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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 11:42

Contrôle des foules par arme à micro-ondes


26 août 2005
- mise à jour du 11 octobre 2007, deux ans plus tard

On savait déjà que les Américains développaient des armes à micro-ondes, certaines pouvant être utilisées depuis l'espace ( voir dossier sur les crop-circles ). Il existait depuis des années des unités composées d'un véhicule relativement léger, portant sur son toit une antenne. Celle-ci émet en 95 GHZ ( ondes radar ). Sous forte puissance ces ondes provoquent une sensation de brûlure insupportable. Il est hors de doute qu'elles peuvent provoquer des lésions, y compris encéphaliques, si elles sont pulsées selon des fréquences qui leur mermettent de cibler certains organes.

Batterie Shériff avec émetteur de micro-ondes en 94 GHZ pour "dispersion de manifestants".

Voici la version susceptible d'équipe des postes de garde, interdisant tout approche :

Le même système, pour protection d'un poste de garde.

Les Américains comptent déployer ces systèmes dès 2006 en Irak, estimant que "cette arme non-léthale" suffira à ramener le calme dans le pays. On notera que cette arme a été développée à Kirkland, Nouveau-Mexique, qui est aussi le lieu où les Américains, capables comme tous les hommes du meilleur comme du pire, on développé leurs générateurs solaires couplés à des moteurs Stirling. Voir mon dossier sur ce sujet.


Une News de Reuters dont l'URL, déjà périmée :

La nouvelle arme américaine, l'Active Denial System , classée comme "moins fatale" par le Pentagone, envoie un rayon de micro-ondes cadencées à 95GHz aux combattants adverses pour leur faire ressentir de la chaleur et une intense douleur en moins de 5 secondes ! Cet appareil est conçu pour éloigner les personnes prises par le rayon de micro-ondes, ce qui est censé permettre aux "contrôleurs d'émeutes" de casser et de diriger une foule. Mais le magazine New Scientist a publié que durant les tests menés à la base militaire aérienne de Kirtland au Nouveau-Mexique, les participants ont été invités à retirer lunettes et lentilles de contact pour protéger leurs yeux. Dans un autre test ils ont également été conviés à oter tout objet en métal qu'il pouvaient porter sur eux (pièces, vêtements, ... ) pour ne pas développer de points chauds sur leur peau.

" Qu'arrive-t-il si quelqu'un dans une foule est incapable pour quelque raison de s'éloigner du rayon ?" a demandé Neil Davison, co-ordinateur du projet de recherche sur les armes non létales à l'Université de Bardford en Grande-Bretagne. "Comment pouvez-vous être sûr que la dose ne franchira pas la limite de dommages permanents ? Est-ce que l'arme a une fonction de veille automatique pour éviter la surexposition ?"

Les magazine indique également que la version montée sur un véhicule comme la photo ci-dessous a été nommée Sheriff. Son entrée en fonction est prévue en Irak pour 2006. Les marines ainsi que la police devraient rapidement être équipés de versions portatives.

Donc les Etats-Unis bénéficient désormais d'une arme extrêmement efficace pour arriver à une rapide conclusion du conflit Irakien. Le micro-onde externe va leur permettre de cuire rapidement n'importe quel Irakien récalcitrant. Après la version fixe, mobile et la version portable, à quand la version "Annihilation d'une ville depuis un satellite?".

Cette "Zorglonde" existe déjà depuis longtemps ......


Contrôle des foules : deux ans plus tard

11 octobre 2007

 

J'avais installé un dossier déjà très avancé il y a deux ans, en août 2005. Voir en début de cette page. Il y a quelques mois des vidéos montraient les essais de ce système émettant des ondes millimétriques, produisant une sensation de brûler chez les individus touchés. Voici l'engin destiné au futur contrôle des foules :

 

humvee_micro_ondes

Un véhicule Hum Vee équipé d'un émetteur à micro-ondes

 

Dans ces vidéos les cobayes étaient des soldats qui sursautaient en riant quand ils étaient touchés par le fasceau engendrant chez eux une sensation ( purement neurologique ) de brûlure absolument insoutenable. Tout cela était mené dans la bonnue humeur. Hier 10 octobre Karl Zero a mis dans son site une nouvelle vidéo où un militaire

 

heatm_them1

 

et une brillante ( et volumineuse ) scientifique

 

heat_em2

Le docteur Diana Laury, " Medusa ", très contente d'elle-même

 

présentaient cette merveilleuse invention, qui étend la panoplie où on trouve déjà le Tazer, et maintenant le nouveau modèle qui peut expédier des projectiles autonomes à vingt mètres, délivrant aussi des décharges de 50.000 volts. Ceux deux avaient même amené une source " de table " et sollicitaient les journalistes en leur demandant le mettre leur doigt dansle faisceau. Eclats de rire immédiats. La dernière remarque est

C'est cool !


http://leweb2zero.tv/video/thefens_4146a3f34853e8f

Einstein qualifiait les Etats-Unis en disant que c'était la première nation qui était passée sans transition de la barbarie à la décadence. Dans une telle séquence c'est la barbarie et la décadence. Je ne vais pas faire ce que Philippe Val, rédacteur en chef du Journal Charlie Hebdo qualifierait d'Anti-Américanisme primaire. Les USA sont simplement une image de notre futur. J'ai déjà évoqué cela à propos de l'extension de la drogue, de la banalisation de la violence, de tueurs en série.

Ce qui est grave, sur cette vidéo, c'est la banalisation de ce que va devenir dans un futur très proche une horreur absolue, la coercition fascisante. Le colonel Kirk Heim, un des deux qui présentent cette nouvelle arme, explique qu'elle est destinée à neutraliser ceux qui, dans une manifestation, sont des " trouble makers " ,des " fauteurs de trouble ", ceux qu'on appelait en 1900 des " meneurs ", quand parlait de manifestatioins de grévistes. Cette neutralisation des fauteurs de troubles lui apparaît être un geste absoluement normal. Même chose pour la scientifiques obèse, le docteur Diana Laury, qui explique cette arme ne pénètre qu'à quatre millimètres de profondeur sous votre épiderme, en ne laissant aucune trace. Quelle merveilleuse invention !

 

 

           Bientôt à usage domestique

A peine avais-je mis cet article en ligne qu'un lecteur me signala que les laboratoires Sandia disposaient déja d'une version plus légère de cette arme :

mini_micro_onde_sandia1  

Comme on peut le voir, ça progresse. Et si Sandia, travaillant conjointement avec le Department of Defense ( DoD) et les laboratoire Raytheon ( fours à micro-ondes ). montrent une telle réalisation, complètement opérationnelle, je vous laisse impaginer l'état des recherches en confidentiel défense. La miniaturisation ne s'arrêtera pas là. Après le Taser les " gardiens du nouvel ordre mondial " disposeront assez vite d'armes à micro-ondes millimétriques " de poing ". Ce rayonnement agit sur le système nerveux à une profondeur de 5 mm. Il n'est non-dommageable que si cette action est de courte durée, soit que le sujet touché sorte du faisceau, soit que l'action "dissuasive" soit interrompue. Sinon, outre la douleur atroce il y a lésion irréversible du tissu nerveux

mini_micro_ondes_sandia2

Les hommes actuellement au pouvoir aux Etats-Unis ne cherchent nullement à infléchir leur politique au niveau mondial mais au contraire misent sur leur avance technologique pour conforter leur pouvoir. Je souhaiterais me tromper, mais hélas ce que nous voyons sortir ne fait que confirmer ce que j'ai toujours dit, sur l'avance technologique américaine en matière d'armements. Comme je l'ai dit : le pire est à venir. Des choses que nous ne sommes probablement pas à même d'imaginer. Je repense à un abruti complet, " Journaliste aéronautique " qui présendait que ce que j'avançais dès 2003 relevait du " délire technologique ". Il fallait l'alibi du terrorisme international et sa diabolisation pour justifier le déploiement actuel. Mais nous assistons actuellement à un timide début de prise de conscience dans certains pays occidentaux, bien que celle-ci n'aient encore pas atteint le milieu journalistique français. Nous vivons des heures graves. Les résistances à l'oeuvre à l'intérieur même des USA, y compris dans les hautes sphères militaires, parviendront-elles à déjouer le basculement dans une extension du conflit au Moyen-Orent, contre l'Iran ?

 

          

 

 

 

31 octobre 2007 : Le croc à merdre en gros plan, fourni par un lecteur

 

Vous vous souvenez de l'oeuvre d'Alfred Jarry : " Ubu roi ".

Ubu dit :

- Et je tuerai tout le monde et je m'en irai !

Le monde actuel se met à ressembler à la pièce de Jarry et George W Bush à Ubu.

Ubu a une autre expression, légendaire :

- Par mon croc à merdre et par mon bâton à phynance !

Le bâton à phynance, nous le connaissons déjà. Voici venir le croc à merdre et nous vous le présentons, en dans ce monde de plus en plus ubuesque, en gros plan :

 

 

 

 

 

micro_ondes_portable

 

 

 

 

A l'autre bout de l'échelle, des impulsions d'un mégawatt et demi :

MEDUSA SPACE AGE WEAPON

 

EARTH CONTROL

  ( transmis par Eric Muller )

canon_electrons

medusa

On ne peut pas couler un destroyer avec un canon à électrons, certes. Mais ces systèmes embarquables sur des véhicules, où la source d'énergie primaire est simplement un générateur électrique alimenté au fuel, sont capables de griller à distance l'électronique de tas d'engins, naviguant, roulants, volants. Je vous laisse imaginer les effets sur les êtres humains. On peut aussi les mettre en oeuvre à parti de l'espace et cela fait bien longtemps qu'on procède à ce genre d'essais.

Tout cela existe et c'est ce qu'on vous montre.

Pourrez-vous essayer d'imaginer ce qui existe déjà et qu'on ne vous montre pas ?

Les armes cancérigènes mises en oeuvre à partir de l'espace, sont opérationnelles depuis bien longtemps.

mutilation_betail

Les prélèvements sont effectués sur les tissus qui se cancérisent le plus facilement sous l'effet des micro-ondes pulsées

Les extraterrestres ont bon dos

 

Le pire est à venir

 

J'aimerais ... me tromper de temps en temps.....

 

Jean-Pierre Petit, spécialiste en délires technologiques en tous genres              

 

( transmis par Daniel Favre, Suisse )
Une arme à tout faire :

http://www.truthnews.us/?p=245

On connaît le proverbe :

Qui sème le vent récolte la tempête

 

 

24 novembre 2007 : Du nouveau à propos des mutilations de bétail

Voir cette vidéo :

http://fr.youtube.com/watch?v=wYTQMKqUiwo

Celle-ci semble apporter quelques lumières sur ce phénomène, endémique aux Etats-Unis. Depuis pas mal d'années j'avais suggéré, étant donné la nature des pièces anatomiques prélevées ( tissus fortement vascularisés ) qu'il s'agissait non d'analyses perpétrées par des extraterrestres mais de prélèvement effectués par des militaires américains testant une arme cancérigène opérant à partir de satellites. Je suis aujourd'hui pratiquement convaincu que c'est ça.

Les ovnis ont bon dos. Je crois que le public commence à percevoir l'avance des militaires américains en matière d'arme à raysons, divers et variés. Les crop circles servent à attirer l'attention du bon peuple sur " des gens venus d'ailleurs ".

Pourquoi, diront certains, procéder à des essais sur des animaux circulant un peu n'importe où, en pleine nature ? Eh bien justement pour faire porter le chapeau à " des visiteurs venus de l'espace ". Quant à la manière de rendre ces hélicoptères silencieux, tout cela n'a rien de très mystérieux, bien que cela ne soit connu que d'un assez petit nombre de gens dans le monde. La vidéo évoque ce qui remplace le rotor anti-couple : un système à soufflage.

 

notar1

Le système " NOTAR " : ou " no tail rotor " ( sans rotor de queue )

 

notar2

Une vue plus large, une peu floue.

