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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 00:27




Le cynisme des politiques !!!

Revue de presse de Pierre Jovanovic sur la radio "ICI et MAINTENANT"

Vidéo ici :

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-34663135.html

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 00:20


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Our Alexander
A la mémoire de notre fils,
Alexandre Horwin

« Je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice ». Serment d’Hippocrate



Nous avons créé ce site pour raconter l’histoire de notre fils et pour partager avec d’autres parents les informations que nous avons trouvées au sujet des tumeurs cérébrales et de la vaccination chez l’enfant. Ces informations sont destinées à aider les parents à prendre des décisions éclairées lorsqu’il s’agit de la santé de leurs enfants, et en particulier s’ils sont atteints d’un cancer. Pour mon mari et moi, ces informations représentent toutes les connaissances que nous aurions voulu avoir sur ces sujets, au moment où nous avons été confrontés à la maladie de notre enfant, durant l’automne 1998.

Outre le cancer et la chimiothérapie, nous abordons le problème de la vaccination infantile, car un nombre important d’articles médicaux souligne un lien possible entre la vaccination et l’augmentation du nombre des cancers chez les enfants, notamment des tumeurs cérébrales.

 

Le 10 août 1998, nous avons donc appris que notre fils Alexandre, âgé de deux ans, était atteint d’une tumeur cérébrale courante chez l’enfant : un médulloblastome. Après qu’Alexandre a subi deux opérations du cerveau, mon mari et moi avons identifié un traitement non toxique qui semblait être efficace dans le traitement des tumeurs cérébrales.
Pourtant, le 21 septembre 1998, l’Agence Fédérale de la Santé nous refusa l’accès à ce traitement qui pouvait peut-être sauver Alexandre.

 

Les médecins nous ont expliqué que sans la chimiothérapie – qualifiée par eux de traitement à la pointe du progrès médical – le cancer réapparaîtrait rapidement. Sans rien connaître de l’efficacité ou des dangers potentiels de la chimiothérapie, nous avions l’intuition qu’il ne s’agissait pas là du meilleur choix possible. Mais puisque le Ministère de la Santé avait refusé à Alexandre l’autre alternative, nous n’avions plus d’autre option.
A contrecœur, nous avons dû commencer la chimiothérapie le 7 octobre. Le protocole intitulé CCG 9921 consistait à administrer 4 médicaments par voie intraveineuse : la Vincristine, la Cisplastine, le Cyclophosphamide (aussi appelé Cytoxan) et le VP16 (aussi appelé Etoposide).
Alexandre termina son troisième mois de traitement en décembre 1998 et mourut le 31 janvier 1999. Il venait juste d’avoir deux ans et demi.

Après la mort de notre enfant, nous avons cherché à comprendre. Mais les médecins se sont révélés incapables de répondre clairement à nos questions :
Pourquoi notre enfant avait-il eu un cancer ? Quelle en était la cause ? Pourquoi cette forme de cancer était-elle en progression chez les enfants aux Etats-Unis ? Pourquoi notre enfant était-il mort en cours de traitement, alors qu’il n’avait suivi qu’un quart du protocole ?

Puisque mon mari et moi avions déjà travaillé dans le domaine médical, nous avons su où chercher les réponses. Nous avons passé une année entière à lire tout ce que nous avons pu trouver sur le sujet. Notre travail à consisté à lire des articles scientifiques, à communiquer avec des médecins, et des chercheurs. Nous avons aussi rassemblé les expériences d’autres parents dont les enfants étaient morts à la suite de vaccins, de cancers ou du traitement de ces cancers. Et cette longue recherche a fini par apporter des débuts de réponses.

Par exemple, nous avons découvert que le protocole, soit disant à la pointe du progrès, dont notre fils avait bénéficié était reconnu comme étant inefficace depuis plusieurs années. En 1994, les mêmes médicaments utilisés en chimiothérapie avaient été administrés à des enfants de deux ans, eux aussi atteints d’un médulloblastome. L’expérience se révéla si infructueuse que les tumeurs réapparurent en moyenne au bout de cinq mois, et que les médecins durent arrêter le protocole. Comment expliquer alors, qu’un traitement déjà testé et avéré totalement inefficace ait pu nous être présenté des années après comme étant le nec plus ultra ? Nous n’avions jamais été informé de l’échec de ce traitement. Nous avons aussi réalisé que nous n’étions pas les seuls parents à être victimes de cette désinformation intentionnelle.

A l’heure actuelle, on continue à induire en erreur des parents et à prescrire les mêmes médicaments dangereux à des enfants. Et même si vous savez pertinemment que les thérapies conventionnelles ne fonctionnent pas, vous n’aurez peut-être pas d’autre choix.. En effet, lorsque les médecins ont décelé notre hésitation à l’égard de la chimiothérapie, ils nous ont menacé de nous retirer Alexandre par décision judiciaire.

Nous avons écrit à plus de 30 membres du Congrès à propos de nos découvertes, et avons témoigné lors d’une audience du Congrès (voir les documents sur ce site). En partageant l’effroyable expérience de notre fils avec le monde médical, nous voulons que d’autres parents disposent des connaissances qui pourront peut-être leur permettre de faire en sorte que leur enfant ne connaisse pas le même sort.

Nous encourageons les parents à faire valoir leur droit à être informé avant de donner leur accord pour toute intervention médicale concernant leur enfant. Cela suppose une compréhension totale des risques et des avantages du traitement proposé. Pour cela, il se peut que vous ayez à faire des recherches par vous-même, lire des livres, des articles scientifiques. Le site Medline propose plus de neuf millions d’articles provenant des meilleures revues médicales du monde entier, sur des centaines de thèmes différents. Nous recommandons vivement cette excellente source, ainsi que la lecture de la notice de chaque médicament ou vaccin avant de les donner à votre enfant.

Notre mission


http://www.ouralexander.org/francaise.htm

sur le blog de Charlotte

http://panier-de-crabes.over-blog.com/


Augmentation des cancers chez enfants vaccinés ???

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 00:14
Vendredi 7 août 2009

 5 août 2009 (Nouvelle Solidarité) – Le contraste entre la crise économique et sociale que vivent les Américains et le dispendieux renflouement de Wall Street, révèle au grand jour les pratiques d’affranchis de la Réserve fédérale, à tel point que le pouvoir monétariste de la Fed commence à être ouvertement remis en question. Après avoir lancé il y a deux mois la campagne pour stopper la réforme meurtrière de la Santé intentée par Obama et son équipe comportementaliste, Lyndon LaRouche a lancé, lors de sa conférence internet du 1er août, la grande offensive pour liquider la Réserve fédérale et établir une Banque nationale.

Voici une question posée par plusieurs membres du « groupe de Stanford », un groupe d’économistes chargé d’établir une politique économique alternative pour l’administration Obama, et travaillant sur les concepts et les propositions mises en avant par LaRouche (cf. leurs questions et interventions dans les précédents webcasts).

Question : M. LaRouche, comme vous le savez, le 9 juillet dernier, le professeur James Galbraith a témoigné au Congrès dans le cadre du projet de loi sur l’audit de la Fed. Il y a notamment parlé du recours lancé dans les années 1970 par le député Henry Reuss, remettant en cause la constitutionnalité de la Réserve fédérale. Cette plainte mettait en cause le droit de vote des présidents de la Fed au Comité de la politique monétaire, pour non-conformité à la clause de nomination de la Constitution. Hélas, ils n’ont jamais pu établir le cas. Plus tard, le sénateur Baucus l’a fait, mais la Cour Suprême a rejeté son recours. La question n’a donc jamais été examinée par un tribunal. Toutefois, le professeur Galbraith a affirmé que Reuss avait raison et qu’il y a bien une anomalie constitutionnelle.

Pendant ce temps, la Fed a émis de l’argent à tout va, accordant des milliers de milliards aux banques et aux marchés financiers, soi-disant pour débloquer le crédit et relancer l’économie. Mais son véritable rôle se retrouve ainsi, pour la première fois, exposé aux yeux des citoyens américains. A tel point que mêmes les responsables politiques sont choqués et commencent à poser des questions dont les réponses laissent rêveurs : « D’où est-ce que la Fed sort tout cet argent ? - Ils l’impriment à partir de rien », ou encore « Qui les a autorisés à le faire ? – Personne ». La Fed est la seule agence gouvernementale dont le budget ne soit pas présenté au Congrès pour approbation. En examinant tout cela, nous en avons conclu qu’il était temps de démanteler la Fed ! Quelle qu’en soit la manière, une Banque nationale doit lui succéder ; une banque qui doive rendre des comptes aux autorités élues et qui soit subordonnée à l’intérêt général. Certes, les obstacles à cette remise en question sont innombrables, mais avec la crise, on voit clairement que les arrangements de la Fed n’ont jamais servit l’intérêt public.

Nous voulons remettre l’autorité monétaire entre les mains du Congrès. Si beaucoup s’opposent à cela et crient à l’inflation, c’est pourtant ce que prescrit notre Constitution : « Le Congrès doit pouvoir battre monnaie et ainsi réguler sa valeur. » Clairement, elle ne donne pas ce pouvoir au Président ou au secrétaire au Trésor, et encore moins à une banque centrale.

Si le Congrès décide d’assumer son devoir constitutionnel, il pourra, comme Lincoln l’a fait avec les Greenbacks, financer de grands projets nationaux d’infrastructures bénéficiant à tous. Pouvez vous nous apporter votre avis et vos éventuelles contributions sur cette proposition ?

