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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 15:42

 

Une mère accouche sur l'A20 et perd son bébé, Hollande demande une enquête
Publié le 20/10/2012 | 11:02 , mis à jour le 20/10/2012 | 13:37
Capture d'écran de l'hôpital de Brive (Corrèze), où se rendait une femme contrainte d'accoucher sur l'autoroute, causant la mort du nourrisson, vendredi 19 octobre 2012.
Capture d'écran de l'hôpital de Brive (Corrèze), où se rendait une femme contrainte d'accoucher sur l'autoroute, causant la mort du nourrisson, vendredi 19 octobre 2012.
(GOOGLE MAPS / FTVI)
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SANTE - Devant le congrès de la Mutualité française réuni à Nice, le président de la République, François Hollande, a demandé samedi 20 octobre une enquête administrative à la suite du drame survenu la veille dans le Lot.

Une mère a perdu son enfant en le mettant au monde dans sa voiture sur l'autoroute A-20, alors qu'elle faisait route vers une maternité de Brive, en Corrèze, faute d'établissement capable de la recevoir dans le nord du département du Lot, où elle réside.

 

"Le drame qui s'est produit hier (...) nous appelle une nouvelle fois, encore, à ne rien accepter en matière de désert médical", a déclaré le chef de l'Etat. "C'est pourquoi j'ai demandé à la ministre des Affaires sociales [Marisol Touraine] de diligenter une enquête administrative pour tout connaître des conditions de ce drame", a-t-il poursuivi.

 

Un peu plus tôt, déjà, le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, avait demandé à l'Agence régionale de santé (ARS) que la lumière soit faite sur cet accouchement. "Ce drame se serait-il produit s'il y avait eu une maternité plus proche ?" s'est-il interrogé avant de poursuivre: "Nous avons dit les risques liés à la fermeture de la maternité. Une enquête sera évidemment diligentée. Je demande expressément à l'Agence régionale de santé de nous en transmettre les conclusions intégrales".  

En attendant, FTVi vous explique comment on en est arrivé là. 

Dans le Lot, 30 minutes pour rejoindre une maternité

 

Le Lot a perdu en 2009 sa maternité de Figeac, et celle de Gourdon quelques années plus tôt. Le département de 170 000 habitants, ne compte plus qu'une seule maternité, à Cahors. 

 

Résultat, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), citée par La Dépêche du midi, il figure "parmi les huit départements dans lesquels 'plus de la moitié des femmes accouchent à une demi-heure ou plus de leur domicile alors que moins de 15 % sont dans ce cas en Île-de-France et dans le département du Nord'".

C'est pourquoi François Hollande a également répété samedi un de ses engagements formulés pendant la campagne: "aucun Français ne doit se trouver à plus de 30 minutes de soins d'urgence"

Le Lot n'est pas un cas isolé

ISelon Michel Antony, président de la Coordination nationale pour la défense des hôpitaux et maternités de proximité, le Lot n'est pas un cas isolé. D'après lui, entre huit et neuf départements ne disposent plus que d'une seule maternité, et la région parisienne et le Sud-Est ne sont pas épargnés, à l'image des menaces pesant sur la maternité des Lilas ou de la fermeture en mars de la maternité de La Seyne-sur-Mer (Var).

Les politiques publiques mises en cause

Pour cette Coordination, le drame de l'A-20 illustre "l'aspect néfaste des regroupements de maternité". Et d'exiger un "moratoire sur les fermetures de maternités". 

Interrogé sur France Info, le président du syndicat national des gynécologues obstétriciens, Jean Marty, a lui aussi mis en cause les politiques publiques."La désertification médicale, dont on s'étonne, c'est effectivement la conséquence de cet abandon par l'administration de tout ce qui n'est pas les pas grosses structure, explique-t-il. On sait, que lorsqu'une maternité ferme, toutes les compétences médicales (...), tous les praticiens qui ont travaillé dans cette maternité, ne vont pas travailler dans les structures qui regroupent les maternités fermées."   

UFC-Que Choisir avait tiré la sonnette d'alarme

Dans une étude publiée mardi, l'association de consommateurs UFC-Que choisir a couplé les disparités géographiques liées aux déserts médicaux et aux dépassements d'honoraires. Pour quatre spécialités médicales, dont la gynécologie, l'association avait dénoncé, carte à l'appuie, "l'intolérable fracture sanitaire" en France.

 
Une inquiétude partagée samedi par François Hollande : "dans certaines zones rurales, dans certains quartiers difficiles, il est devenu compliqué et parfois même impossible d'avoir recours à certains spécialistes dans une durée raisonnable, voire de trouver un généraliste, et même d'accéder en temps utile à des structures de soins", a-t-il déclaré devant le Congrès de la Mutualité française.

FTVi

 

Dans la même rubrique

 

http://www.francetvinfo.fr/une-mere-perd-son-enfant-en-accouchant-sur-l-autoroute-les-deserts-medicaux-mis-en-cause_158193.html

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 15:35
François Hollande trouve "tout-à-fait respectable" l'idée de Mme Merkel de vider de sens des démocraties
Publié le 20 octobre 2012 dans France/Europe 
François Hollande trouve « tout-à-fait respectable » l’idée de Mme Merkel de vider de sens des démocraties

LA CHANCELIÈRE D’ALLEMAGNE A PROPOSÉ SANS VERGOGNE LA MISE SOUS TUTELLE DES BUDGETS NATIONAUX

Le 18 octobre 2012 est une nouvelle date à marquer d’une pierre noire dans le processus d’instauration d’une dictature étendue à l’ensemble du continent européen. Dans le courant de l’après-midi, la Chancelière Angela Merkel a en effet déclaré publiquement, depuis Berlin, qu’il fallait désormais confier un droit de veto sur les budgets nationaux des États membres de la zone euro au Commissaire européen aux Affaires économiques.

Elle l’a dit précisément en ces termes :

« Nous pensons, et je le dis au nom de l’ensemble du gouvernement allemand, que nous pourrions faire un pas en avant en accordant à l’Europe un véritable droit d’ingérence sur les budgets nationaux quand ils ne respectent pas les limites fixées pour la stabilité et la croissance ».

À SUIVRE MME MERKEL, LE BUDGET DE LA FRANCE DEVRAIT ÊTRE SOUMIS AUX DÉCISIONS DE M. OLLI REHN, COMMISSAIRE FINLANDAIS ET HOMME TRÈS PROCHE DES INTÉRÊTS AMÉRICAINS

Cette proposition de la Chancelière d’Allemagne revient à soumettre les budgets nationaux à la décision du Commissaire européen aux Affaires économiques et de ses services.

C’est-à-dire que le budget de la France, par exemple, serait désormais décidé, modifié, et tranché en dernier recours, par une coterie de technocrates, très majoritairement étrangers, tous formés sur le même moule et sélectionnés pour leur dévotion au « modèle » américain, et tous dépourvus de la moindre légitimité démocratique puisque non-élus.

Pour être plus précis, ce serait l’actuel Commissaire finlandais, M.Olli Rehn, et ses services qui décideraient en définitive de ce que doit être le budget de la France.

Pour visualiser ce que seraient les conséquences très concrètes d’une telle décision, il n’est pas inutile de rappeler qui est ce M. Olli Rehn qui trancherait en dernier ressort de ce que doit être le budget de la République française.

Né le 31 mars 1962 à Mikkeli en Finlande, M. Rehn a fait une bonne partie de ses études et a passé sa jeunesse aux Etats-Unis. Il a effectué des études secondaires au Saint Paul College dans le Minnesota, puis il a effectué des études supérieures à l’université de Berkeley en Californie.