 

Le procédé est connu de longue date, quoiqu'à ma connaissance les gens d'Eurocopter ne soient pas vraiment dans la course dans ce domaine-là. Il a simplement été là perfectionné à un niveau jamais atteint jusqu'ici. Un système analogue peut permettre de rendre des pales d'hélicoptère extrêmement peu bruyantes : en laminarisant l'écoulement, soit par soufflage soit de manière plus sophistiquée par .. MHD. Tout ceci recquiert de l'énergie, mais peut se concevoir lorsque la furtivité sonore est au centre des préoccupations

Les mutilations, comme le montre la vidéo, peuvent relever de l'emploi d'un scalpel-laser cautérisant, utilisable par des médecins opérant sur des champs de bataille :

 

laser_scalpel

Un laser-scalpel à thermocautérisation

 

En effet l'examen des cadavre révèle que les lèvres des plaies ont été portées à 350° . Les enquêteurs, effectuant des enquêtes méthodiques sur la façon dont les bouses avaient été soufflées ont conclu à la mise en oeuvre d'un hélicoptère sur le site de la mutiliation.

 

helico_traces

Enquêteurs examinant les traces au sol au voisinage de la carcasse

 

Selon le reportage les hélicoptères opérant de nuit en emmenant les cadavres, puis en effectuant les prélèvement à bord et en relâchant les carcasses mutilisées pourraient être basés à Kirkland, non loin des laboratoires Sandia, Nouveau Mexique, et des laboratoires Phillips où a été développé le scalpel à thermocautère à laser.

 

helicos_noirs

Le type d'hélicoptère qui pourrait être utilisés pour ces missions un peu spéciales

 

Ce qui est inquiétant ce ne sont pas ces mutilations, mais ce qu'il y a derrière : la possible mise en oeuvre d'armes cancérigènes à rayons, à partir de satellites, capables de couvrir de très vastes zones. Mais depuis la dispersion d'U 238 à travers les munitions à haut pouvoir de pénétration, créatrices de cancers, de leucémies, de monstres en tous genre, cela n'étonnera plus personne, j'imagine.

 

un autre son de cloche

 

 

Les Américains, du moins ces Américains-là, car dieu merci il en est d'autres qui pensent autrement, se rendent-ils compte qu'ils mettent en scène avec cette technologie dont ils sont si fiers des germes de haine et de mépris à l'échelle planétaire.

Jetez un oeil à cet article au passage

Le modèle américain a vécu, qui fascinait tant Jean-Jacques Servan Schreinber, que j'ai bien connu. Le rêve soviétique aussi ( comme me disait mon vieil ami Vladimir Golubev, devenu l'antenne russe de Savoir sans Frontières : " on dit que chez vous c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Eh bien chez nous, c'est l'inverse ! " ).

Le " rêve chinois". Il ne vaut guère mieux. Sans foi ni loi, telle est l'expression qui pourrait résumer la Chine d'aujourd'hui. Faites le tour de la planète. C'est partout pareil.

Qu'est-ce que les Américains espèrent ? Que ces nouvelles technologies vont leur permettre de réaliser leur rêve : devenir le gendarme du monde ? Quand je vois cette femme, si fière de son invention, dont on est loin de mesurer les "effets collatéraux" je me prête à avoir honte de faire partie de la même communauté qu'elle, celle de scientifiques. Et ce que vous voyez, qui ne fait que concrétiser ce que je passe mon temps à annoncer avec quelques années d'avance, n'est que la partie émergée de l'iceberg. Attendez de voir les effets de systèmes comme HAARP cette " machine à étudier les propriétés de l'ionosphère " . Attendez de voir la dissémination de micro-puces à travers des campagnes de vaccination.

Je vous le dis : vous n'avez encore rien vu. Le pire est à venir

Il y a des gens bien dans tous les pays. Je tire mon chapeau à tous ces Américains qui tentent de s'organiser avec un courage qui force l'admiration pour dénoncer cette monstruosité, cette gangrène qui se développe dans leur pays. Il y a des gens bien en Iran, en France, en Afrique, en Chine, partout. Ceux qu'on appelle " des hommes de bonne volonté ". Internet est leur seul lien, leur premier et dernier espace de liberté, notre unique chance.

Je vais devoir insister pour montrer aux gens que leurs médias sont pourris, par complaisance, mais aussi par incompétence. Si beaucoup de nos gouvernants sont des imbéciles fieffés, il en est de même pour nos journalistes.

Que reste-t-il ?

Penser par soi-même

 

Vous n'avez plus le choix. Personne ne pensera pour vous. Vous devrez apprendre à décoder vous-même ce que vous lisez, voyez, entendez. Ceux qui vous exploitent ne peuvent le faire que parce qu'ils vous font gober leurs mensonges. Et tous les médias sont là pour cela, y compris la presse écrite. Tous sont des rouages de cette ubuesque machine à décerveler, manipulée ou " auto-manipulée ". Quand la connerie est bien implantée, elle fonctionne toute seule. Regardez cette émission de Fox News, cette émanation de la presse américaine, cet organe d'information. Réalisez vous le niveau de délire atteint dans une émission où on peut rire aux éclats d'un futur instrument de torture ?

J'ai manqué de temps pour monter une page où on voit Poivre d'Arvor évoquer les bavures liées au Taser, aux Etats-Unis, mais qui ne dit pas un mot sur l'histoire de cette adolescente, elle aussi tazérisée par deux jeunes policiers exactement au même moment, lors d'une manifestation de jeunes, à Lyon, après qu'ils l'aient couché au sol. Simplement pour la faire taire, sans doute parce qu'elle les insulte. Quelle différence avec les vigiles secondant Kerry, en Floride, tirant des coups de Taser sur un jeune homme de 21 ans, déjà couché au sol par plusieurs hommes, mais qu'on veut faire taire.

Pas au courant, Poivre ? Vous plaisantez !

Le pouvoir politique surfe sur une hypnose générale et il ne tient que par cette illusion, entretenue au quotidien. Un jour les citoyens deviendront tous des internautes, avec tout ce que cela comporte, cette nécessité de faire soi-même le tri, cette obligation de faire marcher ses quatre neurones.

Je pense à ce moment de la vie de Gandhi, où celui-ci fait comprendre aux Indiens que les Occidentaux, et en particulier les Anglais, ont détourné totalement leur économie en important leur laine et leur coton, puis en leur vendant des vêtements fabriqués à Leeds ou Birmingham. Il y eut une manifestation où des dizaines de milliers d'Indiens firent un immense tas avec tous ces vêtements " made in England " et y mirent le feu, devant les autorités anglaises sidérées. Symbolioque, mais très fort. . Le jour où les gens se réuniront pour faire un immense tas avec leurs téléviseurs, leurs radios, leurs journaux et y mettront le feu sera un grand jour.

Liberté de la presse ? Tu parles....

Les journalistes qui voudraient faire leur métier avec rigueur et honnêteté savent qu'ils sont assis sur des ... sièges éjectables.

Qu'y a-t-il encore à attendre de la télévision ? Pratiquement plus rien.

Qu'y a-t-il encore à attendre de notre presse écrite ? Pratiquement plus rien également.

 

L'information est ailleurs, partout sauf dans ce " petit écran ". Ailleurs que dans ces machines à mentir, à abrutir qu'on appelle " journaux ".

 

http://www.jp-petit.org/Presse/ARMES/crowd_control.htm

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 09:27



L'aveuglement des élites de la finance, comparé à la situation en 1789


En 2009, en France,
les élites financières n’ont pas compris


 

Je prends connaissance en même temps du rapport Houillon, portant sur les rémunérations excessives des grands patrons, et du livre de Jean Nicolas, concernant la rébellion française (avant 1789).

 

L’auteur fait le lien entre ce qu’il a étudié (1661-1789) et le comportement des élites financières actuelles. Cela ne me surprend pas. Plusieurs fois, sur ce blog, j’ai fait allusion à 1789 à propos du sentiment des Français à l’égard des privilèges. L’oppression du peuple par les pouvoirs politiques soutenant le capitalisme financier est comparable à celle qu’exerçait la monarchie sur le peuple avant la Révolution.

 

Connaissant le tempérament français, j’en déduit qu’en temps de crise, il y aura un clash (Sarkozy commence à le pressentir, si l’on en juge à son nouveau comportement…).

 

D’abord, je renvoie à l’article paru sur ce blog le 28 mai dernier : De crise en crise, le capitalisme vit pour le profit maximum immédiat.

 

Puis, j’introduis une pincée de stress ressenti par les économistes, lors des 9e Rencontres d'Aix-en-Provence, du 4 au 6 juillet : Et si la crise économique ne faisait que commencer ?, par Frédéric Lemaître (Le Monde, 6 juillet).

 

Certes, Les grosses fortunes françaises pâtissent de la crise (Le Monde, 9 juillet)

 

« La crise a fait fondre de 27 % la valeur totale des 500 plus grandes fortunes professionnelles de France en un an, la faisant passer à 194 milliards d'euros, selon le classement 2009 publié dans le magazine Challenges jeudi 9 juillet ».

 

Et Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, qui n’est pas le dernier à (bien) vivre du capitalisme, observait, dans sa chronique du 7 juillet, avec une pointe d’ironie Le capitalisme et la Suisse, victimes de la crise boursière.

 

« La valeur des actifs financiers (aux USA) a chuté en 2007-2009. La somme perdue, selon les derniers chiffres que nous ayons vu, se monte à 13 000 milliards de dollars environ. En gros, les maisons et les actions ont chuté d'un tiers environ (…). Les riches ont beaucoup perdu. Ils ont dû subir environ 85% des pertes, soit un total de 10 000 milliards environ ».

 

Le rapport Houillon

En France
, quoi qu’en pense la présidente du MEDEF, les grands patrons ne semblent pas avoir tiré les conséquences de la crise du capitalisme : Rémunérations excessives des grands patrons: le rapport Houillon ... (site de l’ancien premier ministre, de Villepin, 8 juillet)


Le député-maire UMP de Pontoise, Philippe Houillon, a présenté ce mardi le rapport de sa mission d'information sur les rémunérations des dirigeants. Contre l’avis de la présidente du Médef, Laurence Parisot, ce rapport préconise l’élaboration d’une loi cadre sur les salaires des grands patrons.


Le rapport juge que l'autorégulation prônée par le patronat français avec son "code de bonne conduite" de 2008 n'a pas fonctionné. "Compte tenu de l'ampleur de la crise actuelle et de ses conséquences parfois dramatiques pour des centaines de milliers de salariés, le maintien du statu quo est devenu impossible", lit-on dans les conclusions de ce document.


Les 16 propositions faites par la mission Houillon
au terme d'un travail de sept mois vont beaucoup plus loin que les mesures prises par le gouvernement face aux nombreux abus révélés ces derniers mois par la presse, qui ont fait scandale en cette période de crise.


Un fossé financier qui ne cesse de s'accroître


Le rapport remarque que le revenu annuel moyen des dirigeants des plus importantes sociétés françaises était en 2007 d'environ cinq millions d'euros, soit 312 fois plus que le revenu médian des Français pour une personne seule (15.780 euros). Neuf des 17 premiers revenus des patrons du CAC 40 ont augmenté en 2008, est-il relevé.

"Si l'on rapporte l'utilité sociale d'un dirigeant mandataire social à celle d'un chirurgien, d'un gardien de la paix ou d'un pompier, on peut légitimement s'interroger sur le fossé financier qui les sépare", lit-on dans le document.

"Entre 1997 et 2007, la rémunération moyenne des dirigeants de grandes sociétés cotées a progressé de 15 % chaque année quand, dans le même temps, celle des salariés évoluait de 3 % par an", constate Philippe Houillon dans un entretien au Parisien.

Les actions gratuites, stock-options (droit d'acheter des actions à un cours déterminé avec revente profitable à la clef), "parachutes dorés" (indemnités de départ), "retraites-chapeau" (venant s'ajouter aux sommes versées par la Sécurité sociale) persistent, souligne-t-il. Il précise à titre d'exemple qu'Antoine Zacharias, ancien P-DG de Vinci perçoit 2,2 millions d'euros de retraite-chapeau chaque année, Jean-René Fourtou (Vivendi) et Alain Joly (Air Liquide) 1,2 million d'euros chacun, Bertrand Collomb (Saint-Gobain) un million d'euros.

