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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 05:22

                          


                                Serment d'Hippocrate

                                  Traduction de Littré

 

"Je jure par Apollon médecin, par Esculape, Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, et je les prends à témoin que, dans la mesure de mes forces et de mes connaissances, je respecterai le serment et l'engagement écrit suivant :

Mon Maître en médecine, je le mettrai au même rang que mes parents. Je partagerai mon avoir avec lui, et s'il le faut je pourvoirai à ses besoins. Je considérerai ses enfants comme mes frères et s'ils veulent étudier la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je transmettrai les préceptes, les explications et les autre parties de l'enseignement à mes enfants, à ceux de mon Maître, aux élèves inscrits et ayant prêtés serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.

Dans toute la mesure de mes forces et de mes connaissances, je conseillerai aux malades le régime de vie capable de les soulager et j'écarterai d'eux tout ce qui peut leur être contraire ou nuisible. Jamais je ne remettrai du poison, même si on me le demande, et je ne conseillerai pas d'y recourir. Je ne remettrai pas d'ovules abortifs aux femmes.

Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans la pureté et le respect des lois Je ne taillerai pas les calculeux, mais laisserai cette opération aux praticiens qui s'en occupent. Dans toute maison où je serai appelé, je n'entrerai que pour le bien des malades. Je m'interdirai d'être volontairement une cause de tort ou de corruption, ainsi que tout entreprise voluptueuse à l'égard des femmes ou des hommes, libres ou esclaves. Tout ce que je verrai ou entendrai autour de moi, dans l'exercice de mon art ou hors de mon ministère, et qui ne devra pas être divulgué, je le tairai et le considérerai comme un secret.

Si je respecte mon serment sans jamais l'enfreindre, puissè-je jouir de la vie et de ma profession, et être honoré à jamais parmi les hommes. Mais si je viole et deviens parjure, qu'un sort contraire m'arrive! "

Commentaire n° 3 posté par Observeur le 04/08/2009 à 15h46


http://sos-crise.over-blog.com/article-33405208-6.html#anchorComment
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 05:20
Dimanche 9 août 2009

                      
               
La stratégie allemande (ultra-libérale) de sortie de crise : une menace pour l'Europe



Quelle Europe avec une Allemagne néolibérale ?

 



Au vu des sondages préélectoraux, dans la perspective des élections en Allemagne, en septembre, la probabilité d’une coalition libérale réunissant démocrates chrétiens conservateurs et libéraux monte en puissance. C’était prévisible, après les élections en Hesse en janvier (voir Hesse (Allemagne) : la droite triomphe, bénéficiant des erreurs du SPD - 19 janvier 2009).

 

Certes, il y a des avis contraires. Ainsi, le spécialiste de l’Allemagne, Edouard Husson*, sur son blog, le 23 juin, évoquait la reconduction de la grande coalition de la droite avec les sociaux-démocrates (CDU-CSU-SPD).

 

L'Allemagne s'adapte à la nouvelle donne géopolitique

 

« Les classes moyennes sont fragilisées, l'audience des deux "grands partis" se réduit. Ils ne semblent pas avoir d'autre perspective que de gouverner ensemble car ni une coalition chrétiens-démocrates/libéraux/Verts ni une coalition sociaux-démocrates/Verts/ Die Linke ne semblent réalisables aujourd'hui. Peut-être le seul élément d'alternative à la Grande coalition est-il une coalition Libéraux/Verts/SPD. Mais le SPD ne peut pas l'annoncer sans risquer d'aliéner ce qui lui reste d'électorat populaire ».

 

La campagne électorale ne laisse pas entrevoir une remontée des sociaux-démocrates. Ceux-ci veulent donner « un nouveau départ à l’économie sociale de marché », constatant que leurs partenaires conservateurs au gouvernement font des choix de plus en plus libéraux. Voir l’article de Cécile Calla sur le site du quotidien Le Monde, le 4 août : Les sociaux-démocrates allemands promettent le plein-emploi d'ici à 2020.

 

La gauche radicale ne parvient pas à confirmer les espoirs qu’elle avait fait naître, mais aussi les craintes chez les sociaux-démocrates. « Deux ans après la fusion entre le WASG, qui regroupait des syndicalistes déçus du SPD et altermondialistes, et du PDS, héritier de l'ancien Parti communiste est-allemand, la gauche radicale n'est pas au mieux de sa forme pour se lancer dans la bataille des élections législatives du 27 septembre ». Voir l’article de Cécile Calla, paru le 22 juin La gauche radicale allemande à la peine.

 

La droite a, donc, le vent en poupe, ce qui inquiète Hans Brodersen (voir Le profil de Hans Brodersen- Contre-Feux). Le site de Marianne a publié, le 6 août, l’un des articles parus sur Contre-feux.

 

Allemagne: vers un ultra-Maastricht

Pour sortir de la crise, l'Allemagne s'oriente vers un choix radical: fini l'Etat social «à l'européenne», bonjour l'ultralibéralisme. Or, les élections au parlement allemand sont en septembre, et si l'on en croit les sondages, ce choix séduirait la majorité des Allemands, ce qui pourrait modifier fondamentalement le visage de l'économie européenne...

De bien mauvaises nouvelles nous parviennent d’Allemagne. Les sondages avant les élections au parlement, le Bundestag, de septembre 2009 indiquent que le pays serait gouverné dès cet automne par une coalition ultralibérale (CDU, CSU et FDP) obsédée par les baisses d’impôts, une flexibilité encore accrue des marchés du travail et une baisse des dépenses sociales.

L’actuelle grande coalition constituée de chrétiens-démocrates et du SPD, au pouvoir pour quelques semaines encore, vient de faire adopter par le parlement allemand un amendement constitutionnel qui limite le déficit public au niveau fédéral, durant un cycle économique, à 0,35% du PIB potentiel – un « ultra-Maastricht » en quelque sorte qui aura force de loi dès 2016. A partir de 2020, les 16 régions allemandes, les Länder, ne pourront plus contracter de dette.

L’utopie mortifère d’une austérité perpétuelle pointe son nez, du von Hayek tout craché !