LaRouche : Nous devons tout d’abord reconnaître que la Réserve fédérale est irrémédiablement en banqueroute. La Fed est une société privée créée sous la Présidence Wilson et il faut bien voir que la monnaie qu’elle émet est une dette. Qui va payer cette dette ? Comme l’Allemagne de 1923, la Fed masque sa faillite en émettant de la monnaie. Les Etats-Unis doivent avoir le courage de déclarer la Fed en faillite. Pourrait-elle prouver qu’elle a les actifs nécessaires pour couvrir cette dette ? Si elle ne le peut pas, débarrassons-nous d’elle par une simple procédure de mise en faillite.

Ensuite, nous devons créer ce qui sera la troisième Banque nationale de l’histoire des Etats-Unis, conformément à la première Banque nationale d’Alexander Hamilton. Dans la cave de cette nouvelle banque, nous confinerons un espace réservé aux restes de la Fed, mais seulement à des fins d’audit.

Cette Banque nationale devra gérer les dégâts issus des relations entre la Fed, les banques agréées et les banques du pays. Nous ferons donc le nettoyage à l’aide d’une nouvelle loi Glass-Steagall et nous émettrons le crédit nécessaire au sauvetage de ces nombreuses banques utiles à l’économie, mais actuellement en situation de faillite. Ces banques serviront ensuite à organiser la distribution du crédit nécessaire à une reprise économique.

Nous devrons alors lancer de grands projets d’infrastructures à l’image de la Tennesse Valley Authority, qui était plus qu’une simple série de barrages [routes, production agricole, agro-industrie, urbanisation - ndlr]. Il nous faut construire un système national de transport ferroviaire incluant tout un développement attenant, car un tel système joue un rôle clé dans le développement agricole et industriel du pays. Nous devons distribuer le développement sur tout le territoire et arrêter d’engendrer des géants industriels. L’emploi ne doit pas être concentré sur quelques zones, comme aujourd’hui, d’autant plus que cela accroît lourdement le temps de trajet des travailleurs. Lorsque l’économie américaine se développait, le temps de trajet domicile-travail était de 15 à 30 minutes maximum. Aujourd’hui il peut atteindre 4 à 5 heures par jour, avec un effet destructeur sur la vie de famille. Dans ces conditions, il est extrêmement difficile d’avoir une vie humaine lorsque vous avez des enfants et que les deux parents travaillent. L’erreur a été d’abandonner le développement de l’ouest américain et de concentrer l’emploi dans quelques zones, tout en promouvant la voiture plutôt qu’un système de transports collectifs. Il fallait décentraliser le développement et ne pas laisser se développer des entreprises géantes. Mieux vaut une multitude d’entreprises de taille plus réduites et distribuées sur tout le territoire.

L’autre priorité sera l’infrastructure de gestion de l’eau, comme le projet NAWAPA par exemple [ensemble de barrages, canaux, tunnels et pompes, permettant d’acheminer les gigantesques ressources en eau douce d’Alaska et du grand nord canadien vers les Etats arides de l’ouest américain et jusqu’au nord du Mexique - ndlr], car nous avons un réel problème avec l’alimentation en eau des Etats de l’ouest, qui provoque déjà la destruction des capacités agricoles.

Nous entrons dans une période où seule une mobilisation à la Roosevelt peut fonctionner. Ce type d’approche conçoit la nation comme une économie vivante où les gens vivent, travaillent, se logent, vont à l’école, ont besoin de se soigner, etc.

Notre territoire est vaste et nous devrions à nouveau penser à son développement : un réseau de transports couplé à un programme de gestion de l’eau afin de reconstituer les aquifères. Nous devons aussi procéder à une afforestation : un arbre est bien plus efficient que de l’herbe ; il intègre jusqu’à 10% des radiations solaires captées, alors que l’herbe ne le fait qu’à hauteur de 1 ou 2%.

Le développement du territoire, y compris la reforestation de certaines zones, se fera dans l’élan d’un programme national de transport et même d’un programme spatial international, car ces projets, intrinsèquement tournés vers l’avenir, nous tirerons de l’avant. Nous devons penser deux générations à l’avance.

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-34677858.html


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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 00:07
Vendredi 7 août 2009
Arnold Schwarzenegger
Arnold Schwarzenegger - wikipedia.org

Californie : courageux, « Terminator » s’en prend aux handicapés et malades



2 août 2009 (Nouvelle Solidarité) – Tous ceux qui avaient un doute sur
l’affirmation de Lyndon LaRouche qu’Arnold Schwarzenegger, le gouverneur de Californie, ainsi que son parrain George Shultz, étaient des fascistes pour qui la valeur d’une vie humaine ne pesait pas lourd, finiront désormais par reconnaître le bien-fondé de ces accusations.


En effet, pour résorber les 60 milliards de dollars du déficit du Golden State, huitième économie du monde, Schwarzy, usant son droit de veto, a annoncé, lors d’un vote sur le budget mardi, 500 millions de coupes supplémentaires, tout en se vantant de ne pas avoir augmenté les taxes !


Comme le note le quotidien Libération, « Governator » est sans pitié : « 50 millions pris au programme Healthy Families qui donne une assurance-maladie aux enfants de familles à bas revenus, 50 millions aux services aux enfants handicapés, 16 millions à la lutte contre les violences domestiques, 52 millions à la prévention et au traitement du sida, 6,3 millions aux personnes âgées… »


Ted Lempert, le président de Children Now, une association nationale de défense des plus jeunes, s’indigne que « plus d’un million d’enfants vont être sans couverture santé. Ces gens n’ont pas les moyens de se payer une assurance privée ! On va attendre qu’ils arrivent aux urgences ? »


En ce qui concerne
la faillite des Etats américains, la situation californienne n’est qu’un cas caricatural parmi d’autres. Comme Lyndon LaRouche l’a souligné dans son webcast du premier août, sans une mise en faillite ordonnée du système financier international, aucune solution « locale » ne pourra inverser la tendance.


Solidarité et Progrès


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-34670009.html

 

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 23:59



Vendredi 7 août 2009

Seules les opérations en cours seront traitées

Les banques arrêtent le crédit à la consommation


Société Générale a aussitôt mis en place une cellule de crise afin de faire face à cette mesure. Selon une source bien informée, la direction générale de cette banque française a notifié jeudi, soit le jour même de la publication des textes au Journal officiel, à toutes ses agences de par le territoire national l’arrêt définitif de ce type de prêt aux consommateurs. La Société Générale n’est pas seule, loin s’en faut, à se mettre en conformité avec la nouvelle législation ; l’ensemble des banques, privées et publiques, est en fait concerné par cette décision et doit impérativement cesser l’octroi de crédits à la consommation aux particuliers, et ce, à compter du 30 juillet, date de la publication de la loi de finances complémentaire, affirme une source proche de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF).



Toutefois, pris de court par cette mesure, la Société Générale n’a pas manqué de saisir l’ABEF en vue d’intercéder en faveur de tous les opérateurs activant sur la place d’Alger à l’effet de permettre « les opérations qui sont en cours ». Il a ainsi été demandé aux instances dirigeantes d’autoriser ces banques à mener à terme toute transaction similaire déjà entamée. Conséquence d’une disposition de la LFC, la Société Générale compte se redéployer et trouver une alternative aux crédits à la consommation. D’autant que ces crédits ne représentent que près de 2% de son chiffre d’affaires. Quid des autres banques ? Notamment Cetelem, filiale de BNP Paribas El Djazaïr, dont le crédit à la consommation est sans jeu de mots sa raison d’être même. Dédiée aux crédits aux particuliers, Cetelem, dont les activités ont été lancées au début de l’année 2006, serait-elle prête à parier sur l’avenir en Algérie et consentir à fournir l’effort de se redéployer ? Selon une source proche de l’ABEF, Cetelem devrait, elle aussi, se consacrer – exclusivement ? – à l’octroi de crédits immobiliers, seuls encore autorisés par l’Etat. Les crédits à la consommation, jugés « trop importants » et perçus tels une menace pour l’économie nationale, sont pourtant moindres que les prêts immobiliers. Selon les statistiques dévoilées par une source proche du milieu des banques, le stock du crédit à la consommation accordé par les banques oscille entre 90 et 100 milliards de dinars, tandis que celui du crédit immobilier est de 150 milliards de dinars. De même, le montant du crédit à la consommation ne représente que près de 5% du montant global des crédits octroyés par les banques. La crise du logement sera-t-elle pour autant réglée ? Wait and see.



Par Ghania Lassal

Source


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-34664346.html

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 23:52

Vers une nouvelle crise de la dette
par Éric Toussaint*

Réseau Voltaire
 

La crise financière nord-américaine produit une onde de choc dans l’économie globale. Les ressources des pays en développement s’assèchent tandis que le loyer de l’argent s’élève. Une nouvelle crise de la dette est imminente. Des économies émergentes peuvent être englouties par cette vague. Ici l’enjeu n’est pas de savoir si les banquiers des pays riches toucheront leurs bonus, mais comment les populations des pays pauvres pourront survivre.



Bien qu’il représente une ponction très importante sur les recettes des pouvoirs publics [1], le remboursement de la dette publique, entre 2004 et 2008, n’a pas constitué un grand problème pour la plupart des pays à moyens revenus et pour les pays exportateurs de matières premières en général. En effet, la plupart des gouvernements de ces pays trouvaient facilement des prêts à des taux historiquement bas leur permettant de trouver les fonds nécessaires. Néanmoins, la crise de la dette privée qui a éclaté dans les pays les plus industrialisés en 2007 a modifié radicalement les conditions d’endettement des « Pays en développement » (PED), qui se dirigent vers une nouvelle crise de la dette.

