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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 03:24
Chomsky : Obama s’oppose au
développement de l'Amérique latine
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par Le candide - 100%- 721 articles pro.jpg- 98 hitsflux de ce reporter Flux du reporter flux de ce theme Flux de International

chomsky.jpgLors d'une entrevue à la radio équatorienne Radio Quito, l'intellectuel nord-américain Noam Chomsky a affirmé que son pays s'opposait à l'évolution constructive décidée par les pays du cône sud-américain.

Pour Noam Chomsky, qui malgré ses quatre-vingt-un ans reste très présent sur la scène internationale, le cas du Honduras en est un exemple frappant : « Si la majorité des pays européens ont adopté des mesures fermes contre le coup d'État, les États-Unis n'ont rien fait alors qu'ils ont énormément d'influence sur les pays des Caraïbes, non seulement d'un point de vue militaire, mais surtout économique. »

« L'Administration américaine ne veut pas s'impliquer, car elle ne veut pas que se développe une Amérique latine plus progressiste. » a rajouté le philosophe soulignant que « ce n'était pas uniquement la politique de l'actuel gouvernement, mais que c'était celle qui prévalait aux États-Unis depuis leur création et que cela expliquait l'attitude négative du pays envers des nations comme le Venezuela ou la Bolivie. En cela le nouveau gouvernement à Washington n'a rien changé. »

Cependant, a fait remarquer Chomsky, alors que nous sommes en pleine époque de commémoration de l'indépendance de l'Amérique latine, c'est la première fois en deux cents ans que les nations sud-américaines prennent réellement les décisions indispensables à une indépendance authentique ; pour la première fois, il y a une volonté significative de changement. »

Il y a évidemment deux grands défis que doivent affronter les pays sud-américains, le premier est celui d'une intégration de la région et l'autre est de réduire le profond fossé qui sépare une minorité qui possède toutes les richesses et l'immense majorité pauvre.

Pour ce qui est de l'intégration, Chomsky considère que pour la première fois il existe une impulsion significative et visible à travers des créations comme la Banco del Sur ou l'Union des nations sud-américaines (UNASUR).

Pour le second problème, il reconnaît de réels efforts pour se distancer des États-Unis, du FMI et la mise en place de nombreuses initiatives positives visant à réduire les différences sociales et à diriger les ressources vers les couches les plus basses de la population.

Chomsky signale également que le projet politique de Socialisme du XXIe siècle proposé par le Venezuela et l'Équateur est positif en ce sens qu'il assure une meilleure redistribution des richesses.

C'est d'ailleurs en ces termes que Noam Chomsky a félicité le président vénézuélien Hugo Chavez qu'il a visité à Caracas à la fin du mois passé : « Parler de paix et critiquer ceux qui s'y opposent est relativement facile, il est plus difficile de créer un monde nouveau, un monde différent. C'est émouvant de voir comment au Venezuela on construit ce nouveau monde possible et de rencontrer un des hommes qui a inspiré cette situation. La mafia internationale ne vous pardonnera jamais tant que vous ne payez pas leur rançon. Si vous la payiez, vous seriez traité par eux comme un "remarquable homme d'État". Mais vous êtes devenu le virus dangereux à exterminer. »

S'il peut paraître arrogant de contredire une sommité comme Noam Chomsky, si l'on ne peut non plus nier certains bienfaits du projet bolivarien impulsé par Hugo Chavez, faut-il cependant faire l'éloge d'un tel homme qui réduit au silence la presse d'opposition (voir : Correa et Chavez veulent museler la presse d'opposition ) et ne cache pas ces accointances avec le groupe terroriste des FARC qu'il s'obstine à qualifier de forces combattantes alors que celles-ci mettent à feu et à sang la Colombie voisine depuis plus de cinq décennies ? (Voir :  FARC : Le double langage de Chavez )

Une chose est de vouloir reconnaître le réel effort accompli par les démocraties sud-américaines, efforts non soutenus par le grand voisin du nord, une autre de fermer les yeux sur des pratiques qui s'apparentent plus à celles pratiquées par les "dictatures populaires" que par une réelle démocratie.

C'est comme Hugo Chavez qui, sous prétexte d'avoir en commun avec l'Iran un ennemi commun, se plaît à parader en compagnie de Mahmoud Ahmadinejad, appliquant en cela la théorie simpliste qui veut que les ennemis de mes ennemis sont mes amis.

Mais s'il est une chose avec laquelle nous sommes d'accord avec Chomsky, comme doivent l'être les nombreuses personnes qui avaient espéré des lendemains meilleurs avec l'élection de Barack Obama, il est décevant de découvrir que peu importe le locataire du bureau ovale, la politique de Washington reste la même et ne semble pas voir d'un bon œil les réels efforts de démocratisation et de redistribution des richesses chez ses voisins du sud, comme si l'apparition d'un marché unique, libre et démocratique en Amérique latine faisait trop d'ombre au mercantilisme made in U.S.


http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=28689&Itemid=272
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 03:17

          

" Selon que vous serez puissant ou misérable,
du peuple ou de l'Elite "



                
             Paradis pour nous (camps de la FEMA), et paradis pour l'"Elite" du NOM

                   
                      
http://r-sistons.over-blog.com/article-35700877.html

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 23:42
La Yougoslavie en 2003, au moment de sa dissolution


UN LIVRE-CHOC AUX ETATS-UNIS
Par David N. Gibbs
Un livre intéressant vient de paraître en juin 2009 aux Etats-Unis. Intitulé “First do no Harm : Humanitarian Intervention and the Destruction of Yugoslavia ” (Avant tout, ne faites pas de mal ; l’intervention humanitaire et la destruction de la Yougoslavie), il traite de la guerre de l’OTAN contre Belgrade en 1999 en prenant le contre-pied de toute la politique officielle. Il affirme – et démontre – que l’agression occidentale n’avait rien d’une “intervention humanitaire”, et réfute les versions mensongères des événements diffusées à l’époque par les grands médias.
Le sujet a déjà été traité par des auteurs aboutissant aux mêmes conclusions. Mais de façon marginale, sans grand écho dans l’opinion publique. A leur différence, l’ouvrage de David N. Gibbs risque d’avoir un certain retentissement, et de marquer une date.
Pour plusieurs raisons.
L’auteur est un universitaire respecté, professeur d’histoire et de science politique à l’université de l’Arizona. Son livre a été publié par l’université Vanderbilt, qui est une des plus prestigieuses institutions américaines, et servira donc de sujet d'études pour les futurs étudiants en sciences politiques et en relations internationales. Enfin, et surtout, le professeur Gibbs n’a aucune relation en Serbie et n’a jamais mis les pieds dans les Balkans. Ce qui signifie que sa démonstration n’est infléchie par aucun contact personnel ou penchant affectif, et ne repose que sur des sources fiables, des témoignages enregistrés et des documents réels.
Le résultat est un réquisitoire solidement construit, qui condamne sans ambiguïté la politique occidentale, et auquel on ne peut reprocher que quelques faiblesses (comme l’acceptation des mensonges officiels concernant les soi-disant “massacres” de Racak et de Srebrenica), compréhensibles parce que sortant un peu du sujet de recherches. Pour donner une idée de l’argumentation développée par le Pr Gibbs, nous avons traduit un important extrait du chapitre VII de son livre, paru dans le journal belgradois Politika du 26 juillet 2009, qui figure ci-dessous.