Appliquées aux particuliers, ces nouvelles règles réserveraient la construction de maisons, l’achat d’appartements, de voitures et d’autres biens de consommation durables à quelques héritiers ou parieurs chanceux et aux cadres supérieurs ayant épargné auparavant.  Tout développement porté par le crédit, stigmatisé, serait remis aux oubliettes.

Les ultras de la CSU bavaroise, comme Peter Ramsauer, annoncent d’ores et déjà un ambitieux programme fiscal pour la prochaine législature, un « programme éclair », dit-il, réalisé les 100 premiers jours. Il comporterait les décisions suivantes : forte baisse de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, baisse des droits sur les successions et, à l’horizon de 2012, réduction de l’impôt des particuliers. (Source :
tagesschau.de du 06.07.2009)

On comprend donc l’aversion des responsables allemands, le « très » social SPD inclus, pour toute réponse, européenne et coordonnée, à la crise ou pour un « grand emprunt » à la Sarkozy :

Disons-le clairement, on veut en finir avec l’Etat social « à l’européenne »

Ce qui signifie réduire massivement le filet social car les recettes publiques, en forte baisse, combinées avec l’interdiction de recourir à l’endettement, même pour financer les investissements publics, ne laisseraient qu’une seule solution : le démantèlement massif de l’Etat social allemand. Car qui pourrait envisager, raisonnablement, que l’Etat allemand se prive de sa police, de son armée ou de ses enseignants ?

Les résultats d’une telle orientation, claire et nette, sont parfaitement connus : exportations allemandes de marchandises et de services en hausse massive ; exportation du chômage allemand grâce à un fort regain de compétitivité des entreprises allemandes payant moins de charges et d’impôts ; bref, une « beggar-my-neighbour policy » pur jus, avec, à la clé, ou l’implosion de l’euro ou un alignement des pays partenaires en Europe sur la stratégie allemande (…).


Retrouvez les articles de Hans Brodersen sur le blog Contre-feux

 

* Edouard Husson est intervenu lors des colloques organisés par la Fondation Res Publica, présidée par Jean-Pierre Chevènement, les 17 mars 2008 (L'Allemagne au sommet de l'Europe ?) et 12 janvier 2009, concernant l’Allemagne (L'Allemagne, la crise, l'Europe).

Cet article est le 19ème sur ce blog dans la catégorie Etats Union européenne.

http://mrc53.over-blog.com/article-34742253.html


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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 05:18



Soixante ans
de dissuasion nucléaire,
nous sommes toujours vivants.
(Article à lire absolument)  


Par : Y.Mérabet


La dissuasion nucléaire, dans les relations internationales, terme qui désigne une stratégie  visant à décourager toute possibilité d'action hostile de la part d'une puissance ennemie. Une stratégie de dissuasion réussie implique qu'on puisse mettre l'agresseur potentiel dans un certain état d'esprit.

    

 

                              La fin de la dissuasion nucléaire


 Avec elle, l’arme thermonucléaire nucléaire qui connaît un saut qualitatif, la fusion nucléaire permet d’atteindre des niveaux d’énergie sans commune mesure avec les intenses bombardements de la Seconde Guerre mondiale, y compris ceux d’Hiroshima et de Nagasaki. L’arme nucléaire la plus puissante jamais réalisée, la « Tsar Bomba » testée par les Soviétiques le 30 octobre 1961, dégage une énergie approchant l’équivalent de 60 mégatonnes de TNT. Avec de telles armes, il devient techniquement possible, pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, de rayer de la carte un pays entier tel qu’Israël, la Belgique, le Danemark ou de moins importance Israël, seulement  avec une seule bombe. La Russie pourrait fabriquer à nos jour la bombe ‘H’, une arme nucléaire de plus de 100 mégatonnes de TNT pouvant  rayer pour l’éternité l’Allemagne, la France et l’Angleterre à la fois, une dissuasion qui a fait frémir l’humanité pendant plus de soixante années. On le sait maintenant avec l’ouverture des archives soviétiques, le monde est passé tout près de la catastrophe nucléaire. C’est le moment de la prise de conscience des dangers de la guerre nucléaire, de l’inévitabilité de la détente voire de la coexistence pacifique, et de la nécessité de la maîtrise des armements. C’est également à la même époque que le statut de l’arme nucléaire comme instrument de dissuasion commence à être conforté avec la doctrine de riposte graduée. Alors les Etats-Unis doivent mesurer les conséquences d’une attaque suicidaire israélite sur le ‘bourbier nucléaire iranien’, l’Iran maitrise et manipule le nucléaire depuis 59 ans, bien avant les français et les russes, alors les américains et les juifs savent à qui ils ont à faire. Avant la date du soit disant le désarmement nucléaire en 1987, on était dans une logique de simple maîtrise des armements.

Aujourd’hui, à l’exception notable de la Chine, toutes les puissances nucléaires officielles sont dans une phase de contraction ou de stabilisation de leurs armements nucléaires, mais nulle personne ne sait ce qui se passe en douce. La rupture de  l’émergence d’une vision nouvelle de l’arme nucléaire dans les années 1995-1996, qui a consacré l’idée de ce que l’on pourrait appeler une « exception nucléaire ». C’est l’époque de l’accession de l’ensemble des membres non nucléaires de l’ONU au TNP, de la prorogation du Traité pour une durée indéterminée, de la conclusion du TICE, et enfin de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice sur la licité de l’emploi de l’arme nucléaire (qui a eu un impact politique non négligeable).

C’est à partir de cette date que les signataires du TNP se sont scindés en deux groupes; en EDAN  et en ENDAN,  ces derniers n’auront pas droit à la dissuasion nucléaire pour se protéger, ni même à l’accès de la technologie du nucléaire, ils doivent rentre compte aux premiers par le biais de l’AIEA. D’autres Etats comme Israël, le Pakistan et l’Inde non signataires du traité de non prolifération nucléaire ont créé un groupe rebelle violant la réglementation internationale. Le TNP a été signé par tous les États du monde sauf par l'Inde, le Pakistan et Israël qui, entre-temps se sont dotés d'un arsenal nucléaire sans réaction significative des puissances nucléaires reconnues et des instances onusiennes.

