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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 05:33


USA : 9000 milliards de dollars de déficit à horizon 10 ans

Malgré les propos et les prévisions encourageantes que l’on peut entendre ça et là au sujet de l’économie US, le déficit public américain continue de s’aggraver, atteignant des profondeurs abyssales. D’ailleurs, l’administratopn Obama mettra très prochainement à jour ses projections à horizon 10 ans, qui devrait atteindre pas moins de 9000 milliards de dollars. Pourtant, personne ne semble s’en inquiéter...

Selon certaines sources proches de l’administration Obama relayées par l’agence Reuters, les Etats-Unis publieront la semaine prochaine de nouvelles prévisions de déficit budgétaire à horizon 10 ans.

Atteignant précédemment 7108 milliards de dollars, les projections du gouvernement américain devraient désormais s’établir à 9000 milliards de dollars, ce qui semble plus proche de la réalité, ou tout du moins plus proche des autres estimations disponibles...

Ces nouvelles projections tiennent donc enfin compte de la gravité de la récession traversée à l’automne 2008 et à l’hiver 2009. Le déficit public américain confirme donc son caractère astronomique, même si les prévisions pour l’exercice 2009 devraient être très prochainement revues à la baisse.

En effet, 250 milliards de dollars qui avait été mis de côté afin de faire face à d’éventuelles nouvelles faillites bancaires ne rentrent désormais plus dans les comptes. Le déficit 2009 devrait donc atteindre 1580 milliards, contre 1830 milliards initialement prévus...

D’accord il y a du mieux (ou plutôt du moins pire), mais une fois que de tels niveaux ont été atteints, a-t-on vraiment le droit de présenter ce genre de mise à jour comme une bonne nouvelle ? Car la réalité est bien moins encourageante que ce que le gouvernement américain veut bien laisser paraître : Les intérêts de la dette sont déjà difficiles à honorer, et la Chine, principal acquéreur des Bons du Trésor US, est de plus en plus réticente à acheter ces actifs considérés comme de plus en plus toxiques...

Alors quand l’administration Obama annonce une hausse de plus de 25% de ses prévisions de déficit budgétaire à 10 ans, il y a de quoi s’inquiéter. Surtout que ces prévisions tiennent compte d’anticipations de reprise quelque peu optimistes, car on entend partout aux Etats-Unis que l’économie va mieux, et que la reprise est proche (comme le déclarait d’ailleurs Ben Bernanke vendredi), mais on oublie que le marché de l’emploi mettra encore longtemps avant de se redresser au vu des dernières statistiques. Et on connait la rengaine, sans emploi, pas de consommation, et sans consommation, pas de reprise...

Un déficit qui se creuse, une reprise qui pourrait se faire attendre, et des créanciers de moins en moins enclins à financer la dette, on voit mal comment les Etats-Unis vont s’en sortir... Surtout que la situation ne semble paniquer personne, les investisseurs semblant se laisser bercer par les propos rassurants du gouvernement américain...

Copyright (c) 2009 ProfesseurForex.com. Tous droits réservés.

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/usa-9000-milliards-de-dollars-de-60539

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 05:22



Servitude moderne - soumission volontaire



J’ai découvert récemment une vidéo de J-F Brient intitulée « la servitude moderne » et dont vous découvrir la première partie ici.


VIDEO

Au-delà des excès du commentaire et de son ton dramatico-lyrique assez pénible au final, il me semble que ce film vaut la peine qu’on y réfléchisse puisqu’il renvoie à une notion qui me tient à coeur , celle de la soumission volontaire qui fait de nous - plus que ne le ferait n’importe quelle chaîne - des « esclaves modernes » dociles et serviles.

Comment expliquer en effet notre incroyable passivité devant les abus des puissances qui nous gouvernent ? Comment justifier - alors que nous sommes précisément aujourd’hui directement victimes de ces abus - notre incapacité à achever cette révolution qui n’est pas terminée ?

Notre attentisme actuel interpelle et questionne sur les phénomènes psychosociologiques qui nous conduisent à autant d’inertie.


"La plupart des événements de l’Histoire, même parmi ceux qui furent les plus décisifs pour une nation et un peuple, n’affectent guère la vie privée, individuelle et familiale des hommes, au-delà du petit cercle des politiques qui sont concernés » explique Sebastian Haffner dans Histoire d’un Allemand-Souvenirs 1914-1933. (Actes Sud, 2002).

C’est cette indifférence qui pour lui, explique en partie la montée du nazisme.
"D’un côté une modernité où les individus désinvestissent la sphère publique et se replient dans " le mécanisme de la vie courante ", pieds et mains liés à leur profession et leur emploi du temps, de l’autre une poignée d’hommes enragés et décidés, armés par l’idéologie et la terreur »

Cette indifférence se conjugue avec la déresponsabilistation du citoyen décrite dans le document de Philippe Augier "Le citoyen souverain éducation pour la démocratie" (Unesco 1994) :
Il est clair que la démocratie ne doit être ni une simple technique politique, ni une société productrice de jouissances, ni celle où les citoyens se contentent de choisir ceux qui décideront en leur nom. On ne peut pas résoudre le problème de la coexistence harmonieuse et équilibrée entre tous par le simple processus de l’élection. L’électeur est considéré comme souverain, mais souverain de quoi ?

En lui donnant la possibilité d’élire un maire, un député, un chef d’Etat, on ne lui demande pas ce qu’il veut, mais qui il veut. On lui permet de se débarrasser sur quelques-uns de ses devoirs et de ses responsabilités envers le groupe. En mettant un bulletin dans l’urne, il acquiert une forme de bonne conscience : il a le sentiment d’avoir fait son devoir de citoyen, et d’être conséquemment gouverné comme il le souhaite.

Il n’y a donc plus aucune nécessité pour lui d’infléchir la vie collective par des actions supplémentaires. Il peut s’endormir. d’ailleurs, dans beaucoup de cas il désire être gouverné et non gouverner. L’éducation à la démocratie passe aussi par la compréhension de cette nuance fondamentale. "

Une autre raison à ce phénomène d’acceptation concerne les formes de contraintes sociales qui ont fait l’objet d’une importante réflexion philosophique et sociologique.

L’acceptation s’appuie largement sur des rapports de force et de contraintes que subissent les individus. C’est le cas de tous les régimes totalitaires.
  • L’exemple Birman est l’illustration de ces rapports de domination politique fondés sur le triptyque pouvoir / autorité / coercition.
  • Les fausses démocraties africaines - permettant l’avènement de dictateurs qui s’emparent des richesses du pays et condamnent les populations à la misère la plus cruelle - illustrent le phénomène de la contrainte économique (propriété / capital).
  • Les contraintes culturelles et notamment religieuses conduisent, elles aussi, à la soumission des peuples. Ce sont ces contraintes qu’utilisent les Talibans en Afghanistan ou les Mollahs en Iran.

L’acceptation s’appuie également sur des rapports de soumission qui ne passent plus nécessairement par une contrainte extérieure évidente, mais par une logique de " socialisation à l’auto-sujétion ".
" Il se passe bien quelque chose de particulier du côté de la subjectivité individuelle, notamment de notre rapport à une autorité qui s’affiche de moins en moins comme telle, mais dont nous devançons les désirs inexprimés. " Ecorev
" D’une manière générale, l’affaiblissement du lien social, par l’émancipation individuelle et par le productivisme, se marque par l’idée d’un déclin de l’institution coercitive -comme espace d’imposition du réel. Nous serions davantage acteurs de notre propre soumission, au point de participer pleinement et volontaire à l’élaboration de nouvelles pratiques sociales qui aboutissent à un enfermement de notre autonomie dans un espace de plus en plus contrôlé. "

Les expériences de Milgram - qui décryptent le principe de l’obéissance se justifiant par l’acceptation de la puissance légitime du savoir scientifique- démontrent avec quelle facilité l’individu accepte de réaliser des actes qui devraient heurter sa conscience. La soumission trouverait ainsi son origine dans le principe d’autorité profondément inscrit dans notre subconscient.
" Du fait de l’intériorisation sociale millénaire du principe d’autorité, le danger existe qu’il renaisse de ses cendres "

" L’exemple le plus tragique de cette intériorisation est certainement constitué des dérives totalitaires de type fasciste qu’ont connu vers la même époque divers pays d’Europe occidentale, ainsi que la Russie. Elles trouvent leur source dans la psychologie des masses humaines subissant depuis de millénaires l’oppression du système autoritaire patriarcal, qui poussent les hommes dans certaines périodes de crise à préférer l’oppression et l’esclavage à un climat (même chimérique) de désordre et d’insécurité. Ici et Maintenant

Analysant le principe d’autorité comme facteur de servitude volontaire, le journal anarchiste Alternative Libertaire illustre son propos en décrivant le processus d’émergence du fascisme.
"L’émergence du fascisme s’explique par divers facteurs socio-économiques (le spectre de la révolution russe de 1917 dans le cas de Mussolini, la crise mondiale du capitalisme de 1929 pour Hitler, etc) mais tout ceci n’explique pas l’apparition du fascisme et encore moins sa possibilité même.

Par contre, on peut affirmer que si le fascisme a pu naître, croître, et vaincre (et simplement exister), c’est parce qu’il exprime la structure autoritaire irrationnelle de l’homme nivelé dans la foule. Un fait psychologique remarquable est que le fascisme n’est pas, comme on a tendance à le croire, un mouvement purement réactionnaire, mais il se présente comme un amalgame d’émotions révolutionnaires et de concepts sociaux réactionnaires, ce qui explique son succès au sein des masses, y compris la classe ouvrière.

Tout pouvoir, même installé par la force et maintenu par la contrainte, ne peut dominer une société durablement sans la collaboration, active ou résignée, d’une partie notable de la population. C’est dans l’esprit de l’opprimé que tout pouvoir trouve d’abord sa force, plus que dans celle des armes. Rien ne paraît plus surprenant [...] que de voir la facilité avec laquelle le grand nombre est gouverné par le petit, et l’humble soumission avec laquelle les hommes sacrifient leurs sentiments et leurs penchants à ceux de leurs chefs.

Au dix-huitième siècle, David Hume nous posait déjà la question de savoir quelle était la cause de cette situation paradoxale, et répondait : " Ce n’est pas la force ; les sujets sont toujours les plus forts. Ce ne peut donc être que l’opinion. C’est sur l’opinion que tout gouvernement est fondé, le plus despotique et le plus militaire aussi bien que le plus populaire et le plus libre"

Mais à tous ces phénomènes explicatifs il faut aussi rajouter des aspects plus individuels relatifs à la personnalité de certains individus.

Dans son " Études sur la personnalité autoritaire " , Theodore W. Adorno, Membre de l’Ecole de Francfort qui se penche notamment sur les phénomènes de culture des masses, dresse les portraits psychologiques des individus séduits par le totalitarisme.
" Parmi les personnalités dont la vision du monde est " de nature à indiquer qu’ils auraient été prêts à accepter le fascisme au cas où il serait devenu un mouvement social puissant ou respectable ", on trouve un certain nombre d’individus présentant, on s’en douterait, des syndromes autoritaires, mais aussi trop " conventionnels ", ou, à l’inverse, excentriques.
Le plus " dangereux ", selon l’étude, est le " manipulateur ". Ce dernier, antikantien par excellence, " traite toute chose et tout le monde comme un objet à utiliser ". Adorno souligne que " ce modèle se trouve chez de nombreux hommes d’affaires ". Généralisation un peu étrange...