Alors que la guerre de l’OTAN contre les Serbes en 1999 atteint son dixième anniversaire, elle est évoquée avec une certaine nostalgie. On se souvient de la guerre du Kosovo comme de la “bonne guerre” – une action militaire authentiquement morale, contrastant de façon rassurante avec le fiasco en Irak. La guerre du Kosovo n’a été entreprise (affirme-t-on) qu’en dernier ressort, pour contenir un déplaisant dictateur (Slobodan Milosevic) qui ne réagissait qu’à la force. Et la guerre a eu des résultats positifs, en ce sens que le Kosovo a été libéré de l’oppression serbe et que Milosevic a été vite renversé. Aujourd’hui, une décennie plus tard, on s’en rappelle comme d’un cas exemplaire d’intervention humanitaire, et elle est largement considérée comme le modèle d’interventions éventuelles au Darfour ou ailleurs. Certaines personnalités importantes du gouvernement Obama, en particulier Samantha Power, ont même conseillé de faire de “l’intervention humanitaire” du type Kosovo un thème de base de la politique américaine.
Etant donnée l’importance du Kosovo comme modèle d’actions militaires futures, il est essentiel de mieux comprendre ce qui s’est réellement passé dans ce cas critique. De nouvelles informations sont devenues disponibles, au cours des dernières années, en provenance du procès de Milosevic pour crimes de guerre et d’autres sources fondamentales, informations qui éclairent la guerre d’un jour tout à fait différent (et pas tellement positif). Dans ce qui suit, je vais passer en revue ces révélations, et montrer comment elles discréditent des mythes largement acceptés concernant le caractère “bénin” de l’intervention au Kosovo.
D’abord, un peu d’arrière-plan. Le Kosovo était depuis longtemps une “province autonome” de la république de Serbie, faisant partie à l’origine de la Yougoslavie communiste. Sa population était divisée en une majorité ethniquement albanaise et une relativement petite minorité serbe, qui représentait 10 à 15 % de l’ensemble. Le conflit ethnique entre ces deux groupes a peu à peu déstabilisé la province. En 1989, la République de Serbie a mis fin au statut autonome du Kosovo et y a établi une loi martiale de fait. Un système de forte répression a été imposé qui opprimait les Albanais de la province et favorisait les Serbes. Les efforts des Albanais d’y échapper ont été à la base de la révolte armée de la fin des années 90, dirigée par l’Armée de libération du Kosovo (UCK). Ces efforts ont finalement déclenché la campagne de bombardements de la Serbie par l’OTAN en 1999. Après la défaite serbe, une force internationale de paix a occupé le Kosovo. En sa présence, le Kosovo a fait sécession de la Serbie et a proclamé son indépendance en 2008. Peu après le bombardement, la plus grande partie de la population serbe a été ethniquement nettoyée et expulsée, laissant un petit nombre de Serbes disséminés dans la province.

Mythe n° 1.
L’OTAN n’a commencé sa campagne de bombardement qu’après avoir épuisé tous ses efforts d’éviter la guerre et d’atteindre ses buts au Kosovo par des moyens diplomatiques. La guerre a résulté de la dure résistance de Milosevic à toute solution négociée.

En fait, Milosevic n’a refusé aucune solution diplomatique, et ce point est désormais solidement confirmé par les sources les plus fiables. En particulier, il a signé une série d’accords internationaux en octobre 1998 qui entérinaient le retrait de la plus grande partie des forces serbes du Kosovo et l’application d’un cessez-le-feu. Il a aussi accepté le déploiement de la Mission internationale de vérification du Kosovo, qui devait contrôler le retrait des troupes serbes. Ces accords ont été l’œuvre du diplomate américain Richard Holbrooke.
Ils ont peu à peu été rompus ; les combats ont continué entre Serbes et Albanais et ont connu une escalade à la fin 1998. A l’époque, on considérait généralement que c’étaient les Serbes qui avaient rompu les accords. Aujourd’hui, nous savons que cela n’a pas été le cas. En fait, les Serbes ont respecté les accords de Holbrooke, et ce sont les Albanais qui les ont sabordés.
La preuve que les Serbes ont respecté les accords est due au général Klaus Neumann, un officier allemand qui a joué un rôle important dans la diplomatie de l’époque (et qui ultérieurement a participé à la guerre de 1999 de l’OTAN). En 2002, Neumann a été cité au procès de Milosevic comme témoin capital de l’accusation et a déclaré : “Les autorités yougoslaves ont respecté l’accord (de Holbrooke)… Je considère que l’on doit rendre un réel hommage à ce qu’elles ont fait. Ce n’était pas une chose facile de retirer 6.000 officiers de police en 24 heures, mais elles y sont arrivées.” L’opinion du général Neumann est confirmée par la Commission internationale indépendante sur le Kosovo, qui note dans son rapport de 2000 que “la Serbie a mis en application l’accord (de Holbrooke) et a retiré ses forces en conséquence.”
La rupture de l’accord Holbrooke a été en réalité le fait des guerillas de l’UCK, qui ont mis à profit le retrait serbe pour lancer une nouvelle offensive. Cette stratégie est décrite dans l’échange suivant entre un interviewer de la BBC et le général Neumann. L’interview cite des renseignements de l’OTAN et du directeur de la Mission de vérification du Kosovo, qui contrôlait l’application de l’accord.

BBC : Nous avons obtenu les minutes confidentielles du North Atlantic Council (NAC), l’organisme dirigeant de l’OTAN. On y parle de l’UCK comme “principal initiateur de la violence… Elle a déclenché ce qui apparaît comme une campagne délibérée de provocation (des Serbes)”. C’est ainsi que William Walker (chef de la Mission de vérification) a présenté lui-même la situation, en privé.
Général Neumann : L’ambassadeur Walker a déclaré au NAC que la majorité des violations (de l’accord Holbrooke) était due à l’UCK. Cela a clarifié la situation : ce sont les guerillas albanaises, et non les Serbes, qui ont été responsables de la reprise des combats.