Avec un pareil pedigree, il affirme bien entendu être un « Européen convaincu »

Depuis qu’il a été nommé à la Commission européenne en 2004, cet « Européen convaincu », qui est aussi un homme politique finlandais membre du Parti du Centre (Kesk), a d’ailleurs fait preuve d’un conformisme et d’un « aplat-ventrisme » parfaits à l’égard des États-Unis.

1°) De 2004 à 2009, dans la Commission Barroso I où il détenait le portefeuille de « Commissaire chargé de l’Élargissement », il a conduit exactement la politique que souhaitait Washington :

il a mené tambour battant l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie,

il s’est bien entendu déclaré extrêmement favorable à l’adhésion de la Turquie à l’UE, (ce qu’exige Washington, pour faire coïncider le plus possible le périmètre de l’OTAN – dont la Turquie est membre depuis 1955 – et celui de l’UE),

il a dégagé des fonds européens colossaux à cette fin pour la Turquie, dans le cadre des « procédures de mise à niveau » : le total des subventions versés à la Turquie dans le cadre de la procédure d’adhésion a ainsi subi une très forte accélération sous l’impulsion d’Olli Rehn (à partir de 2004) puisque l’enveloppe versée a Ankara a été de 1.249.000.000 € sur la période 2002 – 2007 et de 4.873.000.000 € sur la période 2008 – 2013 (soit un total de plus de 6 milliards d’euros ( 6.122.000.000 €) sur la période 2002 – 2013).

2°) Depuis 2009, dans la Commission Barroso II où il déteint donc le portefeuille des « Affaires économiques », il a fait la preuve d’une docilité parfaite à la pensée européiste la plus orthodoxe.

Parfait apparatchik européiste habitué à débiter d’une voix monocorde les promesses de « lendemains qui chantent » de la construction européiste, Olli REHN présente ici sans aucune émotion le bilan économique de la zone euro (cf. en arrière-plan le graphique des évolutions du PIB de la zone !). Bien entendu, le Commissaire REHN nous promet constamment que tout va bientôt aller beaucoup mieux et que la crise est derrière nous…

On notera d’ailleurs que M. Rehn ne perd pas une occasion pour aller faire le beau outre-Atlantique. Voici quelques jours, le 25 septembre dernier, il est ainsi allé faire une conférence au Centre des Études européennes Minda de Gunzburg de l’université de Harvard sur le thème : « Rebuilding the Economic and Monetary Union ». (« Reconstruire l’Union économique et monétaire »).

À l’évidence, ce Commissaire « européen » estime qu’il est beaucoup plus important d’aller montrer à ses donneurs d’ordre qu’il exécute fidèlement les instructions plutôt que d’aller convaincre les citoyens des pays d’Europe – et notamment les Français – des bienfaits de la politique économique, menée – faut-il le préciser ? – dans une opacité et une absence totale de démocratie.

En d’autres termes, on l’a compris, ce Commissaire européen sous les fourches caudines duquel la Chancelière d’Allemagne rêve de faire passer tous les budgets nationaux – dont celui de la France – est un parfait homme-lige des intérêts américains en Europe.

LE VOTE DU BUDGET EST LA CLÉ DE VOÛTE DE LA DÉMOCRATIE ET DE LA DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME DE 1789

La proposition du 18 octobre 2012 de la Chancelière d’Allemagne revient donc à soumettre les budgets nationaux, donc le budget de la France, à la décision souveraine de responsables très majoritairement étrangers, inconnus du grand public et élus par personne.

Or je rappelle que l’Article XIV de cette Déclaration, qui constitue à la fois la base de notre pacte républicain depuis 223 ans et l’un des piliers de notre bloc de constitutionnalité, précise :

Article XIV

Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.


En d’autres termes, en prétendant soumette le budget de la France à la décision de la Commission européenne, Mme Merkel propose tout simplement d’abolir l’un des dispositifs essentiels de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789.

Ce faisant, elle s’attaque aussi à ce qui fait aussi le principe de base de la démocratie puisque tous les constitutionnalistes, tous les historiens et tous les analystes politiques savent unanimement que la démocratie commence avec le vote des impôts et de leur destination par des représentants élus par le peuple. Or l’idée de Mme Merkel consiste bien, dans sa logique ultime, à dessaisir les députés et les sénateurs français de la fixation du budget de la France.

Cette idée est donc, au sens très précis des mots :

- une idée contre-révolutionnaire,
- une idée antidémocratique,
- une idée qui viole ouvertement l’un des articles les plus essentiels de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789.

 

LE CONSEIL EUROPÉEN DES 18-19 OCTOBRE EST UN ÉNIÈME COUP D’ÉPÉE DANS L’EAU

Ce énième Conseil européen des 18-19 octobre 2012 s’est terminé comme d’habitude tard dans la nuit, et s’est soldé comme d’habitude par un compromis boiteux que chacun comprend à sa façon.

La presse française, comme d’habitude, a ramené les débats à la seule opposition entre la France et l’Allemagne, et a, comme d’habitude, donné à penser que cette opposition s’était miraculeusement évanouie en fin de soirée pour tomber sur un compromis enchantant tout le monde.

Bien entendu, ce énième conte de fées ne changera rien à la suite des événements.

D’une part, ce n’est pas parce que les européistes français – et les médias à leurs ordres – font comme si l’Europe à 27 se résumait au prétendu « couple franco-allemand » que cela fait disparaître les 25 autres États et leurs positions antagonistes qui contribuent à bloquer tous les débats.


La presse française fait toujours comme si le sort de la construction européenne dépendait de l’accord entre Paris et Berlin. La réalité est bien différente car chacun des 27 États défend âprement ses vues, sans oublier la Commission européenne qui ne peut manquer d’ajouter sa capacité de blocage à l’ensemble. C’est la raison pour laquelle le Sommet des 18-19 octobre 2012 a une nouvelle fois accouché d’une souris.

D’autre part, le compromis trouvé est fondé sur de nouvelles ambiguïtés. M. Hollande a eu beau se féliciter « d’un parfait accord avec nos amis allemands qui ont compris que l’union bancaire devait avoir des étapes, ce qu’ils avaient toujours défendu, et nous aussi.» En réalité, l’Allemagne a imposé un nouveau retard dans la mise en place de cette nouvelle usine à gaz.

Son entrée en vigueur désormais décidée pour « courant » 2013, et non plus début 2013 comme l’avait envisagé la Commission européenne, éloigne donc pour Madrid la possibilité de bénéficier d’une recapitalisation directe de ses banques. L’Espagne, qui comptait sur une mise en place rapide du dispositif pour recapitaliser directement ses banques, risque de faire les frais de ce nouveau retard car une telle recapitalisation (via le Mécanisme européen de stabilité MES), dépend de la mise en place d’un système de supervision bancaire unique en zone euro.

En outre, le conseil européen n’a abordé aucune discussion spécifique sur les plans de sauvetage des pays en difficulté de la zone euro, que ce soit à l’Espagne, dont le gouvernement reste réticent à faire une demande d’aide financière globale, ou à la Grèce. Les dirigeants de la zone euro se sont simplement contentés de « saluer les progrès de la Grèce pour remettre sur les rails son programme d’ajustement », et de préciser que « l’Eurogroupe examinera les résultats de l’examen » de la troïka des créanciers publics d’Athènes et « prendra les décisions nécessaires ».