On comprend que ce texte n’ait pas toujours été accueilli avec faveur. D’autant que l’auteur va beaucoup plus loin. Il analyse certains " constituants formels " qui lui semblent typiques de ces personnalités autoritaires. Citons, à titre d’exemple, le refus de toute forme d’utopie, " l’indifférence envers le sort des pauvres, tout comme l’admiration pour les gens riches qui ont du succès. Le Figaro.


Dans " Sur la psychologie de masse du fascisme ", Jean-Marie Brohm reprend l’ensemble de ces différents phénomènes psychosociologiques qui ont permis l’acceptation du nazisme en Allemagne et conclue "Il semble que rien ne soit plus malaisé à l’homme de la rue que de ne pas s’identifier à quelque mouvement important."

Cette dernière étude devrait renvoyer chacun de nous à sa propre responsabilité mais aussi renvoyer également les partis politiques à leur propre finalité :

La mission des structures politiques doit-elle se limiter à proposer des alternatives sociétales en s’appuyant uniquement sur les processus électoraux et les instances parlementaires ou doit-elle intégrer un aspect plus large qui serait d’alerter l’opinion sur ses propres déviances inconscientes, de valoriser de vrais processus de pédagogie citoyenne et de promouvoir de réelles et nouvelles formes de contre-pouvoir 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/servitude-moderne-soumission-60521
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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 05:18


Pour un Nouvel Ordre Économique Français Équitable !

Beaucoup s’inquiètent de la mise en œuvre d’un Nouvel Ordre Économique Mondial concocté par une petite minorité de la population mondiale, les Nantis, en vue d’accroître leurs fortunes aux dépens de l’immense majorité, les « Plébéiens ».

Cette lamentable perspective est­elle incontournable, irrémédiable ?

Les Nantis disposent d’immenses patrimoines qui, bon an, mal an, leur permettent de mener une vie confortable et, surtout, de recapitaliser une part (majeure ?) des profits réalisés annuellement.

Il est parfaitement possible d’illustrer ce mécanisme de base, simple dans son principe, en prenant comme exemple non pas une personne privée (elles sont trop rares à parler de leur fortune) mais en citant une institution mondialement connue, la Fondation Nobel qui fonctionne ainsi depuis plus d’un siècle (sans avoir connu de malversations financières).

La Fondation Nobel résulte de la volonté testamentaire d’Alfred Nobel qui, il y a déjà un siècle, fit don d’une part de sa fortune sous réserve de fructification de manière à ce qu’une partie des revenus issus de ce capital permette d’attribuer les cinq célébrissimes Prix Nobel (six, si l’on y ajoute le Prix Nobel d’Économie, institué et financé par la Banque Nationale de Suède, en 1968) et qu’une autre partie soit recapitalisée.

Au cours des années 1990 1999, la Fondation Nobel a atteint une recapitalisation annuelle nette supérieure à 7 % en intérêt composé annuel sur 10 ans (exactement : 7,665 %). Son capital de 1,5 milliard de Couronnes suédoises, sous forme d’actions (57 %), d’obligations (37 %) et d’immobilier (6 %), s’en est trouvé doublé, passant à 3,1 milliards (303 millions d’Euros ; 1 Couronne suédoise = 0,0977199915 Euro).

Par ailleurs, il convient de savoir que, durant cette période de 10 ans, les prix attribués par la Fondation Nobel ont représenté 9 % des profits issus de ses placements tandis que les frais de gestion de la fondation furent de 20 %. Ainsi, la Fondation Nobel a recapitalisé 71 % de ses profits.

Ces résultats, constat d’une réalité tangible, demeurent applicables à d’autres concepts ; aux Plébéiens, par exemple, dont la situation, dans le cadre de l’ordre économique mondial actuel, souffrent notoirement de capitaux concurrentiels de ceux dont disposent les Nantis.

Ainsi, sur la base du mécanisme de fonctionnement de la Fondation Nobel, il serait souhaitable que les Plébéiens soient en capacité de mettre en œuvre un mécanisme de création de capital qui, à terme, leur apporterait des avantages très similaires à ceux dont jouissent les Nantis. Ce but atteint, les Plébéiens seraient, de facto, en situation d’influer très sensiblement sur le Nouvel Ordre Économique Mondial qui se profile.

Comme il serait par trop immodeste de vouloir dessiner, ici, une proposition de ce que pourrait être un Nouvel Ordre Économique Mondial équitable, on se contentera d’y exposer une proposition de ce que pourrait être un Nouvel Ordre Économique Français Équitable, tâche qui, au demeurant, pourra déjà sembler démesurément ambitieuse.


I. Pré-texte :

Faisant tabula rasa de leurs illusions n’assumant ni le capitalisme ni l’économie de marché, les partis de gauche, les « Gauches », nécessitent, d’extrême urgence, une clef de voûte programmatique à très long terme qui soit susceptible d’intéresser les citoyens (électeurs).

Cette clef de voûte programmatique à très long terme doit être une « utopie réaliste ». Un produit dérivé de la Belle Utopie (Agathatopia) de James Meade, prix Nobel d’économie en 1977.

Pour être réaliste, cette nouvelle utopie devra impérativement faire la synthèse entre l’Économie de Marché (incluant mondialisation & privatisation) et la Solidarité entre tous (autrement qu’en prenant aux uns pour donner aux autres).

Cette clef de voûte programmatique à très long terme leur est proposée dans les paragraphes qui suivent. Les résultats apparaîtront dans un siècle mais il est impératif de commencer dès maintenant.

Donc, il appartient aux penseurs des Gauches de réfléchir à des solutions capables de porter des fruits dans le futur le plus immédiat, le présent.

À cet effet, les Gauches doivent savoir que l’historien de l’économie, Jacques Marseille, préconise de mettre en œuvre, immédiatement, l’Allocation Universelle mensuelle de 750 Euros per capita (au-dessus de 18 ans) pour un coût maximal de 11 milliards d’Euros durant la première année.

« Cette allocation universelle serait susceptible de marier ce qui paraît pour l’instant incompatible : une sécutité [économique absolue] indispensable et une flexibilité accrue du travail ».

Le court terme ainsi résolu, les penseurs des Gauches pourraient se consacrer à trouver des solutions complémentaires faisant le lien entre le présent et le long terme que représente la clef de voûte programmatique qui leur est ici proposée.

II. L’ultime contradiction au sein du Capitalisme

En ces temps de crise financière, certains veulent « moraliser », réguler le capitalisme sans autre objectif que d’éviter que ne se reproduise ce type de crise ultérieurement. D’autres y voient l’opportunité d’abolir un capitalisme légitimement honni pour la misère qu’il ne parvient pas à éradiquer. Mais, entre les « conservateurs » inimaginatifs et les « révolutionnaires » conformistes, n’existe-t-il pas une possibilité de transformer le capitalisme de l’intérieur et de le rendre bien plus vertueux ?

La réussite du Capitalisme à améliorer globalement le niveau de vie des êtres humains ne saurait masquer son échec structurel majeur, à savoir : son incapacité à éradiquer une injustice économique et sociale indubitable. Pour preuve : de par le monde, des centaines de millions de nos contemporains sont contraints de survivre avec moins d’un Euro par jour !

Malgré cela, un intellectuel contemporain estime que, dans le Capitalisme, la contradiction entre le capital et le travail, avec son corollaire, la lutte des classes, a été résolue.

Au contraire, un autre penseur, contemporain également, diagnostique qu’il est mystificateur de croire qu’au sein du Capitalisme, il y a compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

L’Histoire ne retiendra, éventuellement, le nom du premier que pour son erreur d’analyse et celui du second que pour son incapacité à résoudre sa propre inéquation ; pourtant pertinente.

À en croire l’un, le Capitalisme éradiquera, spontanément, l’extrême pauvreté et instaurera, tout aussi spontanément, l’équité économique et sociale absolue. Bel exemple de béat optimisme improductif !

À en croire l’autre, l’inéquation est insoluble. Bel exemple d’impérissable pessimisme improductif !

En somme, il n’y aurait d’autre alternative que de ne rien faire, tout finissant par s’arranger naturellement (fatalisme positif), ou de poursuivre la lutte des classes, seul moyen des défavorisés pour améliorer leur condition (fatalisme négatif). Les deux approches constituent une variante, optimiste et pessimiste, d’une même résignation.

Ces deux attitudes oublient le fait que le Capitalisme est une œuvre humaine qui, en tant que telle, peut être amendée par ses géniteurs. Les imperfections du Capitalisme permettent à ses détracteurs d’omettre que nombre de corrections ont déjà été réalisées et qu’il n’est plus aussi sauvagement et universellement libéral qu’il le fut.

Certes, l’interventionnisme correctif n’est pas encore parvenu à faire du Capitalisme un système économique et social anthropocentrique, philanthropique. Probablement, faute d’avoir réellement essayé. Certainement, faute d’avoir trouvé une solution réellement satisfaisante. Cette solution pourrait résulter de la constitution du Parti Capitaliste Français.

III. Objectif Principal :

Le Parti Capitaliste Français a pour objectif principal de présenter une solution susceptible d’instaurer une réelle compatibilité entre Compétitivité et Solidarité, d’éradiquer l’extrême pauvreté, de conduire au bénéfice d’une Sécurité Économique « relativement absolue » (Il demeure difficile d’utiliser « absolu » car, en matière d’œuvre humaine, il n’est rien qui soit « absolument absolu ».), bref, de générer un Capitalisme anthropocentrique, philanthropique.

IV. Objectifs Spécifiques :

Pour atteindre son objectif principal, le Parti Capitaliste Français doit atteindre, successivement, plusieurs objectifs spécifiques.

1. Parvenir à la majorité parlementaire de gouvernement (ou faire partie d’une coalition parlementaire de gouvernement s’engageant à réaliser l’objectif principal et les objectifs spécifiques du Parti Capitaliste Français).

2. Voter la création d’une Société Holding Nationale dont la tâche consistera à gérer toutes les participations financières de l’État dans des entreprises publiques et privées (banques incluses).

3. Voter l’exonération de cette Société Holding en matière de tous impôts et taxes sur ses résultats financiers.

4. Voter simultanément le financement annuel de cette Société Holding, pendant une durée de cinquante ans, à concurrence d’une moyenne de 365 Euros par citoyen français (soit 21,900 milliards d’Euros pour 60 millions d’habitants, aujourd’hui, et 25,550 milliards d’Euros pour une population de 70 millions d’habitants en 2050).

V. Statut de la Société Holding :

Cette société aura un statut de coopérative (avec des aménagements si nécessaires). Toutes les citoyennes et tous les citoyens majeurs en seront automatiquement sociétaires et détiendront le pouvoir électif sur la base de 1 citoyen = 1 voix pour désigner les personnes destinées à constituer les instances dirigeantes.

Tout mandat électif au sein de la Société Holding sera exclusif.

Les détenteurs d’un mandat politique ne pourront être éligibles à un mandat électif au sein de la Société Holding que pour autant que leur mandat politique aura échu depuis une période au moins égale à la durée dudit mandat politique.

VI. Objectif de la Société Holding :

L’objectif de la Société Holding sera quadruple.