En février-mars 1999, les Etats-Unis et plusieurs alliés européens ont organisé une conférence de paix internationale – officiellement dans le but d’aboutir à un règlement d’ensemble du conflit du Kosovo – qui s’est tenue pour sa plus grande part à Rambouillet, en France, près de Paris. Les médiateurs occidentaux qui géraient la conférence cherchaient à mettre fin à l’oppression serbe au Kosovo, à redonner à la province son autonomie régionale (faisant toujours partie de la Serbie) et à créer une force de paix internationale armée chargée de contrôler l’application des décisions. On n’envisageait pas à ce moment-là l’indépendance du Kosovo.
En fin de compte, la conférence a été un échec, qui a abouti directement à la campagne de bombardement de l’OTAN. A l’époque, il était généralement admis que les Serbes avaient refusé de négocier sérieusement et étaient déterminés à user de la force militaire contre les Albanais. Une lecture attentive des comptes rendus démontre que cette opinion officielle était fausse une fois de plus. En fait, les Serbes étaient ouverts à une solution négociée, et ils n’ont eu recours à la force que lorsque tout arrangement s’est révélé impossible.
La plupart des participants de la conférence de Rambouillet ont admis que la délégation serbe avait en réalité accepté toutes (ou pratiquement toutes) les exigences des médiateurs américains et européens. Les Serbes “semblent avoir souscrit aux éléments politiques de l’accord, du moins en principe”, note Marc Weller, un juriste universitaire qui servait de conseiller à la délégation albanaise. Le porte-parole du Département d’Etat, James Rubin, déclare que les Serbes ont accepté “pratiquement tous les aspects de l’accord politique”. Le diplomate US Christopher Hill dit que “Milosevic était favorable à l’accord politique de Rambouillet” . Même Madeleine Albright, pourtant hypercritique de la délégation serbe, avoue que les Serbes ont accepté la plupart des clauses du règlement politique. En ce qui concerne les aspects plus contestables de leur application, Milosevic lui-même laisse entendre qu’il accepterait une force de paix au Kosovo pour les contrôler, dirigée par l’ONU ou l’OSCE. Il continue cependant à rejeter l’idée d’une force de l’OTAN, réclamée par les USA.
L’information disponible suggère qu’un règlement d’ensemble du conflit du Kosovo était possible et pouvait intervenir à Rambouillet. Ce qui a fait échouer la conférence a été un nouveau développement intervenu tard dans le processus de négociation. Les médiateurs occidentaux ont proposé qu’une “annexe militaire” soit ajoutée à l’accord final. L’annexe prévoyait que les forces de paix de l’OTAN serait déployées et auraient “un passage libre et illimité et un accès sans contrainte à travers la RFY (République fédérale de Yougoslavie)”.
Ce texte était tout à fait clair : il signifiait que la force de paix de l’OTAN occuperait non seulement le Kosovo, mais potentiellement la totalité de la Serbe et de ce qui restait de la Yougoslavie. A l’apparition de cette Annexe militaire, la délégation serbe a perdu toute confiance dans le processus de négociation, et les pourparlers de paix ont été interrompus.
La formulation suspecte de l’Annexe militaire a été soulignée une première fois en 1999 par le journaliste britannique John Pilger, pendant le bombardement de l’OTAN. En réponse, les autorités US ont prétendu que l’annexe n’était qu’un détail inoffensif, et ont nié qu’il y ait eu une volonté quelconque de saboter les pourparlers de paix.
La révélation de la vérité est revenue aux Britanniques. Au cours d’une audition parlementaire à la suite de la guerre, l’ex-secrétaire d’Etat à la Défense, John Gilbert, a affirmé que les principaux négociateurs cherchaient en réalité à saboter la conférence. Gilbert était le numéro deux du ministère britannique de la Défense, chargé spécifiquement du renseignement, et il était partisan de la guerre. Il est à coup sûr une source fiable. Se référant aux motivations des négociateurs, il observe : “Je pense qu’à l’époque certaines personnes voulaient une bataille pour l’OTAN… Nous en étions au point ou certaines personnes pensaient que quelque chose devait être fait (contre la Serbie), et qu’il fallait provoquer l’affrontement.” En ce qui concerne les clauses elles-mêmes, il ajoute : “Je considère que les exigences imposées à Milosevic à Rambouillet étaient absolument intolérables. Comment aurait-il pu imaginer de les accepter ? C’était parfaitement délibéré.”
Lord Gilbert n’a pas explicitement mentionné l’Annexe militaire (et sa clause concernant l’accès de l’OTAN à toute la Yougoslavie), mais il est facile de voir qu’elle entre parfaitement dans le tableau de provocation qu’il a décrit. Et il est probable que les USA ont joué un rôle majeur dans l’élaboration de l’annexe, sabotant ainsi les négociations. Dans ses mémoires, le général Wesley Clark a admis qu’il avait personnellement participé à la rédaction. De toute façon, l’apparition de cette Annexe militaire a sapé toute possibilité de règlement pacifique.
J’ai longuement traité ailleurs des motifs qui ont poussé le gouvernement Clinton à provoquer une guerre. Dans cet article, je vais proposer une explication raccourcie. Essentiellement, les Etats-Unis cherchaient une nouvelle justification de l’OTAN, qui semblait avoir perdu toute raison d’être après la chute du Mur de Berlin. L’intervention “réussie” au Kosovo jouait un rôle capital dans l’affirmation de l’importance de l’OTAN dans le monde de l’après-Guerre froide, et lui procurait une nouvelle fonction.
Quels que soient les motifs, les documents montrent que le gouvernement Clinton cherchait un prétexte pour faire la guerre à la Serbie. L’échec des négociations de Rambouillet le lui a fourni.

Mythe n° 2.
Le conflit du Kosovo était un cas moral simple d’oppression serbe et de victimes albanaises.

La guerre de 1999 a été largement décrite à l’époque comme une répétition à petite échelle de la Seconde guerre mondiale, avec les Serbes dans le rôle des agresseurs nazis et les Albanais dans celui des juifs, et cette image et au centre du livre influent de Samantha Power “A Problem from Hell, America and the Age of Genocide”. Il est sans doute vrai que les Serbes ont une vilaine histoire de violence et d’oppression du groupe ethnique albanais, et que Milosevic en est en grande partie responsable. Les accusations dans ce domaine sont pour la plupart fondées, et peu de documents ont émergé pour réfuter cette image.
Le problème est que les groupes politiques soutenus dans la guerre par les Etats-Unis n’étaient pas meilleurs. Alors que certains d’entre eux s’étaient montrés relativement décents et non-violents dans les premières phases du conflit, l’ensemble qui a bénéficié du soutien américain direct – le même que celui qui a formé plus tard le gouvernement du Kosovo indépendant – était l’UCK. L’UCK avait une histoire de cruauté et de violence qui valait largement celle des forces de Milosevic. Attaquer les civils serbes par des attentats terroristes a toujours été un élément central de sa stratégie militaire.
La nature terroriste de la stratégie de l’UCK était bien connue des autorités occidentales ; le fait a même été reconnu par un témoin de l’accusation au procès de Milosevic. Le parlementaire britannique Paddy Ashdown, très impliqué dans la diplomatie du Kosovo, a témoigné de la stratégie terroriste de l’UCK. La transcription de son contre-interrogatoire comprend l’échange suivant.

Milosevic : C’était bien connu que ces hommes (de l’UCK) étaient des terroristes, que c’était une organisation terroriste.
Ashdown : Monsieur Milosevic, je n’ai jamais nié que l’UCK fût une organisation terroriste.