CONCLUSION : LE SOMMET DES 18-19 OCTOBRE A REPORTÉ LA MENACE DU DESSAISISSEMENT DES PARLEMENTS NATIONAUX MAIS FRANÇOIS HOLLANDE LA TROUVE « TOUT-À-FAIT RESPECTABLE »

Quant à l’idée allemande d’un super commissaire européen doté d’un droit de veto sur les budgets nationaux, « c’est une thèse tout à fait respectable mais qui n’a pas été discutée ce soir. »

[ http://www.romandie.com/news/n/_Union_bancaire_Hollande_se_felicite_d_un_calendrier_plus_rapide_que_prevu79191020120457.asp]

La dépêche AFP et journaux français y voient « une façon élégante de rejeter cette proposition défendue avec force par Mme Merkel quelques heures auparavant. »

[ cf. par exemple http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00471799-sommet-europeen-la-proposition-de-super-commissaire-a-l-economie-fait-un-flop-502268.php ]

J’y vois quant à moi une façon extrêmement inquiétante – et pour tout dire scandaleuse – de ne pas mettre le holà immédiatement à une idée aussi fondamentalement contraire à 223 ans de République.

Mais il est vrai qu’entre la démocratie et la construction européenne, il faut choisir.

C’est ce que ne cesse de dire l’UPR depuis sa création. Et c’est aussi, finalement, ce que reconnaît implicitement le président de la République.

Sauf que lui a décidé d’être pour l’Europe et pour l’euro, et qu’il s’accommode donc d’une dérive de plus en plus funeste qui nous conduit tout droit vers une dictature continentale.

Tandis que tous les adhérents de l’UPR et moi-même avons fait le choix inverse : nous avons décidé de rétablir la liberté et la démocratie, et nous avons donc décidé de nous rassembler pour faire sortir la France de l’UE, de l’euro et de l’OTAN.

Les événements des mois et les années qui viennent auront au moins un mérite : ils feront ressortir de plus en plus clairement à l’ensemble de nos compatriotes que ce choix entre démocratie et Union européenne, est bel et et bien le choix crucial qui s’offre à eux.


François ASSELINEAU

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 15:27

 

 

Le jour où on ne pourra plus retirer notre argent des banques se profile / 12 Oct.2012

Jean-Michel Steg a été formé à l'université de Harvard aux USA avant d'intégrer l'IEP (Institut des Études Politiques) Sciences Po à Paris... Ancien directeur général dans les banques Citigroup,…

 

Pour lire la suite cliquez ici (Voir la vidéo)

 

Jean-Michel Steg a été formé à l'université de Harvard aux USA avant d'intégrer l'IEP (Institut des Études Politiques) Sciences Po à Paris...

Ancien directeur général dans les banques Citigroup, Goldman Sachs et Lazard Freres, il est actuellement chez Blackstone.

Alors qu'il débat sur la faillite du système de retraites complémentaires avec Nicolas Doze, il évoque ouvertement que le système bancaire sera en panne d'ici peu, les invités étant scotchés avant d'enchaîner sur un autre sujet !

« Je pense (...) qu'en France, on ne bougera vraiment que le jour où on mettra sa carte de crédit (...) dans le distributeur automatique et que ça ne sortira pas, que ce soit le distributeur automatique de votre banque, le compte bancaire d'un employé public ou celui d'un retraité. Et je pense que ce jour là se profile. »

 

http://revelation-sacraal.over-blog.com/article-le-jour-ou-on-ne-pourra-plus-retirer-notre-argent-des-banques-se-profile-12-oct-2012-111462974.html

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 01:05

 

Enjeux et perspectives de la recomposition de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient, par Pierre Hillard (deuxième partie)

 

Au lendemain de la Première guerre mondiale, le monde musulman est contrôlé par deux pays colonisateurs : la France et la Grande-Bretagne. On peut toutefois relever que l’Arabie Saoudite échappe à leur contrôle au grand désespoir du Parlement de Westminster qui se rend compte qu’il a laissé échapper un territoire véritable éponge à pétrole pour le plus grand profit des compagnies pétrolières américaines .


Au lendemain du choc de la Seconde guerre mondiale, une ère nouvelle s’ouvre en faveur de l’indépendance du monde musulman. Du Maroc jusqu’au Pakistan, des Etats semblent échapper à leurs anciens colonisateurs. Il n’empêche que certains d’entre eux sont restés dans le viseur des intérêts anglo-américains en raison d’intérêts pétroliers et de la mainmise de certaines matières premières. On peut dater cette collusion à la rencontre entre le président Roosevelt et le représentant saoudien Ibn Saoud en février 1945 conduisant au « Pacte de Quincy ». De ce pacte, il est décidé que les Etats-Unis accorderont une totale protection à l’Arabie Saoudite contre toute menace. Inversement, Ryad garantit l’approvisionnement en pétrole aux Etats-Unis. Outre ce point, des éléments concernant le partenariat économique et financier sont venus se greffer à l’accord énergétique.

L’intérêt anglo-saxon aux zones pétrolifères ne se dément pas avec l’Iran de Mossadegh. Par le biais de l’Anglo-Iranian Oil Company (AIOC), la Grande-Bretagne pesait dans la vie politique et économique de l’Iran. Les Britanniques bénéficiaient du contrôle des territoires Sud iraniens riches en pétrole. Les profits dégagés allaient droit dans les caisses de cette compagnie anglaise détenue à 53% par le gouvernement de Londres. Seuls 8 % des profits nets allaient directement au gouvernement iranien qui, face à un tel déséquilibre, demanda une remise à niveau d’au moins 50-50 entre les partis[1]. Cette proposition déplût fortement à la compagnie pétrolière qui, soutenue en sous-main par le gouvernement anglais, affichait un refus complet de modifier la donne en faveur des Iraniens ou du moins d’établir une meilleure répartition des profits. Cependant, la situation change avec Mohamed Mossadegh. Fort d’une longue activité dans la politique, il est fin 1949 à la tête de la commission parlementaire chargée des affaires pétrolières prônant la nationalisation du pétrole tout en dédommageant l’AIOC. Il garantit à la Grande-Bretagne le même niveau d’approvisionnement tout en conservant le personnel britannique de la compagnie. La nationalisation de la compagnie pétrolière fut effective le 28 avril 1951 par un vote du parlement iranien. Ce vote se fit la veille de l’arrivée au poste de Premier ministre de Mossadegh. Les tentatives anglo-saxonnes pour l’obliger à faire marche arrière se multiplient en particulier quand le gouvernement britannique présente l’affaire à la Cour mondiale d’arbitrage[2]. Ayant une formation de juriste, Mossadegh plaide directement la cause iranienne et remporte la mise. L’Angleterre ne pouvait pas laisser passer cet affront. En août 1953, les services spéciaux britanniques en liaison avec la CIA décidèrent de renverser Mossadegh dans le cadre de l’opération AJAX. Ce fut un succès complet. Mossadegh fut renversé, le Shah d’Iran rétabli dans ses prérogatives avec la bénédiction anglo-américaine jusqu’en 1979 et les privilèges de l’AIOC rétablis …. Rule Britannia. En tout cas, l’intervention des Anglo-Saxons fut reconnue officiellement par la Secrétaire d’Etat Madeleine Albright qui, le 17 mars 2000, rappela l’action déterminante de l’administration Eisenhower dans cette affaire[3].