Ces éléments de rémunération sont souvent versés à des dirigeants en situation d'échec, explique le document, qui juge vain d'espérer une autorégulation du monde patronal.


La mission Houillon émet 16 propositions


Les députés recommandent donc le vote d'une loi-cadre avec 16 propositions.

Les députés préconisent la transformation du comité des sages constitué par le patronat en un observatoire des rémunérations, dont la composition et les possibilités de saisine seraient élargies.

Le rapport suggère de réduire de cinq à trois le nombre de mandats sociaux détenus par un même dirigeant, de limiter les jetons de présence, d'interdire le cumul d'un contrat de travail et d'un mandat social, d'encadrer les stock-options et de remplacer les "retraites-chapeaux" par un système par capitalisation sur la base de cotisations personnelles du chef d'entreprise.

Les députés proposent aussi de plafonner à un million d'euros les rémunérations et avantages consentis aux mandataires sociaux restant déductibles de l'impôt sur les sociétés.

Un aménagement des procédures d'attribution des rémunérations dans les sociétés et un droit de regard des syndicats sur les rémunérations sont également proposés.


Harmoniser les règles au niveau européen


Au total, les députés souhaitent mieux encadrer la rémunération des dirigeants en inscrivant dans le marbre, donc dans la loi, le principe d’un salaire correspondant "à l'intérêt général de l'entreprise". Question de définition, ledit intérêt général devrait tenir compte de la moyenne des rémunérations des dirigeants d'entreprise du même secteur, des performances économiques réalisées ainsi que du traitement social des salariés.

Selon les députés, il est en effet "permis de douter que les niveaux atteints par les rémunérations de la majorité des mandataires sociaux des sociétés du CAC 40, présente aujourd'hui une corrélation étroite avec les résultats de leur gestion, alors qu'il en va tout autrement du commun des chefs d'entreprise français, notamment ceux à la tête des TPE et des PME".


Un tel tableau des élites financières françaises renvoie au livre de Jean Nicolas
, présenté sur le site de Marianne, ce 9 juillet « Les élites de 2009 sont aussi aveugles que celles de 1789 »

L'historien Jean Nicolas a étudié plus de 1800 émeutes populaires survenues en France entre 1661 et 1789. Arrivé à la conclusion que la rébellion est une exception française, il explique que l'aveuglement des élites françaises en 2009 est le même que celles de 1789. De là à affirmer que la rentrée sera chaude...
            La rébellion française (1661-1789), de Jean Nicolas, Folio histoire, 1064 pages, 12,10 €.


Cet article est le 78ème paru sur ce blog dans la catégorie
Capitalisme .

 

http://mrc53.over-blog.com/article-33652076.html

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 08:53




TEMOIGNAGE D’UNE DESOBEISSEUSE

DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE



A relayer partout !!!

 



Alors que le gouvernement tente de cristalliser l’attention du public, et des agriculteurs sur le prix du lait au mille litres, des manœuvres plus sournoises se cachent derrière la crise laitière nuisant en toute impunité aux agriculteurs et aux consommateurs.


Petit éclaircissement sur la situation du lait en France ou comment on manipule les consommateurs a qui les industriels arrivent à faire croire que c’est la faute du « Producteur » s’il paie très cher son litre de lait.

 

En effet, aujourd’hui le prix du lait payé au producteur est en partie fonction de sa qualité.  Le lait est  constitué de matières grasses (MG) et de matières protéiques (MP), Le lait doit correspondre à certains critères bactériologiques et sanitaires (nombre de germes…). En France, le lait « standard » est défini par une proportion de 38 grammes de matières grasses et 32 grammes de matières protéiques par litre (dit « lait 38 MG /32MP »).


Le prix du lait moyen est établi sur la base du « lait standard 38 MG/32MP » (en France). Les laits qui présentent des qualités supérieures avec plus de MG et/ou de MP sont payés plus cher. Ainsi, si le prix moyen annoncé est de 226 € la tonne en avril 200.9  Le prix perçu peut être donc majoré de quelques euros par tonne, de quelques centimes par litre, par gramme de MG/ou MP supplémentaire.


Plus un lait est destiné à des fabrications à forte valeur ajoutée, plus il est payé cher.

 

Le rapport entre producteurs et acheteurs est disproportionné. Pour schématiser, le rapport peut aller jusqu’à 1 acheteur pour 10 000 producteurs. Mais ce seul déséquilibre est à lui seul insuffisant pour mesurer le vrai rapport de force entre producteurs et acheteurs, ou se  mêle l’intimidation.


. La collecte a lieu une fois tous les deux jours. L’industriel vient « relever » les « tanks » réfrigérés qu’il met à la disposition de l’éleveur  et dont il est seul responsable du contrôle de la sonde qui sert à mesurer la quantité de lait via une société qui a seule l’agrément en France. Ca fait déjà beaucoup de responsabilités dans peu de « mains » avec peu voire aucune transparence…

 

Encore une particularité de la filière, les coopératives de collectes qui appartiennent quasiment toutes aux industriels, effectue un échantillonnage du lait qui va servir au paiement des producteurs a « l’‘aveugle », c'est-à-dire que le producteur n’est pas averti du jour ou le prélèvement est effectué par le chauffeur.


Ce protocole de prélèvement a été décidé par une commission « scientifique et technique » qui se compose de 12 membres dont les industriels, les coopératives de collectes « ce sont les mêmes », L’INRA, l’Etat, et sur douze sièges un seul pour les producteurs via la FNSEA représentant soit disant la filière. Pour info, la FNSEA c’est ce syndicat proche de Nicolas Sarkozy, qui lui-même est proche des industriels…


La filière est cloisonnée, et les agriculteurs sont pris au piège.


En France, ces même coopératives ont leur propre laboratoire « agréé » et donc effectuent aussi les analyses pour certains producteurs, analyses servant au paiement du lait !! Mieux : la facture est rédigée par l’industriel : en d’autres termes, le vendeur reçoit une facture établie par l’acheteur !

Les éleveurs doivent vendre leur lait, qui ne se conserve pas, et dans les faits tous les acheteurs de lait se connaissent et, s’ils sont concurrents, sont aussi soudés par une solidarité de métier. L’hypothèse peut être émise de « listes noires » contre des producteurs jugés indélicats.


Certains producteurs voient du jour au lendemain leurs analyses laitières changer et leur taux de germes exploser permettant au bout de trois analyses à la coopérative de ne plus collecter !!

 

Alors que des interprétations concernant le rapport sur le prix du lait viennent de paraître dans une presse vendue à la cause présidentielle, il serait bon que le consommateur s’émeuve du contenu exact de ce rapport et de ces conclusions qui ne vont pas dans le même sens que ce que l’on entend !!


Aujourd’hui les agriculteurs ne sont rien et les industriels peuvent se servir des médias pour diffuser une image propre sur eux, alors que les transformateurs sont des escrocs rajoutant dans votre lait pas mal d’eau et que le prix devient proche du prix de l’or sachant que dans un litre de demi écrémé on vous rajoute de la flotte on a enlevé la protéine et la matière grasse ainsi que les vitamines pour faire du beurre ou du fromage ! Et bien vous avez une belle merde dans laquelle on vous rajoute des vitamines artificielles puisqu’on vous a enlevé les « naturelles « 

 

 

La DGCCRF (direction générale de la consommation et de la répression des fraudes) a alerté a de nombreuses reprises sur la qualité des laits de consommation.


En 2007, plusieurs échantillons  se sont révélés non conformes ou « a suivre «.

Les analyses ont mis "principalement" en évidence des taux de matière grasse insuffisants. Mais des ajouts d'eau ont aussi été repérés.


Cette pratique de mouillage dans la fabrication du lait est admise par la charte de l'Institut professionnel du lait de consommation (Industriels). Mais cette charte n'a pas reçu l'aval de l'administration, souligne la Dgccrf , qui estime que ces adjonctions "doivent être considérées comme illicites".

 

La puissance des industriels

Après ces petits éclaircissements, j’aimerais vous faire part de mon expérience et par la même vous faire prendre conscience de la puissance des industriels, dans ce cas précis le plus gros à savoir SODIAAL.


Et en guises d’introduction je reprendrai une phrase que le ministère m’a dite quand je suis devenue « désobéissante » : "t’es qu’une merde et on va te le prouver" !


Après un an de déboires je suis ravie de vous informer qu’effectivement dans leur système je ne pèse pas lourd, mais que dans le cadre de la lutte des classes les merdes ce sont eux ! Et dans ce système, le plus fort c’est le peuple !

 

Directrice d’une exploitation laitière pour le ministère de l’agriculture, j’ai remarqué des « anomalies » dans les factures sur les taux de matières grasses et protéiques. Après avoir fait différents tests et échantillonnages avec d’autres laboratoires, il s’est avéré que des manipulations des résultats d’analyses servant au paiement des producteurs avaient lieu dans les laboratoires d’analyses interrégionaux. Et le plus fort c’est que cela s’est révélé au niveau national !

Sommée par le ministère de ne pas me mêler de cette affaire et d’arrêter là mes investigations, j’ai eu la surprise de recevoir dans mon bureau des fonctionnaires des renseignements généraux…


Refusant à la demande de certains agriculteurs de laisser tomber cette affaire, j’ai eu la surprise  de constater un matin que le barillet de mon bureau était changé et qu’un nouveau directeur était en place !!


Après des menaces (d’envoyés de la coopérative appartenant a Social) et des coups de téléphones de supérieurs,  je commençais alors à subir les foudres de l’administration qui m’a allégrement licenciée sans bruit, avec la collaboration du SNETAP  principal syndicat de l’enseignement agricole.


Après un an de pressions ou on m’a coupé les « vivres » et on m’empêche d’effectuer toute reconversion professionnelle, je peux dire que la lutte n’est pas vaine parce qu’ils ont fait de moi une acharnée et une révoltée, les luttes ne se font jamais dans la tranquillité et il faut être prêt a s’engager au péril de sa vie.

Telle est la situation en France aujourd’hui. Mourir de faim ou mourir dans la lutte tel est notre choix. Les mouvements populaires vont se mettre en place et chacun devra se positionner.

 

Voila j’espère que ce témoignage servira à tous  les fonctionnaires qui ont connaissance de malversations et qui ont peur de les dénoncer, des réseaux de soutiens existent, je pense que depuis plusieurs mois les désobeisseurs commencent à avoir de l’expérience et qu’il ne faut pas baisser les bras…

 

J’invite tous les consommateurs à boycotter les grandes surfaces et à acheter en direct au producteur ou via les AMAP et autres circuits courts dés qu’ils le peuvent. Le pouvoir et la résistance commencent par là.

 

Michèle

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 08:33
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Jeudi 6 août 2009
Si je n'adhère pas à la pensée de Lyndon-Larouche, je reconnais que certaines de ses analyses sont d'une grande pertinence, en voici un aperçu. Vous trouverez d'autres analyses intéressantes sur ce blog. Vous y apprendrez que la popularité d'Obama est en chute libre dans certaines couches de la population et que la révolte commence à gronder aux USA.
Solidarité & Progrès - Actualité

Obama : accélérer le taux de mortalité en réduisant les soins
1er août 2009 - 11:27

 


Nouvelle Solidarité, le 1er août 2009—Alors qu’Obama pousse le Congrès à donner à la Commission consultative indépendante Medicare (Independant Medicare Advisory Commission ou IMAC) le pouvoir de réduire les soins médicaux en réduisant les remboursements faits par Medicare, la Maison Blanche n’attend pas pour autant que le Congrès vote l’adoption du nouveau système. Le Centre des services Medicare et Medicaid (CMS) existant, établit déjà des règles en ce sens. La politique proposée a pour but « d’accélérer le taux de mortalité » a affirmé l’économiste et homme politique Lyndon Larouche, à la tête de l’opposition à la « réforme » de la santé d’Obama. « C’est la politique d’euthanasie d’Hitler », a déclaré Larouche.