Il apparait injuste de menacer l'Iran de sanctions plutôt que d'essayer de l'intégrer dans le concert des États œuvrant pour une plus grande stabilité dans cette région, qui a grand besoin. Au moment où de nouvelles sanctions contre l'Iran sont envisagées par le Conseil de Sécurité, les événements de ces dernières années sous le règne de Bush et de Charon illustrent bien les paradoxes de cette lutte contre la prolifération nucléaire. Une attitude paradoxale des pays de l’EDAN qui laisse à désirer, Sarkozy le premier opposant du programme nucléaire iranien adopte l’arsenal nucléaire français aux nouveaux missiles, laboratoires d'essais de nouvelles armes, modernisation des sous-marins lance-engins etc.

La Russie qui n’a pas de position claire envers le nucléaire iranien pour des raisons économiques, vient d'annoncer non seulement un effort de 145 milliards d'euros dans le domaine de la défense, mais aussi la construction de 50 nouveaux missiles intercontinentaux. Le Royaume-Uni estime aujourd'hui indispensable l'amélioration de sa force nucléaire. La Chine fait un effort considérable dans le domaine de la maîtrise de l'espace. Quant aux Etats-Unis, les leaderships de la compagne anti-iranienne et anti-musulmane n'abandonnent pas le projet de faire de leur pays un "sanctuaire" et la pierre angulaire du néo-colonialisme, ce qui est un facteur déstabilisateur de la dissuasion. Aujourd’hui ce qu’il est convenu d’appeler le « tabou nucléaire » se renforce de plus en plus. Soixante ans sans emploi de l’arme nucléaire, est un record,  cela mérite d’être souligné et de s’assurer d’une ‘paix nucléaire’ même si chaque Etat de la planète est doté de sa propre bombe nucléaire, l’évènement des 60 années mérite d’être fêté et l’étau qui serre le nucléaire iranien doit être desserré, il n'est d’aucune utilité.

Pour rappel la tragédie d’Hiroshima ait eu pour effet de nous immuniser contre la ‘phobie du nucléaire’ pendant 60 ans,  mais si les menaces d’Israël persistent alors là le contrat d’assurance sera résilié et notre monde disparaitra, y compris les Etats-Unis et Israël. Il est temps que ces derniers prennent conscience d’une éventuelle catastrophe nucléaire et de  mesurer l’intensité et le potentiel de riposte Iranien, une attaque suicidaire d’Israël sur l’Iran telle quelle est conçue par le Pentagone est à écarter définitivement, il se pourrait que les Etats-Unis soient pulvérisés bien avant qu’Israël lâchera sa première bombe sur l’Iran, ces deux pays se sont fait trop d’ennemis. Sans doute aussi avons-nous eu de la chance, notamment en 1962. A moins qu’il ne faille y voir dans l’absence de conflit Est-Ouest l’intervention de la « Divine Providence » que Jean-Paul II mentionnait dans son testament. (L’Encyclique « Pacem in Terris » avait d’ailleurs été suscitée par la crise de Cuba.)

Mais les faits sont là. L’arme nucléaire n’a pas été employée alors que les tentations n’ont pas manqué. Or plus, le temps passe, plus le tabou nucléaire se renforce. C’est une bonne nouvelle: contrairement à ce que l’on pouvait penser, les nouveaux détenteurs de l’arme nucléaire ont adopté une logique de dissuasion. L’évolution des rapports indo-pakistanais depuis la fin des années 1980 est d’ailleurs parfaitement conforme à la théorie de la dissuasion! C’est l’une des raisons pour lesquelles, la dissuasion nucléaire a été toujours  plus efficace que la bombe atomique elle-même, il y ait aujourd’hui un « affaiblissement du seuil nucléaire ». Contrairement à ce qui est régulièrement colporté, il n’y a pas d’évolution de la doctrine


http://sos-crise.over-blog.com/article-33909136-6.html#anchorComment

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 05:00




Un résident de la ville de Sdérot, demande que l'Union européenne paye la somme nécessaire pour fortifier sa maison


9 Août 2009 - Guysen Israel News


Un résident de la ville de Sdérot, Eyal Katorza, porteur de la double nationalité française et israélienne demande que l'Union européenne paye la somme nécessaire pour fortifier sa maison contre les tirs de roquettes, en conformité avec l'article 3.5 du traité européen qui déclare que l'''Union européenne assurera la protection de ses citoyens'' où qu'ils se trouvent. Son avocat a invité tous les citoyens de l'Union européenne qui vivent à portée de tirs à se joindre à sa plainte....

http://www.juif.org/defense-israel/104559,un-resident-de-la-ville-de-sderot-demande-que-l-union-europeenne.php
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 04:50