Selon le journaliste Stacey Sullivan, qui a interviewé de nombreuses personnalités de l’UCK, les guérillas “frappaient les quartiers d’habitation serbes, et se sont vantés d’avoir descendu un avion civil et d’avoir placé une bombe dans la voiture d’un recteur d’université. Par définition, ce sont des actes terroristes.”
Le but était de provoquer la riposte serbe, ce qui alimentait le cycle de violence. Cette stratégie était bien connue. Même Madeleine Albright, dont les mémoires se focalisent presque exclusivement sur la sauvagerie serbe, avoue brièvement que l’UCK “semblait déterminé à provoquer une riposte serbe massive de façon à rendre l’intervention internationale inévitable.” Inutile de dire que cette stratégie – d’appâter les Serbes pour qu’ils attaquent des civils albanais, et d’accroître ainsi la pression pour une intervention extérieure – a bien réussi. C’est précisément le scénario qui s’est déroulé pendant la période 1998-1999, aboutissant à l’intervention de l’OTAN et à la victoire de l’UCK.
Il a longtemps été admis que, pendant tout le conflit, c’étaient les Serbes qui avaient perpétré le plus de violences. En fait, il y a eu de longues périodes pendant lesquelles les Albanais étaient les principaux criminels. Ce fait a été noté par le ministre britannique de la Défense George Robertson durant les auditions parlementaires après la fin de la guerre. Lord Robertson a déclaré que jusqu’en janvier 1999, “l’UCK était responsable de plus de morts au Kosovo que les autorités yougoslaves.”
Au cours des phases ultérieures de la guerre, ce sont les Serbes qui ont été les principaux responsables de violences. A partir de janvier 1999, il y a eu un accroissement substantiel d’attaques serbes, avec un vilain massacre dans le village albanais de Racak et d’autres exactions durant les dernières semaines de cette première phase de la guerre. Et les atrocités serbes se sont grandement multipliées pendant le bombardement de l’OTAN, une escalade qui a produit d’horribles résultats. Néanmoins, Lord Robertson dit qu’au début ce sont les Albanais, et non les Serbes, qui ont été les auteurs des pires violences. L’agenda du porte-parole de Tony Blair pour la presse, Alistair Campbell, souligne le caractère amoral de l’UCK, et que ce fait était bien connu des autorités britanniques. Selon Campbell, Blair et son ministre des Affaires étrangères Robin Cook considéraient tous les deux que “l’UCK ne valait pas beaucoup plus que les Serbes”.
Le crime le plus grave dont on peut accuser l’UCK est peut-être la façon dont elle s’est comportée après la défaite des forces serbes en juin 1999. A la suite de cette défaite, l’OTAN et les pacificateurs de l’ONU ont mis l’UCK à la tête de la plus grande partie du Kosovo, et les guérillas ont aussitôt mis à profit leur nouveau pouvoir pour nettoyer ethniquement les Serbes à travers une campagne de violence et d’intimidation.
La campagne de terreur a été suivie par l’OSCE et a été décrite dans les mémoires des ex-responsables de l’ONU Iain King et Whit Mason.
L’été de 1999 a été une saison de vengeances et de pillages à l’état pur. L’OSCE a ressemblé des douzaines d’histoires horribles. Un Rom sourd-muet a été kidnappé parce que sa famille avait soi-disant coopéré avec les ex-autorités serbes. Un Serbe de 44 ans “a été battu à mort avec des barres de métal par une bande d’Albanais”. Des Serbes ont été tués alors qu’ils travaillaient dans leurs champs. Ces agressions et des douzaines d’autres ont été rapportées par le personnel travaillant avec l’OSCE sur le terrain. Elles ont toutes eu lieu pendant que les pacificateurs de l’OTAN étaient responsables de la sécurité au Kosovo.
De 400 à 700 Serbes ont été assassinés au cours des huit premiers mois suivant la victoire de l’OTAN, selon des estimations publiées dans le London Sunday Times. Les morts comprenaient des Serbes et des Roms. A cause de ces attaques – que les forces de l‘OTAN n’ont pas fait grand’chose pour arrêter – un quart de million de Serbes, de Roms et de membres d’autres groupes ethniques détestés ont fui le Kosovo. Le but de longue date des Albanais – un Kosovo ethniquement “pur”, débarrassé des Serbes – a été largement atteint.
C’est donc un mythe de voir cette guerre comme un simple cas d’agresseurs serbes et de victimes albanaises. En réalité, les deux côtés ont commis des crimes. Il est sans doute vrai que les Serbes ont perpétré plus d’atrocités et ethniquement nettoyé plus de populations que les Albanais. Et inutile de dire que les armées serbes ont commis beaucoup de crimes horribles ailleurs dans les Balkans, comme le massacre de Srebrenica en 1995. Mais cela n’excuse pas les crimes de l’UCK, ou le fait que les USA s’en sont rendus complices par leur soutien. Aujourd’hui, dix ans après, nous ne devons blanchir ni les uns ni les autres.
Quand les combats ont cessé en 1999, les enquêteurs du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ont fait des recherches sur les crimes commis des deux côtés. L’ex-procureure en chef du tribunal, l’avocate suisse Carla del Ponte, a décrit dans ses mémoires récemment publiées les défis auxquels elle a été confrontée. Selon elle, toute personne coopérant avec les enquêtes internationales sur les atrocités de l’UCK était l’objet d’attaques ou de menaces de violences. Il est évident que Del Ponte elle-même a été intimidée : “Des compatriotes suisses m’ont avertie de ne pas traiter de certains sujets relatifs aux Albanais dans ces mémoires, et je n’en discute ici qu’avec beaucoup de précautions.”
L’UCK a beaucoup d’autres aspects désagréables, y compris des associations avec Al Qaeda (qui avaient des membres au Kosovo) et les réseaux internationaux de trafic de drogue. En un mot, on peut dire que l’UCK a une histoire épouvantable.

Mythe n° 3
Les frappes aériennes de l’OTAN ont empêché d’encore plus grandes atrocités serbes, et donc ont eu un effet positif sur la situation des droits de l’homme au Kosovo.

En fait, la campagne de bombardements n’a fait que multiplier les atrocités serbes. Jusqu’à son début, le nombre total de tués au cours de la guerre – comprenant Serbes et Albanais, civils et militaires – se montait à 2.000. Le nombre de civils albanais tués par le forces serbes n’a jamais été correctement estimé, mais il ne devait pas dépasser quelques centaines. Pendant les bombardements, il y a eu une escalade de la violence serbe. Les Serbes ne pouvaient pas faire grand’chose pour se protéger de l’attaque de l’OTAN, ils ont compensé leurs frustrations aux dépens des Albanais relativement sans défense.
Reprenons la chronologie. A la mi-mars 1999, il est devenu évident que le processus de négociation était irrémédiablement interrompu et que l’OTAN se préparait à bombarder. Le 19 mars, la Force de vérification du Kosovo a commencé à quitter la province – un signe que le bombardement état imminent. Le lendemain, le 20 mars, les forces serbes ont entamé une offensive à grande échelle au Kosovo, entraînant de vilaines atrocités. Et le 24 mars, l’OTAN a commencé sa campagne aérienne de dix semaines, qui en a provoqué de nouvelles. Cette chronologie montre que l’action de l’OTAN elle-même a été la cause principale de cette montée de la violence. Il faut aussi noter que les chefs d’états-majors ont averti le président Clinton que toute campagne de bombardement entraînerait probablement une recrudescence de vengeances et d’exactions serbes. Celles-ci ont donc été prévues à l’avance.
Quand le bombardement a eu lieu, les forces serbes ont en effet perpétré des atrocités, tuant environ 10.000 personnes durant la campagne. A la fin de la guerre, près de 90 % de la population albanaise avait été déplacée. La principale responsabilité morale incombe aux forces serbes qui ont commis les crimes et à Milosevic, qui était aux commandes. Cependant l’OTAN porte la responsabilité d’avoir imprudemment créé une situation qui les a provoqués.
La campagne de l’OTAN a eu d’autres résultats désastreux. Le bombardement lui-même a tué de 500 à 2.000 civils, selon Tim Judah, de la BBC. Même si l’on accepte le chiffre le plus bas, l’action de l’OTAN a causé la mort d’à peu près autant de civils que toutes les opérations des Serbes avant le bombardement. La stratégie de l’OTAN était de “frapper l‘infrastructure civile”, selon les mémoires du général Rupert Smith, qui a servi comme chef-adjoint de l’OTAN durant la guerre. Et quand la guerre s’est achevée, les Albanais ont lancé une vague de représailles et de nettoyages ethniques, qui ont eu pour résultat des atrocités encore plus nombreuses.
Si l’opération de l’OTAN visait à prouver que le nettoyage ethnique n’est pas un moyen admissible de régler des conflits, elle a été un spectaculaire échec.

