. L’absence de soutien du ministère de la santé prend dans ce contexte un relief amer, quelques centaines de milliers d’euros de la part des pouvoirs publics nous auraient suffit pour vivre.
 
En second lieu : la FMO a connu un essor de ses missions sociales dès 2007, non compensé par les ressources financières.
 
En troisième lieu : le contexte économique actuel et la collecte de fonds engagée par une grande association sur ce même champ ont contribué à diminuer les dons.
 
Par-delà les regrets, la FMO n’aurait pas pu développer ses missions et se placer sur le terrain de l’innovation sans le soutien précieux et fidèle de femmes et d’hommes, d’entreprises ou d’associations qui ont cru dans son combat et qui se sont battus à ses côtés pour faire advenir les projets qu’elle portait. C’est à eux que je souhaite m’adresser maintenant.
 
A vous, bénévoles, donateurs, mécènes et partenaires, grâce auxquels nos plus beaux rêves ont vu le jour ! A vous, qui avez œuvré pour faire sortir ces maladies de l’ombre, pour défendre des idées nouvelles et pour relayer nos victoires et nos colères !
 
Je vous remercie tous infiniment et vous invite à poursuivre votre implication. A l’heure du désengagement financier de l’Etat, le monde associatif est plus que jamais dépositaire des solutions de demain. Il regorge de belles énergies et de combats importants.
 
Quant à moi, j’adresse mes pensées à toutes les personnes atteintes de maladies orphelines isolées. La FMO était la seule à proposer écoute et accompagnement. Cette perte m’est douloureuse mais je nourris l’espoir que les personnes atteintes de maladies rares et orphelines et tous ceux qui sont touchés par cette cause se réapproprient et poursuivent ce combat sous une nouvelle forme.
 
Marie-Christine Louppe
présidente

federation@fmo.fr
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 23:40

JUSTICE.jpg
 
NOUVELOBS.COM | 02.03.2010 | 11:25

Avec 225 pages, et plus de 800 articles, ce premier volet de la grande refonte de la procédure pénale, bouleverse la phase d’enquête de fond en comble.

Un peu plus d’un an après l’annonce de la suppression du juge d’instruction par Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie a dévoilé l’avant-projet de réforme du code de procédure pénale. Avec 225 pages, et plus de 800 articles, ce premier volet de la grande refonte voulue par le chef de l'Etat, bouleverse la phase d’enquête de fond en comble.
S’il entend renforcer les droits de la défense, le problème de l’indépendance des juges enquêteurs reste au cœur du débat. Le projet, qui reprend les grandes lignes du rapport du comité Léger, entérine la suppression du juge d’instruction. Son pouvoir d’enquête est transféré au parquet, qui traiterait 100% des affaires (contre 96% actuellement). Les dossiers les plus sensibles ne seront plus instruits par un magistrat indépendant.
Dans ce nouveau schéma c’est le procureur de la république qui dirigera l’enquête d’un bout à l’autre. Il sera contrôlé par un nouveau juge du siège, le Juge de l’Enquête et des Libertés (JEL). Mais son statut reste inchangé : le procureur demeure hiérarchiquement soumis à la Chancellerie.

Face aux critiques, la Garde des Sceaux propose plusieurs nouveautés, qui garantiront, selon elle, l’indépendance de la Justice. La plus spectaculaire est la création d’une partie citoyenne, en plus de la partie civile. Ce nouvel acteur pourra demander l’ouverture d’une affaire ou contester un classement. Des aménagements qui risquent d’être insuffisantes pour les magistrats. Ils auront l’occasion de commenter le texte et d’y apporter des amendements, pendant la
période de concertation qui s’ouvre ce mardi 2 mars et qui durera jusqu’à fin avril. Mais la Chancellerie a d’ores et déjà fait savoir que la suppression du juge d’instruction et le statut inchangé du parquet sont des points non négociables. La Garde des Sceaux espère faire voter le texte d’ici l’été. Le deuxième volet de la loi, qui portera sur l’audience, sera présenté à l’automne.
Nouvelobs.com a lu l'avant projet du futur code de procédure pénale et en publie les principaux extraits in extenso (voir en bas de cet article). Ci-dessous, vous trouverez des notices explicatives pour accompagner le document.

1. Page de présentation et Plan (numérotées de 1 à 4)

L’avant-projet du futur code de procédure pénale concerne la première partie de la réforme, c’est à dire la phase d’enquête. Ce premier volet de la loi touche environ 900 articles du code. Envoyé le 2 mars aux syndicats de magistrats, avocats et associations de victimes, cet avant-projet fera l’objet d’une concertation jusqu’à la fin du mois d’avril. Un texte définitif, prenant en compte certaines des suggestions faites, sera présenté en conseil des Ministres au printemps. La loi sera présentée à l’Assemblée fin juin ou début juillet, éventuellement en session extraordinaire. Elle sera votée par morceaux. Le deuxième volet de la loi, qui porte sur l’audience, sera présenté aux députés à l’automne.

2. Livre II (numérotées de 45 à 50)

L’avant-projet de la loi prévoit de créer un nouveau juge, dit de l’Enquête et des Libertés (le JEL). Ce magistrat du siège (indépendant), sera chargé de contrôler tous les actes du Procureur de la république (subordonné à la Chancellerie). Ce dernier mènera désormais l’enquête de A à Z, puisque le juge d’instruction disparait. Le Parquet gérera donc 100% des affaires, contre 96% actuellement. Les autres 4% concernent les meurtres et les dossiers sensibles, actuellement confiés aux juges d’instruction. Les Procureurs dépendront toujours de la Chancellerie, une réforme de leur statut est écartée. Pour rassurer ceux qui redoutent une mainmise du politique sur la justice, la Garde des Sceaux veut inscrire dans la loi un « devoir de désobéissance », contre un ordre d’enterrer une affaire émanant du pouvoir. Elle maintient la constitution de la partie civile et propose en outre la création d’un nouvel acteur, la « partie citoyenne » : une personne, non victime, pourra ainsi demander au JEL d’ordonner l’ouverture d’une enquête ou pourra contester devant ce même juge le classement d’une affaire. Les décisions du JEL seront prises collégialement pour les actes les plus importants (prolongation de détention…). Et seront contrôlées par une nouvelle institution : la Chambre de l’Enquête et des libertés (CEL). Le JEL cumulera donc les fonctions des Juges des Libertés et de la Détention (JLD), qui disparaissent, et de la Chambre de l’Instruction.