Français
Quand la Chine prépare sa « Grande Evasion » du piège Dollar pour la fin de l'été 2009
- Extrait GEAB N°34 (15 avril 2009) - Selon LEAP/E2020, la prochaine étape de la crise sera déterminée par un rêve chinois. En effet, à quoi peut bien rêver Pékin pris, d'après Washington, dans le « piège Dollar » de ses 1.400 milliards d'actifs libellés en Dollars US ? D'après les dirigeants américains et leur cortège...
Info-Trafic LEAP/E2020 - Plus d'un million de visiteurs uniques en 6 mois sur leap2020.eu
Entre le 1° Janvier et le 30 Juin 2009, le site de LEAP a en effet reçu la visite de plus d'un million de visiteurs uniques, provenant de plus de 150 pays. Les principales zones d'origines des visiteurs sont l'Union Européenne (45%), l'Amérique du Nord (31%), l'Asie (15%) et l'Amérique latine (7%). Parmi les quinze...
GEAB N°36 est disponible! Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l'été 2009
- Communiqué public GEAB Spécial Eté 2009 N°36 (16 juin 2009) - Comme anticipé par LEAP/E2020 dès Octobre 2008, à la veille de l'été 2009, la question de la capacité des Etats-Unis et du Royaume-Uni à financer leurs déficits publics désormais incontrôlés s'est imposée comme la question centrale dans le débat international,...
Le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP) et l’Ecole doctorale "Histoire moderne et contemporaine" de l’université Paris-Sorbonne lancent à la rentrée universitaire de l’année 2009-2010 un séminaire de recherche intitulé "Europe. Anticipation. Stratégie" ouvert d’une part aux étudiants de Master 2 et aux...
Lettre ouverte / Sommet du G20 de Londres: la dernière chance avant la dislocation géopolitique mondiale
Lettre ouverte aux dirigeants du G20, publiée en anglais dans l'édition mondiale du Financial Times le 24/03/09 Mesdames, Messieurs, Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance....
Dès Février 2006, l'équipe de LEAP/E2020 est la première à lancer une alerte mondiale sur l'imminence d'un crise systémique globale. Depuis cette date, chaque mois, elle a anticipé avec précision les différentes phases de développement de cette crise, comme le mois de Septembre en est d'ailleurs une nouvelle illustration. ...
Offert avec tout nouvel abonnement ! Numéro spécial 'GEAB/CRISE DES SUBPRIMES : Causes, déroulement, conséquences et conseils stratégiques'... tout comprendre pour bien se prémunir
La crise des subprimes ne vient pas de nulle part ! Elle est en gestation depuis de nombreux mois, et LEAP/E2020 a su en décrypter depuis mars 2006 tous les indicateurs d'émergence : crise des subprimes US, éclatement de la bulle financière, extension de la crise US à l'Europe et à l'Asie, impuissance des banques centrales,...
Offre Archives GEAB (1) – 6 numéros d'archive de votre choix pour 50 euros
L'anticipation d’hier est d’actualité aujourd’hui ! Pour 50 euros TTC recevez 6 anciens numéros du GlobalEurope Anticipation Bulletin de votre choix (1). Commandez maintenant ! (1) Important ! Cette offre comprend TOUS les numéros passés SAUF les 7 derniers
Le prospectiviste français, Pierre Gonod, donne son point de vue sur le travail d'anticipation de LEAP
LEAP a prévu une "Crise Systémique Globale", son calendrier et ses étapes. C'est une prise de position dont je ne connais pas d'exemple actuel dans le microcosme de la prospective. Attitude courageuse qui tranche avec la pusillanimité de la profession. Depuis longtemps la prospective française, notamment, a renoncé à...


Bulletins du GEAB *  http://www.leap2020.eu/Francais_r26.html
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 04:30

Main basse sur l'école publique
A compter du 25 août 2008 découvrez chez DEMOPOLIS



Main basse sur lécole publique / OPA sur l'éducation nationale

L'Éducation Nationale est accusée de « fabriquer des crétins » et d'entretenir le « chaos pédagogique », l'insécurité et le chômage. En évitant les débats parlementaires, Xavier Darcos impose sans discussion une véritable révolution libérale. Le gouvernement met rapidement en oeuvre une succession de mesures : suppression de la carte scolaire et de postes d'enseignants, évaluation publique des enseignants et des établissements, financement par l'État du développement des établissements privés dans les banlieues... Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi dévoilent la signification de ces mesures.

Ils révèlent que des associations de libéraux et de catholiques conservateurs proches du Front national et de l'Opus Dei sont à l'origine de ces propositions. Au nom de la liberté de choix, on prépare une privatisation de l'Éducation. La réforme de l'école est au coeur du projet de Nicolas Sarkozy. L'école institution de la République laïque est décriée, attaquée pour lui substituer une logique libérale dans laquelle l'école privée est instrumentalisée pour concurrencer et démanteler le service public.

Quelle part prennent l'actuel gouvernement et son ministre de l'Education nationale dans cette exacerbation de la concurrence, dans les nouveaux privilèges concédés à l'enseignement catholique ? Quel rôle jouent les officines libérales et intégristes qui prennent pour cible l'école publique ? Quel sens donner à toutes ces premières mesures engagées dans la précipitation : suppression de la carte scolaire, instauration d'un chèque éducation pour le privé, concessions sur la mixité, le service minimum... ? Des faits, des actes, des décisions, des liens, des réseaux montrent les multiples connivences, qui depuis une trentaine d'années s'entendent pour lancer une OPA sur l'Ecole publique."



L'Education nationale, née de l'idéal de l'école laïque, gratuite et obligatoire, est aujourd'hui en danger de mort. Sous la menace d'une croisade qui, portée depuis plus de 15 ans par les franges catholiques les plus intégristes des mouvements ultra-libéraux, s'invite désormais au coeur de la réforme économique menée par l'actuel gouvernement.

Hallucination, fantasme ?

Hélas, ce scénario catastrophe n'est pas une lubie surgie de l'imagination fantasque d'un auteur de science-fiction. A l'heure où l'opinion prend la mesure des récentes et violentes remises en question du principe de laïcité en France, il est grand temps de s'interroger, sur ce que peut cacher le discours de Nicolas Sarkozy au Latran, en direction de nos chères têtes blondes. La mission éducative qu'entend mener Monsieur le chanoine d'honneur du Vatican, signerait-elle la fin de l'école publique

Ceux qui veulent en finir avec l'éducation nationale :

Depuis plus de 15 ans, dans un relatif secret, un certain nombre de groupements relevant d'une même nébuleuse clérico libérale, s'agitent en catimini. Leur but ultime : démanteler l'Education nationale et l'ensemble de son service public. Une croisade amenée avec prudence et minutie. Mais une détermination néanmoins implacable.
Au c½ur de cette nébuleuse, à droite de la droite, une douzaine d'associations : « Enseignement et libertés », « Créateurs d'écoles », l'« OIDEL », « SOS Education », « FSP- Fondation de service politique », « Créer son école », « CLE- Catholiques pour les libertés économiques », « ILFM : Institut libre de formation des maîtres», « Fondation pour l'école », « Famille et libertés », « Mission pour l'école catholique »...ou encore, l'ALEPS, « association pour la liberté économique et le progrès social », filiale ultra-libérale du MEDEF, créée dans les années 60, dans le sillage de l'UIMM.

Leurs « penseurs », leurs activistes, s'inscrivent dans la mouvance des idées agitées dans les « think tanks » de l'extrême droite, au sein du Front National, du Club de l'Horloge. Voire, pour certains...de l'Opus Dei.