Le rappel des initiatives anglo-saxonnes dans cette région est nécessaire pour mieux saisir les objectifs profonds animant ces élites en liaison avec Israël. Dans cette affaire, le grand « manitou » oeuvrant en faveur d’une refonte généralisée du monde musulman s’appelle Bernard Lewis. Ce Juif anglais naturalisé américain est un grand spécialiste du monde musulman. Ayant servi dans les services secrets britanniques, cet islamologue de réputation mondiale et professeur honoraire à l’université de Princeton a influencé les néo-conservateurs américains. C’est lui qui est à l’origine de l’expression « choc des civilisations » (clash of civilizations) en 1957[4]. Selon lui, les musulmans sont eux seuls responsables de leur déclin. Le renouveau ne peut venir que d’eux en intégrant les valeurs occidentales. Son action s’est développée en liaison avec Zbigniew Brzezinski (conseiller du président Obama) en particulier dans l’élaboration du principe de « l’arc de crise » en partant de la corne de l’Afrique jusqu’au continent indien (crescent of crisis). Les deux compères ont élaboré le principe de balkanisation du monde musulman afin de constituer une zone d’instabilité aux frontières et dans les zones musulmanes de l’Union soviétique. Le projet fut officiellement présenté par la revue américaine Time le 15 janvier 1979[5]. Il s’agissait d’instrumentaliser l’Islam pour l’opposer au communisme soviétique. Ces mesures inspirées par Bernard Lewis furent présentées en 1979 lors de la réunion du Bilderberg en Autriche. Elles soulignaient la nécessité de favoriser la balkanisation du monde musulman en une multitude d’entités religieuses et ethniques (kurdes, arméniennes, maronites, etc)[6]. Sa passion en faveur d’une fragmentation généralisée du monde musulman s’est poursuivie au lendemain de la chute du mur de Berlin et du bloc soviétique afin de s’adapter à la nouvelle donne du nouvel ordre mondial lancée par le président Bush senior le 11 septembre 1990. En 1992, dans la revue du Council on Foreign Relations (CFR), Foreign Affairs, il rappela dans un article intitulé « repenser le Proche-Orient », que ces pays ne bénéficiant pas d’autorité politique solide et d’une réelle identité nationale seraient modelables grâce au principe de la « libanisation » (lebanonization)[7].

Les liens et les influences entre Bernard Lewis et les néo-conservateurs sont multiples. Ainsi, cet islamologue sut promouvoir son idéal du « choc des civilisations » en soutenant les théories de Samuel Huntington. Ce dernier a repris à son compte les théories de son maître en publiant en 1993 un article intitulé « Le choc des civilisations » dans la revue Foreign Affairs[8]. Rappelant l’évolution de l’Occident avant 1789, de 1789 à 1918 puis de 1918 à 1989, il estime qu’une nouvelle étape est franchie depuis la chute de l’Union soviétique avec la prise de conscience des peuples s’appuyant sur des référents culturels communs pour s’affirmer face à d’autres groupes. Subdivisant le monde d’une manière très (trop) schématique en huit grandes civilisations,  il théorise le principe de la loi de la jungle en rappelant les menaces qui pèsent sur le monde occidental : les civilisations islamiques et confucéennes. Il est vrai que les rapports entre civilisations ne se règlent pas dans la dentelle. Cependant, dans sa vision, c’est le recul réel de l’Occident qui angoisse Huntington. Pour contrer cette tendance, l’emploi de méthodes coercitives s’avère nécessaire ; c’est-à-dire l’emploi de la guerre à basse intensité voire, selon les cas, la guerre tout court.

On retrouve cette volonté de domination chez d’autres membres de la famille néo-conservatrice. Ainsi, Richard Perle (appelé aussi le « prince des ténèbres ») conseiller politique auprès du secrétaire à la défense sous l’administration Reagan et membre de nombreux think tanks (PNAC, American Enterprise Institute, …) a  rédigé en 1996 un rapport pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans le cadre d’un think tank israélien The Institute for Advanced Strategic and Political Issues. Intitulé “A clean break : a new strategy for securing the realm”[9] (« un changement radical : une nouvelle stratégie pour sécuriser le territoire »), l’auteur encourage d’une certaine manière une « mini-guerre froide pour le Proche-Orient » pour reprendre l’expression du journaliste Jason Vest[10]. Présentant un véritable catalogue de mesures de déstabilisation et de refoulement des ennemis d’Israël, ce document prône pêle-mêle l’abandon de la stratégie « terre contre paix » au profit de « la paix par la force », l’ensemble étant fondé sur le rapport de force ainsi que sur l’instauration du principe de préemption à côté de celui de la punition. Voulant mettre à bas le processus de la paix d’Oslo élaboré au cours de la décennie 1990, le document encourage le changement de régime en Irak (départ de Saddam Hussein), le durcissement de la politique israélienne à l’égard des Palestiniens et élément fort intéressant, l’action de la Turquie et de la Jordanie en faveur des tribus arabes vivant sur le sol syrien et hostile aux élites dirigeantes (les Alaouites), le tout avec le soutien diplomatique et militaire de l’Etat hébreux.

Ce programme de déstabilisation élaboré par les néo-conservateurs et dont on peut constater l’application comme c’est le cas avec la disparition de Saddam Hussein, trouve son incroyable réalisation dans les travaux d’un journaliste et ancien fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères israélien Oded Yinon. Dans une publication parue en 1982 dans le cadre de « l’organisation sioniste mondial » (World Zionist Organisation), Oded Yinon présente toute une stratégie pour asseoir l’autorité complète d’Israël sur les pays musulmans du Moyen-Orient. C’est le président de la Ligue israélienne des droits de l’homme, Israël Shahak, qui a permis la connaissance de ce texte publié dans « La revue d’études palestiniennes » et reproduit dans la revue « Confluences méditerranée » (n°61 printemps 2007) sous le titre « Une stratégie persévérante de dislocation du monde arabe »[11]. Israël Shahak rappelle que la politique de l’Etat hébreux repose sur le démantèlement des pays arabes et l’alignement des élites israéliennes sur la pensée des néo-conservateurs américains. Les propos d’Oded Yinon ne laissent aucun doute : « Nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle de l’histoire de l’humanité, une ère qualitativement différente des précédentes, de caractère totalement nouveau. C’est pourquoi, il est nécessaire de comprendre les mutations qui caractérisent cette période historique ; et c’est pourquoi aussi, il faut définir une conception du monde et une stratégie concrète en fonction des conditions nouvelles. L’existence, la prospérité, la stabilité de l’Etat  juif dépendront de sa capacité de donner un cadre nouveau à ses affaires intérieures et extérieures (…). Le monde arabe islamique n’est pas, on le voit, l’élément majeur dans nos problèmes stratégiques des années 1980, bien qu’il constitue la première menace immédiate contre Israël, en raison de sa puissance militaire croissante. Ce monde islamique, avec ses minorités ethniques, ses divisions, ses crises internes qui le rongent (voir le Liban, l’Iran non arabe et maintenant la Syrie), est incapable de résoudre ses problèmes fondamentaux et par conséquent ne peut être une véritable menace pour Israël à long terme ; il l’est cependant à court terme, en raison de sa puissance militaire. A long terme, le Moyen-Orient ne pourra pas survivre dans ses structures actuelles sans passer par des transformations révolutionnaires ».