Conclusion
L’aspect le plus troublant de l’affaire du Kosovo est que l’intervention prétendument humanitaire n’a servi qu’à augmenter l’échelle des atrocités. De ce point de vue, la guerre du Kosovo ressemble beaucoup à l’invasion de l’Irak en 2003, qui, elle aussi, a été vendue au public comme un effort humanitaire de “libérer” le peuple irakien d’un violent dictateur. Rétrospectivement, on se rend pourtant compte que l’invasion a probablement causé autant, et sans doute plus de morts que le nombre total de victimes de Saddam Hussein. La leçon principale des expériences du Kosovo et de l’Irak est que les actions militaires – qu’on les qualifie “d’humanitaires” ou non – ont toujours la capacité d’accroître la misère humaine. Les partisans des interventions humanitaires ne font pas suffisamment attention à ce danger.
Il peut être utile de rappeler le principe médical : “First do no harm” (Avant tout, ne pas faire de mal). Parmi les médecins, on a depuis reconnu qu’une intervention pouvait empirer l’état du patient. Le fait que le patient souffre n’est pas, en lui-même, une raison suffisante d’opérer, car l’opération elle-même court le risque d’augmenter la souffrance. La même prudence devrait être de mise dans les interventions militaires. On éviterait ainsi des actions risquées qui ont toutes les chances d’augmenter le nombre de morts (comme cela s’est produit au Kosovo). Avant tout, ne pas faire de mal.


http://www.b-i-infos.com/art2009_david_n_gibbs_livre_choc_usa.php


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-35858308.html


Lisez aussi les articles sur le site de Michel Collon

Yougoslavie, un crime de l'Occident de plus, et avec la complicité pleine et entière de l'Europe ! Les populations sacrifiées, des tonnes de mensonges et de manipulations, une Fédération deYougoslavie  dépecée pour des raisons politiques (alliée Russie), géo-stratégiques (lieu de passage), pour affaiblir, diviser afin de régner (Kosovo...) et établir une base américaine, la plus importante. Le visage du criminel Occident, assassin, prédateur, menteur, une pourriture ! Eva R-sistons




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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 23:14
publié par roland (Dazibaouebmaster) Aujourd'hui 11H37



Syndicat de la magistrature
Communiqué du Syndicat de la Magistrature

Lettre ouverte au garde des Sceaux relative au plan de lutte contre la « pandémie grippale » au ministère de la Justice



Madame le garde des Sceaux,



Nous avons pris connaissance de la circulaire du 31 juillet 2009 émanant du secrétaire général des services judiciaires et de la note adressée le 26 août 2009 par Eric Woerth à l’ensemble du gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre d’un plan national de prévention et de lutte contre la « pandémie grippale ».

Nous souhaiterions savoir si les préconisations relatives à la protection des personnels sont effectivement mises en œuvre au sein des services judiciaires, en particulier les visites des médecins de prévention dans les juridictions qui, selon nos informations, sont loin d’être une réalité…

Par ailleurs, contrairement aux instructions nationales, les services judiciaires n’ont ni informé, ni consulté, les organisations syndicales à l’échelon ministériel. Au niveau local, les instances de concertation telles que les CHSD et les CTP n’ont été réunies que de manière exceptionnelle, à l’initiative de certains chefs de cour.

Nous dénonçons cette absence de dialogue contraire à vos récentes promesses et qui s’apparente à une forme d’infantilisation des personnels.

A ce titre, nous vous demandons de réunir les instances nationales de dialogue social (CHSM et CTPM) et de donner des instructions aux chefs de cour afin que les instances locales soient réunies.

Mais la volonté de créer une justice d’exception par ordonnances gouvernementales, sans débat démocratique, nous apparaît bien plus préoccupante. En effet, des projets de textes modifiant l’organisation et le fonctionnement de la justice ont été transmis, dans le plus grand secret, aux chefs de cour en juillet 2009.

Ils prévoient notamment, pour un délai de 6 mois renouvelable une fois :

- de faire juger les mineurs par le tribunal correctionnel, au mépris des principes constitutionnels et internationaux en la matière ;

- de confier toutes les audiences pénales à un seul magistrat, en violation du principe de collégialité ;

- de remettre en cause la publicité des débats, en prévoyant la possibilité de généraliser le huis clos ;

- de réduire les droits des personnes gardées à vue, en particulier celui de s’entretenir avec un avocat qui pourrait être inexplicablement différé à la 24ème heure ;

- de prolonger les délais de détention provisoire de 4 à 6 mois, sans audience ni débat devant le juge des libertés et de la détention qui statuerait sur dossier ;

- de suspendre tous les délais de prescription.

Nous ne pouvons tolérer que de telles atteintes aux principes démocratiques soient envisagées par le gouvernement. Nous vous demandons expressément de renoncer à la mise en œuvre d’un tel dispositif liberticide. Si la Chancellerie se donnait la peine d’associer l’ensemble des professionnels concernés au plan « pandémie grippale », le droit commun permettrait parfaitement d’assurer tout à la fois la nécessaire continuité du service public et la garantie des libertés individuelles.

Eu égard à la disproportion manifeste entre une situation de pandémie grippale et la gravité des mesures envisagées, nous rendons publique la présente lettre.

Comptant sur une prompte réponse de votre part, nous vous prions, Madame le garde des Sceaux, d’agréer l’expression de nos respectueuses salutations.

Pour le bureau du Syndicat de la magistrature, Emmanuelle Perreux, présidente

Grippe A : lettre ouverte au garde des Sceaux     (PDF - 123.4 ko)


Source: Syndicat de la Magistrature

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6130#6130

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 23:01




La société civile doit porter un projet de civilisation pour la présidentielle de 2012
publié par SERA7477 (La vérité est ailleurs) Aujourd'hui 10H53
La société civile doit porter un projet de civilisation
pour la présidentielle de 2012

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/la-societe-civile-doit-porter-un-61284

Le « troisième homme » de la présidentielle de 2012 doit être la société civile, avec un véritable projet de civilisation.


Nous vivons une véritable crise systémique qui nous impose de réviser en profondeur nos façons de produire, de consommer et d’investir et appelle une véritable « politique de civilisation ». Cette idée s’est largement diffusée dans tous les milieux politiques et économiques mais reste hélas encore largement à l’état de discours. Les réponses mises en place ressemblent pour le moment plus aux vieilles recettes reliftées qu’à de nouvelles solutions de rupture. 2012, un rendez-vous crucial qui risque d’être manqué Or, le temps presse. Les experts du climat estiment par exemple qu’il ne nous reste que 100 mois pour inverser la courbe de nos émissions de gaz à effet de serre et ne pas dépasser les 2° d’augmentation critique de la température globale. Plus largement, en plus du changement climatique déjà amorcé, la croissance démographique, l’insuffisance des ressources renouvelables, la raréfaction des ressources fossiles, la dégradation de la biodiversité, la pénurie d’eau, la prolifération nucléaire, l’extension mondialisée du mode de vie occidental, le creusement des inégalités, etc. risquent de converger dans 15 à 20 ans vers une situation explosive, à moins de changer rapidement et profondément de repères, de valeurs et de cap. Il faut donc agir vite et fort. La présidentielle de 2012 est un moment crucial pour le faire. L’élection présidentielle est en effet structurante de la vie politique française, plus structurante qu’aucune autre élection dans n’importe quel autre pays démocratique. Le président élu se retrouve avec des pouvoirs importants, qu’il peut utiliser à bon escient ou pas. Le résultat de l’élection impacte fondamentalement la marche de la France pendant 5 ans. Au-delà, elle influe aussi celle de l’Europe et du Monde. Mais l’offre politique en 2012 ne sera probablement pas à la hauteur de cet impératif historique.