Obama et son conseiller principal Peter Orszag veulent faire du CMS l’instance ultime présidant aux réductions des dépenses Medicare et Medicaid, lui donnant pouvoir de casser les décisions de l’IMAC lui-même. Le CMS vient de promulguer, le 13 juillet dernier, des règles opérant des coupes sombres dans le financement de Medicare/Medicaid, à destination de divers spécialistes de santé et prenant effet le 1er janvier 2010. Par exemple, les financements destinés aux techniciens spécialisés dans les différentes technologies d’examen, rayons X, CT scan, IRM et IRT (Imageries et Traitements à Résonnance Magnétiques) vont être réduits de 30%, et ceci après déjà une coupe de 23% décidée en 2005 par le Congrès.

Les conséquences seront que de moins en moins d’examens de ce type seront conduits, et donc que de moins en moins de maladies pourront être détectées au stade précoce. Un autre exemple : le financement à destination des oncologues seront réduits de 20%, ce qui entraînera la fermeture de nombreux centres spécialisés dans le cancer, le rejet des patients couverts pourtant par Medicare, et la réduction des services fournis à tous les malades du cancer, selon la Société américaine de radio-oncologistes.

Toutes ces coupes budgétaires sont censées permettre l’augmentation du financement destiné aux médecins généralistes, en particulier dans les zones rurales, affirme la Maison Blanche. Cependant, une coalition de groupes de défense des professionnels en matière de cancer a montré, lors d’une conférence de presse organisée aujourd’hui, que les coupes budgétaires amèneront en fait la fermeture des centres de traitements à base de radiations dans l’ensemble des zones rurales ainsi que dans les zones urbaines défavorisées.

 

 

Brèves /
Santé : « Le programme médicale d’Hitler a été ressuscité par l’Administration Obama »
19 mai 2009 - 15:55

 


19 Mai 2009 (Nouvelle Solidarité) — Que diriez-vous d’un article à prétention académique intitulé : « Combien peut-on potentiellement économiser en légalisant le suicide assisté par un médecin ? » A en juger par le titre, vous pourriez croire qu’il provient du grand-père de l’utilitarisme britannique, Jeremy Bentham ; ou bien peut-être du promoteur du LSD Aldous Huxley ; ou bien du docteur nazi Karl Brandt.

Bien tenté… mais c’est raté.

Le décret sur l’euthanasie de septembre 1939

En 1939, devant concentrer son effort budgétaire sur la machine de guerre allemande, Hitler ne pouvait se permettre de dépenser des millions de marks en pure perte et demanda à son ministre de la Santé de « faire certaines économies sur les dépenses hospitalières ».

Il finit par rédiger le décret du 1er septembre, intitulé « destruction des vies sans valeur » :
« Le Reichsleiter Bouhler et le docteur en médecine Brandt sont chargés de la responsabilité d’étendre les attributions de certains médecins désignés nominativement. Ceux-ci pourront accorder une mort miséricordieuse aux malades qui auront été jugés incurables selon le meilleur jugement humain disponible de leur état de santé. »

C’est en fait le titre d’un texte de 1998 co-écrit par Ezekiel Emanuel, conseiller de la Maison Blanche sur les politiques de santé, et membre du Conseil Fédéral de Coordination sur les Recherches en Efficacité Comparative. Ce Conseil est chargé par l’Administration Obama de préparer une liste de procédures médicales autorisées et non autorisées, afin de diminuer les dépenses de santé américaines de 2000 milliards de dollars — argent qui bénéficiera aux hedge funds et aux banques en faillite, qui sont les gestionnaires du système de santé privé HMO. [*]

Brandt, Goering, et Hitler lui-même, ne pourraient faire mieux. La co-auteur de cet article est Margaret Battin, une bioéthicienne prolifique (sans diplôme médical), à en juger au nombre et à la teneur de ses publications : « La moins pire des morts : refus sélectif de traitements » ; « Sédation finale : tirer la couverture sur nos yeux » ; et « Suicide Assisté : que peut-on apprendre de l’Allemagne ? » Est-ce différent de la conception d’euthanasie défendue par le médecin d’Hitler, Karl Brandt, au procès de Nuremberg : « La mort peut être délivrance. La Mort, c’est la Vie – au même titre que la naissance. Elle n’est jamais meurtrière » ?

Face à cette volonté de faire des économies sur les dépenses de santé, rappelons-nous qu’à Nuremberg, la « fourniture inadéquate de soins médicaux et chirurgicaux » a été désignée parmi les causes « des meurtres et mauvais traitements sur les populations civiles » ; et c’est exactement ce que s’apprêtent à faire les conseillers d’Obama, avec à leur tête Larry Summers, Tim Geithner et le directeur du Budget, Peter Orszag.

Comme Lyndon LaRouche l’a déclaré sans équivoque : « Le programme d’Hitler a été ressuscité par l’Administration Obama. »

« Ce n’est ni une digression ; ni une interprétation. Leur politique de santé est la copie conforme de la philosophie nazie. Vous ne pouvez pas l’ignorer. Nous le savons depuis Hermann Goering dans les années 1920, et leurs liens internationaux, notamment avec Wall Street. Nous étions prévenus et nous devons agir en conséquence. Ceux qui tolèrent ce genre de politiques sont des criminels, soit parce qu’ils savaient, soit parce qu’ils auraient dû savoir ce qu’ils faisaient. »

LaRouche a ensuite mis en garde : « Soyez prudent : n’acceptez pas d’invitation à dormir à la Maison Blanche ! Vous pourriez dormir plus longtemps que prévu… ». Puis il a conseillé à chacun de tenir le langage suivant à chaque fois qu’ils entendront parler de cette réforme : « C’est la tradition du Führer qui est perpétuée. Vous devriez remercier votre Président éclairé de nous aider à rétablir cette tradition. Puis cela permettra de soulager certaines tensions internationales en éliminant le surplus de population… Tiens, tiens ! Je me demande où j’ai entendu cela auparavant ! »

LaRouche a réitéré son appel à éliminer le système des HMO : « Bannissons les HMO, un point c’est tout. A partir de là, le terrain sera déblayé pour des réformes vraiment nécessaires. C’est seulement après les avoir éliminées que nous pourrons rebâtir le système de santé des Etats-Unis. »

« N’acceptez aucune discussion sur la Sécurité sociale et d’autres sujets similaires, » a t-il conseillé. « Premièrement, nous devons réduire le coût de la mauvaise gestion des soins de santé par les compagnies d’assurances, en éliminant les HMO. Cela éliminera le gaspillage dans le système de santé.

« Les HMO ont remplacé le système Hill-Burton. [**] Pas de compromis ; soyez sans merci ! Les HMO sont des parasites ; c’est l’évidence même. C’est criminel et nous devons les traiter ainsi.

« Le problème c’est que les gens sont hésitants, et qu’ils disent : ‘Qu’est-ce qu’on fait entre-temps ?’ Entre-temps ? Il n’y pas d’entre-temps ! Ou bien nous mettons ces types au rancard maintenant, ou bien nous n’aurons aucune chance : l’hécatombe se produira, comme sous Hitler où certaines franges de la communauté juive se disaient : ‘Attendez, ne vous insurgez pas, cela ne durera pas.’ Et c’est le même problème aujourd’hui. »

Pour ce qui est des économistes comportementalistes, LaRouche a déclaré, « Ces gens-là doivent partir. Soit c’est eux, soit c’est le Président. Et le Président devrait y réfléchir. Parce que le peuple américain ne consentira pas à ces politiques meurtrières. La réponse du peuple américain au Président sera : ’Tu te débarrasses d’eux, ou on se débarrasse de toi’. »


A lire
France : Qui veut euthanasier l’Hôpital public ?

 



Notes:

[*] Instauré en décembre 1973 sous l’administration Nixon, le système HMO (Health Maintenance Organization) visait à limiter les dépenses de santé tout en confiant la gestion, et donc le profit, aux assureurs privés. La rationalisation stricte des procédures médicales, visant à diminuer le nombre d’actes et donc les dépenses, a conduit à l’exclusion de millions d’américains du système d’assurance maladie. D’autre part, on estime qu’entre 30 et 50% du montant totale des dépenses de ce système sont dû aux frais d’administration privée (procédures administratives plus les salaires et les bonus des cadres exécutifs).

[**] Instaurée en 1946, la loi Hill-Burton était destinée à procurer les fonds nécessaires pour que chaque État atteigne 4.5 lits d’hôpitaux pour 1000 habitants. L’objectif fut finalement atteint en 1975, avant que le système dérégulé des HMO ne fasse le travail inverse, ramenant le nombre de lit à 3 pour mille aujourd’hui, avec 2000 hôpitaux de moins qu’en 1975.

 

 

Brèves /
Un conseiller d’Obama exige un droit de vie ou de mort
1er août 2009 - 10:12

 


1er août 2009 (Nouvelle Solidarité)—Le principal conseiller d’Obama pour les questions de santé, Ezekiel Emanuel, est un adepte radical, depuis longue date, du droit à écourter la vie des personnes âgées, invoquant comme prétexte les coûts prétendument exorbitants pour la collectivité des soins accordés à ces patients en fin de vie.

Comme nous l’avons souligné à maintes reprises sur ce site, c’est l’adhésion d’Emanuel aux critères comptables dans le domaine de la santé, qui le conduit aujourd’hui à promouvoir les mêmes politiques que les nazis ont pratiquées contre les juifs, et contre ceux qu’ils considéraient comme les « bouches inutiles » : les personnes âgées, les grands malades et les handicapés.

Mais Emanuel va plus loin. Dans un article publié le 31 janvier 2009 dans le journal médical anglais, The Lancet, intitulé « Les critères définissant l’attribution des traitements médicaux devenus rares », il explique la philosophie de son système de remboursements de soins qu’il a baptisé du nom : « Système de vies complètes » (Complete lives system). Cet article est paru moins de deux mois avant que le président Obama ne charge Emanuel de sa réforme de santé, au sein du Conseil fédéral des recherches en coûts comparatifs. Emanuel travaille aussi avec Peter Orszag, directeur du Budget à la Maison Blanche.

Emanuel y explique les principes qui guideront les choix entre ceux qui pourront continuer à vivre et ceux qui devront mourir : « Lorsqu’il est appliqué, le ‘Système des vies complètes’ engendre une courbe dans laquelle les individus âgés de 15 à 40 ans ont les plus grandes chances, alors que les plus jeunes et les plus âgés, voient leurs chances diminuées. » Ceci peut être justifié par l’opinion publique car « un large consensus favorise les adolescents sur les jeunes enfants, et les jeunes adultes par rapport aux personnes très âgées ».

« Une attribution stricte en faveur des plus jeunes, orienterait les ressources rares principalement vers les enfants. Cette approche ne semble pas correcte. La mort d’une femme de 20 ans est intuitivement pire que celle d’une petite fille de 2 mois, même si le bébé a vécu moins longtemps. La personnalité de la femme de 20 ans est beaucoup plus développée que celle de l’enfant ; elle a bénéficié de l’investissement des autres pour entamer des projets qui n’ont pas encore abouti. (…) Les adolescents ont reçu une éducation et des soins parentaux substantiels, des investissements qui seraient gâchés sans une vie complète. Par contraste, les enfants n’ont pas encore bénéficié de tels investissements. (…) Lorsqu’un très jeune enfant meurt, c’est terrible ; mais la plupart des gens pensent que lorsqu’il s’agit d’un enfant de trois ans, c’est pire, et pire encore, lorsqu’il s’agit d’un adolescent. »

Vers la fin de son article, Emanuel aborde le fond des choses, en répondant à des critiques formulées contre ce système par John Grimley Evans dans le British Medical Journal du 15 mars 1997, où Evans évoque déjà le caractère fasciste de telles politiques. Evans écrivait : « Des sondages en Grande Bretagne montrent que les vieilles personnes sont perçues très largement comme ayant une valeur sociale moindre que les jeunes. (…) Certains chercheurs suggèrent que les opinions révélées par ces sondages devraient être considérées comme une base valable pour rationner les services de santé. (…) Nous ne devrions pas créer, sur la base de l’âge ou d’aucune autre caractéristique, dont les individus n’ont aucun contrôle, des classes de « sous-hommes » [Untermenschen], dont les vies et le bien-être, ne méritent pas la peine qu’on y dépense trop d’argent ».