Un peu d’histoire

Au cours des deux siècles précédents de l’histoire du capitalisme, plusieurs crises internationales de la dette ont éclaté (on en compte trois au 19e siècle et deux au 20e siècle [2]). Elles ont affecté directement le destin des pays émergents [3]. Les origines des crises et les moments où elles éclatent sont intimement liés au rythme de l’économie mondiale, et principalement de celle des pays les plus industrialisés. Chaque crise de la dette a été précédée d’une phase de surchauffe de l’économie des pays du Centre au cours de laquelle il y a eu surabondance de capitaux dont une partie a été recyclée vers les économies de la Périphérie. La crise est généralement provoquée par une récession ou un krach frappant certaines des principales économies industrialisées. La crise qui a éclaté à partir de 2007-2008 dans la Triade [4] confirme cette « règle ».

Entre 2004 et 2008, une grande partie des PED ont vu leurs recettes d’exportation fortement augmenter en raison de la hausse des prix des marchandises qu’ils vendent sur le marché mondial : hydrocarbures (pétrole et gaz), minéraux et produits agricoles. Cela leur a permis à la fois de puiser dans ces recettes en devises pour rembourser la dette et d’avoir la crédibilité suffisante pour contracter de nouveaux prêts.

De plus, les banques commerciales du Nord, qui avaient fortement réduit leurs prêts à partir de la fin des années 1990 suite aux crises financières dans les PED, ont progressivement rouvert toutes grandes les vannes des prêts de 2004 à 2008 [5]. D’autres groupes financiers privés (fonds de pensions, sociétés d’assurance, hedge funds) ont fourni du crédit aux PED en achetant les bons qu’ils émettaient sur les principales places financières. Des États ont également augmenté l’offre de crédits aux PED, de la Chine qui prête tous azimuts au Venezuela qui finance l’Argentine et des pays de la Caraïbe. En général, les taux demandés étaient nettement plus avantageux que ceux qui ont prévalu jusqu’au début des années 2000. Il faut ajouter à cela l’abondant crédit octroyé à l’intérieur des PED par les banques locales ou étrangères qui opèrent au Sud.

Le basculement de 2007

Un changement est intervenu avec la crise de la dette privée dans les pays les plus industrialisés en 2007 [6]. Le déclencheur en a été l’éclatement de la bulle spéculative dans le marché de l’immobilier aux États-Unis qui a entraîné l’effondrement de plusieurs marchés de la dette privée (marché des subprimes, des ABCP [7], des CDO [8], des LBO [9], des CDS [10], des ARS [11]…). Cette crise est loin d’être terminée et le monde est seulement en train de découvrir ses multiples répercussions.

Alors que l’argent du crédit coulait à flot jusqu’en juillet 2007, les différentes sources privées se sont taries subitement au Nord. Les banques privées complètement engluées dans des montages chancelants de dettes ont commencé à se méfier les unes des autres et ont rechigné à se prêter de l’argent. Il a fallu que les pouvoirs publics des États-Unis, d’Europe occidentale et du Japon injectent massivement et à plusieurs reprises des liquidités (plus de 2 000 milliards de dollars et d’euros en 2007-2009) pour éviter la paralysie du système financier au Nord. Pendant ce temps, les banques privées qui se finançaient en vendant des titres non garantis n’ont plus trouvé acquéreur sur les marchés financiers du Nord. Elles ont dû commencer à assainir leurs comptes en amortissant les énormes pertes dues à leurs opérations aventureuses des dernières années. Pour s’en sortir, elles ont dû faire appel à des apports d’argent frais. Cet argent a été fourni au début par les fonds souverains des pays asiatiques et par ceux du Golfe persique. Ensuite, les États du Nord sont venus massivement à la rescousse. Les banques qui n’ont pas trouvé à temps de l’argent frais ont été rachetées par d’autres (Bear Stearns [12] et WAMU ont été rachetées par JPMorgan) ou par l’État (en Grande Bretagne, Northern Rock Bank, Royal Bank of Scotland et l’établissement de crédit hypothécaire Bradford & Bingley ; le gouvernement des Pays-Bas a acheté ABN Amro ; le gouvernement belge a acheté de manière temporaire Fortis Bank pour la revendre ensuite à BNP Paribas ; le gouvernement états-unien a « nationalisé » Freddie Mac et Fannie Mae ainsi que AIG [13], etc.). La nationalisation de Freddie Mac et de Fannie Mae est un exemple parfait de la privatisation des bénéfices en temps de prospérité économique et de socialisation des pertes en temps de dépression. Ces deux institutions ont été privatisées au moment où elles produisaient de gros bénéfices. Avec la crise dans l’immobilier qui a éclaté en 2007, la situation de Freddie Mac et de Fannie Mae s’est dramatiquement dégradée. Alors qu’elles avaient distribué des dividendes à leurs actionnaires privés en 2007, les deux institutions subitement aux abois ont appelé l’État à la rescousse afin qu’il prenne en charge leurs pertes. Leur portefeuille de crédits hypothécaires s’élève à 5 300 milliards de dollars (c’est-à-dire l’équivalent de quatre fois la dette publique externe de l’ensemble des PED). L’éditorial du très néolibéral The Economist du 30 août 2008 déclara lui-même : « C’est le pire aspect du capitalisme : il signifie que les actionnaires et les dirigeants jouissent des profits tandis que les contribuables paient l’ardoise quand il y a des pertes ».

Dans un premier temps, la plupart des PED n’a pas souffert

En 2007, les Bourses de valeurs d’une série de PED ont vu affluer de l’argent spéculatif qui fuyait l’épicentre du séisme financier, c’est-à-dire l’Amérique du Nord. Les capitaux libérés par l’explosion de la bulle immobilière qui a traversé l’Atlantique d’Ouest en Est (l’Irlande, la Grande-Bretagne, l’Espagne ont été particulièrement touchées et la liste s’est allongée au fil du temps) se sont jetés sur d’autres marchés : les Bourses de matières premières et de produits alimentaires qui sont situées au Nord (renforçant par là même l’augmentation des prix) et certaines Bourses de valeurs du Sud. Mais cela n’a pas duré longtemps : en 2008, toutes les Bourses de valeurs du Sud étaient les grandes perdantes. Certaines d’entre elles sont reparties à la hausse en 2009 (Chine, Taïwan, Brésil, Russie…), mais pour combien de temps ?

Par ailleurs, la décision de la Réserve fédérale des États-Unis de baisser à plusieurs reprises son taux d’intérêt directeur a aussi allégé provisoirement le fardeau de la dette du Sud. Mais la situation changea radicalement mi-2008 quand les primes de risque-pays augmentèrent fortement et quand les banques du Nord restreignirent l’offre de nouveaux crédits destinés à refinancer le paiement de la dette. De la même manière, les investisseurs institutionnels (fonds de pension, assurances, banques…) réduisirent l’achat de titres de la dette du Sud pour acheter en priorité les bons du Trésor des États-Unis. Les prix des matières premières, qui s’étaient maintenus à la hausse jusqu’en juillet 2008, entamèrent une chute brutale. De plus, en 2008-2009, les monnaies des pays latino-américains se dévaluèrent face au dollar. Cela augmenta à nouveau le coût de la dette externe qui se paie majoritairement en dollars.

La Banque des Règlements Internationaux (BRI) confirme : « La crise économique et financière a frappé de plein fouet les « Économies émergentes » (ÉcÉm) au dernier trimestre 2008. La faillite de Lehman Brothers, en septembre 2008, a été suivie par un recul sans précédent de la demande d’exportations, qui a coïncidé avec un important reflux des prêts bancaires internationaux et de l’investissement de portefeuille étranger. Le cours de change de nombreux pays s’est déprécié, la valorisation des actions a baissé et le coût du financement extérieur a fortement progressé. Avec l’atonie de la consommation et des dépenses d’investissement dans les économies avancées, la demande d’exportations des Économies émergentes s’est effondrée, ce qui a accentué l’inversion des flux de capitaux et mis fin à une longue période de croissance tirée par les exportations et soutenue par les entrées de fonds [14]. »

Baisse des réserves en devises des PED en 2008-2009

Toujours selon la BRI, les réserves en devises des PED se sont mises à baisser : « Le stock d’avoirs de change, après avoir culminé en 2008, a fortement diminué dans plusieurs Économies émergentes, s’établissant à plus de 4 300 milliards [de dollars] pour l’ensemble du groupe en janvier 2009. […] Ainsi, au premier trimestre 2009, le niveau des réserves de change était tombé à 80 % de celui de juin 2008 en Corée et en Inde, à environ 75 % en Pologne et à 65 % en Russie. En cas de persistance des chocs extérieurs, ces ponctions soulèvent des interrogations, même si les stocks demeurent abondants, d’après les indicateurs classiques [15]. »

Le ralentissement de la croissance économique, clairement perceptible en Amérique du Nord, en Europe et au Japon, a entraîné une réduction des exportations de produits manufacturés, principalement par la Chine, le Mexique et d’autres pays asiatiques. La demande interne chinoise ne sera pas en mesure de pallier à la réduction de la demande externe.