3. Livre III (numérotées de 75 à 84)

L’avant-projet de loi inscrit le caractère contradictoire de l’enquête. Le secret de l’instruction disparait. En revanche, les avocats et magistrats restent soumis au secret professionnel. Le projet instaure la publicité des débats contradictoires devant le JEL et la Chambre de l’Enquête et de l’Instruction. Les juges d’instruction ne seront pas dessaisis des affaires en cours. La Chancellerie estime à 3 ou 4 années la période où les deux systèmes coexisteront. Pendant cette période les Procureurs enquêteront sur toutes les nouvelles affaires pendant que les juges d’instructions continueront à instruire sur leurs dossiers en cours. Ce double système pose un problème d’effectifs. La Chancellerie réalise actuellement un audit, qui devrait durer deux mois, pour estimer le nombre de juges d’instruction qui seront disponibles pour devenir Procureur et la proportion de ceux qui accepteront cette « bascule ». D’après l’Association des Magistrats Instructeurs (AFMI), seul un quart d’entre eux accepteraient de délaisser le siège. D’autant que la Cour Européenne des droits de l’Homme a refusé de reconnaître au Parquet le statut d’autorité judiciaire dans son arrêt Medvedev de juillet 2008. L’appel de cette décision devrait intervenir fin mars, mais quelle que soit l’arrêt de la Cour européenne, la Chancellerie estime qu’elle n’aura pas d’effet sur sa réforme puisque le nouveau schéma garantit l’indépendance.

4. La Garde à vue (numérotées de 110 à 120)

L’avant-projet de loi instaure une audition libre de 4 heures pour les délits passibles d’une peine de prison inférieure ou égale à 5 ans. Elle pourra se transformer en garde à vue si un ou des fait(s) nouveaux se font jour au cours de cet interrogatoire. La garde à vue proprement dite est restreinte aux seules personnes soupçonnées d’avoir commis des faits passibles d’emprisonnement, et n’intervient donc plus systématiquement après une interpellation. La garde à vue, dans son régime général (qui exclut la délinquance et la criminalité organisée ainsi que le terrorisme), est désormais limitée à 24H pour les faits passibles d’un an de prison au maximum. Le gardé à vue peut s’entretenir avec un avocat dès le début. La présence d’un défenseur peut intervenir dès la 12ème heure. Toutes les auditions en matières criminelles seront filmées. La garde à vue conserve des règles dérogatoires, notamment en matière de terrorisme où la présence de l’avocat ne sera possible qu’à l’issue de la 72ème heure.

5. Contrôle de l’Enquête (numérotées de 167 à 180)

Cette partie développe les cas dans lesquels le JEL statue après un débat contradictoire et les conditions de la publicité des débats. Elle détaille aussi les délais impartis au JEL pour statuer et les conditions de recours et de recevabilité d’appel de ses décisions. Et précise enfin les rôles et pouvoirs du Tribunal d’Enquête et des Libertés (chargé notamment d’examiner la pertinence des demandes de la partie citoyenne), et de la CEL.


http://www.scribd.com/doc/27651610/Extraits-de-l-avant-projet-du-futur-code-de-procedure-penale

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/libertes_sous_pression/20100301.OBS8395/les_principaux_extraits_de_lavant_projet_du_futur_code_.html
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 23:05
UNION EUROPEENNE
NOUVELOBS.COM


Alors que la décision de la Commission européenne relance le débat sur l'innocuité des OGM, BASF annonce que sa pomme de terre Amflora ne sera proposée qu'aux pays "prêts à l'utiliser".

La pomme de terre OGM Amflora de BASF (AFP)

La pomme de terre OGM Amflora de BASF (AFP)

La pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, autorisée mardi par la Commission européenne, ne sera pas proposée en France dans l'immédiat, a déclaré mardi 2 mars BASF dans un communiqué.
Amflora "est destinée aux pays qui sont d'ores et déjà prêts à l'utiliser", indique le groupe qui cite la Suède, les Pays-Bas, la République Tchèque et l'Allemagne.
"BASF n'a pas prévu, à ce jour, de la proposer aux industriels français et souhaite tenir compte des particularités et des demandes de chaque pays", a ajouté le groupe.

Interdiction nationale en Autriche

Le ministre autrichien de la Santé, Alois Stöger,  va interdire la culture dans son pays de la pomme de terre génétiquement modifiée autorisée par Bruxelles dans l'Union européenne.
"Le ministre Alois Stöger prépare un texte pour interdire la culture de la pomme de terre OGM" sur le territoire autrichien, a déclaré un porte-parole du ministère de la Santé à l'AFP.
Le ministre a dit vouloir légiférer "immédiatement" en vue d'une interdiction nationale.
La Commission européenne a annoncé mardi avoir autorisé la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, l'Amflora, premier feu vert depuis douze ans dans l'UE concernant les OGM.
L'Autriche avait déjà mis en place en 1999 une "clause de sauvegarde" pour empêcher l'importation et la culture de deux sortes de maïs génétiquement modifiés, le MON 810 de Monsanto et le T 25 de Bayer autorisés également par la Commission européenne.

Demande de moratoire du PS

En France, le PS a jugé que "le gouvernement français doit imposer un moratoire". Il considère que la décision de la Commission européenne est "un véritable coup de force alors que les citoyens et consommateurs européens sont de plus en plus nombreux à demander que le principe de précaution l'emporte sur les intérêts des grands groupes agroalimentaires".
"A titre préventif, le Parti socialiste demande que le moratoire français sur le Mon 810 soit étendu aux nouveaux OGM dont la commercialisation a été autorisée par la Commission".