Projetons nous trois ans en avant. Contrairement à 2007, où il a mené une campagne de rupture bien à droite, Sarkozy adoptera probablement en 2012 une posture gaullienne de rassemblement, donc orientée vers le centre, à la manière d’un Mitterrand qui a gagné en 1981 sur un discours de rupture de gauche et en 1988 sur l’idée d’une « France unie ». Et qui dit centre dit recherche de consensus large, donc évitement des risques et faible audace idéologique. Les oppositions, majoritaires en poids cumulé mais émiettées, certaines fragilisées (PS, Modem, NPA...), d’autres en essor (Verts, Front de Gauche...) peineront à se rassembler autour d’un projet partagé et d’une candidature unique. Si elles se retrouvent dans l’opposition à Sarkozy, ces formations iront quand même défendre leurs propres couleurs au premier tour (seule façon d’exister politiquement dans la Vème République) et feront chacune entre 6 et 18 %. 

Dans ce contexte, le résultat vraisemblable de 2012 : Sarkozy gagne face au PS (ou au Modem), dans un contexte de redémarrage de l’économie, avec un programme mariant d’un côté un « nouveau capitalisme », plus vert, plus social et plus régulé et de l’autre, un message de sécurité et d’ordre ; un programme préférable au néolibéralisme des 30 dernières années, mais ne portant en rien un nouveau projet de civilisation. Ce n’est pas une fatalité : la voix et la voie de la société civile Des centaines de milliers de citoyens (voir des millions) qui ont soif de vrais changements, se sentiront orphelins politiquement et iront voter par défaut et sans enthousiasme. Doit-on se réjouir de ce futur probable ? Non. Ce futur est-il une fatalité ? Non. Pour l’éviter, toutes celles et ceux qui, hors des partis et de l’Etat, agissent au jour le jour concrètement à leur niveau (dans le champ syndical, entrepreneurial, territorial, associatif, des ONG, de l’économie sociale et solidaire, des quartiers, des médias, de l’Internet, des logiciels libres, etc. appelons les « la société civile active »), pour relever les défis colossaux qui s’imposent à nous, toutes ces personnes doivent s’organiser pour porter leur parole et leurs attentes. Dans leur action, il y a en effet une espérance, un optimisme, une vitalité, une utopie concrète qui semblent avoir déserté les partis politiques.

Salariés, entrepreneurs, consommateurs, épargnants, bénévoles, militants… ces centaines de milliers de citoyens, de toutes classes sociales, de tous milieux professionnels et de tous âges, en ont assez de l’économie et de la vision du monde qui a dominé la planète ces trente dernières années et a conduit à la crise. Ils cherchent depuis longtemps à construire des alternatives et des réponses pour changer le monde au quotidien. Ils s’investissent et expérimentent des voies nouvelles dans l’entreprise, dans l’Internet, sur les territoires. Ils veulent un nouveau projet de société qui remette véritablement le citoyen au coeur de la société et de l’économie.  Foisonnant, innovant, dispersé, dynamique, ce mouvement de citoyens peine néanmoins à s’affirmer, à devenir visible et représenté politiquement, à peser sur le débat public et influer les décideurs. Et si on donnait de la voix à ce mouvement ? Et si on éclairait la voie qu’il dessine ? La présidentielle de 2012 peut être à la fois la caisse de résonance et le coup de projecteur attendus, pour le faire quitter la marge et mettre au centre de la société. L’opportunité d’une « candidature d’influence » 

Cette société civile active pourrait ainsi s’organiser pour porter une candidature d’influence en 2012. Une telle démarche, si elle prend bien, pourrait obtenir 10 %, 15 % voire 20 % au premier tour, devenir du coup incontournable pour la suite, et peser sur le pouvoir élu, quel qu’il soit. A l’heure d’une démocratie d’opinion planétaire, les décideurs politiques, toutes tendances confondues, ont en effet moins un rôle d’avant-garde et d’éclaireur de l’avenir qu’une fonction de suiveur et « d’implémenteur » de ce qui émerge et s’impose dans l’opinion et le débat public. Il suffit d’observer ce qui se passe dans toutes les démocraties occidentales. Les leaders politiques cherchent à coller à l’opinion, les plus talentueux d’entre eux étant capables de sentir des évolutions naissantes, des signaux faibles et d’apparaître alors comme visionnaires... Nicolas Hulot l’avait bien compris en 2007 avec son Pacte écologique, ses 750 000 signataires et ses 10 % d’intentions de vote à la présidentielle. Que l’on soit pour ou contre le bonhomme, on ne peut nier que sa démarche a eu un réel impact sur l’agenda politique de tous les partis et notamment du pouvoir élu. Par exemple, pas de Ministre d’Etat de l’écologie n°2 du gouvernement et pas de Grenelle de l’environnement sans son initiative. Il s’agit donc de proposer une sorte de « Pacte de civilisation », porté par la société civile, qui englobe bien sûr les problématiques environnementales mais les dépasse largement. Un projet de civilisation, à incarner Le choix du candidat est un enjeu essentiel qui mérite évidemment un débat.

A ce stade, deux options peuvent être considérées. Soit une personnalité déjà connue du grand public, dont la personnalité, l’image et le parcours résonneraient avec cette démarche. Pourquoi pas Nicolas Hulot : les lecteurs attentifs de ses déclarations et écrits noteront ces derniers mois à la fois une radicalisation de son discours et un élargissement vers des problématiques plus seulement écologiques, mais aussi sociales, économiques, éthiques et culturelles. L’autre option consiste à choisir une personnalité peu connue du grand public, mais à « fort potentiel », réputée dans son milieu (disposant d’une « base ») et ayant déjà l’expérience des médias. Pourquoi pas un entrepreneur social, ce type de profil pouvant être particulièrement audible dans une société et un débat public fortement imprégnés de l’idéologie entrepreneuriale et marchande : un entrepreneur social, paradoxalement, est peut-être le mieux placé pour défendre l’idée qu’il faut en sortir. Le « troisième homme » de la présidentielle de 2012 doit être la société civile, avec un véritable projet de civilisation. Un « projet » car constructif et positif, fort de propositions claires et concrètes. 

L’opposition et la dénonciation de ce qui dysfonctionne sont en effet évidemment nécessaires mais elles demeurent largement insuffisantes. Car on ne peut pas supprimer ce qu’on ne peut pas remplacer. Rien ne sert de dénoncer ce qui va mal si ne sont pas formulées en même temps des propositions et solutions alternatives efficaces et crédibles, qui tirent vers le haut, ouvrent des perspectives concrètes d’action et de changement, « ici et maintenant ». « De civilisation » car porteur de changements profonds, mesurables et durables, notamment dans le champ économique. On ne pourra pas changer la société sans changer l’économie, force puissante et structurante des sociétés modernes, à la fois au cœur du problème et de la solution. Et c’est possible, car le système économique n’est pas une « boîte noire » hostile dont le contenu, la forme et l’usage seraient des données exogènes, échappant au citoyen, à l’éthique, au politique. Son fonctionnement actuel n’est ni naturel ni d’ordre divin : il a été construit par des idées, des hommes et des lois ; il pourra être transformé par des idées, des hommes et des lois. Enfin, un « projet de civilisation », plutôt qu’un projet de gauche, de droite ou du centre. 