Toutes réclament, à corps et à cris, l'avènement de la « liberté de l'enseignement » en France. Qu'entendent-elles par « liberté » ? Il s'agit en fait, d'organiser la mise en concurrence des établissements scolaires, dans une optique de concession de service public voire de marchandisation de l'école.
Celle-ci garantirait une « offre scolaire diversifiée », sensée répondre à une attente désespérée des familles, injustement privées de leur liberté de choix... Des mots d'ordre libéraux bon teint, en apparence, mais qui, en réalité, servent opportunément la vision cléricale de ces nouveaux croisés. Ceux-ci n'espèrent rien d'autre que le retour à l'école d'antan. Celle d'avant la République, aux mains de l'Eglise.

L'école publique laïque, voilà l'ennemie

A en croire plusieurs des associations précédemment citées, au premier rang desquelles, l'hyperactive et bien nommée « SOS éducation », nous serions à la veille d'un cataclysme insoupçonné. L'oeuvre de Jules Ferry serait devenue un véritable bourbier, une sorte d'antre du Diable porteur de tous les signes de décadence de notre époque, coupable d'une entreprise criminelle de corruption des moeurs de la jeunesse. Cette école serait aux mains des syndicalistes de l'Education nationale, omnipotents héritiers du bolchevisme, décidés, couteau entre les dents, à faire de nos chères têtes blondes de la graine de révolutionnaires nihilistes. Les programmes scolaires sont stigmatisés, accusés d'intelligence avec l'ennemi, par la diffusion d'une vision marxiste et culpabilisante de l'histoire mondiale' Des profs incompétents et démissionnaires, impuissants à endiguer la violence et l'échec scolaire montrés du doigt à toute occasion. Au final, tous les maux de notre société, seraient imputables à ce Monstre froid, mammouth ingérable, fossile « comparable à l'ex-armée rouge ».
Ces associations ne se contentent pas de stigmatiser les errances du système éducatif, de la méthode globale rendue responsable d'un illettrisme galopant, du contenu des programmes ou de la baisse alarmante du niveau depuis plusieurs décennies.

Elles vont bien plus loin. « Dans le concert des «déclinistes», rapporte un article de Libération le 6 novembre 2006, « SOS Education est à part. Elle ne compte pas de personnalités dans ses rangs et cherche désespérément des alliés (...) Le 24 octobre, Sauver les lettres, Sauver les maths et Reconstruire l'école ont publié une lettre au vitriol, qualifiant SOS Education de «groupuscule malfaisant». Car, au-delà de constats communs, leurs buts divergent radicalement. Dans la tradition laïque et républicaine, les trois associations réclament une école plus performante. SOS Education vise son affaiblissement, voire sa disparition. Le 17 septembre 2005, devant le Cercle Frédéric Bastiat qui se veut un haut lieu de la pensée, Vincent Laarman (Président de SOS Education, NDLR) annonçait la couleur : il n'y a d'espoir que «si l'Education nationale se trouve menacée dans sa survie par la concurrence d'un grand secteur éducatif libre». Et de citer les Etats-Unis en exemple. »

Le but ultime ne serait-il pas, au prétexte de libérer l'école, de faire disparaître l'école publique ?

A l'ombre de l'Opus...

Mais les questions éducatives ne monopolisent pas leurs foudres guerrières. Certaines associations entendent bien, aussi, se mêler des questions touchant plus intimement au « progrès des sociétés humaines », tel qu'elles le conçoivent. C'est que l'avortement, la contraception, les prises de positions de Jean Paul II puis Benoît XVI figurent parmi quelques-unes de leurs préoccupations essentielles.

Dans notre nébuleuse, CLE, Catholiques pour les Libertés économiques, dont les locaux se situent à l'adresse même du siège de l'Opus DEI en France. Son Président, Michel de Poncins, fut l'un des conseillers économiques de Jean-Marie Le Pen.

Ou encore, l'OIDEL. Une ONG très influente pour le 'Droit à l'éducation? et la "liberté d'enseignement", reconnue par l'ensemble des institutions européennes, mais dont l'appartenance à l'Opus dei est révélée dans force sites, documents officiels du gouvernement fédéral genevois, et par l'engagement reconnu « à l'oeuvre » de plusieurs de ses membres éminents.

Un document extrait d'un rapport comparatif de l'OIDEL sur 85 pays non encore publié est diffusé opportunément, en avant première, le 22 avril 2007, à l'issue du premier tour de la présidentielle, pour développer la « liberté d'enseignement en France ». Pourtant, il n'y a pas péril en la demeure de France nous sommes en 5ème position. Que signifient cette pression et la publication de ce programme d'action à ce moment de la campagne ? Que d'attention de la part de cette ONG européenne pour notre pays, en particulier à l'occasion de son Symposium de Lisbonne des 7 et 8 septembre 2007. L'OIDEL se penchait sur notre carte scolaire avec le concours des parents d'élèves des écoles privées françaises de l'UNAPEL pourtant non concernées par cette question. Cette entreprise pour développer l'enseignement privé est également conduite, aujourd'hui, par les mêmes avec une rare violence en Espagne.

« Guide du candidat 2007/2008 »...

Tout cela ne porterait pas à conséquence, si l'écho auprès des politiques et des pouvoirs publics, ne se faisait aussi fidèle. Jusqu'à inspirer, avec une étrange concordance, l'agenda de l'actuelle politique « de réformes » du Ministre de l'Education, Xavier Darcos.

Dans le sillage de la campagne présidentielle, en 2007, l'ALEPS et d'autres se fendaient d'une initiative pour le moins audacieuse : l'édition d'un «Guide du Candidat 2007/2008 », véritable feuille de route énonçant un catéchisme auquel devrait se conformer le candidat favori, dans une logique purement libérale. Et le gagnant fut ... Nicolas SARKOZY, arrivé en tête des notes attribuées aux divers candidats.

En matière d'éducation, un « agenda des réformes », assorti d'un authentique planning d'exécution, annonce « dès 2007 », entre autres mesures-phares :

  • « Suppression de la carte scolaire et sélection à l'entrée des établissements scolaires et universitaires »
  • « Liberté totale de l'ouverture de classes, d'établissements, et du recrutement d'enseignants et de personnel administratif par contrat privé »...