Accusation de provocation du Modem

De son côté, Jean-Luc Bennahmias (MoDem) a accusé le président de la Commission de Bruxelles, Manuel Barroso, "de cultiver la provocation en remettant sur la table le dossier ô combien controversé des organismes génétiquement modifiés". "Sans débat, sans consultation du Parlement européen, on ouvre rien de moins qu'une brèche inconsidérée dans la sphère agricole. Une faveur destinée à un groupe, BASF, en total contresens de tout ce qui avait été décidé collectivement depuis plus de 10 ans", a dénoncé dans un communiqué le député européen.

"Un risque inacceptable pour la santé"

L'organisation Greenpeace France appelle la France à déclencher la "clause de sauvegarde" pour faire barrage à la pomme de terre OGM Armflora autorisée mardi par la Commission européenne.
L'organisation dénonce dans un communiqué l'autorisation de culture et de commercialisation de ce tubercule génétiquement modifié qui pose, selon elle, "un risque inacceptable pour la santé humaine et animale et l'environnement".
Notant qu'il s'agit de la première autorisation d'un nouvel OGM dans l'UE depuis 1998, Greenpeace souhaite que la France utilise pour s'y opposer "la clause de sauvegarde prévue dans la réglementation européenne pour protéger son environnement et la santé de ses citoyens".

"Résistance à certains antibiotiques"

L'organisation affirme que le tubercule Amflora de la firme agro-chimique allemande BASF "contient des gènes marqueurs qui lui procurent une faculté de résistance à certains antibiotiques".
"Risques médicaux, environnementaux, tout allait contre cette autorisation", juge-t-elle. "Disséminer des OGM de la pomme de terre BASF dans l'environnement pourrait augmenter la résistance de certaines bactéries à des médicaments, comme des traitements contre la tuberculose", estime-t-elle.
"Il est vraiment très choquant que l'un des premiers actes officiels de la nouvelle commission soit d'autoriser une culture aussi critiquable. Depuis six ans, l'innocuité de cette pomme de terre fait l'objet de controverses scientifiques", souligne l'organisation en rappelant qu'une "majorité des pays de l'Union Européenne s'est opposée à cette autorisation".
En 2008, la France a fait valoir cette clause pour suspendre la culture du maïs OGM MON 810, comme l'ont également fait cinq autres pays membres dont l'Allemagne.

Une "très mauvaise nouvelle" pour Duflot

Cécile Duflot, a qualifié mardi 2 mars de "très mauvaise nouvelle" le feu vert donné par Bruxelles à la mise en culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée, appelant le gouvernement français à s'y opposer.
"C'est une très mauvaise nouvelle", a affirmé la secrétaire nationale des Verts, sur RMC.
"Ce que demandent notamment les écologistes et nos députés européens c'est qu'on puisse faire une évaluation précise (des risques). Ca fait dix ans qu'on le demande, ça n'a pas été fait", a-t-elle ajouté, reprochant à la Commission européenne "de se précipiter".
Elle a souligné que des traces de tels organismes génétiquement modifiés utilisés dans l'alimentation animale pouvaient se retrouver "dans le viande ou le lait" à l'insu des consommateurs.
Quel est le danger ? "Justement on ne le connaît pas ! On a pu avoir, sur le maïs notamment, quelques études qui ont montré sur des rats des conséquences sur des atteintes au foie. Ces travaux scientifiques doivent être approfondis, on doit aller jusqu'au bout de ces études-là avant de commercialiser", a dit Cécile Duflot.

Appliquer la clause de sauvegarde

"Ces doutes, ce soupçon ne peuvent pas être levés aujourd'hui puisque ces études n'ont pas été menées avec suffisamment de moyens, de rigueur et de temps", a insisté la chef de file d'Europe Ecologie pour les élections régionales en Ile-de-France.
A la question de savoir ce qu'elle attendait du gouvernement français, elle a souhaité qu'il "refuse la commercialisation et la culture de cette pomme de terre comme de tous les OGM". "On a appliqué et fait appliquer la clause de sauvegarde, il faut continuer", s'est-elle exclamée.

La Commission doit "sortir de sa tour d'ivoire"

Fer de lance de la contestation des OGM en France, José Bové a, lui aussi, dénoncé le feu vert européen accordé à la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée, exhortant Bruxelles à sortir de sa "tour d'ivoire".
"La Commission européenne doit sortir de sa tour d'ivoire et revenir sur cette décision", a-t-il déclaré dans un communiqué.
"Elle doit entendre enfin les citoyens qui ne veulent pas d'OGM. Elle doit en outre accepter la position des 27 Etats membres (de l'UE) qui en décembre 2008 avaient majoritairement souhaité une réforme radicale des procédures d'évaluation" des demandes d'autorisation des produits transgéniques, a-t-il ajouté.
Connu pour ses prises de position contre les OGM, José Bové a fait l'objet de condamnations en justice pour ses actions d'arrachage illégal de plantations transgéniques.

Autorisation de la Commission européenne

Il s'agit du premier feu vert de ce type depuis douze ans dans l'Union européenne, où les OGM suscitent une vive controverse. La décision prise ce mardi est de nature à relancer le débat autour de l'innocuité des produits OGM en Europe. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a profité du début de son deuxième mandat à Bruxelles pour clore le dossier de la pomme de terre de BASF qui avait empoisonné son premier mandat.
Selon le communiqué de l'exécutif européen la vraie nouveauté concerne l'autorisation de la pomme de terre Amflora, un tubercule conçu par la firme BASF destiné à l'usage industriel pour son amidon et à l'alimentation animale. La Commission européenne n'avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs Monsanto MON 810 dont l'autorisation de culture est arrivée à échéance il y a deux ans.