En premier lieu, elle devra gérer, de la manière la plus profitable qui soit, toutes les participations dans les entreprises publiques (privatisées, de facto) et privées qui lui seront transférées par l’État.

En second lieu, chaque année, elle devra investir les fonds qui lui seront alloués par ses sociétaires de manière à prendre de nouvelles participations minoritaires (minorité de blocage au minimum) ou majoritaires dans des entreprises (banques incluses) présentant, à court, moyen et long terme, des perspectives de profits financiers raisonnables.

En troisième lieu, pendant la phase de capitalisation de cinquante ans, et au-delà, la Société Holding recapitalisera et réinvestira, chaque année, l’ensemble de ses profits de manière à accroître et accélérer sa rentabilité.

En quatrième lieu, lorsque ses capitaux accumulés et ses profits annuels parviendront à leur masse critique, la Société Holding, d’une part, recapitalisera et réinvestira 25 % de ses profits annuels et, d’autre part, consacrera 75 % desdits profits au versement d’un Revenu d’Existence à chacun des citoyens français (mineurs inclus).

VII. Résultats escomptés :

VII.1. Collectivement :

Jacques Marseille, historien de l’économie, a calculé que, depuis 1913, le rendement de la bourse s’établit à 4 % par an, dividendes inclus et net d’inflation.

Si l’on table sur un tel rendement pour le siècle à venir, les cinquante années d’investissements de la Société Holding généreront, en 2050, un capital cumulé de 3.691 milliards d’Euros, soit 10 % de la capitalisation boursière mondiale actuelle. Cinquante ans plus tard, en 2107, ce capital cumulé s’élèvera à 34.515 milliards d’Euros, soit l’équivalent de la capitalisation boursière mondiale actuelle (il est quasi impossible d’évaluer à combien s’élèvera la capitalisation boursière mondiale en 2107).

Des prises d’intérêt d’un tel montant dans le capital des entreprises permettront d’influer sérieusement sur leurs stratégies et sur leurs politiques. À l’heure où l’on aspire à des "entreprises citoyennes« , il semble que rien ne sera plus »citoyen" que l’influence que pourra avoir un tel fonds souverain privé géré de manière collective, associative, sur les entreprises.

VII.2. Individuellement :

À ce moment-là, la Société Holding aura atteint la masse critique nécessaire au service d’un Revenu d’Existence (per capita) qui continuera d’augmenter année après année.

Année.....Revenu mensuel d’Existence (€).....Écart (ans)
2109...................1.028...................................-
2158...................1.505..................................49
2198...................2.004..................................40
2229...................2.503..................................31
2255...................3.016..................................26
2276...................3.506..................................21
2295...................4.018..................................19
2311...................4.507..................................16
2326...................5.018..................................15
Etc.

À ce stade, il n’est pas inutile de rappeler que le Revenu d’Existence sera destiné à tout individu français, même mineur. En conséquence, en 2109, une famille de quatre personnes, dont deux mineurs, percevra, mensuellement, un Revenu d’Existence de 4.112 Euros.

Comme le Revenu d’Existence sera perçu dès la naissance, et jusqu’à la mort, les concepts mêmes de « chômage » et de « retraite » deviendront totalement obsolètes. Le statut de salarié (dépendant) sera remplacé par celui d’indépendant qui permettra à chacun de négocier la nature, la durée, la rémunération, etc., relatives à l’activité économique qu’il souhaitera exercer.

Il est possible que certains se satisfassent du minimum que représentera le Revenu d’Existence et se refusent à exercer une activité économique. Si cette attitude se généralisait, le Revenu d’Existence disparaîtrait faute pour l’économie de trouver les compétences dont elle a besoin pour générer des richesses et se perpétuer. Comme le Revenu d’Existence dépendra de la bonne santé de l’économie, il serait proprement suicidaire que toute la population se laisse aller à un mouvement de « paresse » généralisée.

Considérant qu’une marge de la population pourra se laisser aller à se satisfaire du seul Revenu d’Existence, il ne fait pas de doute que cette fraction de la population sera compensée par nombre d’autres qui souhaiteront gagner bien plus que le seul Revenu d’Existence et qui le feront avec d’autant plus d’enthousiasme que nul ne pourra les accuser de s’enrichir sans limites par l’exploitation de leurs semblables.

Post Scriptum :

1.
La proposition du Parti Capitaliste Français (60 millions d’habitants) pourrait être reprise par un Parti Capitaliste Européen (600 millions d’habitants) ou par un Parti Capitaliste Mondial (6 milliards d’habitants).

2.
Tout ce qui précède peut n’être considéré que comme une simple utopie : irréalisable ! Cependant, il convient de souligner que c’est fondamentalement par le mécanisme décrit que « les riches deviennent toujours plus riches ». Dans ce cas, pourquoi ce mécanisme ne ferait­il pas également que « les pauvres deviennent, d’abord, de moins en moins pauvres puis, enfin, de plus en plus riches » ?

3.
Le problème du financement de la période d’épargne peut également paraître insurmontable. Les Français disposent de plus de ressources qu’il y paraît. Tout d’abord, chaque année, les Français épargnent, en moyenne, 15 % de leur revenu. Au­-delà de cela, il convient de rappeler que, chaque année, les Français misent plus de 20 milliards d’Euros dans des jeux de hasard ( soit quasiment les 21,900 milliards d’Euros nécessaires en première année de la phase d’épargne). Enfin, en consacrant tout ou partie des taxes sur leur consommation de tabac et d’alcool, il serait possible de participer notablement au financement nécessaire.

4.
Les délais nécessaires avant que le service d’un Dividende Universel soit possible peuvent paraître trop importants. Grosso modo, nous avons 100 à 150 ans de capitalisme « sauvage » derrière nous. Le projet du Parti Capitaliste Français permet l’émergence d’un Capitalisme Anthropocentrique dans les 100 à 150 prochaines années. Cela ne vaut il pas mieux que l’espoir d’un Grand Soir qui, peut-être, ne viendra jamais ?...

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/pour-un-nouvel-ordre-economique-60258

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 04:56


publié par
roland (Dazibaouebmaster) le 21/08/2009 07H50


extrait du film "Blade Runner"Par Fidel Castro

photo : extrait du film "Blade Runner"

J’ai évoqué récemment les plans que trament les États-Unis pour imposer la supériorité absolue de leurs forces de l’air comme instrument de domination sur le reste du monde. J’ai mentionné le projet de doter celles-ci, d’ici 2020, de plus de mille bombardiers et chasseurs F-22 et F-35 de dernière génération dans le cadre de leur flotte de plus de 2 500 avions militaires, et de faire en sorte que, d’ici 2040, tous leurs avions de guerre soient pilotés par des robots.

Les budgets militaires peuvent toujours compter sur l’aval de l’immense majorité des législateurs étasuniens. C’est à peine s’il existe un État de l’Union où l’emploi ne dépend pas en partie de l’industrie de guerre.

À l’échelle mondiale et à valeur constante, les dépenses militaires ont doublé dans les dix dernières années, comme si le danger de crise n’existait pas. C’est actuellement l’industrie la plus prospère de la planète.

En 2008, les budgets de la défense ont absorbé environ 1,5 billion de dollars. Ceux des États-Unis se sont montés à eux seuls à 607 milliards, soit 42% des dépenses militaires du monde, sans compter les dépenses de guerre, tandis que le monde compte aujourd’hui un milliard d’affamés.

Une dépêche de presse occidentale informait voilà deux jours qu’à la mi-août, l’armée étasunienne avait présenté un hélicoptère téléguidée ainsi que des robots capables de faire des travaux de sapeurs, dont 2 500 avaient été expédiés dans des zones de combat.

Avion espion automatique (drone) Global HawkUne société de vente de robots a soutenu que les nouvelles technologies révolutionneraient la manière de conduire la guerre. En 2003, selon des publications, c’est à peine si les États-Unis possédaient des robots dans leur arsenal, et aujourd’hui, selon l’AFP, « ils comptaient 10 000 véhicules terrestres, ainsi que 7 000 dispositifs aériens, depuis le petit Raven qui peut être lancé à la main, jusqu’au géant Global Hawk, un avion-espion de treize mètres de long et de trente-cinq mètres d’envergure, capable de voler à grande altitude pendant trente-cinq heures ». La dépêche cite d’autres armes.

Tandis que les États-Unis font ces dépenses colossales en technologies de la mort, leur président sue sang et eau pour apporter des services de santé à cinquante millions d’Étasuniens qui en manquent. La confusion est telle que le nouveau président a affirmé :

« La réforme du système de santé est plus proche que jamais, mais la lutte devient féroce. »

« L’histoire est claire : chaque fois qu’une réforme de santé se profile à l’horizon, les intérêts particuliers luttent avec tout ce qu’ils ont à leur portée, font jouer leurs influences, orchestrent des campagnes publicitaires et recourent à leurs alliés politiques pour effrayer le peuple étasunien. »

Le fait est que huit mille personnes – la plupart au chômage, selon la presse – se sont réunies dans un stade de Los Angeles pour recevoir les soins gratuits d’une clinique itinérante qui prête service dans le Tiers-monde. La foule a passé la nuit là, certains provenant de centaines de kilomètres à la ronde.

« Que m’importe si c’est du socialisme ou non ! Nous sommes le seul pays au monde où nous n’avons rien, nous, les plus vulnérables », a dit une universitaire d’un quartier noir.

Selon les informations, une « prise de sang peut coûter 500 dollars et un traitement dentaire de routine, plus de 1 000 ».

Quelle espérance une société pareille peut-elle offrir au monde ?

Les lobbyistes du Congrès ratissent fort contre une simple loi qui prétend offrir des soins médicaux à des dizaines de millions de personnes pauvres, des Noirs et des Latinos dans leur immense majorité, qui en sont privés. Même un pays en butte à un blocus comme Cuba a pu le faire, voire coopérer avec des dizaines de pays du Tiers-monde.

Si les robots peuvent se substituer aux soldats impériaux dans leurs guerres de conquête, qui stoppera les sociétés transnationales dans leur quête de marchés où écouler leurs engins ? De même qu’elles ont inondé le monde de voitures qui font aujourd’hui concurrence à l’homme dans la consommation d’énergie non renouvelable, voire d’aliments convertis en carburants, elles peuvent tout aussi bien l’inonder de robots qui remplaceraient des millions de personnes à leurs postes de travail.

Les scientifiques feraient bien mieux de concevoir des robots capables de gouverner : ils épargneraient ainsi cette besogne horrible, contradictoire et confuse à l’administration et au Congrès des Etats-Unis.

Les robots le feraient sans aucun doute mieux et meilleur marché…

Fidel Castro Ruz
Le 19 août 2009

 


Source: Le Grand Soir

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5596

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 04:21
publié par liliM Hier 15H38

Posted by libertesinternets under 9/11, Censure, Fascisme d'aujourd'hui, Libertés publiques, Lobby Pro-Israël, Manipulation de l'opinion, Observatoire de l'empire, Parti de l'Ordre
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Ne pas penser comme le veut la "ligne", oser se poser des questions, avoir le culot de toucher aux vaches sacrées de la pensée établie... faites l'essai. Vous verrez bien les retours de bâton que vous allez vous prendre. Et ce de la part de gens qui vous glorifient à longueur de journée les vaillants résistants, les braves guerilleros, les héros de le pensée... Durutti, Giordano Bruno... bref tous ceux dont la dissidence est si ancienne qu'elle ne risque pas de mettre en danger les équilibres de pouvoir actuels. En ce sens, la pensée critique vis à vis d'Israël et la lecture sceptique du 9/11 est bien le nouveau tabou occidental... "Et pourtant elle tourne"

[Hugues Wagner - Afrique-Asie - Juin 2009]

Hugues Wagner : On vous a accusé d'être un partisan de la théorie du complot alors que vous n'êtes pas réputé comme tel. Que s'est-il passé ?