Faisant semblant de ne pas comprendre l’argument de Evans, Ezekiel Emanuel, principal conseiller du Président Obama en matière de politique de santé, a répondu “qu’en dernière analyse, le “système des vies complètes” ne crée pas des ‘classes des ‘sous-hommes’ dont il est estimé que les vies et le bien-être ne méritent pas qu’on y dépense de l’argent’ ; simplement, il nous donne pouvoir pour décider, de façon juste, qui nous sauverons lorsque une pénurie rend le sauvetage de tout le monde impossible ».

Dans un article consacré à la grippe aviaire paru dans le magazine Science du 12 mai 2006, sous le titre : « Qui devrait avoir un vaccin contre la grippe lorsque tout le monde ne peut pas en avoir ? », Emanuel défendait l’idée que laisser mourir les personnes âgées était une « alternative éthique » ! Il s’exprimait en tant que directeur de l’Institut National de la Santé (Département de Bioéthique).

Appelant ce système « Principe raffiné d’allocations de cycle de vie », Emanuel argumente que des personnes âgées de 13 à 40 ans, doivent être prioritaires parce que leur vie a une valeur plus grande ; les plus âgés ont déjà passé leur tour et les très jeunes n’ont pas encore fait l’objet de beaucoup d’investissements.

 

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Brèves /
Ouf ! Obama risque d’échouer sur sa réforme de la santé
25 juillet 2009 - 14:54

 


25 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) — Réformer un système de santé inéquitable et surfacturé, voilà l’une des raisons pour lesquelles le peuple américain a choisi Barack Obama comme président des Etats-Unis. Le programme paraissait plus que séduisant : élargir la couverture médicale aux 47 millions d’Américains qui en sont dépourvus ; imposer des règles pour combattre les abus des assurances privées ; réduire le coût des soins (pas toujours optimal) pour les rendre abordables pour chacun, « maîtriser les dépenses » grâce à une politique de prévention à l’égard des maladies chroniques et à l’ouverture du marché américain aux médicaments génériques. Avant les élections, le site internet du candidat estimait que pour financer cette réforme, il ne faudrait que 50 à 65 milliards de dollars, somme que l’on pouvait facilement trouver en revenant sur les réductions d’impôts accordées par Bush aux Américains gagnant plus de 250000 dollars par an. La suite a tourné au cauchemar.

Une fois élu, Obama a choisi de trahir ses promesses. Au lieu de profiter de sa période de grâce pour faire adopter un système d’assurance maladie universelle, comme le réclament Lyndon LaRouche et l’aile progressiste du Parti démocrate, Obama, otage complaisant d’un quarteron d’économistes « comportementalistes » (Summers, Orszag, etc.) qui verrouillent la Maison Blanche, a mis les assurances privées au centre de son dispositif, ces fameuses HMO’s qui décident, sur la base de critères purement financiers, quels soins seront dispensés aux malades. Les comportementalistes ne sont que le cheval de Troie de Wall Street, dont les grandes firmes détiennent précisément ces HMO.

Et Obama fait du Jospin, en pire. Ce dernier, tout en se prétendant anti-Blair un jour, n’affirmait-il pas que « le marché est efficace, mais injuste », jusqu’à se soumettre tous les jours à ses prétentions.

Deux idées illustrent la trahison d’Obama et le portent à adopter une logique d’élimination des « vies inutiles ».

La première, c’est le concept d’une « bourse aux assurances maladie ». On n’imposera rien à personne ; ceux qui veulent une assurance privée et peuvent se la payer le feront, ceux qui ne le peuvent pas pourront bénéficier d’une assurance maladie offerte par l’Etat. L’on évoque une « saine concurrence » qui fera « baisser les prix », alors qu’en fait, on favorise les malades riches, les sociétés d’assurance et les laboratoires pharmaceutiques, en refusant aux malades démunis les soins minimums, avec un triage systématique vis-à-vis de ceux affectés de maladies chroniques « trop coûteuses ».

La deuxième idée folle, c’est que pour rassurer les marchés, Obama s’est engagé à ce que sa réforme « n’aggrave en aucune façon le déficit budgétaire », la couverture accordée à tous étant « compensée » par la baisse des soins pour certains. Cette double préoccupation d’assurer un équilibre ne peut être accueillie que par un immense et tragique éclat de rire. En effet, l’inspecteur général du TARP (plan de sauvetage des banques) vient de faire savoir que ce programme en faveur des spéculateurs pourrait coûter jusqu’à 23700 milliards de dollars (et non les 700 milliards annoncés) ! En somme, on sauve les établissements financiers et on diminue les soins aux malades, sous prétexte de fatalité économique dans le premier cas – il faut sauver les banques pour le salut de l’économie – et de nécessité pragmatique pour le second : après avoir sauvé les banques, il ne faut tout de même pas trop dépenser pour les êtres humains !

L’équipe des conseillers de la Maison Blanche annonce alors, sur la base d’études statistiques tronquées, qu’il suffit de dégraisser Medicaid (l’assurance maladie publique pour les plus démunis) et Medicare, destiné aux personnes âgées. Selon eux, 30% des dépenses ne sont pas médicalement « justifiées » et consistent parfois à prolonger « inutilement », et à grands frais, des vies humaines ! C’est cette logique déshumanisante que dénonce Lyndon LaRouche. Elle dégage en effet un parfum des années trente, celui du fameux programme d’euthanasie Tiergarten 4 d’Adolf Hitler, adopté en 1939 pour financer la guerre.

Cependant, si la logique choisie par Obama pose un énorme problème, beaucoup de ceux qui combattent sa réforme s’appuient, eux aussi, sur une vision du monde fondée non sur une production élargie, mais sur l’allocation de ressources rares. L’opposition républicaine a beau jeu de clamer que cette dépense risque de finir par le rationnement des soins et des hausses d’impôts pour les contribuables. Cité dans la presse, le sénateur républicain John Voinovich le formule ainsi : « Pourquoi Obama baisse-t-il dans les sondages ? Eh bien, les gens se disent : Nous, on est dans la merde et ce type vient nous parler d’une réforme de la santé… Tout le monde sait que cela pèsera sur la feuille d’impôts. Et en plus, il veut rajouter à cela la taxe carbone qui pèsera sur nos factures de gaz et d’électricité... Les gens se demandent alors : ces types de Washington, ils sont devenus cinglés ou quoi ? »

Parmi les praticiens et hospitaliers, initialement assez favorables à la réforme Obama, c’est également la levée de boucliers contre un mode de gestion managériale qu’on cherche à leur imposer. La Medicare Payment Advisory Commission (MedPAC), une superstructure administrative chargée de restreindre les dépenses dans la santé, sera directement installée à la Maison Blanche. En réalité, Obama, qui réclame une « MedPAC dopée aux hormones », ne fait que reprendreun projet de l’Adminstration Bush-Cheney. Chip Kahn, le président de la Fédération hospitalière, a déclaré qu’il s’agit d’accorder un pouvoir immense à des gens non élus pour une question très sensible. L’association des ostéopathes menace de retirer son soutien si de tels pouvoirs soient attribués aux nouvelles agences chargées d’imposer coûte que coûte la « maîtrise des dépenses ».

Une élue démocrate de l’Etat de New York, Betsy McCaughey, qui préside actuellement le Comité pour la lutte contre les maladies infectieuses, a vertement critiqué le projet. Les réformes « aboutiront à réduire l’accès au soins et mettront les personnes âgées sous des pressions inacceptables. On les incite à écourter leur fin de vie et on condamne la génération du babyboom à des années pénibles. L’Office en charge du budget du Congrès reconnaît que seulement 1% des coupes dans Medicare proviendront de la réduction des abus et de la fraude. L’attaque contre les seniors est apparue lorsqu’on a voté le plan de relance. Attaché à ce plan se trouve une loi accordant un financement conséquent aux recherches sur "l’efficacité comparée des soins", un mot code signifiant la réduction des soins en fonction de l’âge des patients (…) En Angleterre, cette équation aboutit à priver de soins des personnes âgées. » Mme McCaughey note également que le conseiller médical d’Obama, Peter Orszag, a sommé le Congrès de transférer sa gestion de Medicare à une agence spécialement créée dans ce but au sein de l’Exécutif. Si cette réforme « restreint l’accès aux traitements et aux spécialistes, elle fera tout pour orienter les seniors vers le testament biologique et l’interruption de leurs soins et de leur alimentation… » Déjà, précisa-t-elle, dans l’Etat de l’Oregon, « on prive les cancéreux des soins permettant de prolonger leur vie et on leur offre à la place le choix d’un suicide médicalement assisté ».

Un groupe important d’élus démocrates progressistes des Etats [state legislators] vient de publier un appel contre la réforme. Ils affirment : « Nous ne devons pas laisser l’histoire se répéter. L’économiste Lyndon LaRouche a dénoncé ces politiques comme étant Nazies et nous soutenons cette condamnation. Il n’est pas trop tard pour empêcher cette réforme. Mais nous devons agir tout de suite. Il existe d’excellentes politiques de rechange. M. LaRouche a demandé d’annuler la politique des HMO imposée par Nixon. Il a également souligné la nécessité de retourner à l’approche rooseveltienne de la loi Hill-Burton [de carte hospitalière] adoptée en 1946. Par cette loi, l’Etat assume sa responsabilité en garantissant la construction et le fonctionnement des hôpitaux. En plus, le démocrate du Michigan John Conyers, soutenu par 84 représentants,a soumis un projet de loi "Medicare for all" proposant d’étendre le Medicare afin de garantir une assurance maladie à l’ensemble des citoyens américains tout en éliminant les HMOs. Nous saluons cette approche d’ensemble et appelons à sa mise en place ».

Contesté par le monde médical et sous attaque des républicains, Obama l’est tout autant de l’aile centriste du Parti démocrate, les Blue Dog Democrats (bleus, car s’affichant « fiscalement responsables »), comme de son aile progressiste (Dennis Kucinich, John Conyers, etc.), qui se sent trahie par les promesses du candidat en faveur d’une assurance maladie pour tous. D’autres démocrates, qui doivent se présenter devant les électeurs dès 2010, préféreraient utiliser l’argent pour un nouveau « plan de relance », car la situation sociale est intenable. Alors que le taux de chômage atteint 9,5%, 48 des 50 Etats flirtent avec la banqueroute et sont contraints à un amaigrissement généralisé. Le citoyen lambda voit alors apparaître un Président hésitant qui, par sa complaisance vis-à-vis des établissements financiers, se condamne fatalement à trahir ses promesses. D’après les sondages, de nombreux républicains sont donnés gagnants l’année prochaine.

A ce jour, il est probable qu’aucun texte final ne sera adopté avant les vacances et Obama lui-même annonce maintenant vouloir conclure si possible avant la fin de l’année. Espérons que son échec le fasse réfléchir.

En exigeant aujourd’hui sa destitution (impeachment), Lyndon LaRouche veut lui faire comprendre la gravité de ce qu’il fait et créer l’environnement permettant de contrecarrer ses propres tendances, celles d’un Narcisse capricieux et arriviste. Face aux conséquences de ses actes, il doit être mis devant le choix de se soumettre ou de partir.