Choc des écologistes

Bruxelles a aussi accepté la commercialisation en Europe à des fins alimentaires de trois variétés de maïs transgéniques de la firme Monsanto, des dérivés du MON 863, selon un communiqué de l'exécutif européen. Une décision moins spectaculaire dans la mesure où des produits OGM importés font régulièrement l'objet d'autorisations pour le commerce.
Les écologistes au Parlement européen se sont dits "choqués" mardi par l'autorisation sans précédent accordée par la Commission européenne à la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, le premier feu vert de ce type depuis douze ans.
"Je suis choqué de voir que le commissaire à la Santé et à la protection des consommateurs, John Dalli, n'a eu besoin que de quelques semaines dans ses nouvelles fonctions pour exprimer un soutien aussi flagrant aux intérêts industriels", a estimé l'un de leurs chefs de file, Martin Häusling, dans un communiqué.

"Déclaration de guerre"

"Cette décision de reprendre les autorisations de dissémination d'OGM dans l'environnement, en évacuant le débat sur leurs risques, est inacceptable", a critiqué de son côté la libérale Française Corinne Lepage, vice-présidente de la commission Environnement du Parlement.
Elle "constitue une véritable déclaration de guerre à l'égard des citoyens européens majoritairement opposés aux cultures OGM, de la part de M. (José Manuel) Barroso", le président de la Commission, a-t-elle ajouté.
L'organisation des Amis de la terre a également dénoncé le feu vert de Bruxelles à la pomme de terre génétiquement modifiée de BASF. "C'est une mauvaise journée pour les citoyens européens et l'environnement", a-t-elle dit dans un communiqué.

(Nouvelobs.com avec AFP)


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20100302.OBS8502/duflot_et_bove_vent_debout_contre_la_patate_ogm.html



Achtung Tartofel !

Bruxelles avait inventé le chou; aujourd'hui il nous met la patate douce…ment ! Sur l'air de "Savez-vous planter les tartofel OGM?", les censeurs laxistes, entre deux moules frites, nous la servent sans trop de mousse, au grand dam des 27 pays producteurs et consommateurs, alignés devant le comptoir de cette Union-qui-désunit. 

Sautant dans la friture d'un changement de pions, réfractaires aux empoisonneurs (le grec Stavros Dimas) la commission, son maltais de président en tête, John Dalli, comme son nom l'indique, avec la bénédiction du polonais remplaçant, Janesz Potonik, au nom prédestiné, est passée outre les protestations de l'Italie, et de ceux qui suivent, dont la France, l'Autriche, l'Allemagne, la Grèce, la Hongrie, le Luxembourg, et même la Pologne! 

L'exécuteur élu, le portugais José-Manuel Barroso, n'aura plus qu'à emballer le paquet-cadeau, contenant le poison baptisé Amflora, (qui doit fleurir dès ce printemps) à l'adresse de grands bienfaiteurs de l'Humanité: saint-Monsanto, qui ne veut que notre bien, et la bande BASF (qui fabrique aussi les bandes magnétiques bien connues) dont le représentant Pere Eckes, table déjà sur 30 à 40 millions d'euros de revenus dégagés...à leur santé! (Ils n'attendaient ça que depuis treize ans, les pôvres!). Prosit!

Cette production devrait être, selon les recommandations, exclusivement réservée à la production d'amidon pour l'industrie du papier en Suède, et, en sous-produits à l'alimentation animale, sans risque de contamination des consommateurs humains, selon ce que rapporte l'Internaute Actualité. 

Il
est donc conseillé de ne pas rouler un patin aux animaux nourris à la patate qui leur est destinée par MonPotatoe from USA, et d'éviter de s'essuyer avec la presse scandinave. 

Parmentier, qu'as-tu fait?

Par le journaliste et blogueur
http://kelbo.khaos.over-blog.com/


Bruxelles impose la culture
de la pomme de terre OGM en Europe

Des pommes de terre génétiquement modifiées Amflora de BASF (Photo /AFP/Basf)


Mardi 02 mars 2010, 16h07

Pour la première fois depuis douze ans, la Commission européenne a donné mardi son feu vert à la culture dans l'UE d'un produit génétiquement modifié, une pomme de terre de BASF, provoquant la colère des défenseurs de l'environnement et de l'Italie.

"Chaque Etat est libre d'autoriser ou non la culture de cet OGM", a toutefois précisé le commissaire européen chargé de la Santé, le Maltais John Dalli, pour tenter d'atténuer la portée de cette décision controversée dans une Europe où les aliments transgéniques suscitent des craintes pour la santé humaine et l'environnement.

L'Italie, où aucun OGM n'est cultivé, a immédiatement protesté. "Nous évaluerons la possibilité de promouvoir un front commun de tous les pays qui voudront s'unir à nous pour défendre la santé des citoyens et les agricultures identitaires européennes", a averti le ministre italien de l'Agriculture, Luca Zaia.

La pomme de terre génétiquement modifiée en question, Amflora, est développée par une filiale du groupe allemand de chimie BASF, qui attendait depuis plus de treize ans un feu vert.

Elle est destinée, non à l'alimentation humaine, mais à la production d'amidon pour l'industrie du papier en Suède. En outre, ses "sous-produits pourront être utilisés pour l'alimentation animale", a précisé M. Dalli.

Juergen Hambrecht, patron du groupe de chimie allemand BASF, le 30 avril 2009 à Mannheim (Photo Sascha Schuermann/DDP/AFP/Archives)

Or, font valoir les écologistes, ce tubercule contient un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, sujet d'inquiétude pour l'Organisation mondiale de la santé et dont l'abandon a été exigé par une loi européenne de 2004.

Bruxelles s'est retranché derrière les avis favorables de l'Agence européenne de sécurité des aliments et a promis tous les contrôles nécessaires sur sa production.

Mais il n'a pas pu garantir que cette pomme de terre ne se retrouverait jamais dans la chaîne alimentaire.