Aymeric Chauprade : Tout est parti d'un article de Jean Guisnel dans l'hebdomadaire français Le Point du 5 février 2009, qui a demandé ma tête au ministre de la Défense parce que j'ai osé faire écho aux théories non conformistes sur le 11 septembre 2001. Mon dernier ouvrage commence en effet par un chapitre sur le 11-Septembre. J'ai voulu montrer que le choc des civilisations, c'est d'abord le fait qu'une immense partie de l'humanité, en dehors du monde occidental, ne croit pas à la version officielle de cet événement donnée par le gouvernement américain et qui est devenue la version obligatoire des médias occidentaux. Dans « Chronique du choc des civilisations » - qui est un atlas de géopolitique mondial et pas du tout un livre limité au 11 septembre -, je propose la synthèse, à ma connaissance la plus aboutie qui existe à ce jour, de ce qui pourrait être un scénario alternatif à la version officielle. Je ne prends pas parti. J'expose les arguments des tenants de cette théorie dite du complot et je ne conclus pas. Je reste prudent. Mais mon « crime » est d'avoir osé présenter de manière crédible et donc convaincante ces éléments de contestation de la version officielle.

Je suis un scientifique, j'ai une première formation de sciences mathématiques et physiques avant d'être passé à la science politique. Pour avoir creusé le sujet (surtout aux États-Unis) et pour avoir beaucoup parlé de cela avec des experts français du renseignement (qui eux ne parlent pas mais n'en pensent pas moins), je peux vous dire que j'ai des doutes plus qu'importants quant à la version officielle. En tout cas, je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de penser sur ce sujet. On aurait le droit d'imaginer des choses horribles sur les musulmans ou sur n'importe quelle civilisation, mais dès que cela touche aux Américains, et plus encore à Israël, c'est quasiment un crime contre l'humanité que d'imaginer que des cyniques aient pu concevoir un tel crime.

Hugues Wagner : Vous venez de faire suspendre, par le tribunal administratif, la décision du ministre. Pouvez-vous à nouveau donner des cours ?

Aymeric Chauprade : Après un premier référé, nous en avons fait un deuxième en montrant que la décision menaçait mon économie personnelle. Le juge des référés a jugé qu'une liberté fondamentale, celle des droits de la défense, avait été gravement bafouée. Je suis tombé sur un juge indépendant et juste, dans une France de plus en plus verrouillée médiatiquement et politiquement. Même quand tout est verrouillé, il faut toujours croire en la France. Conséquence : théoriquement je peux reprendre mes cours. Évidemment, dans la pratique c'est plus compliqué. Le ministère de la Défense va devoir dire clairement quelle faute j'ai pu commettre. En réalité, tout le monde sait que la vraie raison de mon éviction est que j'étais le dernier représentant, dans les institutions de défense, de la ligne gaulliste en politique étrangère. Je suis pour un monde multipolaire et non pour cette folle politique de « l'Occident contre les autres » que représentent ceux qui sont au pouvoir maintenant en France.

Hugues Wagner : Quelles ont été les réactions de vos élèves et collègues, notamment du Collège royal militaire supérieur du Maroc, où vous enseignez ?

Aymeric Chauprade : Je suis extrêmement touché par les très nombreuses manifestations de solidarité que j'ai eues. Pas seulement l'immense majorité des officiers français de l'École de guerre, mais aussi les étrangers. Les stagiaires africains étaient très en colère notamment, ceux des pays arabes aussi. J'ai reçu, plus discrètement des témoignages d'amitié venant de pays asiatiques. Mon éviction est interprétée, à juste titre, comme la manifestation évidente de la rupture de la France avec les fondamentaux de sa politique étrangère d'équilibre. J'attends de voir ce que va faire le Collège des forces armées Royales du Maroc. J'y enseigne depuis six ans et j'ai toujours donné satisfaction. On aimait à Rabat ma liberté d'expression. Je suis employé directement par les Marocains et non par la partie française. Normalement, le Maroc n'étant plus un protectorat, je m'attends à ce que rien ne change, malgré les pressions.

Hugues Wagner : Que pensez-vous de la réintégration par la France du commandement de l'Alliance atlantique (Otan) ?

Aymeric Chauprade : Elle est contraire à l'intérêt de la France et nous n'avons pas eu de véritable débat sur ce sujet à l'échelle nationale. Je suis frappé de constater à quel point les médias français sont verrouillés par les relais d'influence américain et israélien qui ont totalement neutralisé toute possibilité de débat. Depuis la sortie de ce commandement en 1966, il y avait un consensus de droite et de gauche. La « valeur ajoutée » de la France sur la scène internationale tenait en partie à cette position singulière, à cet héritage de la troisième voie, j'ose dire de non-alignement, car si la France est bien d'Occident, elle ne doit pas pour autant réduire sa politique mondiale à une politique occidentale. Sa vocation est de défendre l'équilibre multipolaire, pour que toutes les civilisations aient leur place dans l'Histoire.

Hugues Wagner : Une alliance est-elle dirigée contre un objectif. la Russie, la Chine, l'Iran, le terrorisme ?

Aymeric Chauprade : Les Américains ont remplacé la lutte contre le communisme par celle contre le terrorisme. Cette nouvelle idéologie vise à coaliser les anciens alliés de la guerre froide. Logiquement, il aurait dû y avoir une Europe puissante après la guerre froide. Or, qu'avons-nous aujourd'hui ? Une Europe certes économique, mais géopolitiquement parlant composante d'un bloc transatlantique dominé par les États-Unis. Le président Chirac a tenté de s'opposer à cela avec son acte courageux en 2003 avec l'affaire d'Irak. Je suis convaincu que ce qui se passe aujourd'hui est le retour de bâton de 2003. Les Américains se sont dits : « ces Français se sont opposés sur l'Irak ; c'est un raté, changeons les choses en France et ils ne s'opposeront pas demain sur l'Iran ».

Hugues Wagner : L'ancien premier ministre français Dominique de Villepin a déclaré que l'Otan était « totalement sous contrôle américain ». Est-ce votre avis ?

Aymeric Chauprade : Il a raison. Villepin a été l'honneur de la France à la tribune de l'Onu en 2003. Aujourd'hui, comme d'autres, il a raison de rappeler cette évidence : après la disparition du Pacte de Varsovie, l'Otan aurait dû disparaître. Elle n'a pas disparu parce que cela a été, dès 1990, une priorité des États-Unis de l'étendre et de la renforcer. L'organisation de l'Europe centrale et orientale va de pair avec l'élargissement de l'Union européenne. Et les Américains, voyant que l'Allemagne poussait pour reconstruire son espace d'influence à l'éclatement de la Yougoslavie, ont compris qu'il y avait là un potentiel de guerre susceptible de redonner une raison d'exister à l'Otan. Avec la Yougoslavie, l'Otan a glissé vers la guerre d'ingérence manichéo- humanitaire...

Hugues Wagner : Est-il vrai que vous défendez une théorie du choc des civilisations, notamment au travers d'une opposition entre l'Europe (Russie incluse) et l'islam ?

Aymeric Chauprade : Les civilisations sont un facteur important de l'Histoire mais je ne réduis pas l'Histoire au choc des civilisations. Les civilisations existent, on ne peut le nier. Et dans la longue durée, la problématique de la hiérarchie de puissance entre les civilisations est une réalité. L'Occident européen est devenu moteur de la mondialisation au XVIe siècle et a supplanté l'islam en le contournant grâce à l'ouverture des grandes routes maritimes qui ont permis d'atteindre l'Asie. Aujourd'hui, peut-être que l'Asie est en train de prendre la tête de la mondialisation et que ce qui nous menace est une guerre de l'Amérique n'acceptant pas son déclassement. Jacques Sapir soutient, très intelligemment, que si l'Amérique n'arrive plus à faire l'ordre américain elle fera le désordre... Je crois à ces réalités-là. Donc il n'y a pas que l'islam et les Européens ; ces rapports de force entre civilisations existent aussi entre Chinois et Indiens, entre Indiens hindouistes et musulmans, etc.

Je crois qu'Européens et Russes ont un destin commun à construire et qu'ils doivent bâtir un rapport équilibré avec le monde musulman. La France doit développer une politique arabe intelligente car équilibrée. Les Russes ont l'expérience de l'islam caucasien et centre-asiatique depuis le XVIIIe siècle alors que les Américains n'y comprennent rien.

Hugues Wagner : Certains prétendent que vous pourriez avoir été victime d'une « campagne d'épuration » menée par un cercle néoconservateur proche du pouvoir comme l'auraient été les journalistes Richard Labévière de RFI, ou Moktar Gaoud et Agnès Levallois de France 24...

Aymeric Chauprade : Ce n'est pas une supposition c'est un fait avéré. La France est en train de vivre une épuration douce et sourde (regardez mon cas : alors que j'ai gagné contre un ministre, aucun quotidien national n'en a fait état) de tous ceux dont la pensée va à l'encontre des intérêts d'Israël et des États- Unis. Cela peut paraître difficile à croire, mais c'est pourtant la vérité. Qu'il s'agisse de gens de gauche ou de la droite conservatrice, tous ceux qui « tombent » ont un point commun : leurs analyses ne vont pas dans le sens des intérêts américains et israéliens.

Hugues Wagner
Afrique Asie - Juin 2009

Source :
http:// www.afrique-asie.fr/_medias/dossiers/evenement%2043.pdf

Source : publié sur libertés et internets

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5636


Lire ici :

http://www.denistouret.net/textes/Chauprade.html




Ancien professeur de géopolitique au Collège Interarmées de Défense (sanctionné par le ministre de la Défense Hervé Morin le 05 février 2009), Directeur de la Revue française de géopolitique

Aymeric Chauprade. Géopolitologue, auteur notamment de Introduction à l'analyse géopolitique, Ellipses, Paris, 1999, Géopolitique, constantes et changements dans l'histoire, Ellipses, Paris 2001 ; Introduction à l'analyse géopolitique, Ellipses, Paris 1999 ; co-auteur avec François Thual de Dictionnaire géopolitique, Ellipses, Paris 1998.

 

Chronique du choc des civilisations, Editions Chronique, Paris, 23 janvier 2009
Ce très intéressant ouvrage contient un chapitre, "11 septembre 2001 : la version officielle contestée" (pp. 14-23), qui fait la synthèse de "la théorie du complot américano-israélien" concernant les attentats ayant fait officiellement 2595 victimes et attribués aux islamistes. Un ouvrage d'autant plus "intéressant" qu'il a valu à son auteur une sanction administrative lourde de la part du ministre Français de la Défense Hervé Morin.