Le travail d’Oded Yinon se poursuit par une description minutieuse des composantes ethniques et religieuses constituant les caractéristiques propres du monde musulman du Maroc au Pakistan en passant par la Turquie. L’auteur précise sa pensée en préconisant une politique à l’égard du monde arabe qui, depuis 2003 avec l’invasion de l’Irak et 2011 avec les événements et les conséquences du « Printemps arabe », se révèle être d’une très grande actualité :

« L’Egypte, dans sa configuration intérieure actuelle, est déjà moribonde, et plus encore si nous prenons en compte la rupture entre chrétiens et musulmans qui va croissant. Démanteler l’Egypte, amener sa décomposition en unités géographique séparées : tel est l’objectif politique d’Israël sur son front occidental, dans les années 1980. L’Egypte est effectivement déchirée ; l’autorité n’y est pas une mais multiple. Si l’Egypte se désagrège, des pays tels que la Libye, le Soudan, et même des Etats plus éloignés ne pourront pas survivre sous leur forme actuelle, et accompagneront l’Egypte dans sa chute et sa dissolution. On aura alors un Etat chrétien copte en Haute-Egypte, et un certain nombre d’Etats faibles, au pouvoir très circonscrit, au lieu du gouvernement centralisé actuel ; c’est le développement historique logique et inévitable à long terme, retardé seulement par l’accord de paix de 1979. Le front Ouest, qui à première vue semble poser plus de problèmes, est en fait plus simple que le front Est, théâtre récent des événements les plus retentissants. La décomposition du Liban en cinq provinces préfigure le sort qui attend le monde arabe tout entier, y compris l’Egypte, la Syrie, l’Irak et toute la péninsule arabe ; au Liban, c’est déjà un fait accompli. La désintégration de la Syrie et de l’Irak en provinces ethniquement ou religieusement homogènes, comme au Liban, est l’objectif prioritaire d’Israël, à long terme, sur son front Est ; à court terme, l’objectif est la dissolution militaire de ces Etats. La Syrie va se diviser en plusieurs Etats, suivant les communautés ethniques, de telle sorte que la côte deviendra un Etat alaouite chiite ; la région d’Alep, un Etat sunnite ; à Damas, un autre Etat sunnite hostile à son voisin du Nord ; les Druzes constitueront leur propre Etat, qui s’étendra sur notre Golan peut-être, et en tout cas dans le Haourân et en Jordanie du Nord. Cet Etat garantira la paix et la sécurité dans la région, à long terme ; c’est un objectif qui est dès à présent à notre portée. L’Irak, pays à la fois riche en pétrole, et en proie à de graves dissensions internes, est un terrain de choix pour l’action d’Israël. Le démantèlement de ce pays nous importe plus encore que celui de la Syrie. L’Irak est plus fort que la Syrie ; à court terme, le pouvoir irakien est celui qui menace le plus la sécurité d’Israël. Une guerre entre l’Irak et la Syrie ou entre l’Irak et l’Iran désintégrera l’Etat irakien avant même qu’il ne puisse se préparer à une lutte contre nous. Tout conflit à l’intérieur du monde arabe nous est bénéfique à court terme, et précipite le moment où l’Irak se divisera en fonction de ses communautés religieuses, comme la Syrie et le Liban. En Irak, une distribution en provinces, selon les ethnies et les religions, peut se faire de la même manière qu’en Syrie du temps de la domination ottomane. Trois Etats[12] – ou davantage – se constitueront autour des trois villes principales : Bassorah, Bagdad et Mossoul ; et les régions chiites du Sud se sépareront des sunnites et des Kurdes du Nord (…) ».

Ce long passage datant de 1982 résume à lui seul cette politique de démantèlement poursuivie par les élites politiques américaines et israéliennes. Elle a trouvé sa dernière expression dans la parution d’un article dans une revue militaire américaine Armed Forces Journal (AFJ) en juin 2006 que nous avons traité dans notre livre « La marche irrésistible du nouvel ordre mondial ». Sous la plume d’un lieutenant-colonel américain, Ralph Peters, l’auteur présente des ambitions de parcellisation dignes de son père spirituel Bernard Lewis. Intitulé « Frontières de sang, que faire pour améliorer le Moyen-Orient » (Blood borders, how a better Middle East would look), l’article est accompagné de deux cartes présentant l’ensemble de la région sous deux formes ; d’un côté la situation politique avec ses frontières de 2006 et de l’autre, la recomposition complète de toute cette zone en fonction des critères religieux et ethniques[13]. Au cours de sa présentation, ce militaire rappelle qu’il est un ami de longue date de l’Etat hébreu[14]. Est-il vraiment nécessaire de sa part de le préciser ?

Pareil à ses différents mentors, Ralph Peters part du principe que le remaniement complet des frontières doit suivre au plus près l’emplacement des différents groupes ethniques et religieux même s’il n’est pas possible de coller parfaitement à la multitude des groupes en raison de l’enchevêtrement de ces différentes entités. Il estime nécessaire ce remodelage pour, selon lui, apaiser les rivalités ethno-religieuses : « Nous parlons de difformités énormes faites par les hommes qui n’arrêteront pas de générer la haine et la violence tant qu’elles n’auront pas été corrigées ». Dans son esprit, il s’agit de remettre radicalement en cause les frontières héritées des Accords Sykes-Picot de 1916. Cependant, son analyse va bien au-delà d’un simple charcutage des frontières du Moyen-Orient. Il révèle l’arrière-fond philosophique et religieux animant lui et ses sbires les tenants du nouvel ordre mondial. En effet, il s’agit de créer un « Etat sacré de l’Islam » au sein d’une Arabie Saoudite éclatée permettant de modifier en profondeur les caractéristiques profondes de cette religion. Comme il le précise : « La cause principale de la large stagnation du monde musulman réside dans le traitement réservé à la Mecque et à Médine considérés  comme leur fief par la famille royale saoudienne. Les lieux saints de l’Islam soumis au contrôle de la police d’Etat de la part d’un des plus bigots et oppressifs régimes au monde ont permis au Saoud (ndlr : la famille régnante d’Arabie Saoudite) de projeter leur croyance wahhabite à la fois intolérante et disciplinée au-delà de leurs frontières (…). Imaginez comme le monde musulman se sentirait mieux si la Mecque et Médine étaient dirigés par un Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam dans le monde au sein d’un Etat sacré islamique – une sorte de super Vatican musulman – où l’avenir de la foi serait débattu au lieu d’être arbitrairement fixé »[15].

Ces propos sont d’une extrême importance. En effet, l’Islam tel qu’il se présente est incompatible avec les « valeurs » du mondialisme. Matérialisme et hédonisme promus par le nouvel ordre mondial en opposition à une transcendance ne cadrent absolument pas avec l’esprit des musulmans. C’est pourquoi, pour Ralph Peters et ses congénères, il s’agit de favoriser ce que nous appelons un « Islam des Lumières » afin d’adapter cette religion aux exigences des canons du mondialisme. Evoquant la création d’un « Conseil représentatif  tournant (…) pareil à un super Vatican musulman », il s’agit de créer une hiérarchie religieuse en mesure de remodeler l’Islam afin de l’adapter aux enjeux de la modernité matérialiste. Nous désignons ces ambitions par l’expression « Vatican II de l’Islam ». En effet, dans le cas du catholicisme, l’Eglise s’est toujours opposée au modernisme sous toutes ses formes (libéralisme, socialisme, maçonnisme, …). Vatican II, concile pastorale, sous l’impulsion de Jean XXIII est une véritable cassure avec la Tradition de l’Eglise. C’est à l’Eglise et à ses fidèles de s’adapter aux contingences du mondialisme. Il n’est donc pas étonnant de lire dans l’encyclique du pape Jean XXIII « Pacem in terris » des passages appelant « un pouvoir supranational ou mondial » où la déclaration des droits de l’homme (l’évangile du mondialisme) est considérée « comme un pas vers l’établissement d’une organisation juridico-politique de la communauté mondiale[16] ». Ces affirmations de l’Eglise doivent se faire en collaboration avec l’ONU dont les principes sont pourtant à l’opposé de ceux défendus depuis saint Pierre. C’est d’ailleurs le même état d’esprit qui anime Benoît XVI dans son encyclique « Veritas in caritate » parue en juillet 2009 où il appelle à la création d’une « autorité politique mondiale » en liaison avec les instances de l’ONU, temple du maçonnisme[17]. C’est le même chemin qui attend l’Islam si les souhaits de Ralph Peters se réalisent. En effet, l’objectif des thuriféraires du mondialisme est d’aboutir à une religion mondiale réunissant en son sein les différents courants religieux afin d’adorer le « porteur de lumière » grâce à l’action des grands princes du mondialisme.