Face aux critiques, il a renvoyé les gouvernements européens à leurs responsabilités. "Ils auraient pu décider de dire non à cette autorisation et l'affaire se serait arrêtée là. Mais aucune majorité n'a été trouvée" dans un sens ou un autre "et il est revenu à la Commission de décider", a-t-il expliqué.

Jusqu'à ce jour, l'exécutif dirigé par le Portugais José Manuel Barroso n'avait lui même jamais trouvé d'unanimité en son sein, car le Grec Stavros Dimas, chargé jusqu'au début février de l'Environnement, était contre l'autorisation de culture des OGM.

Mais M. Dimas n'a pas été reconduit dans la nouvelle équipe et son successeur depuis trois semaines, le Slovène Janez Potocnik, ne s'est pas opposé à la décision, prise à l'unanimité des commissaires européens.

Le feu vert a été donné mardi "sans débat", moins d'un mois après leur prise de fonction, ce qu'a dénoncé l'organisation Greenpeace.

"Il n'était pas judicieux d'attendre plus longtemps", s'est défendu M. Dalli, invoquant aussi la nécessité pour l'Europe "d'aller de l'avant" vers les "nouvelles technologies".

Le groupe allemand a immédiatement salué cette décision. "La voie est désormais libre pour une mise en culture commerciale cette année", a déclaré un de ses responsables, Peter Eckes. BASF évalue à entre 30 et 40 millions d'euros par an les revenus dégagés par Amflora.

Un seul OGM avait été autorisé à la culture, en 1998 dans l'UE: le maïs MON 810 développé par Monsanto, toujours en attente du renouvellement de cette autorisation.

Or, sept pays --France, Allemagne, Autriche, Grèce, Hongrie, Luxembourg et Pologne-- ont interdit la culture de ce maïs en raison des risques de contamination pour les cultures traditionnelles et biologiques.

La décision de la Commission d'autoriser l'Amflora, est une "gifle" à la face des consommateurs européens, s'est insurgé l'eurodéputé vert Allemand Martin Hässling.

http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/17/683833/bruxelles_impose_la_culture_de_la_pomme_de_terre_ogm_en_europe.shtml?utm_source=benchmail&utm_medium=ML356&utm_campaign=E10166170#

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 22:46

XYNTHIA

 

NOUVELOBS.COM | 02.03.2010 | 11:56Réagissez à l'article 61 réactions

Cécile Duflot rappelle qu'en 2007, le candidat à la présidence de la République appelait à "ne pas entraver le développement normal des communes".

Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo visitent Chatelaillon après la tempête Xynthia (AFP)


Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo visitent Chatelaillon après la tempête Xynthia (AFP)

Au moment où la polémique sur les constructions en zone inondable prend de l'ampleur, Cécile Duflot a accusé mardi 2 mars Nicolas Sarkozy d'avoir lui-même "mis en cause la loi Littoral" pendant la campagne présidentielle de 2007.
"La mise en cause de la loi Littoral, c'est le candidat Sarkozy lui-même qui avait commencé. Il avait dit en avril 2007 : il faut assouplir la loi Littoral pour que les communes puissent se développer normalement, c'était à peu près sa déclaration", a assuré la secrétaire nationale des Verts sur France Info.
Interrogé sur la
loi Littoral de 1986 dans un numéro spécial de l'hebdomadaire Le marin paru le 13 avril 2007, le candidat Sarkozy avait déclaré que celle-ci méritait "d'être mise à jour sans pour autant que l'économie générale du dispositif soit bouleversée. Je crois qu'il faut à la fois la renforcer pour mieux lutter contre les cas de détournement qui ont été constatés, et l'assouplir pour ne pas entraver le développement normal des communes, tout en conservant l'objectif général de protection de l'environnement", ajoutait-il.

Mise en cause de la politique d'urbanisme


Lundi, lors d'un déplacement en Vendée et Charente-Maritime, le chef de l'Etat a mis en cause la politique d'urbanisme dans ces départements dévastés par la tempête Xynthia. "On ne peut pas transiger avec la sécurité", a-t-il déclaré, appelant à "faire de toute urgence la lumière sur ce drame inacceptable et incompréhensible".
Cécile Duflot a aussi affirmé qu'au Sénat également on avait essayé "de remettre en cause la loi littoral". "On sait qu'il y a un an et demi", la Haute Assemblée "a voulu assouplir les règles d'urbanisme", a-t-elle assuré.
"Il y a eu 100.000 logements construits en zone inondable entre 1999 et 2006, donc très récemment, c'est pas des vieilles constructions", a aussi dénoncé la chef de file d'Europe-Ecologie en Ile-de-France pour les régionales.

(Nouvelobs.com)

 

http:// tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20100302.OBS8493/quand_sarkozy_voulait_assouplir_la_loi_littoral.html

Eva, R-sistons à l'intolérable


Auteur : Nouvelobs.com - Source : http://tempsreel.nouvelobs.com


Quand Sarkozy voulait assouplir la loi Littoral
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 22:43
CROISSANCE
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Travail du dimanche, hausse du nombre de taxis, suppression des départements, class actions, suppression des marges arrière dans la grande distribution... Que sont devenues les 316 propositions de la commission Attali ? Nouvelobs.com fait le point.

Jacques Attali (Sipa)

Jacques Attali (Sipa)

Jacques Attali et sa Commission pour la libération de la croissance française vont à nouveau plancher à la demande de Nicolas Sarkozy et François Fillon, a-t-on appris jeudi 25 février. Il avait remis en janvier 2008 un premier rapport listant 316 propositions. Objectifs : obtenir un point de croissance supplémentaire, ramener le taux de chômage à 5 % et réduire la dette publique. La crise est passée par là, et les objectifs sont évidemment très loin d'être atteints. Jacques Attali affirme que 138 de ses propositions ont été mises en œuvre. Qu'en est-il vraiment ? Nouvelobs.com fait le point sur les mesures-phares et leur état d'avancement... ou d'abandon.