Le reflux de l’activité économique dans les pays industrialisés, en Chine et dans d’autres pays asiatiques gros consommateurs de matières premières (Malaisie, Thaïlande, Corée du Sud…), ainsi que la réduction des capitaux financiers disponibles pour spéculer à la hausse sur les marchés du futur, ont entraîné une réduction des prix des hydrocarbures et de quasiment toutes les autres matières premières (y compris les produits agricoles) : « La baisse des dépenses en biens de consommation durable dans les pays avancés pendant le second semestre 2008 a lourdement pesé sur les exportations dans les secteurs de l’automobile et des technologies de l’information (TI). Pour l’automobile, qui représente une part notable du PIB dans plusieurs Économies émergentes (3 % en Turquie, 6 % au Mexique, 8 % en Corée et en Thaïlande et plus de 10 % en Europe centrale), les exportations ont chuté, par exemple de 45 % au Mexique en février 2009 et de 54 % en Turquie au premier trimestre 2009. […] De plus, le ralentissement de la croissance mondiale a précipité un fléchissement des cours des produits de base. Entre juillet 2008 et mars 2009, les cours du pétrole ont cédé 65 %, et ceux des autres produits de base, 34 %. […] Or, les produits de base comptent pour plus de 40 % des exportations en Amérique latine (au-delà de 20 % au Mexique) [16]. »

Il faut y ajouter une forte réduction des transferts des migrants vers leur pays d’origine. Les travailleurs mexicains, équatoriens, boliviens qui travaillent dans le secteur de la construction aux États-Unis et en Espagne sont directement touchés par la crise de l’immobilier et perdent en masse leur emploi.

Durcissement des conditions de prêt

Pendant que les recettes des États baissent, les dépenses pour le remboursement de la dette augmentent. Les banques réduisent leur offre de crédits et exigent une augmentation des primes de risque. Les pertes que les banques doivent éponger se sont constamment élevées depuis 2007. Le nombre de défauts de paiements a augmenté dans le Nord. Le marché des Credit default swaps, ces produits dérivés non régulés qui étaient censés protéger les détenteurs de créances contre le risque de non paiement, est plongé dans l’incertitude tant les sommes en jeu sont énormes [17].

Et nous sommes seulement au début de ce durcissement des conditions. En juin 2008, la BRI écrivait : « Même si les primes souveraines (c’est-à-dire les primes de risque que paient les pouvoirs publics aux prêteurs) demeurent bien inférieures aux niveaux observés durant les précédents épisodes de turbulences financières, elles sont beaucoup plus élevées qu’au premier semestre 2007, de sorte que les tensions sur les financements risquent de devenir contraignantes » [18]. La BRI ajoutait un peu plus loin : « En ce qui concerne les entreprises, la hausse récente des primes de risque sur leurs obligations a souvent été plus forte que celle des primes souveraines, ce qui laisse penser que certains emprunteurs commencent à ressentir les effets d’un durcissement des conditions de crédit, après de nombreuses années d’endettement facile [19]. » Puis : « Dans le contexte de turbulences qui frappe les banques des économies avancées, la seconde grande source de vulnérabilité pour certaines économies émergentes est le risque de tarissement des entrées de capitaux bancaires. Par le passé, ces flux se sont inversés brutalement à plusieurs reprises, comme au début des années 1980 pour l’Amérique latine et en 1997-1997, pour l’Asie émergente [20]. »

Dans la version suivante de son rapport, en 2009, la BRI affirme : « En Amérique latine, par exemple, au premier trimestre 2009, plusieurs grandes banques internationales n’ont reconduit que 50–60 % des lignes de crédit commercial octroyées en 2008. […] De plus, les rapatriements de bénéfices se sont fortement accrus dans certains cas, car, à l’instar des banques internationales, nombre de multinationales ont eu besoin de liquidité sur leur marché d’origine. D’après le Centre de développement de l’OCDE, les rapatriements de ressources financières vers les sociétés mères expliquent la chute du réinvestissement des bénéfices et des prêts intragroupes. Puisque la crise actuelle s’accompagne d’une contraction sans précédent de l’activité économique mondiale, il est extrêmement difficile de prévoir quand et dans quelle mesure les capitaux privés reviendront vers les Économies émergentes [21]. »

Conclusions

En conséquence de la crise qui a éclaté dans les pays les plus industrialisés, les conditions de prêts se sont déjà considérablement durcies pour les PED. Les importantes réserves de change qu’ils avaient engrangées ces dernières années ont constitué un amortisseur des effets de ce durcissement, mais elles ne suffiront sans doute pas à les protéger totalement. Certains maillons faibles de la chaîne de l’endettement au Sud sont directement touchés par la chute des matières premières. C’est par exemple le cas de l’Équateur (chute du prix du pétrole) et de l’Argentine (chute du prix du soja exporté). La situation n’est absolument pas sous contrôle et il faut agir résolument pour que ce ne soit pas les peuples qui paient une fois de plus le prix fort [22].

 Éric Toussaint

Président du CADTM Belgique (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde). Dernier livre publié : Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM/Syllepse, 2008.


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[1] Entre 20 et 35% du budget de l’État sont consacrés au remboursement de la dette publique dans de nombreux pays. Dans le cas du Brésil, la part du budget de l’État destinée au remboursement de la dette publique interne et externe est quatre fois supérieure à la somme des dépenses en éducation et santé ! Voir Rodrigo Vieira de Ávila, « Brésil : La dette publique est toujours bien là ! »

[2] Voir Eric Toussaint, La Finance contre les peuples, CADTM-Syllepse-Cetim, 2004, chapitre 7. Voir également, Eric Toussaint, Banque mondiale : le Coup d’État permanent. L’agenda caché du Consensus de Washington, CADTM-Syllepse-Cetim, 2006, chapitre 4.

[3] Au 19e siècle, il s’agissait notamment de l’Argentine, de l’Égypte, de la Tunisie, de la Chine et de l’Empire ottoman.

[4] On appelle Triade l’ensemble constitué par l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon.

[5] « Les créances transfrontières des banques déclarantes à la BRI sur les Économies émergentes ont été estimées à 2600 milliards de dollars en 2007, soit une augmentation de 1600 milliards en cinq ans » Banque des règlements internationaux (BRI), 78e Rapport annuel, Bâle, juin 2008, p. 44.

[6] Pour une analyse détaillée du déclenchement de la crise et du contexte international, voir Éric Toussaint, Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM-Syllepse, Liège-Paris, 2008, chapitres 9 et 10.

[7] Les commercial papers nord-américains (« asset backed commercial paper », ABCP) sont des titres de créances négociables émis par les banques ou d’autres entreprises sur le marché financier pour une courte période (2 à 270 jours). Ces titres de créances ne sont pas garantis par une contrepartie (une propriété immobilière par exemple). Ils sont basés sur la confiance que l’acheteur du commercial paper éprouve à l’égard de la banque ou de l’entreprise qui le vend.

[8] Collateralized Debt Obligations.

[9] Leveraged Debt Buy-Out. Il s’agit d’opérations de rachat d’entreprises financées par des dettes.

[10] Credit Default Swaps. L’acheteur d’un CDS veut en l’acquérant se protéger contre un risque de non paiement d’une dette. Le marché des CDS s’est fortement développé depuis 2002. Le volume des montants concernés par les CDS a été multiplié par 11 entre 2002 et 2006. Le problème, c’est que ces contrats d’assurance sont vendus sans que s’exerce un contrôle de la part des autorités publiques. L’existence de ces CDS a poussé les entreprises à prendre de plus en plus de risques. Se croyant protégés contre un défaut de paiement, les prêteurs octroient des prêts sans avoir vérifié la capacité de l’emprunteur à rembourser.

[11] Auction Rate Securities. Ces titres vendus aux États-Unis représentent des crédits octroyés à des municipalités, des universités (pour des bourses à des étudiants), des hôpitaux. Chaque semaine, les clients pouvaient en acheter ou en vendre via un système d’enchères (« auction »). En juin-juillet 2008, ce marché s’est effondré et les banques qui avaient commercialisé ces dettes ont dû les racheter à leurs clients et payer des amendes à l’État. Les montants en jeu sont estimés à 330 milliards de dollars et les amendes payées par UBS (150 millions de dollars), Citigroup (100 millions), JPMorgan, Morgan Stanley… totalisent plusieurs centaines de millions de dollars.

[12] Bear Stearns, la 5e banque d’affaires des États-Unis, étaient complètement engluée dans le marché des CDS.

[13] AIG, principal groupe mondial d’assurance, était lui aussi complètement embourbé dans le marché des CDS.

[14] Banque des règlements internationaux, 79e Rapport Annuel 2009, p. 80.

[15] Ibid, p. 84 et p. 94.

[16] Ibid, p. 84.

[17] « En particulier, nombre d’entreprises brésiliennes, coréennes, mexicaines et polonaises avaient souscrit des contrats sur dérivés auprès de banques étrangères ou locales, en 2007 et 2008, pour protéger leurs recettes d’exportations contre une forte appréciation des monnaies locales, voire, parfois, pour spéculer sur la poursuite de la hausse. Ces positions ne figuraient généralement pas au bilan des entreprises. Quand les cours de change se sont repliés face au dollar ou à l’euro, ces dernières ont essuyé de lourdes pertes : selon les estimations, près de 0,8 % du PIB en Corée et plus de 1 % en Pologne. » Source : BRI, 2009, Op. cit., p. 89.

[18] BRI, 2008, Op. cit., p. 55.

[19] La BRI écrit également : « Le crédit bancaire du secteur privé s’est énormément développé durant les cinq dernières années : de 7 points de pourcentage en termes de PIB en Amérique latine et de 30 points de pourcentage dans les pays d’Europe centrale et orientale. Il n’est pas impossible que cette extension ait outrepassé la capacité des établissements à évaluer et à surveiller efficacement leur exposition… », Op. cit., p. 57.

[20] BRI, 2008, Op. cit., p. 56.

[21] BRI, 2009, Op. cit., pp.92-93.

[22] En ce qui concerne les propositions d’alternatives, voir Éric Toussaint, Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM-Syllepse, Liège-Paris, 2008, chapitre 1 à 4. Voir également : Éric Toussaint, « Quelles alternatives pour le développement humain ? » , ainsi que Damien Millet et Éric Toussaint, 60 questions/60 réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale, CADTM-Syllepse, 2008, chapitres 10 à 12.