 

 

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-34621883.html



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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 08:47

Article rédigé le 03 août 2009, par Régis Mex

Par Régis Mex



La marche du progrès n’est pas impossible à ralentir, mais ne peut être arrêtée en aucun cas. Ainsi, on peut prendre à ceux qui n’ont pas et donner à ceux qui ont sans que cela ne bouleverse qui que ce soit, car il s’agit là de ce que le commun des mortels considère comme le fonctionnement normal des choses. En effet, les pauvres considèrent comme « normal » d’être pauvres s’ils sont dans cette situation depuis leur naissance, tout comme ils ne s’attendent pas, dans une conjoncture « normale », à recevoir quoi que ce soit de quelqu’un « qui a ». Ils ne sont donc susceptibles de ressentir aucun sentiment de rébellion. De même, celui qui vit dans l’aisance ne nourrira nulle intention de révolte, puisqu’il possède tout ce qui sert à son confort et à son bon plaisir, et n’imaginerait en aucun cas qu’il puisse en être autrement, étant donné que cet état de fait est après tout entièrement « normal ». Or, si l’on malmène ce présent état de fait, la société toute entière peut s’attendre à de violentes secousses.

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L’Histoire est faite de civilisations qui ont eu leurs périodes de stabilité et leurs périodes de crise. Le plus souvent, les crises étaient l’occasion d’exprimer les mécontentements divers qui s’étaient accumulés dans une ou plusieurs couche(s) de la société, et de soulager ces derniers grâce aux propositions de réformes que la situation permettait. Soit des concessions étaient faites de la part du pouvoir pour satisfaire les mécontents, soit leur soulèvement servait de prétexte à la classe dirigeante pour décréter l’état d’urgence et faire naître ou renforcer un totalitarisme qui ne pouvait qu’aggraver les exaspérations populaires diverses qui, sur le long terme, auront raison de lui à la moindre opportunité venue. De fait, puisque ce sont généralement les classes populaires et moyennes qui ont des raisons de s’insurger, et qu’elles finissent toujours par obtenir ce qu’elles veulent à un moment ou à un autre, la voie vers la concrétisation de leurs aspirations multiples est un passage obligé.

 

Le problème est que ces « masses » desquelles les classes populaires et moyennes sont constituées n’aspirent aucunement à des idéaux élevés de justice, de bienveillance ou de stabilité. Il est alors simple de perpétuer l’inexistence de ces éléments dans la société, pourtant nécessaires, parmi d’autres, à la création d’un système valable où il ferait bon vivre pour l’être humain qui pourrait y trouver équilibre et plénitude. Non, la majorité écrasante de la population que je définis comme étant les « masses » (terme péjoratif à juste titre) se préoccupent de choses autrement plus futiles. Elles se passionnent pour tout ce qui est immédiatement accessible aux cinq sens, tout ce qui est du domaine du matériel et du plaisir, ce qui leur exclut tout accès aux qualités qui sont supérieures à cet univers de l’instantanéité, et les dépourvoit donc de quelque sens moral et spirituel que ce soit. Conformément à leurs aspirations, et enfermées inéluctablement dans une sphère d’égoïsme et d’inconscience d’une ampleur telle qu’elles frôlent la psychopathie, voire qu’elles embrassent le sadisme, les masses n’ont cure que de leur propre confort. Un confort qui consiste purement et simplement dans l’obtention de ce qui est nécessaire à la perpétuation des plaisirs vulgaires tirés de l’excitation des seuls cinq sens, à leur maintien dans la grossièreté de leur personnalité, et à l’affirmation de leur absence de conscience. D’autres comprennent la nature mauvaise des politiques humaines, mais se donnent bonne conscience en se persuadant qu’il n’y a de toute façon aucun moyen d’y changer quoi que ce soit, et quand bien même cela serait-il possible, ce ne serait pas eux-mêmes qui pourraient le faire. Ceux-là sont donc partisans du système par le soutien qu’ils lui témoignent du fait de leur attitude passive et résignée, et finissent par être absorbé par ce même système au moment où ils en arrivent à se dire qu’après tout, puisque le fonctionnement du monde est purement égoïste, il n’y a pas de raison pour qu’ils ne mènent pas eux aussi une vie égocentrique. Il n’y a donc que deux situations qui peuvent révolter les masses : soit elles ne trouvent pas les conditions qui leur permettent de vivre leur nature purement hédoniste dans leur environnement, soit elles ne disposent pas de moyens de survie suffisants pour atteindre le seuil minimum de dignité qu’elles convoitent.

 

Cependant, malgré la médiocrité de l’homme commun, qui, habitué à être esclave de lui-même et de plusieurs maîtres extérieurs, se laisse volontiers marcher dessus et enfoncer dans une plus grande servitude encore tout en demeurant d’une passivité totale, si un peu des possessions futiles ou du confort auxquels il est attaché lui est retiré, il considérera cela comme un vol et une atteinte à sa personne, et en sera courroucé. En effet, il arrive souvent que de nombreuses manifestations aient lieu en France pour des motifs tout à fait légers ; protester contre la suppression d’un jour de congé, par exemple, alors que des mesures autrement plus graves passent sans susciter la moindre réaction. Des mesures qui peuvent être à l’origine de futures hausses des prix, de licenciements, de réductions de dépenses sociales, contre lesquelles les gens protesteront encore, mais en dépit de tout bon sens, puisqu’ils n’auront réagi qu’une fois qu’ils auront été personnellement touchés, et après avoir laissé passer les mesures ayant causé ces effets sans broncher. L’ardeur de la plupart des manifestants à défendre une cause est d’ailleurs aussi souvent inexistente que leur colère est totalement éphémère ; après avoir soulagé un surplus d’énergie lors de la manifestation à laquelle ils ont participé, et occupé par la même occasion un jour qu’ils ne savaient comment combler, ils rentrent chez eux et oublient rapidement la raison pour laquelle ils se sont vaguement rebellés. Á moins qu’ils ne l’aient jamais su.

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Or, si le peuple se sent trop amplement volé, et ne dispose plus des moyens nécessaires pour subsister et vivre de la façon qui le conduit vers l’état de bonheur qui lui convient, il se soulèvera, et l’État devra faire face aux problèmes que lui cause la base sur laquelle il repose, de peur d’être emporté dans son agitation, et détruit. En effet, le but premier de tout un chacun est après tout de se construire un environnement dans lequel il puisse mener une vie heureuse, quelles que soient les conditions, variant d’après les individus, qui permettent d’y accéder. Bien que beaucoup de gens n’atteignent pas cet état, ils ne sont pas pour autant affectés d’un quelconque malheur ; ils vivent plutôt dans la béatitude, un mélange confus de sentiments, de désirs et de plaisirs divers, dans lequel ils ont du mal à cerner leur propre personnalité et leur conscience. Autrement dit, un stade où ils sont mêlés à l’inconscient collectif, et où leur individualité est donc très peu marquée. Mais lorsque la souffrance survient, l’individu va réagir de deux façons : soit il va se sentir impuissant face à sa douleur et va somatiser, soit il va vouloir agir sur son environnement extérieur de sorte à le modeler de la façon qui servira à soulager son état d’esprit présent, que ce soit sur le court ou le long terme. Si une personne souffre, directement ou non, des réalités de notre monde actuel, elle voudra changer ou supprimer ce qui lui cause du tort ne serait-ce que par instinct de survie, pour se protéger. Donc, si un nombre suffisant de gens sont mécontents pour les mêmes raisons à un degré signifiant, elles vont spontanément créer un mouvement qui sera chaotique du fait de sa nature émotionnelle, jusqu’à ce qu’il se cristallise autour d’un « leader » qui saura canaliser ses impulsions et diriger ses forces vers un but rationnel. Toute la question est de savoir si ce mouvement possède assez de puissance et de pertinence pour surpasser la résistance de ceux qui protègent l’ordre des choses, résistance qui peut s’exprimer de diverses manières ; qui du peuple ou du pouvoir sera le plus fort, donc.

 

L’écrasante majorité des révoltes de l’Histoire, avec violence ou non, ont été causées par un peuple insatisfait, mais cette tendance s’est inversée lors des soixante dernières années. En effet, les élites politique et financière avaient jusque là l’habitude de rentrer en conflits ouverts par l’intermédiaire des guerres entre États et/ou Nations pour les mêmes raisons que leurs peuples entraient en conflit avec elles ; parce qu’il y avait des acquis à défendre ou que, comparées à leurs rivaux, elles étaient insatisfaites de leur situation. Ce conflit était une lutte pour plus de possessions, de pouvoir, d’influence ; une lutte pour être supérieur à son rival. Ce n’est effectivement pas le fait d’avoir peu qui déclenche la convoitise de posséder plus, tant que l’on imagine pas ce que serait notre vie avec plus de possessions. L’envie d’avoir mieux que ce que l’on a présentement survient lorsque l’on a connu, dans le passé, une situation meilleure que présentement, ou que l’on constate qu’une quantité de richesses qui améliorerait notre niveau de vie est accaparée par une poignée de personnes. Par exemple, les habitants de pays sous-développés ne sont généralement pas malheureux à cause de la vie primitive qu’ils doivent mener, mais développent une frustration qui se transforme facilement en haine vis-à-vis des pays riches lorsqu’ils prennent connaissance de leurs conditions de vie enviables. Les élites dirigeantes n’échappent pas aux effets de cet état de fait, ce qui explique bon nombre de guerres. Mais depuis ces soixante dernières années, donc, la tendance des conflits a eu tendance à changer de nature ; en effet, les oligarques financiers étant de plus en plus unis grâce à la mondialisation, et les buts des politiciens convergeant toujours davantage vers un but similaire du fait du mondialisme, leurs différends s’atténuent et les motifs de conflits disparaissent peu à peu, puisqu’il ne peut y avoir de conflit au sein d’un ensemble uni. Par conséquent, les élites ne se battent plus entre elles mais luttent contre les avantages que leurs peuples ont su acquérir au cours des siècles ; elles veulent trouver le profit là où il en reste à gagner. Élite et peuple s’opposent d’ailleurs tout comme les classes aisées s’opposent aux classes populaires dans leurs aspirations, ou comme le jour s’oppose à la nuit…

 

En effet, le New Deal a tardé à être adopté parce qu’il allait dans le sens de l’aide au peuple et non aux financiers, mais ces derniers ont finalement dû l’accepter à contrecoeur, car le discours communiste se faisait de plus en plus séduisant pour un nombre croissant de citoyens, nombreux à avoir été lésés par la Grande Dépression. Les mesures sociales qui sont apparues, tant avant qu’après le New Deal, n’ont donc jamais été des actes de pure charité et de philanthropie, mais bien des nécessités stratégiques. En effet, en donnant aux gens suffisamment d’assistance pour qu’ils n’en demandent pas plus et cessent d’être mécontents, on évitait leur ralliement à la cause des socialistes d’abord, et des communistes ensuite, quitte à devoir distiller quelques-uns de leurs principes dans le système capitaliste. Le socialisme a d’ailleurs été présenté aux États-Unis comme la voie qui mène inéluctablement au communisme pendant la Guerre froide, de sorte à dissuader de nouvelles mesures sociales, comme une socialisation de la médecine ou un renforcement de la Sécurité Sociale. Après la fin de la Guerre froide, notamment entre 1993 et 1995, on utilisa l’argument des difficultés causées par la dette pour justifier de nombreuses compressions budgétaires, privatisations et réductions de services sociaux (chômage, retraite, santé, allocations, …) dans les pays occidentaux. Le capitalisme n’avait maintenant plus d’opposant idéologique sérieux ; il pouvait donc laisser librement sa véritable nature s’exprimer. Les magnats de l’économie et de la finance voulaient maintenant voir le New Deal détruit.