APPLIQUÉ

- Adapter les dispositions du droit du travail sur le travail du dimanche.
La loi Mallié du 10 août 2009 autorise l'ouverture des magasins le dimanche dans les communes "d'intérêt touristique" ou thermales ainsi que dans les grandes zones commerciales des agglomérations de Paris, Lille et Marseille. Auparavant, ces magasins ouvraient le dimanche sur la base d'autorisations susceptibles d'être annulées par la justice. Dans les faits, le travail dominical ne s'est pas encore généralisé, mais provoque un certain nombre de conflits.

- Instituer un statut fiscal simplifié pour les entreprises qui réalisent moins de 50.000 euros de chiffre d'affaires.
Entrée en vigueur du régime de l'autoentrepreneur au 1er janvier 2009, dans le cadre de la loi LME. Ils étaient au nombre de 263.374 en octobre 2009.

- Sécuriser la rupture amiable du contrat de travail. La loi de modernisation du marché du travail a été adoptée par le Parlement en juin 2008. Près de 200.000 ruptures conventionnelles ont été signées en 2009 selon le Ministère du Travail. 

- Restaurer la liberté d'installation des acteurs de la distribution, de l'hôtellerie et du cinéma.
La loi de modernisation de l'économie (LME), promulguée en août 2008 après un marathon parlementaire, a relevé de 300 à 1 000 m2 le seuil au-delà duquel une autorisation est nécessaire avant l'installation d'une grande surface pour les villes de plus de 20 000 habitants. La loi présente un bilan "désastreux" concernant l'urbanisme commercial, selon un rapport d'étape parlementaire présenté en commission, en février dernier. "Des interrogations subsistent sur le nombre de m2 ouverts sans autorisation" pendant la période transitoire, selon le rapport.

EN COURS D'APPLICATION, OU APPLIQUÉ EN PARTIE


- Ouvrir très largement les professions réglementées à la concurrence (coiffeurs, chauffeurs de taxi, vétérinaires, pharmaciens et diverses professions juridiques).
Nicolas Sarkozy s'était déclaré contre la libéralisation des activités de pharmacie dès la remise du rapport.
Rien n'est prévu concernant les conditions d'exercice des coiffeurs.
Les chauffeurs de taxis ont organisé plusieurs manifestations et opérations-escargot, faisant reculer le gouvernement. L'Etat et la profession ont signé en mai 2008 un protocole d'accord permettant une hausse du nombre de taxis. Paris en compterait désormais environ 4 000 de plus, mais le rapport en espérait au moins 20 000 et prônait des licences gratuites. En février 2010, des députés ont voté en commission un amendement abolissant le monopole des taxis parisiens dans les aéroports franciliens, au grand dam du gouvernement, lors de l'examen du projet de loi Grenelle 2.
Le métier d'avoué va fusionner avec celui d'avocat. Après plusieurs manifestations de la profession, le Sénat a considérablement modifié le texte en décembre dernier, et repoussé d'un an son entrée en vigueur, désormais fixée au 1er janvier 2012.
Enfi, une Autorité de la concurrence a été créé en février 2009 pour remplacer le Conseil de la concurrence.

- Réduire les délais de paiement des PME. La LME les a plafonnés à 60 jours (contre 30 selon le rapport). En novembre 2008, Xavier Bertrand, ministre du Travail de l'époque, a néanmoins dû rappeler à l'ordre sur le sujet Etat et collectivités locales. "On pourrait se féliciter d'une réduction moyenne de onze jours des délais de paiement, selon les chiffres transmis par le gouvernement", précise un rapport d'étape parlementaire présenté en commission, en février dernier, tout en pointant du doigt les dérogations.

- Accroître l'offre de logement social.
Le secrétaire d'Etat au logement, Benoist Apparu, a annoncé en février 2010 que l'Etat va débloquer cette année 4,7 milliards d'euros d'aides pour la construction d'environ 140.000 logements sociaux.

- Supprimer les marges arrière. La LME devait restaurer la liberté de négociation des tarifs entre fournisseurs et distributeurs. Mais face à la chute de leurs prix d'achats, les agriculteurs se sont vigoureusement mobilisés contre les grandes surfaces en juin 2009. Fin octobre, Bercy a décidé d’assigner au civil neuf enseignes pour des pratiques abusives avec des fournisseurs constatées par les agents de la DGCCRF (répression des fraudes).

- Accueillir plus de travailleurs étrangers et simplifier la délivrance d’autorisations de titres de travail. Les restrictions pesant sur les ressortissants des nouveaux pays membres de l'Union européenne ont été levées en juillet 2008, et les procédures assouplies pour les cadres étrangers de haut niveau.

- Laisser à tout salarié le choix de poursuivre une activité sans aucune limite d'âge en bénéficiant, à compter de 65 ans, d'une augmentation de sa retraite, en levant tous les obstacles aux cumuls emploi-retraite et supprimant tous les dispositifs de préretraite.
Concernant le cumul emploi-retraite, le plafond de revenu et le délai imposé avant la reprise d'un travail ont été supprimés au 1er janvier 2009.

- Constituer 10 grands pôles d'enseignement supérieur et de recherche autour de 10 campus, réels et virtuels.
Dix projets ont été retenus pour constituer des pôles universitaires d'excellence dans le cadre du plan Campus, doté de 5 milliards d'euros.

- Entreprendre la mise en place du très haut débit pour tous, à domicile, dans l'espace numérique de travail et dans l'administration.
Le plan France numérique 2012, présenté en octobre 2009, doit faciliter l'accès au haut débit, le développement de la fibre optique et des réseaux mobiles.

- Mettre en chantier dix Ecopolis, villes et quartiers d'au moins 50.000 habitants intégrant technologies vertes et technologies de communication.
Plusieurs éco-quartiers sont en chantier ou en projet, notamment dans le Nord et en Île-de-France.