Il y a en effet besoin de défricher un autre chemin, hors des sentiers battus des clivages politiques traditionnels, rassemblant tous ceux, porteurs d’utopies concrètes et de radicalité pragmatique, qui sont tournés vers la construction de solutions dans le réel et en même temps, veulent transformer profondément le système. Toutes ces personnes qui partagent la même vision du changement ont vocation à sortir de l’entre-soi, à nouer de nouvelles alliances et à faire mouvement (social), pour créer un rapport de force en faveur d’un projet de société fondé non pas sur la centralité de l’Etat (keynésianisme des Trente Glorieuses) ou du marché (libéralisme des Trente Odieuses, 1980-2010), mais sur celle de l’Homme et de la Planète. La société civile est la mieux placée pour mener ce combat. Il lui faut saisir cette opportunité historique. 

La fronde économique http:// www.lafronde-economique.net/


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6127

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 22:53



publié par roland (Dazibaouebmaster) Aujourd'hui 09H16

Par Olivier Bonnet (Plume de presse)



Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit  » : ce message accompagne la 811e et dernière signature à ce jour recueillie par la pétition de soutien, que vous pouvez naturellement continuer de parapher
à cette adresse. Merci encore à tous les signataires.

Joli à propos de la part de cet internaute, nommé Stéphane Noël, que celui de citer l’article garantissant la liberté d’opinion et d’expression : malgré ce texte, inquiété, je le suis bel et bien, pour avoir osé m’interroger publiquement sur l’indépendance d’un dtmagistrat, qui m’accuse pour cela d’ "injure publique envers un fonctionnaire public". Pour rappel, j’encours une amende de 12 000 euros, sans compter d’éventuels dommages et intérêts. Et même en cas de relaxe, il me faut payer les honoraires de mon avocat, Maître Dominique Tricaud - défenseur par exemple du caricaturiste Siné ou du rappeur Hamé, du groupe La rumeur.


La date de l’audience des plaidoiries a été fixée au vendredi 4 décembre prochain à 13 h 30, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Le "slapping" judiciaire aura-t-il raison des blogueurs à la langue trop bien goubellependue ? Au-delà de mon cas personnel, tel est l’enjeu de ce procès. Frapper au portefeuille ceux qui n’ont pas derrière eux le soutien d’un grand média peut s’avérer une stratégie extrêmement dissuasive à l’encontre de tous les blogueurs. C’est en cela que je maintiens qu’il s’agit bel et bien d’une attaque contre la liberté d’expression.

Merci au talentueux Goubelle de m’avoir autorisé la publication du dessin ci-contre.

 


Source: Plume de presse


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6125


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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 22:27




Stan Maillaud : L'Ultime Alerte Pandemie H1N1


!!! Etant donné l'extrème grâvité de cette information, copiez ce lien, contactez vos amis, vos parents, votre famille et faites leur connaître la monstruosité de ceux qui dirigent notre monde. Le temps est trop court pour que nous en perdions !!! Lien à transmettre :

http://forum.extraneens.free.fr/index.php?topic=56.msg103;topicseen#msg103


7 vidéos





LES INDUSTRIES PHARMACEUTIQUES FONT DE GIGANTESQUES PROFITS EN VENDANT DES PRODUITS CHIMIQUES ENTRAINANT DES MALADIES GRAVES, DES HANDICAPS À VIE, DES CANCERS ET LA MORT. LA QUESTIONS A SE POSER EST "QUI" EST DERRIÈRE L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE CRIMINELLE? QUAND ON CREUSE... ON DÉCOUVRE DES VÉRITÉS QUI DÉRANGENT L'OLIGARCHIE MONDIALE! LA VÉRITÉ EST TELLEMENT EN FAVEUR DU PEUPLE QUE LE MENSONGE ET LES OMISSIONS NE PEUVENT PLUS RÉGNER


Jane Burgermeister intente une action judiciaire contre l’OMS et les Nations Unies pour bioterrorisme et pour tentative de meurtre :

http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/HD_33_2009.pdf


Source : http://www.voltairenet.org/article161772.html

http://extraneens.free.fr/actualite/la_missive_anonyme.php


Ce temoignage aurait pu,du,etre mis a la suite de 9/11 le complot,j'ai souhaites mettre en evidence l'implication des rockfeller ,proprietaire du lobby pharmaceutique et medicale,fondateur de l'oms,de l'omc
et de bien d'autres groupements mis en cause aujourdh'ui dans le sujet qui nous preoccupe,ce temoignage confirme l'existance d'un complot contre l'humanite qui ne date pas de ce jour.


notons qu'a la fin du temoignage d'aaron russo(2eme video) ,david Rockfeller evoque deja leurs reflexions sur les moyens qui seront utilises pour la reduction massive(la moitie) de la population humaine.

 



Un GENERAL d'armee americaine et son epouse docteur en medecine apporte la preuve

concernant la vaccinnation forcee prevue et ses consequences criminelles...........

http://www.dailymotion.com/relevance/search/+alex+jones+grippe+h1n1/video/x9wiib_alex-jones-vers-la-vaccination-forc_news (Intégration désactivée, limite atteinte)



Evidence of the Use of Pandemic Flu to Depopulate USA http://www.scribd.com/doc/17044769/Evidence-of-the-Use-of-Pandemic-Flu-to-Depopulate-USA#key1or70zlm6uuy83anqjgp (Intégration désactivée, limite atteinte)

Adresse mail personnelle de Jane Burgermeister
jmburgermeister@gmail.com

Le site de téléchargement des documents officiels.
 
http://www.wakenews.net/html/jane_burgermeister.html
Ce qui semble être les cordonnées de Jane Burgermeister http://wakenews.net/Hinausschrift_BMG-92400_0049-I_B_8_2009_20.05.2009_Burgermeister__Jane.pdf

Profil de Jane Burgermeister sur Facebook http://www.facebook.com/profile.php?id=100000017617700
La résistance s’organise sur Internet et le soutien à Jane Burgermeister s’amplifie

Le Groupe Facebook NON AUX VACCINATIONS OBLIGATOIRES
 http://www.facebook.com/group.php?gid=92066513363#/group.php?gid=92066513363
VACCINE RESISTANCE MOVEMENT http://www.facebook.com/group.php?gid=92066513363#/group.php?gid=100535026404

Profil Facebook de Alex Jones – Journaliste américain http://www.facebook.com/group.php?gid=92066513363#/InfowarsAlexJones?__a=1
A UNIVERSAL DECLARATION OF RESISTANCE TO MANDATORY http://www.lepouvoirmondial.com/media/00/00/1533311054.pdf

Accusations contre le FBI et l'OMS BAXTER FULL DOCUMENT - Vidéo 

 http://www.sos-justice.com/Dev2Go.web?Anchor=lesdossiers&rnd=32188 , <<<<va sur le site officiel de sos-justice
 

[PDF]
Jane Burgermeister intente une action judiciaire contre l'OMS et ...
Format de fichier: PDF/Adobe Acrobat - Version HTML
Baxter. Plainte déposée le 23 juillet 2009 auprès du Parquet de Vienne par Jane Burgermeister. (pages 30–38). www.wakenews/net/html/jane_ burgermeister.html ...
www.voltairenet.org/IMG/pdf/HD_33_2009.pdf - Pages similaires