Puis, à plus long terme, rien de moins que la « suppression progressive du budget de l'Education nationale et du statut des enseignants fonctionnaires »... ou encore, l' «autonomie totale des établissements en matière de programme, de personnel et de contrôle des connaissances? »

Dans son éditorial en ouverture de « la nouvelle lettre » n°928, le 8 septembre 2007, Jacques Garello, responsable de l'ALEPS, encourage le nouveau Président, avec cette mise en garde, qui laisse songeur : « Vous allez vous mettre à dos les syndicats d'enseignants à coup sûr, mais aussi les associations de parents et de façon plus large encore tous ceux qui sont attachés à l'idée du service public unique et laïque de l'Education nationale. Mais vous allez aussi sauver la jeunesse et, avec elle, l'avenir du pays. »


11 juin 2007, Elysée. Toutes affaires cessantes, sous le feu des caméras et des micros, Nicolas Sarkozy annonce un assouplissement de la carte scolaire, dès la rentrée de septembre 2007. Paris brûle-t-il ? Comment expliquer une telle précipitation, de la part d'un Président de la République à réunir, dans les tous premiers jours de son mandat, les représentants des personnels et des parents d'élèves à l'Elysée pour traiter de la question de la suppression de la carte scolaire, qui réussit l'exploit de s'imposer au rang d'urgence nationale ? Comme si l'immense chantier de l'éducation nationale se limitait à la question de la carte scolaire. Rien n'indique, de surcroît, qu'il s'agisse là d'une demande émanant explicitement des parents, d'ailleurs la principale fédération s'y oppose. En septembre, l'académie de Paris n'a enregistré, en tout et pour tout, que 203 dérogations supplémentaires par rapport à l'année précédente. Une goutte d'eau.

11 juillet 2007 dans sa lettre de mission au ministre de l'Education nationale, le Président de la République fixe parmi ses objectifs budgétaires : « S'agissant de l'enseignement sous contrat, qui répond à certaines attentes des familles, vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s'installer dans des quartiers en difficulté et, au contraire, vous soutiendrez, lorsqu'ils existent, de tels projets d'installation, dans le respect des grands équilibres nationaux. ».

20 décembre 2007, palais de Saint-Jean de Latran, Vatican. Nicolas Sarkozy, président de la République française, est intronisé « chanoine honoraire ». Il s'en félicite, déclarant que « la laïcité n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n'aurait pas dû ». Défendant le concept de « laïcité positive », il enfonce le clou : « un homme qui croit est un homme qui espère. L'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent (...) ». Espérance que la République, sorte de monstre froid, aux valeurs morales déconnectées de toute transcendance, ne saurait nourrir ... « Depuis le siècle des Lumières, l'Europe a expérimenté tant d'idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l'émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l'amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Elle s'est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme. Aucune de ces différentes perspectives (...) n'a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l'existence(...) Et puis je veux dire également que, s'il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu'il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D'abord parce que la morale laïque risque toujours de s'épuiser quand elle n'est pas adossée à une espérance qui comble l'aspiration à l'infini. Ensuite et surtout parce qu'une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité."

Concernant l'éducation, Sarkozy se lance dans une vibrante homélie : « Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie ».

Tollé au sein du monde enseignant, qui dénonce, « une véritable provocation vis-à-vis de l'école publique ».


Nicolas Sarkozy s'était déjà illustré, en 2004 dans son livre « Les religions, la République, l'espérance »....Son coauteur : Thibaud Collin, membre de l'association de service politique, « laboratoire d'idées » intégristes, réputé proche de l'Opus dei, et financièrement soutenue par le Vatican. Thibaud Colin est, par ailleurs, l'auteur d'un pamphlet hostile à une quelconque reconnaissance de l'égalité entre homo et hétérosexuels ? Thibaud Collin était de la visite au Vatican. Le discours lu par Nicolas Sarkozy, ressemble, par endroits, à un copier-coller de certains passages de leur oeuvre commune. « Le besoin spirituel, l'espérance, ne sont pas satisfaits par l'idéal républicain. La République est une façon d'organiser l'univers temporel (...). Elle n'est pas la finalité de l'homme ». Une République qui « ignore le bien et le mal », pouvait-on déjà lire à l'époque, veille du centenaire de la loi de 1905.

Ce 20 décembre, Henri Guaino, plume officielle du Président de la République, n'était, de toute évidence, pas de la partie.

17 janvier 2008, Ryad. Nicolas Sarkozy, en visite en Arabie Saoudite, persiste et signe devant les 150 membres du Conseil consultatif du Royaume, fief du wahhabisme, peu réputé pour son esprit d'« ouverture ». Le président de la République exalte ce qu'il nomme « l'héritage civilisateur des religions » ... L'islam, qu'il prend la précaution oratoire de distinguer de l'intégrisme, « négation de l'islam », est appelé à prendre toute sa place dans sa vaste « politique de civilisation » ?

Pour paraphraser Thiers qui, lors du vote de la loi Falloux, justifiait : « un curé c'est 50 gendarmes », dans l'esprit de l'ancien Ministre de l'Intérieur, un imam c'est 50 keufs ?

La rupture est désormais consommée avec la pratique laïque des Présidents de la Vème République. Nicolas Sarkozy est le premier Président qui emploie le nom de Dieu, en visite officielle... Les religions, désormais intégrées au pacte républicain. Ou instrumentalisées ?


Elysée, Ministère de l'Education ... Qui est aux commandes ?

Flash-back : 1992. Nous sommes à la veille d'un important scrutin, les élections législatives de mars 1993. 150 personnes d'horizons divers, dont une grande partie de hauts fonctionnaires du service public de l'Education nationale et de responsables d'établissements privés, fondent une éphémère association : « Créateurs d'écoles ».

Un organisme destiné à vendre de la formation ? Pas vraiment. Le bulletin n°1 de Créateurs met en exergue un objectif, qui en dit long : « l'identification des verrous et les moyens de les faire sauter » (...) « problèmes juridiques et financiers, rôle des collectivités locales », « gestion des personnels », « outils pédagogiques », « élèves, affectation, aide sociale », « programmes d'enseignement », « personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service ».

Afin de « faire sauter » ces verrous, l'association préconise, non pas une révolution, mais une réforme de velours. « Ce sera sans doute la partie la plus délicate de notre travail, car il ne nous faudra pas tomber dans le piège de la « réforme globale », mais identifier avec précision les actions nécessaires, tout en les rendant possibles. (....) La solution réside sans doute dans la mise en oeuvre de dispositifs dérogatoires, qui n'obligent pas à la remise en cause systématique de tout l'existant, mais qui permettent d'importantes innovations au niveau des établissements d'enseignement. » Un lent travail de déconstruction, pièce après pièce, de la maison Education. Un véritable projet de gouvernement.