Comme nous pouvons le constater, les volontés de balkanisation du monde musulman sont anciennes. Eclatement des Etats musulmans comme des Etats européens vont de pairs. En fait, ce programme de parcellisation touche la planète entière. Il n’empêche qu’une caractéristique relie le bloc européen et le bloc musulman. Nous avons évoqué au début de cette étude le cas du « Bagdad-Bahn ». Il s’agissait pour le IIè Reich de construire une longue voie ferrée qui, tel un long cordon ombilical, partait de Hambourg pour atteindre l’actuel Koweït. Le contrôle de la production et de l’acheminement du pétrole se faisait au profit de Berlin. Dans cette affaire, la thalassocratie anglaise était la grande perdante. Avant le choc décisif de 1914, toute une série de guerres soutenues en sous main par l’Angleterre secouait les Balkans. La Serbie était le talon d’Achille de l’Allemagne car la jonction du Bagdad-Bahn entre l’Europe et le monde musulman se faisait dans une zone géographique échappant à l’autorité de Berlin. Londres s’appuyait sur cette faiblesse pour bloquer, du moins ralentir, le projet allemand. La guerre de 14-18 fut l’action déterminante permettant à l’Angleterre de mettre à bas le projet allemand.

En mars 1999, l’OTAN attaquait et détruisait la Yougoslavie. Peu de personnes ont compris que nous repassions sur le chemin de Sarajevo de 1914. En effet, au début de la décennie 1990, les entités fédérées yougoslaves slovène et croate proclament leur indépendance avec le soutien de l’Allemagne, en particulier de son ministre des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher. Il est vrai que Berlin soutient ces mouvements séparatistes entre autres les Albanais du Kossovo[18]. La destruction de la Yougoslavie de Milosevic est due au refus de se dernier se plier aux injonctions de l’Union européenne, de l’OTAN et des Etats-Unis afin de favoriser le passage d’oléoducs et de gazoducs en provenance du Proche-Orient et du Caucase (Bakou) avec présence militaire américaine … bref, de rentrer dans le moule. La Serbie yougoslave représente la jointure entre l’Europe et le Proche et Moyen-Orient en matière de connexion des hydrocarbures au même titre que la Serbie de 1914 représentait le point d’accroche permettant au Bagdad-Bahn de relier le Proche et Moyen-Orient aux territoires centraux européens dominés par l’Allemagne de Guillaume II. L’écrasement de la Serbie a permis la réalisation des projets euro-mondialistes avec mise en place d’une énorme base militaire américaine, véritable vigie de surveillance du trafic des oléoducs et gazoducs (corridors énergétiques) et de contrôle de la zone, Bondsteel[19].

Pierre Hillard, pour Mecanopolis

Lire la seconde partie

Reproduction autorisée avec indication des sources



[1] Pétrole histoire d’un siècle, op. cit, pp. 113-114.

[2] Ibid., p. 116.

[3] http://asiasociety.org/policy/strategic-challenges/us-asia/us-iran-relations

[4] Bernard Lewis, Islam, Quarto, Editions Gallimard, 2005, p. 55.

[5] http://www.time.com/time/covers/0,16641,19790115,00.html

[6] Pétrole histoire d’un siècle, op.cit., p. 196.

[7] Bernard Lewis, Rethinking the Middle East, Foreign Affairs, 1992, pages 116-117.

[8] Foreign Affairs, volume 72, 1993.  Samuel Huntington a publié « Le choc des civilisations » aux Editions Odile Jacob.

[9] http://www.iasps.org/strat1.htm

[10] http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=401

[11] http://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2007-2-page-149.htm

[12] Depuis l’intervention américaine en Irak en 2003, force est de constater l’application de ces objectifs. Comme le rappelle Leslie Gelb, Président émérite du très influent Council on Foreign Relations (CFR) dans un article du New-York Times du 25 novembre 2003 intitulé « La solution des trois Etats » (The Three-State solution), il s’avère nécessaire de procéder à une refonte de l’Etat irakien en trois entités ethnico-religieuses exactement comme le recommande Oded Yinon. Leslie Gelb rappelle la désintégration de l’Etat yougoslave en entités distinctes (croate, serbe et bosniaque) et estime que c’est un modèle à suivre in http://www.nytimes.com/2003/11/25/opinion/the-three-state-solution.html?pagewanted=all&src=pm Il est vrai que la destruction de la Yougoslavie en 1999 a été un véritable laboratoire pour les tenants du mondialisme et qu’ils cherchent désormais à étendre son principe partout dans le monde.

[13] http://en.wikipedia.org/wiki/File:Ralph_Peters_solution_to_Mideast.jpg

[14] New York Post, 22 juillet 2006.

[15] Armed Forces Journal, juin 2006, p. 53.

[16] http://www.vatican.va/holy_father/john_xxiii/encyclicals/documents/hf_j-xxiii_enc_11041963_pacem_fr.html, voir paragraphes 130 à 145.

[17] http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20090629_caritas-in-veritate_fr.html, voir le paragraphe 67.

[18] Pierre Hillard, « Minorités et régionalismes », Editions François-Xavier de Guibert, 4è édition, 2004, pages à 151 à 153 et annexe 34.

[19] http://www.kosovojesrbija.fr/fr/les-enjeux-analyses/bondsteel-la-puissance-americaine-au-coeur-de-leurope-et-le-petrole-de-la-caspienne.html

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Enjeux et perspectives de la recomposition de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient, par Pierre Hillard (deuxième partie)


Mis en ligne le 17 octobre 2012, par Mecanopolis

 

Enjeux et perspectives de la recomposition de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient, par Pierre Hillard (première partie)

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 23:45

 

Palestine occupée
Le conflit oublié


Charles Enderlin
Vendredi 19 Octobre 2012


Charles Enderlin
Charles Enderlin

Très présent, il y a seulement quelques années, le conflit israélo-palestinien a quasiment disparu des médias français, même si, à l’occasion, les chaines tout-info l’évoquent et que la presse écrite y fait allusion de temps à autre. A Jérusalem et à Tel Aviv, les bureaux des chaines internationales ont littéralement fondu. ABC, CBS, ont fermé. ABC n’est plus représenté que par un seul journaliste. Les rédactions expliquent ce phénomène par l’absence de news importants. Au Proche Orient,dit-on, l’actualité est ailleurs avec le printemps arabe, les conflits en Syrie et en Libye etc. L’occupation de la Cisjordanie, le développement des colonies n’est pas une nouveauté et n’intéresse plus. A cela viennent s’ajouter les campagnes des organisations pro-israéliennes à l’affut de chaque reportage considéré comme pro-palestinien. Par exemple, le magazine « Un œil sur la planète. Palestine », diffusé en octobre 2011, a suscité une véritable tempête, avec des interventions du CRIF et de l’Ambassade d’Israël. Même si les auteurs de l’émission ont eu le soutien du CSA et des sociétés de journalistes, les rédactions savent à quoi s’attendre si elles remettent le couvert. recevant, à coup sur, critiques injustifiées, accusations d’antisémitisme voir menaces. Pourquoi, en l’absence d’actualité incontournable, prendre des risques et diffuser un sujet qui, aussi exact soit-il, va immanquablement, créer la polémique ?