NON APPLIQUÉ

- Réduire dès 2008 la part des dépenses publiques dans le PIB. Cette réduction devra atteindre 1% du PIB à partir de 2009, soit 20 milliards d'euros de réduction (...) par an pendant 5 ans.
Dans son dernier rapport annuel publié en février 2010, la Cour des comptes estime que la dette publique pourrait approcher 100 % du PIB en 2013.

- Renforcer les régions et les intercommunalités en faisant progressivement disparaître en 10 ans l'échelon départemental. Nicolas Sarkozy avait d'emblée annoncé qu'il était contre la suppression des départements. La mesure a divisé la majorité, Xavier Bertrand affirmant que l'hypothèse de "regroupements" était "toujours d'actualité", tandis que le secrétaire d'Etat aux Collectivités Territoriales, Alain Marleix, assurait le contraire. Nicolas Sarkozy a évoqué à plusieurs reprises la nécessité de réformer les structures territoriales. Statu quo pour le moment.

- Atteindre la moyenne européenne en matière d'activité des 55-64 ans d’ici cinq ans (soit 42,5 % contre 37,8 % aujourd'hui). Aucune avancée pour le moment. Xavier Darcos a indiqué en février dernier que le gouvernement prévoyait "d'interdire des plans sociaux qui s'appuient sur le départ prématuré des seniors".

- Supprimer le principe de précaution de la Constitution. Nicolas Sarkozy s'était déclaré contre dès la remise du rapport.

- Cibler la prime pour l'emploi sur les bas salaires. La proposition a été abandonné lors de la création du revenu de solidarité active (RSA).

- Instaurer des "class actions" à la française. Le secrétaire d'Etat à la Consommation, Hervé Novelli, a repoussé leur création en octobre dernier.

- Se donner les moyens que tout élève maîtrise avant la fin de la sixième le français, la lecture, l'écriture, le calcul, l'anglais, le travail de groupe et l'informatique.
Le gouvernement a prévu de supprimer 40.000 postes d'enseignants entre 2008 et 2010.

- Réduire le coût du travail pour toutes les entreprises en transférant une partie des cotisations sociales vers la contribution sociale généralisée (CSG) et la TVA (TVA sociale).

- Introduire une condition de ressources dans le versement des allocations familiales.

- Créer une agence guidant les PME de moins de 20 salariés dans leurs démarches administratives.

- Mobiliser tous les acteurs de l'emploi des jeunes et imposer à toutes les entreprises et collectivités publiques de présenter chaque année un bilan de la diversité par âge, par sexe et par origine. Le mécanisme de bonus-malus favorisant jeunes et seniors est abandonné.

- Considérer la formation de tous les chercheurs d'emploi comme une activité nécessitant rémunération sous forme d'un contrat d'évolution.

(Nouvelobs.com)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/politique_eco/20100225.OBS8044/rapport_attali__ce_qui_a_ete_vraiment_applique.html
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 22:16
IMMIGRATION
NOUVELOBS.COM | 02.03.2010 | 11:47

Des centaines de personnes se sont rassemblées lors de la journée d'action consistant à se "retirer" de la vie économique pour montrer l'apport de l'immigration.

La journée sans immigrés à Paris (AFP)

La journée sans immigrés à Paris (AFP)

La première "journée sans immigrés", un nouveau mode d'action consistant à se "retirer" de la vie économique pour montrer l'apport de l'immigration, a mobilisé lundi 1er mars des centaines de personnes à Paris. De nombreuses actions ont également été lancées en Italie.
De 12h à 14h, le parvis de l'hôtel de ville à Paris, a été le théâtre de débats, d'histoires familiales partagées, de musique, d'échanges entre plusieurs centaines de personnes d'horizons différents se reconnaissant dans un refus de stigmatisation de l'immigration.
Chefs d'entreprise et cadres d'origine étrangère, étudiants d'Europe de l'Est, militants du collectif "24h sans nous" ou collectifs de sans-papiers ont martelé leur "ras-le-bol de l'instrumentalisation politique de l'immigration".
"Le message des citoyens qui sont ici est clair", résume Alexandre Mesin, jeune ingénieur venu en compagnie de sa femme Weiwei, née en France de parents chinois, "nous en avons marre d'entendre parler de l'immigration comme d'une menace et non comme une richesse".
"La France ne serait rien sans ses immigrés", renchérit Rym Cherifa, 24 ans, styliste d'origine marocaine.

Le déclic : les propos d'Hortefeux

Le collectif, lancé en juin dernier, a calqué l'idée de boycott économique (24h sans consommation et sans travailler) sur un vaste mouvement de protestation mené par les Latinos-Américains aux Etats-Unis en 2006 contre la politique d'immigration.
Le "déclic" de la quinzaine de personnes à l'origine du mouvement a été provoqué par les propos lancés par Brice Hortefeux à un jeune militant d'origine maghrébine lors de dernière université d'été de l'UMP.
La date du 1er mars a été choisie car elle marque le cinquième anniversaire de l'entrée en vigueur du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui instaurait une immigration "choisie" sur des critères économiques.
"On nous demande aujourd'hui de quantifier notre action, or il est nécessairement difficile de mesurer l'impact de notre appel à cesser de travailler ou de consommer pendant 24h", a expliqué à l'AFP Peggy Derder, vice-présidente du collectif. "Ce qui est certain, c'est que ce mouvement a notamment contribué à changer le regard sur l'immigration".