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Le 11 septembre 2001 et la crise financière commencée en 2007 doublée de la crise économique qui l’a suivie ont été les autres événements marquant l’avancée du capitalisme débridé. En ce qui concerne l’arme qu’est la crise, deux citations officielles de personnages hauts placés résument bien les vertus qu’ils lui trouvent, que ce soit dans le cadre de crises provoquées à l’étranger ou à l’intérieur de la nation. Le 13 janvier 1993, au cours d’une conférence tenue au dixième étage du palais des congrès Carnegie, John Williamson, créateur du « Consensus de Washington », dit ceci : « On peut se demander s’il y aurait lieu de songer à provoquer délibérément une crise dans l’intention de supprimer les obstacles politiques à la réforme. Dans le cas du Brésil, par exemple, on laisse parfois entendre qu’il faudrait attiser l’hyperinflation pour effrayer les gens et les obliger à accepter ces changements. Au milieu des années 1930, aucune personne ayant la capacité de prédire l’histoire n’aurait osé affirmer que l’Allemagne et le Japon devaient entrer en guerre pour profiter des avantages de la supercroissance qui a suivi leur défaite. Mais une crise de moindre envergure aurait-elle pu avoir le même effet ? Peut-on imaginer qu’une fausse crise serve les mêmes fins sans entraîner les coûts d’une crise réelle ? ». Autre témoignage de leur immoralité : dans une communication présentée devant l’Association internationale des sciences économiques, à Tunis, en 1995, et dont le texte fut publié plus tard par la Banque mondiale, Michael Bruno, économiste en chef à la Banque mondiale, déclara devant 500 économistes venus de 68 pays que « l’idée selon laquelle une crise suffisamment grave pouvait pousser des décideurs jusque-là récalcitrants à instaurer des réformes susceptibles d’accroître la productivité » faisait l’objet d’un consensus de plus en plus grand. Bruno ajouta : « Je tiens à réitérer l’importance d’un thème majeur : l’économie politique des crises graves tend à déboucher sur des réformes radicales aux résultats positifs. »

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Enlever un acquis à quelqu’un est pire que de lui faire miroiter un bien qu’il n’a jamais connu. Le peuple, qui bénéficie d’un confort tel depuis les Trente Glorieuses qu’il s’intéresse encore moins à la politique qu’autrefois ou à quelque autre domaine que ce soit d’autre qui puisse avoir un impact sur sa vie présente ou future sans qu’il ne puisse résister s’il n’y prend pas garde, est à la fois plus satisfait et plus manipulable que jamais. Mais les tensions et les mécontentements vont croissants depuis la crise financière, et les masses, aussi stupides soient-elles, ne se laisseront pas vider le frigidaire et se faire mettre à la rue sans réagir. La chute du niveau de vie promet effectivement d’être si radicale que les gens préféreront lutter, avec tous les risques que cela comprend, plutôt que d’accepter un état de vie précaire. Il y aura donc inévitablement des révoltes, et peut-être de nouvelles guerres faites par des gouvernements qui voudront diriger les tensions vers l’extérieur, susciter la crainte, et s’octroyer une part encore plus importante de la sphère économique au niveau mondial. La réaction populaire sera probablement si puissante qu’il y aura peu de chances pour que nos dirigeants puissent tirer profit de leurs programmes et réprimer les révoltes sans trop de dommages. Qui plus est, les aberrations du système sont telles qu’un nombre croissant de personnes sont conscientes de ses méfaits, que ce soit grâce à des médias qui, bien que contrôlés, ne peuvent pas cacher toutes les failles si flagrantes de cette société, ou bien par le développement des sites d’information libre et non contrôlés, ce qui fait que la lutte contre les élites ne s’arrêtera probablement pas aux exigences de réinstaurer les conditions de vie de 2007, mais prendra aussi une tournure idéologique qui imposera de revoir bien des aspects du système. En outre, les ambitions de l’élite sont d’une telle ampleur qu’elles ont dû préparer bien des verrouillages pour avoir des chances d’arriver à leurs fins, car elle projette tant de changements radicaux qu’elle a besoin d’un énorme pouvoir pour espérer ne pas être emportée avec ses réformes. Malgré tout, la disproportion de leurs attentes est telle que certains points décisifs de leur projet ne peuvent qu’avorter.

 

Il est clair que l’ampleur croissante de la gravité de la pandémie et de la crise économique, peut-être couplées à de futures catastrophes, donnera bien des prétextes pour l’établissement d’une gouvernance mondiale. Tout comme l’Union Européenne, l’OTAN et l’ONU furent créés après la deuxième Guerre Mondiale, pour qu’un tel désastre ne se reproduise plus jamais, on instaurera ici des organismes internationaux plus larges encore (tels que la communauté transatlantique, qui aura pour objectif d’unir l’Union nord-américaine et l’Union européenne sous une seule entité aux politiques et aux règles économiques identiques), pour éviter, soi-disant, d’autres drames du même genre à l’avenir. Un avantage réel d’une gouvernance mondiale, prélude à l’avènement d’un gouvernement mondial, aurait au moins le mérite d’effacer les probabilités de guerre entre les différents États qui le composeraient. Il est effectivement vrai que la création de l’Union Européenne empêche l’apparition de toute guerre en son sein depuis 64 ans, ce qui est un temps record de paix sur le continent européen. On sait cependant pertinemment bien que ce qui intéresse véritablement l’élite n’est rien d’autre que la création d’un vaste marché mondial sans limites d’action ni régulation, protégé par une dictature mondiale. Pour que les tenants de ces ambitions gardent un minimum de crédibilité et de chances de réussite, il est également évident que les désastres qui affectent notre société (bien qu’ils n’en soient pour l’instant qu’au stade prélude) doivent être, aux yeux du public, des événements dûs à la malchance qui lèsent tout autant les gouvernements que les peuples. En ce qui concerne la pandémie de grippe A, je pense qu’elle aura surtout un impact psychotique, qui consistera à faire mourir un nombre suffisant de personnes davantage dans le but de créer la panique et contribuer à rendre manipulables les populations en état de choc que dans l’optique d’une réelle réduction de la population. Quant à la crise économique, elle justifiera, tout comme la pandémie, l’application de mesures politiques fortes et servira aussi, entre autres, de prétexte au fait que les services sociaux ne pourront plus être assumés comme autrefois.

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Même si cela réduira les velleités de contestation, on peut toutefois se douter que des personnes excédées d’avoir perdu leurs économies et de se retrouver dans la précarité n’aient pas réellement cure de savoir d’où viennent les problèmes, et s’attaquent aveuglement à l’État qui, dans leur vision des choses, est responsable de les protéger contre tout mal que ce soit et les trahit s’il faillit à ce devoir. Les mouvements de révolte, s’ils ne se cristallisent pas autour d’un groupe de « leaders » qui aura à la fois les moyens matériels et les talents pour prétendre les diriger efficacement, ne pourront de toute manière pas constituer de véritables menaces pour les États, car le chaos qui résulte de leur spontanéité rend toujours toute action des mécontents inefficaces, ces derniers se lassant généralement rapidement de lutter pour une cause. Malgré tout, de petites rébellions peuvent être gênantes si elles se renouvellent constamment et parasitent la bonne concrétisation de l’agenda de l’élite, ce qui fait que j’imagine mal que cette même élite puisse vaincre tous les obstacles qui se dresseront devant elle sans une guerre d’une certaine ampleur. Une grande guerre obligerait effectivement la population à se préoccuper de sa survie dans une situation plus délicate que jamais et à lutter contre un ennemi qui pourrait lui ravir le peu qu’elle possède encore à tout moment, ce qui fait qu’elle sera bien trop concentrée sur ce qui tourne autour de sa propre vie pour se mêler de quoi que ce soit d’autre. Tout ceci contribuera assurément à faire triompher une gouvernance mondiale dans un monde faussement multipolaire, les différents « pôles » faisant en fait partie du même puzzle. Les moyens colossaux dont l’élite dispose pour parvenir à ses fins sont de toute manière tels que l’on voit mal comment elle ne pourrait pas atteindre son but ultime. Cependant, elle peut très bien parvenir à établir une gouvernance mondiale tout en ayant eu à faire plusieurs concessions pour y arriver. Les instabilités qui menaceront à tout instant de faire écrouler l’élite en place, qu’elles viennent de l’intérieur du pays ou que soient celles qui naîtront opportunément à l’extérieur pour profiter de la situation,  la victoire totale semble réellement difficile à obtenir pour les mondialistes américano-européens. Ces derniers parviendront probablement à maîtriser les pulsions populaires tant que la gravité de la situation permettra de tenir les consciences en état de choc, mais cet état d’urgence a une durée limitée, et à moins d’instaurer une dictature calquée sur l’URSS, on ne pourra faire indéfiniment accepter à la population, qui est obsédée par son confort matériel bien qu’elle se contrefiche de tout le reste, un état de précarité généralisée, surtout pas après qu’elle ait connu le confort de la période 1970-2007.

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Personnellement, je pense que notre société ne peut de toute façon plus continuer en étant ce qu’elle est aujourd’hui; trop de poisons la gangrènent et risquent de causer des dommages pires que ce que nous allons connaître dans les six prochaines années si nous la laissons perdurer telle qu’elle encore longtemps. Il me semble que nous avons tout simplement atteint les limites de notre système actuel, de nos moyens de production, de fournir de l’énergie, etc. : c’est pourquoi nous stagnons dans tous les domaines autres que le secteur technologique depuis les environs de l’année 2000. La crise actuelle est une crise systémique, et le choc considérable que nous allons recevoir d’ici peu permettra de remodeler de nombreux aspects de notre société et de retrouver une croissance forte, tout comme les Trente Glorieuses ont suivi la deuxième Guerre Mondiale. De nombreuses modifications peuvent se faire de façon fortuite, car, comme je l’ai dit, je pense qu’un gouvernement mondial se concrétisera un jour ou l’autre, ce qui fait que les gens ne seront pas plus libres à l’avenir qu’ils ne l’ont été dans le passé, mais je pense également que les points les plus dommageables de l’agenda mondialiste pour notre avenir échoueront. En effet, les sociétés ont toujours progressé et il n’y a pas d’exemple dans l’Histoire d’une société qui ait pris, au contraire, le chemin de la régression. L’Histoire nous enseigne aussi qu’il y a toujours une bonne part de la tournure que prennent les événements, dans les situations décisives, qui est due au destin, et que les élites qui s’engagent sur un chemin foncièrement opposé à la progression des connaissances de la civilisation échouent et sont remplacées. Même si notre monde ne sera probablement pas plus moral dans dix ans qu’il ne l’est aujourd’hui, je pense que l’on peut ralentir et tenter d’empêcher de grands progrès, mais sans espoir de succès sur le long terme, car le progrès triomphe toujours. Ce que nous connaîtrons dans dix ans sera certainement radicalement différent de ce que nous connaissons maintenant, mais aura sans doute vu une nouvelle révolution de notre civilisation, n’en déplaise à notre élite actuelle et à ses voeux malsains.

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Par Régis Mex, pour Mecanopolis.

 

 

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 08:13


actualités > Dans le monde
publié par liliM Avant-hier 14H10

2 août 2009

RUINÉS PAR LA CRISE, LES HOPITAUX PRIVÉS DE LOS ANGELES JETTENT LITTÉRALEMENT A LA RUE LES MALADES QUI NE PEUVENT PAS PAYER

Posted by libertesinternets under Observatoire de l'empire, Subprime
[2] Comments

[Gregor Seither - IES News Service - 27/07/2009]



Ayant vu leurs investissements disparaître dans la crise financière (et - pour certains - dans le scandale Madoff) les administrateurs de trois hôpitaux privés de Los Angeles, le Hollywood Presbyterian Medical Center, le Kaiser Permanente  ainsi que le Martin Luther King Jr./Drew Medical Center ont ordonné au personnel de se débarasser des malades indigents en les jettant littéralement à la rue.

Interrogée par la chaîne de télévision ABC News, la femme d'un des malades explique que "le personnel est venu dans la chambre, a emballé les affaires de mon mari en lui disant qu'il ne pouvait plus rester là. Quand il a demandé où aller pour se faire soigner, ils lui ont dit qu'un taxi allait venir pour le déposer au centre médical d'urgence de l'Armée du Salut".

ABC News a montré une vidéo de Carol Ann Reyes, 63 ans, uniquement vétue de son pyjama d'hôpital et en chaussettes, en train d'être forcée à monter dans un taxi par le personnel hospitalier de l'hôpital Kaiser Permanente. Le taxi l'a ensuite abandonnée sur un trottoir du quartier pauvre de Skid Row, devant un bureau de l'Armée du Salut.