A propos de la colonisatio

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 04:19




Emancipation : Le dévoilement des dominations globales


Emancipation : Le dévoilement des dominations globales


Dans le maêlstom des dominations multiples écrasants la majorité des humains il importe de pointer les dominations globales des dominations sectorielles. Ces dernières ne sont pas qualitativement négligeables ou secondaires. Simplement elles frappent pas les mêmes individus. Il s'agit du sexisme, du racisme, du classisme, de l'emprise excessive du religieux sur l'Etat et la société, des résidus de relations coloniales (postcolonialisme),etc.

S'agissant des dominations globales deux ordres de dévoilement critiques apparaissent : les dispositifs abstraits (Jean-Marie VINCENT) et derrière eux la classe dominante (Monique et Michel PINCON-CHARLOT). Ce dévoilement se poursuit de façon complémentaire avec la notion de peuple-classe (Christian DELARUE). Dernière question : La fonction critique et rassembleuse de la notion de peuple-classe peut-elle en outre nommer le sujet porteur du projet altermondialiste ?

1 - Dévoilement vers le haut.

* Les dispositifs abstraits sont de nature technico-juridiques . Ils sont une rationalisation et une instrumentalisation du savoir scientifique et technique érigé en dispositif normatif "d'en-haut". L'instrumentalisation se dédouble en un montré et un caché . Ce qui est valorisé donc montré relève de la rentabilité, du résultat de la performance et ce qui est caché dans la machine (le plus souvent) c'est le contrôle unilatéral des "faisant fonction" des dominants sur les dominés. Ces dispositifs ont pour particularité de surplomber les humains dans une relation fétichiste : élévation du non-humain et rabaissement de l'humain . La marchandisation accroit ce phénomène . Le marché des biens et services ou celui de la force de travail vient renforcer ce fétichisme devant lequel une fraction des humains doit s'agenouiller comme devant un Dieu.

* La bourgeoisie est la classe dominante sous le capitalisme. C'est d'abord une classe sociale au sens ou elle est classe en soi et classe pour soi . En ce sens on peut dire qu'elle est la seule classe  sociale organisée dans la défense unie de ses intérêts et notamment le maintien et l'accroissement de son capital économique (richesse financière) et de ses autres pouvoirs sociaux, relationnels, symboliques (prestige). Elle réunie de façon très forte, très soudée des industriels, des hommes d’affaires, des banquiers, de vieille souche ou de récente extraction, des grands exploitants agricoles, des hauts fonctionnaires, des membres de l’Institut, des généraux… Monique Pinçon-Charlot  affirme qu'elle est collective et même collectiviste à son profit.

* Sous ces deux aspects, la domination capitaliste porte sur la nature et sur le peuple-classe. Les vecteurs de la domination capitaliste au profit de la classe dominante forme système . Il s'agit de la régression démocratique accélérée, les privatisations en chaine, le dépérissement des services publics, et en contrepoints la marchandisation généralisée, le libre-échange. L'appropriation privée des moyens de production orientée vers l'obtention infinie du profit ne cesse de promouvoir ce qui relève de la valeur d'échange contre la valeur d'usage, etc. Le système capitaliste peut se transformer mais son but reste de ne jamais cesser de produire de la plus-value. En somme changer constamment pour rester à l'identique sur sa logique.

2 - Dévoilement vers le bas.

Parler du peuple-classe. Le peuple-classe n'est pas vraiment une classe sociale proprement dite . Il rassemble par opposition à la classe dominante la diversité des dominés. La notion de peuple-classe a été mobilisée en rapport distinctif avec le peuple-nation mais dans une double fonction de dévoilement. Son rôle a été de montrer vers le haut une classe dominante bourgeoisie maintenant mais aussi couche bureaucratique jadis.  En ce sens, le peuple-classe n'est jamais que le peuple diminuée de la classe dominante. Le second dévoilement porte sur l'oubli des résidents étrangers n'ayant pas de droit de vote.

Le peuple-classe est plus large que le prolétariat avec sa définition complète qui porte sur l'épuisement du salaire mensuel en fin de mois (1 ). Le peuple-classe rassemble la quasi totalité du salariat, une large fraction des indépendants (payants, artisans, petits commerçants) mais aussi le petit-patronat. On comprends que le peuple-classe est une notion qui rassemble des couches sociales qui peuvent avoir des intérêts divergents surtout si l'on y intègre le patronat des petites entreprises qui exploite parfois aussi férocement que le grand la force de travail salariée. Cet ensemble large de peuple-classe a une frontière mobile mais qui ont pour caractéristique de ne pas être riche.

3 - Le peuple-classe peut-il devenir le sujet de l'altermondialisme?


Ceux-d'en bas n'ont pas d'existence car pas de nom. Parler de peuple-classe revient à nommer les non-riches, à donner nom à ceux d'en-bas. Ce n'est pas négligeable . La question suivante est : peut-il être le nom du nouveau sujet porteur de l'autre monde possible et nécessaire ? Certainement pas en mode exclusif, en mode dominant et excluant des autres problématiques. C'est une leçon des nombreux débats menés dans ATTAC ou dans les Forum altermondialiste.

Eu égard à la prise en charge de la diversité des dominés la notion ne peut intervenir que dans un discours ou un projet qui articule de façon dialectique l'unité et la diversité. On peut penser l'alternative comme la convergence des alternatives. On peut espérer que les émancipations se combinent et se déploient parallèlement. Mais l'histoire réelle montre plutôt des décalages temporels.

Il y a aussi des luttes de classes sans classe. Pendant plusieurs années les fonctionnaires de base ont menés des luttes qui concernaient tout autant leur statut que le service public. D'autres couches sociales, tel les paysans ont mené des luttes contre l'agriculture productiviste.

Il y a aussi des luttes dont la portée émancipatrice n'est pas évidente. On peut dire que chaque lutte a son ambivalence, car elle est travaillée pour être maintenue dans le cadre de l'existant à savoir la recherche de la production pour le profit mais aussi tendue pour sortir du cadre existant.

Pour autant on ne saurait oublier de noter que le peuple-classe est une notion universalisable valable en Europe, en Amérique latine comme en Chine ou en Corée. Même là ou l'on évoque des peuples au sens ethnique il est toujours possible d'évoquer un peuple-classe. Reste que la notion s'adapte difficilement dans certaines situations. Dans quelle mesure peut-on parler de peuple-classe palestinien, dans la mesure ou celui-ci est un peuple qui aspire en quelque sorte à devenir peuple-nation?

Christian DELARUE

1) En défense des prolétaires à 3000 euros par mois et moins !

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article789

Les frontières du peuple-classe

http://www.france.attac.org/spip.php?article9596

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 04:12



Les puissants impuissants : l'échec de la promesse phare
publié par babelouest (crisonnier) Aujourd'hui 01H04
Juan, le samedi 22 août 2009


120ème semaine de Sarkofrance: gouverner, c'est escamoter


Si l'on tente de résumer le déroulement de cette 120ème semaine de Sarkofrance, on est frappé par un décalage: le pouvoir en France n'agit plus, il réagit. Il ne réfléchit plus, il masque. Il ne décide plus, il escamote. Même la libération conditionnelle et contrainte de Clotilde Reiss dimanche dernier a escamoté quelques instants l'échec de la politique étrangère. Les ministres se sont succédés dans les médias, figés et maladroits dans des exercices de communication à répétition.

Sarkozy se réjouit à tort
Dimanche 16 août, à une heure malheureusement trop tardive pour les journaux télévisés, la Présidence de la République pouvait enfin communiquer une bonne nouvelle: Clotilde Reiss avait quitté sa cellule iranienne et rejoint l'ambassade de France. Même si le sort définitif de la jeune Française n'est pas réglé, Nicolas Sarkozy ne pouvait attendre. Il fallait crier victoire, remercier la Syrie, montrer au monde - et aux Français - que "Speedy Sarko" est de retour : "Dès la sortie de prison de Clotilde Reiss, le Président de la République s’est entretenu avec elle. Il lui a exprimé sa joie et son plein soutien ainsi que celui de tous les Français, qui ont suivi avec inquiétude son arrestation et la procédure judiciaire à laquelle elle est soumise." On ne répétera jamais assez combien Nicolas Sarkozy a adopté la mauvaise attitude vis-à-vis de l'Iran. Alors qu'il est toujours si prompt à accueillir bras ouverts tous les dictateurs du monde, Sarkozy a usé et abusé de déclarations peu diplomatiques contre l'Iran, tout en lui promettant le nucléaire civil en cas de renconcement à la bombe atomique. Pour Sarkozy, il y a deux types de dictatures dans le monde: les utiles et les autres. Les premières méritent tous les honneurs, tapis rouge, photos officielles, réceptions et bises de Carla. Les secondes sont traitées avec mépris et dureté. La Sarkofrance pardonne aux unes leurs crimes et délits, et donne des leçons de morale aux autres. Où est la crédibilité ? Ces dernières semaines, l'Iran a rappelé à Nicolas Sarkozy qu'elle savait se rendre incontournable.

En Afghanistan, l'échec est tout aussi évident. La France joue les caniches de l'OTAN. Là-bas,
le scrutin présidentiel a eu lieu jeudi comme prévu. Comment ne pas se réjouir d'une élection dans un pays qui en a rarement connu ? Malheureusement, elle ressemble surtout à une opération de communication, parfois incompréhensible: un coût faramineux (250 millions de dollars financés principalement par les Etats-Unis), des menaces et des attentats qui ont nuit à la participation finalement médiocre (entre 40 et 50%), une profusion de candidats (41 ramenés à 35 la veille du vote), un scrutin calé la veille du ramadan (ce qui repousse le second tour en ... octobre !), et pour finir, deux candidats qui se réclament victorieux dès le premier tour. Bienvenue à la démocratie ! Aux Etats-Unis, Barack Obama a prévenu que la pacification du pays serait d'autant plus longue et difficile que les Talibans ont pris le dessus. En France, Nicolas Sarkozy et ses proches préfèrent un vocabulaire bushien pour justifier le renforcement de l'intervention Française; ils refusent de parler de bourbier. Ils aboient des intentions droits-de-lhommistes qu'ils ne respectent nulle part ailleurs.

Aucun discours de vérité n'est-il donc possible en Sarkofrance ?

Inventer la droite "plurielle"
C'est le concept imprévu de l'été. Le ralliement de Philippe de Villiers et des chasseurs de CPNT au "comité de liaison" de la "majorité présidentielle" n'en finit pas de faire jaser. Quelques (rares) dents grincent à droite, telle Christine Boutin. Jean-Marie Bockel, transfuge socialiste de mai 2007, s'est déclaré gêné par ce durcissement à droite. Peut-être croyait-il participer à un gouvernement de centre-gauche ? La presse présente l'initiative comme un nouveau succès de Nicolas Sarkozy. Ce serait la preuve que le Monarque réussit là où la gauche échoue, le rassemblement de son propre camp. D'ailleurs, les sondages sont paraît-il bons: "
Du soleil pour Sarkozy" titre le JDD.fr, qui publie une enquête IFOP soit-disant favorable au chef de l'Etat. Lisons donc: 54% de mécontents, dont 20% de très mécontents; contre 45% de satisfaits, dont un ridicule 7% de "très satisfaits". Voici le fan-club sarkozyen: 7% des Français interrogés.
Si l'opposition n'est pas très bien lotie, l'ouverture à droite ressemble davantage à une belle tartufferie. Agréger deux mouvements qui collectivement pèsent moins de 3% des voix n'est pas franchement un rassemblement.
Eric Besson, lui, a avalé la pilule avec la gourmandise des nouveaux convertis: il n'a pas d'états d'âme. A peine rentré de vacances, il a filé rendre une visite de bon militant à la caravane de l'UMP, échouée à Marseille. Sur place, il a expliqué qu'il a trouvé trouvé "plus intéressant, plus subtil et plus complexe" qu'il ne l'imaginait.