Donc, au moins sur ce blog, voici où en est ce conflit qui, à tout moment risque d’embraser à nouveau le Proche-Orient:

Eh oui ! L’Autorité palestinienne est au bord de l’effondrement. De mois en mois, elle fait face à des difficultés croissantes pour payer ses 180 000 employés. A nouveau, d’ici la fin octobre, elle ne versera que la moitié des salaires de septembre. Explications : si une bonne gestion économique a permis de réduire la dépendance de l’Autorité envers l’aide internationale qui est passée de 1,8 à 1,1 milliards de dollars en 2010, le déficit s’accumule en raison du peu d’entrain des donateurs internationaux à financer l’autonomie palestinienne en l’absence d’un processus de paix. L’aide américaine est passée en trois ans de 150 millions de $ (sur les 250 millions promis !) à zéro en 2012. Les États arabes qui, au moment de l’accord de Paris en décembre 2007 s’étaient engagés pour au moins 400 millions ont donné à 200 millions. Évidemment, les dirigeants de ces pays font face à l’agitation du printemps arabe.
La Banque mondiale et le FMI pointent du doigt les difficultés du gouvernement du Premier ministre Salam Fayyad à développer la zone C en Cisjordanie qui entièrement sous contrôle israélien et représente 60 % de ce territoire, pour ne pas parler de Jérusalem-Est coupé du reste du territoire palestinien. Et les investissements privés ? Ils sont minimes car peu d’entrepreneurs ou de sociétés étrangères prennent le risque de venir s’installer chez les Palestiniens, sachant qu’ils n’ont pas la garantie que leurs produits pourront passer régulièrement les barrages militaires israéliens. Dans ces conditions la dette de l’Autorité atteint plus d’un milliard trois cent millions de dollars. Pas question d’emprunter aux banques installées à Ramallah, elles ont déjà prêté l’équivalent de leurs fonds propres. Selon des économistes européens, dans ces conditions, la faillite financière devrait arriver vers mars-avril 2013.
Le scénario est prévisible : n’étant pas payés les policiers, les membres des forces de sécurité palestiniennes démissionnent pour chercher du travail ailleurs. Or, en coordination avec l’armée et le Shin Beth israéliens, ce sont eux qui assurent la lutte contre la violence et maintiennent le calme en Cisjordanie. Ce serait la fin de l’administration de Mahmoud Abbas et de son Premier ministre, Salam Fayyad, Israël n’aurait plus le choix et devrait réoccuper la Cisjordanie. Pour les Israéliens, un tel développement serait catastrophique. Il faudrait remettre en place l’administration militaire dissoute en 1994, assurer la collecte des impôts, payer les salaires des fonctionnaires, des enseignants, des médecins palestiniens. Mais surtout, ce serait un message à l’ensemble des pays arabes : « la paix israélo-palestinienne est impossible ». Les traités de paix avec l’Egypte et la Jordanie résisteront-ils à un tel développement ? Ce n’est pas certain.
Dans ces conditions, dans les cercles dirigeants à Ramallah l’atmosphère est sombre. Certains responsables comme Saeb Erekat parlent ni plus ni moins que de dissoudre l’Autorité autonome. Pour l’heure, Mahmoud Abbas envisage une dernière tentative avant de quitter la scène politique : déposer, en novembre, après l’élection présidentielle aux USA, auprès de l’Assemblée générale des Nations Unies une demande de reconnaissance de la Palestine en qualité d’état non membre de l’ONU. En principe la motion devrait être approuvée à la majorité. Automatiquement, comme le veut la loi américaine, Washington suspendra sa contribution au budget des Nations Unies. Ce serait la crise. Abbas proposerait alors des négociations directes avec Israël sans conditions préalables, sans réclamer un arrêt de la colonisation. Le pari est risqué car le gouvernement israélien menace déjà de prendre des mesures de rétorsion contre l’Autorité palestinienne si elle se lance dans une telle initiative. Le tout est de savoir si les 180 000 employés palestiniens impayés et en colère attendront d’ici là ? Et puis, sur le fond, un accord est-il possible alors que plus de 300 000 colons sont installés en Cisjordanie et n’ont pas l’intention de partir ?

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Charles_Enderlin.161012.htm http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Charles_Enderlin.161012.htm

 

http://www.alterinfo.net/Le-conflit-oublie_a82644.html

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 23:38

 

Propagande médiatique, politique, idéologique
DU BON USAGE DU BOUC EMISSAIRE


P.TOUREV
Vendredi 19 Octobre 2012


DU BON USAGE DU BOUC EMISSAIRE
En désignant régulièrement à la vindicte populaire des boucs émissaires, les hommes politiques et les médias font appel à l’un des plus puissants mécanismes des sociétés primitives. Accusée à tort d’être responsable d’un problème réel ou supposé réel, la victime désignée, le bouc émissaire, endosse symboliquement la « faute » et permet à la société, et aux hommes politiques, d’éviter de poser les bonnes questions, de rechercher les vraies responsabilités. Le bouc émissaire joue involontairement son rôle de victime expiatoire. Et cela marche d’autant mieux qu’il était déjà perçu négativement et stigmatisé. Cette façon de procéder est l’une des expressions les plus fréquentes du populisme.

A multiplier ainsi les boucs émissaires, les hommes politiques créent des clivages et des tensions au sein de la société, détruisent peu à peu la solidarité et favorisent le corporatisme et l’individualisme. Quelques exemples de boucs émissaires :

Les immigrés, en situation irrégulière, qui viennent « prendre le travail des français », mais qui sont appréciés par les entreprises parce que constituant une main d’œuvre bon marché. On leur préfère l’immigration choisie. Pourquoi augmenter les salaires des professions en pénurie de main d’œuvre quand on peut en faire venir de l’étranger ? C’est ce thème qui avait permis à Nicolas Sarkozy de vider le Front National de ses électeurs.

Les mauvais pauvres, les perpétuels assistés sociaux, « ceux – qui – n’ont – qu’à – se – lever – tôt – pour – travailler – s’ils – veulent – s’en – sortir », les « parasites » et les « profiteurs du système », ceux pour qui les « honnêtes contribuables » paient des impôts. Pendant ce temps-là, on ne s’intéresse pas aux vrais profiteurs, ceux qui s’enrichissent sur le dos de tous les autres.

Les 35 heures, l’obstacle à abattre, le symbole de la France paresseuse, la cause de tous les maux, notamment de la faible compétitivité des entreprises et de la baisse du pouvoir d’achat. Revenir sur un acquis social important masque la volonté de réduire toujours plus le coût du travail avec son corolaire, l’augmentation de la précarité.

La BCE, Banque Centrale Européenne, accusée de freiner la croissance à cause de sa politique monétaire et de la priorité donnée à la lutte contre l’inflation.