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-34659764.html


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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 23:05



La solidarité avec les forces combattantes palestiniennes, le peuple palestinien de Gaza et de Cis-Jordanie, la diaspora, mais aussi avec la résistance libanaise  ne doit pas faiblir mais doit encore grandir.

Au bout des milliards de dollars, c'est la répression sanguinaire contre la résistance héroïque des fédayins et des mouvements de libération nationale palestiniens et libanais, et la guerre totale au Proche et Moyen-Orient.

La libération des plus de 11OOO prisonniers politiques palestiniens, palestiniennes et enfants de Palestine,et libanais, détenus dans d'affreuses conditions dans les geôles insalubres des sionistes, reste une de nos priorités absolues.

Le monde entier s'émeut pour Clotilde Reiss, française détenue par l'Iran, mais ne voit pas ces 11000 martyrs du sionisme et de la barbarie israélienne... 

Être colonisé est la pire des tortures pour un Peuple !

RÉSISTANCE & SOLIDARITÉ!

----

information recueillie sur:
http://liberonsgeorges.over-blog.com/

« Israël » marchand d’armes

L’Etat sioniste a exporté au premier semestre 2009 pour 3,3 milliards de dollars d’équipements militaire et ses exportations d’armements et de technologie militaire devraient lui rapporter plus de 6 milliards de dollars en 2009 et probablement atteindre un nouveau record.

En « Israël », le secteur de la défense emploie près de 40.000 personnes. Ces dernières années, les industries privées et publiques de l’Etat sioniste se sont notamment spécialisées dans les systèmes électroniques et équipements militaires basés sur la haute-technologie.


L’Etat sioniste reconnaît
avoir utilisé du phosphore blanc à Gaza


Des restes de phosphore achèvent de se consumer près d'une école de l'ONU à Beit Lahia, au nord de la bande de Gaza, bombardée par l'aviation israélienne le 24 janvier 2009.

Dans un rapport sur l'attaque à Gaza, l'Etat sioniste reconnait avoir employé l'agent chimique. Le phosphore cause de graves brûlures de la peau, des muscles, voire des os. Sa combustion ne s'arrête que lorsqu'il est privé d'oxygène. L’Etat sioniste ne pouvait plus nier avoir eu recours au phosphore. De nombreux restes de munitions où des traces blanches de phosphore étaient visibles, ont été retrouvés dans Gaza. L'ONU a même affirmé détenir des preuves démontrant que la substance avait été utilisée lors du raid mené contre un de ses entrepôts lors de l'offensive.


L’armée sioniste s’apprête
à repartir en guerre au Liban


Le Pentagone aurait été informé de préparations intensives de l’armée sioniste en vue d’une opération militaire au Sud-Liban. Les forces spéciales sionistes s’entraîneraient notamment à prendre le contrôle de zones situées le long du fleuve Litani.  Des tanks “merkava” ont été positionnés dans le secteur des fermes de Sheba. En réponse, l’armée libanaise dit avoir déployé des blindés M-113 autour du village de Kfar Chouba qui fait face à l’Etat sioniste.

Le ministre sioniste Ehoud Barak a déclaré qu’en cas de conflit avec le Hezbollah les infrastructures du Liban seraient prises pour cible. C’est dans ce contexte que l’armée sioniste vient d’achever des manœuvres de grande envergure sur le plateau de Golan.

L’exercice, qui a impliqué plusieurs bataillons de tanks, des unités d’infanterie et des hélicoptères de combat, avait pour objectif principal de tester la coordination entre les différents corps de l’armée en cas d’attaque terrestre syrienne sur le Golan. Les blindés se sont notamment à entraînés faire face à des tirs nourris de missiles anti-tanks en multipliant des mouvements de progression et de repli sur des hauteurs.

Mais la résistance libanaise
ne désarme pas.


Des manifestants libanais interviennent contre une action illégale de la FINUL

Samedi 18 juillet une unité de la FINUL décide, en toute illégalité, d’encercler des maisons de la localité de Kherbet Selem en vue de les perquisitionner. La population locale a vivement réagi à cette intrusion et a chassé les militaires à coup de pierres. Quatorze soldats de la FINUL, 3 italiens et 11 français, ont été légèrement blessés. La Finul a dû appeler des renforts et une patrouille a été contrainte de tirer en l'air pour s'extirper de la foule.

Rappelons que 12 000 casques bleus occupent le Liban en vue de désarmer la résistance. La France participe activement à cette coalition militaire impérialiste nommée FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban). Au 1er juin 2009, la FINUL comptait 12 158 hommes, de vingt-neuf pays dont l'Italie (2 662), la France (1 444), l'Indonésie (1 248) et l'Espagne (1044).


http://www.liberez-les.info/
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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 22:47



Dernières nouvelles de Conscience du peuple:

Bonjour,

Bien évidemment, les nouvelles sont plutôt mauvaises!  Encore une fois,
difficile de se réjouir, outre dans nos occupations et réflexions du moment
présent! À la suite de mon intro, vous trouverez le contexte qui semble
s'installer en ce qui concerne la pandémie et la vaccination et ce que vous
pourriez être en mesure de faire pour vous y préparer. Ceci est laissé à
votre propre jugement...

Les nouvelles concernant l'imposture de la grippe porcine et de la
vaccination obligatoire entrent à grande vitesse. Je n'arrive même pas à lire
le 1/8 de ce que je reçois. Les radios libres crient au scandale, au complot,
elles crient au meurtre! Les milices américaines semblent préparer la
résistance et même, la révolution armée...

On se croirait dans un film déjà vu! Je ne prône pas la révolution
puisqu'elle sera très vite maitrisée avec des militaires aux coins des rues.
Toutefois, comme l'humain est doté d'un sens qui le pousse à survivre, il va
de soi que nous tentons de trouver des moyens de se préparer à une situation
extrêmement difficile.

Ceux que nous tentons d'alerter et qui nous font sentir comme des débiles et
des paranoïaques vont se ronger les ongles au sang très bientôt! D'un certain
sens, n'avons-nous pas hâte que nos proches sortent de leur illusion
tranquille pour vivre la réalité sous-jacente que nous cherchons à décrier
depuis des années?

On ne cherche pas à voir le malheur s'accomplir pour "prouver" que nous avons
raison, mais d'un certain sens, nous avons l'espoir que les yeux s'ouvriront
quand toutes ces choses vont se manifester. C'est là que nous pourrons nous
joindre à la masse dans toute sa vulnérabilité, dans toute sa fragilité. Faut
bien avouer qu'on espère le jour où le "beau-frère" va enfin sortir de son
sommeil et de ses grandes et belles rhétoriques!!!

Je vous partage toutes ces nouvelles dans un seul et unique but: que vous
soyez prêts! Prêts veut dire être informé, appéhender les évènements avec
intelligence et agir avec sagesse. Il ne faut certainement pas paniquer
puisque la peur nous empêche d'agir et de bien réfléchir. La foi, l'antithèse
de la peur, c'est la ferme assurance des choses que l'on espère et la
démonstration des choses que l'on ne voit pas. Elle sera donc un allié
indipensable, le seul véritable. Toutefois, il peut être illusoire de
l'associer à une forme de "pensée magique": "Je vais attendre passivement que
toutes ces choses arrivent et de toute façon, Jésus va venir me chercher".
Cette foi est pour moi une "pensée magique" qui n'a pas de fondement
biblique...

Quand la garde, la sentinelle, voit venir l'épée, elle doit sonner de la
trompette pour avertir le peuple. Celui qui voit venir l'épée, qui entends le
son de la trompette et qui ne se laisse pas avertir, qui ignore les
avertissements, son sang sera sur sa tête. Voilà une instruction claire qui
nous est donnée dans Ézéchiel 33. Se laisser avertir c'est d'être sur ses
gardes être prêt.

De croire que Jésus va venir nous sauver  en nous enlevant de toutes ces
épreuves est pour moi une prétention basés sur la peur et non pas sur la foi!
C'est pour moi une mauvaise interprétation des Écritures et une mauvaise
connaissance de l'histoire des hommes et des femmes qui nous ont précédés.

Nous devons avoir de l'huile dans nos lampes pour que quand la nuit arrivera,
nous ayions encore de la lumière (la foi) pour s'éclairer et éclairer les
autres. C'est l'heure de mettre de l'huile dans nos lampes, d'en faire de
bonnes réserves, pour que dans le mauvais jour, nous puissions être debouts
sur la montagne pour éclairer la ville!!!

Ceci étant dit...

Voici le contexte qui semble prendre place concernant la vaccination
obligatoire qui sera potentiellement décrétée par les autorités:

La loi martiale sera déclarée si l'OMS élève le niveau de pandémie et la
vaccination sera obligatoire. Le FEMA (équipe qui gère les urgences extrêmes)
prendra le contrôle, les militaires assureront l'ordre et exécuteront les
consignes liées à la vaccination. Certaines sources prévoient que des
contrôles routiers prendront place dans un contexte de vaccination
obligatoire et que ce sont des équipes médicales militaires qui vaccineront
les gens dans des points stratégiques. Il semble que des bracelets en acier,
munis de micro-puce, seront aposés sur les gens qui auront reçu la
vaccination. Ceux qui n'auront pas reçu ou accepté le vaccin, seront dirigés
vers des camps d'emprisonnement pour être mis en quarantaine.



Les preuves et les évidences que le vaccin sera hautement contaminé abondent
sur internet, elles sont révélées par des médecins et par des scienfiques.
Je
ne vais donc pas m'attarder sur ces informations, mais si vous voulez monter
une banque de données, je pourrai vous alimenter.

Ce qui m'intéresse en ce moment, c'est ce qui va se produire suite à la déclaration de pandémie niveau 6.