Formidable Eric Besson. Nicolas lui a donné la foi.

Grippe et autres complications
Dimanche, Luc Chatel s'exprimait sur
la grippe A H1N1. Il a prévu de faire fermer les établissements affectés par trois cas de grippe A consécutifs ou simultanés la même semaine. Pour rattraper les cours en cas de pandémie trop massive, les élèves seront invités à regarder France 5. Et concernant les dispositifs de garde des enfants malades, Luc Chatel renvoie vers "la solidarité familiale" ou "de voisinage". Pour le ministre d'un président qui a fait campagne sur le thème du service minimum garanti dans les transports et les écoles, le paradoxe ferait sourire si la situation n'était grave. Lundi, accompagné de nombreux journalistes, il visitait un magasin Intermarché à Villeneuve-Le-Roi (Val-de-Marne), à l'occasion de début de l'opération "LES ESSENTIELS DE LA RENTRÉE", une sélection de produits scolaires à bas prix. L'opération de com' a échoué. On a retenu qu'Intermarché avait bourré les allées de ses salariés, et que les rares mères de familles présentes étaient des militantes UMP. Les familles pensent à la grippe A. Douze établissements scolaires et 61 classes ont été fermés à Tahiti. En Polynésie française, la grippe est sévère. Les autorités dénombrent trois décès (deux femmes et un nourrisson) et "plus de 10.000" personnes infectées.

Lundi 17 août, Christine Lagarde a une fois de plus joué l'autruche. Interrogée sur la régulation des rémunérations variables dans les banques, la ministre des Finances a repris à son compte les timides recommandations de l'autorité de régulation britannique, la FSA, publiées la semaine dernière: Lagarde refuse donc de taxer très fortement les bonus importants tant que les places financières étrangères telles Singapour, Londres ou Luxembourg ne suivaient pas l'exemple. La ministre encourage les banques françaises à s'accorder entre elles pour appliquer de bonnes pratiques et éviter de se faire la "guerre des bonus" pour "attirer les meilleurs talents". Il n'a donc pas fallu attendre longtemps, à peine 8 mois depuis le crac financier de l'automne 2008, pour que Lagarde oublie que ces "meilleurs talents" n'étaient autres que ces traders qui ont planté le système.

Masquer l'échec sécuritaire
Lundi, Brice Hortefeux s'est énervé contre sa propre administration. Une démarche peu élégante, mais très empruntée à son patron de président quand il était lui-même à l'Intérieur: désavouer ses collaborateurs subalternes plutôt que d'assumer ses difficultés n'est sans doute pas très digne. Qu'importe pour le ministre. Il fallait corriger le tir. Les "Cadets de la République", louable mais symbolique invention sarkozyenne de 2003, n'auraient pas accès aux rangs de la police cette année, faute de budget. Il est vrai que Nicolas Sarkozy a prévu de supprimer 8 000 postes au sein des effectifs de police cette année. Le sang du ministre n'a fait qu'un tour. Grosse colère dans le Figaro. Mercredi, le Canard Enchaîné révélait qu'Hortefeux était parfaitement au courant du problème: tous les recrutements de la police nationale sont gelés, pour cause de rigueur budgétaire.
Vendredi, le ministre réajustait le tir, en confirmant le recrutement en 2009 de 900 cadets de la république, 900 gardiens de la paix et 600 adjoints de sécurité
Second coup dur,
les dernières statistiques de la délinquance en France ont été publiées cette semaine par l'Observatoire National de la Délinquance (OND). Les résultats des 12 derniers mois sont très mauvais: les violences physiques (coups et blessures, menaces, atteintes aux mœurs, actes contre la famille et l’enfant, etc) progressent de 4,3%, et en particulier les violences gratuites (+5,4%), et les menaces et chantage (+2,9%). Les taux d'élucidation baissent encore, qu'il s'agissent des atteintes aux biens ou aux personnes. Brice Hortefeux "riposte". Il cible ses commentaires sur les cambriolages (+12% sur 12 mois pour les cambriolages de locaux d’habitations principales), et désigne "l'ennemi". Ce sont des "jeunes", très organisés en "bandes" qui cambriolent nos campagnes et nos pavillons... Evidemment ! "L'ami de trente ans" du Président prend des mesures immédiates : il avance ses réunions de rentrée avec les directeurs départementaux de la sécurité publique, les commandants de groupement de la gendarmerie», et les préfets. Et il promet de porter à 60 000 le nombre de caméras de surveillance d'ici 2011. Sarkozy avait fait la même promesse ... en 2007 pour 2009.
Depuis 2002, Nicolas Sarkozy est parvenu à subtilement masquer son échec en matière de lutte contre l'insécurité. L'ancien maire de Neuilly a bousculé le parlement avec des lois à répétition. Cette incontinence législative a diverti l'attention publique. Puisqu'on légifère, c'est qu'on agit. Sept ans après, le bilan est mince : la délinquance globale diminue car le nombre d'atteintes aux biens recensés diminuent. Le taux d'élucidation de ces actes-là est ridiculement faible (13%) depuis 2003. Les violences aux personnes, elles, ne cessent de progresser depuis que Nicolas Sarkozy a pris le sujet de l'insécurité à bras le corps: moins de 350 000 actes en juillet 2003, 454 318 en juillet 2009. Bravo patron !

Pour Michèle Alliot-Marie également, les vacances sont terminées par anticipation. Une nouveau suicide de détenu en prison, et la situation carcérale devient le sujet du jour : la garde des Sceaux sort un rapport de son chapeau, réalisé 6 mois plus tôt, dont elle demande l'application "immédiate" des recommandations. Fallait-il un suicide pour qu'elle bouge ? On retiendra notamment que les détenus "fragiles" seront donc prochainement dotés d'un kit "anti-suicide": des draps et couvertures qui ne se déchirent pas et de pyjamas jetables en papier, et que tous les "points permettant un arrimage facile d’un lien" doivent être éliminées de leur cellule. La situation carcérale est un sujet méprisé par le Monarque. Ministre, puis président, Nicolas Sarkozy a toujours exclusivement concentrer son discours sur les victimes. Les détenus n'ont pas leur place dans son discours sécuritaire traditionnel. Depuis 2007, la surpopulation des prisons a été aggravée par une politique répressive inefficace, à base de peines planchers et de mesures antirécidive. A peine arrivée à la Justice, Michèle Alliot-Marie ne change rien.
Plutôt que de travailler la réinsertion des détenus et l'amélioration des conditions sanitaires, la ministre appelle à repérer et empêcher les comportements suicidaires.

Une réponse attentiste, et inefficace, qui témoigne d'un mépris persistant.

Une France décrédibilisée et menacée à l'étranger, des ministres en défense, une rentrée qui s'annonce grippée... Il est temps que les vacances se terminent.

Ami Sarkozyste, où es-tu ?

Lu sur Sarkofrance :


http://sarkofrance.blogspot.com/2009/08/120eme-semaine-de-sarkofrance-gouverner.html



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5641

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 03:55





Réfléchir,

par l'Observeur

 

Nous avons constaté l'effondrement du communisme.

Nous assistons à l'effondrement du capitalisme.

Le moins que nous puissions dire, c'est que ça sent le fagot.

Il semble que cela soit concerté par des puissances occultes.

Le but à atteindre est le Pouvoir Absolu Mondial

entre les mains d'une oligarchie. Cela n'est qu'une étape

qui en prépare d'autres bien plus hallucinantes.

 

Apprenez à penser par vous-même.

Si vous ne le faites pas, d'autres le feront pour vous.

 

Si une personne propose un scénario de ce qui se prépare,

aussitôt, elle est traitée de toutes sortes de "noms d'oiseaux".

Bien sûr, nous savons qu'il y a beaucoup d'intox.

De nombreuse officines font tout pour empêcher

d'y voir clair, sinon Leur Plan risque d'échouer.

 

J'ai beaucoup de choses à dire, mais à cause de ce qui précède,

je ne donnerai pas une vision des évènements à venir.

Alors, cherchez plusieurs sources, faites des recoupements,

réfléchissez, comparez avec ce qui s'est passé aux cours

des siècles et des millénaires et peut-être commencerez-vous

à soupçonner ce qui se trame en coulisses.

 

Toute forme de conditionnement est un carcan.

Les carcans les plus connus : la politique, la religion, l'argent.

Tous les autres carcans en découlent.

Pour se libérer des carcans, il faut beaucoup de lucidité,

d'esprit critique, de caractère.

Cela demande tellement de temps et d'efforts

que peu de personnes réussissent à se libérer,

ce qui fait le bonheur des Manipulateurs.

 

Réfléchir, c'est commencer à désobéir.

C'est pourquoi ON empêche les gens de réfléchir

en les abreuvant de niaiseries qui satisfont

leurs penchants sordides ou infantiles.

 

A vous de décider ce qu'il convient de faire. 

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 03:36


Je vous relatais hier l'épisode des
ministres en visite dans les supermarchés. Suite de l'histoire, d'autres opérations du même accabit.

[…]

Débarquement d'umpistes


Dans un autre registre, mais tout aussi symptomatique d'une mise en scène bien orchestrée, le Canard Enchaîné dans son édition du 10 juin, rapportait qu'aux cérémonies du débarquement du 6 juin, un seul laissez-passer était nécessaire pour venir saluer dans le centre-ville de Caen l'arrivée de Barack Obama : « La carte de l'UMP ». « Au centre de Caen, nul n'a le droit d'accueillir Obama, excepté les encartés UMP, triés. Être militant sarkozyste, c'est le sésame obligatoire. Et foin de bonne éducation. Car voilà la claque UMP qui offre un splendide spectacle à Obama. Huant Philippe Duron, le maire socialiste de Caen, criant son enthousiasme à Sarko... », rapportait la journaliste Dominique Simonnot. Les exemples sont nombreux de « bidonnages » politico-médiatiques. Et dans le rôle de l'acteur, on retrouve souvent les mêmes.


Lors d'un déplacement à la Réunion en février 2007, Nicolas Sarkozy qui n'était alors que le ministre de l'Intérieur, avait eu droit aux fastes des superproductions. Libération était présent. « Le maire [de Saint-Paul] lui avait organisé une fiesta totalement artificielle, mais remarquable d'un point de vue mise en scène pour engranger des images. Tout était en carton-pâte sur la carte postale : les militants avaient été amenés en bus avec leurs enfants, les groupes de musiciens malgaches et tamouls sur son parcours en front de mer dûment rémunérés »,
écrivait, le 17 février 2007, Antoine Guiral, journaliste à Libération.


Payés pour écouter

Le site de critique des médias, Acrimed, avait quelques années auparavant, mis en exergue ces pratiques, avec une fois encore Nicolas Sarkozy en guest star. En mai 2003, une opération de communication « 24 heures pour sauver 24 vies » tourne au pastiche : 500 personnes sont payées pour écouter un discours de Sarkozy sur la sécurité routière.