Moins d'actions en province

"Le collectif a le mérite d'avoir mis en relation des mondes qui s'ignoraient souvent", rappelle Nadia Lamarkbi, jeune journaliste franco-marocaine et présidente du collectif".
Soutenue par plusieurs syndicats et des associations comme la Cimade, le Gisti, le Réseau éducation sans frontières ou France Terre d'Asile, l'initiative a suscité des actions plus modestes en province, avec par exemple des rassemblements d'une centaine de personnes à Toulouse et sur le Vieux-Port de Marseille ou encore un "Freeze" à Lille.
"L'aventure ne fait que commencer. Nous espérons maintenant faire de cette journée un évènement annuel et européen", explique Nadia Lamarkbi.
Plusieurs collectifs se sont déjà formés en Grèce, en Espagne ou en Italie.
A Rome, un millier de personnes ont défilé derrière des banderoles disant "Non à l'intolérance" ou encore "Nous sommes tous Noirs".
A Naples (sud), près de 20.000 personnes pour la plupart originaires du Burkina Faso, du Ghana, du Nigeria, du Maroc, du Bangladesh et du Sénégal ont défilé pacifiquement et en musique.
A Bologne (centre), où 10.000 personnes ont défilé, une exposition de photos a voulu montrer les visages des "nouveaux Italiens", et à Trieste (nord-est) des groupes se sont formés pour effacer les graffitis racistes.

(Nouvelobs.com)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20100302.OBS8443/la_journee_sans_immigres_a_mobilise_a_paris.html
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 22:12

La Poste est devenue une société anonyme
NOUVELOBS.COM |

Le changement de statut permettra, selon le gouvernement, de mieux affronter la concurrence européenne. "C'est encore un morceau de l'identité de la République française qui fout le camp", regrette Jean-Luc Mélenchon.

Plus de deux millions de personnes avaient dit leur opposition au changement de statut lors d'une "votation citoyenne" sans valeur juridique

Plus de deux millions de personnes avaient dit leur opposition au changement de statut lors d'une "votation citoyenne" sans valeur juridique (c) Reuters

C'est fait. Depuis lundi 1er mars, La Poste est désormais une société anonyme. Ce changement de statut, contesté par l'opposition, va, selon le gouvernement, lui permettre d'affronter la concurrence européenne tout en restant 100% publique.
La Poste recevra bientôt 2,7 milliards d'euros de capitaux publics supplémentaires. Les fonds seront débloqués dès que le plan d'affaire aura été validé par le conseil d'administration de La Poste, a précisé la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, lors de la visite d'un centre postal, lundi, à Bois-d'Arcy (Yvelines).

2,7 milliards pour quoi faire ?

La Caisse des dépôts et consignations doit apporter 1,5 milliard d'euros à La Poste, et l'Etat 1,2 milliard. "J'espère qu'ils pourront être apportés dans des délais très brefs", a dit Christine Lagarde. Une fois le plan d'affaire approuvé, "il n'y a pas de raison qu'ensuite nous retardions ce mouvement d'augmentation de capital", a-t-elle ajouté.
Du côté des syndicats, on s'interroge sur l'utilisation des 2,7 milliards d'euros. Régis Blanchot, administrateur Sud-PTT, a estimé "qu'une partie de l'augmentation de capital servirait à augmenter les fonds prudentiels de la Banque postale". "La deuxième possibilité, qui nous inquiète très fortement", est que leur l'augmentation "permette de spéculer sur des produits qui sont beaucoup plus dangereux pour nos clients et pour La Poste", a-t-il souligné.
Pour sa part, Hervé Tellier (CGT) a souligné que les 2,7 milliards devaient amener "un service public modernisé et répondre aux revendications du personnel et pas seulement pour la financiarisation et des fusions et acquisitions hasardeuses".
La Banque postale n'a cependant "pas le choix car elle a besoin d'argent pour répondre aux normes financières, sans cela elle ne pourra pas continuer à proposer des crédits", selon Nadine Capdebosq (CFDT).

100% publique, promet le gouvernement

Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a une nouvelle fois assuré que La Poste resterait 100% publique.
"C'est un service public qui devient imprivatisable", a-t-il dit à propos de la nouvelle société anonyme à capitaux publics. "Quand on veut privatiser, on ne met pas de l'argent public."
Une promesse qui ne convainc guère l'opposition, qui souligne que Nicolas Sarkozy avait promis, alors qu'il était ministre de l'Economie en 2004: "
EDF-GDF ne sera pas privatisée". L'Etat détient aujourd'hui 35,7% du capital du groupe GDF-Suez.

"Faire face à la concurrence'"

Le gouvernement a présenté le changement de statut comme l'unique façon de fournir à La Poste les moyens d'affronter la concurrence européenne, dans l'optique de l'ouverture totale du marché le 1er janvier 2011.
Selon Christian Estrosi, "il était urgent que nous le fassions". "On ne pouvait pas regarder la TNT hollandaise, la Deutsche Post se développer, se moderniser et se dire 'nous allons partir à la conquête d'un certain nombre de marchés, notamment du marché français, pendant que la Poste française va rester repliée sur elle-même et ne va pas se donner les moyens de faire face à la concurrence'", a-t-il ajouté.
Le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, a salué "une décision absolument vitale pour l'avenir de l'entreprise" et "une loi qui conforte ses missions de service public".

"Jour de deuil"

Le changement de statut a été combattu par des syndicats et la gauche, qui jugent qu'il ouvre la voie à une privatisation. "Pour moi, aujourd'hui c'est jour de deuil, c'est encore un morceau de l'identité de la République française qui fout le camp au profit du marché", a lancé lundi le député européen Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche).
Razzy Hammadi, secrétaire national du Parti socialiste aux services publics, a ainsi annoncé lundi que si la gauche revient au pouvoir, elle devra "remettre en cause ce qu'à fait la droite, non pas pour revenir en arrière, mais pour aller de l'avant en garantissant le réseau postal, par une nationalisation du réseau postal (...) c'est le cas aux Etats-Unis, que le Japon s'y prépare".
La loi a été validée début février par le Conseil constitutionnel, qui avait été saisi par des parlementaires socialistes.
Plus de deux millions de personnes ont dit leur opposition au changement de statut lors d'une "votation citoyenne" sans valeur juridique, organisée en octobre par une soixantaine d'organisations syndicales, associatives et politiques
.



. (Nouvelobs.com avec Reuters)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/entreprises/20100302.OBS8463/la_poste_est_devenue_une_societe_anonyme.html
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