Grippe H1N1 et bioterrorisme [Voltaire]
24 août 2009 ... Envoi sans déclaration de 72 kg de virus pathogènes / Jane Burgermeister intente une action judiciaire contre l'OMS et les Nations Unies ...
www.voltairenet.org/article161772.html - Pages similaires

72 kg of Pathogenic Viruses Dispatched Unlabeled [Voltaire]
5 Sep 2009 ... Jane Burgermeister Files Charges against WHO and UN for Bioterrorism and Intent to Commit Mass Murder, by Barbara Minton / What is to be ...
www.voltairenet.org/article161951.html - Pages similaires

Voltaire Network
Zurich (Switzerland) | Jane Burgermeister Files Charges against WHO and UN for Bioterrorism and Intent to Commit Mass Murder, by Barbara Minton / What is to ...
www.voltairenet.org/en - Pages similaires

Current concerns [Voltaire]
Zurich (Switzerland) | 5 September 2009 | Horizons et débats | Jane Burgermeister Files Charges against WHO and UN for Bioterrorism and Intent to Commit ...
www.voltairenet.org/rubrique120649.html - Pages similaires

 
La plainte déposée auprès du FBI, en avril 2009 par Jane Burgermeister, autrichienne, journaliste scientifique d'investigation au motif de : Programmation d'un génocide
La plainte en Anglais
http://www.lepouvoirmondial.com/media/01/01/1871376528.pdf

La plainte en français traduite rapidement


http://forum.extraneens.free.fr/index.php?PHPSESSID=2bf625f6481ada70b5b1e22d43493064&topic=56.msg103;topicseen#msg103

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 21:58


Wall Street veut titriser la mort !

8 septembre 2009 - 17:42


7 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — D’après
un article paru dans le New York Times, les banques d’affaires s’apprêtent à lancer de nouveaux produits financiers exotiques. Vous avez aimé les subprimes ? Vous allez adorer les lifeprimes !



L’idée de nos petits génies de la finance, c’est d’acheter des life settlements, c’est-à-dire des polices d’assurance vie que les personnes âgées et malades seront bien contentes, en fonction de leur espérance de vie, de vendre pour une poignée de dollars afin de payer leurs soins médicaux ! Par exemple, des polices d’une valeur d’un million de dollars pourraient se vendre pour 400 000 dollars.

Ensuite, à l’image des valeureux subprimes, il s’agit de titriser ces polices en les regroupant en paquet de centaines ou de milliers. Les banques revendront alors ces titres à des investisseurs qui recevront l’usufruit des assurances vie quand les personnes mourront.

La logique nous informe que la marge de profit augmente en fonction de l’abaissement de l’âge du décès du détenteur de l’assurance vie. On a tout intérêt à garantir que ce dernier ne vive pas plus longtemps qu’espéré, car l’investisseur verrait ses revenus baisser et perdrait même de l’argent.

Pour Wall Street, c’est du gagnant-gagnant, car les banques encaisseraient une marge juteuse pour l’émission, puis la vente, et enfin l’échange des titres.

A ce jour, neuf propositions pour de telles titrisations de polices d’assurance vie sont déjà sur la table. Elles viennent d’investisseurs privés et de sociétés financières, notamment le Crédit Suisse. Le marché des assurances vie représente plus de 26 000 milliards de dollars, ce n’est pas rien !

Le Crédit Suisse a déjà acheté une société spécialisée dans la revente de polices d’assurancesvie et vient de créer un pôle financier chargé de structurer le marché. La banque d’affaires new-yorkaise Goldman Sachs, jamais en reste quand il s’agit d’oublier la morale, vient d’élaborer des index sur l’espérance de vie de différentes catégories de personnes afin de permettre aux banquiers de parier sur le bon numéro.

Le seul risque que prennent les investisseurs, c’est que les gens vivent plus longtemps que prévu. Bien que, si la réforme de la santé d’Obama est adoptée, avec le rationnement des soins et son volet euthanasie, ce risque deviendra proche de zéro.

Ils doivent bien rire, ces petits génies de la finance, quand le secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner, un ancien de Goldman Sachs, élève la voix pour affirmer qu’il « hors question que l’industrie financière revienne aux pratiques d’avant le krach. Cela ne peut pas arriver et cela n’arrivera tout simplement pas. Il y aura un changement fondamental. L’échec décisif de cette crise consistait à tolérer un effet de levier énorme, en terme de risque, à travers toutes les banques du monde et dans des organismes financiers fonctionnant comme des banques ».

Signez dès aujourd’hui l’appel pour la création d’une equête parlementaire sur la crise financière

http://www.solidariteetprogres.org/article5784.html

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 21:44


réduire le trou de la sécu en taxant les malades, le Dr Christian Lehmann dénonce dans les colonnes de L’Humanité du jour, le véritable corporatisme qui se cache derrière ces mesures.



Brèves
 /
Forfait hospitalier / déremboursement : Non au chantage du fascisme financier
8 septembre 2009 - 12:03


8 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Après l’annonce du gouvernement de

« On peut entendre les assurances privées se frotter les mains : omniprésentes sur le marché de la publicité, elles expliquent à qui veut l’entendre qu’elles prendront en charge les médicaments non remboursés. On glisse de plus en plus vite vers un système à l’américaine. Le but avéré du gouvernement est de passer la santé au privé. Frédéric Van Roekeghem, le directeur de la caisse d’assurance maladie, est un ancien de chez Axa ; le cabinet de Douste-Blazy [Ministre de la santé de 2004 à 2005 - ndlr] était truffé de gens qui venaient des assurances privées ; Xavier Bertrand lui-même y a travaillé avant de venir au ministère [Secrétaire d’Etat à l’Assurance maladie entre 2004 et 2005 puis ministre de la Santé jusqu’en 2007 - ndlr]. Dans quelques années, ça apparaîtra évident à tout le monde, mais il sera trop tard. »


Ensuite, Christian Lehmann explique à juste titre que s’attaquer au système de soin sous prétexte du déficit de la Sécu revient à ignorer la cause du déficit :


« Plus on dérembourse, plus on dit qu’on comble le trou de la Sécu. C’est-à-dire plus on détruit l’idée même de solidarité face à la maladie, plus on dit que c’est pour sauver le malade. Ces 20 milliards de déficit sont liés à quoi ? Aux dépenses de santé qui auraient brutalement doublé en l’espace d’un an ou à l’effondrement du système libéral économique ? Leur trou de la Sécu devient un gouffre parce que leur mode de fonctionnement libéral économique les a mis là. »

Brave mais pas téméraire, le gouvernement préfère s’attaquer aux « petits ».

Mais contrairement à la conclusion qu’en tire le Dr Lehmann – « Je n’ai plus d’espoir. Je pense que le système de santé solidaire est mort, le gouvernement l’a tué » – il y a un espoir, et c’est précisément d’attaquer ce fascisme financier à la racine. Il est urgent de procéder à une banqueroute organisée des dettes purement financières que l’on voudrait faire payer aux populations avec ce type de mesure. Voilà ce sur quoi tous les mouvements et partis de progrès devraient être unis.


Appel à constituer sans délai une Commission d’enquête parlementaire sur la crise financière



http://www.solidariteetprogres.org/article5782.html

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 21:34
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  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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