C'est là que ça va se corser et que nous devrons réfléchir vite et agir efficacement. Il est évdent que quand les militaires vont envahir les rues, vous serez assez vite sous leur contrôle. Faudra sortir à temps des grandes villes si vous pensez vous réfugier à la
campagne. Si vous ne voulez pas la vaccination, attendez-vous à ne pas avoir
accès aux marchés d'alimentation et autres centres d'approvisionnement.
Alors, faudra avoir fait des réserves alimentaires préalables. La nourriture
risque d'en fera tomber plus d'un...

Est-ce que les pasteurs préparent leur brebis à faire face à cette situation?
Très peu! Je crois même que les pasteurs inciteront les brebis à embarquer
dans les autobus militaires sans broncher pour se rendre à l'abattoir... Avec
le chapitre de Romains 13, on arrivera à convaincre les "fidèles" de se
soumettre aux autorités. Est-ce que le peuple de Dieu doit se rendre ou
résister? Question intéressante qui ne trouve pas de réponse unique, qui
mérite une étude approfondie... Doit-on résister en tant qu'enfants de Dieu?
Si nous devions nous rendre, obéir aux autorités, ceci voudrait dire que nous
devrions accepter la "marque de la bête". Pourtant, la Bible est claire:
celui qui acceptera la marque, vraisemblablement une micro-puce, sera
condamné!

La micro-puce, selon les informations technologiques que nous disposons, aura
l'ambition de nous contrôler totalement, de contrôler nos pensées. Il est
donc évident que de l'accepter, en échange de nourriture ou de sécurité, fera
de nous un esclave TOTAL du système en place.
Outre notre conviction de foi,
comment trouverons-nous le courage et la force de résister au prix même de
notre vie???

Pour faire face à ce qui vient, il pourrait être judicieux de:

- Faire des réserves de nourriture pour tenir bon un certain temps.
Ultimement, on sait bien que la nourriture pour le corps viendra quà manquer,
la seule nourriture qui saura nous garder en vie est la nourriture
spirituelle...

- Préparer notre système immunitaire à faire face aux virus qui sont
annoncés: l'argent colloïdal, le MMS, la vitamine C, le chlorure de
magnésium, l'argile, sont tous des outils pour renforcir nos défenses
naturelles.

- Préparer un plan d'action en cas d'invasion des militaires dans les rues: à
votre discrétion!

- Vous lier avec des gens "allumés" pour optimiser vos ressources et les
possibilités d'entraide.

- Vous préparer à être confrontés à la constatation que la volonté humaine
n'a aucun pouvoir sur les enjeux spirituels qui sévissent et qui
s'intensifieront. Nous n'en connaissons que trop peu sur le combat spirituel
qui se joue dans l'invisible...

- Soyez une inspiration pour les autres, une lumière qui continue d'éclairer
dans la noirceur. Soyez un phare, un repère, une forteresse pour ceux qui
chercheront refuge.

- Soyez fermes, et priez, avec ceux qui vous rejettent parce qu'il est
évident que les gens vous dénonceront pour un peu de pain...

- Ne perdez jamais courage puisque notre vie terrestre n'est rien
comparativement à notre vie spirituelle qui elle, est éternelle...

En bas de page, quelques nouvelles en vrac. Voici la traduction d'un document
qui expose la possibilité que des bracelets puçés soient utilisés ainsi que
l'éventualité de barrages routiers militaires.

Profitez de la vie maintenant, ne remettez pas vos projets à plus tard, soyez
intelligents et sages en toutes choses, fuyez les aveugles et les sourds qui
vous font sentir comme des fous, priez plutôt pour eux. Je ne peux vous dire
autres choses que de demander à Dieu de vous donner le courage et la force
parce que les épreuves qui viennent sont terribles. Ouvrez vos bibles, à
contre-courant s'il le faut, et allez lire le psaume 91. Imprimez-le et
apposez-le partout dans votre demeure!

Que Dieu vous protège, vous fortifie et vous bénisse.

Isabelle
webmaster@consciencedupeuple.com

Source:
http://birdflu666.wordpress.com/2009/07/30/plans-for-vaccine-bracelets-to-be-forced-on-people-at-road-blocks/


DES PROJETS POUR PLACER DE FORCE DES BRACELETS DE VACCINATION SUR LES
PERSONNES AUX
BARRAGES ROUTIERS

Par JB

L'ancien State Trooper du Kansas, Greg Evensen, rapporte qu'il existe des
projets de
barrages routiers afin de vacciner de force, avec du personnel militaire qui
place
des bracelets sur les gens. Ceux qui refusent de prendre cette bande en acier
contenant une puce électronique seront mis dans un bus de la prison et
emmenés dans
un camp de quarantaine.

Evensen a également dit qu'il croit que de nombreux agents de l'application
de la
loi rejetteront l'utilisation de cette approche digne de la "Gestapo" sur
leurs
concitoyens, et mettront en question la légitimité des ordres de ce qui
ressemble à
une bande de criminels du gouvernement fédéral qui semblent chercher à
conserver
leur emprise sur le pouvoir par la mise en place d'un appareil de terrorisme
d'État,
qui rappelle trop celui de l'Allemagne nazie, où les détenus des camps de
concentration comme Buchenwald étaient tués par des injections dans le cœur.

Les agents de l'application de la loi soucieux de rétablir l'ordre et
d'arrêter les
criminels vraiment dangereux ne devraient pas chercher plus loin que chez les
gens
assis sur les échelons supérieurs du gouvernement, a-t-il suggéré.

"Avez-vous été mis au courant des projets de barrages routiers massifs afin
d'arrêter tous les voyageurs pour bracelet de vaccination (bande en acier
inoxydable
avec une micro-puce à bord) qui vous forcerait à prendre le vaccin ? Vous le
refusez
? Vous serez mis dans un bus de la prison et emmené dans un camp de
quarantaine. Que
ferez-vous quand vos enfants ne seront PAS admis à l'école sans le vaccin ?
Que
ferez-vous lorsque vous ne serez pas autorisés à pénétrer sur le lieu de
travail
sans le papier prouvant que vous avez été vacciné ? Et pour acheter des
produits
d'épicerie? Pour aller à la banque? Pour faire du shopping partout? Pour
prendre un
avion, un bus ou un train? Pour utiliser les toilettes au centre commercial ?
Non.
Les agents de police vont devenir détestés, craints, méprisés et on s'en
souviendra
pour leur devoirs "officiels", écrit Evensen.

Voir sur
http://www.newswithviews.com/Evensen/greg142.htm

"Note: Il existe un nombre important d'agents à tous les niveaux qui
détestent tout
simplement l'entraînement forcé dans les centres de la FEMA, les exigences
d'arrêter
et les patriotes et d'autres tout simplement parce qu'ils "ont l'air"
dangereux, et
qu'ils exercent des déclarations liées à la liberté d'expression sur leurs
véhicules. Par l'autorité suprême de qui cela a-t-il lieu ? Par le jugement
ultime
de qui est-il nécessaire de harceler des conducteurs et des familles
INNOCENTS ? Le
public perçoit cette mentalité de Gestapo comme bien plus dangereuse que tout
autocollant qu'il place sur ses véhicules. Où sont tous ces "fidèles" agents
de
l'application de la loi quand il s'agit d'affronter la bande pourrie
d'usurpateurs,
de communistes, d'athées, de déviants, de scélérats méprisables, immoraux,
illégaux,
inconstitutionnels, injustifiables, et sans pitié qui déambulent dans les
couloirs
du Congrès, de la
Maison Blanche, et des tribunaux fédéraux? Comment se fait-il que le abrutis
duHomeland Security dont la devise est « attrapez-les à tout prix » ont créé
un
environnement en « Amerike » qui constitue une intrusion injustifiée dans le
pouvoir de 186 autres pays ?

Donc, encore une fois, j'implore ces officiers de la loi qui sont en grave
doute
concernant la légitimité de l'authenticité de leurs supérieurs au sein de
toute
agence, de lire la constitution, de re-lire leur serment d'office, de
rechercher des
agents à la retraite afin de se faire orienter, et de se souvenir de ceci très
soigneusement : brutaliser des citoyens dans le but de maintenir l'ordre, est
une
recette garantie pour déclencher de la résistance. S'IL VOUS PLAÎT ne vous
enfoncez
pas vous-mêmes (l'ensemble des 650.000 agents à tous les niveaux aux
États-Unis)
contre une population bouillonnante et en colère, et qui est plus nombreuse
que vous
à 5000 contre 1. Croyez-moi, vous voulez travailler que nous travaillions
tous avec
vous, pas contre vous. "



Grippe Porcine aux Etats Unis: L'armée pourrait être mobilisé
http://www.spreadthetruth.fr/wordpress27/?p=2245

Grippe Porcine: L'ombre de la loi martiale plane au-dessus des Etats-Unis
http://www.spreadthetruth.fr/wordpress27/?p=2258

Crise systémique : le trou noir
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14645

Une compagnie d'assurance bannit l'argent comptant
http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2009/08/20090805-205242.html

Grippe A(H1N1) : faut-il retarder les rentrées scolaires ?
http://www.solidariteetprogres.org/article5659.html

André Arthur, journaliste du Québec, dénonce les médias qui alertent
faussement la population:
http://www.youtube.com/watch?v=yRVyDLwyoCg

Brigade homeland military training to control US citizens during MARTIAL LAW
http://www.youtube.com/watch?v=yRVyDLwyoCg

USA : Au bord de la faillite, certains états ne peuvent assurer le paiement
des allocations chômage
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14620

Military planning for possible H1N1 outbreak
http://www.cnn.com/2009/US/07/28/military.swine.flu/index.html

Army National Guard Advertises for Internment Specialists
http://www.infowars.com/army-national-guard-advertises-for-internment-specialists/


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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 22:09
Non à la privatisation de la Poste : Communiqué intersyndical
vendredi 7 août 2009

Communiqué commun CGT, SUD, FO, CFTC diffusé le 16 juillet 2009 après le Conseil Supérieur, à l’initiative de la CGT

Communiqué commun des organisations CGT-SUD- FO et CFTC de La Poste

Suite à la présentation, par le Ministre de l’industrie du projet de loi « relatif à l’entreprise publique de La Poste et aux activités postales » et le calendrier décidé par le Gouvernement, les fédérations CGT, SUD, FO et CFTC se sont réunies ce jour afin d’en examiner les conséquences et les perspectives d’actions pour y répondre .