Dans un communiqué, des figurants de cette mascarade expliquent à Acrimed : « Intermittents du spectacle, nous avons été engagé pour un contrat de figuration de deux heures. On nous avait annoncé que nous travaillerons pour un clip. Il s'agissait en réalité d'une opération pour la sécurité routière (...) Dès la signature de nos contrats, on nous a demandé de nous allonger et d'observer une minute de silence. Puis, la dernière demi-heure, les ministres Nicolas Sarkozy et Gilles de Robien sont apparus et ont entamé un discours. Nous sommes donc fondés à dire que le public de Nicolas Sarkozy était payé pour écouter. »


Une histoire qui rappelle étrangement un autre bidonnage. En 1990, Olivier Stirn, ministre « centriste » chargé du tourisme dans le gouvernement Rocard, avait rémunéré des figurants pour assurer la « claque » lors d'un colloque dans lequel intervenaient plusieurs personnalités politiques. Après ces révélations, Stirn avait été contraint et forcé... de claquer la porte.

Source :
Libération 

http://sego-dom.over-blog.com/article-35054230.html

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 03:03


La Troisième Guerre Mondiale
a déjà commencé



 

                                               



Bienvenue dans le monde de la Guerre de Survie.

Se nourrir, se loger, se chauffer... vous n'en avez peut-être pas encore conscience, mais vos besoins de base sont menacés. Gravement.

Comme je vais vous le démontrer dans les lignes qui suivent, les moyens de vous protéger existent... mais il faut agir dès maintenant si vous ne voulez pas faire partie des "dommages collatéraux" de cette guerre mondiale d'un nouveau genre.

La situation est simple : après quatre millions d'années d'évolution, après des millénaires de civilisation -- l'humanité du 21ème siècle se retrouve à lutter pour sa survie. Les ressources planétaires font l'enjeu d'un combat sans merci entre les pays du monde entier.


Et depuis quelques années, peu à peu, les foyers de conflits se multiplient :

  • Regardez par exemple "l'affaire du gaz" entre la Russie et l'Ukraine, en pleine vague de froid durant l'hiver 2008/2009 : bras de fer entre les gouvernements, bloquages, suspension de l'approvisionnement à l'Union européenne, escalades de menaces de la part des deux camps... La Russie comme l'Ukraine manoeuvrent pour maîtriser une ressource énergétique essentielle -- et pouvoir la vendre au meilleur prix au reste du continent.

  • Et que dire du Venezuela ? C'est le quatrième fournisseur de pétrole des Etats-Unis, à qui il revend 65% de sa production pétrolière. Cette richesse souterraine et ce rôle-clé dans l'approvisionnement énergétique des Etats-Unis donnent un avantage considérable au Venezuela -- avantage que le président Hugo Chavez ne se prive pas d'utiliser comme arme de chantage pour imposer ses volontés aux sociétés occidentales... multiplier les déclarations belliqueuses... et faire tomber toujours plus de pétrodollars dans son escarcelle.

  • Et n'oublions pas la Chine ! En 2007, la Chine a mis en place un fonds d'investissement d'un milliard de dollars destiné à consolider les liens entre les entreprises chinoises et les pays africains. Elle leur a également promis trois milliards de dollars de prêts à taux préférentiels, et s'est engagée à doubler le montant de ses aides au continent africain d'ici la fin 2009. Pure bonté d'âme de la part de l'Empire du Milieu ? Eh bien... quand on sait que l'Afrique représente désormais le deuxième fournisseur de pétrole de l'Empire du Milieu, avec 26% à 33% des importations -- un chiffre qui augmente de 30% chaque année... on peut se dire que ces largesses ne sont pas si désintéressées que ça -- mais bien une forme de colonisation masquée.

Je pourrais aussi vous parler du Nigeria... de l'Antarctique... du Tibet... des îles Kouriles qui enveniment les relations entre la Russie et le Japon... et ainsi de suite : toutes ces régions où la situation géopolitique est sur-tendue ont en commun d'être des points stratégiques en matière de ressources naturelles.


Pour l'instant, cette guerre d'un nouveau genre se déroule en majeure partie sur la scène des relations économiques, commerciales et politiques, mais il faut être lucide : les conflits armés sont inévitables -- probablement à court terme.


Vous devez également être lucide sur un autre point essentiel : cette guerre mondiale d'un nouveau genre vous affecte vous, votre famille, votre mode de vie -- et vos investissements.

De nouveaux domaines, de nouveaux marchés, de nouvelles tendances sont en train d'émerger : trois secteurs en particulier connaîtront un développement sans précédent dans les années qui viennent.

Et en vous positionnant dès maintenant sur ces "Secteurs Bunker", vous pourriez engranger des gains à deux, voire trois chiffres... alors que le monde sombre dans le chaos. Et je pèse mes mots -- car comme nous allons le voir tout de suite, c'est une véritable lame de fond qui s'apprête à s'abattre sur la planète.

 


Pas de plan B pour l'humanité


Je ne suis pas en train de jouer les Cassandre ou les oiseaux de mauvais augure ; je me contente de constater des faits objectifs et concrets. Des faits que vous devez intégrer à votre mode de fonctionnement, en tant qu'investisseur, si vous ne voulez pas être emporté par la vague qui menace de nous engloutir. Et je voudrais vous y aider.


Voyez-vous, l'équilibre mondial est en train de changer. D'un côté, le monde développé n'est pas prêt à renoncer à son mode de vie. De l'autre côté, le monde émergent veut rattraper son retard... mais aussi égaler voire surpasser le mode de vie occidental.

Le problème, c'est que les ressources terrestres sont limitées. Il n'y aura pas assez pour tout le monde. Dans un tel scénario, les conflits religieux et politiques ne vont pas disparaître, mais vont plutôt être canalisés en affrontements dont l'enjeu sera les meilleures sources d'eau, d'énergies, la nourriture, les terres habitables.


Nous vivons en ce moment une redistribution complète des cartes planétaires : la géopolitique du pétrole et du gaz qui a dominé les 60 dernières années est en train d'être peu à peu remplacée par une géopolitique de la survie : les luttes pour le pétrole et le gaz seront intégrées à une sorte de "super-conflit" comprenant aussi des ressources vitales comme la nourriture (cultures et élevage) et l'eau.

Comme d'habitude, les pays les plus démunis seront en première ligne. Mais les pays plus avancés et plus riches ne seront pas épargnés.

Les guerres pour l'accès aux ressources vitales vont devenir un phénomène global.


La base du problème est ultra-simple : le premier milliard d'êtres humains sur la planète a été atteint vers 1800 -- il a fallu des centaines de milliers d'années pour y parvenir. Mais pour doubler ce chiffre, il n'a fallu que 130 ans -- en 1930, la Terre comptait deux milliards d'habitants.


Depuis, le processus s'accélère de manière fulgurante : 30 ans pour passer à 3 milliards... 14 ans pour arriver à 4 milliards... 13 ans pour passer à 5 milliards... et 12 ans pour arriver aux 6,7 milliards d'êtres humains que nous sommes aujourd'hui.


A ce rythme, en 2023, nous serons 8 milliards d'êtres humains sur notre bonne vieille planète. Or huit milliards, selon certaines estimations, c'est la population maximum que la Terre puisse supporter. D'autres chiffres, plus optimistes, estiment qu'une stabilisation démographique se fera vers 10 à 11 milliards.

Mais qu'on parle de huit milliards ou 11 milliards... ça ne change rien à la réalité actuelle des faits : les capacités de production de notre Terre sont non-renouvelables et limitées -- je dirais même qu'elles sont en voie d'épuisement... et puisqu'on ne peut pas encore s'installer sur Mars ou sur la Lune... il n'y a pas de plan B pour l'humanité.

Je le répète : je ne suis pas un oiseau de mauvais augure, et je ne me délecte pas de la misère du monde. Même si j'estime que les conflits sont inévitables, je suis sûr que l'humanité porte en elle les solutions de sa subsistance. Des solutions existent déjà, ou seront découvertes au fil des ans.


Le problème, c'est... combien de temps prendront-elles à mettre en place ? Et quels dégâts nous faudra-t-il subir en attendant ?


Comme le dit Bruno Parmentier, professeur à l'Ecole Supérieure d'Agriculture d'Angers et auteur du livre Nourrir l'humanité :

"Ne croyons surtout pas qu'il suffise de faire le dos rond quelque temps : le problème est structurel. En 2050, il y aura 10 milliards d'êtres humains sur la planète. Or nous aurons, pour les nourrir, moins de terres, moins d'eau, moins d'énergie et moins de chimie. En 1960, nous étions seulement deux habitants pour nous partager un hectare de culture. En 2050, nous serons six".

D'autres chiffres font froid dans le dos :

  • Depuis quelque temps, l'organisation Global Footprint Network calcule tous les ans le Earth Overshoot Day -- c'est-à-dire le jour qui marque, chaque année, le moment où l'humanité commence à vivre au-dessus de ses moyens écologiques. En 2008, il s'est produit le 23 septembre : cela signifie que sur l'ensemble de 2008, l'humanité a utilisé environ 40% de plus que ce que la nature peut régénérer sur la même année. Et ce déficit de ressources va en s'approfondissant.

  • Si l'Occident consomme la majorité de la production mondiale, les pays émergents s'y mettent aussi : la Chine aspire déjà à elle seule 5% du total des échanges mondiaux dans le secteur des céréales. Elle est le premier importateur mondial de soja... le deuxième de riz... le quatrième de lait en poudre... le cinquième de volaille... et ça continue.

  • Sans compter que -- paradoxe de la course aux énergies de substitution -- les biocarburants viennent désormais perturber les marchés de l'alimentation ! Ils consomment des quantités astronomiques de céréales -- ce qui a déjà provoqué des troubles sociaux dans des pays comme le Mexique. 65 millions de tonnes de maïs ont ainsi été détournés de leur utilisation alimentaire pour terminer dans des réservoirs de voitures aux Etats-Unis -- un chiffre qui devrait doubler dans les trois prochaines années.

Un chiffre résume bien la situation : en l'état actuel des choses, pour nourrir tout le monde, il faudrait que la production agricole double tous les 10 ans !


Partout dans le monde, les fermiers, les paysans et les agriculteurs se sont donc lancés donc une véritable course au rendement pour parvenir à nourrir l'humanité. Et sur cet immense secteur aux débouchés spectaculaires, des profits considérables seront au rendez-vous... notamment dans un segment bien particulier du marché.



Découvrez 3 Secteurs Bunker qui pourraient
vous rapporter des gains à deux ou trois chiffres
alors que le chaos s'installe




Pour tout savoir, continuez votre lecture...


Arrivez en tête de la course au rendement

avec les engrais agricoles !



N'y allons pas par quatre chemins : pour arriver à nourrir encore plus de monde dans les années à venir, il va falloir produire plus. Comment ? Eh bien... une partie de la réponse passe par l'engrais.

Eh oui, pour augmenter les rendements, rien de tel qu'un engrais adapté à la nature du sol, au type de culture, etc.

Ce n'est pas écologique ? Tant pis ! Pour augmenter le rendement, tout est bon... surtout aux Etats-Unis, où les agriculteurs ont de l'argent à dépenser, étant donné le cours des céréales ces derniers temps. Ils sont donc près à investir... et certaines entreprises sont parfaitement positionnées pour vous faire profiter de cette ruée vers la productivité agricole.