Les fonctionnaires, trop nombreux, « qui-ne-travaillent-pas-assez », qui pèsent lourd sur la feuille d’impôts des « français-qui-se-lèvent-tôt ».

Les homosexuels à l’origine de la perte de moralité dans la société.

Les agro-combustibles rendus coupables de l’augmentation des prix des denrées alimentaires de base, évitant ainsi aux pays riches de remettre en question leur politique agricole.

Le modèle social « à la française » trop généreux avec des salariés peu mobiles et paresseux.

Les soixante-huitards. Mai 68 est rendu responsable du communautarisme, du délitement de la famille et des mœurs, de la faillite du système scolaire. Mais ne serait-ce pas plutôt l’économie de marché et le capital qui détruisent les valeurs dont la droite se fait pourtant le défenseur.

La Chine, accusée par les pays riches d’avoir une monnaie sous-évaluée, de concurrence déloyale, de tirer les prix vers le bas. Mais ceux-ci oublient de parler des avantages qu’ils retirent des importations chinoises et du développement des filiales qui y sont implantées.

Et l’on pourrait en citer beaucoup d’autres : la racaille des banlieues, l’euro, l’Union européenne, l’OPEP, les laïcards, les enseignants, les journalistes, les patrons voyous, les récidivistes…

Cette manipulation politique est construite autour du même principe : « Ce n’est pas de la faute de notre politique si tout va mal, c’est à cause de tel groupe de profiteurs, dont il faut réduire les avantages. » C’est une politique de « diviser pour mieux régner », alors que l’on devrait tous se serrer les coudes, être plus unis, plus solidaires.

http://2ccr.unblog.fr/2012/10/17/du-bon-usage-du-bouc-emissaire/
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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 23:30

 

 

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Reportage de la télévision russe Russia 24 qui a passé 2 mois en compagnie de l’armée syrienne.


La guerre fait rage en Syrie depuis un an et demi. Une interminable série d’opérations spéciales, de victoires et de replis, une lutte entre les forces gouvernementales et l’opposition armée qui se déroule à la fois sur le terrain et sur les écrans.


L’équipe russe du film a passé 2 mois sur la ligne de front avec les soldats de l’armée syrienne et des civils.


Ce film a été réalisé dans des conditions de terrain afin de mieux raconter l’histoire qui s’y déroule.

 

Source: Égalité Et Réconciliation

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 23:18


 

Syrie Les Amis Barbares D'Hollande Et Fabius Des Coupeurs De Tête Attention Video Hard  18/10/2012

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Alors que Vallsioniste nous la joue "guerre contre le terrorisme" -pour terroriser le peuple français et qu'il se tienne tranquille malgré une descente vertigineuse dans le puits sans fond de la paupérisation d'un grand nombre d'entre eux - les amis d'Hollande et Fabius publient sur le net une vidéo brandissant en trophée la tête d'un pilote syrien décapité par ces extrémistes terroristes barbares.

La politique étrangère de la France est tombée bien bas : après Sarkozy le liquidateur de Kadhafi sauvagement lynché, voilà les coupeurs de têtes ces terroristes soutenus par la clique d'Hollande le collabo de la Merkozy.

Attention cette vidéo est "hard"

Video
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La démocratie s'implante en Syrie laïque ! (eva)
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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 22:55
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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 22:52

 

L'OTAN prépare une guerre cybernétique contre la Russie
rre
19.10.2012, 13:28

Lulz Security хакеры взлом сетевая атака

© Flickr.com/evaryont/cc-by-nc-sa 3.0

L'Alliance atlantique se propose d'organiser un exercice de grande envergure en matière de sécurité cybernétique. Conformément à son scénario, les forces de l'alliance auront à parer l'attaque d'un pays africain. Ses représentants ont cependant confié en privé qu'en réalité il serait question de faire face à une attaque de hackers russes, chinois ou iraniens.

Le quotidien Kommersant qui a soulevé le problème indique à ce propos que le ministère de la Défense de Russie a récemment lancé un appel d'offres pour les études en matière de sécurité informatique. Les militaires russes sont intéressés entre autres à des méthodes et moyens de contourner les systèmes anti-virus, des moyens de défense des réseaux et des systèmes d'exploitation. L'appel d'offres concerne les ressortissants de Russie motivés à résoudre de gros problèmes scientifiques et techniques d'intérêt national. Le sérieux des intentions des autorités russes a été confirmé à La Voix de la Russie par de nombreux experts, notamment par Alexandre Vlassov de la société Grotek :

« L'arme cybernétique est actuellement en plein essor. En Russie, une attention soutenue lui est réservée de la part des organes d'Etat. Tout le monde comprend que, pour reprendre un propos de Lénine, le moindre retard signifie la mort. Sans entreprendre, dès à présent, des mesures concrètes en vue de protéger les infrastructures d'importance vitale. Demain nous pouvons nous réveiller dans l'âge de pierre : sans électricité, sans téléphonie mobile et sans systèmes de gestion ».

Somme toute, la Russie est prête à de tels développements. Forte des traditions de l'enseignement technique et des succès incontestables de l'école mathématique nationale elle est un adversaire cybernétique sérieux. Cette idée a été exposée à La Voix de la Russie par Alexandre Pissemski, expert indépendant dans le domaine de la sécurité informatique :

« Je pense que l'OTAN se serait trompée si elle avait considéré la Russie comme un adversaire potentiel faible. Les hommes sages ont toujours fait la gloire de la Russie. Les technologies informatiques et les hautes technologies russes sont à la hauteur. Y compris dans le secteur d'Etat. Les compétences des hackers russes sont connues dans le monde entier. Les travaux menés par des sociétés privées et par l'Etat en Russie représentent bien sûr un risque pour l'OTAN. Il va de soi que la Russie possède les moyens de riposter à des attaques cybernétiques. Mais, en tout état de cause, il faut des investissements complémentaires (aussi bien sur le plan de l'organisation, que technique) et des efforts visant à accroître la capacité défensive de la Russie dans l'espace cybernétique ».

La guerre cybernétique c'est aussi des attaques psychologiques. Il n'y a pas longtemps une telle attaque a été déclenchée contre les Etats-Unis. Il s'agit de la publication sur le site WikiLeaks d'un nombre immense de documents confidentiels. Des experts citent à titre d'exemple d'une guerre cybernétique ce qu'on appelle le printemps arabe qui est une série de révolutions dans des pays africains et du Proche-Orient ayant mis en marche des mécanismes de conflits civils sanglants. Alexandre Vlassov indique à ce sujet :

« Je parlerais plutôt non pas d'une arme cybernétique, mais d'une action psychologique d'envergure qui a été bien planifiée et organisée par les auteurs du printemps arabe. Au sens plus large l'arme cybernétique peut renfermer diverses attaques informationnelles, tout ce qui s'appelait la guerre idéologique à l'époque de l'URSS et allait jusqu'à la démoralisation des principaux groupes de population d'un éventuel adversaire. Il me semble que les vestiges de cette époque hantent l'OTAN qui continue de nous citer parmi ses adversaires principaux. Adversaire cybernétique ou tout simplement adversaire, cela n'a pas d'importance ».

C'est là, semble-t-il, l'erreur majeur des stratèges otanais. Le bon sens suggère que les Américains ne devraient pas redouter leurs principaux partenaires du dialogue international. Mais la pensée corporative et la logique messianique prennent souvent le dessus. Le résultat est que les Américains s'attaquent, dans le cadre de leur exercice, à des moulins à vent sans faire attention à aux réelles menaces militaires et économiques. /L

 

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