Parmi les membres fondateurs de cette ambitieuse confrérie : Maurice Quenet, Dominique Antoine et ... Xavier Darcos !

Soit, dans l'ordre, l'actuel Recteur de Paris, le Conseiller Education du nouveau Président de la République, et l'actuel Ministre de l'Education nationale.


Carte scolaire, service minimum, modification du statut des personnels, soutien à l'essor de l'enseignement privé, diminution de la place de l'Etat dans les missions de l'Education ... Connexions, actions, déclarations, projets et programmes communs attestent de ce complot ourdi, dans l'ombre, depuis un peu plus de quinze années, en toute discrétion, par ceux-là même qui, aujourd'hui, sont aux commandes de l'Education nationale.

C'est sur l'histoire de ce complot, et l'identité de ses protagonistes que nous nous proposons, dans ce présent ouvrage, de faire toute la lumière. Et donner ainsi à comprendre, sous un jour nouveau, la politique éducative de l'actuel gouvernement...


http://www.main-basse-sur-ecole-publique.com/


TABLE DES MATIERES

Introduction ...
  1. Un gouvernement sous influences
    1. La laïcité remise en question au sommet de l'Etat
    2. Le ministre et son armée des ombres
    3. Des mesures inspirées
    4. SOS Education au service du ministre
    5. L'enseignement catholique à l'affût
  2. L'essor du privé entre stratégie catholique et logique libérale
    1. Les stratégies de l'enseignement catholique
    2. Financer le privé avec l'argent public
    3. Le maquis des structures
    4. Le nouveau « caractère propre »
  3. Les guerres scolaires depuis 1970
    1. 1970-1977 : La révolution libérale de l'enseignement catholique...
    2. 1977-1986 : L'échec du grand service public de l'Education nationale
    3. 1 988-1992 : La gauche complexée
    4. 1993-1995 : La droite décomplexée
    5. 2002 : La « République des proximités » de Raffarin
  4. Le retour à l'école d'antan
    1. Les nouvelles fabriques de doctrine
    2. Vers la fin de la pédagogie?
    3. Des écoles d'un genre nouveau



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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 03:43

                                                 




               Décroissance

La décroissance soutenable face à la question du « comment ? »

Par

Que la planète a ses limites paraît une idée quasiment acquise. Conjointement, les doutes se renforcent sur les possibilités d’une croissance économique continue. Les appels au changement montent, mais oublient souvent de préciser comment faire. C’est un point faible des propositions défendant une « décroissance soutenable ». Comment faire évoluer les mentalités et les pratiques ? Comment renverser les inerties structurelles ? Cet article montre que ces questionnements sont encore à travailler.

Pour une grève générale de la consommation

Par

LABORATOIRE DES LUTTES. Chaque année, à l’initiative des Casseurs de pub et de Adbusters, se tient une journée internationale anti-shopping pour en finir avec le dogme du bonheur au fond des caddies. 24 novembre 2007

Renouer avec le sens des limites

Par

DOSSIER GRENELLE "OGM". La croissance est-elle en soi réactionnaire ? La seule alternative dans une société qui a sombré dans la démesure est d’en finir avec le mythe de la croissance et de faire de la décroissance une politique au service des dominés. 18 octobre 2007.

Penser l’exode de la société du travail et de la marchandise

Par

FABRIQUE DES IDEES - Le philosophe André Gorz revient, dans l’un des derniers textes parus avant sa mort, sur la dynamique du capitalisme financier et sur les raisons qui permettent de voir dans le revenu social garanti une occasion de sortir du capitalisme. 25 septembre 2007.

Voyage dans la galaxie décroissante

Par

La décroissance : le terme interpelle, pose question, se retrouve dans des endroits improbables et prend bien des gens au dépourvu. Nous en traçons ici un petit panorama descriptif, en attendant d’entrer dans le détail des problématiques qui sont ainsi mises à l’agenda.


http://www.mouvements.info/+-decroissance,1119-+.html
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 23:51

  Je viens de publier ce texte sur un autre de mes blogs, peu alimenté et peu lu celui-ci : http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/post/7204541/le-devoir-de-resister-a-la-3e-guerre-mondiale

                                                     




Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Le devoir de résister à la 3e guerre mondiale en préparation
10-08-2009 Général



Le monde (des puissants) se prépare à la guerre. Les vampires de la finance ont besoin de sang pour prospérer; Les médias ont besoin de sensations pour prospérer; Les industriels de la Chimie, de l'Armement, de la Reconstruction, du Pétrole... ont besoin de guerres pour prospérer. Sur des chaînes publiques, Marie Drucker célèbre ceux qui meurent pour la patrie (au fait, quelle est la sienne ? Israël ?), mais en réalité nous mourons pour les multinationales apatrides. Les citoyens font la guerre pour ceux qui les décrètent. Et ceux qui les décrètent se protègent dans leurs bunkers 4 étoiles, et récoltent les bénéfices des guerres faites par les autres.

Les puissants ne sont puissants que parce que nous sommes à genoux. 

Et si nous restons les bras croisés, il n'y aura bientôt plus de classe moyenne, encombrante et revendicatrice, mais seulement les oppresseurs et les opprimés, les marchands de canons et les chairs à canons, les maîtres et les esclaves.

Il est temps de réagir. Si nous ne faisons rien, il ne restera que des lambeaux d'humanité, au sens propre comme au sens figuré.

Il est temps de déclarer la guerre à la guerre, d'exiger d'être consultés avant toute guerre, il est temps d'être actifs avant d'être radio-actifs.

Il est temps, aussi, de constituer un Tribunal des Peuples et de juger les auteurs des malheurs des peuples, les auteurs de crises, de pandémies, de plans de réduction de la population, de conflits, de guerres. Le premier poursuivi pourrait être David Rockefeller, le maître de la Chimie qui broie les peuples (industries de guerre, de l'alimentation, de la pharmacie..).