Tous les ingrédients sont réunis pour que le secteur des engrais vous permette de doubler votre investissement dans les mois qui viennent. Dans quelques instants, je vous dirai comment en faire profiter votre portefeuille -- d'autant que ce secteur n'est pas le seul qui vous permettra de profiter de la hausse des matières premières agricoles : là encore, quelques sociétés et fonds d'investissement bien particuliers pourraient faire décoller vos profits alors que la crise économique lamine la majorité des industries "classiques".

 


Un visionnaire au service de

vos investissements


Mais je me laisse un peu emporter ! Je m'aperçois que je ne me suis même pas présenté... Mon nom est Jean-Claude Périvier.Depuis toujours, je m'intéresse aux grandes tendances qui font évoluer le monde, l'économie et la société.

On peut dire que j'ai su appliquer ce sens affûté de l'anticipation dans ma vie quotidienne, puisque je me suis intéressé très tôt au secteur de l'informatique -- bien avant qu'il ne devienne un incontournable de l'économie. J'ai ensuite fondé une SSII, toujours avec une bonne longueur d'avance sur le marché. Je me suis également impliqué dans des activités d'intelligence économique.

Parallèlement, dès 1986, je me suis intéressé à la Bourse. N'étant de loin pas satisfait des placements que me proposait mon banquier... j'ai décidé de prendre les choses en main moi-même. Cela m'a réussi à tel point que mon entourage n'a pas tardé à me demander des conseils ! J'ai donc élargi mon champ d'action en lançant ma propre lettre boursière, de circulation très confidentielle à l'époque.

J'ai bien conscience que mon parcours est assez éclectique... mais que voulez-vous, ça me passionne !

Voir comment les fondamentaux planétaires se modifient... prévoir quels secteurs, quelles entreprises, quelles tendances vont se développer -- et lesquelles vont disparaître... dénicher LA perle parfaitement positionnée qui rapportera des gains à deux, voire trois chiffres... observer de quelle manière l'humanité avance et progresse... j'ai ça dans le sang.

Alors quand les Publications Agora sont venues me trouver en me proposant de lancer un service basé exactement sur ce principe... je n'ai pas hésité une seconde. Parce que plus qu'une affaire de gains, c'est une affaire de passion. Et cette passion, ces connaissances, ce sens de la Bourse... je me propose de les mettre à votre service, mois après mois et semaine après semaine... pour vous aider à détecter des opportunités comme celles que je viens de vous décrire.

Le nom de ce service, c'est Défis & Profits. Et je suis convaincu qu'il pourra vous aider non seulement à faire face aux bouleversements qui se préparent... mais bien à en profiter.

Permettez-moi de vous redire que je ne suis pas un vendeur d'apocalypse. Il existe des moyens de vous en sortir -- et même de vous en sortir avec des gains qui peuvent aller jusqu'à 250% grâce à mes recommandations. Mais vous devez vous protéger, et vous devez le faire MAINTENANT.

Parce que l'alimentation n'est pas la seule menace qui pèse sur l'humanité... Un autre facteur déclencheur de conflits -- liquide, celui-là -- se fait de plus en plus pressant.

 

 



La ressource qui fera couler

plus de sang que le pétrole


La demande pour cette ressource aussi unique qu'indispensable ne cesse d'augmenter. Et contrairement au pétrole, il n'y a pas de produit de substitution. C'est pourquoi la grande affaire des nations au 21ème siècle sera la capacité d'en maîtriser l'approvisionnement et la gestion.

Vous l'aurez deviné, je veux parler de l'eau. Et dans ce domaine, la situation est bien plus grave qu'on l'imagine.

En fait, paradoxalement, la planète ne manque pas de liquide ; après tout, 70% du globe est composé d'eau.

Ce qui manque cruellement, par contre... c'est de l'eau propre. Potable, sans danger pour l'être humain. Seule 2,5% de l'eau sur Terre est potable -- et encore, sous forme de glaciers et d'icebergs. Résultat : un tiers de la population mondiale n'a pas accès à l'eau propre. A côté de cela, 20% de la population mondiale (c'est-à-dire nous) consomme et gaspille cette ressource naturelle pour laquelle d'autres se battent et meurent.

Ce ne sont pas des paroles en l'air :

  • La moitié des lits d'hôpitaux, dans le monde entier, est occupée par des gens souffrant de maladies liées à l'eau impropre. Les décès dans le monde à cause de l'eau contaminée, quelque soit la cause, sont supérieurs aux décès dus au SIDA ou au cancer. En fait, l'eau contaminée tue plus de personnes que les guerres mondiales du 20ème siècle !

  • Plus d'un tiers de la population mondiale n'a pas accès à une bonne hygiène : un milliard d'hommes sont touchés chaque année par une maladie liée à la qualité de l'eau.

  • Selon les Nations Unies, si la tendance actuelle en consommation d'eau se poursuit, dans moins de 25 ans, cinq milliards d'êtres humains (soit la majorité de la population planétaire) vivront dans des zones où il sera impossible de satisfaire les besoins de base pour boire, cuisiner et assurer l'hygiène minimum.

 


L'or bleu : un élément vital pour la planète...
et pour vos investissements



Croyez-moi, qu'on le veuille ou non, nous sommes tous concernés par la raréfaction et la dégradation de l'eau -- directement ou indirectement. Là encore, c'est un facteur que vous devez prendre en compte dans votre stratégie d'investissement, parce que ce bouleversement, comme tous les bouleversements, fait naître des opportunités à côté desquelles il ne faut pas passer.

En effet, en tant que ressource non-substituable, l'eau est essentielle à la vie sur Terre. Et je ne parle pas uniquement de votre litre d'eau quotidien. "L'or bleu" est vital pour entretenir quasiment toutes les formes de vie sur terre. Il est essentiel pour l'agriculture, l'industrie, le nettoyage, les conditions sanitaires, etc.

Nous n'en sommes qu'au début, mais l'eau douce de surface deviendra de plus en plus un enjeu stratégique à mesure qu'elle se fera rare.

Pour les pays avancés, l'eau est un problème majeur en termes de changements climatiques, de pollution, de vieillissement des réseaux et de pertes d'exploitation.

Pour les pays du Tiers-Monde, la pénurie d'eau est mortelle.

Pour les pays en développement, c'est une situation de crise, car le  manque d'eau propre engendre des maladies et des décès qui freinent le développement économique.

Et dans la lutte pour l'or bleu, tous les coups sont permis.

 

Après la Guerre du Feu...
la Guerre de l'Eau ?
 

On pourrait tout à fait envisager de voir un jour des pays réduire leurs "exportations d'eau" comme le fait déjà la Russie pour le gaz ou le pétrole, afin d'exercer une pression politique ou un chantage sur d'autres pays dépendants.

Sans faire un mauvais roman d'anticipation, que se passera-t-il vraiment si un jour la pénurie d'eau douce issue des lacs, des rivières, des glaciers, des nappes souterraines, met en péril la survivance de populations entières ?

A l'autre bout du globe, le Groenland, propriété du Danemark, donc de l'Europe, se voit convoité par les Russes, les Américains et les Canadiens. Certes en raison de ses richesses supposées  en pétrole et en gaz, mais aussi en raison de la quantité énorme d'eau douce que renferment ses glaciers.

Il ne fait aucun doute que des conflits, même entre "bons voisins" (Mexique, USA) se produiront à l'échéance d'une décennie. Si tôt ? Oui, car il y a urgence !

Rappelez-vous qu'une guerre russo-chinoise a failli se produire au sujet du fleuve Amour, et pas uniquement parce qu'il s'agissait d'une frontière naturelle... mais aussi pour son exploitation.

Autre point essentiel : l'eau n'est pas une matière première comme une autre -- il n'y a pas de produit de substitution, et surtout, elle est décorrélée des autres matières premières (contrairement à l'or et au pétrole, ou à l'argent par exemple). Elle est également décorrélée des devises dans son utilisation primaire.

Cela en fait un secteur d'investissement de premier plan sur le moyen/long terme. Comme les matières premières soft, le prix de l'eau est tiré par la croissance inexorable de la population mondiale, à laquelle il faut ajouter l'élévation globale du niveau de vie.

Purifier, filtrer, transporter, stocker, distribuer et même embouteiller l'eau seront des activités de plus en plus importantes dans l'économie mondiale. Et qui prendront de plus en plus de valeur.


Les pays dépenseront des milliards de dollars au cours des deux prochaines décennies afin d'installer et d'améliorer les infrastructures de traitement et de distribution d'eau. Les Etats-Unis à eux seuls dépenseront 1 000 milliards de dollars au cours de cette période afin d'améliorer leur infrastructure qui se détériore.

Pour vous aider à profiter de cette tendance qui se développe à vitesse exponentielle, vous retrouverez régulièrement dans Défis & Profits mes meilleures recommandations sur le secteur de l'eau -- sous toutes ses formes : entreprises bien entendu, mais aussi ETF, SICAV... Je vous révélerai tous les détails dans Défis & Profits : je vous dirai comment en profiter, à quel moment entrer dans le marché et bien sûr quand solder votre position. Je vous expliquerai dans quelques lignes comment bénéficier de mes recommandations, mais pour l'instant, intéressons-nous à une nouvelle tendance de fond qui pourrait vous permettre de récolter de coquets profits...



 

Votre poubelle vaut de l'or !


Nos sociétés assoiffées de consommation produisent de plus en plus de déchets -- et les pays émergents sont en train de nous rattraper dans ce domaine aussi :

  • Rien qu'en France, on produit pas moins de 600 millions de tonnes de déchets. Au niveau individuel, le poids des déchets est passé de 217 kg/habitant/an en 1975 à 373 kg en 2000... et environ 450 kg aujourd'hui ! Vous et moi, nous rejetons en moyenne chaque année six fois notre poids !

  • Dans l'ensemble, selon une étude CyclOpe/Veolia, le gisement de déchets collectés dans le monde atteint 2,5 milliards de tonnes par an. Autrement dit, la société actuelle produit chaque année à peu près autant de déchets que de céréales ! Vertigineux...

  • Bien entendu, ces déchets varient selon les zones géographiques. Plus les pays sont riches... plus ils consomment... plus cette consommation est chargée d'emballages... et plus ils rejettent. Ainsi, un Américain produit en moyenne 700 kg de déchets par an contre 150 kg pour un Indien.

Vous vous en doutez, à mesure que les pays émergents se développeront, la quantité de déchets augmentera. Et ces déchets... il faudra bien les traiter et les recycler.

Je ne vais pas m'étendre trop longtemps sur la question : sachez simplement que globalement, les marchés des matériaux issus de la récupération progressent et s'internationalisent. Ils pèsent actuellement plus de 600 millions de tonnes, emploient 1,5 million de personnes et représentent un chiffre d'affaires de 160 milliards de dollars.

Pas question de passer à côté d'une telle opportunité ! Voilà pourquoi je donne à ce secteur une place de choix dans le portefeuille de Défis & Profits -- avec des recommandations triées sur le volet et qui vous permettront de profiter pleinement de cette industrie en plein développement. J'ai notamment l'oeil sur quelques sociétés saines et bien gérées, mais qui ont été injustement entraînées à la baisse durant la débâcle actuelle : pour vous positionner à bon compte... le moment est donc idéal !

 


Avec Défis & Profits,

investissez en toute connaissance de cause
dans les tendances de demain

(..)

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