Elles constatent que ce projet ne répond pas à ce qui fait l’objet de multiples et fortes mobilisations unitaires des postiers et des usagers depuis son annonce en juillet 2008 à savoir : le refus de la privatisation et l’exigence d’un véritable service public moderne et rénové assurant l’avenir de La Poste et garantissant l’emploi, le maintien et l’amélioration des garanties de tous les personnels.

En ce sens elles réaffirment leur opposition résolue au changement de statut de La Poste en Société Anonyme et à l’ouverture du capital. Dans le même temps et depuis des mois La Poste, par ses réorganisations et restructurations incessantes, accompagnées de suppressions d’emplois, d’intensification du travail et de modifications des règles de gestion, concoure à la mise à mal du service public et des garanties de tous les personnels. La procédure d’urgence mise en place pour une finalisation de la loi d’ici décembre pour une application au 1er janvier 2010, concentrant les consultations réglementaires durant le mois de juillet avant celles du Sénat, du Parlement et du Conseil constitutionnel démontre que le Gouvernement tente un passage en force alors qu’il avait du renoncer au vote de cette loi avant l’été.

C’est pourquoi les organisations syndicales CGT, SUD, FO et CFTC appellent les postiers à poursuivre, sans attendre et durant tout l’été, les mobilisations unitaires engagées pour que le gouvernement renonce à tout projet de privatisation et que la Poste cesse de dégrader les conditions de vie et de travail et ouvre de véritables négociations pour renforcer, les droits et garanties des postiers et le service public postal.

Elles appellent ainsi à créer les conditions d’une nouvelle grande journée nationale unitaire de grèves et de manifestations dès le mois de septembre. Pour en fixer les modalités, les organisations syndicales se retrouveront dès le 27 aout.


Paris le 16 juillet 2009


http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve106

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 22:00
Un monde plus juste et la « responsabilité de protéger » - Jean Bricmont

New York, le jeudi 30 juillet 2009

vendredi 31 juillet 2009, par Comité Valmy


Jean Bricmont, figure du mouvement anti-impérialiste, Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique).

Note préliminaire : Le 23 juillet, un débat sur la « responsabilité de protéger » a eu lieu à l’Assemblée Générale de l’ONU (voir http://www.un.org/ga/news/news.aspNewsID=31562&Cr=right+to+protect&Cr1=).


La « responsabilité de protéger » est une notion adoptée par les chefs d’états lors d’un sommet mondial en 2005, qui rend les Etats responsables de la protection de leur propres populations à l’encontre de génocides, crimes de guerre, nettoyages ethniques et autres crimes contre l’humanité. Elle exige que la communauté internationale intervienne si cette obligation n’est pas remplie. Ce dernier point est relié au « droit d’ingérence humanitaire » et a suscité de nombreux débats. La discussion a eu lieu à l’initiative du Président de l’Assemblée Générale, Manuel D’Escoto (du Nicaragua) et a réuni Noam Chomsky, Gareth Evans, qui soutient la responsabilité de protéger et a été ministre des Affaires Etrangères d’Australie et, jusque récemment, président de l’International Crisis Group, Ngugi wa Thiong’o, célèbre écrivain africain et défenseur des droits de l’homme, et moi-même.Voici le texte de mon intervention :


Le but de mon exposé sera de mettre en question les hypothèses sur lesquelles reposent l’idée et la rhétorique de la responsabilité de protéger. En résumé, je voudrais montrer que les principaux obstacles qui empêchent la mise en oeuvre d’une véritable responsabilité de protéger sont précisément les politiques et les attitudes des pays qui en sont les plus enthousiastes partisans, à savoir les pays occidentaux et en particulier les Etats-Unis.

Au cours de la dernière décennie, le monde a assisté, impuissant, au bombardement, par les Etats-Unis, de civils innocents en Irak, en Afghanistan et au Pakistan. Il est demeuré spectateur lors de l’attaque israélienne meurtrière au Liban et à Gaza. Nous avons précédemment assisté au massacre, sous la puissance de feu américaine, de millions de gens au Vietnam, au Cambodge et au Laos ; et bien d’autres sont morts en Amérique Centrale et en Afrique australe lors de guerres appuyées par les Etats-Unis. Allons-nous crier, au nom de toutes ces victimes : Plus jamais ! Dorénavant, le monde, la communauté internationale, vous protègera !

Notre réponse humanitaire est oui, nous voulons protéger toutes les victimes. Mais comment, et avec quelles forces ? Comment le faible sera-t-il jamais défendu contre le fort ? La réponse à cette question n’est pas seulement humanitaire ou juridique, mais avant tout politique. La protection des faibles dépend toujours de la limitation du pouvoir des forts. Le règne de la loi permet une telle limitation, pourvu que la loi soit la même pour tous. Tendre vers ce but nécessite une combinaison de principes idéalistes et d’une évaluation réaliste des rapports de force existant dans le monde. Avant de rentrer dans une discussion politique de la responsabilité de protéger, je voudrais souligner que le problème qui se pose ne porte pas sur les aspects diplomatiques ou préventifs de cette doctrine, mais sur l’aspect militaire de la « réponse rapide et décisive » et sur le défi que cela pose au principe de la souveraineté nationale.

La responsabilité de protéger est une doctrine ambigüe. D’une part, elle est vendue aux Nations Unies comme étant fort différente du « droit d’ingérence humanitaire », notion qui a été développée en Occident après la chute des empires coloniaux et la défaite des Etats-Unis en Indochine. Cette idéologie se fondait sur les tragédies se produisant dans les pays décolonisés, afin de fournir une base morale aux anciennes politiques d’intervention et de contrôle des pays occidentaux sur le reste du monde.

Cela est parfaitement compris dans la majeure partie du monde. Le « droit » d’ingérence humanitaire a été universellement rejeté par le Sud, par exemple lors de son sommet à La Havane en 2000 ou lors de la réunion des pays non alignés à Kuala Lumpur en février 2003, peu avant l’attaque américaine contre l’Irak. La responsabilité de protéger tente de faire entrer ce droit dans le cadre de la Charte des Nations Unies, de façon à le rendre acceptable, en insistant sur le fait que l’option militaire doit intervenir en dernier recours et doit être approuvée par le Conseil de Sécurité. Mais alors, il n’y a rien de légalement neuf sous le soleil.

D’autre part, la responsabilité de protéger est présentée au public occidental comme une nouvelle norme dans les relations internationales, norme qui autorise l’usage de la force sur des bases humanitaires. Il y a une grande différence entre la responsabilité de protéger, envisagée purement comme doctrine juridique et sa réception idéologique dans les médias occidentaux.

Lorsque l’on envisage l’histoire américaine de l’après-guerre, histoire qui inclut les guerres d’Indochine, les invasions de l’Irak et de l’Afghanistan, du Panama et même de la petite Grenade, il est difficile de croire que c’est le droit international ou le respect pour la souveraineté nationale qui empêche les Etats-Unis d’arrêter des génocides. Si les Etats-Unis avaient eu les moyens et le désir d’intervenir au Ruanda, ils l’auraient fait, et aucun droit international ne les en aurait empêché. Et si une « nouvelle norme » est introduite, elle ne sauvera personne nulle part, dans le contexte des rapports de force politiques et militaires existants, à moins que les Etats-Unis ne décident d’intervenir, pour des raisons qui leur sont propres.

De plus, il est assez incroyable de voir que les partisans de la responsabilité de protéger parler d’une obligation de reconstruire (après une intervention militaire). Combien d’argent les Etats-Unis ont-ils versé comme réparations pour les destructions infligées en Indochine et en Irak, ou infligées à Gaza et au Liban par un pays qu’ils soutiennent et arment ? Ou au Nicaragua, auquel des réparations pour les destructions des Contras sont toujours impayées, malgré la condamnation des Etats-Unis par la Cour Internationale de Justice ? Pourquoi espérer que la responsabilité de protéger force à l’avenir les Etats puissants à payer pour ce qu’ils détruisent, s’ils ne le font pas en vertu du droit existant actuellement ?

Il est vrai que le 21ème siècle a besoin de Nations Unies rénovées, mais pas de Nations Unies qui justifient les interventions unilatérales avec de nouveaux arguments, mais plutôt de Nations Unies qui offrent un support moral à ceux qui cherchent à construire un monde moins dominé par les Etats-Unis et leurs alliés. Le but original des Nations Unies était de sauver l’humanité du « fléau de la guerre », en référence aux deux guerres mondiales. Cela devait être accompli par un respect strict de la souveraineté nationale, de façon à empêcher les grandes puissances d’intervenir militairement contre les plus faibles, quel qu’en soit le prétexte. Les guerres menées par les Etats-Unis et l’Otan montrent que, malgré des progrès substantiels, les Nations Unies n’ont pas encore atteint leur but originel. Les Nations Unies doivent continuer leurs efforts en direction de ce but, avant de s’assigner une nouvelle priorité, soi-disant humanitaire, qui en réalité peut être utilisée par les grandes puissances pour justifier leurs guerres futures, en affaiblissant le principe de la souveraineté nationale.