Le Nouvel Ordre Mondial, ce sont les crises, les pandémies, les guerres, une mondialisation financière monstrueuse. Et la destruction des ressources, pour le seul profit de quelques-uns.

Citoyens, au nom de la Vie, au nom de la civilisation, au nom de la paix, au nom des générations futures, nous avons le devoir, nous avons la responsabilité, d'agir. Car bientôt, le seul choix sera entre le servage ou l'euthanasie.

Je choisis de résister, la tête haute, le sentiment du devoir accompli. Et vous ? 

Eva R-sistons à l'intolérable


lire
http://r-sistons.over-blog.com/article-34715910.html


Je rappelle que si les femmes cessent pendant au moins 20 mn de remplacer leurs hommes pendant la guerre, à l'arrière, la guerre s'arrête aussitôt.



http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/post/7204541/le-devoir-de-resister-a-la-3e-guerre-mondiale
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 23:40




La Crimée sera bientôt un point brûlant de la planète

comme cet article ne peut être copié-collé,
je vous en donne le lien :

http://russie.net/article4841.html


et sur wikipedia (illustration)

http://wikipedia.org/wiki/Crim%C3%A9e

 

J'ai aussi fait un article sur la Crimée voici plusieurs mois

sur r-sistons à l'intolérable

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 23:27


                               Trouvé cet article :
  A quoi sert l’OTAN ?

by Serge Halimi
  (source: Le Monde diplomatique)
Monday, March 2, 2009

 

mars 2009 -  Page 1

 

Monsieur Nicolas Sarkozy voulait que sa présidence marque la rupture avec un « modèle social français » auquel la faillite du capitalisme financier à la mode américaine vient de rendre des couleurs. A-t-il alors résolu d’en finir avec une autre tradition française, celle de l’indépendance nationale ? Bien qu’il n’ait jamais évoqué une telle « rupture » au cours de sa campagne électorale, et qu’il ait ensuite conditionné un retour de la France dans le commandement intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) à un renforcement de la défense européenne, M. Sarkozy a néanmoins annoncé que la décision du général de Gaulle avait vécu.


Il y a quarante-trois ans, le fondateur de la Ve République quitta le commandement intégré de l’Organisation à une époque où, pourtant, l’Union soviétique maintenait sous sa férule plusieurs pays d’Europe. On peut donc se demander pour quel motif — ou en vue de quelles guerres — la France devrait faire machine arrière aujourd’hui que le pacte de Varsovie n’existe plus et que nombre de ses anciens membres (Pologne, Hongrie, Roumanie, etc.) ont rejoint l’Union européenne et l’Alliance atlantique.


S’agit-il de caser huit cents officiers tricolores à Norfolk, en Virginie, dans le quartier général de l’OTAN ? De complaire à des industriels de l’armement, amis de M. Sarkozy, qui escomptent qu’un retour de la France dans le rang leur permettra de vendre davantage d’équipements militaires ? De convaincre les Américains que, Paris ayant cessé de faire bande à part, ils pourraient autoriser M. Sarkozy à devenir un des prescripteurs de leur cercle d’influence ? Plus vraisemblablement, l’Elysée espère tirer parti de la sympathie qu’inspire le nouveau président des Etats-Unis pour tordre le cou à une impardonnable exception française. Celle qui, au moment de la guerre d’Irak, vit Paris se dresser contre tous les docteurs Folamour du « choc des civilisations ». Au grand dam de bien des partisans actuels de M. Sarkozy — dont M. Bernard Kouchner, son ministre des affaires étrangères.


La plupart des Etats membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) n’appartiennent ni à l’OTAN ni à l’Union européenne ; six des pays membres de l’Union ne font pas davantage partie de l’OTAN (Autriche, Chypre, Finlande, Irlande, Malte et Suède). Toutefois, une confusion tend à s’installer entre les trois structures. Elle vise à étendre le périmètre géographique de l’organisation militaire et à lui confier des missions de « stabilisation » qui excèdent largement ses talents et sa juridiction.


Invoquant la transformation de la planète en une «  terre sans frontières », une courte majorité de députés européens (deux cent quatre-vingt-treize voix contre deux cent quatre-vingt-trois) vient ainsi de réclamer, le 19 février, que dans « des domaines tels que le terrorisme international (...), la criminalité organisée, les cybermenaces, la dégradation de l’environnement, les catastrophes naturelles et autres (
1) », un « partenariat encore plus étroit » se noue entre l’Union européenne et l’OTAN. Sous forme d’élégante métaphore, l’exposé des motifs précise que, « sans dimension militaire, l’Union n’est qu’un chien qui aboie mais ne mord pas ».


Décidément désireux de ne nous épargner aucune ficelle, les députés atlantistes adossent leur propos à un rappel des « heures sombres de notre histoire », de Hitler, de Munich, sans oublier de citer quelques lignes d’« Elie Wiesel, survivant de l’Holocauste ». « N’aimerions-nous pas que quelqu’un vienne à notre secours quand nous pleurons ? », plaident-ils alors. Sécher les larmes des civils n’a pourtant jamais constitué le talent principal des officiers américains. Ni lors de la guerre du Kosovo, ni lors de celle d’Irak, conduites en violation de la Charte des Nations unies. Mais il est vrai que, pour les parlementaires européens en question, nombre d’Etats membres de l’ONU ont le tort de se référer à la « doctrine du non-alignement, héritée de l’époque de la guerre froide, [ce qui] fragilise l’alliance des démocraties »...


On l’a compris, la « future défense collective de l’Europe » à laquelle s’est rallié le chef de l’Etat français s’organisera uniquement dans le giron de l’Alliance atlantique. Mêlant missions civiles et militaires, elle n’hésitera pas à se déployer très loin de l’ancien « rideau de fer », jusqu’aux confins du Pakistan. A l’intérieur même du parti de M. Sarkozy, deux anciens premiers ministres, MM. Alain Juppé et Dominique de Villepin, se sont inquiétés d’une telle orientation. C’est dire le danger du tournant qu’elle signale.

 

(1) Résolution du Parlement européen sur le rôle de l’OTAN dans l’architecture de sécurité de l’Union (19 février 2009).


http://www.campaigniran.org/casmii/index.php?q=node/7608
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