Interrogée par le LA Times, Regina Chambers, assistante sociale à la Union Rescue Mission, a expliqué que Mme Reyes "était très désorientée. Elle ne savait pas où elle était ni ce qui lui arrivait. Ils ont profité de son état de désordre mental pour le jetter à la rue et libérer un lit pour un client plus fortuné"

Sur ABC News, Marveil Williams, hospitalisé suite à un accident de voiture, a déclaré : "Comme je n'ai qu'une petite assurance santé et que je leur ai dit que je voulais un étalement du paiement des frais médicaux, ils m'ont déclaré que je devais quitter immédiatement mon lit d'hopital et me trouver un autre endroit où me faire soigner." La tête couverte d'hématomes, presque aveugle par l'enflement de ses paupières, ayant du mal à respirer, Williams a été fourré dans un taxi qui a reçu l'ordre de le débarquer sur Skid Row, sur les marches de la Union Rescue Mission.

Contactées, les administrations des trois hopitaux n'ont pas nié le fait mais ont refusé de commenter. "Nous sommes une entreprise commerciale, a déclaré l'attaché de presse de l'hôpital Kaiser Permanente, "nous avons une obligation d'efficacité et de bonne gestion commerciale vis à vis de notre conseil d'administration et de nos donateurs".

Source : publié sur libertés et internet


C'est à pleurer. En pleurs



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5284
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 08:11
publié par roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 11H49

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Coalition pour mettre fin au siège illégal de Gaza : Déclaration de Principes et Objectifs

 

Human Rights Watch a appelé le blocus de Gaza une « violation grave du droit international. »

L’ancien président américain Jimmy Carter a dit que la population de Gaza est traitée « comme des animaux » et a réclamé la « fin du siège de Gaza — et de la privation d’un million et demie de personnes des nécessités de vie de base."

L’une des expertes mondiales sur la question de Gaza, Sara Roy de l’Université Harvard, a dit que les conséquences de l’état de siège « sont indéniablement une souffrance massive, créée en grande partie par Israël, mais avec la complicité active de la communauté internationale, en particulier des États-Unis et de l’Union européenne. »

La loi est claire. L’humanité en a lourd sur la conscience.

Pourtant, le siège de Gaza continue.

Il est temps d’agir !

La marche vers la Liberté

La Coalition pour mettre fin au siège illégal de Gaza va envoyer des milliers de personnes du monde entier à la bande de Gaza.

Le 1er janvier 2010, nous allons marcher jusqu’au poste de contrôle d’Erez, tout près de la population de Gaza, dans une manifestation non-violente, brisant le blocus illégal.

La marche est inspirée de Mahatma Gandhi.

Gandhi appelait son mouvement Satyagraha-la force de la vérité. La vérité est que le siège israélien de la bande de Gaza est illégal et inhumain.

Gandhi a dit que la non-violence exige plus de courage et est plus efficace que la violence. Nous voulons prouver, par nos actes, la véracité des idées de Gandhi.

Nous n’avons pas peur, nous ne reviendrons pas en arrière, nous ne laisserons pas mourir Gaza.

Gandhi a dit que le but de l’action non-violente est « d’accélérer » la conscience de l’humanité. Nous voulons amener l’humanité à ne pas se contenter de déplorer la brutalité israélienne, mais à activement y mettre fin.

Gaza : plus de 6000 maisons d’habitation et édifices divers, tels que des écoles et des hôpitaux ont été détruits lors de la dernière attaque israélienne

Nous nous inspirons également de la lutte pour les droits civils aux États-Unis.

Si Israël dévalue la vie des Palestiniens, nous devons - tout comme les blancs du nord sont descendus au sud lors du l’Été de la Liberté - nous interposer et protéger les Palestiniens de la brutalité israélienne.

Si Israël défie le droit international, alors nous devons - tout comme des commissaires fédéraux ont été envoyés pour faire respecter la loi de la terre contre les shérifs racistes du sud - envoyer des commissaires non-violents de partout au monde pour faire respecter la loi de la communauté internationale dans la bande de Gaza.

Nous ne prenons pas parti dans la politique interne palestinienne. Nous sommes simplement du côté du droit international et du respect humain.

Nous organisons cette manifestation comme la première étape d’une longue campagne non-violente.

Le siège est illégal.

Le mur est illégal.

Les colonies sont illégales.

Les fermetures et les couvre-feux sont illégaux.

Les barrages routiers et postes de contrôle sont illégaux.

La détention et la torture sont illégales.

La vérité est que si le droit international était respecté, l’occupation ne pourrait avoir lieu.

La manifestation ne peut réussir que si nous éveillons la conscience de l’humanité.

Si nous conduisons des milliers de personnes à Gaza et si des millions d’autres dans le monde assistent à cette manifestation via internet, nous pouvons mettre fin au siège, sans qu’une goutte de sang ne soit versée.

Si le monde entier nous regarde, Israël ne peut pas faire feu.

SVP, joignez-vous à nous.

Europe :

Si vous demeurez en Angleterre, SVP vous joindre à : http://www.facebook.com/group.php ?gid=99190772271

Si vous demeurez en France, SVP vous joindre à : http://www.facebook.com/group.php ?gid=105559302105

Source : http://www.normanfinkelstein.com/on... - Plus d’informations : http://www.normanfinkelstein.com

 


Publié sur Info-Palestine

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5262&rech=7434#5262

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 08:02
Nuit du 4 août
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/6b/R%C3%A9forme_des_droits_f%C3%A9odaux.jpg/180px-R%C3%A9forme_des_droits_f%C3%A9odaux.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Reforme de différents droits feodaux et de la dîme. Le 11 août 1789. »
Caricature anonyme de 1789.
Un homme du
tiers état : « Hé, prenez toujours, Mr le curé, tel refuse d'une main qui voudrait tenir de l'autre, mais c'est la dernière fois. »

La nuit du 4 août 1789 est un événement fondamental de la Révolution française, puisque, au cours de la séance qui se tenait alors, l'Assemblée constituante a mis fin au système féodal.

Contexte

Depuis la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, s'est développée en France, notamment dans les campagnes, une vague de révoltes appelée la Grande Peur. Dans certaines régions, des paysans s'en prennent aux seigneurs, à leurs biens et à leurs archives, en particulier les terriers qui servent à établir les droits seigneuriaux.

La nuit du 4 août est une réponse à cette insurrection. L'Assemblée constituante est en train d'élaborer la future constitution ainsi que la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen lorsqu'elle reçoit des récits inquiétants à propos de l'instabilité qui sévit en France. Face à cette crise, deux solutions sont alors envisagées. La première veut réaffirmer les valeurs de la propriété, et donc mater la révolte. Cette solution est vite rejetée, car elle n'aurait fait que renforcer l'opposition des paysans au système féodal. La seconde solution envisage d'instaurer un réseau de bureaux de secours, qui permettraient d'aider les plus pauvres. Mais cette solution ne répond pas à l'urgence de la situation.

C'est donc pour sortir de ce blocage que naît l'idée de l'abolition des droits seigneuriaux, laquelle a probablement germé lors d'une réunion du Club breton, petit groupe de députés qui avaient pris l'habitude de discuter entre eux.

L'effervescence des événements

Le 3 août 1789, le duc d'Aiguillon lance au Club breton l'idée d'une abolition des droits seigneuriaux. Le lendemain, en fin de soirée, le vicomte de Noailles propose à l'Assemblée nationale de supprimer les privilèges pour ramener le calme dans les provinces. Le Duc d'Aiguillon propose l'égalité de tous devant l'impôt et le rachat des droits féodaux. Tour à tour, dans une ambiance indescriptible, Le Guen de Kerangal, le vicomte de Beauharnais, Lubersac, l'évêque de La Fare vont surenchérir en supprimant les banalités, les pensions sans titre, les juridictions seigneuriales, le droit de chasse, l'abolition des privilèges ecclésiastiques.

Le duc du Châtelet propose alors le rachat de la dîme.

« Tout semblait fini. Une scène non moins grande commençait. Après les privilèges des classes, vinrent ceux des provinces. Celles qu'on appelait Pays d'État, qui avaient des privilèges à elles, des avantages divers pour les libertés, pour l'impôt, rougirent de leur égoïsme, elles voulurent être France, quoi qu'il pût en coûter à leur intérêt personnel, à leurs vieux et bons souvenirs. Le Dauphiné, dès 1788 (cf Vizille après la journée des Tuiles), l'avait offert magnanimement pour lui-même et conseillé aux autres provinces. Il renouvela cette offre. Les plus obstinés, les Bretons, quoique liés par leurs mandats, liés par les anciens traités de leur province avec la France, n'en manifestèrent pas moins le désir de se réunir. La Provence en dit autant, puis la Bourgogne et la Bresse, la Normandie, le Poitou, l'Auvergne, l'Artois. La Lorraine, en termes touchants, dit qu'elle ne regretterait pas la domination de ses souverains adorés qui furent pères du peuple, si elle avait le bonheur de se réunir à ses frères, d'entrer avec eux dans cette maison maternelle de la France, dans cette immense et glorieuse famille ! Puis ce fut le tour des villes. »
    - 
Jules Michelet, Histoire de Révolution française, Flammarion, 1897-1898

Enfin, Lally-Tollendal termine la séance en apothéose en proclamant Louis XVI « restaurateur de la liberté française ». En une nuit, les fondements du système par ordres s'effondrèrent. Les jours suivants, le clergé tente de revenir sur la suppression de la dîme, mais le président de l'Assemblée, Isaac Le Chapelier, n'ayant accepté que des discussions sur la forme, les décrets du 4 août sont définitivement rédigés le 11.

Dès le lendemain, Louis XVI écrit à l'archevêque d'Arles :

« Je ne consentirai jamais à dépouiller mon clergé, ma noblesse. Je ne donnerai pas ma sanction à des décrets qui les dépouilleraient ; c'est alors que le peuple français pourrait m'accuser d'injustice et de faiblesse. Monsieur l'archevêque, vous vous soumettez aux décrets de la Providence ; je crois m'y soumettre en ne me livrant point à cet enthousiasme qui s'est emparé de tous les ordres, mais qui ne fait que glisser sur mon âme. Si la force m'obligeait à sanctionner, alors je céderais, mais alors il n'y aurait plus en France ni monarchie ni monarque. »

Louis XVI n'accorde sa sanction à ces décrets que contraint, le 5 octobre. Ainsi disparaissent les privilèges des ecclésiastiques, des nobles, des corporations, des villes et des provinces.

Toutefois, les droits féodaux sont déclarés rachetables, ce qui, en pratique, conduit à leur maintien jusqu'au 17 juillet 1793, quand la Convention vote leur abolition complète, sans indemnité, et le brûlement des titres féodaux[1].

Notes et références

  1. Voir le décret [http:// books.google.fr/books?id=LiUUAAAAYAAJ%26pg=RA1-PA295%26dq=abolition+des+droits+f%C3%A9odaux+17+juillet+1793#PRA1-PA293,M1">archive] dans le Recueil général des lois, décrets, ordonnances, etc: depuis le mois de juin 1789 jusqu'au mois d'août 1830, Paris, Administration du journal des notaires et des avocats, 1839, tome 4, p. 293-302.

Document

Bibliographie

  • François Furet, "Nuit du 4-Août" dans François Furet et Mona Ozouf (dir.), Dictionnaire critique de la Révolution française, Paris, Flammarion, 1988.
  • Jean-Pierre Hirsch, La Nuit du 4 août, Paris, Gallimard-Julliard, collections "Archives", 1978.
  • Guy-Robert Ikni, "Nuit du 4 août" dans Albert Soboul (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, PUF, 1989.
  • Patrick Kessel, La Nuit du 4 août 1789, Paris, Arthaud, 1969.

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Il n'empêche, il a fallu les "secouer" un peu ces privilégiés pour qu'ils consentent à lâcher leur bout de gras. Avec les 500 millions d'euros à rembourser par les agriculteurs, vous croyez qu'il y aura une jacquerie à la rentrée ? Ce serait un juste retour de l'histoire non ?

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