Quand l’Otan a exercé son droit auto-proclamé d’intervention au Kosovo, où les efforts diplomatiques étaient loin d’avoir été épuisés, il a été applaudi dans les médias occidentaux. Quand la Russie a exercé ce qu’elle considérait comme sa responsabilité de protéger en Ossétie du sud, elle a été universellement condamnée par les mêmes médias occidentaux. Quand le Vietnam est intervenu au Cambodge (mettant fin au régime des Khmers Rouges) ou quand l’Inde est intervenue dans ce qui est aujourd’hui le Bangladesh, leurs actions ont été sévèrement condamnées en Occident.

Tout cela indique que les gouvernements, médias et ONG occidentaux, s’autoproclamant « communauté internationale », évalueront la responsabilité de tragédies humaines très différemment, selon qu’elle se produit dans un pays dont le gouvernement est, pour une raison ou une autre, jugé hostile par l’Occident, ou dans un pays ami. En particulier, les Etats-Unis feront pression sur l’ONU pour faire adopter leur propre vision des évènements. Les Etats-Unis ne choisiront pas toujours d’intervenir, mais ils utiliseront néanmoins la non-intervention pour dénoncer les Nations Unies et pour suggérer que celles-ci devraient être remplacées par l’Otan comme arbitre international.

La souveraineté nationale est parfois stigmatisée par les promoteurs de la responsabilité de protéger comme étant une « autorisation de tuer ». Il est bon de se rappeler pourquoi la souveraineté nationale doit être défendue contre de telles accusations.

Tout d’abord, la souveraineté nationale est une protection partielle des faibles contre les forts. Personne ne s’attend à ce que le Bangladesh intervienne dans les affaires intérieures des Etats-Unis pour les forcer à réduire leurs émissions de CO2, en invoquant les conséquences catastrophiques que celles-ci peuvent avoir pour le Bangladesh. L’ingérence est toujours unilatérale.

L’ingérence américaine dans les affaires intérieures des autres états prend des formes multiples mais est constante et viole toujours l’esprit et souvent la lettre de la charte des Nations Unies. Bien qu’ils prétendent agir en fonction de principes tels que la liberté et la démocratie, les interventions des Etats-Unis ont eu des conséquences désastreuses : non seulement les millions de morts causés directement ou indirectement par les guerres, mais aussi le fait d’avoir « tué l’espoir » de centaines de millions de gens qui auraient pu bénéficier des politiques sociales progressistes initiées par des personnes telles que Arbenz au Guatemala, Goulart au Brésil, Allende au Chili, Lumumba au Congo, Mossadegh en Iran, les Sandinistes au Nicaragua ou le Président Chavez au Venezuela, qui ont tous été systématiquement subvertis, renversés, ou tués avec le soutien plein et entier de l’Occident.

Mais ce n’est pas tout. Chaque action agressive des Etats-Unis provoque une réaction. Le déploiement d’un bouclier anti-missile produit plus de missiles, pas moins. Bombarder des civils- que ce soit délibérément ou par dommage collatéraux- produit plus de résistance armée, pas moins. Chercher à renverser ou à subvertir des gouvernements produit plus de répression interne, pas moins. Encourager les minorités à faire sécession, en leur donnant l’impression, souvent fausse, que la « seule superpuissance » viendra à leur secours si elles sont réprimées, produit plus de violence et de haine, pas moins. La possession par Israël d’armes nucléaires encourage d’autres états du Moyen-Orient à posséder de telles armes. Les tragédies en Somalie et dans l’est du Congo sont dues en grande partie à des interventions étrangères, pas à leur absence. Pour prendre un exemple extrême, qui est un des exemples préférés d’atrocités citées par les partisans de la responsabilité de protéger, il est très peu probable que les Khmers Rouges auraient pris le pouvoir au Cambodge, sans les bombardements états-uniens massifs et « secrets », suivis par un changement de régime organisé par les Etats-Unis qui déstabilisa complètement ce malheureux pays.

L’idéologie de l’ingérence humanitaire fait partie d’une longue histoire d’attitudes occidentales par rapport au reste du monde. Quand les colons ont débarqué sur les côtes des Amériques, de l’Afrique ou de l’Asie orientale, ils ont été horrifiés de découvrir ce que nous appellerions des violations des droits de l’homme et qu’ils appelaient des « moeurs barbares » : sacrifices humains, cannibalisme ou femmes aux pieds bandés. Ces indignations, sincères ou calculées, ont, de façon répétée, été utilisées pour couvrir les crimes des pays occidentaux : esclavage, exterminations des populations indigènes et pillage systématique des terres et des ressources. Cette attitude d’indignation vertueuse continue à ce jour et est à la base de l’idée que l’Occident a un « droit d’intervenir » et un « droit de protéger », tout en ignorant les régimes oppressifs considérés comme « amis », la militarisation et les guerres sans fin, ainsi que l’exploitation massive de la force de travail et des matières premières.

L’Occident devrait tirer des leçons de sa propre histoire. Concrètement, qu’est-ce que cela voudrait dire ? D’abord, garantir un respect strict du droit international de la part des puissances occidentales, implémenter les résolutions de l’ONU concernant Israël, démanteler l’empire des bases américaines ainsi que l’Otan, cesser toutes les menaces concernant l’usage unilatéral de la force, lever les sanctions unilatérales, en particulier l’embargo contre Cuba, arrêter toutes les formes d’ingérences dans les affaires intérieures des autres Etats, en particulier toutes les opérations des « promotions de la démocratie », de « révolutions colorées » ainsi que l’exploitation de la politique des minorités. Ce respect nécessaire pour la souveraineté nationale signifie que le souverain ultime de chaque Etat-nation est le peuple de cet état, dont le droit à remplacer des gouvernements injustes ne peut pas être usurpé par des puissances étrangères supposées bienveillantes.

Ensuite, nous pourrions utiliser nos budgets militaires disproportionnés (les pays de l’Otan couvrant 70% des dépenses militaires mondiales) pour mettre en place une forme de keynésianisme global : au lieu de demander des « budgets équilibrés » dans les pays en développement, nous devrions utiliser les ressources gaspillées en dépenses militaires pour financer des investissements massifs dans l’éducation, la santé et le développement. Si cela semble utopique, ce ne l’est pas plus que l’idée selon laquelle un monde stable sera produit par la façon dont la « guerre à la terreur » est poursuivie actuellement.

Les défenseurs de la responsabilité de protéger peuvent répondre que ce que je dis ici est à côté de la question et « politise » inutilement le débat, puisque, d’après eux, c’est la communauté internationale qui interviendra, avec, en plus, l’approbation du Conseil de Sécurité. Mais, en réalité, il n’existe pas de communauté internationale. L’intervention de l’Otan au Kosovo n’a pas été approuvée par la Russie et l’intervention russe en Ossétie du Sud a été condamnée en Occident. Aucune de ces interventions n’aurait été approuvée par le Conseil de Sécurité. Récemment, l’Union africaine a rejeté l’inculpation par la Cour Pénale Internationale du président du Soudan. Aucun système de justice ou de police internationale, qu’il s’agisse de la responsabilité de protéger ou de la CPI, ne peut fonctionner sans un climat de confiance et d’égalité. Aujourd’hui, il n’y a ni égalité ni confiance entre l’Ouest et l’Est, ou entre le Nord et le Sud, en grande partie à cause des politiques américaines récentes. Si nous voulons qu’une version de la responsabilité de protéger fonctionne dans le futur, nous devons d’abord construire une relation d’égalité et de confiance, et ce que je dis ici aborde le fond du problème. Le monde ne peut devenir plus sûr que s’il devient d’abord plus juste.

Il est important de comprendre que la critique faite ici de la responsabilité de protéger ne se base pas sur une défense « absolutiste » de la souveraineté nationale, mais sur une réflexion à propos des politiques des pays puissants qui forcent les pays faibles à utiliser la souveraineté comme bouclier.

Les promoteurs de la responsabilité de protéger présentent celle-ci comme le début d’une ère nouvelle. Mais, en réalité, elle signale la fin d’une ère ancienne. D’un point de vue interventionniste, la responsabilité de protéger est un recul, au moins en parole, par rapport au droit d’ingérence, et celui-ci était un recul par rapport au colonialisme classique. La principale transformation sociale du 20ème siècle a été la décolonisation. Ce mouvement continue aujourd’hui dans l’élaboration d’un monde réellement démocratique, dans lequel le soleil se sera couché sur l’empire américain, comme il l’a fait sur les empires européens du passé. Il y a quelques indications que le président Obama comprend cette réalité et il faut espérer que ses actions suivent ses paroles.

Je veux terminer par un message pour les représentants et les populations du « Sud ». Les vues exprimées ici sont partagées par des millions de gens en « Occident ». Cela n’est malheureusement pas reflété par nos médias. Des millions de gens, y compris des Américains, rejettent la guerre comme moyen de résoudre les conflits internationaux et s’opposent au soutien aveugle de leurs gouvernements à l’apartheid israélien. Ils adhèrent aux principes du mouvement des pays non alignés de coopération internationale, dans le respect strict de la souveraineté de chaque état, et de l ’égalité des peuples. Ils risquent d’être dénoncés par les médias de leurs pays comme anti-occidentaux, anti-américains ou antisémites. Mais, en ouvrant leurs esprits aux inspirations du reste du monde, ce sont eux qui incarnent ce qu’il y a de véritablement valable dans la tradition humaniste occidentale.

Jean Bricmont

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article344

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